MASTER
NEGA TIVE
NO. 91-80065-15
MICROFILMED 1991
COLUMBIA UNIVERSITY LIBRARIES/NEW YORK
44
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TITLE:
DOCUMENTS RELATIFS
AUX TROUBLES DU ...
PLACE:
BRUXELLES
DA TE :
1844
Master Négative #
COLUMBIA UNIVERSITY LIBRARIES
PRESERVATION DEPARTMENT
BIBLIOGRAPHIC MICROFORM TARGET
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Documents relatifs aux troubles du pays de Liège, sou^
les pnncesévêques Louis de Bourbon et Jean de Horne ■
' 455 -1 505 : publiés sous la direction de la Commission
royale d histoire, par P, F. X. de Ram . . . Bruxelles.
M. Hayez, impr , 1844.
Added t.-p.: Johannis de Lob, abbatns S. Laurentii oroDe Leodinm Thr^
T^i • iV' '^"'P «olleclione documentorum ad res Liidovici Rnrhnnii 2t
JohanniB Hornaei temporibue ges.as. Edidit P. F. X. de K^m
d. r479. .V. Pauli. Tl.e<i- / ^v do™ bl im ^^' "*""""" ^'
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BIBLIOGRAPHIC IRREGULARITIES
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DOCLMENTS
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TROIBLES DU PAYS DE LIÈGE,
sous LES PRINCES-ÉVÊQUES
LOUIS DE BOURBON ET JEAN DE BORNE,
1455—1505,
PUBLIÉS SOIS LA niRECTION DE LA COMMISSION ROYALE D HISTOIRE,
PAR
P. F. \. DE RAM,
RECTEDR «ACSIFIQIE DE l'CSIVEBSITÉ CATH. DE LODVAI?! , MEMBRE DE l'aCADÉMIE ROTALE DE BRUXELLES.
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BRUXELLES,
M. HAYEZ. IMPRIM. DE LA COMMISSION ROYALE D'HISTOIRE.
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I^TRODl]CTIOi>.
Chargé par la Commission royale d'histoire de publier la chronique
générale du Brabant par Edmond de Dynter, nous nous sommes mis
à rechercher les documents propres à compléter cette publication
qui formera le corps des chroniqueurs latins du Brabant. Nos recher-
ches n'ont pas été sans résultat. Parmi les pièces que nous avons recueil-
lies, il s'en trouve qui se rapportent d'une manière moins directe à
Thistoire du Brabant; tels sont les écrits de Jean de Los, de Henri de
Merica et de Théodoricus Pauli, qui retracent les événements d'une des
époques les plus dramatiques de l'histoire du pays de Liège, événements
dans lesquels les ducs de Brabant de la maison de Bourgogne jouent
cependant un grand rôle. Nous avons cru devoir réunir ces documents
dans une publication spéciale, avec un appendice de pièces sur les
troubles du pays de Liège sous Louis de Bourbon et Jean de Horne.
Un romancier illustre a rendu populaire une partie de cette époque ,
en la dépouillant de son véritable caractère. Walter-Scott négligea
l'élude aride des sources; il combla ce vide par la fiction poétique
et par les charmes de son style. Deux écrivains nationaux, M. de
107489
n
INTRODUCTION.
Gerlache dans les Révolutions de Liéye sous Louis do Bourbon, et
M. Polain dans ses Récits historiques sur r ancien pays de Liège,
sont venus rétablir dans ses droits, à un point de vue différent, la vé-
rité de l'histoire.
Faciliter les travaux de ceux qui s'occupent consciencieusement
d'éclaircir nos annales, c'est là le but que nous nous sommes proposé
dans ce recueil.
j). I.
IVoiis avons mis au premier rang la chronique de Jean de Los
(pp. 1-132). Les autres pièces que le volume renferme viennent en
quelque sorte se grouper autour de ce document; elles en comblent les
lacunes ou en confirment l'autorité.
L'histoire du monastère de S'-Laurent ' , les auteurs de la Gallia
Christiana ', et d'autres écrivains, nous fournissent bien peu de dé-
tails sur la vie de l'auteur. C'est dans la chronique même , la source
la plus authentique , que nous avons puisé ceux qui suivent.
Jean Peecks, surnommé de Los, naquit à Borchloen, le 31 janvier
1459 *. Bien jeune encore, en 1466, il suivit à Liège ses parents,
obligés d'abandonner le toit de leurs ancêtres , pour éviter les ravages
d'une maladie pestilentielle et les exactions cruelles des couleuvriniers
ou compagnons de la Verte-Tente, deux élémejits de destruction qui
accablèrent , à cette époque, le pays de Liège et le comté de Looz. Il
séjourna à Liège pendant huit mois \ L'année suivante, en 1467, il
y revint encore avec sa mère. Il faut l'entendre lui-même nous faire
connaître les malheurs de sa famille. ///* autem diebus , dit-iP ,
* Martène, .4mp/i'««i//ia co//«c{., tom. I, p. 1152.
« Toin. IU,p.993.
' Voyez ci-dessous, p. 7.
* Ibid., p. 34.
s 76id., p. i9.
INTRODUCTION.
m
(juamplures matronae , vementes coram concilio Leodiensi, repe-
tentes maritos suos obsides , non sunt exauditae , sed niagis sus-
tinuerunt cum indignalione repulsam. Item, et nonnuUae aliae
mulieres et matronae honestae , prosternentes se coram domino
Rasone , pro viris suis facili de causa extra patriam. propulsis humili
prece pro eorum innocentia demonstranda , non gratiam sed indi-
gnum, meruerunt sibi comportare responsum. Haec autem, , quae in
hac parte calamo pingo , non fa?itum ex auditu quantum ex visu
coniestando scribere libet ; nam testis sum et ego, qui cum hac tem-
pestate puer essem , aetatis annorum ocfo, advectus curru ad Léo-
diu?n, una cum matre dolore repleta , circum se praeter ancillulam
habente sex pueros parvulos et de septimo gravida, primum coram
domina de Hers , tamquam coram altéra Jesabel, et secundo post
longam moram coram Rasone, tamquam altero Achab, flebiliter
se prosterne re curavit , suum m,aritum (qui jam timoré g eneralis
edicti , quo mortis deberent esse obnoxii quotquot ad sigillandam
pacem deputati fueraiit , ad oppidum Diestense salutis gratia con-
fugerat) ipsuni instantissitne repetendo, ipsiusque innocentiam ra~
iionabiliter demonstrare exorta est. Cui, vix petitione compléta,
una sententia uterque respondit satis indigne. Melius enim, ut eorum.
utar sermone , esse , 4nquiunt , quam td et tvi mendicïtati siptt obnoxh
ET PEREANT, QCAM NOS NOSTRIQUE, VOBIS PROCURANTIBUS EXTRA PATRIAM
PROFUGATI HEriDICEMUS PRAE EGESTATE ET PEREAMÎJS INBONESTEi QuO trtstl
accepto responso y in crastino nostro curru, quo adveneramus,
juncto , quo natale erat solum^ ad oppidum Lossense reversis, clausa
est janua nobis pulsantibus. 3îagistri autem et consules oppidi ,
prout tune communiter de aliis factum est, suas violentas manus ad
innocentium bona tam mobilia quam immobilia injustissime appo-
nentes, quantoties confiscata , cuncta publiée vendere , reddere et
alienare studiosissime procurabanl. Quare contigit mairem nos-
tram una nobiscum omnibus destitutam bonis , sub amicorum alas
it INTRODUCTION.
confugiendo aliéna tecta seu domorum tegumonta peregrinorum
instar subintrare, Porro brevi intervallo interjeclo , undecumque
ab amicis mutuo accepta pretio aligna sibi necessariora , quibus
carere non poterat, mater nostra praelibata anxie satis redimere
procuravit.
Au milieu des troubles politiques, il termina de bonne heure ses pre-
mières études ; dégoûté du monde , où tout était en désarroi, il se retira
dans le monastère de S^-Laurent à Liège, n'ayant pas encore com-
plètement atteint sa dix -neuvième année '. Homme à l'esprit actif et
au cœur généreux , il trouva le moyen de ne pas se sentir pressé entre
d'étroites limites ou de se trouver mal à Taise dans la carrière qu'il
s'était choisie. Il aima religieusement les devoirs de son état, et s'occupa,
dans la retraite du cloître, d'études littéraires et historiques, d'astro-
nomie et de peinture. En 1500, une maladie mortelle vint interrompre
ses travaux; il se rappelle avec bonheur cette année d'un jubilé général,
pendant laquelle il avait recouvré le bienfait de la santé après avoir
été dans l'état le plus désespéré '.
Le prince-évéque de Liège, Érard de la Marck , ce prélat qui avait
des mœurs, de la science et du zèle pour le salut des âmes et la
prospérité du pays, s'appliqua constamment à cicatriser les plaies dont
l'église et l'Etat avaient été frappés pendant r4idministration de ses
trois prédécesseurs immédiats, Jean de Heinsberg, Louis de Bourbon
et Jean deHorne, prélats qui n'eurent d'épiscopal que le seul titre. Ses
soins ne se bornèrent point à fortifier et à décorer la ville de Liège •
pour mettre en sûreté le pays, il en fit réparer les places les plus im-
portantes, et donna particulièrement son attention à la citadelle de
* Hoc anno (iAll) vetiiens ex scholis citius volUo, cum octodecim anmrum et fere septetn mensium
aetatis meœ ayerem tempus, apud coenobium S. Laurentii prope Leodium féliciter elegi loaim meae
habitationis . permasus ab amicis, Dei providentia mediante, nwx religiosus, Dei servulus fu-
titrm. P. 76. '
* Qp. cit., p. 115.
«J-J-^C^J-J^i
INTRODUCTION. ▼
Huy '. Érard voulut orner de peintures la chapelle de celte forteresse ;
il obtint de l'abbé de S*-Laurent, Henri d'Orey, la permission de les
faire exécuter par l'artiste du monastère ; c'était le frère Jean de Los.
Circa Pascha, 1507, dit-il lui-même très -modestement dans sa
chronique, dominus episcopus monasterium S. Laurentii frequen-
tans, obtinuit a praetacto abbate , quod sibi ad modicum spatium
frater Jokannes de Los, inonachus suus , picturis qualitercumque
assuetus , concedi deberet, quatenus in Huyensi castro capella
sanctorum Cosmae et Damiani per ipsum depingi posset , picturis-
que decorari. Quod et factum est, licet ad hoc plurimum fratre
praedicto Johanne renitente '. Ces décorations étaient loin d'être
achevées au mois de septembre de l'année 1507, lorsque Charles
d'Egmond, duc de Gueldre, ravageait le Brabantet incendiait les vil-
les de Halen et de Tirlemont. C'est Jean de Los encore qui nous
l'apprend, en soupirant pour rentrer dans la paisible retraite de son
monastère : Contigit , dit-il % conglobata multitudine armatorum ,
circa finem septembris, ipsum ducem (Gelriae) per rapinas et incen
dia partes Brabanliae invadere , et combusto oppido de Halen, cum
nonnullis aliis villagiis, ipso die S. Michaelis , resistentibus The-
nensibus , patenter ipsum oppidum Thenense invasum , compluribus
ibidem occisis , victoriose obtinuit , et fere decem, aut duodecim die-
bus ibidem perseverando perfnansit. In cujus memoriam., ego qui
tune temporis in Huyensi castro exulabam , pro data in posterum
invenienda, hune subjectum versiculum inter pingendum dictare
curabam :
aCCIpIt ILLa Thenis geLrensI* gens MlChaeLTt.
L'auteur de l'histoire du monastère de S^-Laurent , dont nous aurons
* Lart de vérifier les dates, édit. de Saint- Allais, t. XIV, p. 235.
* Johannis de Los chronicon , p. \ 24.
' Loc. cit.
fl
INTRODUCTION.
INTRODUCTION.
vil
à nous occuper plus bas, parle aussi des talents de Jean de Los pour
la peinture ; il nous donne une espèce de catalogue de ses œuvres :
« Ciim dominus Erardus ppiscopus, dit -il ', resideret in castra
Huyonsi, petiita domino Henrico abbate S. Laurenlii , ut sibi mit"
teret fratrem Johannem Los ad depimjendam capellam sitam in
Castro Iluyensi. Qtn Johannes missiis por abhatem suum illuc ivit,
fit capollam praedictam depinxit : qui dum ibidem per plures mane-
rct dies , fréquenter apud Cruciferos conversabatur , in quorum bi-
bliotheca reperit bullam Urbani If ad Berinqerum , quam anno
1507 die dominica in vrastino Prothei et Hyacinthi eopcopiavit et ad
Priorem suum misit. Plus loin il ajoute encore ' : Erat pictor, quam
pingendi artem a se ipso fere didicerat, fuitque in ea arte expertis-
simus^ ut ostendunt tabulae in ecclesia nostra pulcherrimae de casu
Luciferi et extremum Judicium. Hic primo ad monasterium venit
anno \^11, ipso die dirisionis apostolorum ; sed quia non erat satis
annosus , attinqens scilicet viqestmum annum \ stetithic tamquam
servitor et familiaris ultra annum, in quo depinxit primo muUa in
superiori aula, quae annectit coquinam, deinde altefnm ab alia
parte versus portam depinxit quasi totam, et inceperat cameram
abbatis , quam fecerat abbas illo annofieri, annexam scilicet aulae
praedictae versus portam vici. Item depinxit portam exteriorem
super vivarium y versus S. yEgidium, quam reparavit dominus
Bartholomaeus abbas , et quasi de novo fecit. Et anno proba/ionis
revoluto , admissus est a conventu, nemine contradicenie ^ erat
enimjuvenis purae innocentiae y absque felle amaritudinis , omnibus
dilectus ; professus est in ipso die 3Iichaëlis feria IV. Pinxit pas-
sionem Dornini. De fundatione monasterii tabulas pinxit, item stir-
pem S, Annae et alia multa, usque dum electus est in abbatem.
» Apiid Martène, Ampliss. collée., t. IV, p. \ 152.
*/6»rf..p. 1154.
5 II conste par ce qui est dît plus haut, qu'il n avait pas cnoore atteint sa dix-neuvième année.
L'abbé de Saint-Laurent, Henri d'Orey , mourut le 29 juillet 1508.
Érard de la Marck contribua à faire élire, le lendemain même du décès,
un nouvel abbé ; tous les suffrages se réunirent en faveur du frère
Jean de Los \ La confirmation apostolique de son élection ne lui fut
notifiée qu'au mois de janvier de l'année suivante; le 31 du même
mois, jour anniversaire de sa naissance, il reçut la bénédiction abba-
tiale '.
« Coutigit dominum Henricum de Orey, abbatem S. LaureiUu, in profesto S. Jacobi apostoli,
vigewno quinto videlicet memisjulii, ex insperato diem claudcre extremum, cujm obttu audtto,
domwmepiscopus amare flevisse dieebatur... In crastino vero id^^m praefatus dominus episcopm,
futuri abbatis electioni interesse voleiis, cunctis ad eleetiomm adventmUibus exclusis, solus etim
paucis praelatis intromissus una cum nonnulUs aliis senioribus religiosis fratribus compromism-
rius dcputatns, Johannem de Los in abbatem, Deo providente, féliciter eligere curavit. Chron. <it.,
me. i'io.
* VUima videlicet januarii (l.WJ). quae dits natalis ipsius electi (aetatis tune quippe qumqua-
ginta annorum) celebris haberetur, dominus episcopus per semelipsum dignatus est propere Imu
electo praetacto munus benedictionis impendere, et ipsum praelibatum Johannem de Los m tricest-
mum abbatem uwnasterii S. Laurentii consecrare. Chron. cit. . p. 120. - L'auteur de l'h.stoire du
monastère de Saint-Laurent, publiée par Martène {Ampliss. collect., tom. IV, p. dlo2-Ho4),se
trompe évidemment lors^p.e , dans la série des abbés, il place entre Henri d'Orey et Jean de Novi-
lia, deux abbés, dont l'un est nommé Jean de Los et l'autre Jean Peecks. L'erreur provient de ce
que, dans une seule et même pci-sonne. on trouve deux individus; car ce que l'on y dit de l'un et de
l'autre doit se rapporter uniquement à Jean de Los.
Sur le feuillet de garde d'un manuscrit de la bibliothèque royale, n» 9148, on trouve la pièce
suivante relative à la bénédiction des abbés de S'-Laurent.
Adest révérende pater, provisus per sedem apostolicam ad regimen hujrn monasterii quem ad
vestri pontificatus celsitudinem dueimus praesentandum , humililer postulantes a vobis ut ipsum in
abbatem hujus monasterii dignemini ordinare.
Interrogat ejnscopus : Scitis ipsum , etc.
Respondi'tur : Scimus et testificamur ipsum esse idoneum atque dignnm.
Interrogat : Fuit ejus electio .etc.
Respondetur : Fuit , pater révérende.
\lem,habeaiUur duo cerei in quibus figantur denarii diversanim monetarum.
Item', paretur niensa in clwro juxta aUare et ponaïUnr supra eamdem duo panes ma^ni et albi,
et si placet deaurentur.
Item , dwt média sextaria vini.
Item duae pelves cum lavatoriis suis et quatuor manutergiis.
Ji'RXMEMtM ABBATIS SANCTi Lalbintu EXTRA MLROs Leodienses. - Ego A., ubbtts monmterii sancti
iT:'.""*'r"' ---*■•**"
VUl
INTRODUCTION.
Jean de Los gouverna sagement son monastère jusqu'en 1516, épo-
que de sa mort. Il sut maintenir parmi les religieux la vigueur d'une
bonne discipline ; il enrichit la bibliothèque d'un grand nombre d'ou-
vrages précieux et orna l'abbaye de plusieurs nouvelles construc-
tions '.
Le manuscrit, d'après lequel nous publions la chronique de l'abbé
de Si-Laurent, appartient à la bibliothèque royale, n° 3800, petit
in-folio de 91 feuillets. Au bas de la première page, une main du dix-
septième siècle a écrit : Collegii Soc''' Jesu LuxemburgL^n marge de
la même page le père Wiltheim a ajouté ce titre : Chronicon Johannis
de Los, Abbatis S, Laurentii prope Leodium. Ce volume semble por-
ter tous les caractères d'un manuscrit autographe.
Dans le prologue que Jean de Los adresse au prieur de son mona-
stère, sont exposés les motifs qui ont engagé l'auteur à rédiger sa
chronique '. Elle comprend les événements dont le pays de Liège, en
particulier , et le Brabant furent le théâtre depuis 1455 jusqu'en 1514.
Des événements, étrangers à ces pays, y sont assez souvent détail-
lés , selon l'usage qu'avaient la plupart des anciens chroniqueurs ,
d'intercaler dans leur récit tout ce qui s'était passé ailleurs; ce-
pendant Jean de Los ne mérite pas de reproches sévères à cet
égard.
La première moitié de sa chronique a quelques rapports avec celle
d'Adrien de Velerï Busco, religieux de S'-Laurent, que Ton croit
Laurentii prope Leodium ordinis saiicti Benedicti , juro adhaec sancta Dei ewaitgelia. me obser-
vaturum fraternitates générales inter secundarias ecclesias civitatis Leodiensis et praedicttim nos-
trum monasterium existentes; et fratemitatem spiritualetn quae est inter pracsentem ecclesiam
sancti Martini ac monasterium nostrum antedictum ; et quod celebrabo missam in festo dedica-
tionis et patrani hujus ecclesiae ac in exequiis canonicorum defunctorum ejusdem, nisi légitime
fucrim impeditus vil rationabiliter excusatus.
* Fecit omnia nova aedificia in quitus ubbas habitat, et novam portam interiorem prope compu-
tariam, et cameram juxta eam. Apud. Martène, loc. ciu
* Voyez p. 5.
INTRODUCTION.
IX
originaire du village d'Ouden- Bosch, dans le Brabant septentrional.
Cette chronique, publiée par Martène, sous le titre de Rerum Leodien-
sium 8ub Johanne Heinsbercjio et Ludovico Borbonio episcopis \
commence à l'année 1449, où finit celle de Jean de Stavelot, et se
termine à l'année 1483.
Martène a encore publié une autre chronique, de 959 à 1586: His-
toria insigiiis monasterii Sancti Laurentii Leodiensis , ex 3ISS. co-
dicibus ejusdem monasterii ". C'est un abrégé d'un travail en cinq
livres sur la vie des évéques de Liège et des abbés de S^-Laurent,
composé par le célèbre Robert ou Rupert, mort abbé de Deutz près
de Cologne, en 1 135. Reinerus, Lambertus, Adrien de Veteri Busco,
Henri de Palude et d'autres religieux de S*-Laurent, continuèrent cette
histoire de leur maison jusqu'en 1586. Jean de Los aurait-il eu
quelque part à cette continuation , ou bien aurait-il composé d'après
les archives du monastère un travail analogue ? Ce qui est certain , c'est
qu'avant de rédiger sa chronique, il avait, sur les instances de son
prieur, écrit une histoire abrégée de l'abbaye; lui-même nous l'ap-
prend dans le prologue adressé à ce personnage : Venerabilis domine
Prior, cufn nuper ad tut instantiam quaedam statuin ac gesta nos-
tram domum concernentia scripsissem , commiscendo nihilominus
nonnulla, quae diversis temporibus exterius passim per patriam
nostrae Leodiensis dioecesis contigisse videbantur....
C'est peut-être à cause de ce premier travail que quelques écrivains
lui ont attribué une continuation de la chronique de Jean de Stavelot,
qui commence à saint Materne et finit à l'année 1449 ^.
Notre chroniqueur paraît lui-même peu content de son premier
essai : Quorum, . . commixtionem cum non salis aptam probarem ,
atque nonnunquam etiam quaedam alia nos nostrosque tangentia
* Ampliss.coHect., tom. IV, p. 1201-1378.
«/6irf.,p. 1034-HC4.
s Biblioth. Belg., tom. Il, p. 710 et 734.
b.
X INTRODUCTION.
forsitan insuha insipidaque nimis legentium auribus me objecisse
conspicerem , ecce more meo solito statut totum meum praeteritum
laborem , veluti quasdam ineptias , circa praetacta habitum longius
projiciendum. Tout fut remanié : pro qualtcumque eorum, quae
prnut praefaius sum, emendatione seu suppletione ad communem
istius patriae statum eorumque quae in ea gesta sunt , brevius quo
idpotero pro communi legentium utilitate , plebeo vulgarique stylo ,
latino tamen, plurima. ,,, de infinitis gestis com^plexando. . . . com-
municare curavi , fragmentorum procul dubio , quae perire possent,
diligens collector effectua»
Ce qui précède prouve combien Jean de Los soigna la rédaction
de sa chronique; contemporain des événements qu'il raconte, il sem-
ble n'avoir rien négligé pour rendre son travail aussi parfait que
possible.
A la suite de la chronique de Jean de Los nous avons placé la Com-
pendiosa Historiade Cladibus Leodiensium (pp. 135-183) par Henri
de Merica ou Vander Heyden, prieur du monastère de Bethléem près de
Louvain , mort en 1 479 à l'âge de 59 ans ' . Nous pouvons nous dispen-
ser de répéter les détails que plusieurs écrivains ont donnés sur la vie
de cet homme qui jouissait d'une haute considération par ses vertus et
par sa science *.
Pendant les troubles du pays de Liège ^ sous Louis de Bourbon^ la
ville de Louvain devint en quelque sorte le refuge de tous ceux qui
restèrent fidèles à la cause de l'évéque. De Merica leur fut utile dans
* M. Goethals dit qu'il mourut le 2 septembre 1 473, à l'âge de 69 ans.
* Voyez Foppens, Bihl. Belg., tom. 1, p. 457; Van Gestel, Hist. Archiep. Mechl.. tora. I, p. 217;
Goethals, Lectures relatives à l^hist. des Sciences, e(c.,tom. III, p. 19, et Coppens, Nieutve beschry-
ving van het bisdom van 's Hertogenbosch , III deel, 2^* afd. p. 162.
INTRODUCTION.
XI
différentes circonstances par ses conseils; et, après le sac de Liège, il
s'empressa d'accorder une généreuse hospitalité à plusieurs membres
du clergé. Ces rapports lui permirent de recueillir des renseignements
sur l'origine et les causes des troubles.
Ce fut à la demande d'un ami que l'auteur rédigea sa relation : Petit
aparvitate mea, dit-il dans le prologue , /ro/erni7a« tua , charissime
Supprior, de iis malis, quae super Leodienses noviter emerserunt,
ad Dei laudem quidpiam litteris commendare. Le prieuré de Be-
thléem appartenait à l'ordre des chanoines réguliers de saint Augustin
du chapitre de Windesheim ; il est à présumer que de Merica composa
son ouvrage non pas sur l'invitation du sous-prieur de son monastère,
mais sur celle du sous-prieur général de la congrégation de Windes-
heim. En imprimant le texte du prologue, il nous est arrivé de douter
s'il ne convenait pas de lire Superior au lieu de Supprior : cette leçon
aurait pu décider que la relation a été écrite à la demande du supérieur
général de Windesheim.
L'ouvrage a été composé immédiatement après les événements , en
1468. Neque enim res ialis est , dit l'auteur, nostris sub oculis nu-
perrime factitata y quum non liceat , non expédiât, non deceat per
lilierarum monumenta posteritatis memoriae relinqui. Sed ut ve-
mm fateor, de Leodiensium recenti clade , miserabili strage , pe-
remptoria desolatione , si quis forte scribere vellet, ingenti volu-
mine summo ingenio, ferventissimo studio, plurimo otio opus esset,
quodque digne perficere mei ingenioli sine dubio facultatem exce-
deret, nec mei status humili conditioni conveniret, ...Et hoc adji-
ciendum, quod pauca admodum de plurimis mihi comperta sint,
quae tamen reor eo viciniora esse vero , quo magis magisque divul-
gata inpublico. Ajoutons encore qu'on trouve dans le manuscrit dont
nous nous sommes servi, le nom de l'auteur avec l'indication de Tan-
née dans laquelle son ouvrage a été composé : Explicit historia corn,-
pendiosa de cladibus Leodiensium, édita a venerabili superiori
i
INTRODUCTION.
humilis hujus rnonasterii , fratre Henrico de Jlerica, anno Domini
1468 '. L'année 1469 est indiquée dans un autre manuscrit.
Les savants bénédictins Martène et Durand parlent, dans leur Voyage
littéraire ', de ce manuscrit , qu'ils trouvèrent au monastère de Rouge-
Cloître. Il porte pour titre : De Victoria ducis Brabantensium et
cladibus Leodiensium ; et il est terminé par l'inscription suivante :
Ej^plicit historia compendiosa de triumpho ducis Hrabantensis et
cladibus terrae Leodiensts , édita a viro litterato et venerabili pâtre
Henrico de Merica , priore canonicorum regularium prope Lova-
nium, anno iV ce CCLX IX féliciter. Une autre copie est mentionnée
par Foppens ', d'après le catalogue des manuscrits de la bibliothèque
Cottonienne, publié à Oxford en 1696 par Thomas Smith.
L'exemplaire que nous avons employé pour la publication du texte,
est celui de la bibliothèque royale de Bruxelles. Il provient delà vente
des livres du docteur Van de Velde; l'inscription fmale, édita a venera-
bili Superiore humilis htijus monasterii, prouve qu'il a appartenu au
monastère de Bethléem. C'est un manuscrit partie sur vélin et partie
sur papier , écriture en deux colonnes , petit in-fol. Des ratures et des
additions marginales pourraient faire croire que c'est le manuscrit
autographe.
La dernière colonne a pour titre Judicium terribile, prédiction as-
trologique dans le genre de celles de Jean de Laet de Borchloen,
dont parle l'abbé de S^ -Laurent dans sa chronique *, et dont les pré-
tendues prophéties sont conservées dans un manuscrit de la bibliothè-
que royale, n° 1 109, intitulé : Pronosticatiories eventuum futurorum
Johannis Laet de Los-Castri , missae episcopo nostro Leodiensi do-
mino Ludovico de Bourbon y anno 76 (1476).
» Voyez p. 183.
« Tom. Il,p. 114.
* BM. Belg.. loin. I, p. 458.
* Voyei p. 81.
INTRODUCTION.
Xlll
Cette singulière prédiction, comment *se trouve-t-elle à la suite d'un
ouvrage très-sérieux? Le Judicium terribile n'est pas fort long; rien
n'empêche, ce me semble, que nous le transcrivions ici.
Universis ad quos praesentes pervenerint litterae magister Ihe-
ronymus , physicus Erfordiae, et omnes alii physici concordantes ,
pacem sempiternam.
Noveritis quod anno a ?iatimtate Domini MCCCCLXXII , die
mensis septembris y sole exeunte in Libra, convenient omnes planetae
cum sole in cauda Draconis, et fiet signum innumerabilium rerum
et horrendarum. Fiet quoque diluvium per Saturnum, et montes
flabunt simul, etobscurabunt, et denigrabunt totum aërem ^ sonitus
dabunt horribiles, et corda hominum dissipa buntur. Subvertentur
aedificia nec non arbores. Praelia erunt in mari et magna con-
sumptio hominum , et plures civitates praecipitabuntur , in locis are-
nosis et sabulosis. Et erit eclipsis solis a tertia usque ad meridiem ,
ignei coloris seu rubedinis : et significat magnam effusionem san-
guinis et effusionem gentium, et ruinam multorum praelatorum.
Praeterea erunt praelia multa et occisiones in oriente et occidente.
Et erunt divisiones imperii, regnorum , tyrannorum et communi-
tatis. In principibus nullatenus veritas invenietur. Imperator
morietur; haeresis regnabit, orietur dubietas christianofum , et
saracenorum cultus immutabitur. Et erit copiosa frigiditas maxi-
marum nivium et glacierum , et per totum mundum mortalitas
gentium,
Itaque mirantibus sodalibus noslris et aliis astrologiis {?) appli-
cantibus , vobis duximus revelandum pro redemptione animarum
nostrarum , ut ea reveletis ignorantibus, et significeiis quae in eadem
sententia concordati sunt physici Arabiae , Franciae, Angliae, His-
paniae. Super omnibus datis Erfôrdiae per numerum dierum XV
mensis decembris, tempore Sixti tertii papae et imperator is Fre-
derici tertii y data sunt ista pronosticata a physicis.
h^^
UT
INTRODUCTION.
INTRODUCTION.
XV
On voit que le docteur d'Erfurt était, comme il est dit quelque part
par Fauteur du Roman comique :
Un pronostiqueur d'avenlures.
Fort savant aux choses futures ,
Et qui pourtant parfois mentoit!
§. m.
Dans les Bulletins de la Commission royale dhistoire ' , nous avons
fait connaître la Chronique universelle de Theodoricus Pauli , com-
pilateur infatigable qui semble avoir eu pour but de léguer à la posté-
rité une grande encyclopédie historique.
Theodoricus Pauli naquit à Gorcom en 141 6. Il nous apprend
lui-même qu'il était vice-doyen du chapitre de l'église de S* -Martin de
cette ville, et qu'en 1489 il venait d'entrer dans sa soixante-treizième
année, qui était la quarante-septième de ses fonctions canonicales '.
Outre la chronique universelle, il composa un ouvrage sur les désas-
tres que le pays de Liège avait essuyés de son temps. Le savant évéque
d'Anvers , de Nélis , trouva cet écrit dans la bibliothèque du chapitre
de Tourriay ; il en fit tirer une copie, et se proposa de le publier en en-
tier , parce que , dit-il avec raison ^ , il renferme des détails qu'aucun
autre historien n'a donnés.
N'ayant pu retrouver l'ancien manuscrit de Tournay , nous avons
dû suivre la copie faite par les soin de INélis. Elle est conservée à ht
bibliothèque royale et porte le n^ 787 dans le catalogue des manus-
crits de la bibliothèque de Van Hulthem. Cette copie est très-fautive;
* Tom. Il, pp. 98 et 216.
« Und.. pp. 105 et 106.
^ Belgicarum rerum prodromus , p. 66.
des conjectures ont souvent du être employées pour rétablir le texte
(pp. 185 — 232).
Le récit que le chanoine de Gorcom nous donne des exploits
de Charles-le-Téméraire,pe(idant les années 1465 à 1468, est basé
en grande partie sur le témoignage d'un homme d'armes qui accom-
pagna ce prince dans sa dernière expédition contre les Liégeois :
Hucusque certificatum est tune , dit-il * , a principio usque nunc , ah
honesto viro Jacoho Deyn , qui estjuratus balistarius et custos cor-
poris principis Karoli ducis , tempore belli vel guerrae , ac etiam
ballivus de Arden, in comitatu de Ghisen % de quo natus est , qui
omnia praedicta fere vidit et semper in omnibus praesens fuit.
§. IV.
Les Analectes qui font suite aux chroniques , forment en quelque
sorte deux parties distinctes. La première renferme des extraits et des
documents relatifs à la prise et au sac de la ville de Liège par Charles-
le-Téméraire (pp. 235-382); la deuxième présente, par ordre chronolo-
gique, depuis 1433 jusqu'en 1505, une série de pièces authentiques
qui complètent le récit des événements arrivés sous le règne de Louis-
de-Bourbon et de Jean de Horne (pp. 382-881).
Le poëme d' Angélus de Curribus Sabinis , De Excidio civitatis Léo-
diensis, a été publié en 1 729, par Martène et Durand, d'après un manus-
crit du baron de Crassier \ Si ce poëme laisse beaucoup à désirer sous
le rapport du mérite littéraire, on ne peut pas cependant lui contester
une valeur historique ; car , comme le remarque aussi M. de Gerlache,
* Voy. p. 231.
* \rdres au comté de Guisne. Voy. VàLesii Notitia Galliarum, pp. 36 et 234; et Wastelain,
Description de la Gaule Belgique , p. 363.
5 Amplissima collect, tom. IV, p. 1379-1500.
i
XVI
INTRODUCTION.
INTRODUCTION.
WII
il y a dans cette production des détails intéressants, circonstanciés, qui
semblent mériter foi, parce que l'auteur parle d'après le récit des
témoins oculaires. L'étendue du poëme ne nous permettait pas de le
reproduire en entier; nous nous sommes borné à en publier l'analyse
faite par le baron de Villenfagne (p. 235 ).
La bibliothèque de Cambray possède de ce poëme un autre manus-
crit, du commencement du XYI^ siècle '. Mon savant confrère et ami ,
M. Le Glay, a comparé le texte avec celui qu'ont imprimé Martène
et Durand ; il n'y a pas remarqué de variantes assez notables pour être
signalées. Les indications marginales sont les mêmes de part et d'autre,
à peu de choses près. Ce qui distingue le manuscrit de Cambray , c'est
une longue épitre dédicatoire à Henri de Berghes, évéque de Cambray ,
par Mathieu Herbenus (p. 35B). L'auteur de cette épître paraît avoir
été attaché à la personne d'Onufre, évéque de Tricaria, qui arriva à
Liège en 1468, comme légat du S^-Siége; il nous apprend que le poëme
a été composé pour justifier la conduite de son maître pendant les
troubles du pays de Liège, et il ajoute les motifs pour lesquels il tient
à faire connaître celte justification : Legatus aposto/icus , dit-il, de quo
hic latissima mentio est ( nam ad ejus defensionem adversus aemulos
liber conscriptus est) Dominus meus Romae post suam legationem
fuerat : cujus honori etiam post fata déesse non debui... Quamvis
nullius delicti se conscium agnoverat , tamen quia hinnana judicia
plerumque ab eventis ac casibus rerum fortuitarum pendent ^ id-
circo sity ut cum unus quidem multorum criminibus virtute par esse
nequif, in eumdem omnium delinquentium peccala impingantur.
Cupiens igitur prudentissimus Legatus pontifici primum , deinde toti
romanae curiae rationem suae legationis ostendere, accivit ex omni
Italia doctissimum poëtam Angelum Viterbiensem ^ qui heroïco car-
mine rem omnem ab egressu urbis luculenter perscriberet . Usus est
* Le Glay, Catalogue descriptif et raisonné des manuscriU de la bibl. de Cambray. p. U4.
I
autem vicissim mea opéra in hoc labore legatus^ verum poëma An-
gelirn hoc usque iempus suppressum exstitit Ego autem multiplici
ratione persuasus non destifi originale tanfae historiae post obi-
tum Honofrii summo studio per multos annos perquirere, primum
quo honori domini mei etiam post fata assisterem, tum quia depatriis
calamitatibus est. Paul II était mécontent de son légat : Erat autem
summus pontifex vehementissime Legato, infensus, ita ut ne publico
honore, quo legati assolent, in urbem reciperefur. Son successeur
Sixte IV manifesta des dispositions favorables h l'égard d'Onufre, et lui
promit le chapeau de cardinal; mais les chagrins et les travaux avaient
miné la santé du légat : partini langore animi, partim laboribus
atque anxietatibus legatione perpessis consumptus est. Il mou-
rut à Rome le 20 octobre 1471 *.
« Voyez UghcUi Italia sacra, tom. VII, p. 154, édition de Venise, 1720. Cet écrivain parle avec
éloge d'Onufre. Egregiam Honufrii doclrinam et eruditionem mcnwrat Fantinus Valeressus Ja-
dercnsis archiepiscopus , in epistola ad eumdem scripta M kal. decemb. an. 1462. Metninit ejusdem
Carolus Chartarius in advocatorum consistorialium lib. in Petro Sanctacnicio , p. 15, téi uberiori
calamo Itiijns gentis mMissimae viros egregios recensuit ad satietatem. Oniifre fut enterré dans
l'église de Sainte-Marie de Publieolis, où on lisait sur sa tombe l'inscription suivante :
Amissum tellus si flevit Romula Brutum .
Si Curium et Scauro» . si Cicerona patrem ;
Puhlicolae vita defunctum corpus Honophrii
Ecdesia ob mores et bene facta flcat :
Pro qua bis Gallos, bis Rheni flumina vidit,
Pro qua , nilfugiens, plurima damna tulit.
Tricarius praesul referendi et munus habebat,
Romanus patriae famxtque magna suae.
Denique legatus lateris transmissus ad urbes
Belgas , Burgundi premet ut arma ducis.
Cum bello ruèrent Leodinae moenia gentis,
Aut populi, aut domini sorte dolenda sui ,
Tantum concepit generosa mente dolorem,
Stamina quod vitae rupta fuere suae.
Non animo quisquam major, non aptior aller
Consiliis patriae cultor et ecclesiae.
Eloquio et lingua pollebat, clarus in omni
ffistoria et notum juris utrumque genus.
I
^^
._.J,
u»>^;
XVIII
INTRODUCTION.
Henri de Berghes fut élevé sur le siège de Cambray en 1480 '. Ce
fut donc bien longtemps après la mort d'Onufre que Mathieu Herbenus
se décida à faire connaître l'apologie du légat. Pour faciliter la lecture
du poëme , il composa en vers l'argument de chaque livre. Martène et
Durand attribuent ces arguments à Pasquier de Bierses , religieux de
l'abbaye de S'-Laurent. Ils ne donnent point l'argument du quatrième
livre, parce qu'ils ne l'ont point trouvé dans le manuscrit qui leur avait
été communiqué par le baron de Crassier. Cet argument se trouve dans
le manuscrit de Cambray. Nous le donnons ici comme il a été publié
par M. Le Glay '.
Interea Leodi fuerant duce quique fuqati,
Natalem repelunt urhem , sedesque relictas.
Hinc nova materies orilur belli faciendi.
Quant revocare dolens frustra pater optimus orsus ;
NU tamen effecit : usi quin sorte benigna
Burgundos peltunt abs Tungri sede resumpta.
La Bibliotheca Belgica ' consacre quelques lignes à Mathieu Her-
benus. Il était originaire de Maestricht, et il y dirigea pendant quelque
temps l'école de St-Servais. En 1495, il se trouva à Spanheim et y fit
la connaissance du célèbre abbé de ce monastère, Jean Trithème.
Herbenus avait la réputation d'être très-versé dans la théologie et
dans la littérature. Il laissa une histoire en vers latins des miracles de
saint Servais; un traité De Origine rebusque gestis Trajectemium ad
Quem gens alta Crueit genuit , née lustra peregit
Quinque bis , Andrtas mortxM metnbra loeat ,
^ui frater natu major dot corpora saxo ,
lucida , credibile est , spiritus astra petit.
MCCCCLXXI vigesimo octobrû.
* Gallia christ, nov., tom. IIÎ , p. 49.
« Catalogue descriptif et raisonné des MSS. de la bibl. de Cambray, p. 445.
5 Tom. II, p. 867.
INTRODUCTION.
XIX
Mosam,ei plusieurs autres écrits mentionnés par l'auteur de la Biblio-
theca Tigurina. Aucun de ces ouvrages n'a été imprimé; pour nous
former une idée des connaissances de l'auteur, nous n'avons jusqu'ici
que ses analyses du poëme sur le sac de la ville de Liège, et son épître
dédicatoire à Henri de Berghes.
Nous devons le poëme de Bartholomaeus Leodiensis (p. 261 ), à
M. le docteur Bethmann, un des plus laborieux collaborateurs de la
collection historique de Pertz. Il eut l'obligeance d'en faire faire une
copie d'après le manuscrit de la bibliothèque royale de Paris. Ce ma-
nuscrit, provenant de la bibliothèque de Bouhier, n*> 144, in-4o min.,
sur yé\my est d'une écriture grande et fort soignée de la fin du XV»»^
siècle, la préface en bleu, les titres des chapitres en rouge, les lettres
initiales coloriées, mais sans miniatures. Le soin apporté à la con-
fection du manuscrit, pourrait faire croire que c'est un exemplaire
préparé pour le duc de Bourgogne, ou au moins pour un des grands
seigneurs de sa cour.
Le style de l'ouvrage est en général très-embrouillé. L'absence d'une
ponctuation régulière dans le manuscrit rend souvent le sens inintelli-
gible ; le mot que employé ordinairement pour et augmente la difficulté.
Pour remédier, autant que possible, à ces inconvénients, nous avons
taché de rétablir la véritable ponctuation.
La note suivante, écrite par une main du XVIir»^ siècle, se trouve
dans le manuscrit de Paris : Vide an auctor sit Bartholomaeus Ho-
norius, Leodiensis, cujus carmina quaedaniy sed ab hoc poëmate
diversa, recenset Franc, Swertius. La notice qu'on lit dans la Bi-
bliotheca Belgica ', prouve qu'Honorius vivait vers la fin du XVI*»*^
siècle, et qu'on ne peut pas le confondre avec l'auteur du poëme en
question *.
Bartholomaeus Leodiensis dédie son travail à Philippe- le- Bon et à
« Tom. I. p. 126.
* Le nom de Bartholonié est à Liège un nom de famille fort ancien.
\x
INTRODUCTION.
INTRODUCTION.
Xlf
son fils le comte de Charolais ; il parle des discordes et des malheurs
de son pays comme un homme entièrement dévoué au parti bour-
guignon.
La destruction de Dinant et de Liège donna naissance à un grand
nombre de pièces en vers latins et français. Si, sous le rapport littéraire,
elles doivent élre mises à peu près sur la même ligne que le poëme de
Bartholomaeus Leodiensis, elles ne laissent pas cependant d'avoir cer-
taine valeur historique.
La conexion des Liégeois (p. 291) n'a jamais été publiée, que je
sache; les Manuscrits vulgaires, comme on les appelle dans les an-
nales de Liège, n'en font aucune mention. Nous devons cette pièce à
M. le professeur Serrure. Elle est tirée d'un petit in-folio , sur papier,
de la fin du XV^^^ siècle , qui a appartenu à la famille de De Lannoy ;
en effet , à la page 57, on lit la signature de Philippe De Lannoy, la
date de 1552 et la devise : Souffriray-je tousiours. Parmi les pièces que
ce manuscrit renferme, se trouvent aussi les Voyages et ambassades
de messire Guillehert De Lannoy, chevalier de la Toison-dor , sei-
gneur de Santés, Willerval^ Tronchiennes , Beaumont et Wahégnies;
1399-1450, que M. le professeur Serrure a publiés pour la société des
bibliophiles de Mons, en 1840.
La bataille de Liège (p. 304) et les sentences de Liège (p. 320) ont
été réimprimées par M. Buchon, à la suite de la chronique de Bour-
gogne , par Georges Chastellain '. Nous avons fait remarquer, p. 320,
note 1 , que la première pièce se rapporte, non pas aux événements
de l'année 1468, mais à la bataille d'Othée où, en 1408, les Liégeois
furent défaits après une résistance opiniâtre. M. de Reiffenberg , dans
son édition de V Histoire des ducs de Bourgogne, par de Barante,
tom. VII, p. 142, parle de ce poëme comme d'une pièce intéressante
surtout pour les noms propres, tant belges que français, écossais et
:î
a.
—
même allemands. Je ne sais si la leçon que mon savant confrère pro-
pose pour le vers 74 * doit être admise; il croit qu'il faut lire Navarre ,
et non pas Danmarc , comme le prétend M. Buchon.
La complainte de la cité de Liège (p. 325), la complainte de Oi-
gnant (p. 335) et la réponse de Tournay à Dignant (p. 345) , sont
extraites de deux manuscrits de la bibhothèque royale, dans lesquels
se trouvent plusieurs pièces de George Chastellain. Ces trois mor-
ceaux sont-ils aussi du même auteur? nous n'avons pas de motifs suffi-
sants pour l'affirmer.
Le fragment qui suit concerne les mêmes événements.
Candreliers, mettez chà voz caudrons.
Trois jours ainchois qu'aoïist fusl hors,
Charolois misten feu Dignant,
Piteux en furent les recors
5 Que depuis oys en disnant.
Liégois, l'erreur qu'avez veult prendre
A fait Dignant par feu ardant
Tout exillier et mettre en cendre,
Tant c'on dist : Icy fust Dignant!
10 Dignant, qui estoit riche et gente,
Voir tu dois bien Liégeois maudir.
Car lur erreur très-évidente
T'a fait exillier et ruir.
0 gens qui estiés dédignant
15 Confortés-vous tousjours en Dieu,
Car jamais ne serés Dignant,
Logier vous fault en aultre lieu.
Pour ung cascun des vers susdis
Et aussy par ce desrenyer
Collection des Chroniques nationales françaises, tom. XLÎII, p. 245-274.
Pag. 307.
XXII
INTRODUCTION.
INTRODUCTION.
XXIll
2() Trouvés juslemenl soyer lis
L an qu OD dist Dignaot exillier.
Lieg non lige, ancrée et asservie,
Relesche-lov, raerchv aras et vie.
Lors que Dignant soubz beutenia
25 Soubz Phelippe, duc de Rourgoingne,
Grant exemple as Liégois donna ,
C'est que peu batu tousjours hongne.
Le dialogue sur la Rébellion des Liégeois (p. 347) appartient à un
auteur qui nous est également inconnu. M. Van Hasselt l'a reproduit
dans son Essai sur V histoire de la poésie française en Belgique \
Pour ce qui regarde les vers latins , nous nous sommes borné à un
petit nombre de pièces (pp. 352-356). M. le professeur Bormans a re-
cueilli plusieurs morceaux de ce genre sur les guerres des Liégeois et
sur leurs désastres; il nous a communiqué une vieille chanson que
nous allons transcrire :
Ego * mater Ecdesia ,
Quam lot infortunia ,
Cogunt desolari,
Exule laetitia,
5 Cum cordis angustia
Licet lamenlari ,
Donec patrono
SU ' reparata pari.
Franchia conquerere ,
10 Plonge , debes plangere.
Jure potes queri,
Jam congemiscere
* Voyez les Mémoires couronnés de l'académie, tom. XIII, p. 546.
* Ergo.
^ Sis.
Defensoris funere
Débet turba cleri ,
15 Ph.* qui regere
Te solet , diligere
Nec non et tueri
Exis * a medio
Quod vix praesumo fateri.
20 Ecce périt nobilitas
Gallicanae militiae ,
Périt honor et probilas ,
Nutat status ecclesiae,
Nisi succurrat bonitas
25 Summa Dei dementia.
Et libérât strenuitas
Illustris régis Franchiae.
A propos de chansons, on sait que les Dinantais ne craignirent
point d'insulter Philippe de Bourgogne et Charles son fils ; Henri de
Merica en parle assez longuement \ et Theodoricus Pauli ajoute * :
Imuper multa ignominiosa et inhonesta dixerunt et per carmina
scurrilia cantaverunt. Les Liégeois aussi eurent probablement leurs
chansons satiriques contre les Bourguignons; nous aurions voulu
connaître quelques-unes de ces pièces , dans lesquelles les passions
populaires sont ordinairement dépeintes avec force.
Les extraits de la chronique d'Adrien de But (p. 362) et des com-
mentaires de Jacques Piccolomini (p. 371) complètent la première
partie des analectes. Le reste du volume comprend la partie diplo-
matique.
Nous avons eu soin d'indiquer les sources dans lesquelles ces nora-
I Philippm?
* Exit.
5 Pag. 148.
* Pag. 205.
'I-
XXIV
INTRODUCTION.
breux documents ont été puisés. Les manuscrits de la bibliothèque
de Bourgogne , le archives de l'état et surtout celles de la province
de Liège , ont été mis à contribution.
Un manuscrit de la bibliothèque de l'université de Liège, portant le
n« 188, nous a été très-utile. Il est de la main de H. Vanden Berch,
qui a écrit ces mots au premier feuillet : H. Vanden Berch , canonicus
omnium SS. collegit et conscripsit hoc volumen diversis vicibus.
Dans un autre endroit il ajoute : Canonicus SS. Trinitatis et om-
nium SS. Spirensium , sacri palatii et aulae Lateranensis comes,
miles eteques auratus creatus anno Domini 1636, men«f« fehruaru
die 20.
C'est une compilation fort intéressante pour l'histoire de Liège, car
Vanden Berch a fait presque toutes les copies sur des originaux aujour-
d'hui perdus. Voici entre autres notes, celle qu'il a placée en tête des
documents : (( Omnia quae sequuntur , desumpta sunt ex MS. Hu-
)) beriide Tolius, S. Johannis evangelistae Leodiensis decano, quod
)) dicebat se récupérasse ex manibus magistri Johannis Stelant. Li
)) quel at esté autrefois apartenant à maistre Jean de Platea , doyen et
» chanoine dudit S^-Jean, qu'il ledict Platea doict avoir rassemblé
)) après plusieurs guerres et perditions de ses autres escriptures et
)) livres, pour en servir le bien public. Estoit subsigné, de Platea. Le
)) titre est latin de diverses mains, et ce qui est en françoy est uti
» supra , et signé comme dessus. »
Le nom du doyen Jean de Platea se trouve mêlé aux principaux
événements du règne de Louis de Bourbon et de Jean de Home; il eut
soin de prendre des notes et de recueillir des documents que Jean de
Wachtendonck cite à chaque instant dans le précieux manuscrit con-
servé à la bibliothèque royale. Ce dernier recueil, qui provient de la
bibliothèque du baron de Crassier, nous a fourni plusieurs documents.
M. Gachard a fait connaître au public un grand nombre de do-
cuments relatifs aux négociations qui précédèrent la destruction de
INTRODUCTION.
XXV
Dinant, aux guerres de Liège et aux traités qui les suivirent ' : chacun
a su apprécier les résultats de ses laborieuses investigations. La col-
lection que nous présentons à notre tour, sera, nous l'espérons, ac-
cueillie favorablement.
Si nous avons eu l'avantage de pouvoir réunir tant de documents
utiles pour l'étude d'une époque de l'histoire et de l'ancien droit pu-
blic du pays de Liège, nous nous garderons bien de nous attribuer
exclusivement le mérite de ce résultat. M. le professeur Polain, conser-
vateur des archives de la province de Liège, a mis à notre disposition,
avec une obligeance extrême, les documents de sa propre bibliothèque
et du dépôt public confié à ses soins. Pour la partie la plus ingrate du
travail, nous avons été constamment secondé par le zèle et parles la-
lents qui distinguent M. Emile Gâchet.
Il nous reste à dire un mot des planches du volume. Les portraits de
Jean de Heynsbergh, de Louis de Bourbon et de Jean de Horne ont
été faits d'après trois anciens tableaux de la collection de S. G. mon-
seigneur van BoMMEL, évéque de Liège. La bienveillante affection que
ce prélat me témoigne depuis tant d'années, et l'intérêt qu'il porte aux
études historiques, l'engagèrent à me confier ces portraits pour les
faire copier avec la plus rigoureuse exactitude. Au bas de chaque por-
trait nous avons ajouté le fac-similé de la signature.
Nous devons aussi à monseigneur l'èvêque de Liège le dessin de
l'offrande faite par Charles-le-Tèmèraire à la cathédrale de S^-Lambert.
Le socle est en vermeil, haut de 13 centimètres, long de 30 et large
de 18; il pèse 8 marcs et 3 { onces, ou 67 onces. Les deux statues
et les accessoires sont en or pur, hautes de 40 centimètres, pesant
12 marcs ou 96 onces. Elles représentent S^-Georges , aux pieds du-
* Documents inédits concernant Hiist. de la Belgique, tom. Il, pp. 194 et suiv. Voy. aussi dans
les Bulletins de la Commission royale dhistoire, tom. 111, pp. 29-34, deux lettres sur le sac de
Liège, publiées par M. Gachard , et trouvées par lui à la bibliothèque du roi , à Paris.
d.
XXVI
INTRODUCTION.
quel est le duc tenant un reliquaire dans les mains. Ce monument se
trouvait avec le reste du trésor de la cathédrale, qui fut transporté à
Hambourg en 1794, où il demeura caché jusqu'en 1803. Napoléon
rayant découvert, s'en empara, et ne restitua que le buste de S^-Lambert
et Toffrande. Elle fut replacée dans le trésor de la cathédrale le 1<^»
janvier 1804.
JOHÂNNIS DE LOS,
ABBATIS SANCTI LAURENTII PROPE LEODIUM,
CHROIVICON
RERUM GESTARUM AB ANNO MCCCCLV AD ANNUM MDXIV;
EX COO. MS. COAEVO BIBLIOTBECAE REGIAE BRUXSLLEIISIS.
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PROLOGUS JOUANNIS DE LOS ,
HUJUS LOGI MONACHI
POSTEA ABBATES XXX', IN SUUM CHRONICON V
Venerabilis domine prior, cum nuper ad lui instantiam quaedam statum
ac gesta nostram domum concernentia scripsissem », commiscendo nihilomi-
nus nonnulla , quae diversis teraporibus exterius passim per patriam nostrae
Leodiensis dioecesis contigisse videbantur : quorum non mirum commixtio-
nem cum non satis aptam probarem , atque nonnunquam etiam quaedam alia
nos nostrosque tangentia forsitan insulsa insipidaque nimis iegentium auribus
me objecisse conspicerem , ecce more meo solito statui tolum praeteritum
meum laborem, veluti quasdam ineptias, circa praetacla habitum longius pro-
jiciendum, procul dubio timens ne, sicut post recapitulationem horum mihi
hujusmodi lectio ad nauseam commovit, quippe talibus fastidiosis ferculis
repletus, ita et aliis nostris contemporaneis etpotius successoribus notitia ges-
tarum rerum avidis, necnon pro scientia praeteritorum procul dubio famelicis ,
posset et haec fieri importuna fastidiosaque locutio \ Hoc siquidem cogitante
' Haec inscriptio adjecta videtur a recentiorî tur in praefatione , § 1.
monaslerii S.-Laurentii mooacho. 3 Legendum ferlasse lectio vel narratio.
^ Cfr. quae de vila et scriptis auctoris dicun-
4 PROLOGUS.
me atque proponente, facile data raihi est occasio, ne id fierel . maiime TÎde-
licet pro eo quod praesens Dosirum seculum obliviosos plurimos et fere
nullos yel saltem perraros annalium pepererit scriptores. Hinc itaque pro
qualicumque eorum , quae proiit praefatus suin, emendatione seu etiam
suppletione, ainicorum exhortaUoDibus crebro animatus, ad ultenora me
ipsum pro modulo me accingens, proximorum ulilitati consulendo, domus
nostrae seu ecclesiae pri^atis rébus tanquam quibusdam ineptus praetermissis,
ad communem istius palriae statum eorumque quae in ea gesta sunt, brevius
quo id polero pro communi legentium utilitate , plebeo Tulgarique stylo ,
latino tamen , plurima , prout potero , de infinilis gestis complexando, neces-
sariora saltem scire cupientibus charitative coramunicare curavi, fragmento-
rum procul dubio, quae perire possent, diligens coUector effectus.
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JOHANNIS DE LOS,
ABBATIS SANCTI LAURENTII PROPE LEODIUM,
CHRONICON
KEHUM GESTARUM AB ANNO MCCCCLV AD ANNUM MDXIV ».
Anno igitur Domini MCCCCLV, poslquam ad instantiam Philippi , ducis 1455.
Burgundiae, episcopus Leodiensis, dominus Johannes de Los, alias de ffens- Ludovicus BorLoni..,
berch, suam episcopalem dignitatem ad usum nobilis et egregii adolescentis Lr""" '''""
Ludovici, filii ducis Caroli de Borbon , resignasset , cunctis populis ad talem
novitatem stupentibus et attonitis, quippe tanto principe, qui tanquam alter
Salomon reputabalur, mox orbandis et destituendis : faciès coeli quae vero
sole, id est Christo, decoratur, et luna, quae est constantissima in fide, egre-
gia Leodiensis ecclesia , facta est repente obscura , ne dicam sanguinea, et
cura ipso sole nigra, veluti saccus cilicinus, stellis, id est praelatis atque doc-
toribus , prae desperatione in terram fere cadentibus, Deo tamen providente ,
cui nihil est impossibile, qui de tenebris lumen facit splendescere , malis ho-
minura plerumque utens in bonum, ne quodcumque scisma aut alias scis-
sura in tunica Christi inconsutili contingeret, per gratiam Spiritus paracleti
qui ipsos Christi apostolos in unitatem fidei congregavit, etiam cordibus
' Hune tiluliim éditer acijecît.
6
JOHANNIS DE LOS
use
eligentium illapsus, adhocinspiravit, quateniispraediclusdominus Ludovicus,
ad cujus usiim cessio episcopatus facla fueral, ab omnibus concorditer in
Leodiensem episcopum unaniraiter postularetur. Cujus postulatione admissa ,
statim anno sequenti. mensis Junii septimo, quo praesentalae sunt bullae
oppidaptiriteLeodicn- provisionis ipsius poslulati in Leodiensi capituio, instanler nimis tuinul-
sis mamliurnum op- * * •• • i • • i_ 1
t.ni tuabant una cum civitate alia oppida ipsius patriae pro mamburno depu-
lando suo sensu. Quorum petitioni ex ad verso legali ex parte novi episcopi ,
ne annuerelur, sollicite insistebant, maxime pro eo quod jam in proximo
ipse dominus praefalus disponeret se more consuelo advenlurum , se ipsum in
propria persona praesentalurus. Hoc demque tempore. décima forsilan Junii,
paparuit cometa versus Aquilonem, quasi supra portam S. Walburgis. non
dubium multarum novilaluni rerum praenuntius. Sed et lerrae motus factus
est non diu post, eodem anno in crastino, videlicet sancti Bartliolomaei apos-
toli. Hoc anno obiit Nicolaus papa, loco cujus Calixtus eodem anno praeficitur.
Ludoticus ep.scopu» Hoc practcrea anno LVI , mensis Julii xiij" , ipso videlicet sanctae Margnre-
tae festo, cum inenarrabili nobilium et plebeorum gloria et pompa intronisatus
est nobilis et illustris adolescens decem et octo circiter annorum , Ludovicus
deBorfmi, filius, prout supra dictum est, Caroli ducisdeBorbon et Averniae,
ex Agnele, filia ducis Burj;undiae et comitis Flandriae, procreatus. Electus
igitur et confirmatus apostolicis monumentis, secum etiam regalia compor-
tans , intravit civitatem . anno et die quo supra , stipatus mille quingentis
equilibus, rubea veste indutus , hinc inde ad dexteram et sinistram duobus
episcopis , Cameracensi videlicet et Atrebatensi , decenter comitatus , conco-
raitantibus deniqiie coraitibus de Horn et de Mours cum aliis multis baroni-
bus et nobilibus , quorum inaestimabilis erat numerus , civibus undequaque
a porta S. Leonardi usque ad gradus ecclesiae S. Lamberli pulchcrrimo ar-
morum apparatu decenter ordinatis, introïtum sui novi principis animose
satis et hianter contuentibus. More igitur consueto a dominis majoris ecclesiae
reverenter susceptus, post très aut quatuor dies cum praefata sua comitiva
pergens ad Huyuih et deinde ad alia suae patriae oppida, pa^sim et successive,
per singula loca decenter se recipiendum exhibuit. Praelerea hoc eodem
Ludorki G.1I..C D«i-anno, mense Octobri. delphinus Franciae, nomine Ludovicus, a facie régis
ph.0. fuga ^^. p^^j,-^ fugiens, ad Mechliniam venit, sub umbra ducis Philippi protegen-
D.»entri«e obsewio. dus. Qui dux PhiHppus pracfatus etiam hoc anno praetacto Daventriam obse-
dit, a quo satis inglorius recessit, concordia facta inter eum et oppidanos in
CHRONICON.
Swollis et Karapis. Interea venit dominus novus episcopus Leodium in vigilia Epuoopus peu. .uJ.»i-
sancti Severini , et constituta diaeta in die Crispini et Crispiniani , in concilio **"""'
petebat sibi dominus episcopus loco subsidii dari de quolibet modio speltae
unum blaffardum in duobus terminis solvendum.
Anno sequenti, videlicet MCCCCLVIl, nuntiatus est Leodii obitus domini
1457.
de Borbon , patris episcopi Leodiensis , cujus exequiae maximis cum expensis Mor« pa.ris nidorid
sunt celebratae in ecclesia S. Lamberti infra octavas Epiphaniae. Quibus
peractis, statim ad Mechliniam dominus episcopus perrexil. His diebus domi-
nus de Hemberch jam pridem episcopus, mediante salvo conductu, Leodium
venit, ibique solemniter susceptus, quo etiam fere per annum integrum
hospitatus est. Venerunt etiam statim post haec cornes de Blanckenhorch et
episcopus Suessionensis ex Francia, ut esse possent de concilio novi episcopi.
Deinde hoc tempore, post Pascha videlicet, erectum fuit in foro Leodiensi
pilorinarium , gallice le Peron, statim postea pi-etiosissime cum suis perti-riio.in.riun.crisi.ur
nentiis et circumstantiis deauratum. Hoc anno, in octavis apostolorum Pétri
et Pauli, émit dominus abbas S. Laurentii una cum suo conventu fortalitium
de KikenpoÎH cum suis appenditiis pro plurimo pretio , quare necesse erat Kikenpoi» emitur.
multas vendere pensiones. Hoc anno discordia fuit vehemens inter Leodienses
et Aqueuses atque Trajectenses , et vexilla explosa sunt in foro Leodiensi ad
invadendum fines Brabantinorum , occasione militis de Fontanis qui se rebel-
lera dominis S. Lamberti exhibuit, et plurimae convocationes et diaetae sunt
habitae inter dominum electum et civitatem Leodiensem, lam in S. Trudone
quam in Trajecto. Tandem tamen tracta tum est de pace.
Anno deinde MCCCCLVUI, magistri civium ex Leodio euntes Trajectum i458eii459
invilabant dominum electum ad fulurum Epiphaniae feslum. Qui sic vocatus ^*'' Teod
Leodium venit statim circa meridiem , pulcherrima comitiva stipatus. Hoc
nihilominus anno atque etiam sequenti anno, LIX videlicet, pullularunt mul-
tae diflFerenliae ac occasiones discordiarum inter dominum electum et suam
civitatem , propter libertates , quas francisias dicunt , quibus dominus con-
traire videbalur. Ob quam rem dominus episcopus saepius se a Leodio ab-
sentkvit,. jam ad Huyum , jam Trajectum vel alia ad loca suos cives ad se
vocans, plurimas diaetas hac de causa constituendo. De quibus pluradicere
deberem, si iis personaliler interesse meruissem. Quippe miuorennis existens,
nulla memoria vigens, nimirum recenter natus in hujus anni principio, ul-
tima Yidelicet Januarii , anno LIX , circa meridiem , quod ulinam omine sit
Episcopus es Traj»T(o
'ium venit.
8
JOHANMS DE LOS
f»-» O"""^
rum lanrli Latnberti
Sp«<:Ucuia.
Leodii cessatur a diti
nii.
bono! AnnoLVlII, papaCalixlus obiit, loco cujus papa Paulus eligilur. Nota
Mor,joh.o„..deHen.-quod hoc aDDO , ïd cFastino sancti Lucae evangelistae . dominus Johannes de
\:::l:X:Zr^Z. ffemberch , dudum episcopus Leodiensis, in oppido Dieslensi diem clausit
extremum. His diebus diversae sunt raissae Leodium , ex parte ducis Burgun-
diae et aliorum principum, legaliones, nobilibus multis ad hoc negotium com-
mune bonum concernens salis exquisite, provideque et diligenler deputalis.
Civitas autem, salvis suis privilegiis, curavit sibi in bac parte difiFerentiali arbi-
tramento régis Franciae se commiltere. Quapropter quatuor magistri civium,
quatuor numéro ex parle civilalis deputati , cura decenti societate ad regem
Franciae sunt missi.
1460. Anno MCCCCLX, inceptus est murus super gradus , rétro chorum ecclesiae
";t;r:;î:fiV^^ct:: s. Lambeni, pulchenimo sculptili opère. Eodem anno raense Augusti, circa
festura sancti Laurentii et deinceps, arabitiosa plurimum facU sunt spectacula
in Leodio, per vicos vicissim, etc. Unde magistri civium necessario curave-
runt prohibere hujusce modi societatum partiales petulantias. Hoc itidem
anno , pluries cessatum est in ecclesiis Leodii , propter laïcalem raanum m
clerum injectam , occasione cujusdam canonici a suo concanonico in oppido
Diestensi interfecto. Propter quod executores domini episcopi capientes rec-
torem scholarium ecclesiae S. Sulpitii, duxeruut in Curinghem captivum ,
exlorquentes per torturas certam summam pecuniae , qua redimere se habe-
bat captivus praetactus. Quem cura insUnter secundariae ecclesiae a domino
episcopo répétèrent , et ipse captivum reddere nollet , organa sua diversis
yicibus suspendentes , a divinis oftîciis cessare cura\erunt. Quae res nimirum
coepit esse seminarium aliorum sequentium malorum. Ad cujus rei augmen-
Procuratorum insoien. tum acccssit ct alia cxorbitatio procuratorum , praecipue eorum qui fiscales
constituti erant ex parte domini episcopi, in diversis locis Leodiensis dioecesis
radentes indifferenter pauperem plebem etiam pro parvis excessibus, usque
ad unguem cunctam carnem in superficie ad ossa usque depascendo. In tan-
tum quod, prout fertur, per exactissimam inquisitionem commissariorum
ad hoc constitulorum veraciter compertum sit , procuratores solum in patria
Lossensi, infra spatium quatuor autquinque annorum, a pauperibus se defen-
dere non valentibus summam centum millium florenorum aureorum, exceptis
attamen compositionibus (quae septem florenos non excedebant), emulsisse
seu extorsisse. Quare pertaesus cunctus peromnes fines patriae populus, ad
çoelum vociférantes murmurare coeperunt , omnem ecclesiasticam jurisdic-
tia.
CHRONICON.
9
tionem détestantes , maxime etiam pro eo quod domini majoris ecclesiae ,
quibus de praefatis exactionibus sufficienter insinuatum fuerat, nullum cu-
rabant apponere remedium. Et propterea accidit summum slatim inconve-
niens propter negligenliam eorum, qui praecedentibus inconvenientiis resistere
non curabant. Igitur principiis obsta, tarde medicina paratur.
Igitur anno LXI, cum eatenus pauper devorarelur in abscondito, et pro- uei.
curatores in suis executionibus faciendis modum non haberent, certos po-
nendos limites procul dubio in dies excedere curantes, ex multo murmure
communis populi jamdudum fatigati , occasione accepta , praecipue cum
tempus malum malevolis arridere videretur, ecce passim viles et inopes per-
sonae, homines rurales atque tabernarii, quadam divina permissione, eccle-
siasticam jurisdictionem temerantes vililer coeperunt conculcare et in despec-
lum Dei et ecclesiasticae liberlatis evertere. Emerserunt deiiique ex villulis et
agris hujuscemodi homunciones temerarii, se vocitantes teutonice di/ cluppel-
sdMyers \ ferenles super brachium seu pileum suum picturam , scilicet vagum Procura.ores et cccie-
m papiro depictum hominem , fustem viridem manibus ferentem , qui in jLVa plrcmlunfÛ?"
diversis locis confoederati gregalira, socialiter incedentes, ecclesiam malignan-
tium ausi sunt constituere. Nam primum circa oppidum Lossense in quodam
villagio quemdam presbyterum, Hellinum nomine, laïcaliter satis viventem ,
coeperunt invadere , domum ejus destruendo ac subslantiam diripiendo '
ipsumque presbyterum capile deorsum verso in foveam quamdam demer-
gendo. Statimque alium, nomine Beyart ^ procuratorem aggressi, in raedio
vivarii gratia majoris securitatis locum habitationis sibi constituentem , domo
mox ejus circumdata et violenter destrucla, captivum abduxerunt, multam
pecuniariam mulctam ei imponentes , tandem bene mulclatum vix abire per-
miserunt. Quidam etiam eorum, postquam in conventu Carthusiensium prope
Diest in Seelem bene pransi satis comedissent et bibissenl, prae nimia eorum
petulantia, dimissa aqua ex vivario suorum aluranorum , omnes pisces des-
truxerunt gratiarum loco actionum. Haec vero etsimilia fréquenter in patria
Lossensi agebantur, ubi ortum habere praedicti lalrunculi coeperunt, prae-
cipue circa sanctum Trudonem , in Tongri et circum circa. In oppido Los-
sensi , ante peronem in medio fori ex scriniis procuratoris undecumque
progesla ac direpta registra , libellos, processus, instrumenta, litteras et quid-
» Cfr. Foullon , Hùt. Leod., tom. II , part. L p. 49. ^ Alia. Reyart,
10
JOHAjNNIS de LOS
quid scriplurae reperire potuissent sine respeclu, saepe * etiam alicujus con-
tradictione, publiée igné concreraanles combiisserunt. Simili modo in aliis
locis effecerunt, maxime tamen inTungrensi oppido, ubi malignantium caput
D.ru.ocun.e,piri- erexerunt, in ecclesia videlicet S. INicolaï, qua abutenles derisorie , curiam
'"**"' officialis fingendo , ad placitandum aptum sibi locum delegerunt. Quo etiam
unum ex suis , ad flagitia perpetranda potiorem , officialem constiluerunt ,
cujus nomine et auctoritate usurpata ridiculose homines citabantur , con-
demnabantur et excommunicabantur , et hoc per procuratores , apparitores,
syndicos fictitios , qui nominibus et cognomine procuratorum se vocari per-
miserunt. iVam alius vocabatur Back, alius Sonck, alius Juncis, alius Gorreti,
atque alii aliter et aliter juxta cognoraina eorum, quorum officia usurpative
exercere videbantur , quos etiam piaetaclos procuratores apposuerunt capti-
Tare et captis immensam muictam imponere. Ita quod unusquisque eorum
qui in manus eorum incidisset, juxta facultatem subslantiae suae datis pecu-
niis, necessario habebat se redimere, alius pro tribus millibus , alius pro
duobus, alius mille florenis, atque aliqui evaserunt pro quingentis, aliqui
pro florenis ducentis, alius vero solvit sic et sic, prout componendo apud
praedictos exactores gratiam potuit invenire. Sed et homines praelereuntes
ad se vocabant, et per aggrava tionem eos excommunicatos reputabant, et quos
volebant , mediante pecunia absolvebant. Haec autem et similia quotidie in
derisionem ecclesiasticae jurisdictionis per taies fictitios officiales gerebantur.
El quod magis est, non erat, vel saltem raro erat aliquis , qui bis monstruosis
attenlatis condoleret , ne dicam contradiceret. Sed potius pro ludo ista habe-
bantur, et* (sicut communiter fieri consuevit) laïcos et homines seculares
novitatum avidi sibi fautores favorabililer constituerunt. Et inde erat , quod
nullus ausus fuit praefatos derisores corripere, et post consequens minus
aliquis praesumpsit eis prohibendo legem imponere. Quare dominus epis-
copus, bis sic se habentibus, per suum capitulum celeriter vocatus venit
Leodium, et indicto capitulo, multae querelae a diversis partibus et deputatis
QuereUe .pud epi.co- oppidorum coram domino episcopo exstiterunt propositae, causatumque est
r."p,!rofficuîer ibidem de dissimulatione dominorum episcopi et aliorum , ex parte ipsius offi-
cialium et commissariorum. Et quia anle aliquot annos contra fiscalium et
procuratorum exorbitationes nullum appositum fuit remedium , ideo necesse
* Forlasse iegendum sine.
CHRONÎCON.
11
erat, quod consequenter haec redundare inciperent in ipsum dominum, imo
finaliter malo auspicio in totum communem populum. Quod heu! tandem
damnabiliter vidimus impletum. Praeterea ordinatum ibidem tune erat quod
magistri cum certis deputatis , per comitatum Lossensem ac in aliis locis op-
portunis , debitam de praetaclis inquisitionem facere deberent et inquisita di-
ligenter referre. Sed cum causa inquirendi deputati ad Tungrim venissent,
non suntpermissi inquisitionem facere, sed per Tungrenses sunt prohibiti,
et sic vacui ad propria sunt reversi. Porro alii deputati, missi per alia loca
comitatus Lossensis , reversi sunt feria qiiarta anlePascha. Unde post octavam
Paschae venerunt Leodium magistri civium singulorum oppidorum , sollici>
Untes quatenus coepla inquisitio sortiretur effectum. Quibus adhaesit domi-
nus Raso de Lintris , alias de Heers, principalis tanquam contra procuratores Raso de Hem.
executor. Praeterea dominus Leodiensis , iiolens se partem facere cum pro-
curaloribus , proteslatus est se ignorasse procuratorum excessus , et omnia
facta fuisse sine ipsius consensu. Quare factum est, quod ipsemet dominus
episcopus una cum magistris civium et aliis consulibus et juratis in unam Episcop. officî.i«
sententiam conveniret, quatenus oranes de curia sua officiales, videlicet sigil- "««l'^t^niur.
lifer, cancellarius, officialis, notarii et quicumque alii, coram scabinis cilandi
vocarentur. Item et collectores archidiaconatuum cum notariis et procura-
toribus sunt vocali. Qui comparentes una cum aliis praetactis omnes juxta
sua démérita exstiterunt condemnati , et ad certas pecuniae summas exsol-
vendas sunt adstricti , quarum tertia pars debebatur domino episcopo , se-
cunda pars oppido, ubi condemnatus moram trahere putabatur, et alia tertia
pars solvebatur civitati Leodiensi , vel aliter juxta exigentiam personarum et
locorum. Unde penullima Aprilis proclamatus est Nicolaus Sonck condem-
natus in tribus millibus florenorum Rhenensium, deinde Hugo Bock con-
demnatus in duobus millibus , item Kei/art « in trecenlis aureis , item Jacobus
Gorren in ducentis , Johannes Juncù in centum quinquaginta Rhenenses. Et
sic consequenter factum est cum aliis, qui omnes proclamati sunt et mulctati
juxta eorum facultatem et exigentiam , privatique omnibus suis officiis et
coramissionibus , inhabiles elFecti quibuscumque officiis habitis et habendis.
Praeterea et in aliis oppidis facta inquisitione omnes simili modo fuerunt
eadem poena condemnati hujuscemodi vitii rei avari exactores. Post haec
1 Alias Reyart.
12
JOHANINIS DE LOS
tur.
conabalur dominiis episcopus corrigere per favorem et diffinilionem scabi-
norum et magistroruin forefacta et excessus cleri et ecclesiastici status , sed
ad intentionem siiam in hac parte non pervenit, contradictores enim habuit.
Ad Anouium p.iatii Deindc dominiis episcopus multos ex patria Lossensi ad Annulum palatii stu-
epi.copu.voc.tLo.. ^^^^^ ^ocaFC, quae res facile malum potuisset sortiri finem, si ii qui vocaban-
tur potuissent sibi constituere capitaneuin. Interea cum haec et quamplura
similia attenlarenturhinc inde, quaenimis prolixa sunt mandare scriplis, con-
Ep.scopHnMechiia..« tigit dominum episcopuni Mechliniam pergere ob mortem régis Franciae ,
*■"'"'" quia fama erat , quod dux Burgundiae Delphinum, in Brabantia exulantem ,
armata manu deberet in suum regnuni deducere. Verumtamen statim post-
quain rex novus in suo regno receptus fuisset pacifiée , nuntialum est Leodii,
quod ipse rex proponeret se de Leodiensibus vindicUm suniere , pro eo sci-
Re,Fr.nciae.Leod.en. licct quod Lcodieuscs dcfuncto régi ipsius patri favorabiles exstitissent, pac-
,e, min-D.. plaça- ^^^ ^^^ foedus cum ipso habentes , de tradendo videlicet filiuni exulem ad
manus patris ipsum persequentis. Cujus indignationem régis ipse dux Bur-
gundiae, coram rege in terra proslratus, pro Leodiensibus orans , opportune
curavitexstinguere. Dominus autem Leodiensis nactusopporlunitatem, nie-
mor injuriarum in causa jurisdiclionis suae violatae, studuit oleum adhibere
caraino, de injuriis sibi et suis illatis coram rege, prout ferebatur, conques-
tus. Nihilominus tamen per litteras ad Leodium direclas \isus est suadere
Leod.ec,iu«ieg.t.o in civibus suis . quateuus honcstam legationem Leodienses ad regem indignatum
^*^'"^ destinarent, si forte iram régis ralionabiliter placare possenl. Quod et fac-
tum est. jNam missi sunt magistri civium una cum nonnullis aliis sapienti-
bus et eloquentissimis viris accurate ad taie negotium explendum deputatis.
Exeuntes ergo a Leodio cum quodam capitaneo a rege raisso, infra octavam
sancti Aegidii tandem favorabiliter coram rege sunt deducti , atque ab eo gra-
tiose praeler spem fuerunt suscepti, non obstante insimulatione qua satis cri-
minabiliter apud ipsum regem exstiterant accusati. Adeo enim apud regem
successu temporis gratiam meruerunt , quod nonnuUi eorum, qui missi
fuerant, insignibus militaribus insignirentur , quorum videlicet advocatus de
Leers unus exstitit , et alter dominus Johannes de Saranio. Magister vero
Aegidius de Meess recusavit sibi tantura honorem adhiberi , pro eo scilicet
» Cfr. De Reiffenberg , i/emciire sur /<; séjour 14i>6 à 1461. ( Noot. Mémoires de l'acade.ie
que Louis, Dauphin de Viennois, depuis roi sous royale des sciesce» et belles-lettres de Brux. ,
le nom de Louis XI , fit aux Pays-Bas , de l'an lom. V.)
CHRONICON.
13
quod terram seu dominium temporale minime haberet. Praeterea ad petitio-
nera eorum , qui in hac parte legationem Leodiensium strenue sunt executi,
sub protectione seu salvagardia Leodienses ab ipso rege jam bene pacato
bénigne sunt suscepti. Igitur dominus episcopus a Francia ad Bruxellam
reversus , coepit valde rigorose procul dubio contra suos cives procedere , imerd.ctu»
cuncta oppida comitatus Lossensis una cum civitate Leodiensi interdicto sup-
ponendo \ et hoc ad instantiam procuratorum , quorum causam ob excessus
contra ipsos perpetratos jam conabatur ipse dominus episcopus ordinaria
auctoritate studiose defendere. Appellatum tamen nihilominus est ad me-
Iropolitanum archiepiscopum Coloniensem. Qua appellatione non obstante,
partibus hinc inde variantibus , observari coepit interdictum circa finem
Novembris , non sine magna commotione plebis vix mitigari volentis. Qua-
propter oborta est quodammodo quaedam controversia inter clerum et com-
munem populum diversa proponentem. Porro deputati sunt quidam domini
ex parte ecclesiarum, qui una cum magistris civium pergerent ad dominum
episcopum Mechliniae residentem , quaestionem super praetacto interdicto
relaxando quantocius habituri. Qui cum apud dominum episcopum suam
legationem legaliter executi fuissent, revertentes in crastino apostoli Thomae ,
retulerunt ex parte domini episcopi quamdam cedulam, cujus tenori si Leo-
dienses inlendere vellent , tune diaeta una vicesima Januarii in Trajecto
habenda foret. Igitur contentis praetactae cedulae spretis , et per consequens
praelibata diaeta in Trajecto habenda non admissa , multiplicari coeperunt
mala m patria , quippe civibus tumultuantibus contra consiliarios et fautores
episcopi, quos perpetuo a patria proscribi procurarunt. et e contra domino
episcopo nimis suo consilio suoque sensu inhaerente, quibus raagis rigore uti
hbuit quam modo, contra id poëticum : Omm'hcs adde modum, etc. Ouam
abusus modi toti patriae postea fuerit contrarius et nocivus, heu ! in sequen-
tibus postmodum lamentabiliter patebit.
Igitur omissis multis quae per singula recitari nimis prolixum esset. ad
7^^^^'^S ""T"^' '" oppido Trajectensi circa principium Januarii ...... ..,,..„
anni L\II celebrandam, accesserunt Trajectum una cum magistris civium
praelat. ecclesiarum atque alii deputati ex singulis rainisteriis. Ubi cum plu-
nma pluries per doctos viros, ex parte archiepiscopi Coloniensis missos pro
' Cfr Foullon , op. cit. tom. Il , part. I , tene Amplis., collect., tom. IV, p. 1250.
p. 5« , et Adnanu» de Veteri Busco , apud Mar-
14
JOHANINIS DE LOS
tum inillia llor
ceii'
au
reoruin
bono pacis, pro relaxalione interdicii proponerenlur el pro concordia inler
partes habenda, etiam ex parle ducis Burgundiae vicem suam interponenUs
salis opportune sollicitaretur , tandem posl plures conventiones penitus nihil
factum est seu conclusum , quod relatione posset esse dignum. Porro legati
ex parle ducis Burgundiae , audientes suum dominum febribus laborare ,
nerolio infecto ad sua loca quantocius abierunl. Deniciue pro bono pacis non
cessabant laborare boni viri , prout episcopus Tornacensis ^ cum alns nobili-
bus hominibus ducis Burgundiae denuo ad Leodiuni deslinatis, habent.bus
commissionem quomodo modus in^eniri possel, per quem dommus episco-
pus in suam civitatem pacifiée reduceretur, cunctorum offensis hinc mde
dimissis. Quod cum facile fieri non essel possibile (quippe hmc mde parti-
bus in suo rigore perseverantibus) , nam episcopus centum millia floreno-
■ rum aureorum pro suis expensis in diversis locis faclis pro subsidio exigebat,
atque ut reverterenlur ad civitatem proclamali ac sui occasione bannili , in-
slanter volebat. Ex adverso vero cum praetaclis episcopi Leodiensis petilioni-
bus Leodienses cives semper populariler lumuUuanles nequaquam salisfacere
vellenl , sed magis tanquam malos episcopi coosiliarios peipetuo merito rele-
pandos decrevissent . el denuo novo a sede apostolica interdiclo mipelralo,
omnis iraclatus cunclusque labor vices suas interponenlmm cassalus est et
in vanum exslitil habitus. Et sic factum est, quod in dies malis prioribus
peiora mala damnabiliter succédèrent , el omnis spes pacis el concordiae mter
dominum episcopum et suos cives fere penitus adempta essel, praecipue ideo
quia cum continuo dominus Leodiensis a sua palria absens esse mallet, et
omnis lex et justilia , domino episcopo sic volente, ubique dorm.laret, per
totam patriam injustitia suum caput erigere coepit, et hoc eo violentms et
insolentius quo temeritati et improbo malignantium ausu nullus probus con-
tradicere praesumebal. Interea vero quid de novo apostolico mlerdiclo m
mense Septembri posito fieri deberet , cum plurima conlingerel haesitatio ,
aliis cessarevolentibus, aliis appellationi inhaerendum esse putanlibus, tan-
dem appellatum est a papa minus consulto ad ipsum melius consultum. iNihi-
1 Guilielmus de F.llalre , Burgundio , ordinis leo.e. , denique anno MCCCCLX ad Tornacen.e,
S Benedicti monachu» el abha» S. Bertini Au- nomioalu^fuit. Librum gallico .d.omale .^r.p..t
domaropoli, iavore Philippi Boni Burgundiae de ongine el praerogalivi. ord.n,. Aure. Velle-
duci. , cuju. ob.equii. prideo. addiclu» erat , ri., cujus cancellariu. a Ph.hppu ^"-(uer^i
primum ad infula» Virdunen.e. , inde ad Tul- constitulu.. Clr. B.bhoth. Belg., lom. I, p. 402.
CHRONICON.
15
tclum tnmsrcrri
lominus tamen magna exslitit facta consultatio inter doctores Colonienses
diversimode in hac parte sentientes. Quibus non obstantibus, pro majori eau-
tela observatum est interdictum , excepto quod aliqui ex mendicantium ordi-
nibus propter terrorem civium divina officia ad tempus publiée celebrabant.
Dominus autem episcopus auctor interdicii et cessari procuraus misit ad vil-
licum Leodiensem, jubcns quatenus ipse virgam deponeret et scabini sedes Tr.ie
suas m Trajecto tenere deberent, omnemque ecclesiasticam jurisdictionem i.uulr'""" '^' "
una cum ofhcialis curia el sigillo ad oppidum ïrajeclense transferendo. Sed
el sacros ordines post festum exaltaUonis sanclae Crucis per suum suffraga-
neum * in Trajecto celebrari instiluit. Praeterea circa médium mensis Octo-
bris misil civitas Leodiensis nobilem legationem tam ex ecclesiaslicis quam
ex seculanbus sapientibus viris versus ducem Burgundiae , gralia sanum con-
sihura habendi. Sed quid factum fueril non facile percipiebalur , nisi quod
cum mox Leodium essent reversi , slatim denuo ad Bruxellam properare cu-
rabant , ubi diaeta commune bonum concernens teneri debebat. Quae tamen
difficilem sorlita est effectura. Interea enim dominus episcopus missis litteris
ad Leodium, ipso videlicet die omnium Sanclorum, voluit quod Leodiense
capitulum una cum secundariis ecclesiis se transferret ad Trajectum Super
quo magistri civium , in die Animarum , in capitulo Leodiensi coram domino
decano et suis canonicis projecerunt in medio excommunicationis processus.
Sed ubi decanus legendo aliquantulum mateiiara intelligeret , omnia a se
rejecit, obtestanlibus magislris quod coeptam appellationem prosequi vel-
lent, non curando quidquid inde evenire posset. Porro in craslino S. Huberti
dorn,n, de majori « ad capitulum sancti Pétri convenerunt una cum aliis eccle-
sus et deinde ad S. Lambertum descenderunt, ubi conclusum fuit, quod
cert. depulati ad dominum Leodiensem mitterentur, de translationis neLio
se excusaluri. Quos itaque missos dominus episcopus audire in suis commis-
sionibus cum recusaret, dicerelque se amplius nihil requirere ab ecclesiis
quam quod SUIS antecessoribus exhibilum novisset, etc.; propter quod in
crasl.no ecclesiae ab hac sui episcopi sententia appellaverun. Circa ha'ec tem-
pera e eeti sunl per vicos civilalis Leodiensis capitanei , pro eo quod fama
venerat quahter cmtas Maguntina per suos cives îradila ;x^slitisset!'
Demde décima Decembris receptus est Leodii cum summo honore et clan- .... .,. ....
» Johannes, episcopus Liberiensis. Cfr. Ernsl, pap. 157
Tableau hist. el ckron. de, suffragan, de Liège, 2 Eccieûa.
Leodium venît.
16
JOHAlNiNlS DE LOS
CHRONICON.
17
pore buccinariim quidam vir nobilis, unus praesidenlium parlainenli reg.s
Franciae , prout ferebatur , ex parte régis raissus primum ad ducem Burgun-
diae . deinde ad episcopiim Leodiensein et quidem ad totam communitatem
civitatis Leodiensis. etc. Hune praefatum régis coramissarii.m magistri civium
circuraduxerunt per singula monasteria civitatis , exhibentes se plurimum fa-
Torabiles et gratiosos, propinantes eidem, antequam recederet a Leodio, vasa
arpentea pretiosa multa. ponderis .idelicet xliij raarcharum , cunct.s etiam
ipsius suoruinque expensis solutis, ac insuper tota ejus familia nov.s vest.-
mentis decorata , cui pro bibalibus summa quinqi.aginta Rhenensium dice-
batur propinata. Hic praelibatus dominus toto tempore, quo m istis partibus
fuit , spatio videlicet quasi quatuor mensium . valde pro pace et concord.a
fideliter se exbibere studuit, personaliter in diaetis diversis comparendo. quae
vel Trajecti vel etiam Bruxellis seu quocumque alibi tenebantur, régis ne-
potium strenue exequendo, et praecipue in causis, quae ad pacem Leod.en-
sium erant, prout in commissis habuit, integrum se virum et fidum exh.buit.
Sequenti vero anno , qui erat LXIII, penultima Martii, missus legatus
.PO.O..C. ie«,u .nur. apostolicus ^ vcuit ad urbem Aquensem , ubi auctorilate apostolica fec.t vocar.
IZl^T"" '^' dominum episcopum Leodiensem et burgimagistros Leodienses, uua cum ains
magistris oppidorum comitatus Lossensis : ubi cum plurima fieret altercatio
inter partes , scilicet inter episcopum et suos cives , quos ligatos a se censuris
teneri gloriabatur episcopus. Magistri ex parte civium nuUura voleban! mire
tractatum, nisi prius tollereturinterdictum. Ad quod consilium episcopus con-
sentire noluit , nisi de offensis domino episcopo prius esset satisfactum. Do-
minus vero legatus interponens vices suas, suadebat Leodiensibus de cautione
ponenda, ad tenendum irrevocabiliter, videlicet ea quae domini de Rota jiidi-
caturi essent. Cautio vero erat centum millia Rbenensium. Magistri autem
reversi ad propria . post Pascha per dominum legatum denuo sunt citali ad
certum diem. Quibus comparentibus , dictus legatus multas proposuit vias
ad inveniendum pacis modura, sed neque etiam bac vice voluerunt Leodienses
intrare aliquem tractatum, nisi prius tolleretur interdictum. Quod legatus
renuit facere, nisi reintegrata jurisdiclione ecclesiaslica . et caetera similia.
Cives autem cum magistris importune instabant apud ecclesias de organis
suis resumeodis , mediante nova denuo appellatione interponenda. Quod cum
t Nunlius apostolicus , a Pio II missu. ad in- dum , erat Pelru. Ferrici , decretorum doctor .
terdicti causam eiaminandam, illudque relaxan- electu» episcopus Tj rasonensi».
ecclesia facere non auderet, petens sibi usque in crastinum dilalionem deli-
berandi et terminum mitlendi ad urbem, quidam rainisteriales, mechanici
prout fabri , sua officia statim voluerunt claudere contra clerum : quod ta-
men non est praesumplum. Deinde statim dorainica die, octava Maii , cives
in palatio congregati nolentes esse sine lege , petebant instanter legem debere
habere cursum . volentes insuper sibi facere mamburnum , volentes desuper
probare amicos et inimicos. Cum autem haec et similia saepe tentarentur
tandem coopérante domino legato, qui improbitates nostrorum nonnunquam
patientissime suslinuit, litterae de cautione sufficienti praeslanda primum per
Leodienses, licet difficillime ad hoc induclos, sunt sigillatae; sed et non minus
difficile aliorum oppidorum consensus est ad sigillandum acquisitus. Itaque
litteris praetacl.s sigillatis, deputati civitatis et oppidorum perrexerunt ad do-
minura legatum in Aquisgrani commanenlem, pelentes interdictum relaxari
debere. Qu, bénigne hoc se facturum respondebat, reintegrata tamen prius
domin, episcopi jurisdictione. Quapropter non diu postea post proclamalam
in Leodio juiisdiclionem episcopi ac restitulam, ipsamque debere deinceps
habere cursum , et sub poenis et censuris ecclesiasticis a nemine lemere infi in,
gendara. slalim post missa est ad Leodium relaxatio interdicti. hora quinla
post vesperas , pulsalis campanis et cantantibus Te Deum laudamus. Praeterea e t .
Ai^m\nt,i, \ ^^A' • '11 1. , ** "^*'*^' *=« Episcopus Leodium rc-
dominus Lcod.ens.s, qu. adhuc d.cebalur eleclus, pro eo quod nondum erat ;rc'.ZUr"-
. in sacris consl.tutus, dominica posl feslum Tcnerabilis sacramenti, exceplis
proclamalis et a civilale bannitis episcopi fautoribus , in suam ci.italem est
reversus , sua elecla familia stipatus. Igitur in crasiino sancti Johannis Bap-
t-stae, capilulo ad hoc indiclo, cum dominus episcopus peteret sibi concedi
sua proposiU, et civitas e converso repeteret sibi restitui prout prius omnia
et neulra pars alleri .oluisset cedere, timc ecce suspensa manserunt ulriusl
que partis pro,K.sila universa. Dominus autem episcopus transferens se de
loco ad locum, nunc videlicet ad Huyum , nunc vero ad Trajectum et ad
CuriDghen , se suis Leodiensibus non satis confidens , meruit commendari per
hueras a duce Buigundiae ad Leodium destinâtes comminante. quod nisi
via juris et non de facto in faciendo inquisitionem Leodienses procédèrent
praeser m. cum ad hoc apos.olicus legatus requisitus in urbe Iquensi resil
deret tune no» posset ipse neque ejus filius Carolus sui nepotis , episcopi vi-
dehcet , illatas injurias amplius dissimulando pertransire , sed assLtentiam suo
nepo.i opportune intenderet adhibere. In crastino vero Aegidii, cum AoZ
la
JOHANMS DE LOS
nus episcopus Trajecti esset , missi sunt quatuor canonici majoris ecclesiae
ex parle capiluli , ad remandandum ipsum dominum episcopum et ad inqui-
rendum an ipse haberet a summo ponlifice ulteriorem dispensalionem super
videlicet sacris ordinibus non suscipiendis , quia consules et magistri civium
requisierunt in capitulo, quod bona episcopatus sequestrari deberent , quia
Liidovicum de Borbon non tenerent pro suo domino, nisi aliud ipse osten-
deret, etc. Dominus autém episcopus ad se raissis respondit deputalis, quod
adhuc ipse ad minus haberet annum . infra quem se posset facere promoveri
ad sacros ordines , quamvis etiam aliam dispensationem non haberet. Insuper
ad tollendum scrupulum dixit se impetrasse bullara novae dispertsationis , qua
papa secum dispensasset , donec Iricesimum suae aetatis implesset annum.
Sed et ideo dicebal se non facile venire ad Leodium , quia nesciret quos secum
deberet adducere, pro eo quod yix aliquis de consilio vel ejus familia suis aemulis
esset gralus Leodii existentibus, quorum insidias oplime foret expertus. Cum-
quedeputatiinstarent, petentes copiam buUae dispensationis ipsius episcopi ,
respondit se non nisi judicialiter id facturum. Praeterea cum haec et plura
alia fièrent, qiiae nimis prolixa essent scriptis mandare, et cum jam dommus
episcopus nonnunquam ad Leodium revocatus redire non curaret, negotia
patriae intérim ad détériora disponebantur. Quae res etiam in ea parte aug-
mentum sumpsit , quo inter quosdam magnâtes patriae ob privatum odium
Ducordi. inter B.,o- iutestiua bclla succrcsccre videbantur. Nam inter dominum Rasonem de Heers-
î::nt aXlir castri alias Lintris et domicellum Johannem de Hamalia capitale diu viguil bel-
lum, in quo, persecutione durante, plurimorum se partes facientes dexteram
manum seu pedem abscissos amiserunt, praeter quamplures alios occisos ac
alias maie tractatos. Magna denique ubique crescebat partialitas ac multorum
implacabilis animositas , propter quod spes pacis seu Iranqiiillilatis nulla erat.
Dominus interea legatus videns rem patriae Leodiensis quoad concordandura
partes arduam et satis difficilem , expleto debilo legationis suae, in mense Oc-
tobri recedens ab Aquis, accessit versus Treverim. Hoc etiam terapore facta fuit
D-tinense.. Lcodii iuquisitio dc iis, qui rcccpisscnt bona dudum confiscala eorum qui dicun-
tur Datinenses ; et fuerunt inventi plures, qui levarunt praetacla bona, nu lia m
reddentescomputationem : propter quod quidam lanquam furli obnoxiise ab-
sentaverunt, unde et proclamati sunt et banniti , reputali veluti fures et perjuri.
Quidam tamen se redemerunt, taxati unus pro sexcentis Rhenensibus, alius pro
dùcentis et alii aliter atque aliter, juxla singulorum qualitatem et facultatem.
CHRONICON.
19
IC-
ser-
In mense Decembri fratres Praedicatores et Minores revertentes ex urbe pr.edicaioribu$ et mi-
. , II'- noribus poenilenlia
exhibuerunt in capitulo Leodiensi buUam continentem modum absolutionis , imposua ob imerdi
/~< ¥ 1 • • !• 1 lum ab ipsis non SI
quo videlicet absolvi deberent a decano S. Lamberti , quem judicem elegerant , vaium.
fatentes humiliter , genibus flexis , se gravissime deliquisse ob videlicet inter-
dictum per ipsos non satis bene observatura. Quos quarta dominica adventus
Domini dominus decanus Leodiensis , sedens in medio ecclesiae sub corona
post processionem factam , eos coram se humiliter prostratos et culpam con-
fitentes, emendam spondentes absolvil, injunxitque poenitenliam salutarem
satisfactionis loco, quatenus scilicetipsi sic absoluti dominos de majori ecclesia
unacum aliis secundariis rogarent de una speciali missa habenda , ad quam
processionaliler convenire deberent , prout moris est , omnes ecclesiae , quo
etiam die ipsi tanquam rei jejunare deberent in pane et aqua , sicut et post
Pascha, quo etiam bis in hebdomada in pane et aqua jejunare de injuncta poe-
nitentia deberent usque ad Pentecostes festum.
Notandum quod hoc anno ignis casualis combussit fere dimidiam partem
oppidi Busciducensis. Item similiter in Sciedam oppido Hollandiae, item in
Steinberch totum combustum est infra oppidum , ecclesia et hospitali et una
dorao exceptis.
Hoc eodem anno, dominus dux Burgundiae raanens in oppido S. Audomari
cum rege Franciae, qui circa illas partes venerat , concordiam videbatur iniisse
de Picardia , videlicet restitutis ducisuis pecuniis exbursatis. Item duxCarolus
in Hollandia aedificari fecit castrum in Gorken.
Eodem vero anno , infra octavas sancti Martini , in oppido Brugensi cele-
bratae fuerunt solemniter nuptiae ducis Gelriae, dùcentis in uxorem sororem
episcopi Leodiensis domini Ludovici Borboniae.
Anno praeterea LXIV, cum crebris precibus pulsaretur dominus electus,
quod in civitatem suam reverti deberet , omni rigore seposilo , ipse dominus
praetaclus in sua semper sententia perseverans respondit se velle prosequi
causam suam usque ad finem litis , quatenus patere posset , cujus causa vel
bona vel mala esset.
Praeterea hoc anno circa finem Martii,>tiuntiatum est Leodii, quod dux dux Burgundiae med,-
Kurgundiae, proponens expeditionem facere contra Turcos, impetrasset contra Turco»
apostolicas bullas de recipiendo videlicet décimas omnium beneficiorum , in-
fra limites suae patriae situatorum. Item et quod papa réserva verit sibi per
triennium decimam etiam omnium bonorum et reddituum ecclesiasticorum
1464.
20
JOHANNIS DE LOS
CHRONICON.
n
in usus expeditionis contra infidèles. Quapropter ccclesiae m.ltenlcs ad dom.-
num episcopum Trajecti exislen.era, ejus implorantes consilium et au..l.um,
nuibus dominus episcopus, accepta dilalioae respondend. , tandem d.xit se
non credere .,uod suus avunculus , .idelicet dux Brabanfae , al.(,u.d quaereret
contra clerun. Leodiensis patriae, nequc bullan. impetralam .ta esse .oteUi-
,,er.dam. \tque etiam si et in quantum dux praetactus ila pularet et mtell-
tre vellet. hoc tamen credendum esset de mente papae non esse, cum papa
optime nosset clerun. Leodiensis ecclesiae et slatu.n ipsius patr.ae , etc. Haec
autem res,K.nsio don.ini episcopi recitata in capitulo Leod.e..s. cuncl.s sat.s
arata exstitit. Nihilominus ta.nen post recitationem apostol.carura bijllarum.
Le quinque dicebantur nun.ero, sed solum très fueruntpubl.ee lectae .n
capitulo S. Pétri Leodiensis, etiam praesentibus inibi qu.busdam canon.c.s
S Lamberli, deputati sunt ex ecclesiis, etiam de consensu forens.um eccle-
siarum, quidam domini ecelesiastici, qui pergentes ad dominum duce.n roga-
rent ea quac pacis sunt, impet,aturi insuper quoad proposita d.lat.ouem tnum
aut quatuor mensium , quatenus intérim ad papan. raittere possent, etc. ; sm
autem, cum terminus brevis sit et negotium arduum, med.ante appellat.one
interpouenda, metropolitanus etiam in bac parle consulendus esset. D.ctum-
que ^t consilio ducis in Insula Flandriae existentis, quod s. dux m propr.a
Irsona contra Turcum pergere deberet, tune eidem grat.ose s,.bven.re vcl-
Unt condescendendo, non tamen quoad deciman. al.qu.d s.b. consenUendo ,
prius tan.ea bulla cassata. Intenta circa festum l'enteeostes , Anton.us bas-
Ldus, filius natu,alis ducis Philippi, recessit a porlu de Slus.s contra Turcos
cum mulU manu armata. Praeterea dominus dux descriptionem fier, fec.t
generalem in Brabantia de domibus divitum et pauperum et ...d.fferenter ma-
irnis et parvis, arrestataque sunt voeriscapia', etc.
. V Hi» Tero lemporibus dominus abbas S. Jacobi Leod.ens.s c.tatus est cor^m
"'^l^^'-ïr"- , ";„ ^„ „,.,^„7e apostohco in Aqu.s adbuc résidente, propter videlicet mo-
rara et minorem diligentiam factam in exlrahendas copias litterarura or.g,-
nalium ex archivis, juxta commissionem sibi pridem facUni , qua per vid.mus
dominus episcopus sua jura exhibere necesse fuit. Ne ergo abbas praetactu.
excommunicationem se., alias censuras incurreret, habuit in propr.a persona
coram domino legato se exhibere, longiori termino ad i..ju..ctum negot.uœ
I Vecligalia raliooe juriKlictioDi. .wriM MU in C/ou. »erb. cil.
poerint a lenenlibu» pracstaDda. Cfr. Du Cauge
pu};natuni.
perficiendum acceplo. Igilur, testibus productis et copiis litterarum per ab- sentemia codu» lco-
batem S. Jacobi diligenter extractis et in judicio exhibitis , ad decimam
Septembris cilati sunt ad Treverim , per oratorem seu legatuni apostoliciim ,
dominus episcopus Leodiensis et otticiales sive rectores communitatis civitatis
Leodiensis, ad videndura et audiendum ferri sententiam super attentatis. Quo
cum parles die et hora indicta hinc inde comparuissent , lata est sententia
contra Leodienses propter attentata *. A qua sententia totus clerus una cum
communi populo simul appel lavit. Ob quam appellationem prosequendam
recesserunt a Leodio versus urbem certi députai i in mense Octobri.
Notandum quod jam hoc anno, in festo videlicet assumptionis Mariae,
obicrat papa Pius, cui statim papa Paulus successit. Item dominus Nico-
laus de Cusa cardinalis S. Pétri etiam bac obiit aestate.
Hac denique aestate, circa finem Junii, propter duos aut très captivos ex
patria Lossensi abductos, et in quodam fortissimo Castro Reyde Geirensis casirum de Reyde e«-
terrae detentos , pro cerlo tamen pretio muictatos, tandem in pace dimissos,
Leodienses animose suas vires cupientes experiri , vocatis sibi in auxilium ex
sing^ulis oppidis Leodiensis et Lossensis patriarum in certo numéro viris bene
armatis et ad bellum expeditis, cum multo apparatu armorum bellicorum ,
per fluvium Mosae sub Trajectensi ponte ad iocum obsidionis devectorum,
nonas Julii, obsessum praefatum castrum mag^nanimiter exstitit expugnatum,
et tandem tractatu mediante hilariter obtentum. Ëxpulsis ergo latrunculis
cum eorum capitaneo Jan videlicet Van Arendael suisque adhaerentibus ,
destructum est castrum per Leodienses cum plurimis spoliis ad propria rever-
tentes. Archiepiscopus autem Coloniensis , antequam exeicitus Leodiensium
ab obsidione praetacti castri abcederet, cum nobili comitiva suorum Leodien-
ses visilare curavit, quibus datis propinis, ipsos magnifiée commendando
honorare studuit.
In iis diebus tractabatur de pace regum Franciae et Angliae, quorum ubi
cum dux Burgundiae mediator esset, venit fama, quod Leodienses post victo-
riara praedicti castri patriam ducis intenderent invadere. Quare rex Franciae
raisit mox-ad Leodium quemdam nobilem virum ^, oclo equitibus comitatuili ,
hujus causae veritatem cupiens cognoscere. Quem honorifice susceptum re-
miserunt Leodienses, de contrario sufficienter edoctum et instructum.
* Cfr. Foullon , Ilitt. Leod., tom. II, part. I,
p. 65, in nol.
2 Tristanclus Ëremila (Louis Tristan l'f/er^
mil€fgrandprévôtde Louis X/j. Cfr. ¥ou\., loc.cîl.
Seditio Diooaoti. Eve
THrdus He Marcha.
1IH.
JOHA]N?iIS DE LOS
Per idem vero tempus Dionanlenses inter se divisi propter dominum Jo-
hannem de Valle mililem , cujus tiirrira couali sunt desiruere , eliam re-
siduura domorura ipsius, omnibus inde ejectis, enormiler invaserunt. lleni
dominus Everardus de Marcha, colleclis apud Leodium armigeris, magnam
vindictam contra suos aemulos exercuit.
Anno Domini MCCCCLXV, circa initiura Janiiarii, Leodienses impatienlis-
sime ferentes quod dominus episcopus abslulisset legem palriae, eo quod
nulla fiebatcoram scabinis justitia , tandem post multas instantias factas de
hac re apud dominum episcopum , \identes se nihil proficere , sumpta occa-
sione ex petulantia ministerii fabrorum , qui jam totum suum ministerium
clauserant contra totara communilatem , statuerunt sibi ad monitionem ad-
vocati deinceps sibi legem fieri. Quae res ex tune concorditer per triginU
ministeria est approbata , et litteris desuper confeclis sigillis sufficienter ap-
Ad»oc.i. «.«rpafo pcnsis ToboFata. Advocatus igitur sic praefectus, quotidie duodecim satrapis
stipatus, tanquam villicum seu scultetum se incunctanter exhibuit in facieuda
justitia, villici officium strenue exequendo. In festo Malhiae aposloli, congre-
gato palatio ad instantiam communis populi , volentis sibi fieri mamburnum ,
respondit Raso de Heers se optime posse procurare de nobili viro cunctis ac-
ceptissimo , \ice et loco episcopi in mamburnum praeficiendo, dixitque Leo-
dienses per totam Alamaniam plurimum commendalos graliam conquisisse,
propter videlicet victoriam circa castrum de Reyde acquisitam. Quae res cum
pétulantes aures multorum satis mulceret, factum est quod sup<?r hac re tola
patria convocaretur , ad sciendura quid facti opus esset. Unde in die nalalis
sancti patris Benedicti comparuerunt in capilulo Leodiensi magistri civium
una cum deputatis oppidorum , de mamburno eligendo tractaturi. Capituium
respondit non esse expediens in parte hac inconsulte seu praecipitanter agere,
sed potius exspectandum , donec nova perciperentur ex urbe. Similiter et no-
biles responderunt. Ad quorum responsum totus populus commotus portas
civitatis claudi fecerunt , siugulorum volentes scire intentionem votaque per-
quirentes. Porro die sequenti misit Carolus Burgundiae, tune dux junior, ad
cives Leodienses amicabiles htteras , requirens quod nihil attentaretur, neque
inconsulte procederetur , quia pro pace facienda spondebat se velle laborare.
Sanehoc non obstante, in crastino quo erat domiuica Laetare Jérusalem, con-
ii.rcu.B.dcnsi,,m.m- vocationc facta in palatio, nominatus est Marcus de Baden , frater archiepis-
bumu. civitau.. ^^. Xpe^ircnsis , ac frater episcopi Metensis, electusque est concorditer in
CHRONICON.
n
mamburnum Leodiensem , alque fere ab omnibus exstitit approbatus. Quem
cum Raso de Heers tanquam ultroneus temeriansve laudis avidus primus prae
omnibus nominasset, diceretque non posse inveniri potentiorem gubernatorem,
quippecum germanus elecli sororem imperatoris duxisset uxorem, mox promp-
tulum se exhibuit, cura aliis sex mililibus ad hoc deputatis , conceptum nego-
tium celerrime exequi velle, non obstante quod quamplures de ministerialibus
clamaverint domicellum Everardum de Marcha mamburnum patriae esse de-
bere. Sed quia praevaluit majoris partis intentio, clamatum est ad Peronem in
crastino annuntiationis viiginis Mariae, quod nemo praesumeret contraire con-
tra sequclam palatii sub poena bannitionis, etc. Dominus autem episcopus in-
terea de Trajecto transtulit se ad Bruxellara , ad quem cum venissent dominus
decanus Leodiensis et alii quidam deputati, rogabant ipsum inslantissime ,
quod ad suam civitatem redire dignaretur. Sed et Huyenses, qui recusaverant
mamburnum esse contra dominum suum recipiendum , eadem petebant; vel
quod sallem dominus episcopus, cui praestilerant juramentum, ad Huy u m Episcopus veoUHuyuo:
veniret, ubi ipsi jurisdiclionem episcopi fideliter defendere vellent. His vero fecmur!''"""* '"'''
auditis, dominus episcopus venit ad Huyum , feria quarta ante Pascha, circa
vesperam. In crastino autem , hoc est feria quinta, consecratum est in Huyo
sacrum chrisma et in sabbato sancto celebrati sunt ibidem sacri ordines, ubi
et episcopus dicitur fuisse subdiaconus consecratus. Quarta vero feria post
Pascha, intraverunt capituium Leodiense ii , qui deputati cum canlore sancti
Lamberti ad urbem missi fuerant , referentes secum litteras et apostolicas
huilas triplicatas, unam scihcet ad dominum electum, aliam ad capituium,
tertiam ad nobiles et cives, omnes tamen unius sententiae et sensus. Quae
cum ibidem recitarentur , supervenerunt magistri et consules civitatis, re-
quirentes a capilulo qualenus, ut decet, electum mamburnum reciperent et
jam nunc juxla bonam spem sibi redditam facerent, quia in proxima domi-
nica jam ventura praetaclus mamburnus Leodium venturus esset. Domini
vero accepta dilatione respondendi, feria sexta sequenti dixerunt, juxta id
quod prius dixerant, scilicet quod eum, quem cives satis insulte eleperant,
non essent recepturi , nec ad juramentum neque ad aliquem actum , nisi vide-
rent provisionem ei factam aperte et manifeste, quam etiam publiée haberent
ostendere et exhibere. Vénérant enim jam ante duos hos dies ex parte repis
Francae, quibus rex videbatur commendare comitem Nivernensem , quate-
nus ipse cornes reciperelur in mamburnum. Nam ante aliquot dies fereba-
!
24
JOHANNIS DE LOS
tur. quod pnielibatus cornes Nivernensis, cum armata manu descensuriis in
Brabantiam^ intenderet capere possessionem patriae Brabantiae , tanquam
proxiraior haeres. volens Carolum futuriini ducem de invasa quasi posses-
sione privare. Veneruni etiani supplices lillerae eodem die domini episcopi
humiliter pelentis. Sed el Huyenses eliam venienles cum plurima inslan-
tia, etc. Sed nec ipsi sunt auditi. Parabatur enim palatium cura raultimoda
pompa ad obsequiose advenlanlem mamburnum honorifice suscipiendura.
M.mb«rpMn mit.iem lutravil igituF civitalem exspeclalus mainburnus antiepiscopus feria secunda,
ingre»u.. ^^. ^.^ praeccdenli , in octavis Paschae videlicet, desideranler sperabalur
venturus. Cui advenienri omnis bonor, prout episcopum decet, a cunclis est
exbibitus. Porro cum in foro venisset nosler mambunius duobus comitibus
nobiliter comitatus, una etiam cum fralre suo qui erat marchio de Baden,
septingentis, prout dicebatur. liomicidis, qui cum ipso inlraveranl, clemenler
induisit, ipsosquc, ut moris est, liberos fecit. Veniens autem anle gradus ec-
clesiae, de equo descendit. Quem reverenter susceptum Raso de Heers intro-
duxit usque ante chorum , et cum vesperae essent canlatae et ideo chorus
clausus, per quemdam capellanum apertus est chorus, quem ingressus facla
brevi oratione deductus est per Rasonem praetactum ad palatium accuiatis-
sime festivandus. Itaque per comraunem populum non minus quam novus
episcopus est reverenter intronisatus , sed per clerum minime est receptus.
Vocatusque Marcus de Baden regens et gubernator ac administrator civila-
tis patriaeque Leodiensis , necnon ducatus de Boulhon et comitatus Lossensis,
et hoc tertio die post juramenta praestita , quibus se obligavit. Sed et fraler
ejus marchio de Badeîi obtulit se litteras velle sigillare, el cum tota sua
potestate assistentiam praebere. Postquam igitur noster mamburnus apud
Dionantum, apud ïudinum et Covinum cum omni gloria et honore magni^
fice fuisset receptus , ad Leodium denuo est in octavis Philippi el Jacobi re-
versus. Quo cum essel, indictum est palatium in profesto S. Servatii, ubi
lune fraler episcopi novi fecit juramentum , ponens digitos suos super imagi-
nera Crucifixi in missali depicti , secundura litteras allegationis sibi datas.
Similiter juraverunt post eura magistri civium omnes, deinde oranes nobiles
qui praesentes convenerant. et post eos scabini el lune comraissarii et conse-
quenler alii elalii. Et ad hoc spectaculum Raso de Heers lenebal librum , qua-
tenus inde fieret perjurii auclor, quo ad profanura juramentum praestandum
contra proprium suum dominum leraerarius erat insligator. Ordinatum quo-r
CHRONICON.
25
que fuit, quod quicumque infra Ires dies fidelitalis juramentum novo domino
non praestaret, extra synagogam (ut ita dixerira) fieret, pro inimico reputan-
dus. Postea vero cum Marcus de Baden praefalus , in Tungri , in Los el in
aliis oppidis intronisatus honorifice, fuisset ad Leodium reversus, quodam die
ad hoc constituto , capilulum intravit una cum magistris et consulibus civita-
tis , petens responsum planum super iis quae pridem jara proposuerat , de
videlicet adhaerendo cum communilale contra Ludovicum de Borbon , ad
cujus depositionem procedendum esset communi consensu contra eum arti-
culis datis, deque etiam appellalione inlerponenda , si forsitan opus esset.
Haec autem el similia cum non solum nunc sed el aliis vicibus dominis decapi,uiumn.amburnu„.
capitulo proponerentur, quae salis dura videbantur, respondit ex parle cleri '•"^''''"^'^ '^"^'^ "
dominus decanus , (( quod scilicel bene conslaret ecclesiam eatenus ultra mo-
> dura ob plurimas expensas in causa parlium hinc inde factas esse gravatam
« et adhuc posse gravari , videlicet in raittendo et remittendo deputatos ad
) urbem et ad alias diversas diaetas , etc. ; et quia summus ponlifex reputaret
ipsos ecclesiaslicos non fidèles mediatores sed laïcorum magis fautores :
> quibus lamen non obstantibus , paralos se fatebanlur facere assistentiam
' quantum possent, honore suo el juramentis suis salvis, alque salva etiam
) suarum animarum salute et obedientia sedis apostolicae , cui utique seraper
obediendum necesse est , vellentque manere filii obedienles in gremio ma-
ins ecclesiae. Nihilominus lamen , si adhuc opus est, et ila foret expediens,
> adhuc redderent se paratos ad mitlendum seu scribendum versus curiam
> romanam suis expensis in causa , quae pendel indecisa inter dominum el
suos cives. Dictumque est, quod aliud ecclesia non possel salva conscienlia
dare responsum, quod probare facile est per sacram scripturam el per
omnia jura. » Tradita vero sunt haec omnia in scriptis.
Praeterea vero in die nativitalis Johannis Baplistae, missae sunt cedulae per mterdi
uni versas ecclesias Leodienses, de resumendo videlicet inlerdictum quod hac-
tenus fuerat relaxatum. Unde factura est, quod clerus multum perplexus,
cum angustiae essent undique, ab una propter timorem laïcorum , et ab alia
parte ne tanquam inobedienles censuras incurrerenl, el inde profani et irre-
gulares haberentur, nesciebanl inter haec quid magis eligendum essel, prae-
cipue cum limèrent, quod nulla inlerposita appellalio locum haberel, maxime
pro eo quod papa personaliler viva voce depulalis ecclesiarura intentionem
et menlera suara expressissel. Cura itaque denuo hac de causa clerus in die
4
iictum resunien-
dum.
26
JOHANMS DE LOS
Johannis et Pauli congregalus esset , ad videlicet deliberandum (juid facien-
duni esset, praesertim cum terminus expiraret , et quatuor menses juxta
tenorem bullae appropinquarent . accepta adhuc dilalione octo dierum , in-
térim accesserunt decani ecclesiarum cum aliis dominis coram rejrente seu
mamburno necessilatem , qua constringebantur, exposituri , ofiFerentes se
promptos ad mittendum pro ulleriori relaxatione ad papam. Inlerea post
quinque aut sex dies advenit nunlius jamdiu exspectatus ex urbe cum litteris
comminaloriis, insinuantibus papam nulio modo amplius velle prorogare ter-
a.u, civH.te en. miuum . et nonnulla similia. Quare perplexi et conterriti domm. de ecclesns,
"** malenles obedire mandalis apostolicis, furorem populi cupientes declmare,
coeperunt occulte a civitale recedere et unus post alium, quo melius poluit ,
seae, .B,enuu™ -nv.- a futuro pcriculo studiosc sc ipsum subripere. Quo percepto , cives et minis-
•*""'"" teriales fugilivorum domus violenter invadentes , cunctam eorum substan-
tiam conati sunt auferre, confringendo quidquid occurrere potuit. Quod
videntes domini qui remanserant, non sunt ausi sua organa suspendere,
maxime cum malevoli studiosissime nocte ac die , an campanae m ecclesns
pulsarentur aut cantus intermitteretur , observare curabanl. Quare necesse
fuit si evadere manus persequenlium debuissent viri ecclesiastici , tam m mo-
nasteriis quam in aliis ecclesiis , cum protestationibus et aliis cautelis, more
consueto divina officia cum timoré tanquam coacti peragerent. Verumtamen
sedato populi furore, proclamatum est ad Peronem sub poena capilis, quod
ablata deberent reportari ad palalium, et de contrarium facientibus débita
fieret inquisitio, vel tandem potius proprium ad locum restiluerenlur. Si-
quidem non diu post ex palatio ad forum devecta spolia canonicorum publiée
proslituta vendebantur, nemine audente contradicere. Verum paulo anle ex
parte régis Franciae quidam nobilis dominus , a Dionanto per Leodienses
ductus ad civitatem, \isus est Leodienses implorare in auxilium, casu quo
rex Franciae contra ducem Carolum deberet assumere bellum. Praeter hanc
vero legationem nonnullae aliae factae sunt ad Leodium legationes diversis
vicibus de quibus per singula difficile esset et superfluura narrare.
M..H.0 ae B.a« u. Interea vero marcbio de 5Wen, frater regenUs, qui jam ad propria reces-
serat, cum multis nobilibus comitibus ac aliis dominis, comiUtu videlicet
quadringentorum equestrium bene armatorum et desuper rubeis vestibiis
circum araictorum, cum gloria in Leodium sunt reducti. Unde non diu post
invigiliaassumptionis Mariae, solemni indicta processione, ubi abbasS. Jacobi
beiu ingredilur.
CHRONICON.
27
apud sanctum Lambertura celebravit suramam missam , praesentibus domino
régente praefato, una cum fratre suo marchione de Baden, quibus paratus
erat locus spectandi divinum officium juxta feretrum S. Lamberti, ubi evan-
gelium cantalur, ac deinde procedente processione in eminenti loco ante
palatium . quatenus visus ab omnibus admirandus habitus laudera et favorem
cunctorum se spectantium conquirere posset. Cujus talis ostentatio non sine
insidiis fuit; nam statim , pro resarciendis suis expensis, instanler petiit sibi
dari ab ecclesiis integrum subsidium. Quod non consenliente ecclesia, quippe
admodum pauper et exhausta, pro dimidio subsidio tribuendo exstitit re-
quisita. vel quod saltem concederet mutuo certam pecuniae summam. infra
certum terminura restiluendam . Ecclesia vero, meliori modo quo potuit,
importunos petentis laqueos vix declinavit.
Interea nuntiatum est Leodii per magistros civium oppidi Trudonensis Leodioru™ .„ .cio .-
venisse videlicet fere duo vel tria millia armatorum ad oppidum Thenense . ex "'"'"
parte ducis Caroli patriam invadere volentium. Quo percepto, Leodieîisis
populus prae furore ad arma concurrens sine ordine , absque consilio , prout
minisleriales de more habent, sese ad invadendum palrias ducis praevenire
curabant. In die autem decollationis Johannis Baptist^e, ministerium vitico-
larum accepto vexillo ultra Mosam armati coeperunt procedere, non obstante
capitaneorum reclamatione , praesertim cum nondum litterae diffidalionis
missae essent. Deinde sequebantur drapparii , scilicet pannifices, etc., con-
sequenter alia et alia ministeria . atque tandem teraerarii et maie consuiti om-
nes. Quos cum regens etejus fraler marchio nequaquam revocare potuissent,
videntes hommes in sua opinione obstinatos, experientesque populum fero-
cem et absque jugo, non dubium quin ex tune de sua salute inceperint co-
gitare. Quod mox postea patuit. Nam postquam homines nostri sic , prout
diclum est, sine disciplina absque ordinatione ferociter egressi. primum villam
de Herva spoliatam incendio tradidissent , et in crastino circum circa omnia „„..e.ce.a,
villag,a absque a iquo respectu ferociter combussissent , et non minus illi sic
comhusli.et spol.ati in ultionem contra nostros provocati similia facerent,
nam transita Mosa totum suburbium S. Pétri extra muros oppidi Trajectensil
etquaequae erant circa Mosam Leodiensis patriae , postquam in cinerem sunt
redac a. stat.m constituta die, Leodienses denuo conglobati, una cum suo
régente seu gubernatore necnon ipsius fratre marchione saepe dicto, de Léo-
dio bene armât, et instructi armis bellicis apposuerunt denuo ad debellandum
dium.
JOHANMS DE LOS
Faicomootis oi.i.dio. castruiii dc Falcomonle non bene coiisiiltam expeditionem facere. Qui confisi
Fugam capit niambur- . , , ,. . *
nu». in mullitudine suorum armalorum atqiie in multo apparatu instrumentorum
bellicoruni^ conira praetaclunn castruna opportunam obsidionem disponere
curaverunt. Praeterea hinc inde partibiis airociler pu(jnantibus^ dominiis
noster [jubernalor et regens una cum suo fralre marchione, jam forsitan diu
desideratani nactus opporlunilalem , paiilisper cum suis, quos secum adduxe-
rat, comitibus ac ministris ab exercitu Leodiensi elongatus, fugam est medi-
tatus. Uecessil igitur hospite, prout communiter fertur, insalutato, Leodiensi
populo suis in erroribus obstinato sic in praetacta obsidione dimisso. Cujus
fuQam cum Leodienses deprehendissent plurimum consternati , se clamantes
per Baden deceptos , cum multa confusione imo non sine magno damno suo-
rum ad propria siml reversi. Quibus sic reversis deputati sunt per singula
ministcria viri, qui aestimare et Yenditioni exponere deberent omnem supel-
lectilem et substantiam, tam in vasis argenteis quam yestibus et ornamentis
pretiosis, per deceptorem antiepiscopum in palatio derelictis. Non diu autem
postea missis nuntiis ad Leodium omnia sua , quae adduxerat marcliio una
cura suo fratre régente, instanter sibi restitui petiit, et minas pro salute mul-
tiplicando irrogare curavit.
Mcfliae cum priorttu lu His dicbus, vidclicet in Tigilia nativitatis Mariae, villa de Meifia una
cum prioratu exstitil combusta per dominos de Fronoymont et de Longo
Campo, et quidquid erat patriae Leodiensis per circuitum ibidem et eliam in
Condrosio circa Huyum vorax flamma consumpsit. Corpus sancli Severi cura
ferelro, continente raultorum sanctorum venerabiles reliquias, primum ad
Huyum deportatum ac exinde apud Leodium, salvationis gratia monaslerio
S. Laurentii est solemniter illatum. His diebus finis mundi quasi videbatur
adesse, nam Brabantini ab illa parte invadentes terram Leodiensem quidquid
offendebant, igné concremabant, et simili modo Leodienses atque Lossenses
yillas plurimas in conBnibus Brabantiae ignibus dabant. Erat enim miserabile
plurimum , quolidie novos rogos accensos videre in coelum conscendere. Si-
quidem Brabantini suos terminos, ne ab istis invaderentur, studiose obser-
vabant , sed et ipsi cum multa manu armata suara custodiam contra illos
in villa de Montenaken valenter tenere studebant. Hoc autem tempore soi
uno dierum valde tristem portendebat faciem , blavii enim coloris tota die
perseverabat , et de sero pallidum sicut luna absque oculorura obtunsione
» yisibilem se satis exhibuit. Quod an si naturaliter hoc contigerit , vel ao
CHRONICON.
29
prodigium seu praesagium futurorum fuerit, multis vertebatur in dubium.
Eodem vero die, Leodienses qui erant deputati in certo numéro ad subve- Pugna ca„» Lin.i.ur.
niendum iis qui erant in Monlenako, ad sonitum carapanae processerunt con- '""'"'
tra Limburgenses fugam simulantes, a quibus e contra reversis repulsi sunt .
non minus centum quinquaginta de nostris interfectis. Ibidem eliam dominus
Quintinus capitaneus noster est captus cum multis aliis. Quapropter facta est
Leodii magna commolio in populo, quibusdam volentibus egredi conira Lim-
burgenses, et aliis. quorum praecipuus Raso de Heers erat, cupienlibus subve-
nire iis qui in statione de Montenaken erant, sed et aliis alia proponenlibus.
Verum praevaluit duarum partium opinio, nam universo populo congregato
ad puisum campanae, magnus subito factus est apparatus eorum qui obsidere
debebant oppidum Limburgense. Sed et ex singulis minisleriis deputati sunt,
qui in subsidium praecedere deberent eorum , qui stalionem lenebanl contra
Brabanlinos in Montenaken. Ubi cum Leodienses ex singulis fere oppidis et Leodii ,uccumbu„, .n
villulis deputati et in bellica disciplina minus experti illuc concurrerent. et ^*""*'^"'''*"»
contra inimicos suos , quos se inferiores aeslimabant , satis insolenler se ha-
berenl, posl modicam vicloriam prius obtenlam , quadam die circa médium
Octobris conira adversarios inconsulle exeuntes el in campum longius pro-
vocali , hinc inde per suos inimicos undique circumsepti , miserabililer abs-
que ullo respectu sunt necali, ita quod numerus interfectorum de Leodiensi
exercitu non minus mille et ducenlorum aeslimaretur. Proinde Leodiensibus
malam forlunam expertis ad propria fugienlibus, supervenerunt homines
ducis superiores existenles, et totam villam de Montenaken corabusserunl et „ . .
quotquot erant per circuitum villagia incendenles in favillam et cinerem redi-
gebant. Dominus vero de Beerlo el dominus Raso , non minus contra Bra-
banlinos furiose agenles. quidquid in confinibus Brabantiae erat, incendio
crudeliler consumebant. Quolidie etenim novos rogos in coelum usque con-
scendere horribile spectaculum erat. Sed neque ad haec lapidea quorumdam
movebantur corda, quin imo in sua perlinacia persislentes , mendaciis pro-
tecli , vana spe seducti , de seipsis viribusque suis nimium confidentes, pacis
foedera longe projicientes , maximis raalis periculosiora raala studuerunl accu-
mulare. Porro Leodienses, qui jam fere tribus hebdomadis conira oppidum
Limburgense in obsidione peistabanl . audila confusione el prostratione suo-
rum civium et compalriolarum in Montenaken maie pugnanlium , obsidione
relicta et propriis castris igné accensis, quantocius Leodium sunt reversi.
ditiir.
30
JOHANMS DE LOS
Actiu de pacc loter épis-
ropum e( cives coa-
stitueoda.
Post haec pluraque alia magistri civiura, una cura ecclesiasticis viris pacern
summopere desiderantibus, convenerunl in unam sententiam . de pace videli-
cet habenda vel de treugis saltein obtinendis, et ubi paulo anle nullus audebat
Liidovicum de Borbon vivere impune confiteri , ibi jam Iractabatur qiiod ,
missis depiitatis ad ipsum de inveniendo modo qiio esse bonum pacis possel,
vel jam larde post destructam palriam, iterum ad terram noslram redire de-
béret. Sane ad hoc negotium débite exequendum comes de Moiirs et co-
rnes de Ilorn ad Briixellam legatione fungentes , pro treugis saltem habendis
laboraturi sunt missi. Qui cum redissent in vigilia S. Martini Leodium , in
crastino convocato consilio ac deinde patatio congregato , responderunt prae-
fati domini comités atque etiam alii qui ex parte ecclesiarum una cum ma-
gistris versus ducem missi fuerant, quod videlicet de pace et treugis habendis
tractando cum duce satis egerant , sed responsum est ipsis quod. priusquam
darentur treugae, Leodienses primum deberent suum proprium dominum cum
sua propria ecclesia cognoscere atque ad ejus obedientiam venire, etc. Comi-
tatus Lossensis instanter petebat , quod Leodienses paci inlendere dignaren-
lur. Idem volebant Dionantenses. Trudonenses se velle tractare dicebant,
atque ad idem responderunt Huyenses , qui cupiebant esse neulrales. Ton-
grenses rebelles erant. Leodienses vero jam tanquam stupidi effecti, non
facile se ad novos rumores more consueto movebant. Attamen infra octavam
Martini dum statio^ quae in Ymael erat, se valenter defenderet contra Tra-
jectenses infestissimos , ad sonitum campanae Raso de Heers accepto vexillo
mapistrorum exivit in auxilium eorum , qui contra Trajectenses fortiter pu-
gnabant ; ministerium enim fabrorum ac deinde omnia ofHcia secundum or-
dinem sequentia ducem Rasonem , paruerunt ei tanquam capitaneo. Interea
factae sunt treugae , datis insuper induciis et salvo conductu decem dierum
ad comparendum in Bruxellis , ubi tractandum erat de pace. Quo cum ve-
nissent magistri civium , una cum comitibus praenominatis ac aliis députa! is,
prolongatis induciis, demandatus est etiam ibidem dominus Leodiensis. Qui
cum vocatus comparuisset, vix ullam \el saltem difticillimam suis ecclesiasticis
dignatus est praebere audientiam. Causabaturei plurimum de eorum inobe-
dientia, et quod propter eorum dissimulationem protelationemque negotio-
rum et specialiter in causa inlerdicti minus bene servati omnia mala sensim
in patriam irrepsissent. Tandem vero , ut breviter dixerim , non sine magna
difficultate, per interpositas personas ad hoc specialiter electas, nonnullis etiam
CHRONICON.
31
conditionibus medianlibus, vix in gratiam domini sui episcopi sunt admissi.
Et ita factum est , quod domini in suis ecclesiis residere nec etiam in ipso die
natalis Domini ausi fuerint divina publiée peragere , quod tamen alias licere
putalur, juxta tenorem capiluli in sexto , videlicet : Aima Mater, etc., timen'-
tes procul dubio offendere ut puta suo episcopo nondum bene reconciliato.
Caeterum cum lola patria nunc jam juxta mullorum votum speraretur venire
ad foedera pacis. praesertim cum illam nonnulla oppida acceptatam suis
sigilhs firmiler roborassent, opposita sunt quippe per viros Belial infinita
obstacula optatam diu pacem impedientia. ÎNam electum de Baden mentie-
bantur quidam a sumrao pontifice jam confirmatum , alii aiebant in domino
de Borbon nullam ponendam esse fidem , atque alii et alii mille artes inve-
niebant pro pace impedienda. Sed et, quod pessimum erat, ipsum hiraldum
ex parte ducis ad Leodium missum , ad factara pacem sigillandam opportune
satis populum ad exhortandum promplissimum , omnis homo foedus habens
cum morte pactumque cum inferno , trahentes et pugnis invadentes, nisi per
magistralus prohibiti essent , absque dubio pacem aflPerentem facile crudeli-
ter occidissent. Nihilominus tamen vocato palatio concordes fuerunt cives
una cum aliis fere cunctis rainisteriis, qualenus pax sigillari deberet, ad quam
rem faciendam, licet plurimi essent difficiles et impatientes, Tungrenses tamen
aliis cunctis erant magis impatientes et difficiliores.
Anno vero sequenti videlicet MCCCCLXVI , postquam apud S. Trudonem
pax fuisset conclusa ^ et jam per plura oppida convenienter sigillata, dominus
de Ravesteyn et dominus de Paruwes, cum pulchra comitiva gentis armo-
riim venientis ex S. Trudone, suam stationem fecerunt in Lossensi oppido
Dux autem Carolus suum exercitum multorum millium, quem secum ex
Franca adduxerat, misit contra Tungrenses pacem impugnantes et contra
pacis bonum rebelles. Ipse vero cum majori copia bellatorum , circumseptus
belhcorum instrumentis , hospitalus sletit prope Heis, in villa quae dicitur
vechtmael. Ad quem cum venissent ex Leodio cum magistris certi ex sinpu-
is mm^terns electi duo viri , et ad submittendum se ex parte civitalis depu-
tau, ab ipso duce Carolo exstiterunt gratiose et pacifiée suscepti. Quibus
ostendit suam armaturam et in armis bene expeditam , cunctam pompam
et belhcum apparatum, dicens se paratum ad obsequendum Leodiensibus , si
' Cfr. De Gerlache , Né.oluUons de L,ége .ou, Lou^s de Bourbon , p. ;il.
146«
32
JOHAiSiSIS DE LOS
r.astri de Heeri incea'
Colubnssarii.
aliquando se siiisque indigere contigeril , dumniodo tanien causa Leodien-
siunj fuerit bona et justa, dedilqiie insiiper nostris litteras sigillandas, formam
pacis continentes , spondens quoque facturum se apud suum patrem ducem
Philippum, quod daret et ipse quilantiam , etc. Jgitur deputati Leodienses,
regratiantes diici , cum laetitia reversi sunt ad civitatera, et convocato palatio
exposuerunt benevoleutiam ducis et humanitatera sibi factam. Unde gaudium
fuit magnum m populo. Haec aulem contigerunt in principio Januarii anni
praetacti , quo videlicet tempore dominus de Raveslej n , in oppido Lossensi
hospitatus . crebro fecit insultus cum suis armigeris contra rusticam manum
in villagio de Wellen conglobatam. Verum in die Marcelli papae, cum villani
incaute contra inimicos fuissent egressi circa capellam de Otersioe, ubi cum
quidam valde nobilis ex Burgundia miles cum aliis decem a villanis esset in-
terfectus, occisi sunt etiani ipsis ex rusticis non minus numéro centum quin-
quaginla. Hoc vero in loco expensis ducis fabricabatur ad honorem Mariae
virginis una capella, quam egomet vidi noviter inceptam hoc codem anno,
ad quam confluebat undequaque populus peregrinationis gratia. Item tune
temporis castrum de Heers, propter rebellionem Rasonis pacem impedire vo-
lentis , expugnalum est et obtenlum tandemque combustum. IVaelerea mox
ut exercitus ducis extra patriam se retraxerat, coeperunt undique malevolisua
cornua erigere , twiquam superiores jam efiFecti , maxime ex villulis rustici ,
qui suas custodias et stationes, puta in Vliermal , in Wellen seu alibi, dili-
geuter se gloriabantur custodisse, veneruntque primum ad oppidum Lossense
pêne inermes et pannosi , lineis quidem eorum terinstris^ vestiti, incutientes
non parvum timorem bonis civibus pacem cupientibus, et ex tune audaciores
efiFecti ad majora facinora perpetranda facile sunt prolapsi. INam domus eo-
rum , qui jam dudum protectionis gratia ad Brabautiam confugerant , cru-
déliter invadentes , direptis omnibus quae auferri poterant confringendo
maie tractabant. Quorum praesumptio ubique jam per patriam, in ultionem
eorum qui pacem cupiebant , acriter serpere coepil. In tantuni vero nume-
rus eorum mox cepit augmentum, quod vix nullum in tota patria esset oppi-
dum seu etiam grossum villagium , in quo non esset societas nova viginli ,
trigmta, quadraginta aut plurium sociorum numéro, juxta exigentiam loco-
rum , qui primum se de viridi tentoHo nuncupari faciebant . et postea voca-
' Theristrum vel lerittrum genu» est pallii mu- Hoc aulem loco yoxterimlrtim vel/frû/ruminlelli-
liebris , de quo cfr. Du Cange in GIosm. yerb. cil. gendae.lde»aguIo»eude venlraliplebei bominit.
CHRONICON.
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bantur coluhrtssarïï^ pro eo quod omnes fundabularii ^ erant, metallinis
vulgo colubrissis ulentes, instar sagittariorum , quibus arcus sunt pro bellico
lostrumento; feceruntque sibi liberaturas^, noviter se vestientes ex bipartito
colore, quo videlicet alii ab alns distinguebantur , semper tamen medietas
tumcae de v,nd. erat colore ac alia medietas coloris erat albi aut blavii aut
allenus, prout s,bi quaelibet societas elegerat, quatenussic distincti copnos-
cerenlur facile cujus oppidi aut viUagii essent socii. Horum quippe terrore
cunctus per crcuitum commovebatur populus, non emm anle tantus erat
usus colubrissarum , quae ut plurimum apud Leodium tune temporis prae-
parabantur. Caeterum ex tune maxima per totam patriam cura erat et slu-
dium mechanics circa instrumentorum bellicorum et armorum fabricaluram
tbique emm vigebat opus, et novarum rerum inveniendarum , quae ad pu-
gnandum essent aptae, valde fervebat communis populi instantiaamajori viro
usque ad mmorem; indifferenter pêne omnis aelas, sexus etiam ethominum
conditio (nescio qua sorte conslellationis , non necessitate , sed potius inclina-
Uone , ,mo quod verius est , humanis demeritis et culpis exigentibus ) de ar-
niaturis, de defensionibus, de muniendis et fortificandis opportuna loca prout
plurimum meditabantur. Ut enim de viris et aetale adultis leviter pertran-
seam, testis sum ego qui haec ad memoriam ad cautelam pro poste, is levo-
Zr ' '' ^"J"'"' "'^^ '"^"^' ""^ ^"^ contemporaneis consimi-
um noT"'; T" ''"'''*'"' P"*^''"'"™ iodustriam viresque excedens, fuero
summopere deditus et intentus. Surrexit enim una pars puerorum contra p
w ;o:r' f" T'' ^'^^^^""^' -^^'-^^-^ --- me^chanT. r ^"^~
en e oTae "" T""" -"%-^-^ ^^"a quoque altrinsecus'confi-
tZ um r.r"" 1 r""^" '"^'^^"'^^ '"^ P'-^^*"^^ contingentium fu-
rcernen!ilr ' ''^"'''' '"^^^^^'^'^ ^^^^^ P"^*'^^"- ^^^ ^^^^mina
et m hi sic " T"" ' ^"'" "^'^ Praesignantia, procul dubio praestabatur,
flueoS n^ure;'" """'' ^"^ ^^^"^ '^^' ^"P^"^" forsitan' naturali in:
animus et animosus appetitus nunc petras et lapides ad jactandum
' Seditiosi et facioorosi isti hom*
nesliorum appellalionem a r.r,V/. /Z*'*^"' ^"^ ^ ^^rtdahnlarii ieu fundihularit , qui utunlur
.erant, colubrinarii seu coïuhrini diJeTanTuT '"^f^"\«PP"e«atona qua jactantur lapides.
coluhri„a seu colubrina, quod bellicum t. / " '^" ^'^'''"tura panai, cf. Du
lum gallice vocatur coJeLe. "''"'"■ ^^"«^ '" ^'«•-"«-
34
JOHANiNIS DE LOS
CHRONÏCON.
35
1466
Belli praesagium
congerere et comportare, nunc fundas ad projiciendum lapides carpenlare,
nunc arcus raanuales, nunc balistas puerorum more , et nunc tela et sagitlas
sine numéro conficere et componere. Sed et ex arborum corticibus , absque
tamen scitu et notitia nostrorum parentum, qui studiose satis haec prohibe-
bant, toraces, loricas, caeteraque lalia armorum speciem praeferenlia, mdus-
triose fabricare ; colubrissas ex animaliura quoque ossibus confeclas etiam
exstitit maxima cura componere, quibus igné apposilo jaculandum foret,
bombardorum vicem per quamdam simililudinem imitando. Haec vero et
sirailia si pueri permissi sunt facere pueriliter more suo , quid putas tune
faciebant majores et adulli viri in \irtute sua , non infantiliter sed seriose stu-
diosissima omnia armorum et instrumentorum gênera conficientes. Hinc op-
ponebantur in vicis et in plateis contra adversarios repagula , hinc levabantur
in altum fossata industriose lignis compacta, hinc multimodum genus ma-
chinarum opporlunis locis disponebalur, atque inde etiam quidquid ad loca
fortificanda necessarium putabatur operose fuit persecutum et adhibitum.
Vix etiam ulla hominum aetas seu memoria recordabatur se vidisse tempora
lam implacabilia et ad pacem adeo indisposita. Sed quia rursum nimium est
de singulis singula retexere , omissis iis quae vires ad narrandum excedunt ,
dignum duxi non silentio praelereundum ea quae hoc anno , videlicet sexa-
<resimo sexto, propriis meis oculis nonnunquam conspexiincivitateLeodiensi,
ubi tune temporis octo mensibus moratus sum cum parentibus meis , qui
timoré colubrissariorum et propter metum pestilenliae , quae vehementissime
in oppido Lossensi grassabatur, ad Leodium evadendi gralia confugerant.
Septimum etenim tune ego agebam annum , et ecce totum fere mundum in
nostro climate constitutum ad pessimos errores \idi dispositum et in potestate
maligni traditum. Quod facile perpendere potui. In Leodiensi civitale vide-
licet , ubi lex , ubi justitia , ubi ratio , ubi ordo locum habere debebant , ibi
perverso modo ordine praepostero , permittentibus civibus , neque contradicen-
tibus parentibus et majoribus , in tantum ipsi pueri et impuberi adolescentes
contra etadversus pacificos homioes excreverant et insolenter exuberarant,
quod turmatim conglobati incedentes, puerorum prout supradixi more, gla-
diis ligneis, arcubus et sagittis, lanceis et hastis occurrentes, quoscumque
voluissent, invadere praesumebant. Eos nimirum, qui ad instantiam eorum
vivat Baden dicere réunissent, trahebant et vexabanl, percutientesque deho-
nestare curabant. Vidi certe et ego exercitum puerorum domos pacificorum
invadere , januas irrumpere. fenestras suis lanceis confringere , prout in mul-
tis locis jamfecerant, tam extra quam infra civitatem audacter prorumpentes,
nemine contradicente , imo multis ad talia spectacula attonitis ob rei novita-
tem et stupefactis. Usque ad Visetum extendere ausi sunt suas cmdelissimas
insolentias, violenter domus eorum invadenles, quos de parte de Borbon
esse credebant. Singulaesiquidem plateae singulas sibi ^cerunt societates, sub
capitaneo lanquam militantes, et suo sub signo expediti procedentes. Nam pro-
prium vexillum eral unicuique socielati , ita quod videbantur , prout et ego
saepissime vidi , super majorem pontem et alias ultra Mosam tanquam ad
bellum procedere, sub décernant duodecimvexillis, maximam puerorum tur-
bara, turmatim incedere, quibus et nonnullis majoris aetatis se vsociabant , ar-
ma de Baden déférentes. In ecclesia S. Lamberli praesurapserunt ad pilaria
seu parietes arma domini de Borbon decerpendo vituperabiliter auferre, et
eorum loco de Baden arma honorifice collocare. Item ante januas palatii et
ad singulas portas civitatis ponebantur insignia seu arma de Baden, et quo-
cumque cives illa ad suarum domorum superliminaria seu januarum postes
non habebant , illi suspicionis notam facile incurrebant. In tantum erat mi-
serabilis Leodiensis populus post Baden infatuatus et contra suum proprium
dominum inflammatus, quod tanquam sacrilegus haberetur, qui nomen de
Borbon detestabile non arderet et nomen de Baden (qui reverti putabatur)
excellenter non magnificaret. Verum tamen quod audacia et praesumptio,
quae valde invaluit, puerorum refrenarelur , in concilio civitatis aliquando
fuit propositum , sed propter incuriam magistrantium , nihil inde fuit secu-
tum. Praeterea vero et colubrissarii per totam patriam invalescentes infinitas
perpetraverunt violentias, occasione accepta propter pacem , quaejam per ali-
quos sigillata vel etiam jam sigillanda esset. Quorum praesumptionem quia
civitas Leodiensis saepius super hoc requisita corrigere non curavit, nobiles
patriae, sed et boni cives, aliique pacifici et honesti viri, quibus titulus de
habenda pace imponebatur , una cum maxima parte dominorum ecclesiastici
status, proprias suas domus et possessiones relinquentes, ad partes Brabantiae
aut alias quolibet se transtulerunt. Igiturabsentium domus, possessiones, mo-
bilia et immobilia bona confiscata in locis, vilHs et oppidis. publiée venditioni
exponebantur. Simililer fiebat de omnibus iis qui litteras allegationum obser-
vandas jurare non curabant. Ob quam rem plurimi homines timorati perju-
rium praecaventes perpetuis temporibus una cum aliis jam dudum relegatis
36
JOHAINIMS DE LOS
et bannitis inhumaniter sunt proscripli. Qui autem delenli fiierant pessime
exstilerunt vexali et Iractati , in tantum qiiod ad decapitationem mi.llorum
procederelur, prout factum est Leodii de magistro Aegidio de Mess, qui ob
communem profeclura patriae laboriose pacem requirens saepe m publicura,
super forum educlus ex yinculis et per scabinos ad manus advocati tradendus
oeccuuo Ae,d.. de ct ad mortem judicandus, tandem miserabililer et immisericorditer una cum
or?«; ef jTh'nat quodam alio est decollatus. Ita et factum est de advocato de Graus, qui mx
c.rpe„uer. -^ ^^^^ ^^^^ ^^^jj^^^ ^^sque audieutia , ad boc impellentibus Rasone , magis-
tro Bare , Wilbelmo de Violet , una cum multis clamatoribus , filiis nequitiae,
etiam et'ipse crudelem accepit decapitationis sententiam. Sic etiam de alus
atque aliis, bonum commune et patriae honorera quaerentibus , factum est,
prout de magistro Johanne Carpentier Dionantensi magistro, sapientissimo
viro. Sic et in Tungri de hospite Clavi, cujus, ut verum fatear. post capitis
detruncationem in quatuor parles divisa membra per oppidum Lossense ad
diversa loca in altis furcis exaltanda , lictore in equo déférente, vidi, et non
sine horrore conspexi ea inhumaniter deferri , proh! crudele spectaculum.
At quia nimium est singula , quae per singula loca contigerunt, describere
calamo , pertranseundum censui necessario.
Verumtamen sciendum est, quod mox post decapitationem magistri Aegidii
de Mess praetacti, qui ubique ab omnibus principibus coram quibus sapien-
ter ac eleganter suam consuevit expedire legationem , ac perinde in honore
habitus et admirabilis reputatus , atque nunc ob indignam mortem , quam
probrose sustinuit, laraentabililer deploratus, voce praeconia ad sonilum buc-
cinae pax diu dilata repente proclamata est. Dominus autem episcopus hac
tempestale prout plurimum stabat in Huyensi oppido. Gui cum reconciliati
essent Dionantenses , ordinata fuituna diaeta, ad quam undecumque ex patria
deputati convenire deberent. Quae diaeta praelibata cum in Huyo tenenda
esset indicta , ad eam Hassellenses accedere recusarunt , aliis dicentibus quod
potius in campi medio ipsa diaeta celebraretur , atque aliis alia et alia dicen-
tibus. Unde, quia tôt hominum exstiterunt opiniones, multiplicabantur inté-
rim mala super terram , pro eoquod prout communiter quilibet tune temporis
non rationesedsuautebatur sensualitate. Praeterea domino in Huyo existente,
Leodiensis ecclesia saepe accessit ad eum pro impetranda venia et ad gratiam
obtinendam. Tandem deputati ex urbe venientes cum magistro Johanne So-
reth , ordinis carraelitarura provinciali , excellentissimo doctore , responsum
Pax proclamât*.
GHRONIGON.
37
accepit ecclesia , quod papa compaliens ecclesiae hactenus nihil permisit ex-
pedire contra eam, sed quod pacem facerent cum domino suo episcopo, et
missis duobus aut tribus praelalis ad Romanam curiam , ipse daturus esset eis
absolutionem pro omnibus ad cautelara. Porro pro expensis, quas episcopus
in suis procurationibus fecerat, cum pauper et exul esset, octo millia flore-
norum saepissime ab ecclesiis petierat. Quod cum depauperata ecclesia facere
nonnunquam renuisset, et timoré laïcorum id prohibentium jamdiu distu-
lisset , contigit saltem jam nunc singulis ecclesiis pro sublevamine indigeutis
episcopi certam imponi taxam. Quod magistri civium audientes nitebantur ,
quantum in se fuit, impedire, ne yidelicet id fieret, quod clerus episcopo
suo promiserat.
His praeterea diebus in patria Lossensi propter improbitatem colubrissa- coiubrissariorun. im-
riorum oranis bonus homo omnisque pacificus pacem habere desiderans, in J^cu!" ^*^"""'"*
summa angustia erat constitutus , tola quoque patria in maximam servitutem
est redacta. In oppidis de Tungri, de Maeseyck , in Belesia ac nonnullis aliis
locis non est permissum quod pax proclamaretur. Verum spoliabantur, taxa-
bantur , domus comburebantur , eorum videlicet qui de pace habenda ali-
quid meditari putabantur. Unde contigit hac tempestate in foro Lossensi sex
vel octo domos penitus comburi , in profeslo videlicet annuntiationis Mariae,
et hoc per colubrissarios qui ex villulis illuc convenerant , de quibusdam sibi
exosis vindictam sumere volentes. Notandum vero quod ex tune in eodem
oppido per totam sequentem aestatem tantum inhorruit pestilentiae tabès ,
quod , nisi quis fugae consuluisset , vix debacchantem mortem declinare va- Pesus.
luisset. Mors etenim ipsa per pestiferum morbumfere totum oppidum homi-
uibus exhausit feraliter magnos parvosque depascendo consumens. Praeterea
in mense Aprilis fuerunt in foro Leodienses, commoventes quamdam seditionem
occasione cujusdam de niinisterio Scissorum , qui cum confugisset ad quamdam
domum in foro sitam et a colubrissariis undiquc obsessam, accurrentibus iis
qui de Scissorum ministerio erant, sedata est seditio et obsessus liberatus.
Hoc denique tempore ecclesia Leodiensis certos deputalos, sex vel septem LegatioLeod. ad<um-
numero , viros utique venerabiles et dignos , procuratores constilutos misit ad iTp"pum°"iurRu'id!aê
curiam Romanam pro absolutione impetranda. Quibus data fuit commissio - '^""'"
propinandi , si opus esset , cardinali Avenionensi jocale pretio centum duca-
torum , et si necesse esset ad obiigandum ecclesias ad summam mille duca-
torum pro absolutione impetranda , quam tamen summam excedere non
38
JOHANMS DE LOS
CHRONICON.
39
deberenl nisi de ecclesiarum coiicensu, etc. Deinde in crastino Philippi et
Jacobi missa est ex Leodio versus Bruxellam valde honorabilis le^atio tara
ecclesiaslicoriim qiiam laïcarum personarum , in qua legatione fiierunt abbas
S. Jacobi cum vicedecano S. Lamberli et raullis aliis, tara ex eadem ecclesia
canonicis, quam ex aliis secundariis ecclesiis. Sed et magistri civium, videlicet
dominus Johannes Le Ruyt miles, cum socio ejus Henrico, etc., et de sin-
gulis ministeriis sex deputati , qui simul ex parte civilatis et totius palriae co-
rara duce Philippe pro débita satisfactione humiliteret obedienterse deberent
proslernere , condignam emendam injungendam et pro ofiFensis duci et ejus
filio Carolo illatis càutionem praestaturi. Quorum petilio , raediante tamen
satisfactione condigna , cum per ducem Philippum clementer acceptata fuis-
set, dimissi sunt in pace abire, semper tamen Dionantensibus de pace exclusis
propler blasphemam injuriam per quosdam Dionantensiura filio ducis Carolo
videlicet illatam. Itaque in octavis Philippi et Jacobi, ex Bruxellis Leodium
reversa , vix data est praelibatis deputatis copia referendi ea , quae in curia
ducis eis fuerant proposita atque in commissis daU. Nam ex maligni spiritus,
prout creditur, instigatione, sicut et saepe aliis vicibus actum est, contra ini-
tam pacem obstaculum fuerat objeclum , quo videlicet , eodem die reversioni»
praedictorum, allegationum lilterae jam faclae ab cunctis jurandae exstite-
runt exhibitae , ad quod negotium perficiendum valde instabat dominus Raso,
una cum diaboli ministris, qui non permittebant, quod aliquis juramentum
praestaret sub condilione aut alias cum protestatione , sed quod quilibet sim-
pliciter absque cavillalione juxta tenorem diabolicarum lillerarum , in prae-
judicium domini episcopi. ipsius quoque adhaerenlium seu fautorum insidiose
confectarum, juramentum praestare deberet, non obstante juramento per hoc
irritando, quod jam pridem singuli domino patriae, episcopo scilicelsuo, prae-
stiterant, vix aliqui evadere poterant qui vel compulsi non jurarent vel inviti.
His itaque diebus episcopus Leodiensis in Huyo existens vocari fecit ad se
in Huyo eos quotquot juramentum fidelitatis ei praestiteranl , quia jam factus
diaconus, et statim post, décima tertia Julii, in presbyterum esset conse-
crandus , et ut consecralioni ejus interesse possent admonuit. Cessavit itaque
hoc tempore naTis, quod mercatorum dicilur, inter Leodium et Huyum,
atque etiam inter Leodium et Trajectum per aliquod lemporis spatium suum
bene observando sabbatum.
Praeterea certe tune temporis, ut caecus populus, qui in tenebris ambu-
labat. sui erroris amplius probarelur, factum est Leodii quiddam ridiculo-
sum, sed opus stultum , potius ob seduclam plebem lamenlandum. Ad vocem
namque buccinae de mane congregali sunt, de quibus saepe dictura est, cum
suis vexillis pueri. Qui ordinale procedenles et civitate exeuntes occurrere
honorifice curaverunt domino de Baden jam nunc, prout dicebatur, confir-
malo episcopo et non jam mamburno neque regenli. Qui revertentes post
prandium quosdam sibi occurrentes, scilicet quemdam Johannem vocatum in
nomine Domini, et Johannem Beasen, Johannem Brahie, cum nonnullis aliis
et cum multisex Leodio illis concomitantibus, introduxerunt fallaciter seducti,
putantes hune, quem venerabantur, suum confirmatum fore pontificem. Hic
fictitius episcopus tamen, ut putatur, ex parte dominorum de Baden lega-
tione fungens , stetit Leodii in hospitio diebus quindecim. Nunquam per-
missus est publiée in palatio suam legationem exponere. Pro cujus expensis
in hospitio factis solverunt Leodienses lx florenos. Nec tamen dictum est pu-
bliée ad quid venisset, aut quid fecerit.
Adveniente igitur festo sancti Jacobi , quo magistri civium eligi consueve-
runt , et jam die praecedente dominus Johannes Le Ruyt, una cum socio suo
Johanne Riga , more consuelo se a magistratu cum gratiarum actione absol-
Tisset , coepit tumultuare dominus Raso de novis magislris praeficiendis , sol-
licitus ne forte de favore domini de Borbon esse possent. Atque inter caetera
vociferatus est ipsum dominum Johannem Le Ruyt esse magnum traditorem ,
carnificemve aut christianae carnis venditorem. Et hoc ideo quia in pace
facta nuper apud sanctum Trudonem , propter quam magister Aegidius , de
quo supra memini , sententiam decapitationis acceperat , conditionatum ha- diar$oivemîI
bebatur, praeter pecuniam solvendam duci, de expensis videlicet factis, etc.,
quod duodecim factiosi viri traderenlur ad voluntatem ducis Burgundiae ,
quatenus per supplicium paucorum salisfieret debilum multorum noxiorum.
Haec tamen conditio, quia difBcilis videbatur, sapienter exstincla erat, alias
per absentiam interficiendorum commutata , quod videlicet patriam exire de-
berent qui ad voluntatem ducis dandi essent. Quod tamen malevoli et pacis
mimici m bonam partera capere non poterant. Interea tamen coUigebatiu*
pecunia in Leodio et j>er totam patriam Leodiensem et Lossensem in pacis
contractu pro emenda nuper duci promissa. Condemnati siquidem erant Leo-
dienses et Lossenses, caeterique eis adhaerenles, in summa quingentorum
millium florenorum et amplius in certis terminis solvendorum , ob scilicet
Ducenta milliii tiur. a
Leodiis duci Burgiin-
40
JOHAINMS DE LOS
CHRONICON.
41
n
Dionintum expugna
tum.
offensam et injuriam et damna duci Burgundiae et ejus filio Carolo injuste
illata per Leodienses Quia cum Leodienses in honore essent, non intellexe-
runt, prae nimia ipsorura petulantia insolentissime se habentes, bonum pacis
ignorantes et iniquitatem quam dudura contra suum episcopum exercuerant
ocius prolonganles , admisso jam régente et gubernatore domino videlicet de
Baden , quem pro suo episcopo venerabantur, sicut longe supra me digessisse
credo ; ipsum ducem Philippum tune temporis inter omnes christianos prin-
cipes fortissimum ac nominatissimum , una cum duce Carolo qui jam m
regno Francorum victoriose multa bella confecerat , absque aliqua rationabili
causa duntaxat diffidare praesumpserant cum omnibus illi adhaerentibus.
Quod quam stultum incautumve , imo quam furiosum fuerit rei finis seu exi-
tus probavil; nam suarum patriarum et terrarum combustiones et incendia,
suorum subjectorum caedes , suorum hominum depopulaliones indignas ^
Dux praetactus, in iram provocatus , non tam intercedentium prece quam
offendentium pretio placari voluit. Colligebant igitur Leodienses licet impa-
tientissime in quibus erant condemnati, vel utita dicam, in quibus se taxari
permittebant, ducenta videlicet millia florenorum aut eo amplius, pro quota
ipsorura infra festum Johannis Baptistae pro majori parte exhibenda , praeter
alia trecenta millia quae Lossensis patria et aliae terrae solvere debebant. Sed
cum termiui expirarent et Leodienses a suis promissis resilirent, et quod pejus
est conditiones pacis initae contemnentes, mille cavillationes et diverticula
multa perquirereut , atque denuo ad rebellandum se armantes disponerent,
et cum etiam jam dux Burgundiae in ultionem injuriarum filio suo illatarum
Dionantense oppidum potenter obsedisset, circa finem menais Augusti nun-
tiatum est Leodii, quomodo et qualiter oppidum obsessum jam esset captura.
Ad quem rumorem omnes tanquam exanimes prae furore in forum arraati
accurrentes et se ipsos de sua tardatione accusantes (debebant enim ante bi-
duura aut triduura exivisse ad bellum expediti gratia obsidionem solvendi ) ,
totum malura et causara tarditatis suae in ipsos suos raagistros studebant re-
fundere, traditores illos vociférantes et claraitantes. Porro raagistri furorem
populi, quilibet prout potuit, declinare per occultam fugara satagebant. Unde
magistrum dorainum Le Ruyt per aquam evadendo cousultius erat evasisse.
Magister vero Bare sicut potuit delituit. Raso vero , auctor multorura raaio*
* Supplendum : perptsti tunt.
rum , etiam hac vice, forte nondum satis maturus, fuga sibi consukiit. Verum
Wilhelmus de Violet, duduni et ipse magister, pacis inimicus, dura per mé-
dium fori ad domura magistri Bare, quatenus se salvaret , curreret sicut canis
rabidus, sicut meruit, ignobiliter ab ignominiosis exstitit interfectus et mor-
tuus inhoneste exspoliatus. Quod licet merito. tamen non irapune , nam pos-
teaquam magistri Dionantenses fugiendo Leodium venissent, et totam sériera
captionis oppidi sui veraciter prout erat enarrassent, dixissenlque melius fore
quod Leodienses adversus potentiores se bellare parati de sua civitate non
exierint, hocque providentia divina factura, placati sunt cives indignati, et
facta inquisitione de iis qui magistrura Wilhelraum occiderant, reperti sunt
tandem très principales quorum unus, ad preces cujusdam puellae, ne decol-
laretur, est deraissus. Alius vocatus It/ Saflir, atque terlius /y Gardir qui cla-
maveratad traditores, dignara poenani sustinentesexstiterunt decapitati. Hic
enim dictus ly Gardir ribaldus erat, puerorura dux et capitaneus, ad quaeque
facinora perpetranda adolescentulorura pedagogus.
Igitur dux Carolus (postquara ad instanliam ducis patris ejus oppidum iccaiis . duce croio
Dionantense, salvis tamen corporibus eorura qui intus inclusi insistere cona- ""^ ^""'''""'"^ '"'""*
bantur, redditura esset atque exinde solotenus combustum) ad Leodiura cu-
ravit destinare hyraldum, in comitatu forte triginta habens equos. Qui taraen
non sine salvo conductu civitatera est ingressus, et in crastino decollationis
Johannis Baptistae , datis litteris ex parte ducis destinatis , suara legalionera
fideliter est executus. Indicto ergo palatio, absente taraen hyraido praetacto,
et ad palatiura non adraisso , ex lenore litterarura ex parte ducis allatarura vi-
sus est conqueri dux de pacis conditionibus rainirae servatis , cura taraen ipse
potius pacem quam bellum expeleret, et nonnulla forefacta patienter dissirau-
laret, defectumque solutionis pecuniarura in constituas lerrainis non exhibi-
tarum, sibi et patri suo ex pacis contractu jure corapetentiura, libenter hcet non
sustineret colubrissarioruraque insolentiara suae palriae darana inferentiura
quaravis eatenus toleraret et per dissiraulationera pertransisset. Nihilominus
tamen duràmodo paci nuper apud sanctum Trudonem factae dignanter in-
tendere vellent, et suum episcopum pro suo domino recognoscerent , sum-
moque pontifici reconciliandi deinceps obedientes essent, tune ipse placatus
suum exercitum, antequara patriae nocere possit, longe extra patriam educen-
dum opportune decrevisset. His ergo auditis, missi sunt deputati comes de
Mours et magister dorainus Johannes Le Ruyt, quatenus ducem Carolum su-
6
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JOHAiNNlS DE LOS
CHRONICON.
43
!
uiunt.
per proposilis ad singula convenienler respondere deberenl. Sedetde quolibet
minislerio viri vigioti missi suât ex Leodio, pro custodia oppidi Trudonensis,
quia timebalur ipsum oppidum eliara obsideri debere, quia dux Carolus de
Dionanto desceiideiis per duos hiialdos ad Sanctura Trudonem niissos petut
sibi portas aperiri, clavesque oppidi ocius dari. Quapropler Leodienses , ad
Ad.ers. e..rc.tu, de pulsuiu caïupanae armati, omnes in unum convenientes civitate exierunt,
...ce iocu.un con,e. ^^^^^^^^^ ^^.^^^^ f^,.,.^ posseut , et iu Kutthis atque in Othey comitatuin Lossen-
sem expectantes ad Jecorara usque processerunt. Volebant denique praevenire,
impedimentum afferendo exercitui ducis , ne ita facile obsidionem dux contra
Sauctum Trudonem coUocare posset. Porro dux cum suo exercitu descen-
dens per calcialam , veuit in villam dictam Olee ac ad alias villulas super Jeco-
ram silas. Cui cum eminus bene instructi et ad congredienduro e contra
âtarent Leodienses, curribus suis propriis circumsepti , et opportunis in locis
bombardis collocatis , venerunt missi nuntii ex parte ducis treugas datas nuu-
tiantes, dixcruntque ducem Carolum pacem factam velle tenere, dummodo
conditionesinilae pacis observentur. Itaque designati sunt quinquaginta vin
obsides, qui tamdiu deberent apud Bruxellara manere ad hospitium, donec
pecunia promissa et necdura ad integrura exhibita solveretur. His igitur atque
aliis condilionibus mediantibus, quae longum esset enarrare, dux cum suo
exercitu in suam patriam recessit, et Leodienses ad propria sunt reversi, pace
tamen proclaraata in loco exercitus , ipso die nativilatis Mariae Virginis, ante-
quam ab in>icem utrique exercitus solverentur. Inde vero in craslino super
Palalium prolonotarius * ex parle ducis ad Leodium missus proposuit , quod
non obstante quod Leodienses nonnunquam conditiones pacis fregissenl, pace
uihilominus tamen revalidata, de novo provisum esset, quod ipse dux Caro-
lus patriae Leodiensis advocatus et defensor esse deberet , essetque praesens
ex parte ducis vir nobilis et insignis, dominus videlicet de Aymycour% ad sus-
cipiendam investilurani ipsius advccatiae et ad faciendum nomine ducis jura-
menla ad taie negolium pertinenUa , etc. Item et alia puncta per praedictum
exstiterunt ibidem proposita, sed sufficit dixisse de pluribus pauca. Interea
homines ducis aliquantulum Leodii exspectantes visitaverunt omnes ecclesiag
civitatis, et tandem bono et votivo responso accepto, versus Huyum perrexe-
> Guilielmns de Cligny, protonolariu» apos- Martene Amplit$. eolUct. Tom. IV, p. 1297.
lolicus. Cfr. Adrianus de Veteri Busco, apud » Guy de Brimeu, seigncurde Uumbereourt.
runt. Jamque adveniente termino quo pecunia coliigenda destinanda esset ad
Brabantiam , in dicto Palatio proponebalur ibidem , quod civitas Leodiensis
cum Tungrensi oppido et tota Hasbania lertiam partem deberet solvere, co-
mitatus vero Lossensis cura Trudonensibus^ una cum offîcio seu districtu de
Montenaken , aliam tertiam partem , sed et castelria de Franchimont cum par-
tibus superioribus atque cum tota Leodiensi ecclesia aliam tertiam. Quod
cum nuntiaretur in crastino ecclesiis per certos deputatos , dicebal clerus se
nimium depauperatum , neque esse se comprehensum seu inclusum in pacis
tractatu , etc. Cumque in crastino dicti deputati comminando pro bono res-
ponso iustarent dicentes, quod ipsi ecclesiasticos erga ducem reddereul iu con-
tributione defectuosos , ac nonnulla comminarentur, responderunt ecclesiae .
« propler differentias et rebellionem seu inobedientiam laïcorum se irrelilos
et illaqueatos, ecclesiasticis etiam censuris facile addiclos atque in suis bonis
temporalibus, quibus utrumque sustentare deberenl, plurimum damnificatos,
et ideo eis non esse consullum sine suis confratribus , qui absentes sunt,
dare responsum. » Sciendum quod summa solvendorum, infra quatuor annos
proxime venturos in Lovaniensi oppido exhibenda, erat trecentorum millium
et quadraginla millium florenorum Rhenensium, in certis terminis solvendo-
rum, absque sex millibus ad usum unius capellae construendae, et ad ista ser-
vanda obligant ipsi cives cum palria reliqua omnia bona sua et submittunt
se coercioni summi pontificis, imperatoris, regum, principum, etc., et ad
mterdictum post quindecim dies elapsos ponendum et observandum , etc.
Articuli vero pacis, quos brevitatis causa pertranseundos censeo, sunt vi- centum et nonacim.
ginti très, item in pace Caroli ducis condilionatum habetur, quod tota palria
Leodiensis et Lossensis , Dionantensibus exceptis , solvere deberet infra certos
termmos centum et nonaginta millia florenorum Rhenensium, scilicet pro
primo termino, qui est in Johannis Baptistae nati vitale anni LXVI , sexasinta
'II* ■ • • x^
millia, m nalivitate Christi LX millia, et ilerum anno sequenti, videlicel sexa-
gesimo seplimo, pro termino Johannis Baptistae XXXV millia , et in nativitate
Domini subsequenti XXXV millia, sub poena decem nobilium quolidie sol-
vendorum post decimum quinlum diem monilionis factae, praeter expensas
quindecim obsidum et totidem famulorum cum singulis equis in hostagiis
comedentium. Igitur quarla Octobris pecunia jam praecinctu exhibenda, quae
per certos deputatos apud fralres Minores résidentes collecta fuerat, ad Lo-
vanium ducebatur. Reversi tamen ii quibus dicta pecunia exhibenda fuerat
niillia flor. a Léo-
dieusibus duci Bur-
gundix solvenda.
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JOHANNIS DE LOS
CHRONICON.
45
Novorum iiiotuum
lOilia.
coramissa, dicebanl in Palatio ad responsum audiendum specialiter indicto,
defecisse videlicet de lola summa illius terraini quinquaginla seplem millia
florenoriim Rhenensiura , etc. Dominus vero episcopus , qui iis diebus ad
Bruxellani ex Huyo accesserat, denuo ad Huyura reversus, convocari fecit
capitulum suum ibidem , ad quem miseninl secundariae ecclesiae suos dé-
putâtes pro generali iinione facienda.
Deinde circa festum sancli Martini in Palatio traclatum est de mittendo
videlicet ad dominum episcopura , ut dignaretur redire in ci\ilatera suam ,
quatenus ipso reverso cuncta fièrent placabiliora , ac pcr hoc redderentur ei
ablata loca sua. Sed cum pluribus vicibus apud episcopura per depuUtos de
revertendo , de pace observanda , de ignoscendis offensis atque de nonnullis
aliis diligenter tractaretur , et dominus episcopus facile se petentibus placa-
bilem exhiberet , ecce mox Sathan more suo pacis iniraicus ex adverso stabat,
procul dubio animos communis populi sua pericula minus intelligentis ex
impulsu ([uoruradam majorum filiorum Reliai vanam securitatem promitten-
liura, et in baculum arundineum, regem videlicet Franciae, inuliliter confi-
dentium , facile a bono proposito retraxit. Unde mendaciis deceptus pro liber-
tatibus et patriae privilegiis certare est visus, aestimans se in hoc Deo posse
praestare obsequium , si ea quae incaute per litteras allegationum contra do-
minum episcopura et sibi adhaerenles confectas et juraraenlo firraatas pertina-
citer per fas seu per nefas perpetuo servandas lenerent. Inde quoque factura
est, quod iterum de novo per vicos Leodii coeperunl cives ad parvum facile stre-
pitum vigilare, novas custodias instruere, ad arma facile concurrere novaque
bella praeraeditari , nocturno etiara tempore unus vicus contra alium vicura
in armis pompose se demonstrare. Denique missi sunt de quolibet minislerio
quidam ad Sanctum Trudonem ad roborandum partera eorum, qui credebantur
esse pacis impugnatores. Circa médium mensis Decembris ob novum rumo-
rera , occasione oppidi Trudonensis in superioribus patriae Leodiensis, eu jus
f)ortae et mûri erant destructi et ob hoc quidam in Leodio detenti , venerunt
armati illi de ultra Mosara volentes fieri justitiara. Unde factura est, quod
DecoiutioPironSieen. campaua pulsata decapitatus est Piron Steen, magister de Belconst, qui inno-
center se subire mortem protestabatur. Occisus est etiam quidam alius diu
jam in vinculis detentus. Hinc enim coeperunt quidara fugere et caute furo-
rera populi declinare, ferentes secura quidquid commode asportare poterant.
Ob quara rem exploratores et viarura insidiatores nacti sunt capiendi deprae-
1467
dandique oplalam opportunitatem , praedara quampluriraam coraraittentes.
sed et nonnunquara fugitivos reducentes, eos ludibriis et injuriis aflBciendo
vel etiara vinculis mancipando.
Deinde anno MCCCCLXVII , circa principium ipsius anni , coepit dominus
Raso de Heers quaedam conficta sua mysteria revelare, et suis necessariis seu
familiaribus amicis, nunc clam nunc publiée, de rege Franciae optata et bona
nova praenuntiare. Quibus auditis seductus populus coepit denuo ad inobe-
dientiara per prona in suos proprios nonnunquara concives tanquam in adver-
sarios recrudescere. Tungrenses vero contra dominum proprium et contra
pacis bonura obstinati queradara ex suis concivibus, ob unam missivara sibi
ex Lovanîo a quodam Tongrensi canonico ibidera exulante inadvertenter re-
ceptara, ignorainiose raorti affecerunt, nara prout supra meraini, decapita-
tura et in partes divisura membratim per diversa loca ad subliraes stipites
affîgendum destinarunt. Itéra in principio Martii post decapitalionera cujus-
dam anle gradus ecclesiae S. Laraberti , decollatus est etiam quidara magistro-
rura oppidi Tudinensis. ac deinde in quatuor partes divisus, propter quaedara
forsitan vcrba, quae inadvertenter fatebatur dixisse. Itéra codera fere tera-
pore, comprehensus est raagister Johannes Carpentarii , civiura raap-ister Dio- Dccoiiatio johannis
... . , ^ Carpentarii.
nantensiura , et ridiculose inter duos magistros civiura Leodiensium raedius
positus, in civitatera introductus, clangentibus tubis, codera fere sceraate quo
dux Carolus honorifice in oppidum Dionanlense fueral receplus. Hic sapiens
et vir bonus post multa torraenla eidem crudeliter illata , tandera ad pelitio-
nem rainisteriorura Leodiensis civitatis, instantibus Dionantensibus , qui eura
sibi tradi volebant ad crudeliter occidendura , saevissimara patienter deca-
pitationis sententiara sustinuit, et prout supra dictum in frusta concisus in
diversis locis per quatuor sui corporis particulas ignobililer est suspensus.
Cujus taraon membra, vix anno revoluto, prout postea dicetur, honorificam
acceperunt sepulturara. Hi vero, qui captivura hune Leodiensibus tradiderant
vinculatura , de consilio coramuni pro sua raercede receperunt singuli centum
coronaSf cura taraen eorura in nuraero essent duodecira.
Cum autera haec et similia aj^erentur. et obsides nostri in Brabantia detenti, Leodiensmm obsides in
'-' ' ' UrabaDlia detenti.
ob defectura solutionis pecuniarura in certis terminis exhibendarum , ab in-
vicem ad diversa loca missi separabantur : propter quara rem saepe ex parte
illorura factae sunt querelae justissimae. Quare accidit in Leodio diversas
fieri murrauraliones, aliis dicentibus, licet clam et non manifeste, quod talis
^l
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JOHANNIS DE LOS
CHRONICON.
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condemnatio conligerit patriae propler illos, qui sine consensu Irium sla-
luum diffidare ducem Burgundiae pacem Dobiscum habere volentem prae-
sumpsissent; aliis qiioque dicenlibiis , el hoc publiée, quia malevolis audientia
concedebatur , in lalem damnalionem lenisse Leodienses propler eos vide-
licel , quos traditores et carnifices clamitabanl , quos pacificos scilicet notaire-
rant. Et in prima pace post caedem de Monlenako in Sancto Trudone facta ,
et item in secunda pace anno videlicet revoluto po8t exustionem oppidi Dio-
nantensis, cum duce Carolo super Jecoram in Olee tractata, foedera pacis
ob majora pericula vitanda sapienter iniisse credebantur. Contra quos in con-
silio Leodiensi visa est dari sententia , quod auctores pacis pro redemptione
obsidum nostrorum vel pecunias de suis darent, Tel si hoc non vellent, tune
patriae pubiici hostes pro traditoribus haberentur. Quapropter multi se a
patria coeperunt absentare mortis periculum metuentes , quorum bona con-
fiscata publieae lenditioni exstiterunt exposita. Dorainus Tero episcopus vi-
dens in dies mala in terra multiplicari , raissis oecultis per nuntios htteris,
hortabatur clerum, quod se quantocius cum omnibus iis, quae ad ecclesias-
ticum statum pertinent, deberet transferre; ob quam rem plures, prout po-
lerant. vel fugiendo vel latilando se salvare studebant.
Non vero diu ante banc tempestatem, ex parte régis Franeiae missus ad
Adveotus epucopi .le Lcodium Tcuit cpiscopus dc Trccis , exhibens litteras credenliae ipsius re-
TrecodLeodmn. ^.^ ^ ^.^ ^^^.^^^ invcstigarc cocpit causas differentiarum haelenus habita-
rum inter episcopum Leodiensera et civitatem patriamque totam: dicebatque
se habere in commissis de unione facienda inter partes dissidentes, plurimum
bonum pacis extollendo. Commendavitque statum régis ejusque nobilitatem
atque optimas ejus condiliones , persuasitque eivibus de aliquo bono medio
quod ad pacem esset inveniendo. Cujus proposita non bene sapiebant us, qui
gustum pacis quam bona foret percipere non poterant. Malebant enim de
gente arraorum et bellicis rébus factam fuisse eollationem. Gaudebant nihilo-
minus se honoratos esse a rege , per hoc videlicet quod rex per tam magnifi-
cum virum , puta praefatum episcopum . amicitiae foedera cum Leodiensibus
servare vellet , ipsosque suos amicos cognosceret. Non diu vero post reees-
sum praenominati episeopi facta est fama Leodii pro seduetione communis
» Episcopus ille Trecassensis, quem Ludo- nemincilarent, miserai, eratLudovicusRaguier.
▼ioiu XI euro aliis. ut Leodienses ad rebellio-
populi, quod videlicet diclus episcopus una cum quodam nuntio civitatis
Romanae profectus ad impetrandum contra dominum Leodiensera manda-
tum propter exeessus ipsius, quod secum detulisse nientiebantur, etc. Vene-
runt etiam deputati civitatis in capitulo Leodiensi , regratiantes iis dominis
qui secum remanserant , volentes insuper quod revocare deberent suos con-
fratres , qui ad episcopum confugerant , dicebanlque se habere certa nova ex
urbe, quod dominus papa nullo modo voluisset consentire petilioni domini de
Bourbon , requirentis instanter sedem episcopalem alibi transferendam , etc.
Dicebant quoque etiam se libenter velle dare salvum conduclum reverlenti-
bus. Quod et statim proclamalum est publiée ad Peronem, ne videlicet quis
praesumeret nocere revertentibus , dummodo infra deeem dies redirent , et si
quis quemlibet redeuntem noceret, indignationem civitatis incurreret. Deinde
ultima Aprilis deputati sunt per ecclesias quidam , qui deberent ire ad urbem
una cum decano S. Martini Leodiensis. Sed religiosi S. Jacobi nolebant abba-
tem suum depulatum illuc pergere. Sed et raagistri civitatis prohibuerunt,
ne ad urbem quis destinarelur. Tune temporis omnes cives , qui videbantur
esse pacifici , juxta facullates eorum erantad contribuendum taxati, pro vide-
licet redemptione obsidum in Brabantia miserabiliter detentorum. Johannes
videlicet de Burses^ taxatus est ad duo millia florenorum ; item Wilhelmus de T.»tio mium pro «i,-
Lonehin ad toi idem ; Johannes Wilhelmus Renardus ^ ad totidem : item Pv- "^^''' ''J'er.ndis
ron Tonnar ' tantum ; hospes in Stella lantum ; item Petrus de Kineph * ad
mille florenos; Gerardus ad ducentos Rhenenses; Goffinus raercalorad mille
quingentos, et sic de aliis de singulis ministeriis.
His diebus Raso de Heers conquisivit sibi multos complices et ad rebellan- sceierum prenants a
dura promptissimos , quibus dédit rubeas tunicas , forsitan praesagiura de coSlnTur " ^"°'"
multorum sanguinis effusione, cujus ipse exstitit auctor. Porro in manicis
tunicarum seriptum habebatur : Vive Ligois. Hi novo et exquisito modo plum-
beis clavis armabantur. His quippe sic rubicantibus animose stipalus , pro-
cessit nune ad convivia suorum in seelere amicorum , laudem et favorem
stultorum hbrainum sibi vindicando.
In vigilia sacramenti intravit Leodium ambaciata ducis Caroli , qui jam caroii duds Burg ..i
Leodienses legalio.
« Alias de Biertet vel de Berse». Hic vero et
alii qui sequuntur, undecim florenorum rhenen-
sium millibus mulelati dicuntur apud Âdrianum
deVeleri Busco. Cf. op. cil. Tom. IV, p. 1303.
- Âlias Johannes Filhare et Benardut.
* Alias Petrus Thonnar.
^ Alias de Kemexhe.
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JOHANNIS DE LOS
CHRONICON.
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I '
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il
n
inorluo patre siio Philippe , hac eadein aeslale successit in oinnia dominia
palris siii Philippi. Hujus utique ambaciali praelacli , qui cura Iriginla equili-
bus adveneral , non erat Leodiensibus grata legalio , sed uec ad proponendara
suam coramissionem propter raurmurantium improbilalem facile fuit ad-
raissus.
Notandum quod circa isla terapora pulsabalur nonnunquam ' apud S. Pau-
lum in Insula propter miracula, quae beala Virgo per quamdani imaginera
super januara vestibuliecclesiaepraediclaeoslendere dignala est. Sed et e con-
trario saepe pulsabaturcarapana banni apud S. Laraberlura propter sanguinem
innocentera efiFusum \indiclara in coelum claraantera , quo forum Le«idiense
imo tota civitas replebatur ad instar Jherusalem, de qua psalraisla : u Effude-
» derunt sanguinem ipsorum in circuitu Jherusalem, tanquam aquam, et non
» erat quisepeliret. » Itaque pulsata die sabbalocampana banni propter aliqua
cvcs «onnuu. mort, vcrba , quac ad favorem domini Leodiensis quidam vir viticola pauper et an-
nosus dixisse videbatur, et ideo in Mosara est projectus. Item non diu post
etiara in sabbato absque pulsalione quidara alius senex frater domini Johannis
de Rocourt etiam in Mosara projectus subraersus est. Sed et nonnulli alii di-
versis vicibus sententiara subraersionis innocenter sunt perpessi. Praelerea
etiara duo alii ad sonum campanae ex captivitate in forum sunt producti, viri
ambo satis juvenes, quibus plurirai satis sunt compassi , sed taraen propter
incautura sermonem ab aemulis eorum maie interpretatum , decollali sunt,
non taraen obstante quod juvencula quaedara , saepe aute pedes Rasonis hu-
raililer prostrata , unura ex iis duobus petierit sibi dari raaritura,quae taraen
non gratiara sed magis meruit a tyranno repulsam. Hic Raso dux erroris et
seducti populi palronus ^ , auditis litteris quas supradictus ducis Caroli le-
gatus publiée exhibuerat legendas , ait et \ociferando suo more dixit : « 0
» ventus dulcoratus, habearaus nos caute, neque faciamus nos servos erga
» Carolura Rurgundiae araplius qua m sumus, nec subjiciaraus nos plus quara
M subjecti suraus. Sed tenearaus libertates nostras, sicut hactenus fecimus.
» Haec duo vos moneo, quatenus fortiter tenearaus. » Hic Raso, velut alter
Cayphas , licet alio modo , suis praeconiis populo visus est velle prodesse ,
qui taraen non intelligens quid dixerit, plurimum prout postea patuil, no-
1 OaiÏMa vox campana.
2 Id margine MS. legitur : Raso itte , quis-
quii f»erii, si sensu poUeo , pestifer homo fuit.
cuisse probatur. Intérim veto duo alii adhuc super chafardum ante gradus
sancti Lamberti paratum exstiterunt producti ; ibidem sunt etiam et ipsi de-
capitati propter sermonem quemlibel, sicut et alii. Horum unus vocabalur
Wilhelraus Rouchtel alius Johannes Mychy. Item , sabbato post festum nati-
vitatis Johannis Baptistae quatuor sunt ad decollandum super chafardum
adducti , sed tribus dimissis, unus eorum , scilicet Hugo de Sech exstitit de-
collatus. His autem diebus quamplures malronae, vcnientes coram concilio
Leodiensi, repetentes maritos suos obsides, non sunt exauditae, sed magis
sustinuerunt cura indignationc repulsam. Item et nonnullae aliae mulieres et
matronae honestae. prosternentes se coram domino Rasone, pro viris suis facili
de causa extra patriam propulsis humili prece pro eorum innocentia démon-
stranda, non gratiara sed indignum meruerunl sibi comportare responsum.
Haec autem quae in hac parte calamo pingo non tantura ex auditu quantura
ex visu conteslando scribere libet; nam testis sum et ego, qui cura hac tem-
pestate puer essem. aetatis annorum oclo, adveclus curru ad Leodium , una Auctor hujus i.,siori-c
cura maire dolore replela, circum se praeter ancillulam habente sex pueros ^•=°'^'"'" "'''"«^i"»
parvulos et de septimo gravida , primum coram domina de Hers, tanquam
coram altéra Jésabel , et secundo post longam morara coram Rasone , tan-
quam altero Achab, flebiliter se prosternere curavit, suum maritum (qui , jam
timoré generalis edicli , quo raortis deberent esse obnoxii , quotquot ad sigil-
landam pacem deputali fueiant , ad oppidum Diestense salutis gratia confu-
gerat), ipsum instantissime repelendo ipsiusque innocentiam rationabiliter Quid Raso mair. i,,Mus
demonstrare exorta est. Cui vix pelilione compléta una sententia uterque res- «nti "spondcru' ''
pondit satis indigne : « Melius enint ,ut eorum utar sermone, esse, inquiunt ,
(piam tu et tut niendicitati sint obnoxii et pereant , quant nos nostrique, vobis
procurantihus , extra patriam pro fugati mendicemus prae egestate et pereamus
tnhonest. » Quo trisli acceplo responso in craslino , nostro curru quo adve-
neramus juncto, quo natale erat solum, ad oppidura Lossense reversis , clausa
<'st janua nobis pulsanlibus. Wagistri autera et consules oppidi, prout tune
coramunitei* de aliis factura est, suas violentas manus ad innocentium bona
tara raobilia quam immobilia injustissime apponentes, quantocius conBscata
cuncta publiée vendere, reddere etalienarestudiossissimeprocurabant. Quare
contigit matrem nostrara una nobiscura omnibus destitutam bonis , sub ami-
eorum alas confugiendo , aliéna lecta seu domorura teguraenta peregrinoruni
instar subiutrnre. Porro brevi intervallo inlerjecto , undecumque ab amicis
7
\
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JOHANTN'IS DE LOS
CHRONICON.
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mutuo accepte prelio aliqua sibi necessariora, quibus carere non polerat, mater
nosira praelibata anxie satis redimere procuravit. Insuper et inferiorem suae
donius partem per amiconim suas inlerponenlium vices pro certo pretio sibi
et suis prolibus conducere studuit. Superior vero ipsius domus pars, cura
opportune faciendis, quippe in raedio fori sita, satis aptaesset, Lossensibus
Colubrissariis cedere permissa fuit, quatenus inibi post comessationes et ebrie-
lates, ad sonum fistulantis tubicinae seu tyrapanisantis desuper ad fenestras
sedentis , ante janiiam choreis aliisve jocis et spectaculis vacare possent. Hoc
praeterea de infinitis exorbitationibus in patria Leodiensi seu Lossensi sub
hac terapestate inhumaniter coramissis, unura et proximo volui ostendere
exemplum , quo per istud saltem unum facile saltem cognoscantur omnes * ;
omnes inquara in génère pacificorum illatas injurias , quorum per singula
impossibile foret retexere gesta.
Dr (:oiubri„.rii, H.,- His dicbus Colubrissarii ubique per patriam modum excedenles et insolen-*
^leh ...ppiicium su- ^.^^^^ ^^^^.^^ efiFecti , in oppido Hasselensi propter eorum excessus et seditio-
nem inceptam, clausis oppidi portis, sunt comprehensi. Quorum duo princi-
paliores exstiterunt decapitati et alii quidam ex eis, quindecim numéro, extra
patriam sunt proclamati. Quo audito Leodii, dominus Raso, cum magistris
illuc pergentes, infra portas non suntadmissi, dicentibus oppidanis, qui suas
portas contra advenUntes clauserant, quod non esset necesse , quod Leodien-
sis civilas se interponeret , cum juxta privilégia et libertates oppidi sui, id
quod judicatum erat fecissent. Sed non diu postea iterum, circa festum Jacobi
in Julio, denuo ibidem factus est tumultus , causantibus Colubrissariis, quare
videlicet socii eorum essent occisi, etc. Unde ad sonum campanae Hassellenses
mox armati contra Colubrissarios facli superiores praevaluerunt. Quare ii qui
fuerant ex oppido proscripti ad Leodium , tanquam ad suam matrem concur-
rerunt , gravissimas contra cives Hassellenses fecerunt querelas. Propter quod
demandati Hassellenses magistri ad Leodium venerunt , dicentes se sua privi-
légia velle tenere , quidquid etiam inde contingeret. Sed cum dominus Raso
sententiaret eos esse corrigendos , qui colubrissarios intra portas detentos
corrigere praesumpsissent , per magistrum Rare, tandem sopita est inter
partes altercatio , ipso dicente quod non esset hujus temporis negotium inter
Leodium refugium m. oppida ficH disscnsioncm. Civitas igitur Leodiensis quae debuit esse locus
lis et facinurosis bo-
justitiac et arx honoris , et , ut de Jherusalera in Threnis dictum habetur, do-
mina gentium facta est sub trt'buto * , jam nunc fiebat criminosorum refu-
gium et mater omnis erroris , prout patet et adhuc infra melius patebit. Nempe
ut deceplum populum efficacius tenerent erroribus irretitum , nonnultas
novitates diversis vicibus, de assistentia sibi de rege Franciae afiFutura, blan-
diendo confingebant et mentiebantur. Quorum unum de multis mihi subjun-
gere libet. Nam hoc eodem lempore fama erat Leodii venisse videlicet legalos
ex Francia , cupientes capere possessionem quorumdam dominiorum circa
Leodium situatorum, ad quorum petiliouem fuerunt quidam nobiles ex Leo-
diodepulati, A melius videlicet de Velleru^ et Johannes Beasen , quinqua-
ginta equis comitati, ducentes secum notarios et testes, coram quibus ii ,
qui ex Francia aut alias dicebantur destinati, capiebant ex parte comitis Ni-
vernensis possessionem super unam terram seu montera non longe a Leodio,
Lotharingiam dictam , et similiter in Rollon et in Herstalio.
Praeterea obsides in Rrabantia detenti nonnullas querulosas miserunt ad obsidum in Br.b.,ui.
Leodium litleras , quibus monebant Leodienses quatenus memores esse debe- '''^^"'°'"'" '"""''"
rent foederis et tractatuum factorum inter ducem ex ejus palrem in diversis
locis, et nihil eorum credendum esse , quae de affutura assistentia régis Fran-
ciae mentiebantur; dicebantque se dolere de minore honore ambacialis ducis
impenso , propter quod ipsi hanc injuriani luentes amplius angustiis affice-
rentur. Sed nihil valuerunt querelae neque sermones obsidum, quia communi
populo exhiberi non permittebantur.
His diebus cum fama venisset , quod scilicet Cennacum expugnaretur a
Brabantinis, vel quod forte jam obtentum esset, Leodienses commoli appo-
suerunt captivum tenere quemdam venerabilem virura , legatione funpentem
ex parte ducis, ad Leodium destinatum. Qui tamen, mutato consilio et veritate
percepta, tandem liber est dimissus. Postea tamen post plurima indecenter
hinc inde perpelrata, et cum nuUus moduspro tenenda pace opportune in mé-
dium produci posset, partibus in suo rigore pertinaciter perse veranti bus et
armigeri qui in Huyo apud dominum episcopum erant fréquentes m Has-
baniam excurrendo praedas facerent, caplivosque abducerent, nonnullos
etiam mactantes morti dédissent, Leodienses ex hoc commoti, vocata sibi
in auxilium patria Lossensi sibi in hoc consentiente , satis bene expediti . cum
Huyum u Lcodieasibus
expugualuni.
ninibas.
> In margine adscriptum esl : • Juxla illud Virgilii : Ex uno dnce omnes. *
1 Lamenlat. Jeremiae. cap. 1,1.
2 Alias Felleru:
52
JOHATNNIS DE LOS
inulto inslrumenlonim bellicoium appaialu, obsidionem apposuerunl ponere
et slu Jiose collocare aule Huyensc oppidum . Ubi cum nonnuiiquam altrinseciis
acrilerbellatum esset, tandem Leodienses superiôres effecti , Deo permittente,
quia ante ruinam exallabitur cor per novum oppidum jam potenter oblentum ,
irrumperc studuerunt eliam et majus oppidum , cui dominus Everardus de
Marcha praefuit , qui lamen lotis suis conatibus in efFrinjjendo pontem , in
convocando populum, nihil efticere potuit. Sed fugientibus illis qui ex parte
ducis ibidem erant pro custodia positi, fugiente eliam domino Leodiensi una
cura suis Irecentis equis, Leodienses oppido ad votum sunt politi , in quo ni-
hil erat quod diripienlium manus evaderet. Nam vidi et ego ex comitatu Los-
sensi ovanter revertenles spoliis onustos, tentoria , bombardos sibi et\exilla
cum innumerabili praeda in sorlem deputata , ad propria deducentes. Sed
proh dolor ! inaniter gavisi ; non diu post , cum haec circa feslum sanctissimi
Lamberli agerentur , non solum haec maie conquisita, quibus vel ad horam
poterant abutendo perfrui, sed et sua propria cuncla mox poslea necessario
irapendere coacli fuerunt. PSam dux Carolus, bis auditis, festinavit ponere obsi-
Tr».ionoHi« ob.es... dioucm autc oppidum Trudonense. Quam obsidionem jam posilam cum Leo-
dienses, una cum Tungrensibus elquibusdam aUis villuHs et oppidis patriae
Losseusis, magnanimiter ad bellandum instructis removere curavissent, ipso
Pogn, .n.o Brusicn.. dic apostoloium Sy mouis et Judae , commisso praelio ante villam de Bruslem ,
cum Leodienses, festini et inordinate, proul de more habent, se discrimini
commillerent facile , sunt per adversarios, conantes nostros concludere , pas-
sim quampluribus interfectis, per campos dispersi ac deinde vituperabililer
depuisi , instrumentisque suis beUicis, quorum raultus exslititapparatus, amis-
sis, tandem cuncti omnes profugienles gratia salutis fugae operam dabant.
s„c.„n,i,uo. Lcodicn- Et iudc foctum cst , quod \ictoria haec duci Carolo sit adscripta. Cui Trudo-
nenses statim postea sub certis conditionibus sese dedentes , portis patefactis ,
ipsum in suum oppidum una cum domino Leodiensi intromiserunt. Verum
Leodienses qui animose speraverant se posse contra ducem agere , confusi-
biliter, omnibus suis bellicis inslrumenlis amissis, non sine magna strage suo-
rum ad propria unus post unum vix tandem sunt reversi.
Videntes igitur suam ignominiosam confusionem , et non esse sicul heri
aut nudius tertius , \el ut correctius loquar , sicut erat in expugnalione oppidi
De p.ce ineunda Léo- Huycusis , suam animosilatcm déponentes coeperunl de foedere pacis iniendae
d.eo..um con5.i.«m. ^^^^ieve consîlium ct opporlunc Iractare. Verum doraicellus W ilhelmus de
CHRONICON.
53
Marcha, vel alias de Arenberch, cui fuerat coramissa costodia castri Huyensis,
jam in oppido Hasseliensi existens, inter ducem Carolum et patriam Lossensem
treugas impetravit, et tandem pace facta conditionibus raediantibus, etiam
et Tungrenses cunclis aliis magis rebelles in pacis contractu consentienles ,
mariscalcum Burgundiae in suum oppidum pacifiée intromiserunt. Quod vi-
dentes Leodienses , habilo consilio cum domino Leodiensi , ad pacem susci-
piendam sunt et ipsi necessario facile inducti. Exercitus vero ducis per Has-
baniam veniens versus Leodium tendebat. Quo audito, quidam temerarii,
accepto vexillo, in occursum advenlantium curabant procedere. Qui cum
aliquid contra adversarios moliti essent , interfectis adversariorum nunnullis ,
compuisi sunt refugere ad civitatem , incipientes suam fugam a villa de Lan-
thinis usque ad Leodium , inter quorum spatium per planitiera campi latis-
simi multiex Leodio egressi crudeliler exstiterunt interfecli.
Interea deputali sunt ex Leodio , qui obviam duci procedentes in lineis indu-
mentis pro satisfaclione veniam deberent accipere. Vocato igitur palatio, ipso condonaiion. m a.in».-
d. m. ■ . . -j-jT ,, . .... .voruDi Loiiira Caro-
le sancti 3Jarlini , m campo extra portam sanctae Walburgis, ubi civitas se lumpetum Loodien-
praeparaverat ad obediendum et humiliter pro pace impetranda diu adventum
ducis exspectavisset , contigit , hoc die inuliliter exacto , in crastinum in
caropis de Bollsay ducem advenisse, quo in loco humiliter, in signum poeni-
tentiac prostratos ad lerram , dux clementer poenilentes Leodienses sibi re-
concilialos ad pacis foedera suscepit. Siquidem conditiones pacis multae ex- condiiion« i.aci* Le...
... , , . . .... , . . , diensiLus propoMlac.
stiterunt , scilicet de abrenunliatione privilegiorum , de non mmistrando
justiliam per plures judices sicut eatenus, de projectione arraorum, de des-
truendo portas et muros solotenus , de dando duodecim viros ad volunlatem
ducis, de solvendis magnis pecuniarura summis in certis terminis , de satisfa-
ciendo domino episcopoplurimumofiFensoet ejusdem expensis in causa patriae
pro sui tuitioue et proseculione sui juris contra Leodienses , etc. , refunden-
dis; atque de compluribus aliis observandis, quorum plurimus est numerus ,
quae omnia brevitatis causa hicpraetermillimus. Quadragintaenim et septeni
sunt articuli, quibus arliculis pax ipsa jam amplius necessaria concludi debe-
bat ^ Dura autem haec agerentur inexercitu ducis, cujusstatio erat in Bollsey
el circum circa usque in Lanthinis, visum est duci , pro conclusione dictorum
* Puncla pacis vide apud Adrianum de Veleri not. C). Cf. de Gerlache, Révolutions de Ltéye
Busco (Marlene, Amplist. cotlecl., l. IV; p. 1519, sous Louis de Bourbon, pag. 101 et seqq.
^
JOHAMNIS DE LOS
quae ad pacem perlinere videbanlur , Leodiiim versus accedere. Venit ergo
..roi. aavcniu» ad S. prima facie usque ad sanctum /Egidium, et deinde ad sanctum Laurenlium.
luurent.um ^^^. ^^^ opportiinc dc pacls foedere ac nonnullis aliis negotiis patriae ac com-
modis inler partes tractaretur , et Leodienses se ad omnem \oluntatem ducis
libenter dédissent ; dux tanjen ipsis se non credidit , quin potius de nocte ad
suum exercitum in Bollsey reversus , monasierio praefato, quo in die utebatur,
derelicto, salutisuae consulerestudiosecompulsusfuit. Intereatamencura dux
ad civitatem usque veniret, et iterum ad suum exercitum rediret, et legatus
papae episcopus Mediolanensis suum hospilium apud sanctum Jacobum in
insuia suscepisset , et jam Leodienses suos muros deponere coepissent , dux
armatus a monasterio sancti Laurentii in campum progrediens, collectum
Leodiumintrutc.ro- suum cxcrcitum iu civitatem ab hora nona ante prandium usque ad horam
fere quartam post meridium cum magna pompa et gloria introduxit , et cum
taedis et faculis ardentibus clero obviam procedente, velut alter Holophernus,
per portam sanclae Margaretae a civibus honorifice est susceplus , et per in-
finita lumiuaria dextra laevaque stipatus in signumobedientiae Leodiensium,
futurus advocatus et tutor a cunctis ex lune necessario est commendatus.
Exuie, et profugi »d PraeteFca quotquot ex civibus timoré conlriti profugerant , voce praeconia
uri.cm revoc.uiur. ^.^^^^^^j ^^^^^ tiiduum sub pocua copporis et bonorum amissione reverti sunt
compulsi.
Interea etiam orania villagia per lotam Hasbaniam et undecumque etiara
alibi , sub salva gardia ducis se esse postulantes , se et sua opportune datis
pecuniis redimere necesse fuit. Ad septuplum vero amplius quam praeterilo
anno. proutferebatur, per impositas cives taxabantur muletas. Praeterea etiam
ecclesiae necessario habebant portare sua jocalia seu clenodia ob defectum
pecuniarum ad sanctum Petium, ex quibus duo millia florenorum conlracti
solvebantur domino Leodiensi loco propinarum , quas dominus episcopus de-
pecun..c caroio duci clerat iis , qui pro pace obtinenda suas vices interposuerant. Non diu vero
post dominus episcopus, vocatis ecclesiis , requisivit ab eis , quod dignarentur
se obligare pro pecunia duci solvenda, quatenus manerent fidejussores pro
, civibus^ qui ultra modura videbantur esse gravati. Quae res ecclesiis visa est
dura atque molesta. Nibilominus tamen cum multafieret instantia super hac
re , tandem de consilio domini episcopi et majoris ecclesiae , deque communi
consensu cleri etpopuli non obstante aliquorum contradictione . cum populus
non haberet unde solveret . missa legatione ad Bruxellam , ubi tune temporis
CHRONICON.
09
Lrm.
dux a Leodio reversus moram trahebat, requisitus est dux, quid de tali obli-
gatione erga se facienda ipse sentiret. Ipse autem dux erga se noiuit ecclesias
quoad talem obligationem fieri obnoxias seu obligatas. Et vocato ad se epis-
copo , multum invective fertur fuisse locutus contra ejus consilium etfautores.
His tamen non obstantibus , factum est juxta propositum domini Leodiensis et
ejus consilii malignam practicam , prout statim postea patebit.
Praeterea dum Carolus dux adhuc Leodii esset, et articuli pacis, prout in Novcm c.viu... .lecui-
. praecedenti anno admissi essent , Perone jam deposito , sed et mûris et portis '"'"
civiutis solotenus dirutis et destructis , de duodecim viris ad voluntatem du-
cis traditis decapitati sunt novem , tribus dimissis et perpeluo extra patrias et
ducis et Leodiensem bannitis. Et ex tune populus ducis caepit a patria rece-
dere. Dux vero, numéro acceptis obsidibus in magno, circa feslum Andreae pro-
fectus est a Leodio versus Huy um . Quem statim secutus est dominus Leodiensis Redits e,isco,. .„ ur-
pro obsidibus mlerpellaturus. Reversus autem ad Leodium episcopus , ipso die
sancti Andreae, post processionem factam cum taedis et luminaribus , a porta
saucti Leonardi deduclus usque in ecclesiara sancti Lamberti , humiliter pros-
tralis ante se praelalis et dominis ecclesiarum una cum magistris civium pro
venia petentibus , offensam sibi illatam licet non tam cito tamen, tandem li-
benter indulgendo remisit. Cujus remissionis modum, formam et cerimonias
in hoc negotio exhibitas hic brevitalis gratia omitto.
Anno vero sequenti , qui erat sexagesimus octavus, circa festum Valentini ,
dominus Leodiensis in praesentia domini de Humbercourt, qui vice domini
ducis apud Leodium remanserat, coram ecclesiis convocatis proposuit quae-
dam, quae quasi impossibilia videbantur, allegans se suas vices interposuisse Ecciesi.e «dejussor^s
apud ducem Carolum pro civilatis salvatione et idcirco necesse fore quatenus vend^.""'" '"" '"'
ecclesiae pro residuo solutionis fidejussores fièrent , sua bona ubicumque si-
tuaU erga pensionarios obligarenl. Quam siquidem rem cum nonnulli eccle- 1
siastici de favore episcopi existentes sollicite procurarent , et communis eccle- ^
siasticus status id saepius acceplare recusaret , tandem petenlium instantia
tam ecclesiasticorum praelati et praepositi ac decani quam etiam capitula ,
quippe cum corpore raembra , facile rationibus victi consensum praebere quo^
dam modo sunt coacti. Ad quem actum cum dominus Leodiensis ad suum
palatium in quodam sabbato convocari fecisset cives et civitatis populum , et
pauci satis propter sabbatum et juslitiam , quae fiebat in foro , ante prandium
convenisssent , tandem facto prandio in copiosa multitudine denuo deman-
U68.
156
JOHANNIS DE LOS
CHRONICON.
57
A)iuttolicu« legatus
L^ndiiini vptiit.
(lati nd episcopalem domum iinanimilcr confluxenml. Quo existenles audila
relalione domini episcopi acetiam doinini audientiarii^ stipulalioneseciiritalis
erga dominos ecclesiasticos facta , se siiaqiie corpora cum tota ipsorum siibs-
tantia supra lenoremlilteraruiu desuper factarum promptissime obligaverunl.
Peiisionarii vero in Lovanio exislentes. per sufHcientes raliones Lovaniensis
univeisitalis inslrucli , absque aposlolico consensii noiucrunt ecclesiaslicas
personas fidejussores esse, neqiie etiam ecclesianim bona erjja se obli^rala esse
debere. Attamen tandem inventus est modus , cum res ipsa urgeret , quod .
videlicel infra spatium quinque aut sex annorum expensis ecclesiarum sunmii
pontificis consensus adhibendus essel. Ferlur procul dubio , quod dominus
papa hujusmodi dispensationes postulantibus raaiedictiones quodam modo
imprecando plurimum viluperaverit et reprehensibiles esse censuit. Nihilo-
minus lamen ob instantium improbitatem , in malum tolius ecclesiae , quae
se fidejussorera erga ingratos laïcos constituit , fidem fidejussoris sui post ler-
jrum rejicientes , papa tandem postulanti ecclesiae consensum adhibuit. De
qua re cum plura dicenda forent , brevitalis tamen causa libenter pertranseo ,
opportune de adventu apostolici legati diclurus.
Leodiensis igitur ecclesia miserabiliter eatenus spirituali \inculo ligata quippe
formidabili interdicto supposita pro sui absolutione impetravit a sumnio pon-
tifice sibi destinari cum apostolica potestate legatum. Cui cum deputati eccle-
siae Leodiensis apud Coloniam venienti occurrissent , per eosdem deductus
est per Trajectura , ac deunde navigio ipso die translationis sancti Lamberli
descendens per Joppiliam venit , primum cura maxima obvianAium ex Leodio
pompa ad Carthusiensium prope Leodium convenlum. Ad quem cum in cras-
tino dominus episcopus personaliter accessisset, sed et quidam deputati eccle-
siarum ad \idendum commissiones ipsius legati etiam ibidem convenissent , et
multis de difFicilibus rébus diversi fièrent quaestiones et tractât us . tandem die
et liora ad boc constitulis venit dominus legatus usque ad pontem Aurati Cor-
dis , quo in loco constitutus, ecclesiis cunctis processionaliter obviam rnenti-
bus , ad bumiles ipsarum et totius populi preces ad certum diem durandum
relaxavit interdictum. Quo facto cura magna exullatione cleri et communis
populi , maximaque campanarum vociferantium strepitu atque tumuitu ^ duc-
tus est per dominum Leodiensem usque ad gradus ecclesiae sancti Lamberti.
Quo cum descendisset , accepta aqua benedicta, ecclesiam intrans una cum
episcopo Leodiensi ipsam in signum reconciliationis totam dévote conspersit.
tt per clerum Te Deum solemniter cantato , ductus est legatus ad summum
altare , ubi , facta oralione et benedictione data , ad sanctum Jacobum ductus
estadhospitium. Igitur in crastino, prima videlicet Mail, dominus Leodiensis
suam primam solemniter cantavit missam cum summa gloria et pompa eccle-
siasticorum atque nobilium , qui ad banc solemnitatem convocati fuerant ,
atque , ut caetera quae ad tantum ofKcium spectabant et decentissime adim-
pleta exsliterunt pertranseam , post Ite missa est , dominus episcopus vertit
se versus legatmu slanlem in formis , ubi dominus episcopus slare consuevit ,
et deposila milra domini episcopi, prostravit se episcopus una cum cunctis
aliis praelatis ad genua , hurailiter benedictionem pelentibus. Super quos hu-
militer proslratos dominus legatus , dicto Adjulorium nostrùm in nomïne Do-
mini, etc., exlensa manu dédit ultimam benedictionem. Quo facto, dominus
Leodiensis porUns venerabile sacramenlum processit reverenter, proutde more
est, post clerum praecedenlem ad processionem. Qua autem compléta , itum
est ad prandium , (^uo oranes praelali fuerant convocati, in episcopali palatio
magnifiée praeparalum. Postea vero in octavis apostolorum Philippi et Jacobi laterdicu rei.«iio.
post prandium horasecunda, ad humilem petitionem praelatorum , decano-
rum, plebanorum, matriculariorum ac totius cleri et conventuum lam men-
dicantium quain caeterorum , et communis populi ibidem in ecclesia sancli
Laipberti convocatorum, dominus legatus una cum episcopo Leodiensi in
mediotempliadveniens, finaliter interdictum relaxavit, mediante tamen sub-
raissione qua praedicti se aposlolicae sentenliae dévote submiltere curabunl.
Post haec autem ad diem Penlhecostes omnibus praelatis et toto clero ad eccle-
siam sancti Lamberti vocatis, dominus legatus solemniter ibidem de Spiritu
Sancto cantavit summam missam. Modum vero etformam lantae solemnitatis.
sicul et plurima alia , causa brevitatis omitto. Quarla autem feria post Penthe-
costes legatus a Leodio recessit ; sed feria quinta , ad inslantiam domini épis- Excqu..e Pi.iii,.,i du-
copi , in ecclesia sancli Lamberti exequiae ducis Philippi exstilerunt cum magna
gloria luminarium decenter celebratae. Et diebus sequentibus , feria scilicet
sexta et sabbalo, eodem ritu faclae sunl solemnes exequiae pro fratre domini
Leodiensis atque etiam pro ejusdem sorore. Nolandum quod in die venerabilis
sacramenti atque etiam postea in processionibus generalibus , quae in mense
Julio fieri consueverunt , dimisso ordine ministerialium , processerunt secu-
lares et laici juxta ordinem suarum parochiarum et hoc satis decenter et dé-
vote. In principio mensis Julii dominus episcopus reconciliavit complures
8
is Bu
58
JOHANNIS DE LOS
CHRONICON.
m uxorem accipit.
<:olubriK3rii.
ecclesias et cimiteria in Leodio. Unde lune aeeidit, quod eorpus Wilhelmi
de Violetta extractum de cimiterio , ignorainiose per plateas tractum , juxla
ejus raerilum in Mosam est projeclum.
'"roll^VK^n;™!;::; '^""^ lempoHs , in crastino videlicet Visilationis, dux Carolus , qui superiori
anno suam uxorem amiserat, secundam' duxit uxorem, filiam videlicet ducis
Eboracensis, sorôrem autem régis Angliae , Margaretam nomine.
Circa haec lempora sunt vexati plurimum homines in palria Lossensi per
Colubrissarios, qui occulte nocturno tempore studuerunt improvisis superve-
nire et taxas imponere, combustiones domorum comminari. Quorum tameu
nonoulli deprehensi exstiterunt interfecti, aut alias capti tormentis et rôtis seu
patibulis addicti Vel adjudicati. Deinde circa initium Septembris, mulu fama
spargebatur apud Leodium de videlicet adventu Colubrissariorum et aliorum
profugorum ex patria relegatorum. Contra quos Leodienses segniter se oppo-
nere studuerunt. Verumtamen in crastino Nalivitatis beatae virginis Mariae,
cum ad famam praedictorum (nescio quo Dei judicio) populus durus esset ad
credendum , praefati profugi ex Francia venientes apud Genappiam , Mosam
transeuntes et versus Leodium satis animose tendeu tes circa meridiem, nullo
resislente, quippe per dirutas portas incunctanter civitatem intraverunt , quos-
libet obviam improvise venientes interficiendo , reliquis fugientibus vel in suis
domibus se occultantibus. ïi autem qui sic audacter civitatem satis popplo-
sam intraverant, cum pauci essent numéro et inferiores domino Leodiensi et
civibus licet inarmibus se esse perpenderent , ad pacem se admilti suppliciter
flagitabant, suam causam domino legato commiltentes. Qui dominus legatus
cum suas vices strenue inter dominum Leodiensem ac ejus adversarios pro-
fugos videlicet praefatosexerceret, et dominus Leodiensis ad hoc se plurimum
difficilem redderet , et nonnullas excursiones contra civitatem faceret , des-
perati Leodienses coeperunt dirutas suas portas et muros eversos instantissime
reparare et resarcire et ad resistendum cujuscumque potestati paralos se os-
"^tce; „^"*TurJn ^^"^^''e- 1« dies enim augebatur numerus eorum ex Teuthonica patria ad
- - Leodium confluentium , quorum capilaneus erat Johannes Lobost. Capitaneus
vero eorum qui ex Francia venientes Leodium irruperant , erat Johannes der
Wilde * , et cum eo quidam vocatus Rocha , vir strenuus , atque nonnulli
» Immo tertiam. par le baron de Reiffenberg , lom. VII , pag. 60,
2 Alias Del Ville seu De Ville. Cf. Barante, Bruxelles, 1836.
Uitt. de» ducs de Bourgogne, avec des remarquet,
t
59
excitant.
alii. Sed et uxor Rasonis eliam et ipsa ex Francia veniens Leodium intravit, et
suam propriam domum in hospitium elegit. Interea cum numerus raalignan-
tium valde in Leodio accresceret et spes pacis nulla esset , praesertira cum
pro parte domini Leodiensis nobiles patriae viriliter armali se fideliter exhi-
bèrent , et ex parte ducis Burgundiae ad dominum episcopum in oppido Tun-
grensi existentem piurimi armati confluèrent; dominus vero Gwido de Hum-
l>ercoiirt ex Huyo veniens, etiara et ipse cum armigerorum manu potenter ad
favorem domini episcopi in Tungrim advenisset; conligit in festo sancli
Dionysu circiter quingentos per diversas portas civitatem latenter egressos
mediam post noclem oppidum Tungrense portis et mûris destitutum animose
mtroisse, et opp.dum raultum populosum magnanimiter invasum spoliasse,
occsisnonnulhs et inde evadenlibus quamplurimis. Quorum equis et armis
ditati etspohis, reversi sunt ad Leodium triumphatores, habentes secum prae-
ter alios nobiles et plebeos captivos , ipsum dominum legatum ac etiam do-
mmum episcopum una cum domino de Humbercourt, utique viros insignes
captivitatem incomparabilom et pro sui redemplione capturam sufficientem'
Qui praelibal. domini cum sic in laqueum captivitatis ex insperato ignominiose
incidissent, facile persuasi sunt ad hoc videlicet ut inimicos pacis , pacem jam
petentibus, ad bonum pacis reconciliarent. Ad petitionem igitur eorum qui
dudum pacem videbantur sprevisse, flexi sunt facile praetacti insignes cap-
ti vi , qualenus suas vices interponere deberent : ita quod de praetactis offensis
dux Burgundiae placatus , nullam vindiclam sumeret , et quod pluris est.
civitatem Leodiensem cum iis, qui ad eam confluxerant , absque uUa puni-
tione pacificam dimilteret.
Haec et similia cum videbantur stulto populo et leviter decepto omnino fieri
debere, et ad haec dominus Leodiensis una cum domino cardinali , cui res ipsa
satis cordi erat, plurimum laboraret, ecce dux Carolus maxime ad praedictas
novitates attonitus et commotus contractum suum exercitum et bene armatum
et expeditum ante Leodium expugnandi gratia misit quantocius. Quem ipse
personaliler secutus una cum rege Franciae , in quo jamdudum Leodienses croiu.
frustra speraverant, obsidionis aptum locum in vico ante portam sanctae Wal-
burgis satis studiose elegit. Sed antequam illuc populus ducis advenisset , piu-
rimi Leodiensium temerarii et leviter persuasi , venientibus obviam se obji-
cientesapudLanthinis, et ex tuncusque ad suburbia civitatis a Burgundionibus
ferociter sunt trucidati atque percussi. Cum igitur ducis exercitus pro magna
Leudium oh-
tidel.
60
JOHANNIS DE LOS
CHRONICON.
61
parle cîrca porlam sancti Leonardi , éxpiijjnandi (^ralia , sese opportune collo-
casset , et dux cum alia parle sui exerciliis se apiid sanctam Walburgem in sue»
tenlorio conlinercl , ecce egressi ex Leodio per porlam sanclae Margarilae non
minus trecenti viri , ul leones animosi média nocle per valles el lenarum dé-
via perveneruni usquead lentoriumducis Burgundiae, ubi, occiso cubiculario
diicis et nonnullis aliis, facile eral etiam el ipsum ducem vel oecidi vel sallem
comprehendi. Sed quia ejus hora nondum veneral, el ipse ullionura Domi-
nus flagellum contra civilatem peccalricem paraverat , facile lemerariorura et
praesumpluosorumex Yociferantiumclamoreimpeditumeslproposilum. Porro
Teniorii .luci. iccen- ex tcnloriis ducis prope localum per praediclos Leodienses igné apposito ,
fundilus exslilil concremalum. Yerum dominus Leodiensis, paucis diebus hinc
anle, una cum domino legalo oblenta licenlia a civilale^ cujus negolium vide-
balur agere , obviam se gessil usque ad rivum Jecoram , lanquam placalurus
armigeros, qui ex parle ducis Hasbaniam fuerant ingressi. Sed quia videbat
rem nimis difficilem , desperalo negolio , considerarelque ducem una cum
rege Franciae muita cum indignalione adesse commolum , adventareque in
proximo, minime ad civilalem esl reversus.
Praeterea dominica, quaepenullima erat Novembris, cum populusLeodien-
sis divinis offîciis in suis parochiis dévote inleresset , et capitanei noslri viriliter
Lpodiuin capiinr. invadcutibus muros civitalis se opponendo résistèrent, ecce subito noslri facli
inferiores inimicis coeperunt cedere et facla irruplione ad porlam de Viven-
gis et ad sanclum Leonardum, tumultuose plurimum fugienlibus noslris, ci-
vilatem Burgundiones sunl ingressi , caedenles occidentesque quoslibel, quos
comprehendere poteranl , inler quos etiam Johannes der Wilde, vir utique
plurimum animosus, nostrorum capitaneus, occubuit. Reliqui vero Leodien-
ses el qui ad Leodium salutis gralia convenerant , per portas alias et murorum
aperturas profugientes, fugae consulendo nemora sylvasque pelebanl , ubi in
summa egeslate viclusque penuria inler montium valles , valliumque concavi-
tales cum feris communem delegenles habilalionis locum , valde nivibus et
brumali algore afflicli, pêne sunl consumpli. Qui cum aliquantulo temporis
spatio miserabiliter affligerenlur per inlerpositas personas, quarum abbas Val-
lis-sancti-Lamberti praecipuus erat, dolose ad misericordiam sunl recepti.
Venientes igilur ex sylvis el terrarum concavitatibus exque vallibus nemorosis
fere exsangues vana spe decepti per fidefragos facile comprehensi , in magno
numéro cordis et restibus ad invicem ligati, de ponte Archarum per multas vices
projeclorum in Mosam, crudelissimum in dies conspiciebatur spectaculum. Sed
et navigio ducebanlur ad Trajectum , qui ibidem similem suslinere liabebant
ammadversioneni. Inhumanissime vero pauperes Leodienses, modicum ante
liomines ferocissimi, nemini cedere volentes, crudeliler aquis sufiFocabanlur
aut ad arbores publiée ante portas per vias laqueosuspendebanlur. Idem fiebat
m Huyo , nec non el in aliis nonnullis locis , ila quod dici verisimile posset , de
Leodiensibus punitionem Dei judicio fuisse sumptam , qualem Titus et Vespa-
sianus de perfidis Judaeis sumpsisse olim describuntur. Itaque sic Deus non-
nunquam superbos humiliai, ut interea illis punitis pauperes humiles exallare
possit. Quod ex praedicta tragoedia facile deprehenditur, ubi Leodiensium in-
solentia , injuslilia ac arroganlia coelum ipsum puisasse videtur. Ad quorum
petulanliam ipse bonus Deus palienlissime eorum emendationem exspectans,
tandem in iram provocatus cum nocentibus etiam innocentes et cum malis bonos
in reprobationem dédisse visus estsensim, et projecissein dirum mortis exilium.
Praeterea dux Carolus jam votive potilus civitate, et lolam Leodiensem pa- caroiu. „uiii ,.,rcit.
trîam sibi habens subjeclam , in superbiam é^aius omnia extremo exlerminio
addixit, nulli parcensaelati. condilioni aut sexui. Nam sacerdotes et clerici fere
indifiPerenter ut laïci caplivi lenebantur, sanclorum templa profanabantur, al- s.cr. proi.
taria spoliabantur, sacra loca ubi sanclorum reliquiae condilae erant, violenter
latrunculi ingressi quidquid diripienlium manibus paluit , absque respectu
asporlare curabant, sed nec venerabilis sacraraenli cibariis parcebanl, immo
plerumque ipso venerabili sacramento irreverenter projecto ipsas capsas in
massam conflatas sibi in profanos usus converlebanl. In multis eliam ecclesiis
civitalis alque eliam in aliis oppidis et villulis, campanae ex turribus eripieban-
lur ad usum tormenlorum seu bombardorum conficiendorum, crudelem sen-
tenliam sorlientes. Multa oratoria, capellae et ecclesiae in Hasbania et diversis
locis patriae fuerunl combuslae. Sed et villagium quodiibet per Hasbaniam vix
erat, quod combusliouis senlenliam evaderet. Totam nihilominus civilatem
una cum ejus amplis suburbiis igné jussit concremari. Ecclesiasticorum vero
domus vix'ab incendio exstilerunt exemptae. Redimebantur pro cerla tamen
summa pecuniaria erga dominum de Wilthem, quiauctor combustionis exsti-
til. Verum antequam domus comburendae igni darentur, venerunt latrunculi Tr.jecienses miuu,
ex Trajecto alque ex aliis locis, auferenles quidquid plumbi erat in tectis
videlicet sumpluosos qui hoc tempore in frequenti usu erant canales , et quid-
quid ferramentorum erat circa domus ditissimas, in maxima scilicet copia
liiinanlnr.
Incendia.
Leod. spoliatores.
62
JOHANNIS DE LOS
CHRONICON.
cancellas ferreas et caetera similia , quibus spoliis facile paiiperes spolialores
?hi;rSorru^^*^^^^^*'^^'^*^^^"'"*^^ MlseruDt insuper Trajeclenses , anliquoodio conlra Leo-
dienses excilati , quosdam profanes lathomos , qui studiose salis praesump-
serunt cassare majorera ponlem, qui dicilur Archarum , cujus duos poliores
confreyerunt arcus , nounullaque alia in contumeliam civilalis praesumentes.
Dominus vero de Humbercourt , vicarius ducis, insulam ipsam , poslea
quam combusla fuerat , in emphitheosim accipere curabat , et super ponlera
Avoroli confractam portam novam esse constituit ; similiter eliam super aliuni
pontem versus civitalem , qui pons insulae dicitur. Etiam contra civilatem
aliam portam fabricari praecepit, ibique in insula, quae Brabantia dicebatur,
Brabantinorum more legem suam vigere \olebat, et secundum suam volun-
tatem judicandum fore praecepit.
Praeterea etiam dux praefatus poslquam a Leodio ad Trajectum venissel,
nescio diabolicum quid meditatus , perniciosissimo usus consilio , ad Leodium
misit quosdam lionoratos una cum quodam episcopo, qui ullimam debebat in
ecclesia sancti Lamberti solemniter celebrare missam , qua celebrala, translate
corpore sancti Lamberti et cum caeteris reliquiis ablatis , etiam ipsius cathedra-
lis sedis alias transferendae fieret translatio. Quod quia homo ita faciendum
proposuit, Deus licet ad modicum temporis iratus, denuo populo suo miser-
lus, mox clementer aliter disposuit. Nam profanes praefatae praesumptionis
" LtmieruTo"* *"*^' ^^^^"^^^''^* 1 P^^^ missam praelibatam ab dicte episcopo decantatam. ita ad
runi .«nifcrrc. sacras rcliquias ascendentes profanas manus ausos apponere , ita divinitus ter-
ritos , adeo confuses mente prostravit , iU quod cerporis gressu vix haerentes
omni velocitate, qua poterant, divinam ultionem formidantes recedere a sacra-
tis locis quantecius epertune sunt compulsi. Que audito dux miraculé sen-
lentiam de transferendis ecclesiis in melius commutavit. Unde accidit , quod
""teToacii.!;:.':''"'' ^^^^ ?""*^^ ^^^*"™ apesteli Thomae per suffraganeum episcopum Jcclesia
major, sancti videlicet Lamberti, reconciliata exstiterit. Et deinde aliae eccle-
siae, preut sancti Pétri, sanclae Crucis, et consequenter reliquae ecclesiae prefa-
uatae munus recenciliationis percipere meruerunt, addivina officia celebranda
rehabililatae.
Dominus vero Fredericus de Witthem, qui ex commissiene ducis jam civi-
tatem tetam combusserat , petiit ab ecclesiis mille ducentas coronas pre re-
demptione domorum claustralium, ne combustieni exponerentur. Sed ebtule-
runt eidem ecclesiaslici quingentas coronas. Unde et dominus Leediensi»
63
Fredericus du Willhem.
_ jeiii
exigit pro flonioriini
rcstaiiratione.
I4G9.
Il vu m
«
mediator esse debebat, suas vices interpositurus. Praeterea prof ugiLeedienses,
negotie parumper pacificato, passim ad propria convertentes, unacumdominis
ecclesiasticis cohabitantes, coeperuntsuccessu temporis casas, domunculas su-
per furcas etstipiteserigere, et super lapidum materiasex stramine etiulo tecta
compenere, atque in caveis et penerura cavernis habitationis locum erigere,
donec ex mandate ducis darelur licentia habentibus aedificandi petestatem dux 3«reu. .eo„
nevas aedificandi domus . mediante selutiene per singules annos unius aurei
leonis. Quae tamendemus neviter aedificatae, si exselutionem praetacti canonis
debuissent evadere, non nisi usque ad prima laquearia inferieris selarii pole-
rant exsurgere.
Anne millésime quadringentesimo neno , dux Carelus post victeriam acqui-
siUm ,n patria Leodiensi , in superbiam elatus, Gandavenses tanquam sibi crcuscand.
rebelles ceepit ad obedientiam arctare. Ad ques cura in alto et elevato selie ''^' ^"''"^"
sedens cencionaretur, combuslis vexillis et cassatis laceratisque eerum privi-
legiis, sigillisque demolitis , in praesentia demini Ludevici de Bourbon ac alio-
rum nebilHim, locutus est ad Gandavensem plebem : Populus hic labiis me
honorât, sed cor eorum longe est a me, etc. Eedem anno, in profeste venera-
bilis Sacramenti , receptus est dux Carelus jam placatus apud Gandavum et
henorifice introductus, et (preut ferebatur) cum taedis, faculis ac aliis lumina-
ribus non minus quinquaginta millibus.
Item bec anno ebiit ducissa , uxer ducis Geiriae, serer demini nestri épis- uxordu.i.ceiii.e.o.
copi. Item in menasterie Sancti Trudenis receptus est novus abbas benedi- ,^°^.L"'^«vl,^Vo"r-
cendus m demmica Oculi. Praeterea hoc etiam tempère apestelicus legatus Leg.t„. aposte,*c„, ...
saepedictus velens ad urbem recedere, quodam mode minans petiit sibi de p'^»" «^«^M-it
laberibus factis satisfieri : unde tractatu facto cura codera singuli canenici
selverunt ei decem renenses et capellani pre tribus vel duebus , abbates vero
pro se ipsis, suis cenventibus praetermissis. Inde etiam multa consilia et con-
vecatienes factae sunt apud ecclesias prepter débita et pensienes et caetera,
prepter quod jecalia vendebantur.
Die vero i icesima prima Aprilis, combusta exstitit ecclesia menaslerii Vallis- Eccie,u „.o„a.teni v.i.
Sancti-Laraberti ex fulmine circa horam quartam post raeridiem. Septima lnt':7^^^T::^
Maii posita est curia Officialis in oppido Trudonensi. Trudonopoiimtr.n;.
Itéra septiraa Julii dorainus de Humbercourt una cum uxore sua per Na- Don.rium ai. Humher.
murcum venit Leodium, et inlravit ecclesiam Sancti Laraberti, et oratiene Seî^r^ti"
facta ante feretrura corporis Sancti Lamberti, in praesentia demini decani ac
64
JOHANNIS DE LOS
CHRONICON.
65
Paz Lcodii prorlamata.
Bona ecclcsiarutii ar
rrstanlur in liraban-
lia.
aliorum dominorum obtiilit pro emendalione et offensa , qiiibus se deliquisse
confessus est, xxx marchas argenti , et sic salutata Virgine Maria in clauslro,
impransus recessit navigio versus Trajeclum.
In Seplembri très malefactores capti in Eggermont fiierunt decapitali in
Insula ex opposite ecclesiae Sancti Pauli. In festo Sancti Lamberti propler
nimores praecedente nocte factos, ubi videlicet ad arma clamatum fueial,
domini ecclesiarum occasione accepta coeperunt claustra sua firraare vectibus
cnsirum Frc.ierici de et scHS aliisquc opportunis repagulis et porlis. Hoc denique tempore dominus
de Witthem , civitatis Leodiensis combustor, in suo castro per ducem Julia-
censem obsessus fuit, sed per ducem Burgundiae obsidio ipsa soluta exstitit.
In profestoCosmae et Damiani pax proclamata fuit Leodii et nundinae consue-
tae, quaevulgo forum dicuntur, celebratae sunt in vico Sancti JohannisRaptis-
tae, incipiendo abecclesiaSanct i Rartholomaei usquead forum Sancti Lamberti.
His diebus ecclesiae plurimum gravabantur in bonis suis per arrestationes
pensionariorum in Brabantia , propter quod ex gabellis jam nuper impositis
ordinatum fuit, quod cuilibet in subsidium refusionis damni illati in tribus
lerminis per singulos annos solverentur mille floreni , quod et factum est.
Ordinatum insuper est, quodpraelati, propter improbitatemquorumdam no-
\ilates introducentium et violentiam facientium, tenere possent duos \el très
apud se armigeros, et quod, quotquot essent de parte principisveleliam do-
mini episcopi , arma ferre possent.
Hoc tempore veniens ex urbe nuntius, ferens sccum litteras commendatitias
et unum brève insinuans , quod summus pontifex plurimum condoleret op-
pressioni Leodiensis ecclesiae, cupiens quod mitterentur deputali ex parte
ecclesiarum , etc.
Anno septuagesimo in octavis Johannis Ëvangelistae ^ dominus Leodiensis
navigio ex Huyo venit Leodium , ubi honorifice cum taedis et faculis lam a
clero quam a populo susceptus. Post oralionem factamin ecclesia Sancti Lam-
berti ad coenam ductus est apud cancellarium. In crastino vero, post propi-
nationem eidem factam. rogatus est ab ecclesiis, quod ipse dignaretur locum
habitationis suae in Leodio firmare et quod Oflicialis curiam ad Leodium
vellet revocare. Quibus dominus episcopus respondit, haec se libentissime
facturum , dummodo temporis malitia id fieri permitteret.
1470.
Luiluvicus borbonitu
Leodium redit.
Ivantur.
missarii a Carolo
Leodium missi ad
os inu/os
civitalis.
Eodem die, prandio facto, dominus episcopus, cum frigus esset, pedes ivit
per plateas combustae civitatis, lamentabile exustionis conspiciens speclacu-
lum. Deinde in profeslo epiphaniae navigio Trajectum petiit, equitibus ejus Episcopn, Trajeaun.
juxta ripam Mosae procedenlibus. Postea statim per quosdam pessimos exe- '"'"'
cutores, quorum unus prolhonotharius et alius Renedictus, vulgo Renotton
dictiis , dux Carolus deslinavil litteras comminatorias ecclesiis , continentes caroius civiu.i mi„.
quod vellet esse solutus, alioquin scirent se positurum ipsas ecclesias in tali loi' "'^' *'""""'
statu, quod infra annos quadraginta recuperare se non valerent : sed et civi-
bus majora minabantur. Quare plures cives dimissa civitate . non habentes
unde solverent, fugae necessario consulere habuerunl.
Deinde in festo sancti Servatii intraverunt Leodium ex parte domini de com„..,
Humbercourt missi dominus de Paiage et Wilhelmus Martinez ^ , tanquam Stud
commissani ipsius domini de Humbercourt, ostendentes per patentes litteras '"""'"
se habere commissionem destruendi muros et portas circa sancti Lamberti
claustrum anno priore factas , atque residuum raurorum quod fuerat derelic-
tura apud sanctam Walburgem seu in aliis locis circa Leodium; eliam spe-
cialiter muros de Viseto oppido potestalera habebaut destruendi. Indictum
igitur est per praefatos commissarios quatenus et in Tungri et ubicumque
alibi mûri ex integro non erant eversi. quantocius demoliri deberent. Igitur in ju,u saoct. Ma.iou...
bancto Martmo cum ad mstantiam praedictorum commissariorum mûri de- '""'^""'"'^"' '"•"'
poni deberent, restiterunt domini dictae ecclesiae, mittentes suos deputatos
ad ducem Carolum , a quo impetrarunt gratiam qua suos muros, cum ad
custodiam sui claus.tri spectarent, deponi aut demoliri non deberent. Prae-
terea muiti cives redemerunt se erga praefatos commissarios , habentes potes-
talem propellendi omnes cives civitatis, centum et quatuor (prout fertur)
civibus exceptis. Recessit tamen Wilhelmus de Martinez a Leodio , cupiens
inlrare castrum Huyum , ad quod non erat admissus , qua injuria commotus
accessit ad Tudinum et Covinum , quatenus ibidem muros depouere faceret.
Praeterea in principio Julii venerunt commissarii ducis ad Leodium impo- Taii,. .iviiu. i„,,o
siluri lalhiam super patriam xxxiiii™ florenorum rhenensium. Sed ubi com-
prehenderepraesumebantad dictas talhias in parte solvendas per ecclesiasticos
et monasteriales , convocatione facla , restitit unanimiter clerus , protestons de
injusta imposilione.
»iU.
' Die tertia mensis Januarii.
' Alias Martineai
9
Pa^e Ût).
66
JOHANNIS DE LOS
Latruncuii» e.uiibus Hoc temporc ppaeconla voce clamatum cxstitit in foro, quod ad puisuiii
campanae omnes cives se praepararent ad resislendum latrunculis exulibus
extra patriam proscriptis , qui denuo in confinibus palriae conglobati latroci-
nia et praedas curabant exercere.
Hisce vero temporibiis dux Carolus de Sanclo-Awdomaro transtulit se in
Hesdin. Cornes autem de Verwic ciim potentia magna inlravit in Angliani ,
obtinens ibidem superioritalem , propter quod novus rex fiigiens venil in Ha-
gani Hollandiae , quo et aliquot dierum spatio se continuit.
1471. Circa initium anni septuagesimi primi , Leodienses qui fuerant profugi ex
patria extra civitatem Mettensem famabantur esse proclamât! , qui in unum
collecti non minus ducenti ad patriam Leodiensem coeperunt revertentes ac-
, cedere. Quorum timoré Leodienses perplexi coeperunt vigilias indicere et cus-
todias observare , magnosque rogos in plateis slruere.
''r; w"l1"«Î: P^^tea mensis Februarii die décima quarta , dux Carolus , foi-silan aliqualiter
*^"" super violenliis Sancto Lambertoillatis compunctus. per honestam legationem
misitecclesiae Sancti Lamberti certa pretiosa clenodia, videlicet duas argenteas
imagines nobiliter deauratas, sancti videlicet Georgii martyris et ipsius ducis
ante pedes inclinât!. Ac insuper obtulit très rubeas cappas deauratas ac subtili
textura pretiose figuratas^quibusnihilominusinprocessioneincrastino indicta
post specialem missam usi sunt ad ipsam missam officiantes seu ministrantes.
Ex tune indicta fuit ad instantiam domini episcopi specialis missa singulis
feriis sextis celebranda pro pace et pro domino duce , qui tune temporis sus-
tinuit suam patriam in vadi per gentem régis Francorum . JNam usque ad Hanno-
niam extenderunt se Franci , stanles in terris Morialmez , descendentes usque
in Fossis, Branio, Florinis, Walcourt, atque usque ad Floreffiam , praedas
et rapinas captivitatesque hominum exercentes. Praeterea etiam dux Carolus
De payege m Leodio dcmandavit dominum de Payeqe ad Hannoniam mittenduuK auem naulo ante
m Hanaoniam voci- jfj.. «^»/ ^Tr ^^
»«• ad Leodium miserat cum ducentis armigeris , quatenus dominium insulae in
Leodio obtineret ex parte sui , et post dominum Leodiensem patriam custo-
diret. Quo revocato gaudium factum est in Leodio, libenter volentes carere
cives hujusmodi superfluo dominio. Statim vero post hune censor pestilens,
de quo supra dictum est , una cum prothonotario ultra roodum coepit vexare
Leodienses ecclesias , exigens ex parte ducis , virtute comraissionis suae , de
Ducenn rhenenseï ab qualibct ccclcsia dc taxatiouc sinfvulis ecclesiis imposita ducentos rhenenses
ecclcsiis exiguntur. .^ . " • »* • v^».»»v.o.
Quos cum ecclesiae non voluissent solvere, generaliter et concorditer protes-
iU .
: "M.
/ -• r.?,-' / -t..
CHRONICON.
67
tantes , iniqui executores ipsius Benedicli , vulgo Benottoîi vocati , via facti
Violentas naaniis inaposuerunt primuna in computatorena ecclesiae sancli Lam-
*^»'l« 1 et clavibus ab eo violenter acceptis , granaria aperuerunt , nihil tamen
asportanles. In crastino vero cum ecclesiae insUnter peterent dilationem , do-
nec ad ducem mitteretur, nulla data dilatione, absque mora , efiFrangi fecit
grananum ecclesiae sancti Dionysii , et deinde granarium ecclesiae sancti Pauli ,
ex quibus ablalis in maxima quantitate frumento aliisque granis , et navibus
imposais, ad Trajectura studebat transmittere. Item deinde ad Sanctum Pe-
trum et ad SancUm Crucem similia tentata sunt, sed dum ad Sanctum Mar-
tmum venlum est , convocatis confratribus , vix obtinere potuerunt reliqiiae
ecclesiae terminum qualemcunaquc, nisi postea caulione et mediante fidejus-
sione ponenda in cambio Lovanii vel Trajecti , quod videlicet infra decem dies
juxta praefatam petilionem satisfaciendum esset. Hic vero exactor ultra mo-
dum msUbat, vix ulla dilatione concessa, in tantum quod postea veniens
apudCruciferos, Praedicatores ac alios Minorum ordinis conventus . violentas
exercuit executiones. Hic violentus praedator juxta meritum suum apud Tra-
jectura fuit decapitatus , cum tamen régnante duce Carolo scabinatus ad tem-
pus ibidem funclus fuerit officio.
Postea praeterca eodem lempore, in mense Julio contigit papam Paulum , „„ruur..u.«s „ u
m urbe existentem , salis improvise mori. Cujus in locum successit papa Sixtus, tpt^y;?l^'='
ipso die sancti martyris Sixli, procurante cardinali graeco facile electus. Item
circa idem fere tempus, apud ïrajectum obiit dominus Rutgherus, abbas
sancti Jacobi Leodiensis; cui successit dominus Conrardus de Molendino,
paulo ante factus prior sancti Jacobi. Item non diu postea dominus suffraga-
neus, dominus videlicet Johannes, episcopus Liberiensis, diem clausit ex-
tremum *.
Dominus vero Liberlus , episcopus Bericeosis ^ suffraganus , in die sancti
Lamberti , ex parte episcopi coram loto clero et populo proposuit causam
Frederici imperatoris , qui apud Ralisponas dicebatur convocalionem prin- ,„p, p„dericus i>. .„
cipum fecisse, contra Thurcum expedilionem facturus. Ob cuius orrasin- TÙrcos benum J!
I * v-i.ijua «j^V/aniv turus, décimai petit.
nem de praecepto papae decimam inlendebat pelere per universam terram.
Sed ut banc pelitionem ecclesia Leodiensis et dioecesis plurimum depaupe-
rata opportune praeveniret , persuasum est , quod per quosdam deputandos
» Cfr. $upra pag. 18. et Adrianum de Veleri 2 Seu polius Berytentit. Cfr. Ernst, Tableau
Bascoapud Martene,op. cit., tom. IV, pag. 13S4. hi,t. rfe* Suffragantt de Liège, pag. 141.
Moritur Paulus II. Ii.
68
JOHANNIS DE LOS
1472.
Comelet.
et ad urbem mittendos , dominus papa Leodiensem ecclesiam dignaretiir
facere exemptam. Quae res anlequam expedirelur, salis difHcilem videbaliir
habere progressum.
Anno igitur millesimo quadringentcsimo septuagesimo secundo , dominus
Leodiensis episcopus, in oclavis Innocentium^ pransus est apud monasteriuni
sancti Jacobi in refectorio, una cum novo abbate *, qui eodem die raunus
consecrationis per suffraganeum fuerat consecutus. Porro in oclavis Epipha-
niae, coepit in aëre apparerc comètes longam ducens caudam , qui lamen
magis videndum universaliler se exhibuit circa feslum sancli Anlhonii, et
movebatur ab Oriente ad Occidentem versus. Quo disparenle circa feslum
sanclae Agnetis , ostendit se alius comètes versus Septenlrionem ^ et videbatur
volvi circulariter , habens caudam dubiam ^ de quibus comelis astronomi plu-
rima indicabant.
Deinde tertia Martii venit dominus de ffumbercourt denuo de Trajecto
una cum uxore sua navigio ad Leodium; cum eo venit etiam praesidens Bra-
bantiae, comitatus multis nobilibus viris, quibus ducatum praebebatunanavis
i«ovum*buuini>crcur- onusta viris armatis Trajectensibus videlicet sagittariis. Quorum etiam nu-
tio ecclesiae S. Lani- . . • » i •
bertidonariumobu. merum INamurcenses auxerunt, obviam ruentes ad porta m sancli Leonardi ,
quorum capitanei erant villicus et ballivus Namurcenses, slipati ocluaginta
sagittariis bene armatis. Quibus hinc inde arraigeris bene munitus , dominus
Guido praenominatus, curavit visitare ecclesiam sancli Lamberli. Atubi ora-
tionem dévote complevissel, duclus est ad hospitium clangentibus buccinis
apud Praedicatores in Insula, quo etiam nocte praecedcnle fuerat bospilatus.
In crastino vero ad ipsius instanliam celebrata fuit missa ad summum altare
ecclesiae sancti Lamberli^ qua dicta permissus est ascendere ad feretrum cor-
poris sancli Lamberli , cujus caput cum osculalus esset dévote ^ obtulit, prout
pridem jam fecerat , sumroam triginta marcharum argenti , instanter requi-
rens quatenus caput ipsius sancti nobiliter argento includi deberet. Et ipsum
dominum Leodiensem praesentem monuit , quod totidem argenti ad praefa-
tum usum dare deberet , atque quod etiam quilibet canonicorum majoris
ecclesiae saltem unam dignaretur exhibere liberaliler argenti marcham , in-
super promittens quod dominum ducem ad deaurandum dictum argenteum
caput ,< postquam perfeclum esset , facile ioducere posset. Deinde accessit
lam.
' Conradus de Molendino, «nno 1474 in profestoexaltalionis S. Crucis morle praemalura raptus.
CHROMCON.
69
praelibatus dominus de flumhercourt ad ecclesiam sancti Pétri , ubi similiter
in summo altari celebrata missa, circumsleterunl ei domini de eadem ecclesia,
regraliantes ei de assistentia eisdem facta in arduis negotiis contra eorum
oppressores et infeslissimos exactores : quibus concessit illico mandatum , di-
cens de mente principis non esse , quod executores sui sic ecclesiis imminere
deberent. Postea faclum est, quod deputali ecclesiarum patriae Namurcensis
describere facerent bona omnium ecclesiarum Leodiensium in comitalu Na-
raurcensi situata , ad contribuendum cum ipsis in gratia domino duci concessa.
Quibus cum clerus Leodiensis conslanter resisteret, coeperunt illi via facli
contra ecclesias procedere spoliantes colonos ecclesiarum in patria sua exis-
tentes. Quo perceplo , ecclesia Leodiensis citari fecit clerum patriae Namur-
censis ad certosdiem ethoram apudsanclum Petrum in Leodio , ad videndum
se resecari a societate secuodariarum ecclesiarum. Qui lamen non comparue-
runt et prolongatus est terminus, quatenus interea quaererelur in archivis,
quomodo videlicet hujusmodi resecatio fieri deberet.
Prima vero Augusti, dominus Leodiensis publiée legi fecit litteras sibi a
domino duce Burgundiae directas , continentes fratrem régis Franciae , per
venenum interfectum. Deinde secunda Augusti, dominus Leodiensis collectis
armigeris suis, quos habere poluit in sua patria, recessit versus Huyum. Cui
sociabant se Namurcenses deputali viri armati , quorum advenlum audientes
lalrunculi superiores, patriarum terras plurimum dévastantes, quanlocius fu-
gerunt. Nostri vero, locis eorum opporlunis combustis, in quibus illi se reci-
pere consueverant , ad Leodium sunt reversi circa octavas sancti Laurentii ,
superiores de inimicis effecli. Hisdenique diebus dominus Fredericus de Wït-
them valde molestabat Leodienses ecclesias, ob videlicet denarios sibi promis-
ses , prout supra tactum est. Propler quam necessitatem ecclesiae multum
angustiatae plurimosad invicem habuerunt tractatus.
Anno septuagesimo tertio, posl multas difficultates de praetacta materia
inter praelatos et aliarum ecclesiarum capitula , aliis consentientibus in con-
tribulione dictorum ducentorum florenorum , per omnia forte capitula , aliis
vero non consentientibus , tandem in Aprilis mense in hoc convenerunl , licet
salis difficile, quod videlicet praelali solverent Ix renenses, et aliae ecclesiae xl,
facientes simul ceutum renenses, expensis postmodum in commuai reci-
piendis : de quibus admodum dubia facta fuit conclusio , procul dubio in-
fecto manente negotio.
1473.
70
JOHANNIS DE LOS
CHRONICON.
71
<:aroiu«^jimj^Gciri«m Hoc cleniquo tempore positis Ireu^is inler regem Franciae et ducem Bur-
^rundiae. dux ipse transiens per Leodiensem patriam cura infînito armorum
apparalu maximaque armatorum manu , palriam Gelreosem coepit invadere ;
et posila obsidione ante oppidum de Venlo , ipsum ad deditionem compulit.
Similiter ctiam NoYÏmajrium obsessum tandem in sui servitutera redegit. Ru-
riraundenses vero cum duce Burgundiae, in Mosae Trajecto résidente, me-
diante tractatu ad concordiam venerunt. Et ita factum est, quod totus Geirensis
ducatus duci Carolo praetacto facile ad votum cessit. Praeterea dux voti sui
compos et in superbiam elatus colloquium imperatoris expeliit. Quem cum
<;ongre»su!i caroii du- diu cxspcctaret dux in Aquisgrani , et ibidem non venirel . tandem occurrit
cif et imperatoris. . . .... —i
ipse imperatori ad civitatem Treverensem adveoienti. Cum magna solemnitate
«iusceptus est ibidem uterque. Qui ad invicem quaedam sécréta tractabant,
nesciebatur tamen qualia essent, nisi quod per certas conjecturas praesume-
batur ipsum ducem ab imperatore petiisse se posse fieri regem Burgundiae,
atque in regem debere coronari ^. Igitur dux reversus ab imperatore per Co-
loniam venit in Aquisgrani , ac deinde ad Coloniam regressus foedera magna
amiciliae studuit facere cum Coloniensi arcbiepiscopo. Notandum quod liic
praescriptus annus totus exstitit pestilentialis , et boc quasi universaliter in
dioecesiLeodiensi, ubi plurimi obierunt ex fluxu sanguinis, qui morbus disen-
teria seu lienteria vocilari poterit. Maximus siquidem aestus et ardoris erat
fervor, qui infirmitatem praetactam auxerunt, sed maximam copiam optimi
vini niliilominus hic annus calidus (prout communiter vulgo appeilatur)
ubique cunctis terrae cultoribus votive peperit.
Mors abbatis 8. L«u- Apud monastcHum sancti Laurentii Leodiensis, hoc eodem anno venera-
biHs pater abbas iVrnoldus Loon , alias de Kunph^, ex senio confractus , diem
clausit extremum mensis JuHi die xxviii. Qui paulo ante per resignationem
providerat domino Bartholomaeo , suo successori de abbatiati dignitate '.
Anno vero sequenti , videiicet septuagesimo quarto post diaetam tentam in
oppido Boviniensi , dux Carolus mutato consiiio exercitum siium , quo inva-
caroiui Nuciam irusir. dcrc proposucrat regnum Franciae , factis treugis , duxit denuo ultra Mosam
Pestilentia.
rentii.
1474.
obsidet.
' Cfr. Barante, op. ci<., tom. VII, pag. 359 Martene, op. cit., iota. IV, pag. 1151.
et seqq. t ÂrDoidus Loea abbatialem digoitatem mala
* Alibi legilur Loen de Kemexhe , et etiam de fraude obtinuerat, quam rogantibus monacbis
TremecA, prout in ipsius epitaphio, quod refer- abdicare tandem debuit. Ipsiiis successor sus-
tur in Uistoria monasttrii S. Laurentii, apud ceplam provinciam pie et fideliter administravit.
ttuvium, contra oppidum Nuciae studiose coUocans obsidionem, archiepisco-
pum Coloniensem una cum nonnuUis aliis principibus vocans in adjutorium.
At ubi cum multo tempore cum plurima suorum jaclura pugnatum esset
mutiliter. post undecim mensium spatium, dimissa obsidione , consuluit fugae
satis confusibiliter.
Ante haectempora dominusAVilhelmus de Arenberch, alias de Marcha, vir wiiheimus de Ar«n-
1 , * ... . bercli.
audax et bellicosus, cunctis terribilis, prolixam barbam gestans, statura pro-
cerus, vendito dorai nio suo de Lumen in patria Lossensi', coepit fortificare
castrum suum de Egremont prope Mosam situatum. Hic datis liberaturis
muftis per Uasbaniam ac etiam per totam patriam , cunctos conabatur attra-
hère in favorem sui, blandimentis alliciendo seu quolibet aho ingenio. Quod
factum non parvam quibusdam ingeneravit suspicionem non satis bonam.
Praeterea non diu post , tertia videiicet Augusti , codera iraperante, vulnera-
tus-fuit quidam prope Fexhe decimator, qui ipso die sancti Laurentii obiit.
Quo etiam codera die praefatus dominus Wilhelmus in sancto Trudone exis-
tens obviura sibi magistrumRycardum, vicarium domini Leodiensis, crudeliter Ricardum vitanum
... • r * cpiscopi occidil.
occidit ; quo mterrccto statim m Franciam aufugit , repente fugitivorum ca-
pitaneus eflFectus. Igitur penultima Augusti, facta faraa in Leodio quod dorai-
nus Wilhelmus, collecta sibi fugitivorum armata manu, associando etiam sibi
viros quoslibet audaces de Franchimoîit atque etiam ex Francia, ad invaden-
dara Leodiensem patriam descendendo properaret , Leodienses inermes fu-
gara coeperunt meditari. Qui coherciti per dominum Leodiensem atque ejus
ballivum , compulsi sunt sistere pedem , et collecto exercitu virorum per Has-
baniara et circum circa , coëgit eos qui erant in Castro de Egyermont ad
deditionem , Castro accepto Aegidii in crastino. Propter quod dominus Wil-
helmus comraotus , litteras dittidationis misit consiiio domini episcopi Leo-
diensis et consiiio ducis Burgundiae , nominando expresse episcopura Libertura
suflFraganeura. Quem in sancto Trudone captura ac duci Burgundiae praesen-
tatum dux apud oppidura de Gravia diu in carcere teneri fecit captivatum.
Hoc anno , abbas sancti Jacobi Leodiensis dominus videiicet Conrardus , a
postquam vix tribus annis praefuisset , defunctus est. In cujus locum successit
dominus Arnoldus Diest.
Sequenti anno, qui erat septuagesimus quintus, âioxmmcdiinvocavit, exstitit
rnoldus Diust abbas
S. Jacobi.
1475.
> Terram de Lumay seu Lummen vendidit domino Délie Voere.
75
JOHANNIS DE LOS
tidet.
NicoUus Dene abbas consccratus lu abbatciTi sancti Huberli in Ardenna. dominus Nvcholaus Dene.
M. Hub«rti. ..... . . ' .
Deinde xvi Junii turris ecclesiae sancti Huberti in Ardenna ex fulmine tota-
liter fuit combusta.
In Leodio magna facta est compulsatio campanarum propter gaudium ac-
laduciae ioter regem ccptum dc iFCUffis novcm annopum inler reffem Franciae et dueem Carolum.
FrsDciae et ducem . i !•/«•• i-
Carolum. Et mox postca cocpcrunt paulatim nonnulli fugitivorum ad patriam redire,
salvo conduetu mediante. Dominus vero Leodiensis, qui ex parte ducis cum
multa suorum armata manu apud ipsum ducem Nuciam obsidentem fuerat
demandatus . quatenns sibi foret praesidio , post dimissam obsidionem rediit
Leodium xii* Septembris . susceptus magno cum gaudio. Porro dux Caroius ,
non diu postquam in patriam fuit reversus , habito colloquio cum rege An-
gliae, cui obviam processerat, totam suam armaturam secum ducere curavit .
caroiu> Nanceiumob. transitum facicus per Namurcensem patriam. Itaque terram ducis Lotaringiae
incipiens invadere, et tandem oppidum de Nansy obsidere, prosperum salis
habendo principium , foedum ac infelicem tandem con.secutus est ibidem fi-
nem (prout in consequentibus patebit), dignam suae temeritatis mercedem.
Notandum quod circa finem hiijusanni, paululum antefestum apostoli Tho-
come^ s. Pauii capiie mac , comcs sancti Pauli de traditione convictus , Parisiis decapitatus est ,
sed et in bello filii ejus captivi sunt detenti , ac terra seu dominium ipsius per
confiscationem regiae dispositioni cessit. Verumtamen Balduinus. de quo su-
pra, veniam. quam forte non meruit, invenit.
Igituranno septuagesimo sexto, dux Burgundiae valdc lassatus a Switten-
sibus , magnam partem populi sui amisit , et insuper in medio mensis Martii
perdidit apparatum suum , quem tam in thesauro quam in bellicis instru-
mentis secum adduxerat copiosum. Quare pertaesus etpenedesperatus, missis
executoribus ultra modum , patrias et terras suas per talhias et impositiones
irrationabiliter Yexabat. In patria yero Leodiensi, praeter satellites electos et
inauxilium ipsius missos, multam impositam et exactam requirebat pecuniam.
Quam cum non facile impetrare potuit, arma, enses, hastas et quidquid ad
bellandum idoneum per dominum de Humbercourt ejus \icarium auferri fe-
cit. Insuper et fossata repleri et muros derelictos aut reparatos in Leodio, in
Tungri, in Hasselt atque in aliis locis demoliri fecit. Quae cuncta sic crude-
liter imperata, futura apud non nullos viros eruditos conjiciebantur aut pro-
nosticari videbantur ipsius infelicis ducis mortis praeambula seu occisionis
indicia. Quod et mox statim patuit.
plertitur.
1476.
Caroius luccumbit.
CHRONICON.
73
Ergo septuagesimo septimo anno cura dux artatus in crastino Epiphaniae
cum suis inimicis bellum habiturus esset, et comes quidam capitaneus Lon-
gobardorum (quorum copiosa societas duci pro stipendiis servire curaverat)
ob non solutionem stipendiorum ab ducis exercitu defecisset , dux indignatus
indictum bellandidiem non exspectans, in profesto Epiphaniae, praetermisso
ordine , se et suos contra suos adversarios inconsulte cum magna ferocitate
objecit , cupiens in conflictu esse primus. Qui mox suae temeritatis luit poe-
nam , nam disperso ejus exercitu ceciderunt ex parte ipsius plurimi , et sunt
captivât! multi, sed et paucis evadenlibus occisus est et ipse. Nam , ut fertur,
cum ipse in sola fuga suam extremam poneret salutem , undique constrictus
et coangustatus devenil ad quemdam rivum , quem cum equus suus , cui insi-
debat (nescio quid praesagiendo) , pertransire dubitaret, a molendinario inva-
sus miserabiliter occubuit. Igitur requisitusdux et intermortuos non inventus
quarta vel, ut alii dicunt , sexta feria post Epiphaniam , quae tune in domi-
nica erat, ejus corpus ad terram congelatum juxta praefatum molendinum
dicitur fuisse reperlum. Quod pulatur sine divino judicio non accidisse , ut
scilicet qui multa inhumanilate erga occisos eatenus fuerat usus, cadavera
occisorum sepeliri non permiltens , etiam et ipse sic digne promeruil asini se-
pulturam sortire , procul dubio eamdem mensuram consecutus , qua ipse aliis
mensurare consuetus exstilerat.
Igitur 6um haec ad terras ducis Caroli nuntiata essent, et ad hujus modi
novitates cuncii essent attoniti , visum fuit Gandavensibus miltere ad regem
Franciae honestam legationem, meditantibus satis fore utile, si filia ducis Bur-
gundiae matrimonialiter filio régis jungeretur. Cui legationi cum intéressent
magnus cancellarius Brabantiae et dominus de Humbercourt ducis vicarius,
ob longius colloquium cum rege communicato seorsum, per delatores accu-
sati sunt apud Gandavenses , et crescente suspicione una cum multis aliis no-
bilibus gubernationem patriae habenlibus comprehensi in captivitatem sunt
detenti et deinde unus post alium corara furente populo decapitati. Dominus
vero de Humbercourt et magnus cancellarius et quidam alius nobilior totius
Flandriae grandaevus , feria quinta in coena Domiui ante Pascha coram toto
populo in publico producti fuerunt decapitati , quorum primus hora nona ante
meridiem , scilicet praefatus nobilis vir senex , et post prandium hora quarta
cancellarius. Et mox post hune sedens in cathedra dominus Guido de Hum-
bercourt miserabile spectaculum praebens exstitit decollatus. Praeterea ferein
10
1477.
Guido fie Humbercourt
et Wilbeimus Rugo-
notus capilcplectun-
lur.
74
JOHANNIS DE LOS
CHRONICON.
75
Caroli decrela Leod
rescinduntur.
cunctis oppidis Biabantiac conlra luagistralus et rectores eorumdem similia
judicia per furorem populi eliara salis insulte exercebanlur ^
PoiTo in terra Leodiensi ubique nimiruni plurimum erat tripudium et
{jaudium. ConBscata civium bona compellebantiir suis proprietariis restitui,
probibebantur consuetae exactiones , gabella super rébus venalibus imposita
deposita est , quatuor aut quinque gabellis exceptis , resumpta sunt arma , et
loca opportuna instanter statim exstiterunt fortiBcata. Porro lex , statula et
ordinationes , quas dux Carolus in Leodio et in cunctis patriae oppidis exercen-
das praeceperat , facile sunt revocatae et annibilalae sive cassatae. Insuper et
domino episcopo Leodiensi procurante tam per se quam suos le^atos ad boc
idoneos. civitatis et totius patriae oppidorum privilégia per ducissam Mariam,
HumbcrcuriJi bona ducis Burcfuudiae filiam , exstiterunt restituta. Dominus vero Leodiensis per-
connscata. i- i
sonahter ad Gandavum , pulchra nobilique comitiva instructus , confiscari et
arrestari fecit omnia bona , quae dominus de Htimbercourt in Leodiensi patria
sub titulo ducis, cujus vicarius erat, videbatur tenere confiscata. Sed et ea
quae per eum ferebantur in thesauria sancti Servatii Trajectensis ecclesiae fuisse
deposita, non sine maximo damno dominorum ejusdem ecclesiae, cuncta re-
poscendo sibi reddenda aestimavit. Item et bombardos tormentave atque alia
quaecumque instrumenta bellica , ad dominum de Humbercourt pertinen-
lia , dominus Leodiensis de Trajecto jussit perduci ad civitatem suam Leo-
diensem.
Porro Leodienses, jussu domini episcopi , diligenter coeperunt renovare sua
fossata , reparare muros et dirutas in altum erigere portas : denique in sin-
gulis patriae oppidis hujuscemodi instanter viguit opus.
Igitur in mense Maii ubique locorum terrae Leodiensis constiluebantur bur-
gimagistri seu magistri ciyium , officiales , clientes , sculteti , scabini , et more
consueto ministeria ordinabantur , peregrina lege abolita et patria lege ^enuo
introinducta. Revertebantur nibilominus exules, de patria dudum relegati seu
extra terras Leodienses et Brabantiae dudum proclamati ac proscripti. Inter
quos dominus Raso de Heers, cumquibusdam aliis aliquid violenter circa pa-
triam molire cupientibus , per reconciliationem reverti ad propria est admis-
sus. Hic posteaquam reversus vix quatuor aut quinque mensibus supervixit.
• De Humbercurlii et Hugoneti supplicio dis- tier, De Smet , S»-Genoi$ et Gachard. Cfr. Bul-
quisitio adraodum séria habita fuit inter regiae letins de l'Académie, tom. VI , part. 3 , pag. 89 ,
academiae Bruxellensis socios , Vir. G. Dumor- 199, 219 et 299.
Mûri civitatit rcparan
tur.
Officiatonim reslitutio.
Baso ab exilio redit.
Sciendum tamen quod antequam praefati proscripti exules in patriam pacifiée
sunt recepti , dominus Leodiensis , collectis undique de sua patria armigeris ,
opportune contra suos adversarios se viriliter objecit , cum multa pompa mi-
nisterialium explosis quae recenter confecerant novis vexillis .^ ordine satis
apto. Dominus vero Wilhelmus, domino Leodiensi reconciliatus et jam major
Leodiensis seul têtus factus , cum multa comitiva dominum Leodiensem usque
ad Huyum praecesserat. Sed licet bac vice nihil dignum relatu factum fuerit,
non diu tamen post de licenlia domini episcopi ad propria sunt redire per-
missi eorumplurimi. Quorum nonnulli ingrati efiPecti etgratiara sibifactam non
reputantes , mox ut vénérant , domino episcopo insidias lendentes , occultam
quamdam Iraditiouem conflare curaverunt, Quo dolo deprehenso , dominus
Leodiensis quosdam per suam justitiam decapitari fecit , corporibus eorum
membratim divisis et capitibus bine inde in lanceis super portas erectis , quo-
rum caput Aegidii villici de Montigu positum fuit super portara Sancti Leo-
nardi. Caput vero cujusdam alterius ad oppidum Lossense deportalum. Sed
et alii très aut quatuor , quorum nomina hic inserere non est necesse , prout
merebantur, capite truncati maie perierunt , reliquis conspiratoribus et de tra-
ditioue consciis clam fugientibus. Haec autem in principio mensis Octobris
contigerunt, quo in Leodio nundinae, quod forum dicitur, celebrabanturc
Item non diu post quidam clericus qui innocenter, prout fertur, ob litteras
traditorias incaute receptas et exhibitas , ante palatium episcopi publiée degra-
datus , justitiae seculari traditus , ante gradus ecclesiae Sancti Lamberti exsti-
tit decollalus. Notandum vero quod Tilmannus Wcâdorey \ post dominum
Wilhelmum de Arenberch, domino Leodiensi, prout dictum est , reconcilia-
tum et jam in majorem scultetum praefectum , subvillicus fuerat constitutus.
Sed et quidam, nescio quo merito, Ghiis Van Kan miles effectus, parum
nobilis, corporis persona exilis, sed animo magnus, patriae Lossensi senes-
callus est constitutus.
Magistri civium tune in Leodio primi , domicellus Wilhelmus de Waroux
et Wilhelmus d'Emptines ^, more pridem consueto, exstiterunt deputati. Qui-
bus praesidentibus et gubernantibus , domino Ludovico de Bourbon , Leo-
diensi episcopo , cujus occasione Leodium forte in extremam devenerat cala-
mitatem , magnanimiter procurante , coepit reflorere , crescere , in aedificiis
Willielmas de Marcha
factus icultelui ma-
jor.
Poena traditorum epis-
copi.
Clerici degradatio et
decollalio.
Tilmannus Waldorey
subvillicus.
Ghiis de Kan Lossensis
patriae sencscallus.
Primi magistri civium
post urbis excidium.
Beflorescit civil as.
1 Alias ff'aldoreal.
2 Alias Damptins.
76
JOHANMS DE LOS
CHRONICON.
77
augmentura sumere et amissam famam per totum munduni vilipensam reçu-
perare. et per totum circuilum dominorum et principum gratiam et favorem
ad se recolligere.
Porru dominus Leodiensis invitatus ad nuplias dominae Mariae, ducissae
Brabaatiae , neptis suae , apud quam inBnitam meruit {];ratiam , misit obviam
MaiimiLanoimperatoii domino MaximiliaDO sponso, Frederici imperatoris filio, per Trajecturo , mul-
fiii
tis comitato priocipibus, ad Brabantiam tendenti, dominura Wilhelmum de
Arenberch, praefatum Leodiensis civitatis scultetum , speciosa comitiva cir-
• cumfultum , et inde praelibato Maximiliano satis gratum etacceptum. Qua de
re dominus Leodiensis sibi et suae patriae non parvam conquisivit {][loriam et
honorem. Igitur ut multa brevibus concludam (cum satis multa sit niateria
de hoc tempore scribenda) quae audientium posset niulcere audilum, brevi-
tatis tamen gratia, plurima transiliens^ dico prophelico quodam modo ser-
mone utendo , quod ex quo dux Carolus, prout dictum est. in bello occisus
dormivit, et ex tune cessaverit tributum et quieverit exactor , nova lux, prout
in Esther habetur , nostro seculo exoriri visa est , non solum autcm hoc in
nostra Leodiensi patria sed et per totam Brabantiam et Flandriam , in quorum
oppidis et municipiis novus dux Maximilianus cum sua dilecta sponsa Maria,
per magniBcam , ut decuit, intronisalionem solemnissime exstitit susceptus
et ad coeUim usque elatus.
Rex FranciK ATennas Hcx Franciac iuterca nihilominus partes quasdam ducis Brabantiae in con-
sul lubjicu potestau. £».|W->I1'11I11
hnibus riandriae bello valde vexabat, m tantum quod usque ad partes Han-
noniae ejus armatum bi*achiuni pervenire facile fuit , iibi etiam per obsidio-
AdoiphmGeiriaepriQ- ncm oppidum dc Aven lacessitum ad dedilionem compulit. Denique dux
ceps costodia libéra- ^ , . , . . i • »• •
ta* exercitui praefici- bclriae posl longam captivitatcm suam^ per ducissam Mariam, suam neptem,
libertati datus, et inde in capitaneum sublimatus, dum ante civitatem Tor-
nacensem contra Francos viriliter se opponeret, et strenue cum inimicis bel-
laret, occisus in bello facile occubuit. Item oppidum Sancti Audomari et non-
nulla aha fortia loca per exercitum régis exstiterunt aut violenter irrupta aut
miserabiliter concremata. In illis autem locis de quibus multa ferebantur,
quia minime ibidem fui , neque eorum gesta plene cognovi , plura scribere
supersedeo, qui hcet aliquantisper memoria fuerim tenax, ob immaturam
tamen aetatem incurius inadvertenter, quae dicebantur aut potius quae gere-
lucior hujus chronici bautur, aurc tanquam surda perstransibam. Verum hoc anno praetacto veniens
LaurcDiii ingrv-ditur. cx scholis citius volito [cum octodccini anuorum elfere septem mensium aetatis
galio.
meae agerem tempus], apud coenobium Sancti Laurentii prope Leodium féli-
citer elegi locum meae habitationis , persuasu? ab amicis , Dei providentia me-
diante, mox religiosus Dei servulus futurus.
Anno LXXVIII , in fine Decembris, Leodienses necessario habebant facere 147«.
vigilias et super suis custodiis esse , propter quosdam factiosos et seditionera
aut traditionem méditantes. Nam propter decapilationem cujusdam Walteri waitem. cbaboueai
* * - * _ ^ ^ plectilur capite.
Chabotteal^y quem dux Austriae captivum domino Leodiensi decapitandum
exhibere curaverat , tum etiam occasione eorum qui nuper , prout dictum est,
sentenliam decollationis meruerant, Petr us /?ocA«^, vir strenuus, latrociniis it.PctruiRocbaeiLu-
assuetus , Ludovicus de Seal, cum nonnullis aliis denuo a Leodio fugitivis, per
certa documenta deprehensi sunt dixisse atque statuisse circa festum Epipha-
niae apud Leodium se regem suum facturos. Quare habito maturo consilio,
dominus Leodiensis magistrum Hubertum suffraganeum cum nonnullis aliis Hubeni suHraçanei le
nobilibus viris digna legatioue fungentibus misit ad regem Franciae , perqui-
rendi gratia quid scilicet de invadentibus suas terras facere deberet , instanter
petendoquomodo aut qualiter ueutri parti adhaerens interipsum regem et du-
catum Brabantiae neutralis esse posset. Interea dominus Leodiensis una cum Episcopus in ceiriam
domino Wilhelmo de Arenberch (qua nescio de causa) nobiliter instructus ad
partes Geiriae properavil. Non diu vero post dominus Leodiensis , in patriam re-
versus. in Curinghem infirmari dicebatur. Qui tertiaferia post octa vas Paschae,
clam curriculo vectus, ad Leodium est reductus. Et cum in indicla diaeta patriae
satis fuisset ventilatum , cui videlicet parti Leodienses deberent adhaerere , do-
minus Leodiensis aiebat neutri parli se adhaesurum , se quoque velle neulralem
fore. Dominus vero Wilhelmus dicebat velle se cum domino Leodiensi vivere et
mori. Sed mentita est iniquitas sibi, nam cum ad castrum de Bouillon accessisset,
dicebatur secretum colloquium cura Francis habuisse. Vulgo etenim dicitur a
reconciliatoinimico foreabstinendum, et quia occasionem quaerit, quirecedere
vult ab amico, Dominus Wilhelmus , non diu post reprehensus a domino Léo- v^riiheimi de MarcLa
diensi dicenti sibi quod non pertineret ad eum incedere per plateas seu etiam
per ecclesiam Sancti Lamberti tôt spatariis et lanceariis stipatum , praesertim
cum praeberet nonnullis per hanc armaturam susurrati; nis occasionem ; qua
reprehensioue dominus Wilhelmus facile laesus recessit a domino Leodiensi
indignatus et commotus, castrum de Longuei petens. Interfuerat attamen non
' kWdii Ckahottea.
profîciscilur.
defectio.
78
JOHAIMNIS DE LOS
CHRONICON.
79
Peroois revectio.
Waximilianus ticlriani
ntrat.
diu ante idem Wilhelmus spectacuio. quod in foro Leodiensi in medio mensis
Junii celebratum fuerat ^ ob videlicet revectionem Peronis, ex Brugensi op-
pido ad Leodium reducti et cum maximo gaudio super fontes in fori medio
recoUocati. Dominus vero Leodiensis circa festiim nativilatis saneti Johannis
Baptistae jussit per vicos et plateas civitatis Leodiensis construi magnos roQos
et ignés, ducique choreas., ob videlicet nativitalem primogeniti domini Maxi-
railiani ducissaeque Mariae., qui Philippus in baptismale est \ocitatus.
Porro Maximilianus perrexit per Buscum-ducis ad partes Geiriae , de ducalu
Geirensi dispositurus. Nam Fredericus de Witthem, associatis sibi Luxenibur-
gensibus et de Falcomonte, habens etiam in comitatu suo Ghiis Va?i Kan cum
raultis ex patria Leodiensi , quos tamen dominus Leodiensis ad patriam suam
studuit rcvocare ^ obtinuit novam villam. Dominus autem de Eymondt per in-
genium et cailiditatem oppidum de Artiem conquisivit. Dux vero Clyvensis
per diversa bella. Gelrensibus principe destitutis , multa molestia aftecit. In-
terea Maximilianus in quodcumque oppidorum Gelrcnsis patriae pervenit,
honoriBce suscipitur., ettanquam tutoret advocatus Gelrensis patriae repu-
tatus honoratur. Ad ejus nihilominus ordinationem dux de Brtmsirtck ad
NoYimagium vocatur, prope enira erat inter filium ejusdem ducis praetacti
et fîliam ducis Geiriae nuper in bello occisi sponsalia fieri , nisi aetas obfuisset
sponsi , qui, ut fertur, Geirensem patriam custodire deberet, donec haeredes
ducis Geiriae ad legitimam pervenissent aetatem.
Igiturannosequente, qui septuagesimus erat nonus, dominus Maximilianus,
ex ducatu Geirensi Yocatus propter dissidentes Gandavenses , gratia paciBcandi
eos ad patriam Brabantiae quantocius accessit. Dux vero de Brtmtwick facile
Maiimiiiaoi reditus in infirmatus dd proprium solum opportune se fecit referri , et nihil dignum
relatu factum dicebatur, nisi quod dux Brunswikensis in conflictu contra
Ghelrenses non diu antea habito in brachio fuerit vulneratus, ubi et magnus
scultetus Busciducensis non sine suorum detrimento in bello fuit occisus.
Hoc denique tempore rex Franciae obtinuit Burgundiam , fugato inde domino
,p„d D Argue, sed e contra Maximilianus maximam contra Francos apud civitatem
Mprinensem victoriam est consecutus , ac deinde in regnum Franciae coe-
pit facere praedas , Francorum terras invadendo. Hoc denique tempore facta
fuit executio in valvis ecclesiae majoris apud Leodium contra praelatos ordi-
nis divi Benedicti , pro eo videlicet quia vocati ad générale capitulum non com-
paruerunt.
1480.
147».
Ip$iu.« Victoria
nioriaenMni civita-
(em.
episcopi Iiostis.
Auno siquidem millesimo quadringentesimo octogesimo, dominus Wilhel-
mus, qui jam de inBrmitate qua superiori anno usque ad mortem infirmatus
plene convaluerat, coepit se occulte et manifeste contra dominum Leodiensem
erigere , eidem quoque insidias tendere , adjunctis sibi his qui extra patriam
fuerant proclamati. Quorum suffultus societate, ut ferebatur, secutus est do- wiiheimus de Marcha
minum Leodiensem ad Tungrim et de Tungri ad Sanctum Trudonem ten-
dentem, non minus quam octogintis equitibus comitatus. Quae res non mi-
nimum generabat domino Leodiensi malae suspicionis materiam, qui deinceps
ejusstudebat devitare societatem. Porro dominus Leodiensis, considerans quod
in dies proclamati et patriae suae inimici sese domino Wilhelmo adjungerent,
praecavens in futurum, declaravit eum suum esse inimicum. Itaque dominus
Leodiensis volens eum proclamare , civibus in hac parte domino non consen-
tientibus , tandem posita est una diaeta ipsius AVilhelmi occasione ad monaste-
rium Vallis-Sancti-Lamberti. Quo cum venisset dictus dominus Wilhelmus,
accepitdilationcm decemdierum ad respondendum. In dicta vero diaeta patriae
dominus Leodiensis petiit sibi concedi viros pro custodia sui corporis : time-
bat enim valde suorum inimicorum insidias. Denique dominus Wilhelmus
dum de Castro Huyensi intercipiendo esset frustratus , excursiones contra Bo-
vinienses magnanimiter exercuit , multos dolo per insidias circumseptos inter-
Hciendo. Deinde tendebat versus Durbutum , ubi per combustionem et homi-
num captivitatem et caedem plurima facta sunt damna.
Maximilianus autem una cum sua conjuge Maria in oppidum Namurcense Maximii
solemniler fuit susceptus, cujus gensarmorum, quia multa erat, valde per
patriam Namurcensem devorabant pauperes. Postea in principio Decembris
dominus Leodiensis in praesentia sui cum tubis et buccinis proclamari atque wiih.deMark
proscribi bannirique fecit dominum Wilhelmum , suas terras ei interdicendo.
In cujus locum successit Tilmannus Waldorey , major scultetus constitutus.
Apud Huyum denudata fuit quaedam traditoria conspiratio per fautores do-
mini Wilhelmi, ob quam rem quidam captus decollatus est et in quatuor partes
divisus. Quapropter fugerunt de Huyo, quos nominare praetermitto , hujus
praetactae conspirationis auctores. Dominus vero Leodiensis petiit ab Huyen-
sibus tria millia sexcentos florenorum , voluitque quod litteras allegationum
contra proscriptos sigillare deberent, et fugitivi proclamarentur. Ad quod op-
pidani Huyenses perplexi dilationem respondendi petere curaverunt.
Sequeuti vero anno qui erat octogesimus primus duo legati , prout fereba-
iliaous Namurci
suscipitur.
a m exi-
liuRi relegatur.
14S1.
fiO
JOHANNIS DE LOS
CHRONICON.
81
p.x iDier regem Fnn- tuF , missi cx iirbc 3(1 Franciaoi , Fecerunt pacera inler regem Franciae et
ciae et ilucem Maxi- , -, .... rv* tir-iii .• 1
miiiaauni. uucem Maximilianum. Dommus vero VVilheimus magnam gratiam apud
regem Franciae sibi conquisivit , cujiis causam rex ipse contia dominum Léo-
diensem liieri videbalur. Igitur circa Februarii médium misil dominus Wil-
helmus lilteras domioo Leodiensi ^ scire Yolens qua de causa ipse de patria
Leodiensi bannitus esset, aul quare proclamari meruisset. Item in festo JNla-
ihiae destinavit alias litleras , petens sibi concedi transitum per patriam Lco-
diensem cum quingenlis lanceiselc; super quo, tota palriaconvocata, conclu-
sum est, quod neutraiitatem ipsa patria tenere vellet , de nullo negotio se
intromittendo.
Hoc tempore hyems erat vehemens et intensa, et panis apudpauperes erat
Huiiarionim motus, rai'us ct carus. Qua de re murmur surrexit in Leodio apud mechanicos , quo-
rum aliqui de ministerio hullatorum vociférantes praesumpserunt sua vexilla
explosa absque principis jussu extra suas c.imeras protendere. Quare dominus
Leodiensis merito indignatus, yeniens de Curinghen in ipsa coena Domini
duos comprehensos ex illis decoUari permisit.
Eodem vero anno, circa festum Urbani, dominus Leodiensis vocavit ad an-
nulum palatii quosdam oppidanos Hassellenses , eorum inobedientiam atque
petulantiam corrigere volens.
Episcopus ciugicnsis, Circa fcstum Sancti Severini, quidam nomineSilvester, episcopus Clugien-
legatus apostolicus ., ,. iri* i- ■■■!■
coiiigit décimas in SIS, Icgatus apostolicus ad Leodmmyenit, petens decimam m subsidium contra
Turcos. Quare convocatione facta , ecclesiae foreuses maluerunt appellare ,
intraneae vero ecclesiae timentes nitebanlur graliose convenire, sed minime
concordabant. Aperuit vero os suum in capitulo, dicens se missum ad instan-
tiam nostrorum , qui aliquid novi fuerant meditati , suffraganeos episcopos
Libertum etHubertum videlicet denotando, cupientes sibi abbatiassanctorum
Laurentii et Jacobi in commendis tradi , vel potius ad concedendum com-
mitti. Nam publiée dicebat in capitulo iis utens verbis : « Vos, domini abbates,
)) et vos , venerabiles domini , pontiBces vestri , et gens vestra tradiderunt me
» vobis. » Nihilominus tamen iis non obstantibus curavit praefatus apostolicus
orator facere visitationes primum apud Carmelitas et Cruciferos , deinde apud
Sanctum Jacobum , et demum apud sanctum Laurentium , ubi cum concor-
datos invenisset cum suo abbate religiosos , prius ad invicem disceptantes ,
aediBcatus recessit. Clerus autem cum domino Leodiensi plura habens con-
silia , et cum nihil relatione dignum concluderetur , tandem forte aliquid pro
snLfidium
Turcos.
contra
1482.
propina exhibilum videbatur , de quo non satis bene conlentus in Brabantiam
perrexit, suam legationem executurus. Qui forte videns quod in futuro anno
multae inciperent exoriri turbationes in iis partibus, facile contentus dis-
paruit.
Anno octogesimo secundo , erant quidam astrologiae artis periti , quorum
unus magisler Jobannes Laet de Borchloen, vir utique melius famatus quam JoUannes Laet.astro-
litteratus, fere laïcus totus , cyrurgicus tamen atque quodammodo medicmae rimmii praedicit.
arte peritus, juxta constellationes illius anni , quem vocavit annum boetes, id
est paupertatis , praeconisavit hune annum debere esse miserrimum , quippe
tribus malis ultra modum vexatum , pestilentia videlicet , caristia et bello ,
quae, prout dixerat , ita evenerunt. Nam in Leodio (ut de forensibus taceam)
mulli domini ecclesiae Sancti Lamberti et aliarum ecclesiarum , civesque fa-
mati et diviles ex quodam génère pestilenliae sunt subito exstincti , praeva-
luitque famés, quae non erat universalis ; nam quibus divites abundabant ,
pauperes ac etiam médiocres panibus indiguerunt. Ex Hannonia et Picardia
propter panis inopiam ad Leodiensem terram hoc tempore pauperes ocius
confluxerunt , ubi licet non erat adeo frumenti abundàntia , cum per singula
oppida grana in horreis aut in granariis studiose descripla ad utilitatem indi-
gentium vendi juberentur. Tertia vero , et bellum non facile finiendum , hoc
tempore in Leodiensi patria erupit , in quo praeter spem (quia diu duravit)
multi fuerunt aut maie tractati vel miserabiliter interempti, et prout in sequen-
tibus patebit , infinitis damnis calamitatibusque addicti.
Yerura rex Franciae cum suis inimicis hoc tempore facta pace aut treugis Pugna loter episcopum
datis , magnam partem suorum armatorum domino Wilhelmo de Arenberch , Markanum.
quem satis animo habuit , incunctanter concessit. Dominus Leodiensis autem
suorum inimicorum audiens multum esse apparatum contra se venientium ,
domino Wilhelmo procurante, in adjutorium sui convocari fecit nonsolum
homines suae patriae , sed et ex Brabantia plurimos, obviandi gratia et resis-
tendi compulsus necessitale. Praeterea dominus Wilhelmus ad patriam Leo-
diensem incipiens appropinquare et quia fama erat, quod apud Huyum appli-
care forsitan deberet, dominus Leodiensis multa armatorum manu ad Huyum
usque processit. Ubi cum esset et suorum inimicorum potentiam experiri vo-
luisset, subito ex abrupto nuntiatum est, quod tamen faisum erat, Leodium
jam per inimicos fore obtentum et Francigenis esse repletum. Quod dominus
Leodiensis audiens amarissime flevit, et suos exhortans, et tota nocte insomnis,
11
JOHAjNNIS de LOS
navigio ad Leodium reductus est, suraplis secum ex quolibet minislerio op-
pidi Huyensis decem viris, una cum complurimis aliis stipendiariis. Igitur de
mane hora quinta cura strepitu campanariim ad arma voriferantium , domi-
nus Leodiensis in Leodium honorifice susceplus palalium suum ingressus est.
Quo cum paululum quieti se dedisset, aliquid somni sibi indulgcndo, fatiga-
lus enim erat plurimum^ ecce mox circa horam oonam anle meridiem nun-
liatum est in foro Leodiensi inimicos quautocius accelerare et vix duobus
milliaribus a Leodio, quo tendebanl . distare. Dominus autem Leodiensis,
audito per magistros civium hujusmodi nuntio , plurimura consternalus ex-
hortabatur nihilominus quoslibet suorum accelerare ad prandium ; quo vii
compieto, se et suos bene instructos equis ascensis provocabataudacter, ut
Egregi. indoks Job.- sccum proccdercnt ad bellum. Domicellus vero Johannes de Horn , Filius co-
nis de Uorn. .....
mitis , ecclesiae majoris canonicus, \ir licet aetate adhuc juvcnis, fortis tamen
viribus. corpore vegetus et animo strenuus et férus, ex commissione sibi in-
juncta sumplo standerio , quod vexilium antiquitus in magna veneratione ha-
bitum non nisi in extrema necessilate exhibebatur , animose et audacter
processit , praecedentibus nihilominus atque sequentibus juxta ordinem suum
ministerialibus ac etiam aliis, quotquot convocati fuerant, armatis viris. Do-
minus autem Leodiensis, longiusculo extra portas civitatisegressus, suae teme-
ritatis se poenituit , quippe nescius qua parte suis inimicis e contra venientibus
opportunius occurrere deberet, et cum ad revertendum in civitatem anxie de-
liberaret, per quosdam filios Belial facile exstitit revocatus et in sui et suorum
■ perniciem in morlem confusibililer perductus. Nam veniens per angustas vias
sub montibus ubi erant prala campestria sive ad locum qui dicitur *
citra molendinum , a suis occurrentibus ferociter invasus et conclusus est ab
inimicis. Qui cum diffugii quaereret locum , et propter rivum ab una et ab
Mon Ludovici Borbo- alid parte facile fugere prohiberetur, inter angustiasmiserabiliter constrictus,
a suis inimicis crudeliter interemplusest, plurimis etiam hinc inde ex nostris
cadentibus. Ceciderunt nihilominus sparsim hinc et inde per vias , hortos et
prata non minus prout ferebatur quingenti, aliis ad civitatem refugientibus ,
aut per rivos Urtae et Mosae enatantibus, sive alias diffugii locum anxie quae-
ritantibus.
* Vox aliqua deest in cotl. MS. Âpud Fullo- dereliquisse episcopum apud molendinum in
nium {op. cit., toni. II, p. 157 , in not.) legi- Weyze {auprès du moulin à ff'eyzt).
lur, quotdam ex asteclis Borbonii proditures
CHRONICON.
83
Porro dominus Wilhelmus, jubens parci debere civibus una cum ipsis per wiibcimi Markaoi in
. . civitatem iDgrejsus.
portas civitatis introèuntibus , etiam et ipse cum omnibus suis sequacibus
triumphanter , nemine resistente , ingressus est. Igitur civitale jam juxta vo-
tum, Deo perraittente, ipse potitus, post multas praedas per diripientes in
domibus civium commissas, domibus jam spoliis exhaustis, jussit in crastino
voce pracconia prohiberi, ne quis ex tune amplius alicui civium aut in persona
sive in substantia laedere, damnificarc vel qualemvis injuriam irrogare prae-
sumeret. Et in signum clementiac, ut videretur in favorem civium, quos re-
conciliandos utile aestimavit, tanquam facturus justitiam, duo patibula in foro
Leodiensi ad terrorem malorum erigi praecepil. His igitur auditis per circui-
tum, universas horror invasit patrias. Invincibilis denique, qui tantam civita-
tem irruperat et tam ferocem gentem secum adduxerat, ubique barbarus
praedicabatur Wilhelmus. Nempe praeter Leodienses, piofugos et bannitos
alios secum adduxerat bellicosos in magno numéro, audaces atque féroces viros,
pula Switenses, Alemannos, Francos, Guascones, tam eques quam pedes,
ordinatissime instructos.
Interea dux Maximilianus, andita hujuscemodi de Leodiensi domino inter- ex quibus conBatu»
fecto fama , ac de potentia victoris Wilhelmi ultra modum consternatus , una "'"^ ' "* '"'"*
cum consilio suorum oppidorum Brabantiae , praeventum se perdoluit, et
missis capitaneis cum manu armata, oppidum Trudonense pulchris promissio- Maximilianus Trudo-
•1 •«■!_• • 1 • . • • • . t w t. . nense oppidum ioter-
niDus curavit sibi conquirendo mtercipere et contra vicina oppida Leodiensis cipit.
patriae rapinas et praedas exercere. Verum viduus ipse tune erat , nuper uxore
deslitutus. Quae cum incaute equo insidens venationi seu aucupio intenderet, Mari.e ducissae mo«.
ex equo facile ad terram lapsa et inde graviter laesa, nondiu superstes, mox
obiit Maria , Brabantiae ducissa , dudum invincibilis ducis Caroli successor.
Igitur ex parte ducis Maximiliani, suarum prolium lutoris, de Brabantinorum
utique consilio, post paucos dies latrunculi ex oppido Trudonensi latenter opp.dum Lo,sen,e «-
absque diffidatione praevia oppidum Lossense, portis et mûris destitutura, fe- ^"""^
rociter invadenles, fugientibus oppidanis civibusque, cuncta depraedantes ac
diripientes, quasi magni aliquid perpétrassent, ovanter abcesserunl. Incrastino
vero, cassato proposito, quo versus oppidum Tungrense tendere debebant,
quippe timentes dominum Wilhelmum in itinere latitantem, se contra Hassel- Hasseiense oppidum
lenses expugnandi gratia oppidanos et quotquot ad eos confluxerant vicinos "p"«"*'"'
violenter oppidum irrumpentes maie tractaverunt , nimirum fere quingentis
hominibus interfectis , aliis aut membris mutilatis, seu in captivitatem abduc-
84
JOHANNIS DE LOS
tis, inBnitam praedam secum abducentes. Quo scelere peracto, apposuerunt
praefati Brabantini tanquain superiores jam effecti totam invadere patriam ,
et ultra rivum Jecorara transeunles , etiam tolam HasbaDiam perturbabant.
Deinde collectis viribus , domino Maximilianosic disponeiite, potentissimum
Tentatur Ltodium ite- undlquc coUectuiD exercituoi coDtra Leodiensem civitatem curaverunt diri-
gère. Qui licet civitati satis incuterent terrorem , racile tamen ab eorum raoe-
nibus propulsi longius ia campos exstiterunt profugati. Qui videntes se coutra
Tuogrcnseï cum hosu- LeodicDscs nihil prospcrc facluros, contra Tungrenses mox se divertunt. Quo
us componuD pQgjja obsidîoue contra oppidum , et fluviolo Jecora oppidanis adempto et
alias translato seu deducto, ad pacis tractatum ipsos Tungrenses facile cora-
pulerunt. Interca mala intinita multiplicata sunt in terra , nimirum illis Leo-
diensem patriam , et istis Brabantinorum terras miserabiliter destruentibus.
Rex vero Franciae revocavit suos de ordinantia armigeros. In quorum loco
E»er.rdu« de Marka domiuus Evcrardus de Marcha, bene Iritus belligerator, recenter Leodium
adveniens alios adduxit malorum operum gnaros.
Itaque post incredibilia damna altrinsecus illata, contigit dominum Wilhel-
wuheimus de Marka mum collccto cxercilu feria quinta ante adventum Domini \illam de Landen
i'n»aTt. * " " latenter invadere et noclurno tempore Brabantinis ex insperato supervenire;
custodia enim Brabantinorum ibidem tune observabat suos limites cum in-
genti copia colubrissariorum. Quorum cum superiorem se Wilhelmus depre-
henderet, cum suis armigeris ferocissimis ultra quingentos occidit, et praeter
praedam illis irrogatam plurimos pauperes inermes ad Leodium secum ad-
duxit. His praeterea omissis quae cum nimia fuerint ad bellum spectantia , et
inde si singula scriberentur immane Yolumen replendum sua descriptione re-
quirerent, recurrendum, prout arbitror, est superius ad ea, quae praetermitti
non debent, ad electionem videlicet novi antistitis, qui post occisionem domini
de Bourbon necessario erat viduatae ecclesiae praeBciendus.
Igitur penultima Augusti , quae tune sexta feria fuerat , occiso episcopo , et
in crastino quae ultima erat mensis praetacti , eodem ante conspectum domini
sepuitura episc Lud. autc summum altare sancti Lamberti , in feretro coram cunctis oculariter exhi-
bito , ac deinde in eodem loco ecclesiasticae , prout decet, sepulturae tradito,
constitula erat dies de novo episcopo eligendo. Quo adveniente die (cura
pauci electores essent majoris ecclesiae canonici tune residentiam facientes ,
major autem canonicorum numerus ad Brabantiam propter metum suorura
corporum confugerat ., statuerunt praesentes canonici in favorem domini
PfHfC ^:
CHRONICON.
85
Wilhelmi, id instaoler requireotis, subornati vel aiias timoré inducti , domi-
cellum Johannem , filiura ipsius Wilhelmi , tune majoris ecclesiae caDonicum,
et nundum in sacris constitutum , in episcopum postulare. Pro cujus nihilomi-
nus confirmatione multum laboratum exstititin urbe , et multa pecunia propter
ejus inhabilitatem expensa. Sed totum id factum est frustra. Nam praevaluit
electio illorum canonicorum , qui metu , prout dixi, absentes erant, et jam
certo die confratrum suorura convocalione fada in Lovanio, aliam electionem
celebraverant. In qua videlicet electione dissidentes, duos, cum solum unus
esset sufficiens , elegerant , dominum videlicet Johannem de Horn , filium joLannes de uom ,
comitis de Horn, et dominum Jacobum de Croy, archidiaconum Leodiensis ''^'"°''"* ^*^'"'
ecclesiae. Pro quibus cum multa esset contentio in urbe, quis scilicet illorum
deberet esse major , tandem necesse erat suo jure cedere dominum de Croy,
et accepta pensione super emolumentis episcopatus Leodiensis , do-
mino Johanni de Horn , cessit licet invitus. Interea tamen temporis cum mul-
tum ob praefatorum electorum causas in urbe terreretur et pecunia infinita
expenderetur , bellum occasione partium in terra Leodiensi quotidie accepit
aug^mentum , illis faventibus , istis pro alio decertantibus. Dominus vero Wil-
helmus totum comitatum de Horn , saepius invadendo , miserabiliter contrivit
et destruxit.
Anno vero integro et semisseaut amplius, crudeliter patriae ducatus Bra-
bantiae , Limburgensis , cum Leodiensi patria propter partes dissidentes belli
injurias habuerunt sustinere , quae , cum recitare sint nimium , brevitatis
gratia pertranseo. Qui tamen praeter propositum narralionis nonnunquam
excedere visus sum modum , verumtamen antequam praesentis anni gesta ,
quae plurima erant , brevitatis gratia succingam , non tamen praetermitten-
dum est , bellum commissum per dominum Everardum de Marcha contra Everard
Trajeclenses ante Sychginis castrum , ubi sumptis secum Leodiensibus una Im.BM
cum aliis extraneis armigeris, audacter solvit obsidionem per Trajectenses ante
praetactum castrum collocatam , percussitque fugientes maxima strage usque
ad portaà Trajectensis oppidi , récurrentes in tantum quod facile fuisset per
hujusmodi insecutionem ipsum oppidum obtineri a persequentibus , dum-
modo tamen ab invicem non fuissent dispersi. Praeterea Victoria obtenta et
humiliatis Trajectensibus, quorum fere quingenti dicebantur interfecti, et am-
plius quam centum captivati , cum gaudio ad Leodium recurrentibus occurrit
dominus Wilhelmus, ipsius domini Everardi germanus, maxime dolens in prae-
us de Mark*
Trajectenses perscqui.
i calaaiitate5.
86
JOHANNIS DE LOS
CHRONICON.
87
laclo bello se non interfiiisse , dicens per hanc vicloriam civem Trajeclensem
hoc die facile se fieri potuisse. Sane eodem die ipse navigio cum suis armigeris:
yenerat ex Huyo , quo de tutela ipsius oppidi studuerat disponere.
Igitur dorainus Wilhelmus yidens sibi cuncta contra adversarios prospère
succedere, in superbiam elatus, inter se etBrabantinos, qui hinc inde tam per
combustiones domorum , captivitatem hominum , quam per praedas ^ latroci-
1483. nia caedemque virorum muliimodam, cuncta devastaverant , de pace cum
Brabantinis intendit , noluit advertere neque raentionem Beri ^ prout statim
postea palehit. Nam statim anno sequenti , videlicet oclogesimo tertio, volens
ohsident Rrahanuiii domiuus Wilhclmus potcutcr solvere obsidionem contra castrum de Hollongh
caslrum de Holioash. , .... .
per Brabantinos coUocatam , et jam fere in deditionem acceptum , curavit un-
decumque ad Leodium ex oppidis, ex caslellis et ex circumvicinis terris con-
Yocare viros , ex quibus maximum sibi collegit exercitum. ^am exercitus
adversariorura ferebatur esse non minus duodecim millium pugnatorum; in
nostro vero exercitu non minus duplo dicebantur esse aut plures. Qui cum
infra octavas Epiphaniae animose ad bellum procédèrent , fecit dominus Wil-
helmus proclamare voce praeconia , subpoena suspcndii , mandando quod vide-
licet nullus praesumeret quemcumque adversariorum captivum suscipere aut
interfectum spoliare , si tamen bellum Beri contingeret, donec et quousque
ipsi de suis inimicis di(];nam ultionem accepissent. I(^iUir prima nocte post
egressum de civitate , dominus Wilhelmus pernoctabat in Sara castri cum
nonnullis suis capitaneis, et totus populus, qui erat copiosus dormierat, hinc
inde in villagiis. Porro in crastino , advenientibus Huyensi atque etiam Los-
sensi patria , cum multa armatorum manu facile jam appropinquantibus , do-
minus Wilhelmus plus debito sperans sibi posse \ictoriam arridere , stulte de
multitudine suorum conBdens per abruptam putabat se debere inimicoruui
suorum invadere globum (ordinantissime positis hinc pro sui defensione cur-^
ribus atque inde telorum ac bombardorum plurimum apparatum in uno parko.
ut vulgo dicitur, ad invicem bene dispositum et convenienter conj^lobatum).
Quoscum dominus Wilhelmus a longe circumequitare praesumeret, etsuisca-
Markaas cUdes iUau pîtaucis hoc displiccrct , diccntibus populum fatigatum primum debere pro
refocillatione sui cibum sumere , ac deinde in ordine disponendum ac demum
ad bellum congrediendum , coepit hujusmodi consilium spernere et eos de
metu et ignavia redarguere. Quod cum illis displiceret plurimum, viri animosi
prout erant, salutem suam Deo et fortunae commendantes una cum do-
mino Wilhelmo perrexerunt adversarios conglobatos potenter invadere. Ad-
versarii vero conspicTenles animositalem suorum inimicorum, et quia res per-
amoena ageretur, imposito igné in suis serpentinis seu bombardis contra ad-
ventantes hostes opportune emittere sluduerunt. Vidisses utique ad priraos
telorum ac tormentorum jactus équités ad terram prosterni , equos nihilo-
minus perçusses occumbere , capita in aëra usque volare , membratim quoque
occisorum cadavera miserabililer in solum prosterni, demum occumbentium
roortis imago complurima. Nam Swittensium et Gasconum (qui inter éques-
tres commixti erant) ceciderunt quamplurimi ; atque, quod dolendum est,
dominus Galhar, capitaneus quidam ex Francia, cui satis displicuerat tam
praecipilata congressio , ibidem occisus occubuit. Villicus quoque de Ewalia,
vir barbatus , similis domino Wilhelmo , ibidem interfectus est. Cujus caput
amputatum et in lancea sublevatum postea per castra et castella , tanquam
ipsius domini Wilhelmi caput esset , ad modum spectaculi circumferebant.
Nempe in praefata congressione nonnulli capti ad Brabantiam sunt abducti.
Inter quos erant commendator de Juncis , dominus Trajectensis , vir valens et
strenuus, Ghys de Kan, homo vanae gloriae cupidus et formidatus, sed et
domicellus de Sterulh , qui cum nonnullis aliis suam captivitatem deflere ha-
buit. Dominus nihilominus Wilhelmus, licet tarde videns se per suura teme-
rarium congressum nihil profecisse , imo polius ruinam suorum exstitisse , in
se tanquam leo fremens colleclissuis equitibus, contra inimicos rursum agmen
in ordine posuit, ut persequentes conipesceret quatenus reliqui fugiendo se
salvantes absque discrimine facile evadere possent. Itaque Leodienses qui ad-
huc longe a congressione distabant, videntes confusibilem pugnam insulte
coeptam et adversarios extra castra animose procedere , ferocissimeque super
nostros armis incumbere , projectis cunctis quibus armati videbantur, fugae
operam dare curabant. Qui de sero salis hora tarda reversi ^ quos tamen do-
minus Wilhelmus ante revertendo praevenerat) luctum, planctum et mulie-
rum ululatum quasi ubiqueper vicos etplaleas ministrabant. Igiturpostquam.
prout dictiim est , maie bellatum fuisset , domini majoris ecclesiae salubre
consilium ineuntes de pace videlicet traclanda cum Brabantinis solliciti erant.
Ob quam rem quidam ex canonicis qui super bac re dominum Wilhelmun
convenire deberent, opportune deputati intrare coeperunt palatium episcopi ,
quo dominus Wilhelmus, tanquam patriae mamburnus et tutor , suum dili-
genter usurpa verat habitationis locum. Hi quippe audientes crudelitatem fac-
88
JOHANNIS DE LOS
luntar.
Ecclctiae de
rombustio.
combuntur.
bustio.
tara in civium magistros eadem hora , de pace facienda dominum Wilhelmura
bénigne commonentes, plurimum perplexi pedera quantocius reirahere cura-
M.Risiri ci»ium de p.ce banl. Verum dominus Quinlinus una ciim socio suo, tanquano civiuno noa-
oquenteicpitep ec- -^^^ ^^ parte civitalis ad dominuna Wilhelmum noissi , statim ut de pacis
modo inveniendo loqui coepissent, crudeliter ante januara cubiculi jussi sunt
occidi. Sed et quidam magister civium Huyensis, qui eadem de causa ad Leo-
dium venerat, ex bospitio, quo hospitalus erat, exiraclus et ad forum perduc-
tus eodem die exstitit decollatus. Insuper et duo aut très alii eadem de causa
bine inde per plateas per insidiantes et exploratores inbumaniter fuerunt in-
terempli. Ex boc vero die dominus Wilbelmus mandavit, quod nuUus de pace
loqueretur, sed magis de bello Iractaret, dicebatque potius cum inimicis
bellandum , donec ipse suum bonorem et sua instrumenta bellica , bombardos
scilicet et serpentinos ante Holloniam amissos, recuperare posset. Interea
multa mala multiplicata sunt in terra. Nam oppidum de Herck combustum
Aiken est per suos bospites ; ecclesia vero de Alken exstitit combusta propter eos
qui ad eam confugerant. Sed et plures aliae ecclesiae per patriam Leodiensem
EcdewMde Aspccom- exsliteruut combustac una cum suis appenditiis. Ecclesia nibilominus de Aspe
prope Trajectum per Leodienses fuit combusta cum nonnullis ad eam con-
fluentibus. Antbonius de Palant missus est cum opportunis armigeris ad cus-
todiendum oppidum Eykense.
Praeterea exercitus Brabantinorum, multa usus fiducia. quotidie cepit aug-
mentum ^ venitque per Hasbaniam usque ad Mosam , cuncta consumens atque
devastans, civitatem Leodiensem tanquam obsessurus. Quod perpendentes
Leodienses , sese forlificantes et de \ictualibus aliisque necessariis sibi provi-
dentés, suburbia pro magna parte igné studuerunt consumere. Verum tamen
tertia Februarii , dum Brabantinorum exercitus ad Leodium dicebatur appli-
caredebere, ad terrorem, aliquam partem monasterii Sancti Laurentii, grana-
inccndium monauerii Hum videUcct ct portam cjusdcm monasterii, proecipueobproterviamabbatis
dicti monasterii , qui nuUo acquiescere voluit consilio, igné studuerunt consu-
mere; nam saepe monitus quod suum Tacuare deberet monasterium victuali-
bus , nuUo modo acquiescere Toluit, quare capitaneorum et specialiter ipsius
Gbys de Kan, inimici capitalis domini abbatis, actum est consilio, quod mo-
nasterium Sancti Laurentii tradi deberet incendio. Quod videntes domini de
Marcha , quorum consensu nequaquam baec crudelitas facta fuit , adducere
studuerunt statim dominum praepositum de Marisscahe , qui voce praeconia,
s. Laurentii.
CHRONICON.
89
clangentibus lubis, praecepil sub indignatione dominorum de Marcba ignem "°j;;*;,7,7,^^„;7X
accensum debere exslingui , spolia reslilui et ab omni molestalione abstinen- w.rk. i.beratur.
dum esse , deputavitque quatuor viros salis sollicilos , qui tota nocle circa
cuslodiam ignis, ne ulteriusprocederet, diligenlissimeobservaredeberent. Do-
minus vero AVilhelmus , in crastino ab Huyo Leodium reversus , non diu poslea
loca et suburbia diligenter visilans , proposuit monasterium Sancli Laurentii
una cum suo suburbio mûris debere cingi. Idem suaserunt poslea dominus
Everardus et dominus Robertus nepos ejus. Sed ob defectum impensarum ,
opus utile baclenus mansitintermissum.
Praeterea dux Maximilianus personaliter vcmil in exercitum suum, et statim M.ximii.aD.,s xuagrim
absque obsidione, contra Leodium collocanda, revocato exercilu relrocessit.
Versus oppidum Tungrense tendens, sub certis condilionibus posl aliquanlu-
lam resislentiam in ipsum est oppidum intromissus.
Deinde XV Februarii , dominica prima quadragesimae, oppidum Blisense per ^'^*j" ^^f "g""° ; **
BrabantinoselTrajectensesexpugnalum est, obtentum et combustum. Denique
circa feslum Paschae Burgundiones cum Namurcensibus oppidum Huyense
magno apparatu instrumenlorum bellicorum obsidenles , coeperunt forliter fa-
ligare. Sed dominus Wilbelmus, una cum suo fralreEverardo,viriliter ut leones
sese per crebrasexcursionesobjecerunt , magnam laudeminde sibi reportantes.
Interea Iractabalur de pace. Unde factum est quod in oclavis Pascbae treuga
inler ducem Maximilianum et manburnum patriae Leodiensis sub spe pacis et
concordiae exstitit proclamala. Quare Burgundiones coeperunt extra patriam
recedere. Igilur feria quinla posl oclavas Pascbae, pax in oppido Huyensi erat
proclamala. Et deinde in Leodio dominica sequenli cum magna populi lae-
titia voce praeconia et libicinum modulatione in Leodiensi foro pax inler
parles baclenus dissidentes solemniter exstitit denuntiala. Sedantequam baec
fièrent, dominus Wilbelmus, veniensex Huyo Leodium, dominum Fredericum
de Willbem, Leodiensis civitalis combustorem, una cum quodam alio capila-
neo secum abduxit captivum.
Interea armigeri , quibus praefuit le petit Fahar, ab Huyensi oppido rece-
dentes indignali , maxima damna intulerunl Namurcensibus et circum circa
locis circum jacentibus, et circa inilium Maii venientes in Campiniam ob multas
violentias factas a Campiniensibus percussi sunt in multo numéro. Quare in-
dignali una congressione aggredienles oppidum de Peer, omnes occurrentes oppidum peercapnur.
in ore gladii percusserunt, intrantesque oppidum ad ecclesiam , ipsius quoque
VI
Pax proclainatur.
90
JOHANNIS DE LOS
Discurdia inter TrajeC'
teoseï*; urbis eipu
goatio.
turrim, profugos dolose siib spe pacis reyocantes , absqiie ullo respectu f racla
fide crudeliter interemerunt. Unde contigit nusquam , per totum spatium
quo Leodiensium bellum viguerat , tôt homines crudeli spectaculo occubuisse.
Ex ornai etenim parte circum circa ad praefatum oppidum in adjutorium fra-
trurn suorum confluxerantspe victoriae obtioendae. Sedprout dictum est, hic
aliud praeter votum contigit, nam cmdeles hostes mille quiagentos aut cir-
citer viros, in ultionem suorum , qui percussi fuerant , inhumanissimam ultio-
nem susceperuut.
Denique hoc anno Trajeclenses inter se divisione facta , una pars civium
episcopum suum traditorie intromissum captivitati tradiderunt , aliumque
Clivensem natione per muros introductum episcopum sibi statuerunt. Unde
dux Maximilianus graviter indignatus . exercitu undique conflato, contra civi-
tatem Trajectensem obsidione posita , tandem ipsam obtinuit. Dominus vero
Wilhelmus, in hac necessitateconductus , ducis Maximiliani exstitit stipendia-
pbiiippn* cornes Flan- rius. Statim vero postea dux Philippus, filius Maximiliani vix sex annorum ,
"*"' in comitem Flandriae receptus fuit. Eodem tempore Flamingi capientes filiam
Margar«ta Caroio régi ducis Maximiliaui , Margarctam nomine , vix quatuor annorum , duxerunt
ad Atrebatum , tradentes eam matrimonialiter delphino , régis Franciae fiUo ,
régi Carolo videlicet. Quare indignatus dux Maximilianus quinqueeorum, qui
hujus negotii fuerant auctores, vocatos in Castro de Vilvort decapitari fecit.
Eodem nihilominus tempore , mensi videlicet Augusto , rex Ludovicus extre-
mum in Francia transegitdiem. Eadem erat fama eodem anno de rege Angliae,
qui videlicet obiisset.
Peitiieniia ingens ma- Pcr totam patriam Leodiensem maxima viguit pestilentia , quae fere totum
oppidum Huyense exhausit habitatoribus. In monasterio vero Sancti Jacobi
Leodiensis non minus quam decem aut duodecim obierunt monachi , sed et
abbatem Arnoldum de Diest mortalitatem fugientem invenit mors insperata.
Cui statim Gerardus in dignitate successit. In monasterio vero Sancti Lau-
rentii solum duo senes religiosi obierunt atque duo alii qui dudum , relicto
monasterio timoré belli , de favore Brabantinorum existentes ad Brabantiam
confugerant. Verum in Brabantia atque per totum circuitum ubique terrarum
fere universaliter pestis praetacta in omnes crudelissime desaevit , in tantum
quod Bruxellis non minus triginta hominum raillia ferebantur per epidemium
morbum facile obiisse.
Interea hac tempestate, nondum adhuc confirmato domino Johanne de
desponsatur.
xime in monasterio
S. Jacobi.
CHRONICON.
9t
nilitur
rans-
1484.
Horn in Leodiensem episcopum, dominus Jacobus de Croy, aeque, P^^^ '''^^ZpL''"^^^!^
dictum est , in episcopum electus , tota virtule per se et suos fautores in urbe '^^^l^''' '
résidentes , magnopere de translatione episcopatus et ecclesiarum Leodiensis
civiUtis laborabat *. At ubi in crastino , termino constituto , dominus papa de
hac re ferre debuisset sententiam , repertus fuit subita morte exstinctus hujus
rei procurator , dominus videlicet cafdinalis Sancti Clementis , Tornacensis
episcopus, horribiliter longo protraclu nigerrimam linguam exerens^. Quare
papa exterritus Leodiensem ecclesiam tanquam divinilus commendatam in
suo honore permanere fecit. Igitur dominus Wilhelmus , audiens dominum
Johannem de Horn in Leodiensem episcopum confirmalum , novum contra
ipsum indignatus coepit instaurare bellum. Quo longo tempore vigente in
maximum damnum patriarum , hinc inde tandem partibus concordatis, pax
dudum interrupta anno sequenle exstitit reparata.
Anno igitur sequenti qui erat octogesimus quartus , maxima amicitia do-
minus Wilhelmus de Arenberch cum suis complicibus domino Johanni de Foedu» imer wiihei-
. . /> I i \r mum et Johannem de
Horn in episcopum jam confirmato mcunctanter exstitit contoederatus. Ve- Hom.
niente ergo die ad hoc constituto , quo dominus electus et confirmalus in
civitatem suam Leodiensem intronisari deberet , dominus Wilhelmus cum
pulcherrima comitiva suorum amicorum honorabiliter in ipso die Sancti Wil-
lebrordi, quo tune dominicadies erat, septi ma videlicet Novembris, advenienti
domino electo et confirmato obviam processit , atque cum eodem deinceps
plurimos dies in magno gaudio , cum non ficta , ut apparebat , intentione
laetabundus duxit.
Praeterea successu temporis , quum annus jam octogesimus quintus volve-
retur, et praedicla inter partes pridem dissidentes amicitia continuo crescere
videretur , in tantum quod in lecto uno cum domino episcopo Wilhelmus de
Arenberch nonnunquam post obsonium , quod saepe usque post mediam
noctem protenditur , simul dormirent , aliaque quamplurima solatii gratia
communiter agerent , et per hoc nulia penilus suspicii causa deprehendi po-
tuisset , contigit per praefatos dominos , ubi etiam cum domino episcopo duo
» Jacobus Croyus , cujus nomen in MS. cod. Tornacensem, quo suadente hoc tempore aclum
paMim Croyr scribitur , id impelrare conabalur fuiwe videtur de erigendis episcopatibu» Lova-
ut praesul Leodiensis agnosceretur , sedemque nii et Namurci.
in Brabantia figere posset. Fautorem habebat 2 Qbiit Romae die 7 Octobris 1483, sepul-
Ferricum de Cluniaco , cardinalem et episcopum turam nactus in ecclesia de Anima.
1485.
92
JOHANNIS DE LOS
ejiis fralres germani convocali ad spectaciila , quae in Sanclo Trudone gere-
bantiir , diversa {^renera liidonim tam ad pilain quam ad salliiin seii quovis
alio modo socialiter exerceri. At ubi postquam dcsiissent post qualemcumque
refectionem a ludis cessare , et dominiis episcopus cum vsuis diclis [j^ermanis
dominis, videlicet comité de Horn et de Monlengney domino temporali, gralia
spatiandi equis ascensis in campum facile provocalum pei duxissent , mox ut
in campum, qui inter oppidum Trudonenseet villamde Bruslemest, dominura
wiiLeimi Markan. op- Wilhclmum uil mali suspîcantem captivum se reddi mandarunt, ctequo insi-
, '""* dentem ligatum secum ad Trajectense oppidum eodem die perduxerunt, ha-
bentes etiam secum quemdam qui ipsis in Jybel obviam venerat, de favore
ipvsius domini Wilhelmi , Gisberlum diclum , Lossensis oppidi scultetum.
Dominus\ero Wilhelmus in crastino quo, prout dictum est, captus fucrat ,
capii. pieciitur. sabbato \idelicet xix Junii , publiée factus spectacuium , cunctis coram horai-
cisberius in i|uauior nibus dccupitatus est. x\lter vero punitus non diu postea, decollatus et in qua-
parles dividitur. ..... ,. .... ri* •■ •■ • il
tuor partes exstitit divisus et diversis m locis suspensus. Hic nihilommus dudum
socius meus fuerat in scholis , sed heu! postea a sua bona indole et naturali,
ionata conditioneoptima, per malam socictalem depravatus et totaliter et a
sua ingenua bonitate degeneratus et alienus et perversus est factus.
Praeterea decapilato domino Wilhelmo (quod non absque consilio et auc-
toritale ducis Maximiliani ferebatur fuisse faclum) , domini de Marcha, fratres
videlicet et nepotes ipsius domini Wilhelmi , viri utique animosi , nobiles et
bellicosi ultra quam dici posset, slupefacli in ultionem fralris interempti, po-
pulum Leodiensem inflammantes nova instaurare coepcrunt bella. Itaque
Amici wiUeimi Mar- contigit quod ad modum serpentis hydrae , loco unius capitis ablati tria aut
kani vindictam su- , ... ^ i • ¥-• i r
munt de faotiibuj. plura capila simul consurgerent. surrexeruntergo dommus bverardus, frater
domini Wilhelmi , tanquam generalis factus capitaneus, in diversis locis Léo-
diensis patriae , Ghys de Kan, mamburnusimportuniusconstitutusin Leodio,
domicellus vero tune lemporis junior, Robertus de Esden videlicet, vir stre-
cxstrum siockhem c<- Huus, castcllum dc Stockhcm iutercipiendo factus est ibidem contra Trajec-
tenses impetuosus exaclor atque vexator. Sed et alii atque alii opportuna loca
occupantes, suacapita levantes, totam rempublicam quietijam datam recidivo
bello lurbare tentaverunt. Quod videns dux Maximilianus, missisex Trajecto
ad Leodium ambatiatoribus , de pace tractare curabat. Venerunt ergo in festo
!••«> foedera non sancti dDostoll Barlholomaei ea de causa episcopus Cameraccnsis et abbas
Sancti Bertini , ambo consiliarii in curia Maximiliani ; sexaginta equis comi-
pitar.
coiuat.
CHROIMCON.
93
i486.
Husselt capilur.
tati, suum hospiliumadhospilale de Cathena suscipientes steterunt. Qui post-
quam se nihil profecisse vidèrent, infeclo negotio, ad eum , qui ipsos miserat,
quantocius reversi sunt. Interea valde multiplicata sunt mala in terra, quae
ubique replebatur novis stipendiariis et armigeris , totam palriam ad desola-
tionem perducenlibus.
Anno igilur octogesimo sexto, dominùs Everardus , frater domini Wilhelmi ,
qui jam oppidum Hassellense praeoccupaverat , ipsum armigeris replendo
atque fossalis aliisque opportunis obstaculis ac propugnaculis forlificando ,
accersito ad se clanculo ex caslello de Stockhem domicello Roberto suo ne-
pote , venit una noctium mensis Januarii , in festo videlicet sanctorum
Fabiani et Sebastiani , copiosa stipendiariorum manu vallatus, et de raane
antequam dies esse coepisset, per fossata latenter intravit oppidum Trudo- opp.dua.ji. Trudonis
nense. Quo cum praedicti inlrassent, occurrenles occiderunl caplivaruntque
praedam agentes, et depraedalo monaslerio Sancti Trudonis, etiam ipsius
monasterii abbalem , domini de Bergis filium , ante paucos violenter ibidem
impositum , secum ad Leodium captivum perduxerunt cum triurapho.
Non diu vero post Ghys de Kan , acceptis secum armigeris, valde fatiga- Gy.sdcKant)rannu.
vit comitatum de Horn combustionibus , exaclionibus , depraedationibus ,
captivilalibus cuncla exponendo. Venit igitur in Curinghem , et obsidione curingben cap.tur.
posita , facile oblinuit doinum episcopalem ibidem nobilitersituatam , eamque
incendio tradilam cunctis praetereunlibus miserabile fecit spectacuium. Igi-
lur circa médium quadragesimae ad Leodium reversus , in superbiamelatus,
dedignans se jam in eadem sublimitate habere socium , facili occasione ac-
cepta, Petrum Rocha , capilaneum quemdam Leodiensem (qui ealenus per DecoUatioietriRocb-.
latrocinia occulta et bella publica forlunatuset inde formidatus valde exsti-
terat) , in medio fori Leodiensis gladio invasit et per suos satellites interfici
mandavit , nimirum imilalus exemplum quo Joab Abner virum robuslissimum
dolo percussit , quem aequalem sibi aut superiorem se fulurum perlimebat.
Ergo hoc facinore sic perpelralo, Ghiis praefatus jam incipiens ambulare in
magnis et mirabilibus, super se adjecit post magna de majoribus, imo de
maximis rébus excof^itare. Etmox accersilisex Francia novis armigeris , coepit GbiisdcKane.crcitum
U . . ... I J ** Francia contlat.
civibus non minimam incutere timoris materiam , sed et specialiler quoddara
factum inauditum , quo videlicet de porta sanctae Walburgis jam instanter
raoliebatur convertere in castrum , sic propugnacula dispositurus , tanquam
contra civitatem sibi aliquando pugnandum essel.
94
JOHANNIS DE LOS
CHRONICON.
95
Haec autem cum circa festum Paschae fièrent , et ultra raodum bonis homi-
nibus displicerent , et non esset, qui temerariis artibus hujus hominis diabolici
CMUi «pud s w.i- contradicere auderet. ecce subito in festis Paschalibus, bonus spiritus exci-
burgem demolitio. ^ »
tatos pueros audacter animavit ad destructionem arcis seu castelli praesump-
tuose incepti. Quod Tidens Ghys praefatus, dedignans ultionem sumere de
pueris , comminari coepit eorum parentibus , praecipiens suis executoribus
malig^nis quatenus in crastino de praesunoptione puerorum in ultionem contra
eorum parentes sese atrociter deberent accingere. Hac nihilominus tempes-
tate domicellus Robertus Junior , in sancto Trudone , capitaneus cum suis
Âlemannis^ per Ghys de Kan ad Leodium venerat advocatus. Igitur maximo
murmure crescenle inter cives, mox communis populi indignatio inextin-
guibilem iracundiae prosilit in flammam. Quarein crastino, feria videlicet
quarta post festum Paschae , commotus populus ex suburbiis et undequaque
circa Mosam, excitati habitatores catervatim armati ad Leodium studuerunt
occurrere. Igitur circa meridiem, ad puisum campanae bannalis, cives in
ultionem ut leones frementes, cum suis vexillis , et dispositis opportunis in
locis bumbardis , in forum properarunt concurrere. Ghys vero cum suis com-
plicibus, non dubium quin divinitus perterritus, prae ira in furorem quasi
versus, curavit obtinere ante templum sancti Lamberti gradus , suae stationis
locum. Ubi cum staret constipatus suis cum complicibus, cives, vel formi-
dantes facto impetu , irrumpendo malignorum catervam , humiliatum jam
Mors Ghiis de Kan. supcrbum ct acritcr invasum atque percussum de gradibus dejectum in ter-
ram prostraverunt et crudelissimae occisioni , prout meruit , exposuerunt.
Quod videntes ejus fautores tremefacti per fugam se subtraxerunt. Quorum
aliqui reperti per obviantes exstiterunt interfecti , prout villicus de Monten-
Robertns de Marcha gucy. Domiuus vcro Robcrtus, coUatis suis Alemannis, eadem fere hora, per
portam quae dicitur Houchaport velociter egressus , ad sanctum Trudonem
quantocius est reversus. Reliquus autem armorum peregrinus populus, qui ex
Francia et aliunde vocatus venerat , infra triduum jussus est exire civitatem
*^GhMs de jjj'*"""''*''* c*- relinquere patriam . Cadaver sane Ghys van Kan ad modum canis rabidi
triRoch. ad fratres Minores pertractum in una fovea, una cum Petro Rocha , paulo
ante, prout dictum est, interfecto, in ecclesiaexstititsepultum. Quorum tameo
corpora, quae vix asini merebantur sepulturam, non diu post, in profesto vi-
delicet Pétri ad vincula , non sine horrore extracta et in uno dolio redacta ,
stercore fetidiora , ad publicum montem , ultra ecclesiam sancti Aegidii sub
patibulo, juxta eorum meritum producta, coram toto populo usque ad pul-
verera judicialiter exstiterunt concremata atque incinéra ta.
Praeterea eodem die quo dictus tyrannus interfectus fuerat , cives commoti
accedentes ad domum sculteti , ubi abbas sancti Trudonis mujto pondère ferri Abbass.Tmdonii car-
detinebatur captivatus, acceptis fidejussoribus pro dicto abbate se obligan-
tibus , ex vinculis liberatum libère abire permiserunt.
Porro feria sexta sequenti , pro gratiarum actione de praelibata Victoria
adepta Deo digne referenda , indicta fuit specialis missa ad sanctum Lamber- ordinauo missae $pe-
tum celebranda, quam subrogatus redemptus ex captivitate , dominus abbas férirs«u pou'v»-
sancti Trudonis , dévote celebrare curabat. Denique circa initium Maii , do-
minus Johannes de Horn , Leodiensis episcopus , reversus in civitatem coepit
ordinare quaedam quae opportune observanda concernebant legem, justitiam,
ac alia quamplura pro communi bono. Domini autem de Arenberch , amici
et fautores eorumdem valde intérim ultra Mosam in Ardenna, et alias hinc
inde perturbabant terram , in tantum quod ipso in profesto sancti Jacobi Ma-
joris cum impetu descenderent suis cum equis in fluvium ad pontem Amari-
cordis, pectetinus intrarent, sperantes per suos amicos et fautores (quorum
in civitate multus erat numerus) , se fortasse debere aut saltem posse intro-
mitti in ipsam civitatem. Qui tamen hac vice frustrati nihil obtinentes reces-
serunt. At nihilominus nonnunquam aliis vicibus nocturno tempore similia
tentare curabant , quorumdam domus comburentes , captivos quos poterant
secum trahentes , necnon et praedam d spolia saepissime abducentes.
Inde contingit quod anno sequenti octogesimo septimo , videlicet in octavis us?.
Ëpiphaniae, dominus Everardus de Arenberch, cum nepote suo domino vi-
delicet Roberto de Esden , multum apparatum instrumentorum bellicorum Leodii obsessio prope
ij j /^ .t • ' •» > • Carthusicnses.
secura adducens , domum Carthusiensium mtraret , copiosam armatorum ma-
num ibidem coUocando, et loco castri dicta domo abutendo , sagittis et ser-
pentinis opportunis in locis dispositis civitatem fatigare conati sunt , plures
etiam excursiones contra eam in campestribus subterjacentibus exercendo , et
nonnunquam hominum caedem comœittendo.
Praeterea eadem hora etiam dum circa noctem adversarii in praetactam
Carthusiensem domum intrassent , accidit lamentabile spectaculum circa eam-
dem, nam ex infortunio propter incautam constructionem ignis constructi per canhusiani coenobii
armigeros in cella custodis , quae ecclesiae erat satis contigua, accidit per ca- J||!;"'**""" '^* 'p**'"~
minum constructum ignem ad altiora volando ipsam ecclesiam quantocius
Il
96
JOHANN IS DE LOS
CHRONICON.
87
mont.
invasam penitiis in favillani et cinerem redigi , totumque ipsius ornalum in
brevissimi Icmporis spatio raiserabiliter absumi. Interea multi ex diversis pa-
Iriae locis stipcndiarii deputati atque électif sed et ex Brabantia quamplurimi
niissi armi{reri, in auxilium domini episcopi fratrumque ejus , scilicet comitis
de Horn et domini de Montengneis, quantocius venerunt tanquam aliquid
n)a(]^ni perpelraluri. Sed heu! nihil relalione di^^num per eos perpelralum
est . cum tamen non minus octo aut deccm diebus hinc inde fuerit pu(];natum.
Tandem nocturno lerapore Arenbergenses clam inde recedentes domum Car-
thusiae , jam Leodiensibus factam exosani , utrique sexui et vili plebcculae ex
Leodio illuc avide concurrenti . crudeliter spoliandum dimiserunt. Insuper
communi de consilio civitatis decretum fuit , quod mûri ipsius Cartbusiensis
domus demolirenlur, lapidesque dictorum murorum mûris civitatis applica-
rentur. Quod et factum est, sed non permisit bonus Deus comraissum scclus
sacrilegii esse impunilum , proul mox postea in fuluro patcbit anno.
Caeterum adveniente proxima aestate et jam tempus messis cura instare
inciperet, dorainus episcopus, nescio quo consilio usus, volens obsidionem
obsidio anie FrancUi- collocarc autc castrum de Franchimont , subito colleclis undique ex suis patriis
et terris armigeris ac etiam stipendiariis , circa principium mensis Julii cas-
trum de Franchimont (positis raachinis et opportunis in locis instrumentis
bellicis collalis) , potenler obsidere curavit. Quo cura usque ad octavam men-
sis Augusti perseverasset , ecce domini de Marcha conductum armigerorum
exercitum potentissimis capitaneis instructum ex Francia, ad tollendara obsi-
dionem praetactam , quantocius adduxerunt. Quo rumore audito, dorainus
Leodiensis tollens suos bumbardos cum reliquis bellicis instrumentis demissa
obsidione ad Leodiura reverlendo necessario confugit. Porro dicti capitanei
ex Francia vocati , volentes fluviura Mosae pertransire , totamque Hasbaniara
devastare atque conculcare , certa quantitate pecuniae contentati , proposi-
lura rautantes, unde vénérant, in Francia suut reversi. Quod licet dorainis
de Arenberch displiceret , nihilorainus tamen quo denuo se in patriam ira-
mergerent, studiossisirae ex tune practicare coeperunt.
Adveniente igitur sequenti anno , qui erat octogesiraus octavus , et cura
mala tempora eis arridere coepissent, et favorera quorumdam , qui tanquam
capitanei ante fuerant in civitate Leodiensi, fautores sibi conquisissent, viden-
tes quod tota patria Flandriae et terra Brabantiae in maxirao turbine essent
(nimirum captivura tenentibus ducem Maximilianum in Brugensi Flandriae
Solvitur obiidio.
1488.
Liuni
oppido Flamingis' , siraile aliquid taie nostri tradilores Leodienses ad favorera
dominorura de Arenberch molili sunt. Unde accidit, quod feria sexta ante
Laetare Jheintsalem, cura dorainus Leodiensis a sua civitate absens esset. et
minor cura de custodia civitatis per magistratus et alios deputatos fieret , ecce
repente diluculo dorainus Everardus portas civitatis apud pontera Amaricordis Everardus LcoOii
iocepit obtinere. Ad quara repenlinam invasionera cives raox armati ocius
accurrentes, intrantes civilatera coeperunt repriraere, sed puisante campana,
nuae raore consueto convocabat ad arma, quidam dictus GUkine et parvus oiikineet p.rvus Pe-
n * trus civitatis tradito-
Pelrus, capitanei effecti , cum nonnullis aliis quibus prospère successerat sub re».
dorainis de Arenberch, ad oplalum signum campanarura, prout altrinsecus
ordinaverant per montera publicura venientes ex Geraapia, lanquara in adju-
toriura civitati convenissent , dolo et ingenio per portam Sanctae Margaretae capiiur dvitas et »po-
sunt ingressi, copiosara secura adducentes arraatorura raanura. Qui cura
venissent ante ecclesiara Sancti Huberti, occideruntqueradara nobilem militera
ex Gelria , de suo hospitio incaute in plaleara egressîlra. Et inde per raediura
foi i vocifeiantes , tanquam amici essent, ad portam Sancti Nicolai , quae est
ultra pontera Archarum , properautes se Leodiensibus civibus opponere coepe-
runt, et introraissos inimicos in civitalem per easdera portas et rauros, quos
paulo ante ex lapidibus sacrilège de Carthusia ablalis reparatos restauraverant,
occidendo passira resistentes, usque in forura Arenbergenses , quorum dorainus
Everardus principalis erat capitaneus, sese receperunt. Igitur spoliantes civi-
talera , nimirura raajores ac superiores jara effecti, praeter alios quosdara iusi-
p-nes accioiunl captivos , dorainura videlicet coraitera de Horn et doraicellura occidumur comes de
O r r ' 1 • 1 1 TVT Horn, fiaso de Wa-
Rasoneni de Waroux, pro tune villicura Leodiensem, et doraicellura Nico- roux, NicoUus Kor.
I r ^ ^ tenbach,etTilmauut
laura Cortenbach, raagistrura hospitii doraini de Horn episcopi, cura non- dewaidorey.
nullis aliis. Tilraannura vero de Waldorey, pridera Leodiensem scultetura , cru-
deliter occiderunt , et quosdara alios , quorum unus nobilis vir , Sancti Lamberti
canonicus , in Mosara exstilit projectus. Hinc novara coeperunt Arenbergenses
in civitate et per totara patriam constituere legera , disponentes hinc inde in
locis firmis et castellis armigeros, qui totara Brabantiara tara per captivitates
quara per incendia tentarunl crudelissirae raoleslare. Tune elenim leraporis
subito reparalura est , quod fere centura annis desertura fuerat et inhabitabile,
castrura de Coelraont videlicet, et factum est in magnura scandalura et detri- EeparatiocasirideCoeu
mentum in continibus Brabantiae habitanlibus. Reparala equidem exstiterunt
et alia fortia loca dudura déserta . quae multis latronibus seu praedonibus raox
13
98
JOHANNIS DE LOS
Frcderici a<Iventu.t
Flandriaiii.
fuerunt replela. Sed et facile eral eliara Lossense castriim , olim a Leodiensibus
destructuni , in pristinum statum reparare. Quod tamen mutato consilio de
opère mansit iraperfecto.
Verumhaclempestate, infra octavas Paschae , imperator Fredericus jam se-
cundario , non sicul antea , sed nunc in virga ferrea perlransiens patriam ,
mulla arnoatorura porapa , in ultionem Blii sui Maximiliani per Flamingos, prout
dictum est , ad certum terapus in captivitate detenti , potenter in Flandriam
descendit, ubi, positaobsidioneanteGandavum, plurimavillaçjaincendiotra-
didit, plurinaaqiie aiia minus laudabilia, anlequara inde recederet , vindicatu-
rus crudeliter effecit.
Tandem imperator ad Alemanniam reversus , loco sui constituit yicarium ,
Aibertus dux saxoDiae duccm vidclicet Saxouiac, coadiutorem ducis Maximiliani. contra quem se
Maximiliani vicanus. ... ' T
ph.iippuj ciivensM. opposuit Philippus dc Clivis vel aVias de Ravesteyn , paulo ante loco ducis Maxi-
miliani in captivitate obses Qui obsidem sibi non servatum, cum quibusdam
oppidis Brabantiae foedùs iniens, contra Maximilianum et sibi adhaerentes re-
bellare coepit. Et inde accidit quod Lovanienses uecnon et alia oppida in con-
finibus Brabantiae, accilis Leodiensibus, quos exosos habuerant, una cum
dominis de Arenberch et multa alia fortissima armatura vocata ex Francia ,
contra Bruxellenses et Machlinienses acerrime pugnantes, plurimas strages fe-
cerint , et inde facta est hinc inde guerra valida , sub qua multa loca fbrtia
oppidaqué et castella fuerunt obtenta, et una cum villagiis plurimis per com-
bustionem in cinerem et favillam redacta.
Interea cum tempus hoc pessimum , malignis videlicet proficuum , et be-
jacoboi croyus tnii- niguis ac bcucvolis essel plurimum nocivum , dominus Jacobus de Crov tan-
quam alter Alchimus se Basidi conjunxit, Leodium veniens, locum habita-
tionis sibi apud Sanctum Johannem , ubi canonicus crat, satis astute elegit.
Ubi cumesset, obnon solutionem sibifactam perdominum episcopum, quoad
pensionem videlicet debitam et exaliquot annis non sibi solutam , per patentes
apostolicas litteras tenuit dominum Johannem de Horn , episcopum Leodien-
sem , domino Maximiliano jam adhaerenti excommunicatum , excommunica-
tionis litteras valvis ecclesiae per debitam executionem factam applicando.
Denuntiatique publiée episcopi bona et redditus atque census confiscando et
in suos usus redigendo, in tantum quippe praesumptione profecit, quod nisi
ei roitra et caetera pontifîcalia defuissent . verus Leodiensis episcopus reputare-
tur , nam et in choro Leodiensis ecclesiae locum pontifici désigna tu m sibi usur-
Fpiscopni.
CHRONICON.
99
pare praesumpsit. Siquidem tempus hoc prae caeteris transactis temporibus erat
pessimum , quod in tantum malevolos ad praesumptionem adjuvit, quod frac-
tis seris archivorum in coenobio Sancti Jacobi , violenter sigillis civitatis ablatis ,
sese ultro non requisiti regiFranciae subjicerent, civitatemque ad manus régis Leodien»e» «ese Frau-
possidendam contraderent. Quod quia communi vulgo placuit facile seducto,
pro majori conBrmatione dictorum ad singulas civitatis Leodiensis portas arma
régis Franciae inter duos angelos delenta et super ligneas tabulas nobiliter de-
picta applicare curaverunt, suorum civium venditores pessimi effecti. Qui non
diu postea, missa legatione ad regem Franciae (qui de iis ex parte amicorum
domini Leodiensis Johannis de Horn videlicet sufficienter informatus erat), pu-
tantes spe vana se maximum obsequium régi praeslitisse , ab eo spreti sunt et .
contempti , dictumque est nostris ambatiatoribus seu legatis : a Abite atque
» hinc recedite, et vestrum dominum abjectum et expulsum a vobis cognos-
» catis et reconcilialum denuo recipiatis , etc. » Sed antequam hoc fieret , de
consilio malignorum capitanei Leodiensis civitatis , post injurias et occisiones
in proprios cives perpetratas, utsecure civitatem possidere possentet terro- ociogintadvesreiegan
rem caeteris incuterent , circiter octoginta de praestantioribus civibus , quos
exosos et de rebellione suspectos habebant, ex propriis domibus extractosapud
domum Carthusiensera relegare curabant.
Hac praeterea tempestate , sorores Sanctae Clarae , quae circiter decem annis sorores $anct«e curae.
apud hospitale Sanctae Agathae extra portam Sanctae Margarelae nimis an-
gustatae habitaverant infra civitatem , ubi hactenus morantur , exstiterunt
translatae. Ecclesia vero Carthusiensis, quae nuper, prout dictum est, com- canhusiae reparaiio.
busta fuerat , in tanta temporum angustia reaedificata exstitit.
Anno nihilominus mox succedente, qui octogesimus erat nonus, dominus i489.
Robertus de Arenberch , alias de Esden , ad Leodium reversus , altéra Januarii , capuvi loivumur.
ad Carthusienses vadens , praelibatos cives ibidem jam circiter quatuordecim
diebus relegatos, solvit et ad proprias domos remisit. Igitur paschali tem-
pore adveniente , videntes domini cathedralis ecclesiae ad nullum bonum pacis
rempublicam plurimum perturbatara posse pervenire, et inde pacem a soloDeo
pacis auctore fore requirendam , nescioquo consilio inito, statuer unt in festo Novaprocessioïn
translationis Sancti Lamberti , circa feriem ApriKs , specialem missam cum so-
lemni processione, cujus similis antea non exstitit visa, celebrari debere. In
qua processione caput Sancti Lamberti cum magna gloria , ex loculo extrac-
tum dévote , fuit processionaliter deportatum.
trans-
berli.
100
JOHANÎSIS DE LOS
CHROINICON.
101
Apail S. Lambert u m
reliquiac poj'Ulo os-
tSBsae.
BoLrrtiis de
Trajcrtum lental
Eodem nihilorainus anno, cum reliquiae ostenderentur in Trajeclo, in Aquis-
grani , etc. , proutest de more de septennio in septennium, propter turbines
bellorum , cum nuUus lulus paleret accessus , adveniente festo Sanctae Mar-
garetae, in principio Julii, domini Sancti Laraberti , in consolalionem cora-
munis populi. pro qualicumque recumpensa suas curaverunl tribus vicibus,
prout est de more, ostentare reliquias. Item eodem anno fralres de Obser-
vantia, conquirentes locum Jherusalem, relro convenlum Scolarium situm, a
iratribus regularibus conquisilum , coeperunt capere possessionem praetacli
loci ac inibi divina célébra re ofKcia. Fratres vero regulares , vocati boni pueri ,
circa haec tempora facto cambio cum iis, qui vocanlur Cellislae de tertio or-
dine Sancti Francisci, coeperunt inhabitare cellam quae vocatur Sancti Jacobi
in suburbio civitatis , cujus Sanctus Leonardus est patronus.
Praeter haec notandum quod eodem anno in quadragesima , ipso videlicet
Marcka dic aununtidtiouis beatae Mariae virginis , dominus Robertus de Marcha cum
suis complicibus, nocturno tempore collecto exercitu , latenter descendit in
fossatis oppidi Trajectensis cum scalis et aliis opportunis instrumentis ad in-
\adendum aptis, sperans se posse furtim obtinere oppidum praefatum. Qui
cum cernèrent se sua opinione frustratos, apposuerunt adhuc postea semel et
bis ad capiendum oppidum sibi pracdilectum spoliandi occasione occulte
praeripere, quatenus per jacturam divitum civium suam inopiam ditescere
possent. Sed mentita est iniquilas sibi, et per diligentem vigilum custodiam
ad concursum Trajectensium civium confusibiliter retrocedere sunt coacti
praetacti invasores.
Denique hoc itidem anno, feria tertia, \idehcet post Pascha , Aprilis xxii ,
phiiippus ciivensis pcr Philippum de Clevis , dictum \ulgo Philip Monsentour , potentissime ob-
dum oppugnat. scssum cst oppidum 1 rudonense , m quo mtus erat dommus Leodiensis , ubi
validissime pugnatum est altrinsecus et usque ad feriam sextam continuus
factus insultus, m tantum quod \ix simihs unquam audita fuerit ubilibet facta
tam acerrima expugnatio. Dominis de Arenberch extrinsecus sese ut fero-
cissimos leones exhibentibus , et nihilominus domino Leodiensicum suis Yaii-
dissimis viris intrinsecus répugnante et ad propellendumab ingressu murorum
avidos suos hostes absque ulla intermissione magnanimiter se objiciente ,
tandem timoré ducis Saxoniae superrenientis ab expugnatione ulteriori re-
cessum est , et oppidum praefatum mansit salvatum , licet incredibihter per
Arooidus de Beerio ; bumbardorum tractus fuerit laesum. Postea i^ero dominus de Berlo miles, op-
ip«ias mon. ^
pidi Trudonensis habens custodiam , constilutus capilaneus , volens sibi facere
nomen . copiosa armalorum collecta raultitudine , proponens totam Hasbaniam
comburere, vel saltem villagia ad sui redemptionem compellere, ultima Julii ,
ad perpetrandum scelus conceptum a Sancto Trudone egressus et incendiis
vacare incipiens , per dominum Gratianum , ex Francia destinatum capita-
neum, subito supervenientem , sic Deo disponente, mox est interceptus. Hic
ex Brabantia ubi Lovaniensibus in auxilium fuerat accitus de mane, ad signum
. fumi de incendio in altum provolantis excitatus , incautis ex insperato super-
veniens, omnes latrunculos fere \el morti exposuit vel saltem captivitati ad-
dixit. Dominum autem Arnoldum de Berlo , qui cum se captivum reddere
noluisset, gladiopercusserunt in loco qui dicitur Opheers, quo cadavera occi-
sorum exstiterunt sepulta. Igitur dominus Gratianus eodem die cum magno
gaudio a Leodiensibus, tanquam dignus triumphator secum adducens copio-
sam multitudinem captivorum , gloriose , prout decebat , fuit susceptus.
Deinde vero in crastino solemnitatis Sancli Laurentii , dux Saxonum , una
cum episcopo Leodiensi Johanne de Horn , oppidum Thenense obtinuit et Then.e capiumur.
spoliis exposuit. Dux denique Saxonum , ubi cum post victoriam praefati op-
pidi recedere tentasset, facile per suos inimicos fuisset interceptus, nisi domi-
nus Leodiensis eidem in auxilium supervenisset. Qua de re ex tune ad invicem
fortissimo amicitiae ligamine exstiterunt conjuncti.
Inlerea vero pax inter reges Romanorum et Franciae inita publiée ubique
per patrias exstitit proclamata. Quo votive facto, dux Saxoniae volens obse- ^p'^-;;;'^;''"'-
quium praestare domino episcopo , sollicite procuravit ipsum episcopum in
suam patriam , unde projectus fuerat , opportune introducere. Susceptus ita-
que a Trudonensibus et Hassellensibus et tandem vix a Tungrensibus non
parum ad invicem tumultuantibus , post diaetam celebratam in castello de
Sansom , etiam ab Huyensibus honorifice est susceptus.
Interea obsidione posita ad caslrum de Coelmont, quod facile jam in diabo- coejmont airuuar.
licum malum prospère creverat , subito per machinas et tormenta opportune
expugnatum in dedilionem sese domino Leodiensi devictum contradidit.
Praeterca cum jam undique pax vigere inter reges et principes videretur, et ^" '"^- w^ ^
nulla concordia aut beneficium pacis quodcumque inter dominum Leodien-
sem et dominos de Arenberg inveniretur, tandem apud urbem Aquisgranen-
sem coronatione principum facta , plures pacis tractatus sunt habiti. Deinde
nihilominus dux Saxoniae cum domino Everardo et aliis suis amicis amicabi-
;-
fi
I
1
102
JOHAISMS DE LOS
Episcopu* civitatem im
pugnat.
liter ad colloquiuni venerunt non longe ab oppido Tungrensi, circa villam de
Furis, ubi causa dissidentium partium^ pelenlibusdominis de Arenberch, sub-
missa exstitit impérial! nnajestati. Quod tamen factum non fuit absque multa
pecuniarum muleta perpetuis lemporibus duci Saxoniae singulis annis exsol-
\enda , praeter quadraginla millia florenorum loco expeusarum per ducem
factarum duntaxat semel in promptis exhibenda. Quo facto , dux versus Bra-
bantiam relrocessit, domino episcopo dimisso , et proclamata est pax Leodii in
profesto Sancti Michaëlis inter regem Homanorura , ducera Saxoniae et do-
minos de Marcha, et partibus hinc inde, domino episcopo semper exclus© ,
qui juxta votum ad bonura pacis pervenire non potuit.
Quare accidit non diu postea , in vigilia scilicet omnium Sanclorum , quod
dominus Leodiensis ex Tungris nocturno tempore cianculo adveniens persca-
las industrie ad hoc praeparatas et ad muros apud Sanctam Walburgem erec-
tas , civitatem comprehendere tentaverit. Cujus tamen praesumptio nihil
valuit , nimirum civibus facile excitatis et ad muros animosc accurrentibus et
invasores murorum procul propellentibus. Deinde dominus Leodiensis, sua
opinionefrustratus, apposuit secundario muros Leodienses latenter invadere.
Veniens igitur cum magna potentia nocturno tempore, dominica die, sexla
videlicet decembris , qua festum erat Sancti Nicolaï, totam civitatem ad arma
concitavil , domus nonnullas in suburbiis Sanctarum Walburgis et Marga-
retae comburendo et nonnulla alia inhumaniter per Hasbaniam perpetrando.
Sane hoc tempore dominus Leodiensis obtinuit per obsidionem positam
'p"u^r!'** ^*^ " castrum de Milhen, omnibus in eo rebellantibus occisis. Sed et castrum de
Seyne per dominum Leodiensem expugnatum est et tandem captum. Deinde
dominus Leodiensis apposuit cum naagna potentia armigerorum oppidum
Eyckense obsidione circumdare, quod mediante tractatu in manus episcopi
est contradictum.
Anno nonagesimo, circa festum Purificationis, cum magna pompa et solem-
nitate receptus est dominus Philippus, dux Burgundiae, filius Maximiliani, in
oppidum comitatus Namurcensis , comesque INamurcensis ibidem declaratus.
Philippus dux Burgtm- Hoc uihilominus tempore , ex parte régis Franciae venientes ad Leodium am-
mù'rcensnMllJurâ- baciatorcs propcrabant ad Trajectum , ubi de pace dissidentium partium satis
tur.
/ studiose coeperunt tractare.
Areobcrgeases fruitra Intcrca circa pHncipium Februarii, domini de Arenberch cum suis compli-
cibus insidiose oppidum Dionantense curaverunt obsidentes invadere atque
Castrum de Milhem et
14M.
Dionantum impug-
uaat.
CHRONICON.
103
Zonhovrn.
expugnare. Quod quia frustra tentalum fuit, diverterunt se ad partes superio-
res, ubi infinitam praedam commiserunt et inhumanas exactiones perpetra-
runt. Interea vero armigeri domini Leodiensis, ex Tungrensi oppido exeuntes
ad fluvium Mosae descenderunt , ubi in Flemalia et Chokir et circum circa
multas domus per incendium in favillam et cinerem redegerunt. Dominus Ja-
cobus deCroy anti-episcopus paci noluit intendere, cum tamen ex parte regum
hinc inde vices suas interponenlium apud Trajectum per plures vices fuerit
opportune tractatum. Sed et tandem apud Aquisgrani , circa festum Palmarum ,
per plures principes Alemanniae suas vices interponentes de pace inter domi-
nos episcopum Leodiensem et Jacobum de Croy, alque eorura de Marcha
seu Arenberch tractabatur. Sed nihil lantum valuit ad praedictam pacem
firmandam , quam Victoria Deo volente per dominum episcopum inter Hasselt Py'^;;^*^^^^;^^^^^^^^
et Sonovem in merica obtenta.
Dominus vero Leodiensis videns suam patriam ultra raodum per Arenber-
genses et eorum faulores Leodienses conculcari , exactionari , depraedari , ac-
citis amicis suis, una cum suis stipendiariis, quos sibi in auxilium conduxerat,
in sabbato Palmarum , ex oppido Hassellensi animose contra adventantes ini-
micos egressus , per debitam ordînationem contra aciem oppositam suam dis-
posuil aciem. Unde congressione facU totam adversam confundens adversa-
riorum potentissimam manum victor in brevi effectus , paucis evadentibus ,
omnesprostravitautcaptivitaticonlradidit. Inter quos JohannotBastardus, gê-
ner domini Willelmi, strenuus miles, capitaneus castri de Longhe, captusestet
ferreis vinculis catenisque collotenus apud Trajectum raulto tempore exstitit
detentus. Tandem vero facto cambio, in recompensam captivorum comitis de
Horn sociorumque ejus eatenus in caplivitate apud castrum de Longhe deten-
torum exstitit dimissus et libertati reslitutus.
Interea pace jam facta et in Aquisgrani conclusa sed nondum sigillata , ipso
die Paschae , facta fuit in Leodio seditio, malignis ad sigillandum retractantibus,
et bonis civibus instanter sigilla civitatis sibi ocius exhiberi petentibus. Haec
autem cum ante prandium agerentur et tumultu jam sedato , post prandium
malevoli pacem nequaquam acceplare volentes in unum conglobati bonos cives,
quos jam suspectos habebant tanquam sui propositi contradictores , violenti
manu captivilati coeperunt mancipare, et hoc tam diu quousque deputali
nostri ex Aquisgrani una cum domino Engelberto de Nassou Leodium redis-
sent. Qui Engelbertus mamburnus civitatis constitutus, feria quarta post Pas-
Seditio Leudii.
104
JOHAjNINIS de LOS
Engf;lbertu5 Natiau-
vius mamburDUS.
cha, captivisliberatis, pacem solemniter fecit procIaraari.Quae tamcii pax diu
jam optata parvum, prout postea patebit, sortiri meruit effeclum. Nam loco
domini Engelberli de Nassou reliclus est Leodii domious Vinccnlius de Sua-
nenborch^ vir prolixam habens barbam , \icem mamburni sive tutoris civilatis
gerens, donec et quousque quaestiones, quae interdominum episcopum et do-
/Viinosde Arenberchadhucindecisaependebant, perarbitramentumprincipua]
terminarentur. Et proplerea ordinaluai erat quod nec Leodiensis episcopiis
ad suam civitatem redire deberet, et quod domini de Arenberch reliuqiiere
deberent Leodiensem civitatem. Quare domious de Croy auliepiscopus rclin-
queus Leodium, occulte recessit Dovas insidias episcopo Leodiensi illaturus.
prout statim postea patebit. Domiui vero de Arenbercli ad sua castra se trans-
tulerunt, ad quod tamen faciendum dominus Everardus se difficilem reddidit.
Attamen taudem recessit et ipse secum adducens bombardos , serpentinas ,
tormenta et caetera talia in civitate reperta defeusoria instrumenta.
Interea dominus episcopus per suuni canceliarium , coram toto populo aote
palatium convocato, exposuit plurima pacera concernentia. Unde factae sunt
statim utiles et opportunae ordioationes, quUe tamen minime sunt observatae.
Porro dominus Engelbertus de Nassou , saepissime exspectatus pro determina-
tione quaestionum inter partes dissidentium, minime comparuit. Unde factae
Tact populo* specta- pludmac prorogationcs minus utiles. Communis vero populus videns se adep-
tum tempus satis tranquillum , spectaculis et vanitatibus tanquam ameutes
effecti ubique in mense Augusti coeperunt vacare , adventura pericula non
perpendentes. Interea in festo sancti Bartholomaei commota est civitas, ubi
malevoli coeperunt habere contra cives dominationem. Item in foro Leodiensi ,
ubi cum nundinae anniversariae consueverant celebrari , vexillum domia
Leodiensis solotenusexstitit per adversarios dejectum et ad terram prostratum.
Non diu vero postea dominus Jacobus de Croy, scorpionis more venenatam
caudam exerens , obtento bracbio seculari contra dominum Leodiensem , non
sine favore multorum , in profesto omnium Sanctorum , ad pontem Avorotiad-
veniens in civitatem admissus est, nonnuUis bonis civibus contra nitentibus.
Porro dominus Robertus cum immeuso exercitu ex Francia adducto in cras-
tino, feria secunda videlicet, quo festum erat omnium Sanctorum, per viam
vallis monasterii Sancti Lamberli Mosam pertransiens , in suburbiis civitatis
bospitio pro nounullis suorum accepto, personaliler apud Sanclum Lauren-
tium elegit bospitium. Quem in crastino die, videlicet Animarum , dominus
culU.
Jarubus de Croy in ci-
vitatem intruiiiiltitur.
Robertut cum eicercitu
civitatem intrat.
CHRONICON.
105
Jacobus de Croy una cum decano et nonnullis aliis canonicis majoris ecclesiae ,
adjunctis sibi magistris civium , in civitatem introduxit , quem et capitaneum
et mamburnum civitatis mox constituit atque praeficere praesumpsit. Quo aobertu» mamburnu..
facto, Iota patria repleta est armigeris , mox totam terram Leodiensis et Los-
sensis patriarum inbumanissime devaslantibus. Dominus vero Robertus, quasi
volens parcere Hasbaniae totum exercitura, qui copiosus erat, ad Campiniara
destinavit, quibus Johannot praefuil diclus le Bastart , expugnator ecclesia- campiniae v.siaiio
rum , quarum nonnullas comburendo incendio tradidit , ecclesias videlicet de
Corthiesem , de Wellen , de Diepenbeeck et nonnullas alias. Dominus vero Ro-
bertus, ut securius Leodii habitare possit, trigesimos duos cives in Leodio elec-
los ad caslrum de Franchimont obsides raisit. Quorum tamen relegationem,
amore uxoris suae, quae ad Leodium venit vigesimo quinto Decembris, facile
resolvit. Oppidum Hassellense per dominum Robertura exstitit expugnatum , Hasseit .mpugnatur.
sed minime obtentum. Incredibile quippe erat quanta mala tara per deprae-
dationes, captivitates et incendia per totam Leodiensem patriam atque Lossen-
sem terram crudeliter perpetrabantur. Praeterea dominus Leodiensis, suae
patriae quasi exul reputatus, in Mechlinia coram principibus in concilio suam
calamitatem lamenlabiliter exposuit. Quare ad favorem ipsius, Decembris
duodecima , diaeta patriae in Lovanio eïstitit celebrala. Interea dominus Ro-
bertus timens pelli suae , furorem Leodiensium jamdudum expertus , secure
volens dormire, magnam partera civitatis ultra pontem Archarum , portis,
mûris, aliis quoque opportunis repagulis et obstaculis sludiose munire cura-
vit. Sed et super majorem pontem contra civitatem duplices portas ad repu-
gnandum , dum necesse fuerit, induslriose fieri statuit. Et inde dicta est haec
pars a civitate seclusa minor Francia , instar arcis quondam in Jherosolymis
contra templum Dei aedificatae. Et exinde mala plurima in terra erant mulli-
plicata.
Anno deinde nonagesimo primo , qui omnium praecedentium erat anno-
rum infelicissimus , lum propter terrae sterilitatem , nam arbores et vineae
congelatae nullam penitus adduxerunt humano usui commoditatem , tum
propter indicibilem panis inopiam , quae hoc anno per totam aestatem univer-
saliter inhumaniter afflixit populum. In tantum quod apud Leodium sexla-
rium fruraenti seu wasseni corona aurea seu ducato aureo atque nonnunquam
aureo leone venderetur. Quare multi plebei et communis populi copiosa mul-
titudo ob panis defectura ad aliénas partes necessario accedere habebant. Tum
14
I49I.
Famés.
i
106
JOHANNIS DE LOS
denique ob guerrara seu bellum , quod non tanliim conira exlraneos seu fo-
BtJium ia.eiiiaun.. rcnscs agitabalur, sed inhumanissime inter cives intestinuin vigere videbalur,
quo nonnulli per sicarios e propriis domibus exlracli et in plaleis publiée
absqiie ullo respectii interempti , vel saltem propria subslanlia privali ac pro-
cul propuisi, mendicilati facti sunt obnoxii, seu aliis calamilatibus exstilerunt
noiserabililer exposili atque addicti. Quare conligil agros njanere incultos ac
inde germinare spinas et Iribulos, paucaque esse in Hasbaniaseu Lossensi pa-
Iria loca , villulae, seu villagia, ubi necessario de suis ecclesiis fortiter munitis
seu circumvallalis refiigii gratia non fièrent forlalilia sive opportuna castra.
Ob quara rem nonnullae lurres cura suis ecclesiis per adversariorum obsi-
dionem et expugnalionem igné adjectoln cinerem et favillam sunt redaclae.
Item adveniente messe, quae propter anni intemperiem solito tardius prove-
niebat , raox ut vel ad modicum post florem durescere coepissent in suis cui-
rais spicae et folliculis grana, ob niraiam quae universaliter , prout dictura
est, populuni affligebat famem , catervalim ex civitale ad agros concurrebat
utriusque sexus populus , dimisso straraine suos sacculos furtira replere cu-
rabant, culraos spoliantes spicis et iraraaturis aristis. Ex quibus in clibano
facile siccalis panera conficere studebant , quera fures hujusceraodi faraelico
populo , caro pro pretio, venditioni avide exponebant. Porro annus hic pêne
totus tenebrosus, obscuris nubibus obductus, pluviosus erat, propter quod
raessis tarde proveniens, in raensevidelicetSeptembri , condebanturin horreo
garbae seu manipuli gerrainare incipientes , denuo novara praenosticand.o
caristiara. Item vindemia vana seu nulla erat, et si quid vitis ex se produxisse
videbatur belios, ad nullara pervenerunt maturitatem. Hic itaque annus rae-
riio boetes, id est paupertatis , dici debebat , quodnobis antipraesul Jacobus de
Croy infauste adveniens procul propellendus infelicissime consecravit. De quo
merito per prophetam dictura est : Quia ante faciera ejus praecedit egestas ,
et digne quidera , quia genus egestatis cura ipso in banc noslrara subintravit
lerram. Praeterea ob interaperiera teraporis mulU facla sunt darana propter
fulmina et tempestates. Nara ecclesiae lurris Sancti Johannis in Insula dam-
nificata exstitit ; similiter et alia vice turris Sanctorura Servatii et Cathe-
rinae in Leodio. Nec non et alia terribilia per terapestatem apparuerunt in
aère monslra. Verura in diveisis locis, prout in Diest, in Trajecto, in Aquis
nonnunquam de pace tractabatur, sed nihil pervenit ad eflPectura.
Praeterea dux Saxonum domino Leodiensi amicabiliter confoederatus , pu-
Vini inopia.
Dux Saxonum pluries
Leodiuni leniat.
CHRONICON.
107
tans se posse contra civitatem per occultas insidias aliquid perpetraturura , bis
aut 1er nocturno tempore lentavit civitatera invadendo clanculo obtinere.
Unde priraura venit cura raulta potentia in Ans, in Glano et circuracirca, do-
raus nonnullascoraburendo; diluculo cura nihil obtinere se posse conspiceret,
tanquam curiosus explorator sibi scaranura seu sedile in medio campi afferri
jussit, ubi'sedens, non longe a raonasterio Sancti Aegidii , civitatis situra facile
contemplareposset. Quo conspecto tanquam desperatusaiebat : « Absque fer-
reis cyrothecis seu manicis talera civitatera ita situatarairapossibile obtineudam
fore. >i Interea dorainus Everardus ad Leodiura rediit, et doniinus Robertus
cura tota sua farailia una cura sua uxore a Leodio recessit.
Item deciraoseptiraoMartii, inprincipio quadragesimae , novusassaltusfac-
tus est per adversariorura insidias tcrapore nocturno ad portam quae dicitur
Hocchaport y ubi reliclis ferreis inslrumentis et raaileis, una cura scalis ad in-
vadendura studiose ad hoc aptatis , perplexi et exlerriti civitatera adversarii
reliquerunt intactara. Dorainus vero Leodiensis , niraiura avidus pro obtinenda
civitate, existens facile credulus , cuidam traditori dans fidem, in nocte dorai-
nicae Palmarura , putans se nocte navigio per porlicura apud Sanctura Jaco-
bura posse intrare, ubi cura venisset et se periculo exposuisset , per latentes pericuium morus jo-
,,....,. _ .... ., bannis de Horn epi«-
ibidera msidias per turpera tugani vix niimicorura suorura sangumolentas copi.
manusevasit , paucis ibidera interfectis aut subraersis , quorum unus, Jacobus Jacobi veiierou mors,
scilieet Veiierou , canonicus Sancti Dionysii , ante ecclesiam Sancti Remigii
crudeliter raansit occisus. Dorainus vero Leodiensis sua opinione frustratus,
prout potuit, insidiantium manusevasit.
Porro non diu postea Rivagienses hincindecirca Mosam habitantes , ob di- Rivagiensium r^mes et
lationera pacis atque propter intolerabilera faraera , et , prout dictura est, panis
inopiara , irapatientes effecti , praesurapserunt ad favorera doraini Leodiensis
conglobati ad portara Avoroti latenter advenire, quo traditorie portara aper-
tara tenerent. Sed insidiis hujusmodi corapertis , eorura propositum exstitit
impeditum , et insuper duo eodem principales Johannes Reastii et Johan
Massalar, côraprehensi vigesirao prirao Maii , in profesto Pentecosles exsti-
terunt in Leodio decapilati. Itéra et in Tungri très aut plures, qui dominum Episcopi traduorcs de-
episcopura tradere debuissent , ex Francia ejus stipendiarii , doraino Leodiensi
farailiariter conjuncti, de traditione deprehensi , decollati sunt , etraerabratim
divisi patibulo sunt appensi. Circa haec tempora , cura famés, prout dictura
est , totum populum inhumaniter affligeret , in mense Junio , dorainus Leo-
collati.
108
JOHANNIS DE LOS
tibus.
Indacine.
Traditio.
diensis cum multa potentia Leodienses territurus famelicos, usque ad subur-
bium Sanctae Margaretae descendit , iibi noiinullas domus incendio tradi
permisit. "
luterea ex Francia ducenli équestres vocati ^ in ipso festo Sancti Laurentii
occulte in civitalem admissi, ipso code m die apertis portis, quae usque ad
prandium clausae tenebantur, usque ad fossata Tungrensia excutientes satis
Beiium cum Tungren- acemmc cuoi Tungrcusibus suas portas exeuntibusconfligerecurabant. Verum
Johannot Bastardus , Leodiensis capitaneus , conflato exercitu , Lossensem ec-
clesiam fossatis et aliis repagulis fortiter munitam facile expugnatara , acceptis
obsidibus , quos ad Leodium adduxit , ex muleta et imposita pecunia Lossen-
sium praedictis Francis stipendia solvit, et in Franciam abire permisit. Interca
treugae, ipso Aegidii festo, prima videlicet Septembris, in Leodio exstiterunt
proclamatae. Quo facto, dominica die, quae quarta erat Septembris, a Leodio
recessit Jacobus de Croy, antiepiscopus , Francis conjunctus, a communi po-
pulo inBnitis malcdictionibus prosecutus. Cum igitur inter partes treugae jam
dictae non bene servarentur, et de pace concludenda plures fièrent prorogatio-
nes, populus Leodiensis pertaesus, facta occulte conspiratione , per eumdem
qui traditionis videbatur esse auctor, carnifex Leu vocatus , forsitan tune tem-
poris raagister civium factus , sécréta civium publica sunt facta : quare ad
portam Sancti Leonardi, qua in suburbio habitantes apertis portis diluculo
in civitatem intromitti debebant, de traditione convicti nonnulli eorum corn-
prehensi post perpessas injurias et ludibria non absque multa pecunia vix
tandem libertati sunt traditi. Deinde treugis denuo usque festum Barbarae
prorogatis , veneruntad Leodium domicellus Robertus , Blius domini Everardi ,
cum quodam milite ex parte comitisde Nassou , de pace facienda habenscom-
missionera , etc. Propler quod plurima sécréta consilia in capitulo Sancti Lam-
berti exstiterunt habita. Quibus peractis recesserunt versus Brabantiam.
Igitur anno nonagesimo secundo , cum plures apud sanctum Trudonem et
apud Trajectum de pace fièrent tractatus, tandem xviii Februarii ilerum
sedes ante Diooantum proclamatac suut treugac. Quae tamen non exstiterunt observatae, nam inte-
rea dominus Robertus de Esden Dionantum et Cennacum expugnare curabat,
sed non praevaluit. His vero diebus , spiritus domini Wilhelmi de Arenberch ,
dicebatur fréquenter apparere cuidam reclusae apud sanctum Remaclum.
Hoc tempore autem dux Gelriae xxi Martii yeniens ex Francia, multa equi-
tum comitiva deductus , apud hospitale de Cathena in Leodio hospitatus , ad
1493.
et Cennacum.
Dax Gelriae.
CHRONICON.
109
patriam suam perrexit. Cui dominus de Croy et dominus Robertus facti
sunt socii itineris.
Deinde xxv Aprilis, ipso videlicet die Paschae, diu exspectata conclusa est P"x»nterepiscopumet
j , ' ' * Arenbergenses.
pax mter dommum Leodiensem ex una, et dominos Marcha seu Arenberch
ex alia partibus. Qui sequenti dominica in octavis Paschae , hinc inde com-
paruerunt amicabiliter in campis , ubi invicem convenientes plurima exstitit
facta solemnitas gaudiumque magnum. Quare completum est illud prophe-
ticum eulogium proverbiorum xvi» : « Cum complacuerit Domino vir ho-
mmes inimicosejus adpacem convertit. » Interea vero diabolusinimicus pacis,
Sathan stans ex adverso, quod per se ipsum non potuit, per suos satellites ho-
mmes pestilentes , ne pax jam conclusa proclamaretur, differre et impedire
curavit. Tandem decimo Julii , pax in Tungri primum exstitit proclamata ,
deinde eodem die in Leodio de sero, cunctis gaudentibus et exultantibus. Episcopu«diuexpuhu.
Quo facto, ipso die sancti Jacobi, cum magna pompa et solemnitate dominus Icm?'""
Leodiensis , stipatus multitudine amicorum suorum, praecedentibus ex omni-
bus oppidis et castellis in certo numéro viris ad hoc deputatis , pulcherrimo
ordine praecedentium et subsequentium , denuo per portam sancti Leonardi
in civitatem suam Leodiensem honorifice est receptus atque introductus. Deo
gratias.
Interea pace jam facta non obstante per filios Belial , quibus pax semper est
exosa, latrunculi, in castris commorantes viarum insidiatores , nuUa itinera caiopiae, Maimundarn
permiserunt esse tuta. De suis latibulis exeuntes multas praedas et rapinas ^ °^^
incendium.
commiserunt. Unde Sebastianus, capitaneus de Montfort , apposuit villam de
Galopia comburere cum nonnuUis villulis circumcirca et accepta praeda cap-
livos quamplures secum adducendo. Item eodem tempore xxiv Julii , villa de
Malmundario una cum ecclesia ibidem combusta est. Atque etiam oppidum
de Landen pro magna parte incendio esttraditum. Porro in fine Novembris,
per gubernatorem Lucenburgensem , castrum de Monjardin , Ewailgh et
plura alia villagia in Ardenna exstiterunt exterminata et igni tradita. Item
obsessufti fuit castrum de Longhue , per Limburgenses et Burgundiones.
Notandum quod post intronisationem secundariam , prout dictuûi est , do-
mini Leodiensis, domicellus Everardus , filius domini Everardi de Arenberch Evcrard
constitutus est major villicus Leodiensis, et Gerardus Vvron, factus est /
•' ^ ' J 1 «■w».»^» %^ij%, Gerardus Vyron minor
subvillicus. Magistri vero civium facti sunt Johannes de Meffîa et Walterus
Huvar.
us major prae»
fectus.
praefectus.
<r\
'
110
JOHANNIS DE LOS
14M.
Sequenti siqiiidem anno , qui nooagesimus lertius eral , multa prosperilate
ferlilior , pacem et concordiam inieriint reges Romanorum et Franciae , lali
etiam conditione quod domina Margareta , filia doraini Maxiniiliani , duduni
régi Francorum niiptiii tradita, cum honore patri Maximiliano reslitueretur.
ii.cieaus pottes» et Restituitquc lex Franciae filio Maximiliani , Philippo videlicet archiduci , 1er-
(ietenta a Carolo rege ' i i i
Fr^nci.e . Philippo TES et patHas pcr sc dudum occupatas et usurpatas, Hannoniam sciiicet. Pi-
■rcliiuuci rettituun- _ ■ ' r ' 7 •
"" cardiam et Burgundiam , cum nonnullis aliis terris ablatis a tempore ducis
Caroli, non satis justo tilulo eatenus possessas. Arenbergenses vero confoede-
siturt capiiur. rati comili Hornensi , oppidum de Siltiut latenter invasum obtinuerunt.
Dominus vero Leodiensis propter conculcationem suae patriae, *quae ob non
£pi»copu| Mechiin..n. solutionem per armigeros ducis Saxoniae opprimebatur ^ ad Mechliniam
pergens conquerendi gratia, a domino Maximiliano honoriBce est susceptus.
Item octava Novembris , iterum combustum est per dominum Robertum et
Sebastianum de Montfburt villagium de Galopia , inter Trajectum et Aquis-
grani situatum. Hoc itidem tempore ab Hungaria \enerunt ad Leodium xx
potentes et animosi viri , dicentes se olim famis uecessitate a Leodio in Hun-
gariam peregre profectos fuisse, suaeque habitationis locum ibidem dele-
gisse.
im. Anno denique sequenti nonagesimo quarto , videlicet circa festum Purifi-
"KocMii'*?''"*""* ^*^'^"^*^! dominus Leodiensis recuperavit oppidum Huyense, quod erga archi-
jabow MDcti L.«- ducem eatenus fuerat impignoratum. Poslea circa finem Aprilis, in festo
translationis sancti Lamberti , speciali missa apud sanctum Lambertum in-
dicta , jam denuo venerandum caput sancti martyris Lamberti cura honore in
processione fuit circumportatum. In die Ascensionis dominicae, horrenda facta
est tempestas per tonitrua et grandines. Item in Junio comes de Horn , obse-
dit castrum de Weert, impignoratum erga comitem de Mours. Hoc igilur
anno , cum imperator Fredericus obiisset, et Maximilianus fihus ejus , rex Ro-
manorum creatus esset, et sibi in uxorem filiam ducis Mediolanensis , nomine
TrajeciumyenitMaxi- Blancham , duxîssct . circa principium Junii , Traiectum adveniens una cum
lianus rex Romano- ^ * * ^ if
'"•" uxore sua praenominata simulque cum filia sua domina Margareta , uuper a
rege Franciae repudiata , in occursum venerunt, salutationis gratia , ex Bra-
bantia archidux Philippus, ipsius Maximiliani filius, et relicta ducis Caroli an.
tiqua ducissa , habentes hospitium apud sanctum Anthonium , ubi inproximo
rex Romanorum hospitatus erat in dominorum de Juncis satis aptata domo.
Quo nihilominus de pace ducis Geiriae plurimum est tractatum, qui non diu
Weeit recipitur.
Maximilianus Blancam
uxorem arcipit.
CHRONICON.
111
post per Leodium transiens, ex curia régis Romanorum ad regera Franciae
confugere eu ravit.
Deinde in feslo apostolorum Simonis et Judae, reliquiae ecclesiae sancti ReiiquiseParisiisimpi-
«... . . -m gaoralae ad sanctum
Lamberti cum suis aureis etargenteis imaginibus et cyboreis, anle jam duo- Lambertum rcdu-
decim annos apud Parisios impignoratae , Deo providente , ad Leodium sunt
reducti. Hoc tempore, filius domini Everardi , Everardus nomine, in uxorem
duxit filiam comitis de Horn. Posteain Decerabri, in profesto videlicet sanctae
Luciae, populus régis Romanorum, dictus le Gard, nocturno tempore oppi-
dum Tungrense latenter subintravit. Quare dominus Leodiensis commotus Tungris capuur.
contra praefatos latrunculos obsidioncm statuere curavit ^
Qui tamen anno mox sequenti nonagesimo quinto. videlicet in profesto 1495.
conversionis sancti Pauli, média nte tracta tu oppidum praelactum relinquen-
tes ad Rrabantiam recesserunt. Quod quidem factum non absque vituperio
régis Romanorum, qui paulo ante contra Turchos, in Hantwerpia cruce so-
lemniter suscepta , crucem susceptam per suos satellites in innoxios Tungren- Episcopus Maximiiiam
1 I-. _. 1 • t 1- • •! • 1 • r> • in ilinere corne».
ses crudeliter convertit , dommo Leodiensi sibi obsequioso factus nocivus et
ingratus. Praeterea dominus Leodiensis, injuriarum facile non reminiscens, ad
petitionem régis Romanorum ad Trajectum vocatus , comes factus est itineris
régi Romanorum , circa carnisprivium prae timoré ducis Geiriae per Aquen-
sem urbem ad Coloniam proficiscenti. Ubi dum dominus Leodiensis esset, in
spectaculis et hastiludiis ibidem suorum magnum sibi honorera acquisivit,
prae cunctis laudatus et comraendatus. Qui mox circa Pascha Leodium re-
versus a ministerialibus obtinuit, quod raediante uno floreno annue solvendo
omnis extraneus seu forensis absque alicujus contradictione suum posset exer-
cere oflficium , quatenus hoc raediante cives in Leodio multiplicari possent.
Item in profesto Pentecostes , primus lapis ecclesiae fratrura de Observantia in iniiium observamium
Jherusalera positus est, et codera nihilorainus tempore turris seu campanile diûm"" '^" ^*^""
ecclesiae S. Severini erecta fuit.
Nempe permissione doraini Leodiensis, dux Willelmus Juliacensis una cum
principibus Alemanniae multis expensis castrum de Montfourt latronum lati- Monfort diruitur.
I Ad catcem paginae in codice MS. haec ap- « diensis mensurae quatuor vendebatur florenis
» poDuntur : « Notandumest, quod hic annus » monetae leodiensis, ibi jam tantum quatuor
• adeo exstitit fertilis et copiosam granorum » stuferis Leodiensibus vix tandem venditione
» produxit messem (1494) in tantum , quod ubi • expromebalur. *
• ante biennium vel triennium unum vas leo- ' ,
112
JOHANNIS DE LOS
I
bulum polenler obsedit , et tandem obsessum obtinuit et oblentum fimditus
Mjrwtrt et Bouillon dcstrucrc ciiFavit. TiiRC eliam obtenlum est castrum de Myruart in Ardenna
ctpiuniur. ^^ ^^ ducem Luciburgensem una cum Brabantinis sibi adjunctis expugna-
lum est castrum de Boulhon et obtentum. Item et castrum de Esden obses-
Haj disMDsio. sum est, sed minime exstitit comprehensum. Hac itaque tempestate facta est
disHensio in oppido Huyensi inter ecclesiaslicos et cives jurisdictionem volen-
les ecclesiasticam infringere. Contra quos interdictum ibidem exstitit execu-
tum. Hoc denique tempore in urbe, mense Decembri , Tibris excrevit, et facta
est tanta aquarum inundatio qualis per diluvium a tempore Magni Gregorii
nequaquam facta fuisse refertur.
U96. Anno nonagesimo sexto, dominus Leodiensis, lanquam tutor et principalis
Epiwopi inoimeocum gubcmator ducis Philippi , filii Maximiliani régis Romanorum , perrexit cum
Mippoproec 10 ^^^^ ^^ Alcmanuiam , ad locum qui dicitur Olmen, cui in subsidium pere-
grinationis ejus cives requisiti dederunt xxv*^ florenos aureos , etc. Circa finem
Aprilis, una ex quinque turribus ecclesiae Sanctae-Mariae in Sancto-Trudone
solotenus eversa cecidit. Deinde ceciderunt aliae turres , successive una post
aliam sub quarum quae major erat, quidam senex oppressus mortuus est
repertus.
Notandum quod in mense Maii vigesimo septimo , de nocte apparuerunt
muiti circuli circa lunam , et de mane ad ortum solis usque ad octavam ho-
ram de mane, quasi très soles in aëre apparuerunt, quod etiam naluraliter
Très ioi« Tempeiui. ficri possc confirmatuF. Item , circa idem tempus, decimooclavo mensis Junii,
tanta universaliter subito exort^ est per fulmina , tonitrua et grandines, hor-
ribilis tempestas, quod vix raemoria hominum similem aliquando fuisse recor-
dabatur. Nam in patria Namurcensi incipiens et totam Hasbaniam devastando
pertransiens , usque ad fluvium Rhenum fere perveniens, ad latitudinem plus-
quam unius leucae omnem futuram messem absumpsit. Ob quam rem fru-
mentum et caetera grana et usui bominum necessaria solito cariora esse coe-
MoriEverirdideAren- pcrunl. Dcindc dccimo uouo mensis Junii , cum plurimus ventorum esset fla-
tus , dominus Everardus de Arenberch, longo tempore Leodiensis civitatisexis-
tens mamburnus seu tutor, in leclo decumbens ultimum suum cihalavit
spiritum.
Item, hoc tempore, in mense Julio, more consueto, ostensae sunt reli-
quiae inColonia, Aquisgrani et Trajecto, etc. Eodem etiam mense, vigesimo
Aedificttio domu. Fr.- scxto JuHi , primus lapis domus Fratrum ex Buscoducis ad Leodium venien-
tniai.
CHRONICON.
113
rejçi
tiae.
•e
P-
1497.
tium positus est ^ Quo etiam tempore Scholares reformantur et Wilhelmitae ;
novis fratribus adduclis. fratres antiqui propler indisciplinationem eorumdem
foras mittuntur. Caelerum in Oclobri veniens ex Hispania filia régis Castiliae phiiippi ducu et m
* " rcRis Castiliae du{
nuptui data est archiduci Philippo, filio régis Maximiliani.
Anno dehinc nonagesimo septimo, quidam senex quasi sub specie religionis
ex Colonia se venisse affîrmans, apud Sanctum Laurentium hospitatus , petens Latrocinium hornbiie.
se recipi in familiarem ad braxinam conslituendum , post secundam aut ter-
tiam noctem in furto deprehensus ad gradus ecclesiae Sancti Lamberti , com-
prehensus in captivitatem est perductus. Qui modico lormento tortus confes-
sus est se latronem esse quatuordecim personarum , ac adhuc se secundo
videlicet una cum sua uxore dixit se occidisse non minus octo homines. Quare
morti adjudicatus , sabbato ante Laetare Jherusalem tractus , prout meruit ,
ad patibulum , cruribus et brachiis confractis et tandem decollatus , super ro-
tam exstitit sublimatus. Notandum quod sexta Augusti celebrala fuit una
diaeta in Leodio , et convocatione facta trium statuum patriae , dominus Leo-
diensis libenter reduxisset raonetam patriae semper exinanitam ad monetam
Brabantiae, prout dudum consuevit, sed quia ipse in hac parte conlradicto-
res habuit, saltem ex tune obtinuit, quod unus florenus rhenensisquadraginta
stuferos valere deberet et unus postulatus viginti stuferorum esset.
Anno MCCCCXCVIII, treugae sunt factae inter ducem Saxoniae et patriam nw.
Gelrensem. Ouare veniens dux praetactus coepit molestare patriam Leodien- oax sasoniae infestu»
. • •II- ^ civitali exislil.
sem ob non solutionem pecuniae sibi olim promissae atque sigiliis nrmatae.
Igitur diaeta indicla in oppido Diestensiper concordiam facta, ordinatum est ,
quod loco viginti milliura dudum duci praedicto promissorum semel solven-
dorum, perpetuo singulis annis recipere deberet hereditarie mille florenos de
promptioribus. Praeterea ut post unum malum aliud malum ex communi
ecclesiarum et magnatum civitatis negligentia succederet , ob non solutionem
pensionis cuidam iEgidio Frank, civi Mechliniensi, debitae, post longam alter- interdictum ci»itatif.
cationem et tandem appellatione interposita illaque defecta, omnes praelati
et magistralus majoresque civitatis Leodiensis ob contumaciam inciderunt in
poenas condemnati suspensi a divinis, etc., a feria quarta ante Pascha usque
ad mensem Septembrem , donec absolulione apostolica recepta denuo ecclesiae
reconciliarentur. Hoc tempore , in dominica vero Palmarum , rex Franciae Ca-
i
• FrMre» vilae commuais, a Gerardo Magno institutos , auctor intelligit.
15
m
114
JOHANNIS DE LOS
I
in Dur«n pollet.
I
Maximilianus in Gel
renscs movet.
rolus, qui aller pulabatur futurus Martellus ob magnifica Yidelicet opéra quae
croi. r^n «or. ïu llalia , iii NcapoUtana regione , slrenue confecerat , subilo mortuus est non
sine lolius mundi admiralione. Cui vigesimo seplimo Maii, prima \ideiic6t
dominica posl ascensionem Domini , dux Aurelianensis consecralus successit
in regnura, circa feslum Johannis Baptistae, in regem Franciae coronatus.
Hoc tempore, dominus Leodiensis qui ad peregrinalionem in praecedenti
quadragesima in Alemanniam processerat , ad patriam reversus est et ultra
modum soleraniler in civitalem suam Leodiensem est susceptus. Item , eo-
Mir.c«iis ci.ret «ne dem tcmporc sanctus Evermarus in villa de Rutthis ob nonnulla rairacula
iu.E.era..ru.. j^jj^^^j ^^^ jp^^^jj perpetraU , coepit ad suam ecclesiara habere pluriraam
hominum peregrinationem et populorum concursum. Sancla uihilominus
8.ncu A«. m.r.cuiis Auua , Virginis Mariae beatissiraa mater, in patria Juliacensi, ubi ad oppidum
de Duren ex Maguntina civitate caput ejus per quemdam fuit virum secu-
larem et raecbanicum furtive acceptum et inde translatum , crebris claruit
rairaculis.
Hoc anno rex Romanorum contra patriam seu ducatum Gelrensem expedi-
tionem fecit. Item, dominus Leodiensis ob inobedientiam Trajectenses per
ecclesiasticas censuras valenter vexavit , et ad obedientiam quantocius venire
compulit. Tandem valde honorifice ab ipsis susceptus. Eodem anno, in cras-
initium crucferornn. tiuo Magdalcuac, ïd pracscutia domini episcopi primus lapis ecclesiae in Dio-
vioietuern"uuct.o. uauto Crucifcrorum positus est. Et in Leodio domus conciiii, videlicel le Violet,
erecta est in foro. Apud Leodium, septima Junii, obiit Dominus Barlholo-
maeus, abbas monasterii BelU-Redditus, loco cujus in festo divisionis aposto-
lorum dominus Goeswinus in abbatem féliciter est consecratus.
Anno deinde nonagesimo nono, rex Romanorum Maximilianus, ex Gelria
veniens per Trajectum, ivit in Brabantiara. Quo tempore venienles ex parte
régis Franciae in Leodium , episcopus Eboracensis et dominus de Gymmel ,
IriginU equestribus coraitati, de pace inter regem Romanorum et ducem Gel-
rensem tractare instanter coeperunt. In Leodio apud coUegium Sancti-Mar-
tini filius cujusdam viri , nondum viginti annorum , petens sibi ostendi the-
saurum domini sui , fratrem suum se juniorem occidit et occisum sub acervo
tritici abscondit. Quod tamen non diu latuit. Quare comprehensus fratricida
in sancto ^gidio tanquam latroest decapilatus, cruribus etbrachiis confractis.
Deinde in profesto Pascbae atque ipso die Paschalis festi , ultra modum incle-
j^pr .bb.i.. subu- mentia aëris facta est cum muita grandinis et ni vis copia. Quo etiam die ab-
lensi» mors.
1499.
Miserabilis juvenis cu-
jusdam decolUtio.
CHRONICON.
115
bas Jaspar Stabulensis, qui quinquaginta duobus annis suis confratrîbus non
satis vigilanter praefuit , obiit. Obiit etiam hoc die Leodii quidam dives, dic-
tus Bartholomaeus, astutus , de vitio feneratorio suspectus. Circa haec tempora Robenus Esden.ii.
dominus Robertus de Esden , capitaneus ex parte régis Franciae , cum naulta
armata manu Francorum Mosa transmissa ad partes Geiriae pergens , hospi-
lium suscepit usque ad suburbia civitatis Leodiensis. Qui reverlens ex Gelria
inmense Junio, exegil sibi dari pecuniam a Leodiensibus. Quare indicta diaeta
patriae, proposituro est de decem raillibus florenorum solvendis domino Ro-
berto praelaclo pro redemptione castri de Stockhem ; item , de subveniendo
régi Romanorum contra Swittenses, et item 3°, de moderatione monetae
quae in dies apud Leodium more consueto vilescebat. Unde denuo proclama-
tum est in festo sancti Lamberli , quod videlicet aureus florenus valere deberel
quadraginta stuferos et postulatus sluferos viginti. Hoc nihilominus tempore,
venienles ad Leodium ex Colonia honesli viri magistri civium , videlicet cum
aliisnobilibus etdoctis personis , honorem praestanles domino Leodiensi maxi-
mum , cui propinarunt duas amphoras argenleas deauralas et duas craleras
seu cyphos ejusdem maleriae, in quorum singulis ducenli erant floreni aurei
rhenenses. Hoc denique tempore dux Geiriae, per Ardennam capiens iler, per-
rexit versus regem Franciae.
Nolandum quod dominus de Eggremont , domicellus Johannes de Marcha , Nupuae johanni* de
pridem electus seu postulatus in episcopum , celebravit nuptias suas. Oclo-
bris vigesima subito exortus est venlus validus post raeridiem , et tempestate *
exorta combuslae sunt ecclesiae monasteriorum prope Diesl, Everbode et
Sancti-Michaëlis in Antwerpia et in Mechlinia dominarum religiosarum . Et
Parisiis pons eversus cecidit cum omnibus inhabitantibus.
Hinc jam sequitur de nalivilate Chrisli annus MD, quo jubileus felici ordi-
natione celebratur annus. Hune praeterea annum sacratissimum , quia misera-
lione divina ego in me faustum et favorabilem expertus sum , a portis morlis
quippe liberatus , merito felicissimum dixerim et inde mihi valde honoran-
dum, amàndum atque colendum. In hoc siquidem anno quomodo peregrina-
tio Romae-pedilanim se habuerit non est necesse iis gestis , quae specialiter
concemunt hanc nostram lerram , inserere , praesertim cum nostri propositi
sit , quod praelibatis breviter paucis ad optatum finem quantocius pervenire
valeam , quatenus mihi ipsi infirmitatum molestiis vexato , et fastidiosis lecto-
ribus, quibus pauca sufficiunt, videar morem gessisse.
ISOO.
Jubileum.
r::
116
JOHANNIS DE LOS
CHRONICON.
117
Iluytniis combuii-
tar.
jKobi
Mors «lucis Saxoniae.
1501
In hujus igitur anni principio, in sanclorum scilicel Innocentium feslo ,
thesaurarius seu sacrisla , de nocte factus ebrius , per ignem maie custodituin
Ecci«i. beaue M.r.,e lolum clcnadioruin ornaraentorum reliquiarum ecclesiae Bealae Virginis Huyen-
sisdilissimumthesaurumdaranabiliterincendiolradidil. Poslea decimo quinto
Februarii , dominus Leodiensis in patria Hornensi casirura de Gorne obses-
sum facile oblinuit.
Item deinde vigesimo oclavo Aprilis, idem dominus Leodiensis, ducenlis
equilibus nobiliter comilalus , Coloniara perrexil , super certis druciis inler
episcopura Ullrajeclensera et ducera Juliacensem IracUluru» et deposilu-
ruft.
ser,..ius .hb.. s.nct. In monaslerio Sancti-Jacobi Leodiensis obiit in festo Agapiti venerabilis do-
minus abbas Gerardus , cujus loco mox electus est Servatius , vir slatura ma-
gnus, ipso die sancti Magni.
Nota quod dux Saxoniae circa ista tempora infirmatus diem clausit ex-
tremum.
Anno MDI , undecimo Februarii , capitaneus de Faranio decapitatus est ob
traditionem conceptam , et in foro Leodiensi decapitatus est Frexhe , capiU-
neus de Halripen , eadem de causa. Notandum quod hoc anno , ad insUntiam
archiducis Philippi, indulgentiae quae anno priore, videlicet jubileo, in Roma
exstiterant , ad partes et terras praefati ducis translatae sunt.
In terra vero Leodiensi et circumcirca in vestimenlis lineis et peplis mulier-
cularum cruces sanguineae apparuerunt ^ Ad quam novitatem quidam juve-
nes viri otio vacantes, exciUti quasi in ultionem sanguinisChristi, convenerunt
simul numéro fere trecenti. Albis vestiti indumentis, rubea cruce signati , sub
capitaneo quem sibi praefecerant , accepta licentia recesserunt a Leodio, quasi
contra infidèles pugnaturi. Sed cum minori disciplina per partes Lotharingiae
pertransire coepissent retrusi sunt et coacti retrocedere , et inde ab invicem
exstiterunt dispersi.
Item , hoc tempore ex Iulia ad Leodium venerunt quidam viri in misera-
bili specie religionis, capite tonsi et pedibus nudi, solum lineo vestimento
vestiti , et veste lumbos praecincti , ferentes suis in manibus ligneas cruces
fere ad unius cubiti quantitatem porrecUs. Hi sobrie vivebant pane et aqua
» Lib€rlu«,epi>copu»B€rylen»i»etSuffr«ga- bilur : ColUctio de erueibut quae hoc tempore
MU» Leodiensis, exaravil opus , quod inscri- o/>/»an»«rM«/, edit. Anlverpiae, iii-fol.,aD. 1501.
Apfaritio crncium s«n-
guinolenlarum.
Viri poeniteoles ex Ita-
lia Leodium veniunt.
contenti, in stramine dormiebant, multum orabant, et parum aut nihil operis
operari videbantur ^
In mense Octobri, abbas Subulensis, nuper poslulatus, primam suam cele-
bravit missam in monasterio suo Slabulensi , quo et consecratus est in abba-
lem in praesentia domini Leodiensis , et subito facta reformatione , quod
praedecessoripsius efficere non potuit, laudemet honorem plurimumsibi con-
quisivit. Inde vero dominus episcopus ad Leodium reversus obtinuit a civibus
Leodiensibus , quod infra spatium quinque annorum daretur ei xxv^ floreno-
rum aureorum summa , pro laboribus et expensis factis in negotiis régis Fran-
ciae, ducum Brabantiae et Geiriae.
Hoc deniaueanno, archidux Philippus a rese Francorum Parisiis honori- ph.iippu$durapudPa.
* ' rr Cl ^ ^ risios tuscipitor.
fice fuit susceptus et amicitia confoederatus. Eodem nihilominus anno lalrun-
culi ex castello de Montfourt patriae Geirensis exeuntes improvise irruerunt
in oppidum de Weert, ipsum devastando et spoliando.
Anno MDII, circa veris initium, dominus Leodiensis, accepta licentia , ad
Weert capilur.
1502,
regem Franciae perrexit, in cujus subsidium concessa fuit ei per patriam ex Episcopus in GaUiam
gratia summa decem millium florenorum communium. Notandum quod eo-
dem anno , feria quarta post feslum Palmarum , vigesimo tertio Martii , venit
Leodium commissarius reverendissimi domini Raymundi cardinalis , sanctis-
simi domini papae et sanctae apostolicae sedis legati , qui suam legationem de
indulgentiarum commissione publicandarum , prout in Brabantia anno supe-
riori declaravit. In die sancti Servatii maxima fuit nivis abundantia , et in die
Penthecostes , decimo septimo Maii gelavit , quod gelu interpolatis vicibus du-
ravit usque ad duodecimam Junii.
Hoc eodem anno post reditum Philippi archiducis ex Hispania , qui non Episcopi Bysumini
, ... .,, , .. . mors.
sine maxima jactura suorum nobilium illuc perrexerat , omit et maximus con-
siliarius ipsius praetacli archiducis , episcopus videlicet Bysuntinus , Leodien-
sis ecclesiae pracpositus , in cujus locum postulatus (electus) est filius comitis
de Horn.
Obiit nihilominus etiam episcopus Cameracensis , filius domini de Bergis. Episcopus cameracen-
Item in monasterio Vallis- Sancti -Lamberti dominus Johannes de Hersey nés de Hersey.
> Haec inlelligenda sunt de Flagellantium sur un manuscrit de Li Muisis , p. 20 ( Nouv.
•ecla , quae pridem in aliis Belgii loci» innolu- mém. de l'académie , tom. X) , et J. J. DeSmet,
erat, magnamque tandem induxit consueludi- Corpus Chron. Flandrine, tom. Il, p. 346 et
num depravationem. Cfr. de Gerlache , Pfotice seqq.
'*.. (1
118
JOHA^NIS DE LOS
CHRONICON.
119
1968.
io Galliam episcopi
profectiu.
Seditio X.codii.
Simon de Juliaco.
Alexandri papae mors ,
cui succedit Piui III,
qui etiam paulo post
moritur, cui subro-
Ifétur JuUus II.
Johannes Dary abbas
S. Aegidii niorilur.
Johanne* Tirgint.
abbas ^ vir bonus et simplex ^ post resignationem dignilatis suae factam ^ debi-
litate et senio confractiis , negligenter soins in cubiculo derelictus , dormi-
tando ad ig^nem sedens cecidit, unde et igné combustus yitam finivit ob bonae
custodiae defectum scilicet.
Igilur successu temporis , anno videlicet millesimo quingentesimo tertio, rex
Romanornm, comitatus quatuor electoribus imperii, bonoriHcein Mecbliniam
estsusceptus. Eodem vero tempore, in raense Martio, dominus Leodiensis jam
tertio a rege Franciae vocatus cum nobili apparatu in Franciam perrexit ., du-
centis equitibus eum in Franciam deducentibus, cui et rex adhuc in occursum
misit ducentos equos regnum Franciae ingredienti. Deinde post multum ho-
norem domino episcopo a rege Francoruraexhibilum, ad Leodium estreversus
vigesimo primo Maii^proculdubio ultra modura a ciyibushonorabiliter suscep-
tus. Diaeta vero patriae, quae tune indicta fuerat, dilata fuit usque ad secun-
dam Septembris. Interea in foro Leodiensi per quosdam insolentes facta erat
seditio, quae in insula coepit habere initium. Quare aliqui capli sententiam
decollationis incurrere meruerunt. Cum autem processio prima , feria sexta
mensis Julii , fieri deberet consueto more ad sanctum Leonardum. tanta inun-
datio pluviae subito est exorta, quod procedentibus in ecclesiam Sancti Bartho-
lomaei intrarenecesse fuit, ubi et magisterSymon de Juliaco, doctortbeologiae,
canonicus majoris ecclesiae, praepositus Sancti Dionysii, ad celebrandam mis-
sam fuit subrogatus.
InAugusto, circafestum Sancti Agapiti, papa Alexander defunctus, loco eu-
jus electus est vir bonus et paciBcus cardinalis Senensis Pius III vocitatus , qui
non diu supervixit, nam obiitdie sexta post sui coronationem. Cui successit
dominus Juiianus , cardinalis Sancti Pétri ad vincula , Julius secundus per
synoopam appellatus.
Item in monte publico apud Leodium, in monasterio Sancti Aegidii ordinis
Sancti Augustini , decimo nono octobris, obiit Johannes Dary, qui sua tenaci-
tate et avaritia spatio quadraginta trium annorum , quibus non satis utiliter
praefuit, suum conventum tam in spiritualibus quam in temporalibus admo-
dum destitutum dereliquit atque désola tum. Huic successit ejus coadjutor
dominus Johannes Virgius, desolato monasterio satis necessarius, qui et ipse in
festo Sanctae Catherinae apud monasterium Sancti Jacobi Leodiensis in ab-
batem fuit consecratus. Deinde dominus Leodiensis, postquain in Trajecto
archiduci Philippo et régi Castiliae honorabiliter ex Hispania veoienti occur-
1504.
lanim impotitio.
rerat , rediens Leodium proposuit in diaeta patriae tune temporis indicta quam-
dam mulctam debere imponi super diversis rébus vendibilibus pro exonera-
tione debitorum civitatis , quatenus civitas quae nimium debitis gravabatur ,
citius liberari posset; sed nihil exslitit concessum.
Anno millesimo quingentesimo quarto, iterum indicta diaeta patriae , quarta
videlicet Januarii , octo fuerunt ordinati viri qui super gabellis de orani re ven- c.beii
dibili praeesse deberent, rationem reddituri , quatenus civitas quibus graviter
praemebatur debitis citius liberaretur , sed non magnus fructus inde est se-
cutus. Anno vero praeUcto, lussis quasi universaliler lam senes quam juvenes
intolerabiliter vexabat. Hoc itidem anno, quaedara traditio per sediliosos quos-
dam perpetranda Deo disponenle in lucem venit , ob quam rem quidam eorum
comprehensi decoUati sunt , quorum capita super portam Avoroti in msula
Leodiensi lanceis affixa inaltum sublimata sunt. Décima quarta Maii, in roga-
tionibus, per tempeslalem pluviae et grandinis vineae pro magna parte laesae
et destructae sunt.
Hoc tempore, dominus Henricus de Graus , prior Carthusiensis, obiit. Item Henrjcus de G^us^et ,
et prior de Cathena dominus Petrus de Picardia defunctus est. Caeterum in defuncti
monasterio Sancti Laurentii Leodiensis, in crastino aposlolorum Pelri etPauli,
quo dominica erat dies , venerandus pater dominus Bartholomaeus abbas M°j;;^.f •^J';^'°™J';;;;^|;:
diem clausit extremum. Cui stalim capellanus ejus dominus Henricus suc- )^l^^^^**' ««--
cessit per canonicam electionem. Verum in profesto apostoli Bartholomaei, de Terr.e motu».
iiocte circiter horam undecimam , lerrae motus factus spatio satis brevi , unde
ex hujusmodi noviute multi plurimum exstiterunt perplexi atque conlerriti.
Eodem anno , in mense Decembri , dominus Leodiensis redemit a domicello Franchijont^ c.sirum
Johanne de Marcha dudum obligatum castellum de Franchimont.
Exinde anno MDV, dominus Leodiensis , in festo Purificationis, propter infir- iw»».
mitatem ex insperatoei advenientera , processioni more consueto interesse non
potuit. Circa festum Paschae, cum dominus Leodiensis plussolito se ad devo-
tionem disposuisset atque per se ipsura divina officia praeter solitum peragere
ordinasset et ea de causa ad Leodium proper^ret, ecce subito contra eum ad
valvas ecclesiae mandalum execulum est, quapropter omnibus dimissis pe-
dem retorsit , et ad Trajectum reversus est. Aprilis octava , dominus Erardus , Résident.. Er.rdi de
protonotarius , filius domini Roberti de Marcha senioris, ad Leodium venit ,
qui et in crastino in capitulo Sancti-Lamberti praesentatus ad residentiam est
admissus. Igilur defuncto superiori anno domino suffraganeo Liberto, suc-
V;
Vil
120
JOHANiMS DE LOS
Arohem capitur.
johaones .le Montibus cessit io offîciiim dominiis Johannes de Montibus, doclor et professer sacrae
.«ufiraganeus. ... . m ' C '
paginae , qui in profesto Ascensionis dominicae primum ad vesperas ponuhcis
exerciiit officium^.
Notandum quod ultima Junii , hora quarta de mane, bre^issimus faclus est
deniio terrae motus, unius momenti videlicet. Et ia profesto Mariae Magda-
lenae, maxiraa tempestate exorta, per pluviam et aquarura abundantiam facto
diluvio, maxiiua damna per Hasbaniam sunt secuta , ita quod in Trajecto por-
tae et muri a parte Jecorae enormiler sunt eversae atque dejecti.
Postea rex Romanorum in Gelria oppidum de Arnera obtinuit. iNihilominus
tamen de pace diversi tractatus Bebant. Unde non diu post régi Romanorum
per Trajectum ad Brabantiam tendenti dominus Leodiensis in oecursum pro-
cedens , spopondit neutralitatem se servaturum inter reges Franciae et Casti-
liae, etc. Cum igitur in Leodio dominus episcopus, spe sanitatis recuperandae ,
hospitium suum apud collegium Sancti-Martini Leodiensis ob aëris temperiem
sibi delegisset , ecce subito de nocte , ob malam ignis custodiam , in palatio
episcopi una cum pretiosissimis equis slabulum equorura sumptuosissimum
combustum est. Unde in die sanctae Catherinae specialis missa pro pace et
incolumitate domini episcopi celebrata fuit. Et deinde in oclavis conceptionis
beatae Virginis Mariae in diaeta patriae tune indicta , propter quaedam propo-
Epiacoput ad Trajec- sita , quac tamcu minime exstiterunt admissa, dominus Leodiensis indignatus,
tum proliciscitur.
Equi cum stabulo pa
lalii comburiinlur.
I Ex hoc el aliis chronici nostri locis facile
emendari et suppleri poterit Simonis Ernst séries
chroDologica et historica suffraganeonim Leo-
diensium , aono 1806 typis evulgata.
Laudatus scriptor p. 1S5 loquilur de Joanne
episcopo Cyrenensi , quero vocal Joannem Bour-
geois, et p. 194 mentionem (acit de Joanne epis-
copo Cyrenensi , quem vocat Joannem Du Mont :
sed ex una eademque persona duos exsculpsisse
episcopos suflraganeos equidem arbitrer.
Defuncto Liberto, episcopo Berytensi, anoo
IS04, successit Joannes Bourgeois de Montibut ,
vulgo Van Bergen seu Dumont, qui in profesto
Ascensionis dominicae, quod anno 1505 erat dies
30 Âprilis, primum pontificalia exercuit, qui-
que die 9 Novembris ejusdem anni Âquisgrani
consecraTÎt ecclesiam Canonicorum regularinm
congregationis Windeshemiensis. Fuerat Lova-
nii promotus in Ârlibus e paedagogio Falconis
in prima linea septimus , deinde in eodem pae-
dagogio philosopbiae professor , et anno 1474,
die 28Maii, ad concilium universilatis admissus.
Post adeptam lauream docioralem S. Theologiae
die 13 Februarii 1479, nominatusS. Theologiae
professor ordinarius, el in ecclesia D. Pelri pri-
mae fundationis canonicus. Fuit academiae rector
electus ultima Augusti 1485, ultima Augusti
1490, et ultima Februarii 1503. A mense Maio
1485 cauonicatum obtinuerat in ecclesia calhe-
drali Leodiensi. Postquam episcopalem dignita-
tem susceperat , canonicatum Lovaniensem dimi-
sil , successorem nactus anno 1506 Joannem
Briart Athensem , S. Theologiae doctorem.
CHROMCON.
121
cum tamen infirmusesset, quorumdam usus consilio, a Leodio recessit et cum
maxima difficultate se ad Trajectum transferri permisit. Unde décima sexta
Decembris, cum ipse in extremis laborare coepisset, dominus Jacobus de
Croy, cum pulchra comitiva ad Leodium veniens, de successione in episcopa-
tum praesumens spe sua fruslratus est. Nam defuncto, decimo octavo Decem- Mors joh.nnjs de Horn
bris, domino episcopo Johanne de Horn*, Esau, vir férus et versutus, reproba-
lus est benedictione quam non meruit. Amissam eliam suam primogenituram,
Jacob supplantante, amisit.
Constituto igitur die electionis novi pastoris Leodiensis eeclesiae, factum est
quod per favorem amicorum domini protonotarii , Tidelicet Erardi de Marcha, ^-J-./[;„,*;;.t'
Deo sic , ut pie creditur , disponente , vir bonus et homo pacis , penultima De-
cembris «, dictus dominus Erardus, via Sancli Spiritus, in octogesimum quar-
lum Tungrensem et quinquagesimum Leodiensem episcopum postularetur.
Ad quam novitalem dominus Jacobus , protonotarius , ad cujus favorem co-
mes de Sommay ex parle régis Castiliae interpellaturus apud Leodium véné-
rât , spe sua frustralus a Leodio confusus recessit.
Porro rex Castiliae Philippus, qui ob electionem novi Leodiensis episcopi noe.
suam expeditionem , quam jam denuo in Hispaniam profecturus disposuerat, s^-f^P-/-''-^^^^^
spatio octo dierum suspendere curavit. Qui ut vidit suas preces tempore elec- ni.m.
tionis praeUctae nil profecisse, non sine muUorum admiratione, maris peri-
culis tempore quo hyemandum erat, uxore sua ipsum ad hoc exhortante,
temere se exposuit. Qui statim suae temeritatis improvidentiam infeliciter ex- '^^^-^^^
pertus est, nam exorta mox in mari tempestate, non sine maxima jactura suo- p- m An,ii.m e,ci.
rum nobilium thesaurique totius Brabantiae maximi, vix ipse rex maris peri-
cula evasit , et tandem prout potuit jactatus procellis ad regnum anglicanum,
ubi nequaquam esse voluit, invitus pervenit. A rege itaque Angliae detentus,
facile per cambium alterius , qui in odio régis Angliae multo tempore erat ,
rex Philippus est redemptus et libère abire est permissus. Itaque pro redemp-
tione régis Philippi aemulus ille qui de alha rosa dicebatur, cui regnum
• Monet FouUonins Hornaeum obiisse die 19
Decembris, quae erat feria sexta quatuor tem-
porum. Erfant sane qui Hornaeum mortuum
dicunt die 17 ejusdem mensis Decembris, vel
mense Januario, ut nonnuUis placuit.
2 Morluo llornaeodie 19 Decembris 1505, non
diu, ut aliqui putant, vacavit sedesepiscopalis;
nam non multis ab ejus obitu diebus , die scili-
cet 30 ejusdem mensis, Erardus Markanus epis-
copus poslulatus est, ac deinde ad decimum
sextum kalendas Februarias anni 1506 electus,
conspirantibus canonicorum omnium votis.
16
lââ
JOHANMS DE LOS
Mort Pliilippi régis.
£rardu5 episcopui m
Galliim proliciicitur.
Aagliae credilurcompetere, apud Namurcense oppidum delenlus, in potesla-
tem Angliae régis est facile datus.
Rex autem Philippus per suam uxoreni , ut putalur , dementatus infeliciter
tandem ad suum regnum perveniens , eodem anno , terapore \idelicel autura-
nali, cunctis stupentibus , cum nisi viginti septem esset annorum , vitam ami-
sit et regnum.
Inlerea dominus Everardus, postulatus, slatim postquam suis expensis exe-
quias sui praedecessoris solemniter apud cathedralem ecclesiam fecisset ce-
lebrari, in Franciam profectus, per recommandationeni régis Franciaeobtinuit
facile a summo pontifice domino Julio suae electionis confirmationem. Igitur
post Pasclia, Leodium festinans, antequam civitatem intraret, apud monaste-
Bospitium * epiicopi Hum saucti Laurcnlii bospitatus, ipso die sancti Servatii, quod tune feria quinta
ùu"m. ubi .t'crTror". erat , ïu ipsius praelacli monasierii oratorio, \idelicet sanctorum Andreae et
Jacobi, ad omnes sacros ordines se ipsum sollicite fecit consecrari. Quo facto,
ad oppidum Tungrense, quo olim erat episcopalis sedes, rationabiliter pergens,
coo»ecr.i.o tpucopi. iu couvcntu rcgularium canonicoium , die , se in episcopum benedicen-
dura studuit promoveri^ Qui sic promotus et dignissime consecratus, in pro-
festo sancti Spiritus , Penthecostes \idelicet , in suam cathedralem ecelesiam ,
maxima pompa praecedente , prout moris est, honorifice est susceptus. Porro
in crastino, convocatis cunctis ecclesiis totius Leodiensis civitatis, ad summum
altare sancti Lamberti dominus Erardus , novus Leodiensis episcopus , pri-
mam suam missam devotissime studuit celebrare atque cantare'. Processione
îgitur post missam et omnibus rite completis , ad magnificum decenter para-
tum itum est prandium. Deinde intronisatus , prout moris est, per singula
sua tam Leodiensis quam Lossensis patriarum oppida studiosissime coepit
seduiiu» epiicopi c,rc. insistere reparandis locis et caslris dudum per negligentiam praedecessorum
divinum oHtcium.
' Pott canonicam eleclionem , Erartius , ut
sacerdotio se praepararet , «ecessil ad monaste-
rium S. Laurentii , inJe ail Carthusiam Monlis-
])ei {Mont-Dieu) baud longea Sedaoiodislantem.
Inler viae comités, viros probos et sapieotes,
quorum consilio uterelur ad excolendam piis co-
gitationibus mentem , disponendaque in futurum
studia , secum habuit suffraganeum Joannem de
Montibus, de quo supra p. liO, not. l,sermoest.
Peracto quadragesimali tempore in Carthusia ,
ad monasterium S. Laurentii rediit , ibiqne sa^
cerdotio insignitus est. Nec mullis post diebus
Tungros petiit, et die 2 Mali 1506 in ecclesia
Canonicorum Âuguslinianorum episcopalem con-
secrationem suscepit.
> Die 30 Mali 1506, quae tune incidebat
in vigiliam Pentecostes , e Tungris rediens ,
ipso sacro Pentecostes die primitias Leodii ob-
tulit.
CHRONICON.
123
suorum collapsis. Nihilominus circa cullum divinum sedulus minisler exis-
tens, nam per ipsum, quod praedecessores per vicarium faciebant, hilariter
saepissime , solemniter in cathedrali , sive eliam alibi convenienter , celebravit
missarum officium atque sacros dignabatur conferre ordines , consecrare ec-
clesias, benedictionis munus exhibere praelatis, et quod silendum non est,
nemini onerosus omnia. prout apostolicum virum decet, se et sua pelentibus
etiam saepe ultroneus et non requisitus gratis impendens , verum sua sociali- vinutes episcopi.
tate qua valde \igebat cunctis factus familiaris, communiter omnes cum ipso
causam habentes in sui amorem favorabiliter traxit. Denique facundus Talde
prose oratore non indigens, memoria praecipuus, tribus idiomalibus apprime
instructus, blandus et amicabilis, communis, nequaquam singularitate no-
tatus, statura procerus, \uhu jucundus, dignum ac meluendum se princi-
pem exhibens, nullum aculeum exerens, plus verborum auctoritale quam
quidam alii principes minus discreti gladii terrore efficiens. Et quidem quia
nemo per omnia perfeclus plus justo indulgebal malignis, facile nirais jusli-
tiae parcens, malevolis digne morte plectendis parcebat. Omnem pompam
circa curiam suam am-pufabat, simplicem slatum tenendo, parcus in victu, suf-
ficiens tamen sibi et suis. Avarus suo modo, pecuniarum cupidus, quastamen
non tam sibi quam ad usum aliorum utiliter coacervabat; nam piis locis et
religiosis libentissime subvenire manu adjutrici consuevit , ad ecclesias repa-
randas seu nova aediticia erigenda, sollicite excitare curabat, et petentibus
assislentiam sibi fieri non facile aliquid denegabat.
Preterea castrum Huyensis oppidi jam totum ruinosum raagnopere mox cstr. «uyens. rep.-
erigere curavit, et eo décore, prout haclenus cernitur, magnifiée vestire
properavit. Similiter caslrum de Franchimont, de Slockhem, atque D^o- c«.»^ Fr.nc^^^^^^^^^
nantense castellum ad incomparabilem , non tam decorem quam necessariam teose .epar.„tur
fortificationem . per praetactum dominum Erardum, Leodiensem episco-
pum, utiliter pervenerunt. Hoc nihilominus anno, INovembris xviiS defuncto
domino Servatio , abbate sancti Jacobi Leodiensis , elpctum recenter domi-
num Johknnem , in successorem defuncti favorabiliter mox confirmavit , et
in contradictores praetaclae electionis per censuras aliasque poenas acriter
processit.
Sequenti vero anno , qui millesimus quingentesimus erat et septimus , Jo- »07.
bannes praetactus apostolica confirmatione, consecutus per praelibatum do- couSr^^ ^oi^n^
minum Erardum episcopum , in dedicaUone ecclesiae fratrum de Jherusalem, b,us s. j.cob..
^
124
JOHANiMS DE LOS
quam ipse per semetipsuai dedicare diynalus est , honorabililer est in abba-
lem ecclesiae sancti Jacobi consecralus.
Porro eodein lempore , dominus episcopus curavit sollicite reformare coe-
nobium sancti Huberti in Andagio Ardennae, ad quod negotium perficienduiii
missis nonnullis officialibus suis et praelatis una cura domino Henrico , ab-
bate sancti Laurentii , non satis prosperum sortitus est efiFeclum. Igitur circa
Pascha, dominus episcopus monasterium sancti Laurentii frequentans, obtinuit
joi..nn«deLoip.cior g^ practacto abbatc , quod sibi ad modicum spatium frater Johannes de Los,
monachus suus , picturis qualitercumque assuetus, concedi deberet, quatenus
in Huyensi Castro capella sanctorum Cosraae et Damiani , per ipsum depingi
posset picturisque decorari. Quod et factura est, licet ad hoc pluriraura fratre
Johanne praedicto renilente.
Er.rHu, ep..rop.t«m Inlcrea dominus episcopus, circa festum Johannis Baptistae, in Franciam
c.rnoun«>«oi.un«t. ^^^^^^-^ ^ acceptuFUs possessioucm episcopatus Carnotensis, quem ei rex Fran-
ciae a suramo pontifipe dandum procuraverat. Domino igitur episcopo toto
residuo hujus anni in Francia moram faciente, ecce frater ipsius, dominus vi-
»ob«rius Esdenm Gel. delicet Robcrtus dc Esden, capitaneus raagnus et plurimum formidatus,
drosubvent ^.^^ ^^^^ Augusli , cx parte régis Franciae exercitum, prout ferebatur,
quinque raillium tam equestrium quam equitum duxit per patriam Leodien-
sem in auxilium ducis Gelriae qui a Brabanlinis plurimum \exabatur. Quare
contigit conglobata multiludine armalorum, circa finem Septembris, ipsum
ducem per rapinas et incendia partes Brabantiae invadere, et combusto oppido
H.i« comburitur, et dc Halcn , cum Hounullis aliis villagiis, ipso die sancti Michaelis, resistentibus
""^ Thenensibus, polenter ipsum oppidum Thenense invasum , compluribus ibi-
dem occisis , victoriose obtinuit , et fere decem aut duodecim diebus ibidem
perseverando permansit. In cujus memoriara, ego qui tune temporis in Huyensi
Castro exulabam, pro data in posterum invenienda hune subjectum versicu-
lum inter pingendum dictare curabam :
*
aCCIpIt'ILLa thenIs geLeensIs gens MICuabLIs.
Thenae capiantur.
Dux igitur Gelriae, multa praeda diutus, ad patriam suam inoffensus reces-
sit; sedet, duce domino Roberto, Francorum exercitus in Franciam perrexil.
Siquidem, prout sapiens dicit : « Ante ruinam exaltabiturcor, » ne in infinitum
Franci vanede Victoria habiU gloriarentur , necesse erateos ahquatenus hu-
CHRONICON.
125
rris apud S.
Marlinum.
1508.
miliari , pout subsequitur. Sane ii , qui Gelrensera ducem in suam patriam ex
Brabantiae victoria inoffense reduxerant, in suam patriam , Franciae videlicet,
cupientes redire , inimicorum suorum insidias non praecaventes ceciderunl
incaute in laqueum. Nam hospiuti in Andagio, ubi coenobium sancti Huberti
célèbre habetur, média nocte ex improviso per adversarios in sylvis latitantes
exstiterunt circurasepti , nimirum tanquam securi in lectulis sese coUocantes.
Quare paucis inlerfectis plures, prout poterant, eques adventantes, pedes gau-
denler evadere curaverunl, non absque confusione totius regni Franciae.
Igitur spoliis ditati Francorum , Burgundiones non parvam materiam sibi
sumpserunt contra suos adversarios insultandi, cantilenas et carmina m si-
gnum victoriae conficientes.
Porro apud Leodium , hoc eodem anno , ex ordinatione domini episcopi
Erardi extra portam Sancti Martini posita sunt fundamenta turris magnae Erccio^.u
pro defensatione suburbii vici Sancti-Laurentii.
Anno igitur sequenti MDVIII , dominus Erardus, Leodiensis episcopus,
accepU nihilominus possessione Carnotensis episcopatus, post Pascha ex Fran- «ed.t ep.scopu. Leo-
cia ad Leodium reversus, nonnulla pacem concernentia coepit salubriter ordi-
nare , et circa locorum fortium oppidorumque et castellorum reparationes
diligenter insistere, seseque tolaliter pro patriae defensione animose satis
exhibere. Et ubicuinque aliquara discordiam formidab-t, in congregationibus
tam religiosorum quam secularium , oporlune studebat accurrere. Igitur tune
temporis hospiUtus ad aliquot temporis spatium apud monastermra Belli-Re-
ditus , in Leodio contigit dominum Henricum de Orey, abbatem Sancti Lau- Mor, He«nci orey.
renlii', in profesto sancti Jacobi apostoli , vigesimo quinto videlicet mensis
Juhi ex insperato diem claudere extremum , cujus obitu audito, doramus
episcopus amare flevisse dicebatur , nimirum cum annorum vinculo eidem
domino Henrico rationabiliter adstrictus videbatur. In crastmo vero idem
praefatus dominus episcopus , futuri abbatis electioni interesse volens , cunc-
tis ad electionem adventantibus excluais , solus cum paucis praelatis intromis-
8U8 una cum nonnullis aliis senioribus religiosis fratribus corapromissarius
deputatus Johannem de Los in abbatem, Deo providente, fehciter eligere .oh.no«ae^Losbu.^^^^
curavit. Qua electione de mane in ipso festo sancti Jacobi apud Sanctum h., s. Laurent..
Laurentiura celebrata, dominus episcopus ad civitatem maturius accessit,
suasurus de magistris civium necessariis assuraendis.
Praeterea ordinati tune exstiterunt magister Bartholomaeus et Gerardus
t 51
126
JOHANINIS DE LOS
CHRONICON.
127
*^*'^*cr«c ""'"' ^eron. Sub quorum ordinalionis tempore, contigit dominum cardinalem Sanc-
tae Crucis ex Brabantia Lcodium adventarc, qui ia profeslo sanctorum apos-
lolorum Symonis et Judae honorificesusceplus, post triduanam pernoclionem
in Leodio factam , soleraniter deduclus ad Aquisgrani ac deinde per Aleman-
niam ad Roniam processit. Cujus legatio cum apud dominum apostolicum ,
Julium videlicet secundum , non parum fuisset suspecta, et hic praefalus
legatus aliquid nocui sedi apostolicae forsitan contrariura moliretur , scisma-
tis facile seminarium contingere coepit.
Hoc itidem tempore, apud Tornacensem civitatem per industriam Rotoma-
gensis archiepiscopi , dominus cardinalis Bernardinus legatus a latere auctori-
''TonoficeT M^xir ^^^^ ^"™»n» poutificis opus optimum et toti mundo necessarium confecit. Nam
r;?mG-Sl!""'" confoederatio , liga sive concordia facta est ibidem inter dommum papam Ju-
lium , dominum Maximilianum imperatorera et dominum Ludovicum , regera
Franciae; quorum confoederatio toti christianitati infinitura subito attulit
gaudium et laetitiae materiam , sed et crucis Christi inimicis horrorem et
mentis hebetudinem. Mox vero post hanc praetactam orbis principum con-
foederationem publicalam , depositis non tam armisquam animis Geirensium ,
pax opportune est subsecuta , circa médium mensis Decembris cum magno
gaudio proclamata.
Anno interea MDIX, dominus Leodiensis praeparavit se ad eundum denuo
ad regnum Franciae, imo ad suum episcopatum Carnotensem revisendum âc
's *'Hiero! ^^^^ «ccessario praesentandum ; sed antequam hoc fieret , Leodii existens eccle-
siam fratrum in Insula per se ipsum dominica die, qua festum sancUe Agnetis
erat, consecrare curavit, in cujus consécration is solemnitate etiam electum
monaslerii Sancti Laurentii benedicere disposuit. Cujus tamen consecrationem
necessariodifferre habuit ob confirmationis suarum buliarum carentiam, quae
penultima Januarii subito ex Mechlinia allatae domino Leodiensi subito post
meridiem exstiterunt praesentatae. Igitur in crastino, die Mercurii, uhima
videlicet Januarii , qua dies natalis ipsius electi ( aetatis tune quippe quinqua-
ginta annorum) celebris haberetur, dominus episcopus per semetipsum di-
gnatus est propere huic electo praetacto munus benediclionis impendere et
joh.nnis<i«Los.bL.iis ipsum pracUbatum Johannem de Los in tricesimutii abbatem monasterii Sancti-
S. Laurenlii kene- _ ^— ^^».
diciio. Laurentu consecrare. Quo facto , mox in crastino, in profesto videhcet purifi-
cationis Virginis Mariae, summo mane dominus episcopus Leodiensis a Leodio
**'**Tofic.',citur""" *'^^^^^°* *" Franciam profectus est. Quo siquidem absente , contigit post Pas-
Pas.
1509
Cnnsecratio
fratrum
nymi.
cha deputatos ex Francia , ex Brabantia, necnon et ex parle ducis Ghelriae
(causa tractandi de pace) ad Leodium advenire. Sed, proh dolor! nihil, quod
ad bonum pacis esset, conclusum est.
Quare accidit quod anno revoluto. qui erat MDX , ruptis treugarum foede- ••'•o.
ribus, non longe a Colonia in patriae Juliacensis confinibus, plurimos mercatores
ad nundinas Francfordenses proficiscentes , amissis cunctis infinitum thesau-
rum praeponderanlibus , capi , abduci et in patriam Geirensera captivitati de-
tineri. Ob quam rem novus lumultus factus est in omnibus terris ducis Bra-
bantiae, nimirumadtam praesumptuosam rerum mutationem, cunctis pacem
sperantibus mox attonitis. Praeterea circa haec tempora su m mus pontifex
Julius , facta. prout diclum est, confoederalione cum reffibus , prout praefa- juiius pomifei movet
. ' , 111- inVenetos.
tum est, cupiens reparare ac recuperare loca et castra audum per negligen-
liam praedecessorum suorum in diversis locis amissa, maximum bellum Vene-
torum populo indixit. Quos cum duplo gladio, spirituali videlicet et materiali
gladio, satis rigide percutere studerel, etindemultaefactionesetobliquaeoblo-
cutiones consurgerent, fractis facile quae intérim inter se principes christiani
foederibus paulo ante paraverant, per invidiam diaboli zizaniam suam super
bonum semen seminantis , mox factum est, quod inter se reges et christiano-
rum duces jamjamque confoederati , facili occasione accepta, dissiderent, et
exacuatum ferrum contra iniraicos crucis Christi evaginatum in se ipsos con-
verterent. Praeterea Francorum nomen , quod eatenus adversariis formidabile
fuerat et terribile, vilipendi coepit, et absque honore reputari , maxime ideo,
quia undique surgentibus bellis lotus mundus contra regnum Franciae con-
spirasse videbatur.
Porro dominus Leodiensis , cum rege Franciae circa haec tempora initaiiam Episcopus in itai.am
. ... proficisrilur.
profectus, non longe abfuit, ubi Francorum exercitus suorum mimicorum
mullitudinem prostravit.
Anno praeterea undecimo, cum apud Leodium ambaciatores hinc inde ex isn.
Francia et Brabantia crebro venienles de pace Geirensium tractaturi adveni-
rent et nihil proficerent , tandem ex imperio Maximiliani imperatoris, causam
ducis Caroli, cujus ipse avus erat, satis importune defendentis, contra op-
pidum de Venio in patria Gelrensi , in fine mensis Julii et circa principium oppugnaïur venio.
Augusti, fortissima collocata exstitit obsidio , ubi cum plusquam tribus men-
sibus esset pugnatum, etraulti hinc inde périssent, postinfinitum pecuniarum
thesaurura ibidem inutiliter expensum , recedentibus Anglicis, qui non absque
,fH
5
UQ
JOHANMS DE LOS
Solulio obsidionis.
Margjr'-ta rej^ciis Bra
banliae.
151:!.
maximo siioium dispendio maie ibi piiçnaveranl. circa principium mensis No-
verabris, non sine Brabantinorum confusione , levata est praedicta obsidio.
Dorainus interea Leodiensis, adhuc manente dicta obsidione . legationem mi-
sit ad Biabantiam in curia principis, cui lune filia Maximiliani imperatoris,
domina videlicet Maryareta , ducis Sabaudiae relicta, et jara tutrix ducis Ca-
roli adhuc pueri depulala praefuit et muliebriter dominari reputabatur, que-
relam deposituius de videlicet conculcatione jurium et jurisdictionis terrarum
suarum, usurpationeque et \endicatione eorum quae ad suae dioecesis tem-
poralilalem et spiritualitatem speclare videbantur, etc. Sed habita qualicum-
que responsione, totum negotium positunfi est in suspenso, donec videlicet
obsidio Venloensis oppidi fauslura sortiretur effectum.
Igitur anno duodecimo , postquam Busciducenses incaute contra suos ini-
''"-"tSn,rr"'"°™'*^^^ Geirenses ad bellandura processissenl , et inde paucis proslratis plus
quam quingenli per caplivitatem essent abducti, Maximilianus imperator,
ducem Bronswikensem, juvenem ferocem, attamen etbellicosum. in subsidium
Brabantinorum, quingentis equitibus optime instructis comilalum, satis op-
portune miltere studuit. Qui cum ibidem esset, et plurimum se ferocem et
inhumanum contra Geirenses se exhiberet, ipsos Geirenses non minus forti-
ter etanimose sese defendentes in magnam iram ocius concitavit, unde cod-
tigit praeter alia incendia etiam comburi infinilam multitudinem utriusque
sexus hominum , ad suarum ecclesiarum turres tanquam ad spéciale refugium
confluentium : quaeomnia brevitalis gratia nostris scriptisnon duxi inserenda.
Deinde anno sequenli apud Coloniensem urbem, circa principium Januarii,
maximus turaultus exortus est, civibus inter se tumultuantibus , et contra rec-
tores civitatis , ob defectura boni regiminis adversum magistratus, qui civita-
tera ipsam depraedasse per inordinatas muletas videbantur spoliasse, horribilem
seditionem procurarant, in tantum quod post decapitalionem suorum raagis-
trorum proscriptionemque plurimorum circumvicinis civiutibus ad similia
facienda crudele exemplum facile transmiserint. Quare contigit, iis rumoribus
auditis , apud Aquisgrani fere similem seditionem contra rectores civilatis
concitari, in tantum quod longo temporis spatio cives Aquenses suos rec-
tores et urbis suae gubernatores inlra consilii domum potenti armatorum
manu tenerent inclusos, mox feroci tormento examinandos, ac deinde, si iu
licuissel, morti crudeli addicendos. Igitur Leodienses, fere eodem tempore,
circa médium scilicet mensis Januarii, homines facile ad seditionem proclivi,'
1313.
ApudC.oloniam .\editio
Sutiitio Atjuisgrani
SeJitio leoilii.
CHRONÏCON.
129
occasione accepta , et exemplo praedictorura cito promoti , armati ad forum
concurrere maturarunt, vindictam aut opportunam ultionem in suos magis-
tros et civitatis suae gubernatores cupientes su mère , causantes sese per ava-
ritiam receptorum civitalis, consentientibus magistris, inter se pauperes in
abscondito devorantibus crudeliter spoliatos.
Haec autem cum agerentur dominus Leodiensis , vir sagax et industrius ,
futuris malis opportune occurrere studuit, et quantum possibile erat pro hac
tempestate, ignem periculose accensum liniendo et blandiendo exstinguere
satagebat. Sed facile contingit ignem suppressum et sub stipula latentem
resumptis viribus duplo plus accendi, et periculosius quaeque circumcirca
depascendo in altum provolare. Igitur id quod ad horam videbatur esse so-
pitum, adveniente sacro quadragesimali tempore, dominica videlicet lertia,
qua in introïtu missae Ocult mei semper ad Dominvm cantalur, et in evange-
lio Dominus Jésus daemonium ex obsesso ejecisse legitur, idem daemon juxta
tenorem ejusdem evangelii, qui jam ejectus videbatur, sumptis septem spiri-
tibus nequioribus se , reintrans domos illas , id est homines illos pestiferos ,
quos utique necdum totaliter raundos reliquerat, totius civitatis per seditio-
nem pessimam quantocius procuravit in se ipsam concitari plebem. Cives ergo
concurrentes ad arma, nescientes quid mallent, quidve eligerent, quippe cum Episcopu,
plu ri mi essent qui causam conciirsus ignorarent , stabant in foro veluti ferrei ^ïam.
homines, optime armati, contra sese hastas et tela vibrantes, ita quod facile erat
inBnitam civium multitudinem occumbere , atque mutuo se ferro transfixos
innocenter neci dari. Quod procul dubio factum fuisset, nisi dominus Leo-
diensis, a mensa ubi pransurus sedebat surgens, cum parva sua familia oppor-
tune seipsum in médium furiosi populi objecisset, vibrantibus gladiis et
exertistelis non obstantibus. Hic igitur tanquam e coelo missus, cum terribilis
esset impiis et blandus piis, bénigne curavit etiam ipsa pectora ferrea oppor-
tuno sermone mulcere , ad concordiam et pacem suos concives dulciter hor-
tando et commonendo provocare. Quod cum non sufficeret, per singulorum
officinas camerasve studiosus princeps, sollicitus pastor, suarum ovium spe-
cialem curam gerens, tandem liccl laboriose satis efiFecit, quoduno saltem (qui
receptor civitatis erat Henricus de Ynous nomine) in captivitatem Iradito, Renricu
non obstante malevolorum murmure, totam deinceps civitatem ad quietem et
corcordiam reduceret. Sed ut hoc facilius fteret, electi sunt ex singulis minis-
teriisviri etdeputaticommissarii, quorum quidam eorum parati esse deberent.
17
pacis et coa-
amator sin-
de Ynous.
H).
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130
JOHANNIS DE LOS
Ruina cbori apudS. Ja-
'cobum.
laleri principis adhaerenles dura necessarium foret, et alii ad satisfacien-
dum populo ad computationes et rationes reddendas certo et determinato
lempore insistere possent. Haec autem cura in principio satis ardenter fieri
Yidebantur, et successu temporis more consueto lentescereat , et inde po-
pulus facile grunire * coepissel , dominus episcopus ex murmure concitatus
semper cupiens murmuriosum populum sedare et ad quietudinem sollicite
reducere, et ob hoc nonnunquam per siD(yulorum mioisteriorum caméras
circuiret, conligit ipsum ullima Junii , dum cameram drappariorum visi-
Epiicopuidumcompo- tasset, descendeutem de fj^radibus cadere, et sraviter circa p-eoua. crure a
nerecivestuniultuan- i* i -i • • • U U "
t^^siudet, crus sibi naturali loco tibiae divulso, laedi ac exinde enormiler ioBrmari. Propter
quod fere duorum mensium spatio lectulo decumbeus, tandem medicorum
industria adjutus, pulcherrimum patientiae exemplum cunctis suis subjectis
seipsum exhibuit.
Eodem vero die eademque fere hora qua , prout praelibatum est, dominus
episcopus de gradibus cadens laesus est , apud monasterium sancti Jacobi
Leodiensis, lapidea presbyterii celatoria multo terapore senio dissoluta in terram
corruit, et fracto pavimento chori circa summum altare per suum casum im-
maniter per fractam aperturam super sepulturam domini episcopi Baldrici ,
subtus in crypta sepulti , cecidit. Sed et in choro marmoream tabulam seu
altaris mensam , multo pretio aestimatam , dissipando in raultis frustis com-
minutam , irrecuperabiliter confregit. Quae res cunctos conspicientes in admi-
rationem et sluporem convertit , partim causa existens doloris , ob \idelicet
damnum subito illatum, et partim causa exstans laetitiae, pro eo scilicet quod
cum hora esset circiter oclava ante meridiem, nemo ex praetacta ruina , ne
dicam oppressus morluus , sed nec in aliquo saltem laesus fuit repertus.
Verum hoc anno nec non et duobus annis praecedentibus , dominus Johan-
nes , abbas sancti Jacobi , ad magna se accingens magnanimiter, fere a centum
annis opus novi chori dudum inceptum et multo tempore intermissum per-
ficere curavit, et in dies, prout cernitur, ad consummationem ipsius studiose
insistendo sese utiliter exhibere non pertimuit.
Hoc vero anno, circa initium mensis Junii , ob defectionem Swittensium at-
que eorum fidem non satis bene erga regem Francorum serratam in Italia ,
non longe a Mediolanensi urbe Francigenarum maxima exstitit multitudo
Johanoet abbas S. Ja-
cobi choruin exaedi-
ficat.
HeUetii regcm Galliae
produol loimicii.
ï Gmnnire, murmurare porcorum more {Groigner).
CHRONICON
131
prostrata. Quae res regno Franciae plurimam intulit confusionem et doloris
raateriam. Praeterea ut liberius rex Angliae sese intérim regno Franciae infun-
deret, mediante favore Brabanlinorum , quos sibi in auxilium vocare procu-
ravit , treugis jam datis inter ducem Gelriae et Burgundionum ducem ,
Carolura videlicet, adhuc ob aetatis defectum sub tuloribus et actoribus
degentem, rex Henricus Antrliae finlerfecto et decollato iam illo qui de Alba BeUum imer reges An-
" . . u V .1 gliae et Galliae.
rosa dicebatur, cui jure successionis ipsum regnum Anglicanum putabatur
competere) e vagina suae crudelis dominationis exiens, cum immensa copia
armatorum transito mare, terminos Franciae coepit occupando potenter inva-
dere, et passim contra se resistentes subjugando in deditionem facile reci-
pere. Quare accidit, quod cum aliquandiu civitatem Morinensem obsedisset, Mormense «cidium.
et contra eam immanissime die ac nocle terribilibus bombardorum instru-
menlis pugnavisset, perplexos ac perterritos raox facile in deditionem com-
pulit, et in suî potestalem quantocius redegit. Quam ingressus, non satis
bene fide servata, totaliter igni concremandam crudeliter decrevit. Quo per-
petrato facinore, etiam Tornacensem civitatem aggressus post non diutinam Tomacum capitur.
obsidionem , salvis corporibus et civium substantia , sibi deditam statim abs-
que magno obstaculo possidere coepit, eamque ex Francorum dominio eripere
curavit.
Denique , quod praelergrediendum non aestimo , hoc eodem anno , in qua-
dragesima tamen praecedente , dominus Julius papa facile infirmatus morta- juHî pontifias mor$.
litatis tunica se exuens diem clausit cxtremum. Quo mox defuncto, dominus
Laurentius de Medicis cardinalis , Deo disponenle, tanquam ex insperato con-
corditer in papam est electus, et Léo decimus exstitit appellatus. Hic vir bo- lco summus ponufex.
nus et pacificus quieti se tradens, Christianorum reges et principes, quantum
in se fuit, ad pacem et concordiam concitare opportune curavit, pro ecclesiae
defensione fideliter sese exhibendo.
Igitur sequenli anno, qui millesimus quingentesimus decimus quartus com- nu.
putatur, defuncto abbate Vallis Sancti Lamberti in Leodio, dominus episcopus
apud Sanctum Jacobum in insula Leodiensi, feria tertia post dominicam Pal-
marum , consecrare studuit per se ipsum dominum Johannem electum in ab-
batem monasterii Vallis Sancti Lamberti. Dominus vero episcopus, peractis joLannes abba$ v.iiis
festis Paschalibus, post diaelam lentam quae jam fuerat in quadragesima prae-
cedente , ob quamdam diflFerentiam quae fuerat inter ipsum et canonicos ec-
clesiae majoris , de celebrando videlicet festo translationis Sancti Lamberti , lur Erardi praesuiis lu
Galliam.
'il
132
JOHANNIS DE LOS CHRONICON.
cujus ecclesiam jam tune pretiosissimià tapetiis recenter ornayerat, leviter
occasione accepta, et praecipue propter causas necessarias ad regem vocatus ,
in Franciam se transtulit, ubi in regia curia favore et honore maximis prose-
cutus, per ipsum regem mox ad majora digne sublimandus, cunctis se no-
bilem , amabilem et magnanimem viruua exhibuit atque exhibere opportune
curavit.
EXPLICIT CHRONICON JOUANNIS DE LOS ^ ABBATIS S. LAURENTU.
HENRICI DE MERICA ,
COENORII BETHLEE9IITICI PROPE LOVANIUM PRIORIS,
COMPENDIOSA HISTORIA
DE CLADIBUS LEODIENSIUM ;
EX COD. HS. BIBLIOTHECAB EEGIAE BRCXKLLE?(SIS.
Il
'4
\\x^\vv\vv\\vvvvvvvvvv\l\\vv\v\v\\^l^^l\^lvvvvv\\^^\vvv\v\^lv^^
INCIPIT PROLOGUS
IN
COMPENDIOSAM HISTORIAM DE CLADIBUS LEODIENSIUM,
FACTAM ANNO 1469.
Petit a parvitate mea fraternitas tua , Charissime Supprior, de iis malis quae
super Leodienses noviter emerserunt , ad Dei laudem quidpiara litteris com-
mendare *. Neque enira res lalis est nostris sub oculis nuperrime factitata.
quam non liceat, non expédiât, non deceat per litterarum monumenta pos-
teritatis niemoriae relinqui. Sed ut verum fatear, de Leodiensium recenti
clade, miserabili strage , peremptoria desolatione , si quis forte scribere vellet,
ingenti volumine, summo ingenio, ferventissimo studio, plurimo otio opus
esset, quodque digne perficere mei ingenioli sine dubio facultatem excederet,
nec mei status humili proposito conveniret ; siquidem in domo mentis meae
non est panis vitae et intellectus , raeumque potius esset in angulo monasterii
* Monasterii Belhleemilici Prior seu superior acli , confugeraDl. Licuit ilaque Henrico de Me-
eral auctor. Ad hoc monasterium , uti eliam ad rica rerum hoc tempore Leodii gestarum serieni
alia civitatis Lovanieusis coenobia et collegia, ab oculalis testibus plenissime percipere. Cfr.
plures e clero Leodiensi, bellorum calamitate praefat. §. II.
t
m
136
PROLOGUS.
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,^\w\\^\'vv\lv^^^\^'v\'^fvv\^^'wv\^^^.^^^'v\^v\^\^\^'v^
mea meorumque peccata deplangere, quam novis gestis conscribcndis dili-
[Tcntiam adhibere. Nihilominus el hoc adjiciendum , quod pauca admoduin
de plurimis mihi comperla sinl, qiiae tamen reoreo viciniora esse vero, quo
magis magisque divul^rata in piiblico. Ut tamen pro velle tuo et pro posse
meo, Deo donante^ aliquid faciam, totius origincm mali seriemque gestac rei
suinma breviiate contexam.
COMPENDIOSA HISTORU
DE
CL4DIBUS LEODIENSIUM
»«9<N
CAPUÏ PRIMUM.
Cur dominus Johanms de Heynshergh episcopatum restgnaverU.
Igitur dum annus Domini MCCCCLV evolveretur , dominus Johannes de
Heynsbergh , posteaquam triginta annis et ultra Leodiensi ecclesiae praefuis-
set , videns populum suum nimis effrenem moribus , et ita insolentem ut jam
non humiliter acquiescere , sed audacler repugnare consuesceret , et nonnun-
quam tumulluaria vociferatione impetum in eum facere attentaret, moerore
nimirum coepit aftici et taedio contabescere. Unde malens nullum habere
dominiura , quam super generationem pravam et perversam ac populum in-
domabilem deinceps gerere principatum, episcopatui ad opus illustrissimi
juvenis Ludovici de Borbonia cessit, salva sibi quoad viveret certa pensione.
Erat is Ludovicus, filius ducis de Borbonia, praepositus sancti Donatiani mar-
lyris, Lovanii residens, annorum viginti et quatuor, cujus erat avunculiis
Philippus illustrissimus princeps, cui in hoc facto suo Johannes de Heyns-
bergh complacere \olebat, et per eum populum nihilominus edomare. Nam
18
I;'
138
HENRICI DE MERICA
II
il
V '
V
h.
securii ipse reputabat et dicebal : «Cum sit manus mea invalida, veniat maniis
Philippi ducis super populum istum. » Philippus ille erat Biirgundiae Braban-
tiaeque dux inclytus, non minus animo quam sanguine clarus , terra marique
polens ^ et maximis re^^ibus non inferior. Emissa cpiscopatus resi^j^nalione per
Johanneni de Heynsbefgh , Ludovicus iste electus et confirmatus est in domi-
Dum terrae Leodiensis. Sed enim ex mutatione pastoris non est facLi mutatio
iDoris. Cerneres adhuc in populo passim fieri strepitum et tumullum , turbari
ordinem , confundi fasque nefasque , cuncta agi violentia , voluntatem pro
ratione regnare, perire leges, justitiam exulare. Sed heu ! Qui legem Dei no-
verat, clerus ipse legi contraria faciebat. Huic autem moris erat per abrupta
Titiorum progredi , corruptae vitae per vias incedere, luxui atque ventri ina-
gis quara spiritui deservire.
CAPUT II.
De cnusis desolationis terrae Leodiensis.
At licel abundaret iniquitas multoruni et charitas refrigesceret , duplex ta-
men pestis hujus, quod vidimus, mali seminariura exstitit et totius patriae per-
ditionenn induxit. In clero avaritiae insatiata rapacitas ; in vulgo immoderata
dominandi cupiditas. Quam inique egerint, quantas truffas* exercuerint in
illoterritorio procuratores fiscales et rurales syndici, quorum pergrandis nu-
merus erat , quanta eis fuerit inhuraanitas in concinnando dolos , quanta cru-
delitas in raagniBcando super innoxios supplantationem , quanta incivilitas in
evacuando marsupia , incredibile dictu est. Per magnum nefas citabantur \il-
lani simplices venire Leodium, et ad judicium trahebantur. Arguebantur
sceleris immunes a scelere, et accusabant innoxios praevaricationis ipsi prae-
varicatores legis. Ciimque ne verbo quidem dignum essel, quod astutia versi-
pellium objecisset, tamen enormiter peccasse famabantur , cum per siraplici-
tatem nimiam nec se defendere, nec objectis potuissent articulis respondere.
Non apparebat quonam modo insontes oves luporum rapacium morsus potuis-
séut evadere. nisi exhaustis marsupiis iilorum imperiis obedirent; alioquin
* Truffa, frau$ , nequilia.
DE CLADIBUS LEODÏENSIUM.
139
ecclesiae gladium super se nossenl procul dubio evaginandura. Heu! heu! qui
raala haec vice Domini corrigere debebant , puta advocali et domestici curiae,
tamquam canes rauli non valentes latrare , magis curabant ea blandiendo pal-
pare et parlicipando fovere , quam emendando coirigere. Nam pariter ns
dilabantur rapinis, iis dapibus vescebantur, fabricatores raendacii, artifices
doli , tantum habentes de verecundia quam bufo de cauda. Videns itaque
tanla mala in dies succrescere, manus laica accensa est animo facere vindictam
in nalionibus et increpaliones in populo clericorum. Quorum irrumpens ha-
bilacula , tam gravem insultum fecit in eos , ut , spolialis domibus , direptis
bonis, scriplis in frusta concisis, si pellem suam illaesam conservare voluis-
sent, céleri fugae consulere et clandeslino abscedere cogerentur. Multi autem
eorum fusligati , nonnulli ad morlem usque caesi sunl , et plerique qui manus
hominum potuissent evadere, per horridam et improvisam mortem incide-
runt in manus Dei viventis , et quidem salis juste. Ut qui sceleris fuerinl par-
ticipes, et animadversionis sint consortes. Et nemo mirelur si maie agentes
raale perierint, si maie condilae dapes peccalorum gultura strangulaverinl.
Haec quam maxime in comilalu Lossensi , ubi procuratorum raalitia plus exar-
serat, agebantur.
CAPUT III.
'n
4
Cur commotus fuerit dominus Leodiensis in populum suum.
Conqueritur ergo dominus a laïcis sibi in jurisdiclione sua praejudicatum
esse , et arguens eos praevaricationis dicit quod de clero suo se non inlerpo-
nant', clerum suum corrigere non attentent ; corruplionem curiae non iilorum
curae. sed suae subjici disciplinae. Fuit et alia ratio domino forte pugnantior
contra eos. Habebant Leodienses consuetudines multas, quas ipsi nominabanl
privilégia , abusiones tamen rectius appellandas , quum saepe contra ratio-
nem , contra jura , contra legem Dei , contra aequitatem et justitiam milita-
rent. Illarum occasione ^olebant ad nutum regere mundum , arctare eccle-
siam , sese de religione interponere. Per has alicui recusabant subjici, sed
omnilus quaerebant etiam Domino dominari. Unam tangam de pluribus,
exempli causa : si fur, si facinorosus , si homicida , si monachus apostatain so-
h?
140
HENRICI DE MERICA
daiitium sorlemque mechanicorum fuisset admissus et ipsoium maiius im-
plesset , non limebat corrigi , non poterat captivari. Absit . absit ut quispiam
manus misisset in eum stantem et libère ambulanlem ubi vellet, in ci vitale
dumtaxat ; siquidem fabronim maliens defendisset eum ab omnibus perse-
quentibus eum. Si obniti velles, prius vidisses confusioncm tuam quam cap-
tionem suam. Sic consuetudinibus ^ imo vero abusionibus ita innixus erat
populus ille , ut anteaquam vel unum iota pateretur abradi , praeeligeret lo-
tam terram subjici excidio et capita sua periculo.
CAPUT IV.
De eo quod regem petierit pars utraque ^ .
Hinc igitur inter dominum et territorium suum lamentabilis simuitas exo-
ritur; bic causa jurgiorum sumpsit exordiura. Cumque post multa coiloquia
pars altéra alteri cedere noUet , complacuit utrique adiré regem Franciae Lu-
dovicura spe pacis et concordiae , in quem pars utraque levabat oculos confi-
dentiae; nam Leodiensium amicus erat, et nibilominus patrinus domini et
consanguineus de propinquo. Verum in ipso itinere commenta fraudium Leo-
diensibus fabricabantur per fictum , non factum , crimen laesae majestatis.
Sed lucescente verilate, baec ita redigebantur ad nibilum , ut quod dispone-
batur ad luclum converteretur in gaudium. Nam commissarii domini a facie
régis revertebantur inglorii, aliis reportantibus gratiam régis, sed non finem
litis. Haec autem subreptio , imo mendacii couBctio , domini causam non mi-
nime deteriorabat . partemque contrariam ad pacem reddebat invitam , ut
postea reipsa probavit eventus. Moxque Leodieuses quosdam fautores do-
mini , qui bujus conBctionis et auctores et conscii erant , proscriptione dam-
nare et bannire coeperunt , quod aegerrime cepit dominus , quod hoc ipsum
in praejudicium cujusdam jurati statuti directe vergeret, et talia praesumere
absque ejus conniventia illis foret illicitum. Quamobrem exasperatus justitia-
rium eis abstulit , et quae sui juris erant officia instituere noluit. Elongavit se
ab illis, et Trajecti se recepit ; et facta est terra Leodi'ensis quasi absque lege
et domino plurimo tempore.
1 Quam ob causam pars utraque Galliae re- sapra p. 12 et seqq.
gem Ludovicum XI adierit , latius exponitur
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
141
CAPUT V.
Quod nuUis niediantibus laboribus componi paœ potuerit.
Ordinantur inlerea et servanlur coiloquia et diaetaepro bono pacis, nunc
quidem apud Trajeclum superius, nunc apud Bruxellam coram duce Phi-
lippo, cujus supra fecimus raentionem. Mittit ille a latere suo dpminum
Tornacensem, doctum et prudentem virum*. Et veniens Trajeclum, dein Leo-
dium pelens , proposuil arliculos ulique ralioni consonos et avisata perop-
tima, pro bono partis utriusque, ut convenirent in unum. Mililabant enim
contra rapacitatem cleri et turpis quaestus nundinas. Vergebant nibilominus
in dispendium insolenliae vulgi. Sed heu ! oranis conatus ejus redibat inanis
et effeclui efficientis minime respondebat. Quumque enim aures suas libenter
illis dominus Leodiensis accommodaret , et ad observandum promptissimus
redderelur. malelamen sonuit in auribus Leodiensium aliquiddare pro exces-
sibus et consuetudines deponere abusivas. Illas ut privilégia defendebant
utilia , illis adeo pertinaciter inhaerebant , ut prius esset prosterni eoset jacere
supinos in terra , quam jura sua relinquere. Dominus ipse natura fuit vir
bonus, animo lenis, conversalione placidus, sermone suavis, qui semper op-
taret bonum agere, paratior misereri quam ulcisci , parcere quam ferire. Si
jam corruplus sit , si a prislinis moribus degeneraverit , non juveni bonae
indolis , sed domeslicis pravae conversationis potius impulandum est. Nec
mirum. Quomodo qui maie agerenl bona docerent? Qui quaerebant quae sua
sunt, non quae aliorum, et qui bonum privatum bono reipublicae praefere-
bant. Hinc per prophetam ad Sedeciam regem Dominus ait : « Seduxerunt te
viri pacifici tui. » Et Dominus in evangelio : « Inimici hominis domestici ejus. »
CAPUT VI.
De interdicto in Leodieuses posito.
Ilaquecum Leodienses ad reformationem morum suorum inflexibilesessenl,
gladio ecclesiae coepit se accingere dominus , terram suam ecclesiastico sub-
* Cfr. supra p. 14.
U2
HE:\RIC1 de MERICA
jiciens interdiclo. Op|)idum Hoyense non invoheral inlerdiclimi , quia fide-
litalcm ecclesiae servans, communicare noiebat actibus elconsiliis iniquoriim.
Verum interdictum hoc Leodienses tamquam injuste positum cavillabantur.
et pro discutienda verilate etjustitia^ diaeta concipitur apud Trajectum. Ad
quam non adducunt illi jurisperitos et doctores suos ^ in quibus non habebaiit
fiduciam , quia partiales eos judicabant : sed prece pretioque venire faciuot
majores magistros in jure studii Coloniensis. Illi per argumenta sua injustum
fore interdictum probare moliuntur, et ob id nullius roboris vel momenli.
Sed is quem dominus Leodiensis ipse miserat ad diaetam . magister Raymun-
dus de Marliano , doctor utriusque , cassalis argumentis, interdictum esse
justum justeque positum clarissima assertione praedocuit , et ita alioriun
ora conclusit, ut ultra quid dicerent non haberent. Magister ille erat doctor
ordinarius in decretis universitatis Lovaniensis , accitus a domino Leodiensi
pro consilio tribuendo, habens de litteratura multum. de epikeia parum.
Nam omnia jura in scrinio pectoris sui censebatur habere reclusa; sed ritmn
gentis et morem patriae ignorabat, ut Italus^ Erant quoque tune temporis
duo proceres, Johannes de Hamalia et Rasode Heers, domini temporales, inter
quos grassabatur lis perpétua et odium immortale. Hic ditior erat , nobilior
ilie : iste Leodiensium , ille fovebat domini partem. Alter in alterum inimici-
tias exercebat ; alter alterius dominium ferro et incendio devastabat. De quo-
rum controversiajactura publica ecclesiaeque dispcndium non minime crevit.
iNam Johannes erat potens apud dominum , Raso apud populum. Primus vir
audax et magnanimus, alter capitosus et praeceps, multum habens de im-
petu , de modestia nihil ; fautor schismatis, hostis pacis. Dicere solebat ipse :
Quid nobis et paci? si pas Tenerit , nihil ero. Existimabat faciem domini et
suoruni, quos gra\issime offensos habebat, facta pace, implacabilem fore sibi.
Miser homo , cur tantopere pacem fugis? Poterat tibi aliquid boni pax tri-
buere , guerra nihil. Ecce jam juxta votum tuum, propter demeritum tuum,
guerra venit, pax non venit. Tamen totus fractus es; imo nihil factuses!
1 Raymundus de Marliano in hac diaeta for- Chronicon Belg. ad an. 1460, Méiuires roDR
tiler propugnavit Ludovici Borbonii causant ad- scktis a l*hist. ob Fka?ice et de Boiihcocne, in-4'',
versus tumultuanlem populum, queai doctores 1729, tilulo Remond de Marlieu, et Valerii An-
Acadeiniae Coloniensis tuebantur. Clr. J/agnurn dreae Fast. Acad. Lot., p. 164.
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
1»
CAPUT VII.
De excommunicatione Leodiensium. et appellatione eorum.
Non cessabant utrimque viri boni laborare fideliter per crebras diaetas et
tractatus amicabiles , quomodo , discordiae nebulis dissipatis . pulchritudo
pacis occurreret, et sol, qui erat in nubilo, laetior refulgeret. Cum autem
tracUtus omnis casso labore deficeret, resque pertracla in dies augraenlum
mali sumeret , partibus nimium induratis , ad notitiam Pii papae delata est.
Ille aulem ad requestam partium Pelrum quemdam ambaciatorem ad terri-
torium Leodiense transmisit, in utroque doctorem*. Petit ille pro diverticulo
Aquisgranum, in domo canonicorum regularium faciens residentiam. Ubi ad
se accitis partibus, earumque causis mature digestis, confugit tandem Tre-
verim procul a finibus Leodii, veritus obstrepentis popuh barbaricam feroci-
tatem. Quo persequentibus partium commissariis , sedens in loco judicu
tamquam judex , Leodienses tamquam profanos, rebelles et incorrigibiles ex-
communicationis vinculo innodavit. A qua tamquam jndebita et injusta sen-
tentia illorum conimissarii ad sedem apostolicam appellarunt. Appellationem
et suspicionem reipsa dignam faciebant in oculis eorum , magistri Raymundi
suspecta persona , cujus manus cum legato fuerat, cujus quoque de consilio
totus ipse pendere dicebatur ; et erat non mediator bonus , sed partialis valde.
Eliguntur itaque solemnes ambaciatores, et a domino terrae , et ab ecclesiis,
et a nobilibus, et a communitatibus , et ad romanam curiam diriguntur,
facUpriusunanimi comproraissione in dominum apostolicum , tamquam arbi-
trum et judicem summum, ut quidquid ille definierit de tota causa, ab om-
nibus iuviolabiliter observetur. Et banc promissionem pro majori robore
scripte firmant, vallant jurejurando, et sigillorum sùorum appensione com-
muniunt. Dominus papa Paulus succedens Pio defuncto, cum audisset or-
dinem rei geslae, sententiam latam per Petrum legatum approbavit tamquam
justam. Nihilominus salis pius et propitius factus Leodiensibus decrevit, ut
ad spatium quatuor mensium hujuscemodi sententia suspensa maneret ac dé-
bite carerelefiFectu, quatenus intérim mature super maie coeptis resipiscerent
m
♦•;J
• Cfr. supra p. 16.
144
HENRICI DE MERÏCA
et cum domino suo pacifiée eonvenirent. Alioquin sentenlia ipsa se noverint
esse feriendos.
CAPUT VIII.
De praevaricatione Leodiensium et tutore eomm^.
Anno Domini LXV*"^^ Leodienses pessimum iniere consiliiira., ut causa ad-
hue in lile pendenle, facerent unde nimirum fieret confusio et illusio iis qui
in circuitu sunt, et emergeret opprobrium sempiternunfi super capilaeorum.
Nam Raso de Heers, et Bari Surleth, et alii nonnulli ex parle Leodiensium
pergebant ad nobilem virum magistrum Marcum de Baden , germanum fra-
trem comitis de Baden, quem proraissis illectum Leodium inlroduxerunt.
Ërant tune festa paschalia ; at vero civilas tota ruit illi obviam , et pro jucundo
adventu novi domini , non pro resurrectione Jesu Christi , dies festos agunt
illi. Laetabantur, sicut exultant victores, capta praeda, quando dividunt spo-
lia ; sed extrema hujus gaudii luctus occupavit. Contigit autem eodem tem-
pore et ambaciatores a curia rediisse Leodium. Qui, ut a papa habebant in
mandatis , relationem et de mente papae et de iis quae caiisam concernebanl,
volebant quidem facere , sed sub poena capitis prohibebanlur. Itaque homa-
gium Raso et complices sui magislro Marco faciunt, fidelitatem promittunt,
eumque in defensorem ac tutorem patriae suscipiunt ; Ludovicum de Borbo-
nia, eleclum et confirmatum, verumque dominum terrae, sic abnegant, ut in-
signia armorum ejus ubique locorum delrahi jubeant , et sub poena capitis ne
quisquis de caetero eum dominum Leodiensem nominet interdicant. Quid
plura ! Mittunt praeterea veridarios ad rectores oppidorum, ad nobiles et va-
sallos patriae, et Leodium quantocius properare praecipiunt. Quibus imprae-
sentiarum positis dicebant : « Facile quod et nos fecisse videtis, aut cum per-
ditione bonorum incontinenti gladio feriemini. » Nonnulli vero, arcta necessilate
constricli , réclamante conscientia , faciebant quod facere cogebantur , qui sci-
licet extra patriam unde \iverent non haberent. Quamplurimi pluris existi-
mantesconscientiamquam substantiam , verentesque potiuspericlitarianimam
I Supra p. ââ et seqq.
2 An. 146».
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
145
quam famam, dato loco irae, fugae praesidia quaesiere. Hos contmuo tam-
quam tradilores et schismaticos proscriptione damnabant ; horum bona per
filios perdilionis , qui de Viridi Tentorio dicebantur' , diripiebant, combure-
banl, abalienabanl. Heu ! non fuit eis cordi quid promiserint, quid signaverint,
quid juraverint . non cuique homini , sed vicario Christi , sed successori Petri ,
l)arbaris in hac parte détériores, apud quos violare fidem et juramenta fran-
gere . est caput amiltere. Certe apud canonicas sanctiones , in qualibet actione
triplex consideralio adbibenda est. Considerandum etenim est, quid liceat, quid
deceat, quid expédiât; liceat secundum aequitatem, deceat secundum honesta-
tem. expédiât secundum ulililalem. Proh dolor! Leodienses verligmem ca-
pilis passi , aequitatis erant incurii , honestatis immemores et salutis exortes ;
unde omnia violabant, omnia confundebant, cuncta profanabant, Deoetho-
rainibus odiosi. Quis haec audiens non obslupescat? Vere, vere, nunquam
ad banc slullitiam , imo vesaniam prorupisset populus ille , si non fuisset
venumdalus facere malum, et datus in reprobum sensum, ut videns non vi-
deret, et audiens non intelligeret , et converteretur et sanaretur a Deo. Unde
accidit. ut quocumque se verlisset de caetero, haberet infortunium, discrimen
incurreret, oppiobria sustinerel, sed et papa Paulus secundus, qui nunc prae-
sidet ecclesiae Dei, senlenliam excommunicationis fulminaret super eum , non
quidem super populum universum , sed super Rasonem et complices suos , qui
ecclesiam spreverant, pacla solveranl, ettantorum malorura fuerant incentores.
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CAPUT IX. .
Qtwd Leodienses dïffidanmt Phtltppum ducem et Carolum filtum ejus.
Denique non verebantur Leodienses malum raalo addere, stultitiam stulti-
tiae cumulare. Neque sufficit eis in perniciem salutis suae dominum papam
habere contrarium, quin etiam in praejudicium prosperitatis suae oculos ma-
iestatis Philippi ducis tentarunl offendere. Quid enim? Ad ipsum tune Bruxel-
lae morantem mittebant nuntium . publicae diffidationis lilteras perferentem ,
alque pelulanti animo diffidabant eum cunctosque fautores ejus. Neque hoc
» Cfr. »upra p. 53.
19
146
HENRICI DE MERICA
contenti , diffidabant et filiiim ejus unicum Carolum , comitem de Charloes ,
et omnes coadjutores ojus. Is eo in lempore ducebat exercitum , belliimque
movebat in regione Franciae conira Liidoviciim , regem Franciae , volens vin-
dictam siimere de rege, et quidem satis juste. Rex equidem quaesierat noala et
patri suo et sibi , et insidias posuerat eis non semel , sed iterum atque ite-
rum , conatus pro bono reddere malum. Et certe cornes idem, sicut in nulla
re régi fuerat obnoxius , unde vel tennis querela posset dari regi adversus
eura , ita quoque Leodiensibusnunqiiam vel verbo nocuerat , qiiin potius bene
favorabiiis pro bono mutuae pacis semper, uti poterat, laborabat. Noiebant
tamen illi credere pleni malis suspicionibus , et ad insipientiam sibi. Caeterum
impleta videtur effectualiter in Leodiensibus deprecatio , imo potius impreca-
lio Jeremiae, quadicebat : « Duplici coutritione contere eos, Domine. » Rêvera
duplici contritione contriti et duplici plaga consumpti sunt, dum videlicet
interior homo ecclesiasticis censuris interiit , et corpoream vitam gladius mar-
tialis extinxit. Quam debili fiduciae innixi sunt talia praesumentes ! ConBde-
bant etenim non in Domino Deo, quem ofiPensum habebant, quia vicarium
ejus contempserant ; non in justitia qua carebant , sed in collisione armorum
quibus abundabant, et in virtute propria, quae tamen respectu contrariae
majestatis permodica erat , quamquam ad resistendum omni populo et na-
tioni vires sibi sufficere temerariejactitarent. Propter quod verburacalumniae,
quod de populo Moabitico Isaias ait , de populo Leodiensi apposite videtur
intelligi posse : « Audivimus superbiam Moab : superbus est valde ; superbia
ejus , praesumptio ejus , arrogantia ejus plus quam fortitudo ejus. » Sane leva-
. bant ipsi oculos in regem , et in eo maximam spem ponebant ; sed non venit
eis auxilium ab eo , qui factus est eis baculus arundineus ; nam innixi super eum
stare non potuerunt, sed ceciderunt in terram. Rex promissione dives, exhi-
bitione pauperrimus, rex sibi ipsi auxiliari et ante faciem Caroli comitis stare
non potuit , vel in medio regionis suae; sed ab eo fugatus, victus , humiliatus
est. Quantum aliis auxilium ferre posset, qui sibi praestare non posset? Tu,
popule stulte et insipiens , utinam sapéres et intelligeres , ac novissima prae-
videres ! Ecce enira fortior te superveniens vincet te; universa arma in quibus
confidis, auferet a te, et spolia dividet in te. Ecce civitatem gloriae tuae,
coronam patriae tuae circumdabit vallo ; undique coangustabit eam ; et ad
terram prosternet eam , et fîlios ejus qui in ea sunt , eo quod non cognoveris
culpam transgressionis tuae.
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
147
I
CAPUT X.
Quod Leodienses coeperunt primo forefacere et damna inferre
Philippo ditci.
Posl verba ventum est ad facta. Neque enim se conlinere poterant a male-
faciendo , qui non laesi provocaverant diffidando , non intelligentes quod
cuncla maie ministralimpetus. Primi ipsi verborum injurias irrogarunt , primi
damna rerum intulerunt, primi ad laesionem corporum proruperunt. Mox et-
enim terram Brabanliae ultra Mosam ingressi , hostiliter rapina , ferro , incen-
dio cuncta depopulati sunt. Terra de Daelhem plus aliis perditioni subja-
cuit. Perierunt a facie ignis castella , nobiliumque domicilia , ac praedia
permagnifica, atque villae non paucae, quae et pulchritudine aedificiorum
etoperum varietate , et pluraliUte plebium oppidis adaequari potuissent. Sed
o rem novam ! rem detestandam ! rem omni vilipendio dignam ! Femmeum
genus in hoc itinere scelerato sesc virorum agmini sociavit , induensque et
animum et habitura masculinum , masculos ipsos crudelilate devicit. Quid
vobis et armis, o mulieres fuligine tetriores ? Virorum certe est, non mulie-
rum. arma ferre, ad bella procedere. Veslrae potius disciplinae est manere
domi, lanificio intendere, cibaria decoquere, pulmenta praeparare. Quod si
pugnare delectat, non inter mares, sed inler Amazones sorlem accipite; ha-
rum , non illorum . communionem habetote. Progrediuntur insuper et apud
oppidulum de Valkenborch , fortissimo Castro praeditum , lentoria figunl.
Ubi dum moras facerent et obstacula invenireut , ecce magister Marcus, tutor
eorum , considerans execranda opéra profanorum , quod scilicet non esset ti-
raor Dei ante oculos eorum , quod censuras ecclesiaslicas tamquara nihil et
inane ducerent , quod in vano animas suas acciperenl, quod non laedentesse
laederent , quod de amicis inimicos constituèrent, quod non ralione, sed impelu
cuncta agerent , quod eorum malitia in dies accresceret, quod mala initia pes-
simos eventus et infaustos exitus habitura forent , nimia poenitudine ductus
et dolore intimo stimulatus, relicto thesauro suo, clam cum suis aufugitV Ma-
lebat nirairum solum natale repetere, quam in capitis sui periculum et salutis
m
I Cfr. tupra p. 27 el 28.
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11
!
148
HENRICI DE MERICA
dispcndium populo profano praeesse. Quo cognilo, illi nimium allonili et
confusi , \ix qiiid agerent et quo se verlerent discernebant. Saiie prae turba-
tione nimia, morae impatientes, cum scandalo, non sine damno ^ relique-
rant enim partem raagnam armorum anle locum obsessum), Leodium mox
repetunt , cauleriatam secum ferentes conscienliam et de eo quod acciderat
inaestinoabili confusione percellentes patriam universam.
CAPUT XI.
De nimia insolentia et transgressione Dinantensium.
Exenoplum civitalis sequunlur et oppida. Ulinani exemplum bonum de-
disset illa , quod ista aemulari poluissenl ! Oppidum Hoyense majus fortius-
que inter alia , sicut profanationis , ila quoque diffidationis semper expers fuit.
At vero ministri scelerum oppidi de Dinanlo incivile quoddam in comilem
Carolum perpetraverunt ; et quia enormius prae caeteris peccaverunt , prae
caeteris maliliae suae penas luere sunt coacli. Famabant voce procaci illum
esse spurium , et in slufa de domina ducissa ac Leodiensi episcopo gênera-
tum. Unde sumentes foenum alque stipulam , veteres ac altrilos pannos, in
ludibrium nominis sui formam humanam effigiant , quale genus monstri in
hortis satis ponitur ad abigenda volatilia, quale genus figmenti formidinera in
cucumera Baruch propheta nuncupat. Hancque confictam formam hominis
sportae impositam suslollunt in altum ac sagitlis aggrediuntur, insultantes
et dicentes : « Carole , Carole, bastarde de Heynsberch , ubi est potentia tua ?
Ecce datus es in manibus nostris. Défende te et eripe, si potes. » Proh pudor !
Deinde convicinos suos terrae Namurcensis et isti conturbant. Et primo qui-
dem impetu monasterium ordinis Cisterciensisdictum de Moliuis igné copioso
circumvallando , in favillas et cineres redegerunt. Ignis tamen jacturam evasit
ecclesia et dormitorium. Strictae illic observantiae monachi sunt et adeo
pauperes^ ut non de redditibus, sed de manuum laboribus vivere compeU
lantur. Sed quid ? Non revocabat sceleratos a scelere loci reverentia , non hu-
railis obsecratio mohachorura, non pauperlas fratrum , non bonitas vilae.
Utque mihi retulit viva voce abbas venerabilis , damnum per ignem illatum
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
149
ultra tria millia rhenensium florenorum justo computo supputari potest.
Sumptuosa erant aedificia, et domus grangiarum plenae bonis atque frugibus,
quas sponte gignit humus. Et hoc plene sciendum , quod inter mciviles et
profanos fuerant eliam viri cultorcs Dei, justi tenaces, sequaces honesli , qui
quae videbant mala abhorrebant , et quae corrigere non poterant, corripere
non audebant , ne subslanlia privarentur penitus et vita. Nam et railitem
quemdam in Dinanlojuxta monasterium praefatum ribaldi, volentes ecclesiam
incendio dare, arguebant schismatis et proditionis, quod scilicet obstiterit ,
quod ratione eos induxerit et prece deflexerit ab immani sacrilegio. Sic in
Dinanto , sic in Leodio, sic et locis in aliis.
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CAPUT Xll.
De duce Clevensi et drossato Brabantiae.
Philippus aulemdux , confeclus senio et virium impos , misit ad ducem Cle-
vensem consanguineum suum , puta sororis filium , ut festinato veniret, contra
Leodienses inimicos opem laturus; siquidem robur exercituset tola fere mi-
lilia a comité Carolo detinebatur in Francia. Veuit autem ille cum equitum
peditumque mulliludine non exigua , et in Thenis Brabantiae oppido se re-
cepit. Verum brevem lemporis moram faciens , nihil célèbre operatus est. In-
sultum ipse in hosles nullum ostendit , nec congressum uUum habuit; intulit
lamen damnum ignis. Sed quaenam est illa virtus bellica domos incendere,
opéra manuum hominum comminuere , nemine répugnante ? Unde Bruxellam
\aledicturus avunculo petiit, et, accepto stipendio , remeavit in sua. Eodem
tempore, communi decreto ducis et patriae, directus erat drossatus Braban-
tiae , nobilissimus cornes de Nassau, ad oppidum de Lewis, in extremis fini-
nibus Brabantiae conslitutum, ad tuendos fines terrae a facie oppidorum
Léodiensium quae in vicinia sunt , puta de Hassell et de Sancto Trudone ,
oppida grandia, populo plena, referla divitiis, forlibus portis, altis turribus,
densis raoenibus in circuitu communita. Ipse autem oppidum Lewense bene
communiens, et aggregans sibi copias virorum forlium , inter quos et erat
dominus Johaimes de Hamalia , cujus supra fecimus mentionem , et Walterus
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150
HENRICI DE MERICA
Bail, miles, emeriliis signifer , inlolerabilis hostibus faclus est. Non cessabant
autem adversarii Brabantiae fines eliam ad occidentalem plag^am iœpetere ,
praedando, captivando, occidendo, incendendo. Sed non impunc tulerunt,
quia eadem mensura .^ qua ipsi rnetiebantiir , remensum est eis.
CAPUT XIII.
De Victoria quant habuit drossatus de hostibus. .
Venit ergo vice quadam cuiu signis suis et ingenti strepitu niultiludo ma-
gna oppidi satis magni de Hasselt , quod est caput terrae Lossensis , exagila-
lura fuiorem suum in Brabantigenas. Conserta pugna , et drossato facto
superiore, plures adveisariorum ceciderunt in ore gladii ; nonnuUos rivus,
qui Gheera dicitur, eos a tergo impellenlibus Brabanligenis , deglutivit.
Alii autem fugae celeriori se commiserunt, reportantes ignominiam prae-
sumptionis suae, ut ipsi facere praesumerent ultra Gheeram transeundo, quod
progenitores sui semper facere timuissenl. Verbum quippe Salomonis est : « Ne
transgrediaris terminos quos posuerunt patres tui. » Unde recle isli confusi
juste humiliati sunt , quod videlicet salutaris consilii fuissent incurii et pa-
triis limitibus non contenti. Merito quidem exterruisset habilalores oppidi de
Sancto Trudone , quod est in pago Hasbaniae ad leucam distans a Lewis ,
lanta strages confinium suorum. Verum , sicut scriptum est : Semper praesu-
mit saeva perturbata conscientia , volebant et ipsi confidentes in viribus suis
aliquid attentare, unde laudem consequerentur penitus ethonorem. Etegressi
fortiter agere impegerunt in drossatum , qui non procul aberat. Proinde quasi
jam Victoria in manibus esset , resonabatvox una clamantium : Nullus évadât;
nemo vivere permittatur ; guttura cuncti perdant. At cum se inferiores con-
spicerent , humiliter precari coeperunt , qui paulo ante tumide minabantur ,
multa offerre , plurima repromittere , si evadere sinerentur. Sed nemo eorura ,
qui in manus bostiles inciderunt , exauditus est ; nemo vitam redimere pote-
rat, nemo difiFugere. Et quidem satis juste ; ut videlicet qui aliis cogita verant
inferre mala , haec et ipsi justo Dei judiciopaterentur, in eamdem , quara aliis
paraverant, foveam incidentes. Reliquos terga vertentes drossatus ipse cum
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si"
DE CLADIBUS LEODIEINSIUM.
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suis ad portam usque oppidi inseculus est , oppidum ingressurus, si porta
clausa non fuisset. Erat autem et nunc est Montenaken fortalitmm et antemu-
rale terrae Leodiensis ad australem plagam , de quo aliisque villis m vicmia si-
tuatispepereratecce in drossatum et coadjutores suos cuneusmgens hommum
imbellium etagrestium populorum rem magnam , rem facturus egregiam.
Parturiuni montes , nascetur ridiculus mus.
In quos tanta caede debacchatus est , ut ex eis mille octingentos viros pros-
trasse referatur. Fortalilium ipsum , ablatis bonis et occisis hominibus in eo
repertis , ferro diruit , igné succendit. Contigit autem in eis tribus pugnis per-
paucos ruere de parte drossali, cum caderent adversarii numéro plures m
multitudine copiosa. Et hoc quidem voluntate Dei factum esse credimus , qui
servos semper adjuvat, cuique difficile non est in paucis salvare aeque ut in
multis. Sicque humiliati, sicque confusi illi de caetero oppida sua egredi timue-
runt, delilescentes in illis a facie drossati , sicut mures in antris a facie catti,
et coiumbae in cavernis a facie milfisese abscondere consueverunt. Sane super
interemptis, etsi inconsolabilem fletum in prôpinquis naturalis extorqueret
affectio , vis taraen doloris non minime lenitescebat consolatione suscepta ,
quod scUicet autumarent illos pro defensione justitiae corruisse ; quod autem
in analhemate papae perierint . quod nulla relinquenles contritionis signa de-
fecerint , quod in locis profanis , instar pecudum , corpora putrida humata
fuerint, cordi non erat, quasi pro nihilo ducebalur. 0 miram excaecati populi
dementiam ! Posuerat autem Philippus dux Johannem de Curia, villicum infe-
riorem oppidi Lovaniensis in oppido Brabantiae de Halem , in extremis finibus
constituto , ad tuendum illud a facie fortis oppidi terrae Lossensis de Herck ,
quod ad dimidium leucae separatum est , cujus quidem capitaneus erat Jo-
hannesde Loboss, vir procero corpore, sed pavido corde. Hic, quamquam
multitudine populi longe fortior, insultum lamen facere vel conflictum inire
cum adversario semper extimuit. Quin imo inter porlas suas sese recludens,
adversarium et praedam auferre , et domicilia incendere ad portas usque op-
pidi, malis suis gentibus, perpessus est. Oppidum illud de Herck forte et ar-
roga'ns , postea per ducem Carolum sic humiliatum est , ut ligna et lapides de
dirutis portis et mûris suis oppidulo de Halem advehere, et vellet nollet, id
corroborare cogeretur, quod pro murorum carentia, pro vilitate portarum
et populi rarirate , antea turgido animo despexerat et pro nihilo reputabat.
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152
HEIN'RICI DE MERICA
CAPUT XIV.
De reditu Caroli a Francia , et tractatu pacvt inter ipsum et Leodienses.
INon multo posl, habita Victoria, pace facla , rebusque cum rege compo-
sitis , juxta notata , Carolus cornes de Charlois redire coepit a Francia. ÎNeqiie
tamen mox ut reversus est, terram inimicorum vindictam sumptiirus adiré
curavit , sed ad preces comitis sancii Pauli distulit , et in Thenismonte oppido
Brabantiae aliquamdiu demoratus est. Siquidem comitem sancti I^aiili ut
fautorem , ut mediatorem , ut advocatum Leodienses suis precibus praevene-
runt, postulantes per eura, in quo totius spei figebant anchoram, pacis
antidota sibi dari. Cornes hic, ctsi fidelissimus Caiolo , ut amicus tamen,
quaerebat bona Leodiensi populo, et non ad insipientiam sibi. Interea autem
dum habelur sermo, fitque tractalus inter partes de pace componenda , robur
exercitus per terras Brabantiae , Hannoniae et Namurci , quae sunt finitimae
terrae Leodiensi . ubicumque diffunditur ; quas aperiebat et offerebat Carolus
cornes popularibus suis, non ad illicitum abusum, sed ad necessarium ali-
mentum. Illi autem licentiae datae limites excedebant. et tyrannica delicta ,
rejectaque modestia, amicis, non ut amicos, sed hostes sese praebebant. Hos-
tium quippe est non ad sufHcientiam sumere. sed superflua extorquere , sequi
impetum , contemnere rationem. movere seditiones, turbationes alerc , in-
noxiis nocere , laedere insontes, nescire pauperes. clam furari, rapere inso-
lenter, sanguinem fundere, mulierculas deturpare. Et ad tanta facinora
ferventius rapiebantur , quod scilicet débita illis stipendia negarentur ; nam a
festo Paschae ad adventum usque Domini , quo haec fiebant , passi labores et
innumeris expositi calamitatibus in Francia, trium tantummodo mensium que-
rulabantur se stipendia suscepisse. Est tamen verbum apostoli : « Nemo militai
stipendiis suis unquam. » Etoppidadevitabantilli, quod scilicet illicarcerentur
ab insolentiis, et sumptus exsolvere cogerentur. Quaraobrem et villis , et
grangiis, locisque religiosis totum onus incumbebat. Mirum autem et valde
mirandum, ut Carolus princeps inimicis parcere vellet, terrasque paternas
omnis transgressionis expertes destrui , lacerari , exinaniri permitleret. Verum
in ipso tractatu pacis inventa est diffîcultas utique non exigua, ob magnitudi*
nem petitorum. Volebat imprimis Carolus comes , ut pro damno et injuria
DE CLADIBUS LEODIENSI UM.
153
illata Brabantiae, ducem Brabantiae perpetuis temporibus suum dominalorem
seu praeceptorem recognoscerent , et ejus absque licentia officia in civitate
nullatenus ordinarent, gloriam pro ignominia refundendo. Volebat, ut sibi
pro offensa laesae majestatis, proque damno illato terris paternis, trecenta
millia , et domino Ludovico de Borboen suo domino , quem contempserant et
repudiaverant , centum millia coronarum ad cenlum annos darent, eumque
in verum dominum suum débita cum reverenlia revocarent , et absque ler-
rore vivere permilterent. Volebat, ut amicos domini sui , qui cum eo penitus
aufugerant , ad diverlicula sua secure reverti paterentur, ablata restituèrent ,
et nullam de caetero persecutionem inferrent , utque haec omnia et alia plura
facere atque observare promitterent , promissaque sigillorum suorura appen-
sione roborarent.
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CAPUT XV.
De primo tramitu Caroli y comitis de Chariots , contra Leodienses.
Ad quae dum nimirum obstupesceret et nutaret plebeia civitas, et ad con-
sentiendum invitissimam se praeberet, dicens impossibilia a se peti incon-
gruum , et quod vires excederet promiltere fore stultum , transactis quatuor
hebdomadis , statuit Carolus , coadunato universo exercitu , depopulari ter-
ram universam, et via rigoris de hostibus capere ultionem. Et tendens ad
civitatem offendit in via villam terrae Lossensis dictam Wellis, fossatis , aquis,
paludibus glebaque tenaci undique septam. Ubi dum nonnulli de exercitu
ejus incaute procédèrent, et villanos ad palestrara allicerent, contigit hinc
inde de utraque parte ruere multos. Videntes autem Leodienses multitudinem
maximam contra se venientem , cui resistere non valerent , formidinem mentis
incununt. Cumque in arcto positi essent, et nec resistere se posse, nec oneri
importabili humeros submittere tulum esse cernèrent, Bary Surlet miles,
quasi coufoi tans eos dixisse fertur : « Ut quid trepidatis? Atramentum modici
▼aloris est; materia ipsa vili emitur precio , et cera non déficit; spondea-
mus, scribamus, sigilla appendamus; ne limuerimus : pacentur litlerisnostris,
et abeant; opportune satis solutioni instabimus promissorum. Et quidem si
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1154
HENRICI DE MERICA
diclis facta minime compensemus , salius est perdere famara quam vitam ac
substantiam ; unde animaequiores simus : arridebit forsitan quacumque occa-
sione fortuna secundior. » Taie aulem dédisse consilium lalem vinim discreden-
dum non est; erat enim vir duplex animo, qui corde et corde optirae loqui
nosset. Quamobrem hac necessitale constricti illi, hacque informatione roborati,
ad observandos propositos pacis articulos sese spontaneos obtulerunt. Itaque
Carolus, dum acies suas decenter ornasset ad ostendendum magnitudinem
\irtulis suae, nobiliores quosque Leodiensium, in largo numéro in lineis ad
se venientes , huraique proslralos ad veniam suscepit, et sub praetactis condi-
tionibus, omne quod patraverant crimen ignoscit. Mensam parari, et escas
apponi praecepit , et ipse una cum eis cibum capit, refectisque gratiosam ex-
hortationem de servando foedera pacis facit , sicque valefaciens eis Brabantiam
repetiil. Haec conligerunt anno Domini LXVl», circa epiphaniam Domini.
Eodem tempore laboratum est pro reconcilialione Dynantensium, sed non ela-
boratum. Obturabat aures Carolus, dum de illis mentio fieret; vultum a\er-
tebat , dum quispiam pro illis preces fundere vellet. Nec mirum : quia enim
prae caeteris et plus caeteris excesserant, idcirco iracundia ejus in illos prae
aliis acriori indignatione fervebat , et singularis delicti morbus singulare cau-
terium exigebat.
CAPUT XVI.
Quod Leodienses a pactis mox resilierunt.
Agitabat autem post discessum Caroli comitis incolas civitatis quassatio va-
lida et periculosa dissensio , quae in finem iisque duravit , aliis pacem ita
factam calumniantibus, aliis eregionecommendantibus. Sed quidem dispone-
bant se totisyiribus ad opère complendum ea, quae Carolopromiserant, quem
tune plus domino suo diligebant. Siquidem hujus rei gratia in praejudicium
libertatis suae ordinant assisias , \ectigalia instituunt , et mulctam gravem ni-
mis ad persolvendam ei promissam pecuniam universae terrae imponunt. In
bac autem angaria magis magisque taxabantur , agente Rasone, et opprime-
bantur enormius f^utores domini , \irique diligentes justitiam , et odio haben-
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
155
tes iniquilatem. Fiebat in taxis schismaticis gratia, illi vero misericordiam
invenire non valebant. Verum pro nihilo ducunt resilire et infringere pacta
dominum suum et amicos ejus concernentia , quos malorum omnium auctores
esse pronuntiabant et patriae destruclores. Tune enituit evidenter , non vo-
lunlale quidem sed ficlione atque necessitate eos cum Carolo iniisse amicitiae
pacta , junxisse foedera pacis. Et quare servarent fidem comiti Carolo , qui
non timuerant infringere pacta domino apostolico? Dedignantur itaque non
solum admittere redeuntem dominum suum; sed nec, si quispiam eum domi-
num Leodiensem nominet, aequanimiter patiuntur. In periculo capitis erat ,
quisquis iUe fuerit, hoc atlentans. Erat in medio sociorum viraliquisex me-
chanicis qui , data occasione, in haec verba prorupit : «Mirum quod dominus
Leodiensis redire non permittitur; verisimile est, quod malis nostris genti-
bus aliquando reducalur. » Delatus est homo apud Rasonem et Bari capita-
neos , et propler haec verba , non propter alia facta , quasi schismalicus capite
plexus est. Pro culpa forte non majori, majorem aller quidam ex urbanis ci-
vibus suscepit senlenliam morlis. Habebat is amicum , propter scelus profanae
contaminationis in Thenis Brabantiae oppido exulantem. Cui, ut moris est,
pro solamine ac levamine cordis , piae aflFectionis litteras clam direxit , scribens
inter alia : «Raso cum suis adhuc pro libilu régit; speramus lamen per Dei
«rratiam finem bonum negolia sortitura. » Litterarum autem bajulus infidèlis,
non cui debebat litteras Iradidit, sed cuidam ex profanis in via reperto dédit.
Quid plura? Deferunlur litterae ad manus capitaneorum , et in coetu plurimo-
rum perleguntur. Capilur homo: proditionis arguitur; excusatio nulla sus-
cipilur , et in partes quatuor corpus innocentis dimembrari jubetur. Proh
nefas ! Testimonium vir iste habuit a bonis , quod bonus esset ; nec potuit non
esse bonus, commendatus a bonis. Itaque, repudiato vero domino, magis-
trum Marcum de Baden magnifica laude attollunt ; illum reverti cupiunt, et
ad illum votive se convertunt, qui propter eorum detestandam malitiam aver-
terat se ab eis. 0 nefanda rabies iniquorum! O stulti populi caeca protervia !
Revertere aliquando gens caeca , revertere , resipisce et a mentis oculis cae-
citalis noxiae squamas absterge. Redi ad cor, et de erroneae viae tenebris te
excule , ne deterius tibi contingat.
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HENRICI DE MERICA
CAPUT XVII.
De nequitia virorum Belial et Prïore de Zeelhem.
Exsurgit inlerea TÎrorum collectio iniquonim , qui socii de Viridi Tentorio
dicebanlur; minislri autem scelerum et viri Belial reclius appellandi. Hi, ut
prius, ila nunc denuo malitiae suae virus coeperuni effundere. Hi quia fo-
dere non valebant, et raendicare erubescebant , necesse erat ut de rapina
viverent et exactionibus foverentur. Horurn studium omne erat eos persequi ,
qui ne contaminarentur, et ut in pace degerent, loca expelierant aliéna. In
hos invidiae dentés acuebant, in hos eorum ira vehementius exardescebat.
Et illi praecipue fuerant eis pdiosi fugitivi, qui prius iniquae communionis
participes consilium praestabant etauxiliuni malefaciendi. lilorum polissime
insidiabantur et \itae et substanliae. Non parcebani bonis, non malis; non
divitibus, non egenis^ non saecularibus , non religiosis. Quia de religiosis fa-
cimus menlioneni , rem unam de pluribus exempli causa subjiciam. Est mo-
nasterium ordinis Cartliusiensium , in finibus terrae Lossensis , dictum de
Zeelhem. Cui quanta damna, quanta gravamina filii perditionis intulerint non
est facile dictu. Decreverat ergo a facie malorum venerabilis Prior cum con-
ventu suo occulte se transferre ad vicinum Brabantiae oppidum nomine Diest,
relicto procuratore cum aliquantis laicis ad custodiam domus. Audi mira, lec-
tor. Ex quo procuralor in terra manebat, lamquam fidelis et verax habitus
ambulabat ubi volebat , et parcebatur corpori suo , non tamen marsupio suo.
Priorem vero ut hostem , schismaticum , proditorem reputabant , insidiantes
calcaneo ejus die nocleque , ut casu forte repertum eum extra Brabantiam
captivarent; in Brabantia enim absit, ut pedem ponerent ad captivandura seu
malefaciendum. Contigit autem vicequadam venerabilem Priorem clam invi-
sere monasterium, solatii causa. Visusest autem, eo ignorante , a convicaneo
quodam, et adventus ejus detectus virisque Belial juxta positis nuntiatus.
At illi cura ingenti strepitu celeriter advolant , ut accurrere praedones soient
ad spolia detrahenda. Itaque portam monasterii violenter invadunt , et ferro
viam aperientes , ad ce! la m usque Prioris adveniunt. Erat autem vespere , et
vir Dei quid ageretur ignorans, parabat membra dare sopori. Quid agnus
inter lupos? Quae conventio Christi ad Belial? Stabant ante humilem tumidi,
DE CLADIBUS LEODIENSIUM
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anteverecundumimprobi,antemansuetumsuperbi,ettorvi^^^^^^^^^^^
tibus lab.is vesaniam mentis «s-dunt^^q^^^^^^^^^^
ouralor et ut est urbanae loquentiae , moUibus sermumu ^ i r
aTon : n lu operan.es, ni. laedeates re.ocabat. Et -««^.^f '^^
p.ocur;o.,in.r.,e.u.uo.o,neban.r:«Qu^^^^^^
modo a proposito imraulati sumus t » Siquidem iimoi e
eos, utn'on'aude..ent,sicutproposuerant, -^^ ^e.mdye tracta e^^
illum manus iniicere violenUs. Sub juramenlo lestabantur P-'ocui alor. se hr
! "lisiein ani.o, ut vene.abi.c™ patren. -p^^J^"^lj:^:^Z
r-t hostem caperent, captum abdi.cerent, et non d.ra.tterenl, donec eum
aùaut s — Q renis rhenensibus redemissent ; in praesenfa vero y
aZurpe iisse cum viribus. Et accepto a procuratore u no floreno , alue unt
roala crebrescerent , non erat qui raalis obs slerei , qu. r
Dei nro iustitiae defensione opponeret , qu. vel verbo d.ceret . « Cur .la tec
Sporum ! 0 quam miranda, imo miseranda cond.Uo rerun» !
CAPUT XVIll.
De comecratione domini Ludovici de Borbonia in episcopum
Leodiensem.
Practerea haclenus distulerat sacerdotium , per dispensationem ««dis apos-
.olirrrcialem , Ludovicus de Borbonia , dominus Leod.ens.s m.ranUbus et
iSarbusuniversis. Acc-tus^^^^^^^^^^^^^ IT^nrilCC
nfulampastoralem. Quo rite peraclo , adhorlari curavit eumdem ad frugem
.nfulam pas o domine révérende , regn. coelorum claves,
r a:cte,\fbrt:dius suLp'isU, aciuxta ritum fort.s iU.us mu.ieris ma-
iit
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HENRICl DE MERICA
num millere coepisli ad fortia , in vinim necesse est alium transformeris , et
oblitus eorum quae retro sunt, in anteriora le extendas. Bonas de caelero
facilo vias tuas et studia tua. Quod ut competentius fiât, habe m consilio
luo theologos viros, scientificos atque probos, qui et doctrina te instruant,
et vita praecedant. ïalium utendo consiliis , bonam libi firmabis et faniam
et conscienliam. Timendum est per defectum sani consilii tantae calamitatis
tefomitem rainistrasse. Coeterum habitum tuum, ut mutes, decens est ; hic
enirn, quo uteris, saecularem potius dominum decet quam episcopum. iNani
curtarum vestium in ecclesiae praelato est inhonesta fruitio. » — « Ecce, inquit ,
ecce habitum meum, cujus schéma commune et approprialum est episcopis
per omnem Franciae legionem. ,, Et, detecto capite, ait : « Vide tonsuram capitis
mei respectu coronae tuae, quae utique exigua nimis est : quare pro densilate
pilorum ^ix videri potest. » At ille : « Quid faciam ? Incedo et facio, ut praede-
cessores mei facere consueverunt. Et quanam ratione de usu vestium arguar
illorura sequens exempla? » « Si, inquit isle, sanctorum Lamberti, Huberli,
et similium exempla imilari disponis, utique approbo, commendo, consulo'
Hoc tibi cedet in laudem pariter et salutem. Absit, absit, Johannis de Heyns-
bergh taliumque antecessorum tuorum vestigia te quomodolibet aemulari.
Cur illos in habitu sequeris , quorum actus vitamque execrandam esse ipse
quoque non ambigis? » Cum autem objiceret ille et diceret, se nedum esse ec-
clesiasticum praelatum , quem protensus ad talos usque habitus ornât, verum
etiam mundanum principem , cui moris est curtam gerere vestem , iste res-
pondit : « Oportet, omni dictante ratione, id quod Dei est, praeponi ei , quod
mundi est ; non enim spiritualia propler lemporalia, sed e contra. » Haec admo-
nitio saluberrima an forte in consecrato profecerit episcopo, fidem oculi fa-
cere possunt. Sane primae missae tanta cum devotione et lacrymarum uberlate
solemnia celebravit , ut plerosque ad compunctionem excitaverit salutarem.
Curiositatem devitavit , pompam abhorruit , humilem simplicitatem potius
aemulatus est. Et pro suo baculo pastorali, materia et opère pretioso, usus
est in ministerio altaris baculo sancti Lamberti , \ï\i schemate fabrefacto'; pro-
que calceamentis, margaritisauroquedecoratis, ejusdem sancti patris sandaliis
grossis . simplicibus ac nimia vetustate pêne consumptis.
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
159
CAPUT XIX.
De destruvtmie fortissimi oppidi Dynanti.
Igitur, collecta multiludine armatorum , in mense Augusto , Carolus illus-
irissimus comes de Charlois, proposuil primo grandera rigoris sui disciplmam
exercere in Dynantum, et inde procedere et devastare Leodmm. Fuit autem
Dynantum oppidum munitissimum , accessu difficile, aspectu mexpugnabile ;
vaslissimis moenibus in gyro circumdalum , et hinc Mosa fluvio , ilhnc vero
excelsis rupibus forti obsidione vallatum. Unde de firmitate loci confisi mco-
lae. rem nefariam, ut praediximus , faciebant, et sermones inciviles jacta-
bant. Expugnatum tamen oppidum est, altéra die Bartholomaei , captum ,
destructum . deletum , et ita redactum ad nihilum , ut jam vix appareant ves-
tigia ruinarum. Spolia in auro et argento , acmultifaria suppellectili , quibus
oppidum affluebat (erat enim domicilium institorum) , cessere in sortes prae-
danlium^ mulliquede spoliis locupletati esse referuntur. Anteaquam oppidum
caperetur, quamplurimi videnles quid fulurum erat, raalebant tempestive
per fugam evadere, quam per moram periculo subjacere. Multi ex iis, qui re-
manserant, vitam suam , dato magno auri pondère , redemerunt. Alii, quorum
non sufficiebat manus, vel vendebantur in servos, vel suspendio necabantur,
vel dire trucidabanlur , vel immisso gutturi pugione neci dabantur, vel mit-
tebantur in Mosam. Et erat videre miseriam: nam luebanl innoxii , obnoxu
evadebant. Cumqueablata fuissent, quae et animum allicerent, etoculis blan-
direntur, universum oppidum cum iis quae in eo fuerant igni accensum est
etevanuitin faviUas. Ignisque damna nec templa Dei nec pia loca potuerunt
evadere. Erant illic monasteria virorum Praemonstratensium et Minorumordi-
nis, ilemque sanctimonialium inclusarum ordinis Cisterciensium. Religiosis
concedebatur vita , substantia toUebalur. Et pro Dynanlensium , sicut prius
pro Leodiensium pace , comes Sancti Pauli sollicite laborabat ; sed conatus
eius redibatinanis, quia Philippus dux, qui Bovinis erat, in opposito scilicet
Dynanlensium oppido , resistebat , locum funditus everli praecipiens. Fama
▼eri nuntia cum Leodii percrebuisset , nimio furore accensus populus , primo
irapetu Wilhelmum ducem de Vyola apprehensum per plaleas distrahunt , et
multis vulneribus confodientes , ad mortem usque caedunt. Cujus mors eo
i
160
HENRICI DE MERICA
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
161
crudelior quo diuliirnior. Nam propler densitatem arraorum , ictus lento
gradu , et pertracla mora, ad vitalia procedebant. Proditionis enim ar(rucbant
eum ; vir ille scelestissimiis famabaliir , cujus ita pestifera conversatio et des-
perata correctio fuerat, ut veniae fuerit illum sic maie perire, crirainibus eva-
sisse. Benediclus Deus sic consuevit tradere impios, reddens in capila sua
malum quod merentur. Ad similem interitum quaesiti erant Raso et Bari capi-
tanei, propter similem proditionis nacvum ; sed tam diu latuerunt in abditis
locis , donec vehemens strepitus conquiesceret, et cessaret hujuscemodi lem-
pestatis conquassatio.
CAPUT XX.
De secundo transitu Caroli contra Leodium.
Hoc facto, convertebat Carolus cornes faciem ad Leodium expugnandum.
Et nemine sibi resistente , imo vero cunclis a facie ejus diffugientibus et ape-
rienlibus sibi viam, caslrametatus est non procul ab urbe. Quo cognito, Leo-
dienses et ipsi egressi bene armali , cum populo terrae Lossensis, properabani
in occursum ejus, et hinc inde acies ordinanlur. Non tamen conserta pugna,
nec bellum initum est ; illos enim horror invasit , ut cum Carolo congredi
pertimescerent, videntes multitudinem armatorum et virtutem animi eorum
qui cum illo erant, quibusque resislere non valerent. Confusi itaque acperter-
riti per comitera Sancti Pauli , qui eos ad pacem , ut poterat, adjuvabat, sup-
plicant pacem dari. Adquam cum quasi inexorabilis comes Carolus appareret,
ac fractores fidei , pactique Iransgressores argueret eos , dicens ultra non esse
standum verbis eorum, factum est, ut pro majori robore promissorum , obsi-
des ei darent, quos ille elegisset. El elegit nonnullos ex urbanis civibus, ple-
rosqueex ignobili vulgo, qui latrantes contra bonum pacis, clamore nautico
solebant seditiones in civilate facere et populum commovere. Inter eos vir
nobilis erat , dominus temporalis de Buren , habens duos filios majoris eccle-
siae canonicos. Continuo transmittuntur illi Lovanium , Bruxellam et ad alia
tutiora principis loca, exponendi voluntati suae , si denuo Leodienses promissa
non solverenl, si pacta violarenl. Itaque in altéra vice pace illis reddita , Ca-
rolus abiit. Mox aulem, ul pueris in schola moris est, Iremere videl.cet m
conspectu praeceptoris , promillere mulla et ad nutum implere quidquid ille
praeceperit , post lergum ejus claudere codicellos , hidis intendere et prae-
ceptorum magislralium oblivisci ; et isti quoque, praesente principe tracta-
biles et tremuli , absente vero , contemptores et incurii revertebantur ad solila,
raalis veleribus nova cumulantes. Et, o miseram praesumplionem et stultam
arrorantiam! non puduitdicere principem ipsum a facie eorum perterritum,
et necessilate coaclum tribuisse pacem. Quis recte intelligens nesciatcomilem
Sancti Pauli non sua sponle se immiscuisse , potius autem rogatum fuisse ab
eis ut denuo rogaret pro eis? Quis item dubitet nunquam eos dédisse obsi-
deJ si aliter evadere potuissent? Non utique voluntate , sed necessitate fac-
tum'esse cerlum est, ut caros concives a domibus separatos remtentesque ,
in dispendium libertatis suae principis manibus députassent. Itaque praeva-
ricalores ipsi , non obstanlibus promissis et pactis , contemnebant dominum
suum nec eum pacifiée redire sinebant , et per viros Belial amicos ejus om-
nesciue rectos corde odio oersequebanlur iniquo. Unde quod de Samaritis
scriptum est, de ipsis verificari potest : Nec Deum timent, nec hommes reve-
renlur Inler alia autem excessum facere ausi sunt viri Belial , unde et oculos
maiestalis principis non raediocriter offenderunt, et nihilominus obsides m
pravi periculo posuerunt. Dynanli villicus, Johannes Carpentator ^ pro bono
pacis sollicite satis agens et non proficiens, tura pro pace sua, tum pro sainte
sua confupit ad terram Namurcensium. Ubi filii perditionis inventum eum
ceperunt captum Leodium adduxerunt, exultante civitate in hac re pessima.
De quo princeps nimis exasperatus scripsit Leodiensibus , ut eum a captivi-
tate absolutum , iUaesum abire permitlerent, minas adjiciens, si quominus
eum exaudiri contigisset. Illi autem jussa implere non curantes, carcerali an-
pustia diu crucialum hominem , in quatuor partes horribiliter discerpserunt.
Idcirco mortis filium eum esse oportebat, quod amicus esset domini, et
operibus eorum malignis non communicans terra exisset.
I Johaunis Carpentariu*, civium magisler Uionanlensium. Cfr. supra p. 4a.
21
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HENRICI DE MERICA
DE CLADIBUS LEODÏENSIUM
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CAPUT XXÎ.
De obitu Philippi ducis, et Carolo successore cjns ne captione oppidi de Hoyo
per Lcodienses.
AnnoDomini 1467, mensis Junii die 13, illustrissimus princeps Philippus,
Burgiindiae et Brabanliae dux , in oppido Flandriae Brugis, jubenle Deo,
viam universae carnis ingressus est. Cui successit in universo principalu Ca-
rolus, cornes de Charlois, filius ejus. Evolutis diebus aliquolis, Leodienses,
coadiinatis Lossensibiis in mullitudine magna, obsederunt terrilorii sui forlis-
simum oppidum de Hoyo, et obsessiim ceperunl. Siquidem multum eial ad
eos, et aegerrime ferebant, quod Hoyenses non communicarent eis in causa
episcopi , et in profana contaminalione dissociassent se ab eis. Erat praeterea
in Hoyo moram faciens episcopus ipse, curiales sui, et amici sui non pauci
numéro, cum sarcinulis et thesauris suis, de firmj^ate loci confisi a facie Leo-
diensium. Proponebant ergo isli capere locum , et occidere plurimos, sicque
ulcisci de omnibus. Quod ea de causa possibile fuit, quod muiti ex plèbe, qui
per vices in custodia oppidi vigilias observabant, favebant Leodiensibus hos-
tibus, et suis civibus occullae prodilionis materiam fabricabant. Ea tem-
pestale virum virtutis sese exhibebat nobilis vir Everardus de Arenberghe,
repugnans fortiter usque ad oppidi captionem , cedentibus tergaque verten-
tibus, qui a duce in auxilium episcopi missi fueranl, Hannoniensibus. Itaque
intempestae noctis silentio , cum ingenli strepilu , Leodienses intraverunt
Hoyum, ipso die Lamberti martyris. Unde famabant sanctum Lamberlum,
propitium eis faclum , victoriam concessisse. Quo cognito , relictis omnibus
quae habebant, coeperunt versus ^amurcum, quod scilicet proximius refu-
gium esset , et per Mosam , et per terram fugere , quotquot fugere poluisseut.
Fugit et episcopus, flens et ejulans, omni cum alacritate. Alios pro temporis
brevitate fugere non valenlcs ceperunt hosliliter, et caplos indigne tractave-
runt, et dirae morli tradiderunt, justos ab injustis minime secernenles. Se-
crelarium quemdam oppidi, in latebris se occullantem , comprehensum per
solarii fenestras emiserunt, quem in lanceis et in gladiis exceptum mille mor-
tibus dédit subtus slans furentis populi mulliludo. Spoliato tandem oppido
omni génère opum, pluribusque trucidatis, quasi victores, capta praeda ,
laetantes de scelere perpétra to , redierunt ad propria.
CAPUT XXII.
Qtiod Caroliis dux jam tertio contra Leodienses arnuire se coepit.
lot lantisque malis nimirum exasperatus Carolus dux , coepit accmgere
gladiosuo fémur suum potentissime, congregans exercitum fortem nimis ad
debellandos Leodienses. Armabat enim se, praeparabat se, tamquam cum
duobus hostibus confliclurus , rege videlicet et Leodiensibus. Venit autem ad
eum Bruxellae constitutum comes Sancti Pauli, a rege raissus componendae
pacis obtenlu. Cui quidem vix audientiam dux ipse dare voluit, quidpiam de
pace audire recusans. Non multo post accessit ad eum, eamdem ob causam
missus ab eodem rege, episcopus Mediolanensis^, legatus apostolicus in Fran-
ciae regione. diligenterinsinuans et régis gratiam, si exaudiretur, eloffensam,
si contemptui haberetur. Supplicabat ei rex, ut amici sui Leodienses, suae
maj<?statis conlempinlione ,. ad gratiam suscipi mererentur, promittens duci
fidelem assistenliam in depopulando eos, si denuo pacta pacis solverent , ad-
jiciens quoque minas, quod scilicet causam illorum suam faceret, defendendo
eos, quossub prolectionis suae umbraculo suscepisset, si pelilionis suae op-
tât Jm non consequeretur effeclum. At dux nec precibus flexus, nec minis
territus, nec promissis illectus, conslanti voce respondit se nolle amplius cum
Leodiensibus de pace tractare , qui perjuri facti semel et iterum , fidem fran-
gèrent, pacta solverent , foedera violarent. Tum ille : « Rex , inquit , Franciae
inter omnes terrarum reges inclylus, exlendit palmites gloriae suae usque
ad mare, et usque ad flumen propagines potentiae suae; neque tutum ulli ter-
rae principi majestalis suae oculos quomodolibet offendere. » Respondit dux :
« Elsi potens sit rex atque magnificus , ut péroras , ego quoque magnificum
me virumque virtulis ostendam. » — « Timeo , legatus ait , timeo regem , cum
se contemptum viderit , venlurum propria in persona , et Leodiensibus amicis
praesidia praestiturum. » Aitiste: « Veniat, et utinam venire velit ! et expe-
riendo discat ipse quid possim. Quod si eum jam Leodii adesse certum mihi
esset , tempus praevenirem , et in biduo régi me praesenlem exhiberem. »
1 Slephanus Nardinus, macno ingenio vir, dignitate ornatus, merito annumeratur in famo-
sub Pio II , in Gern.ania gravi»simi8 expediendi* sis praesulibus , qui aliquando eccles.ae Med.o-
negolii» probe versatus, a Sixlo VI cardinalitia lanensi praeluerinl. Cfr. supra p. 54.
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164 HEiNRICI DE MEUICA
CAPUT XXIII.
De malis apiid Sanctum Trudonem per hostes commîssis.
Tlaque in medio raensis Oclobris procedens diix a Lovanio , cum inHiiila
pediturn equilumque raiilliludine ac armoriim cujusiibet generis copiosissimo
apparalu, primo impelu applicuit ad Sanclum Trudonem , et vasUvit oppi-
dum illud. Quod anleaqiiam in dedilionem acciperel , plures de exercitu ejus
m circuitu mala exercebant innumera, agendo praedas , incendeudo domos ,
homicidia perpetrando. Non parcebant a spoliando saecularibiis , non religio-
818. Est juxta muros oppidi monasleiiura feminarum inclusarum , canonica-
lum regularium Saneti Auguslini in commiini vivenlium. Ubi quantas abomi-
nationes feceiinl , non est volubilis styli ministerio facile explicare. Et per ea
(luae illic facla sunt, quaenam et in aliis locis piis facU sint, prudens lector
prudenter intelliget. Veniebat venerabilis prioriss^ ad porlam usque monaste-
ni hostibus obviam, siquidem rector ipse sociique sui prae nimio terroreaufu-
gérant; et humi prostrata misericordiam postulabat, exhibens salvagardiam
ducis, quod sub sua prolectione recepla eral domus. Quam terribilibus oculis
inluentes et sermonibus inconditis aspernanles, nec movebantur reverentia
loci, nec salvagardia terrebantur, nec flectebantur suspiriosis precibus devo-
tae mulliludinis, tetram in facie pallidae mortis imaginem praeferentis. Quin
imoraore leonum rugientium , cum in venatione fuerint, belluina crudelitate
hommemdiffitentes, omnia perluslrant, omnia pervagantur, singulas révi-
sant officmas; displicita comminuentes, placita rapienles. O insatiala rapaci-
tas ! O ferrea corda ! O pectora omni adamante duriora ! aggrediuntur primo
oratorium, non orandi gratia, sed spoliandi causa ; illudque imaginibus, tabu-
lis, hbris , ornamentis, omniquesuo décore évacuant. Et, abjectoomni timoré
Dei , distraclas reliquiarum capsulas mittebant in lutum , et pedibus ut paleas
conculcabant. Dehinc dormitorium scandunt, quod ita omni sororum supel-
lectih spohabant , ut ne imaginem quidem papyream dereliquerint. Haec con-
siderans soror quaedam bonae simplicitatis , tulit secum devotionis suae imagi-
nem : cogitabat enim apud se dicens : « Etsi omnibus spoliarer rébus ad usum
mihi concessis , reservabo saltem mihi Jesum meum. » Habebat enim iconiam
eburneam mfantuli salvatoris. Quam arcUus coostringens ulnis suis, volentibus
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
165
eam tollere , Hetu singultuoso et anxio ejulatu respondebat dicens : « Nolite
mihi tollere Jesum meum, unicum solatium cordis mei. Omnia mihi abslulistis
praeler cum ; parcile mihi , parcite , quia ita conglutinatus est mihi Jésus
meus , ut nullo paclo inler nos divortium fieri queat. » Multos hisce verbis et
flebili apparalu ad compassionem sui commovebat, ut a maie coeplis abslme-
rent. Tandem vir Belial , compassionis expers , nescius misereri , de ulnis so-
roris lacrymabiliter vociferanlis iconiam violenter abripuit , et ait : « Si libi
placet Jésus luus, et mihi non displicet. Haclenus eo usa es; patere ut jam
ular eo. » Cuncta denique in cellario reperta vitae necessaria , inque reliquis
officinis utensilia ad curam rei familiaris pertinentia , toUunl , confringunt ,
dispergunt, nihil eorum quae ad victura et veslitum pertinerenl desolatis
sororibus relinquenles. Caeterum lanlus erat illis rapiendi fervor, imofuror,
ut plumbum de teclis eruerent , et ferrum de mûris auferrent. Tanta denique
scurrilitas , ut , rejecta naturali verecundia , abulerentur dormitorio pro la-
irina ; lam procax insolenlia , ul anciUas Christi ad exuendum vestimenla rigo-
rose compellerent. Habebat antea praemonilas filias suas mater , ut de vestibus
suis tanlum lollerenl quantum ferre potuissent , contra injurias hyemis immi-
nenlis. Dicebant enim imperalorie ad illas scurri : «Exulte vos sine mora. » At
iUae inexorabiles hosles aspicientes, coram facie eorum exuebant se vestimenla
sua ad camisiam usque. llli aulem relinquenles in manibus sororum quidquid
vile fueral ac reprobum , meliora loUebant. Sed quis non obstupescat magno
Dei munere factum esse , ul cum bona mobilia perdere cogerentur , thesau-
rum caslilatis incomparabilem integerrime conservarenl , nec illarum uUa,
quantumiibel speciosa , reperta est pati violenliam , aul corruptionis vilio sub-
jacere? Sacrilegis divinilus permissum est subslantiam hujus mundi tollere,
scurris permissum non est carnis spurcilias exercere. Elenim ad imperium
priorissae manebant indivisae sorores , non sese altéra ab altéra separabant :
nimirum igitur ad instar mûri illaesae et impenelrabiles permanebant. O quam
paliens redditor Deus! Quam terribilis in consiliis super filios hominura!
Quam dislricte suo in lempore feriel, qui jam tanla mala aequanimiler suf-
fert! Sane audiens haec dominus Adolphus de Clevis , dominus lemporalis de
Ravesleyn , compassus lantae desolationi ancillarum Christi , fecit eas adduci
ad se ; non enim procul aberat , et viri cohortis suae lantum flagitium perpe-
traverant. Verum earum aliquae, nimio moerore confectae, prae teneritudine
luli profunditatera Iransilire non valentes, virorum manibus ferebantur.
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16C
HENRICI DE MERICA
Quas in cliverliciilo suo receplas humaniter traclavil, bénigne fovit, curam
earum egit , raagnainque parlem ablalorum , dumtaxal in locis lerminiis . res-
titiii eis fecil.
CAPUT XXIV.
De pitgna tnter populum ducis et Leodieiiscs.
Oppido Sancti Trudonis in deditionem acceplo, rébus coiporibusciue salvis,
converlebat faciem suam dux ad Leodiura devastandum. 8ed anleaquam de
loco moveret exercitum, supervenerunt Leodienses inopinale sane, neque
enim lempus neque locum congrediendi designaverant, in mullitudine gravi
lurraarum trium , et ingenti strepilu, hora quarta diei , cum jam sol verpe-
retad occasum, et eflPuderunt se in campi magni planilie, non procul a viL
lagio dicto Rruyslem. At phalanga domini de Ravesteyn, quae vicinior eral
senliens hostes super se ex improviso venire , fortiter obequilabat. et ad
praelium praeparabat se. Et ortum est bellum salis durum in ilia die. Que
inilo, clangor buccinarum perstrepebat ; volitabat per aethera telorum den-
sissimus imber ; resonabat terra a collisione arraorum , aërque replebatur a
belhcarum sonitu raachinarum. Et factura est quasi miraculum grande in die
illa, utseptuaginta etamplius lapidibus bombardarum per Leodienses uno im-
petu m populum ducis effusis, pauci laederenlur, et palam fieret oranibus
quod non esset cum eis manus Domini. Qua de re dux ipse, non virtuti suae '
sed nomini divino dans gloriam , raisit et ecclesiae Lovaniensis universo clero
attente commisit, vice sut, oranipotenti Deo suaeque sanctissimae genilrici
solemne offerre sacrificium , laudisque ac gratiarum referre uberriraas actio-
nés. Sane primam turmam Leodiensium , per callidam inundalionem ac emis-
sam serpentmam, penetrabant, atquescindebant, qui erant de parte contraria
et ita divisara prosternebant. Illi autem videntes quod res pro anima aperetur'
et m ped.bus slantes et in genibus , ad mortem usque pugnabant acerrime!
Percussa est autem et ita extincta eorum acies prima , ut perraros de ea con-
tigisset evadere. In qua et interemptus est Bary Surlet miles, cujus supra fe-
cimus menlionem , et duo ex majoris ecclesiae canonicis. De populo ducis
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
167
cecidisse ferunlur ferme viri centum. Reliqua autem Leodiensium multiludo
percipiensquodfiebat,nimiolerroreconcussa, et, ablata omni spe , celeriler
aufugiens terga verlit, summam infelicilatem praesumptionis suae consecuta.
Cum qua fugitetRaso, dominusdeHeers, vir magniloquus, sed pusillanimis,
qui nunquam propinquare auderet, ubi magnanimorum bellicosa contentio
haberelur. Caedebanlur nihilominus fugientes bine et hinc , sed in paucitate,
quia noctis obscurilas longum transilum persequentibus hostibus denegabat.
llaque Leodiensibus parlim caesis, partim in fugam conversis, dommus de
Ravesteyn cum phalanga sua postera die anteibat universum exercitum , spo-
lialoque oppidulo de Borchloon, recto itinere pervenit ad Tungrorum oppi-
dum , fortium moenium circuilu munitum. Omnibus a facie ducis tantus
metus incubuerat , ut nullus incolarum ad principem auderet accedere , pacis
gratia impetrandae. Tandem piocuratori domus Regularium, quae est Tun-
gris, onus legationis imponilur, per quem , plurimis fusis precibus, et pro-
missorum exuberantia praecedente , vix ad hoc devenire , vix poterant a
principe impelrare. ut eos sub gravissîmis oneribus in deditionem accipere
consen tiret .
CAPUT XXV.
De tertio tramitu ducis ad Leodium , deque illis qime Ûlic tune y esta
fuerant.
Quid mirum si Tungrense oppidum prae nimio timoré cum duce pepigerit
foedus , quando certe Iremuil et expavit a facie ejus gradientis in raultitu-
dine virtutis suae Leodium. Urbs inclyta , civitas populosa, hoc jam, expe-
rienlia magistrante, vel sero discere coepit, quod durum sit contra stimulum
calcitrare , quod poteslatibus sublimioribus non subdi sit faluum , et a maie
coeptis tempestive non desislere periculosum. Didicit jam Leodium , quod ma-
jestatis ducis oculos offendeie nihil aliud sit , quam leaenae in saitu rugienti ,
captis catulis , obviare. Unde ad instar damulae pavidum , et durae cervicis ri-
porem deprimens, non jam, ut assolet, ponit os praesumptionis m ecclesia;
non linguam magniloquam exeril ; non quaeril cum duce agere ferro , sed
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168
HEISRICÏ DE MERICA
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
169
pacis osculo. Minas abjicit, pro rainis pièces assurait; vocem prolervae su-
perbiae convertit in verba humilis obedienliae. Quamobrera mitlit legalos
ad ducem , se peccasse clamilat , spondet eraendam , plura oflFert , magna-
que promittit : veniam petit, pacem exquirit. Veruralamen in concedendo
veniana et donando pacem oborla est difficultas non exigua , tura prop-
ter transgressionis multitudinem , lum propter duplicis animi creberrimani
inslabilitatem. Demum post longa colloquia , discordiae nebulis dissipalis
pacis apparuit pulchra serenitas ; sub certis tamen et graWssimis condi-
lionibus , quibus si efiPectualiter praeberet assensum , optala pace gauderet
et corpora salva haberentur simul et bona. Quarum quidem conditionum
verba erant : Ut jura sua, plébiscita sua , privilégia sua, eo quod abusionem
eorum fecennt, m manu principis resignarent. Deinde omnegenus armorum
abjicerent, et eidem principi aeque traderent. Erat enim , et in civitate illa et
in terra illa , oranis armatura fortium , omne genus machinae bellicae, sic ad
mvadendum , sic ad defendendum, sic ad expugnandum. Et rejecerunt bom-
bardas, sicut fundibularios suos , serpentinas suas , balistas, gladios, lorica«
hastas, pugiones. Soli ex omnibus armis relicti sunt universo populo terraè
cultelh sme acumine, apti ad escam, inepti ad pugnam. Conditio quoque ad-
huc fuit ut, sumptibus propriis, portas murosque civilatis et oppidorum
smgulorum diruerenl, soloque aequarent. Et factura est ila. Solura oppidum
de Hoyo barum conditionum, imo poenarum remansit immune, et merito
quidera. Qua enim ralione parliceps deberet esse poenae, quod volebat expers
esse culpae, quod oppidum, ut puta diverticulum episcopi et suorum ? Quia
Leodienses injuste spoliaverant bonis et thesauris , quibus non mediocriter
affluebat de praesenlia divitum terrae, condilionatum quarto est, ut ingen-
temargenti massara solverent, priorura annorura mulclam, nullam penitus
facienles defalcationem. His ila rite peractis , inlravit Leodium dux Carolus
pnnceps potentissimus , cum ingenti equitum multitudine. Qui bini et bini
per lurmas suas incedebant , et a prirais usque ad ultimos , quinque hora-
rum , ut amnt , explebant intrandi spatium. Cogebantur manere extra civila-
tem pediles, quorum graudior ferebatur esse copia, ne multitudine niraia
confusio, imo violentia gigneretur. Sic , sic humiliata est civitas illa grandis
sed rebellis, urbs ampla, sed turaultuosa, alurana scandali, mater litium '
seditioms conscia, tranquillitatisignara, foraes discordiae, concordiae suffol
calrix ; plus habens de praesumptione quam de forlitudme , miuusque de po-
lenlia quam de arrogantia. Sic devicta est gens numerosissima, sic subacla
natio non assuela pacis , assuela belli , cedere nescia , nisi cum resislere non
valet. Secundum magniludinem praesumplionis et gloriae data est ei magm-
tudo confusionis et ignominiae. In inani gloria raodum non habuil, m relri-
butione vindiclae débita mensura defecit. Sic facli servi sunt, qui prius erant
liberi : sic coacli sunt obsequi , cpii volebanl omnibus dominari. Inque signum
victoriae gloriosae , abslulil dux fornicem triumphalem, quem pyronem ipsi
nuncupabant, in medio fori pro décore slantem , miro lapideo tabuiatu erec
tum, et Brugis deportari fecit, pro quo palibulum mandabat erigi. Quam
rem licel moleslissime ferrent, tamen contradicere non audebant. Sublalae
erant ipsis vires oranes, cum quibus pciierant simul et omnia. Non sic arc-
tantur sub praeceptoi e scholares, sicut conslringebantur a facieprincipis Leo-
dienses. Reliquit autem dux Leodii, loco sui , Guidonem , virum nobilem ex
Picardia, dominum temporalem de Himberti-curia, ad regendam palriam
universam. Homo isle saevitiae plenus, compassionis inops , in virga ferrea
regere coepil, non parcens divilibus, non egenis , judicans in rigore incoias
terrae. Ilaque redeunt qui proscripli fueranl, araici episcopi, unusquisque
ad possessionem suam , et in quiète vivere permiltuntur. Jara insignia armo-
rum episcopi in vicis et compitis ubique ponuntur; jam vox lUa turaul-
tuosa : Vivat rex! silentio dalur. Absit, absit ut aliquis deinceps magistri
Marci de Baden praesumat facere menlionem. Dominus Ludovicus de Bor-
bonia pace fretus , et quaquaversum se dirigens , verus terrae dominus aguos-
citur, etLeodiensis episcopus bonoralur. Ordinatur insuper nova lex, et,
veteribus transeuntibus , jura nova conduntur. Plerique ex civibus , quibus
erat scrupulosa imo meliculosa conscienlia et lividus animus, haec ita geri
conspicienles , denlibus fremuerunt, et nolenles ita constringi , sponte aufu-
gerunt. Proscribuntur et muiti auctores schisraatis, hosles pacis. Inler quos
et dominus Raso erat, qui postea in terra non comparuit, quoque devenerit
usque hodie ignoralur.
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l'<^ HENRICI DE MERÏCA
CAPUT XXVI.
De ^ecunda profectione ducis contra reijem Franciae , et pace iitriusque , ac
Lecjato apostolico.
Anno Domini 1468 , mense Ai.gusto , Carolus dux incly tus , jam altéra vice
Handriam petit, bellum régi illaturus, non iitique propter se. ciii in nullo
forefecisse repertus est rex , sed propter duces Britanniae et Biturricensem
régis germanum , quibus , rupto foedere , rex dimicatus est. Sed quia Carolus
dux cum hisduobus foedus pepigerat, ila videlicet ut alter alleri contra re-
gem , necessitate cogente , manus porrigeret ad invicem , injuriam illorum in
se retorsit, eosque de rege vindicare proposuit. Sed omiram humani cordis
instabihtalem ! O inexprimabilem surreptionem ! Duce Carolo derelicto duo
ipsi clandestine paciscuntur cum rege. Iste illis in adjutorium. non sine sua
suorumque multa incommoditate, adveniebat; illi istum solum in periculo
derelinquunt. Servat iste, ut debuit, amicitiae jura et pacta fidelilatis • illi
quod nefas putamus , abjiciunt. 0 quantum est in rébus inane! Verum Deo
disponente , id quod malam videbalur faciem habere, conversum est duci in
augmentum boni. Non enim raovit arma rex contra eum; magisautera, spre-
tis alus, intra smum gratiae specialis recepit eum. Quid enim? Videres et re-
gem et ducem amicabiliter comedere in unum, illum istum convenire et
officio salutandi , et obsequio blandiendi , et complacendi instantia , miran-
tibus atque indignantibus Francigenis universis. Credeies sane , si aspiceres,
ml odu vel rancoris unquara in alterutrum exstilisse , sed universa jura dil
lectionis et gratiae.
Eodem autem tempore, venit Leodium dominus Honofiidus, Tricaricensis
episcopus, habens plenariam potestatem legati a latere*. Is, pro Iradita sibi
auctoritate, cujusiibet criminis reos absolvit, suspensos et excommunicatos
mtra gremium sanctae raatris ecclesiae recepit , et irregulares rehabilitavit
data cera ^ et accepta pecunia. '
2 A '''""^" ^' ^i • n. , . **"^^ excommunicali» iu signum recoucilialionis
Anne vox cera hic mtelligenda de cerei», dari solebant.?
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
CAPUT XXVH.
171
Quod riri Belialceperc Leodium ad nutum illic omnia disponentes,
Verbum aposloli est de negligenlibushominibuselincuriis: «Cum dixerinl,
pax et securitas, lune repenlinus eis superveniet inleritus. )> Hoc circa Leodien-
sem episcopura et familiares suos manifeste videmus implelum. Qui post tan-
tam populi slragem et civitatis deslructionem , non ipsi cautius negotian et
sollicilius vilam insliluere salagebant ; sed nimiara sibi securilalem promitle-
bant pacala omnia arbilrali. Unde jocis intenli , comessalionibus dediti ,
mapis deleclabaniur audire symplioniam et choros , vocemque canlanlium
alque ludenlium pro inani laelilia, quam collisionera armorum strepilumque
virorum fortium pro civilalis sollicita cuslodia. Et quia in die bonorum ma-
loruni immemoies eranl , fulura non prospicientes , conligit justo Dei judicio ,
ut exlrema gaudii hujuscemodi Inclus occuparel. Siquidem in profeslo nati-
vilalis Virginis gloriosae, virorum Belial cuneus ingens, grandi cum slrepilu
et nonnullis capilaneis , Leodium inlroivit. Quorum ad inlroïtum eranl amici
episcopi nimiruui nimium conslei nali , volentes quidem sed non valenles re-
sislere et impedire rei subilam novitatem. Applaudebanl alii , et per lacitur-
nilalem alque dissimulalionem quamdam, quod fiebat, videbanturapprobare.
Vultrare proverbium est : Qmtacet, consenttre videtur. Heu! Heu! Res haec
civitatis ipsius causa excidii fuit, populoque inlerilum atlulit. Illi ilaque in-
pressi mox fortunam régis vociferalione conclamant, dicentes : Vivat rex!
Vivat rex ! in vilipendium ducis. Primoque impelu irruunt in militera quem-
dam , quem vicarium pro se reliquerat dominus de Hymberli-curia , cum
sequeretur ducem eunlem in regem , illumque trucidant. Alios aufugere ten-
tantes , alios arma capienles inlerimunl; sicque civilalis exitus per vigilem
cuslodiam observant, ut nec exire , necintrare cuique liberum fueril. Demum
lepem novam insliluunl, pacta solvunt, domos irrumpunl, spolia ducunt ,
mulclam ad opus ducis lerrae impositam inlerdicunt. Et ex parte episcopi
pluies in periculo capilis sui clam aufugientes Trajectum tendunt, quorum
raulli in ipso ilinere morlem , quam quaerebanl evadere . invenerunt. Inter
quos et magisler Johannes Bau , vir mililaris, licentialus in ulroque jure ,
presbvter et canonicus ad sanctum Lambertum, erat, qui ea solum de causa
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172
HENRICI DE MERICA
qiiod clam diffugerct, juxta villam domini de Nassou, dictam Heeislal, a
viris Reliai criideliler inleremplus est. Qiiomodo coiimiuni plebi parcere ac-
quiescèrent, quaiido in viruin celcbieni lyiannidem exercebant? Si in viridi
ligno talia praesumeie ausi sunt , in arido (|uid feceriinl ? Fucrat Leodii ,
paucos ante dies quani veniient viri Reliai , episcopus ipsc cum suis , uiagis
inlentus dies festos agere , quam sollicitus super civitatis provida custodia
cojrilare. Inde Trajecti se recepit, et solatium omnesubiraliens, amicos, qui
Leodii erant, magno in discrimine dereliquit.
CAPUT XXVIII.
Q^iod episcopus cum suis, a viris Belial captas , Leodium perductut sit.
Quamobrem episcopus amicos convocat , vires instaurai , colligit cuneum
arniatorum, tristis tristes mittil duci litteras in Franciaconstituto. necessitalem
exponit, praesidia petit, que civitatem suam rccuperare et se de transgres-
soribus vindicare valeal. At ille quamquam de negligentia et incuria culpassel
istum, assistentiam tamen offert, transmitlens ei in adjutorium a lateresuo
nobiles potentesque barones de Himberti-curia , de Bcrgis , de Hamalia , vi-
rosque generosos cum illis non paucos : seque in brevi venturum personaliter
cum universo exercitu pollicetur. Convenerunt igitur hinc cl hinc in l'un-
grensi oppido, et, quasi jam habita Victoria de hostibus csset, et ad vola
cuucta cessissenl , minus solliciti , niinis securi dies festos agunt ibi : homines
inerraes aggredi pro niliilo arbitrati. Celebrantur ludi , chorcae ducuntur,
vox laetitiae ubique resoiiat, tanguntur signa turrium cum modulamine, ut
in festis solemnibus fieri solet. Sedent in vioo exploratores : non ordinantur
nocturnae vigiliae super custodia oppidi , quod portis caruit , propugnacula
non habuil, muros aniisit. Non invocatur Deus venire in adjutorium , quam-
quam concernât causa ipsa honorem suum. Tanta in viribus propriis fiducia
eral , ut a Deo prosperitalem exspectare et sperare salutcm , non necessarium ,
imo superfluum videretur. Nullus eis Ireraor de habenda Victoria ; timoromnis
erat de céleri hoslium fuga. Itaque jocis, ludis, conviviis, specUculis fatigaU,
omnes inlempesUe noctis silenUo cubilia petierunt , verbi sapienlis maie mel
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
173
I
mores, qui quemque nostrum solerter admonet dicens : « Ante penculum co-
mta de periculo. » Et eccc ingrediuntur Tungrense oppidum v.r. Bel.al per
"urmas suas: hospilia elepiscopi et suorum mox quaerunt et mven.unt. Jam
ubi plausus, ibi planclus ; ubi risus, ibi metus ; ubi gaudmm , .b. dolor ;
ubi irepudium, ibi moeror. Sane nonnulli , illorum cognita praesentia , se-
.ninudi celeriler aufugerunt , relinquenles equos suos et sarc.nulas suas di-
replioni atque praedae. Capli sunl alii , et nihilominus abire permiss., de
redeundo cerlo die juramenlo facto . quod impleri menti non erat. Fuerunt
cl plerique interfecti , in quos invidiae dénies magis exacuerant , ulputa do-
minus Johannes Tsereyn miles et nonnulli alii. El invenlo magistro Roberlo :
.. Ecce, inquiunl, ecce trufalor isle ; omnium causa raalorum est. ,. Quem unus
eorum percussilfundibula, undeel vila sua amarior morte facla est. Ep.sco-
p„. aulem cum audissct quod ficbat, exiliens de leclo, moerens et ejulans,
nuo se verleret cl quid agerel ignorabat. Usus aulem consilio eorum qu.
apud se eranl. aperU camerae fenestra pro foribus, in plalea slantes v.ros
Belial auclorilate vocis inlerrogal : « Quinam eslis vos ? Quid quaer.l.s ?» Al .11. :
„ Subdili . inquiu.H , lui sumus , exulcs et proscripli , illuslr.ss.me dom.ne,
quidquid alias dcliquerimus emenda.e parali. Obsecramus aulem clemenUam
luam : converle judiciu.n in misericordiam , et pe.miltenos de caelero bene
apere volentes, reddi facullalibus noslris , uxoribus et am.c.s. .. Iron.ce loque-
banlur. Aliud enim dicebant ore , aliud mente versabant. De correcl.one mo-
rum novissima illis cogitalio erat. Omnc studium versabant circa v.ndictam
de advcsariis capiendam. « Rogan.us, aiunl araplius , lua meluenda dom.na-
lio una nobiscum ad Leodium usquc lendat. El nobis proder.l, el le m.mrae
poenilebil ; nara erunl , le praesenle , prava in directa , et aspera m vas pla-
nas .. Quid agcet episcopus in hoc rerum cardine conslilulus? Anx.alus erat .n
eo spinlus ejus ; quocumque se verleret, dolorem inveniebat. Non erat e.
locus aufugiendi, non spalium deliberandi , non polenUa res.slend.. Unde
oecessilate compulsus descendit , el nil raali passus cura illis Leod.um expe-
liil Ubi dum venissel ho.no caplivus, graliose quidera a cap.lane.s v.rorum
Belial IracUlus est; sed habere liberlalem sUndi , ambulandi et fac.end. quae
vellel, perraissus non est. Cum aulem legalus , increscenle rumore , v.ros
Belial ante fores hospilii sui ad capiendum eum slare didicisset , excuUens se
cilo de leclo , apertiscamcae fenestris , convertit se ad illos. Videres hora.nem
pavidum el Iremenlem scalpere pedibus, supplices atlollere palmas , molu
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174
HE^RICI DE MERICA
mslabili corpus agilare, alla voce clamare, et sine cessatione dicere : «Legaïus
ego sum : legalus ego sum. » Nihilominus captus , et una cum episcopo Leo-
dium usque perduclus. loventus est etiam Tungris dominus Guido de Him-
berti-curia, vir saevus, qui pro crudelitate nimia ita populo odiosus erat ,
utdentibus fremerent in eum. Volebant hune viri Belial vinctum pioducerJ
Leodium. At ille lenitens dicebat se polius caput suum exponere gladio ,
quam vinctum praesentari Leodiensi populo. Sciebat se enim indubilanler'
si Leodii essel , non simplici morte finiendum , sed varia excepturum gênera
raortis. Diraissus autem est ab eis, praestito juramento quod, constituto die,
quasi caplivus homo rediret, et bonam pacem communi populo terrae apud
ducem efficaciter procuraret. Praeterea , ad requestam episcopi , miscrunt
Tungris pro magistro Roberto graviter vulnerato, quia volebat eum videre vi-
vum. Quem imposilum vehiculo in itinere trucidarunt , ante conspectum
episcopi mortuum offerenles, et afflicto aftlictionem addentes. Siquidem re-
quieverant viscera episcopi super illum , apud cujus celsitudinem mapister
Robertus summum locum gratiae oblinebat, adeo ut secundus in auctoritate
post episcopum haberetur. Mala tamen fama volabat de eo , et vitae non com
naendabilis esse censebatur. Plane de eo quod factum est, oppidi Tungrensis
incolae proditionis suspecli sunl. Quapropter per satellites ducis , quadam die
fori , dum grandis populus confluxisset , variam supellectilem venalem affe-
rens, totum oppidum omnibus bonis in eo reperlis funditus spoliatum est
divitum et pauperum , noxiorum et simpliciura nulla habita discretione. Idem
ipsum oppidum ea de re proposuerant quidem voracibus flammis dare: de-
sistebant tamen, facta Guidoni de Himberti-curia promissione duorum millium
Horenorum, ad cerlos terminos procedenti tempore solvendorum.
CAPUT XXIX.
De cofiflictu inter dominum dk Ravesteyn et Leodienses , eommque f^vga.
I^tur expeditis negotiis in Francia, dux ex iis quae per Leodienses fieri
videbat accensus animo , remeare coepit, et ad Leodium convertere faciem
suam, statuens firmiter illud funditus everlere, et ponere ut acervum lapi-
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
175
dum. El rex , relicto exercitu suo, non rogatus a duce , sed sponte semet m-
rerens, veniebat cum eo eadem mente, nec dissimili voluntate. Praemisit
autem dux ante se dominum de Ravesteyn, qui cum phalanga sua juxta di-
ruta moenia civitatis caslramelatus est. Cumque silentium tenerent omnia,
quae in civilate erant, nec campanae quidem sonilus audiretur, suspicati
sunl qui cum domino de Ravesteyn erant, Leodienses omnes prae timoré
hostium imminentium cessisse loco suo , et desperalione victos miisse fugam.
Unde quamplures, armis depositis, sarmenta colligere coeperunl, et rogos
prae nimio algore componere. Pergebant et alii pro pabulis jumenlorum vi-
iaeque necessariis , longius sese ab exercitu secernenles. Quod ubi per explo-
ratores in civitale coraperlum est, convocalis optimatibus et magistratibus
civiUtis, episcopussuasit, pro bono civitalis, ut videlicet ipse laxatus a cap-
tivitate libère abire permilterelur , promiltens et promiltendo jurans quod
pro pace apud ducem nepotem suum fidelissime laboraret. Tum secundo ut m
ducis populum nequaquam arma sumenles exirent, scientes mdubie quod, si
in civilate quiète manerenl, ultra ullam veniam invenire possent ; sm autem ,
imporlabile judicium suslinerenl. Et quidem in oculis plunmorum quibus
eral mens sanior , sermo hic bonus visus est. Al viri Belial cum ignobili vulgo
nolenles cedere, et credere dedignanles, eligebanl insidiose hosles impetere,
quos incautos praesumebant decipere et victoriam reporlare. llaque qui pu-
tabanlur fugisse, ecce coram oculis sunl, et super incautos repente irruunt
in mulliludine magna, et gravissimu^ confliclus exoritur. Resistere vinlil^r
de populo ducis nonnulli malebant, quam lurpiter aufugere, et, quia mer-
mes cadebanl in ore gladii nedum plebei et vulgares, quin etiam m.l.tares
etnobiles. Nec mirum. Yarius est enim evenlus belli, et nunc hune, nunc
illum consumit gladius. Plerique ad tempus dorsa praebuere , donec armis
nrotecli ad pugnandum idonei redderenlur. Fortissimos quoque milites su-
bita bella conturbant , et ante coguntur fugere , quam possint arma compère.
Factumque est ut , post longam decertalionem , domino de Ravesteyn cruenU
Victoria proveniret, et ad versarii etiam, non sine magna strage suorum, higere
coperentur. Hi ergo reversi , et jam aliter quam ante consulti , juxla Scnp-
laram dicenlem : « Sola vexalio inlelleclum dabit auditui; » et ipsi fieri cupie-
bant quod paulo ante fieri recusabant. Sic quoque contigit episcopum, una
cum lepato aposlolico de captivitate laxatum , educi ad dominum de Raves-
teyo per militem egregium Johannem de Wilde. Qui ubi eminus hosles vi-
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HENRICI DE MERICA
d.l, abeunle cp.scopo , in civitalem ad suos reœeare festinavit. Sane in hoc
ev.denler appa.el episcopum , ut promiserat, quaesiisse bona genti suae , qui
pos b.duum recessus sui consiliura bonum literalorie ei dederit; ut vidèlicet
cvuatem soll.cita custodia prolegeret , et inducis populuo, denuo noû exirel,
ne détenus contingeret ei. '
CAPUT XXX.
Quahter in machinatione dolierya ducem Leodienses deprehc^i suni.
Sequebatur e vestigio dux, yeniensque obsedit Leodium , et rex cum eo
î^ed o rmrandam mutationem cordis humani, non dexlerae Exceisi ! Rex istê
pnus Leodienses inter suos amicissimos computabat, dans eis protectionis
suae salvagardiam; nunc autem ut hostes a^^greditur debellare eos. Inque
signum offensionis super eos misit yraldum a latere, qui praeconaria voce
m cvuate clamaret et dieeret : Vivat dux Burgundiae ! Née salis erat ei per
appanlorem suum id agere; quinimo in foro captae civitatis, per semetipsum.
al ta iinportunaque voc.feratione , intonuit dicens : Vivat dux Burpundiae »
Ist. m ,Ilo totius spei suae figebant anchoram ; faciebat enim eos confidere
m verbis hterarum suarum. Nunc promissorum omnium immemor, nedum
desilit ab eis , verum etiam inimicalur eis. Volebat rex anno praeterito su-
mère arma contra ducem pro Leodiensibus ; jam sumit arma pro duce contra
Leodienses. O quam salubriter nos admonet Davidica vox diceos : « Noiite con-
hdere m prmcipibus , in filiis homioum , in quibus non est salus. „ Denique
Jeremiae verbum est : «Maledictus qui confidit in homine , et ponit carnen'
brachmm suum. „ Sed ad propositum revertamur Supplicai^tibus duci Léo"
d.ens,bus per ep.scopum suum , pro pace danda , renuntiavit dicens : « Filios
rnortis constUu.stis vos. Nihilominus in hoc feriam vobiscum pactum , et no„
aliter , s, vosipsos et uxores vestras , et filios , si bona vestra et civitatem dede-
ntismih.. „ Multorum habuit opinio, quod nonobstantibus bis mini^ducÎ
Leodienses ultra ullam m conspectu ejus veniam invenissent, et judicium
cendo. At .lit desperalione confracti, et bonorum omnium increduli, repu-
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
177
tabanl gloriosius esse stare pro civibus, leges palrias defensare viriliter, et pro
patriae liberlale pugnare fortiter usque ad internecionem , quara timide ce-
dere et enerviter expugnari. Videntes itaque prioris nequitiae adinventionem
sibi non posse proficere , aliud , quod nequius erat , fallendi genus mveniunt.
Quid enim ? Assumunt sibi , et tunicarum suarum superficiei insui faciunt
sancti Andreae crucem : et in silentio noctis ducis castra intente perlustranl.
Quis enim prohiberet eos , qui per taie signum non hostes esse , sed satellites
videnlurPEt nonnullis nobilibus puerulis, qui erant in comitatu ducis, latenter
occisis . progredientes perveniunt ad tentorium usque ducis , cum quo rex
erat. ut périmèrent eura. Sed anteaquam , quod cogitaverant, possent implere ,
cogniti sunt. detecli sunt, in astutia sua deprehensi sunt, eo quod voce pa-
tria loquerentur. quae aliorum Gallorum loquelae dissona est in parte non
modica , et clamoris, qui per singulas noctes in castris novus et secretus habe-
tur . mysterium ignorarent. Mox quoque pars maxima hominum simulatae
amicitiae trucidata est. Interiit quoque dominus Johannes de Wilde, miles
strenuus . cujus opère et industria episcopus se tempestive evasisse gavisus est.
Felices sese arbilrabantur, qui mortem . quam meruerant, quacumque via po-
tuissent evadere. Unde furore nimio stimulalus dux juravit per Deum et sanc-
tum Andream , quod de loco non abscederet , donec illum funditus evertisset.
lussit quoque accelerari negotium , et per ascensum aggerum et vallorum capi
civitatem. Non enim propter fortissima propugnacula patuit eis introïtus civi-
tatis Et factum est ita, Leodiensibus in finem usque fortissi me repugnantibus.
Inter eos autem qui corruerant gladio , dum postea ventum est ad caesorum
spolia detrahcnda . inventi sunt religiosi de ordine Francisci ac mulieres
interiisse.
CAPUT XXXL
De inaudita crudelitate hostium.
At quia fortior dux fuit et invaluit, jure praelii Leodium cepit, spoliavit,
delevit anno ab IncarnationeDomini MCCCCLXVIU, in vigilia ommum Sanc-
torum Cumque Leodium debellaturus intraret, vox in Rama auditaest, plo-
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178
HENRICI DE MERICA
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
179
lalus et ululalus, Lcodiura plorans filios suos. Tanlus subito clamor excrevit
tantus ejulalus insonuil, ut vix coutinuata in lacrymis yox posse finiri yidere-
tur At hostes ipsi, belluina crudelilale hominem diffitcntes, nil prorsus aliud
.sitiebant quam sanguinera humanum et au.ura. A quorum facie fugit populus
hmc .nde, sicut oves a facie luporum, amisso pastore, fugere solenV: Plu-
nma autem multitude , sub omni celerilate civilatem egressa, Arduennae svl-
Tam expetnt , ubi prae frigore , famé , inedia et moerore Ubescentes innumiri
penerunt; nonuullos persequens eos hostilis gladius iuteremit. Fugerunt et
ala m copia magna ia exteras regiones, ubi raanenles adhuc natale solum
nullalenus repetere permiltuntur. Fugerunt et alii in basilicas, sperantes se
.II.C a face gladu tutos esse debere, sed proh dolor ! locus refugii factus est
asylum per.cul. ; domus oralionis mutata est in macellum occisionis, et ubi
Tita conservari debuit, mors invenU est. Non coercuit hostes a scelere timor
De. , non sanct.tudo templi , non sacrorum reyerentia, non desolatorum lupu-
bns mstantia, quin impetuose irruerent in eos, et scelestis manibus obtrun-
carent Ub. en.m .11. aris proximi precibus insistebant , accedebant et isti , et
•ta yahdis .cUbus perimebant eos , ut sanguis occisorum et rubricaret payi-
mentum , et .n ornamenta celebrantium resultaret. Fuerunt certe inter eos, qui
.n bas.l.c.s .nterempti sunt, filii justae necis, nam et innoxios in conspectu
De. occubu.sse non dubium ; ubi , quaeso, sacer ille canon est : « Reos sanpui-
n.s défendit ecclesia. neyitam perdant et membra?.. Hujusmodi christianos in
hac parte profamores ethnicis et paganis nemo qui dubitet. Alaricus , rex Go-
thorum , yastata captaque Roma , inimicis devictis yeniam p.aestare et parcere
yolens, praeconis yoceclamabat : «Quisquis ad aposlolorun. et martyrura tem-
pla conyolayerit, salyus erit. „ Tune, etsi non nunc , sanc.orum Christi basi-
licae ad se confugientes seryabant immunes; illuc usque cruentus saeyiebal
.n.m.cus, .b. acc.p.ebat limilem trucidatoris furor. lllo ducebantur a mise-
ranl.bushost.bus, quibus extra ipsa pepercerant loca, ne in eos inyaderet-
qu. s.m.lem m.sericordiam non habebat. Qui lamen etiam ipsi alibi trucel
atque hosl.1. more saeyientes, posteaquam ad loca sacra peryenissent , ubi
fuerat .nterd.ctum quod alibi jure belli lièuisset, tota feriendi refrenabatur
.mman.tas et captiyandi cupiditas frangebatur. Quamplures yero hostes eya-
dere nequ.verunt, utputa débiles et infirmi. Juyenes et virgiaes, senes cum
junwnbus , s.mul in unum diyes et pauper reperti in plateis, abscondiU in
dom.bus et lat.bulis, diyerso suppliciorum génère crudeliter interfecU sunt Et
in mares cruentus mucro, uxoribus filiisque aspicientibus , saey.ebat. Al., au-
tem , data aut promissa pecunia ultra quam possent suae manus , dom.busque
ad corrigiam usque calceamenli spoliatis, redimentes sese abire s.nebantur;
si tamen yirorum legalium fortuna secundior arrisisset, secus de .gnob.l. scur-
rorum penere, quibus moris erat extorquerc pecuniam et an.masnon salyare.
Curaque, prioribusabcedentibus, superyenissent alii ad hora.nes m.serandos
.ebus omnibus denudatos, ut ayaritiae famem expièrent, non .nyen.entes
pecuniam, tollebant yitam. Erat autem illorum rabies efferata, ut .n dolor.s
aurmentum nonnunquam miseros scmineces derelinquerent in suo sangu.ne
yolutari. Nulla hostibus compassio miserorum , nullus pietat.s affectus, nulla
yisce.a miserationis. Ulinam , utinam meminissent, quod jud.c.um s.ne m.se-
.icordia erit eis, qui non fecerint misericordiam ! Lactabantur pot.us malefa-
cienles, et in rébus pessimis exultabant. Nam quo plures qu.s occ.d.sset, eo
làrpioribus spoliis se ditatum esse gaudebat. Omne studium e.at rapere, fu-
rari inferre yiolentiam, mactare, perdere. De saecularibus taceo, qu.bus
praesidium dcfuil omne. Tentabant etiam ecclesiasticos atque rel.g.osos ca-
pere et captiyos abducere spe pecuniae extorquendae ; yerum pr.nc.pal.bus
mandalis exlerriti desislebant a coeplis. Non parcebatur aetati tenerae, non
dcferebatur senecluti . qOaejuxta sapientem yenerab.l.s est, non d.uturna ,
neque numéro annorum computata. Insuper sexum femineum deturpabant.
Lactanles in cunabulis aut suspendebant in fumario , hanc cum .ll.s m.ser.cor-
diam facientes , ut non périrent in ore gladii , sed yapore fum. suas an.mulas
exhalarent, aut certe matribus colligatos penitus mittebant m Mosara. Coge-
bant yetcranos respicere sursum , moxque pugione guttura transfigebant. Ne-
aue omnino luta fuit a spurciliis ribaldorum religio sacra , sexusque fem.neus.
LcUmoniales yiolentiam passaesunt, defloratae yirgines, corruptae fem.-
nae et post earum abusum tractae et praecipitatae in Mosam. Nulla .b. d.s-
cretio amiciet inimici , interbonum malumque dislantia nulla. Captus qu.sque
nec redemptus, aut yibranlem necesse erat exciperet gladium, aut gray.ora
experiretur supplicia mortis, aut in profundos Mosae gurgiles m.tteretur.
f
180
HENIUCI DE MERICA
CAPCT XXXII.
De tmmambus mcrilegiis hoslium.
Neque enim sacrilegis sufficere potuil habilacula saeculaiii.ra omni privare
subslantia. Heu ! quod estnequius, temerarie irruunt in divina. Heu! clades
luaudita usque ad saDcluariura Doraini devagata est ! Eleoim , quamvis non
c.to proferlur, ut Ecclesiastes ait, contra malos sentenlia. Absque ullo timoré
fain hominurn perpétrant ,nala. Namque lempla Dei ingressi, contaminant,
i-iolant, spohantque, sacerdotalem ordinem habentes opprobrio . cullum Dei
ludibrio. Mittebant ergo sceleratas manus particulatim incidi difmas effiacti»
armarns, ad sacrosanctos calices , ad ciborias, ad sacri olei vascula, diripien-
les ea , et hosl.as sacramentales ac oleum in allare vel in terram viliter effun-
dentes. Inlravit vice quadam ecclesiam hostium quispiam, dum „,issa fieret,
cumque ablut.onem celebranssuscepisset, accessit ille propius , calicemquè
de altans med.o n.hd veritus lulit et abiit. Erat praclerea illorum unus laetus
pro c.bona rapla, quan, ferens sub assellas, interrogalus a socio quidnam
ferret : Rem, mqu.t, optimam. Elproductam ciboriam cognoverunt non ar-
genteam esse, sed cupreara, auro tamen tectam. Unde indignabundus ille
quas. rem eontemptibilem prolabore nactus, projecit in lutum et recessil Fac-
tum est autem hoc non procul a domo Fralrum Praedicatorum. Quibus dum
.mmane sacnlegium innotuisset , venit unus illorum, et reverenter acceptam
ciboriam , quae sacras in se hostias conservabat , reportavit ad ecclesiam suam
debito m loco reponens. Quis haec audiens non obstupcscat et humanam in^
san,am et pat.enl.am divinam! Quis Um duro corde, ut ad horum auditum
non contremiscat et tinneant ambae aures ejus! Quis sacrilegis non succen-
seat , et opUndo clamet : Suspendatur mola asinaria in collis eorum et demer
gantur m profundum maris! Miserai Oza manus ad arcam, non ul eam
raperet, sed ut ejus casum impediret, et morte muictatus est. Qua , quae«,
morte muictabunlur sacrilegi isti pollutas manus mittentes, non Id arcam
focdens, sed ad cborias dominici corporis et calices Salvatoris, damnat.s-
s.ma mente d.r.p.enles, comminuentes, et in profanos usus convertentes sa-
crosaueta .ascula, m quibus non figura latel, sed .eriUs patet; non umbra
tenebrescit, sed lux claresc.t. Sed que culpa major exstitit; eo et poena gra-
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
181
.ior eril. Rapiebanl et libros , et ornamenla , remonstran .as quoque p eUos s
simas , vasa diversi operis aerea , cuprea , sUnnea , argenlea , au a .magme
capsas reliquiarum , et quidquid ornamenlum eccles.a «°°':"''^'^i;;;^^^^^^
taris ministerium pertineret. Et ignominiose tractantes ea, "l P^f^"- ^
convertebant. Atque ad explendum avaritiae --""'' P""J"2idebantn
ubicumque poterant, auferebant. Campanas quoque fractas <l"'deba" "
minutias et îo.lcbant. Utque sub compendio plura V^^T^ZÎ^
complacerct ocul.s et animo .b'""^''-- J^^^ -:1;" ;I Ïi;
Aidebatur et reprobum , comrainuebanl. Denique ninu reiiuq
sed omnia perLstrantes , aperiebant sarcophaga marmorea, — antes se
posse invenire aurum, ubi reconditae sunt cineres defunclorum.
Quid non morlalia peclora cogis,
Auri sacra famés?
Vix dux ipse per se ipsum basilicara Sancli Lamberti de impetu sacrile-
,ae manus tueri' alebal'pari modo paria sacrilegia in monasterus ..rorum
aie feminarura eorumque basilicis ministri seelerum opérât, sunt. Ec-
c es"a tamen Sancli l'clri et nonnullae aliae , piaque loca , .llorum p.aeoc-
cupan les insaoiam , sese, data auri et argenli ampla congene, redemere
S^nllari P lia fruila lune suul monaslcria Canonicorum regular.um et
F.li Prledicalorum, quae p.olccla el ab insu.tu ribaldorum .ndemn.a
ùbslilerunl. Cumque spoliaU esset civilas illa magna omn. génère opum,
nuibûs non mediocriler affluebat, nilque superessel quod sacr.legum all.ce-
r appelm. igni Iradila evanuil in favillas. Vim quoque grassanl.s .neen-
d expe .ri coacle sunl nonnullae ecclesiae atque capellae, quae dom.bus
œllaSler jungcbanlur. CoUegialas lamcn ecclesias cum dauslr.s su.s,
monis eria quoque ob cuslodiae solliciludinem , quam dux adh.ber. man-
Zerir orax flamma non consumpsil. Itaque ad nihilum c.v.tate redaela,
■ civibus quoque el perdilis el fugalis, populus .errae h.nc .nde commo-
rlns ia tallialur in dies, sic opprimilur exaclionibus el grav.ss.mo Ir.buto
Ûb ic lur , ut jam contra vicinos superbe mulire dediscal, ..x vlam Iraos,-
lerl vix subs stère queal. Siquidem hinc angilur per extors.ones .mporla-
bUesavasallis^piscopl, iUine vero violenlius instant, d.r.pe.e noncessanes,
Ïominus Guido de Himberli-cu.ia el qui cum eo sunt. Praeler .llos autem
trm devoran^ue viri Reliai, ul lupi longa famé cucaU, .nop.nate de
I
182
HENRICÏ DE MERICA
latebris erumpentes. Ita ut pulchre apteque prophelicum illud facto hujus-
cemodi alludi videatur : « Hesiduum locustae comedit brucus, et residuum
bruci comedit aerugo. » .««
CAPUT XXXIII.
Lamentatio super excidio civitatis pi^opter peccata inhabitantium.
Quomodo sedes sola, civitas plena populo? facta es quasi vidua, domina
populorum. Princeps provinciamm facla es sub tributo , irao sub exterminio.
Jam cithara tua conversa est in luctum , chorus in planctum , et organum in
vocem flentium. Honor tuus mulatus est in ridiculum , jjloria in opprobrium,
potestas in nihilum. Jam qui ad le oculos dirigeret, \ideret plane non faciem
civitatis , sed solitudinis ehfigiem ; nec cerneret habitationem hominum , cre-
deret potius te quasi ferarum latibulum esse ac speluncam latronum. Nam
portae tuae destructae, solo moenia coaequata , munitiones in gyrodissipatae,
et domus tuae igni succensae sunt. Manum suam misit hostis ad omnia desi-
derabilia tua , et abstulit Dominus omnes magnificos civitatis. Destruxit in
furore suo omne robur tuum, et abstulit coronam spei tuae. Repulit altare
suum , et raaiedixit sanctificationi suae. Ingressae sunt gentes sanctuarium
suum , de quibus praeceperat , ne intrarent in ecclesiara suam , spoliandi
causa, sed orandi. Sacerdotes tui gementes, virgines tuae squalidae, et ipsi
religiosi oppressi amaritudine. Complevit Dominus furorem suum: eflFudit
iram indignationis suae in te ; inebriavit sagittas suas sanguine. Factus est
tibi Dominus in crudelem ; reddidit tibi duplicia pro omnibus peccatis tuis.
Bibisti de calice indignationis suae usque ad faeces , et de vino furoris sui ine-
briavit te. Plaga, quae te percussit, insanabilis est ; quare non adjicies utresur-
gas. Plaga incomparabilis est, ita ut ex simili dicere possis : « 0 vos omnes,
quitransitisperviam , attendite et videte, si estdolor sicutdolor meus. » Plaga
insuper valde crudelis , quae nec miserabilium miserata est , nec amicum ab
inimico, nec juslum ab injusto discrevit, nec minusculae pepercit aetati.
Heu! heu! Arguit te malitia tua, et aversio viarum tuarum increpavit te.
Scito jam et vide , quia malum et amarum est te reliquisse dominum Deum
DE CLADIBUS LEODIENSIUM .
183
tuum , et non fuisse timorem ejus apud te. Jesu bone , ubi sunt -™
tuae anliauae Domine? An oblivisceris misereri, Deus noster? An conlmebis
T^:^^^^^^ Signasti quasi in sacculo ^f -/»~JJf ^^^^^
s^nis. quorum dum obliti essent, nonne haec cond.ta fuerunt apud te , e
Z'a^n hesauris tuis? Ideo repulisti eos, et confud.sti eos. Dedi^i eos
Ca- oies escarum, et in populis dispersisti eos. ^^^^-^;^^^^ ^.
convertere ad dominum Deum tuum , ut ipse ^-^-.^^^^^^^^^^^^^^^
ianoscat et reHnquat post se benedictionem aeternae vit^e , ad quam nos per
'n:^l^?^ ternus et unus vivit et régnât in saecula saeculorum.
Amen.
ul
CLADIBUS LEODIENSIUM * : EDITA A VENERABILI SUPERIORE
EXPLICIT HISTORIA COMPENDIOSA DE „„„,rA
HUMILIS HUJUS MONASTERII, FRATRE HENRICO DE MERICA,
ANNO DOMINI 1468.
I Verba quae sequu
nlur. alia manu in cod. MS. exarala sunt.
THEODORICI PAULl, ALIAS FRANCONIS
CANONICI GORCOMiENSlS,
HISTORU D^ CLADIBUS LEODIENSIUM
ANN. MCCCCLXV-LXVII;
EX COD. M8. CAPITBL. ECCLESIAE CATHEDRU.IS TOR^àCENSIS.
24
v\\Mm«v\Mvv\\wwww^vw^'^««'«ww"^'
,vv^^w^^^^^^■v^^^^^■vv«^^^^~v«'W>~««'^'^'^^^'''*^^''
IINCIPIT
„,STOR.^ DE CL.Dn.rS LEODIESSTOM BOMI« THEODORICl P.UU , ^LUS
FRANCOWIS , CA«0«ICI SA«CTI ymCENTII 1« GORCIIE» .
Aono Domini MCCCCLXV , illusuis Karolus Burgundme, cornes de Sa loes
Jalûs^r proceres Franciae contra eumdem Ludovicum regem mtrav.t
r <!!r tamauaa. princeps impcrlerrilus cum quadrupl.c. exerc.tu. Quo-
Z^rXirLqua™ capitaneus Ludovicus de LuUeborch, con.es
7 rCircum l'Ls suis filiis. Secundo praefuit Adolphus, frater ducs
Ï^e sfs tVrpralit Anthonius, bastardus Burgundiae Sed quarto^et
JSide. KaLus Bur«.nd.e, ^;"- rdr=Ï:s!5^^^^^^^^^^
::;Tsr o;r:rad7a— ^^^ p-^-r ^-""t- 'aT
ï::;:;stancra™ ..ans, u..a i^..s ^^^::-^^^
-rz r;r„:aî:::rir: p.;::.!, habe„s ^a^i^u™ e.ercitu.
1 1 30 cum suis boslililer ibidem occurrit. Et castra metatus est
rr:!:;''::!;:: magnum montem et plauum, s.tum .n sinistra parte
vila et scriplis dicta sunl.
1465
De exercitu
Karoli.
V,\
188
THEODORICUS PAULI
Tillae et castri cjiisdem viilac. Ita qiiod difficiilter patuit accessus ad cum , nisi
cum ma(j^no discrimine partis adversae. Statimque rcx acies suas terribiliter
ordinavit conlra Karoluni Burgundiae. E contra Karolus perpendens quod ex
eadem \illa inilo bello posset a lergo dccipi el circiimveniri ac circiimcingi ,
misit expedilos vernaculos et armigeros cum diversis bellorum apparatibus ad
conflagrandum penilus eamdcm villam , et ad occupandum viani \illae qua
posset debellari.
ragoacruenu. lutcrca cx utraquc acie horribiliter et formidolose sagittatum est in invi-
cem per très homincs antiquos * , unus aiium invadebat bombardis et serpen-
tinis, caelerisque macliinis beilicis, ila quod muiti corruerint. Tandem Karo-
lus commiltensse Deo, audacter et animose regem primitus aggressus, viriliter
beliavit. In quo ex ulraque parle quam acriter pugnatum est, perlongum
est *. In quo bello experiri animositas Karoli et probilas virilis audaciae ex
magnanimitate mentis suae potuit. Et vere patenter potuit, ita quod de paucis
principibus talia militaria acta déganter et nobiliter peracta non inveniantur.
Nam personalilercum paucis Bdissimisarmigeris saepe perequitavit acies régis,
dissipans et segregans exercitum inimicorum. Itaque multociens verberatus,
ab adversariis expelitus fuit , ut se redderet captum ; quos tamen adjutorio
Dei viriliter pugnando repulit et profugavit. Ita tamen quod in tali anxietate
fuit, quod recepit vulnus in collo, et licet non fuit \alde magnum, tamen
maxime formidolosum , quia prope guttur suum fuit. Quae omnia parvi pen-
dens Karolus , prostravit et fugavit ex eadem villa et circa praefatum castrum
adversarios suos, et nisi duo domini ex complicibus principis Burgundiac
fugam maturassent, qui ôaeteris armigeris formidinem et timorem ipsorum
clamore incussissent , procul dubio regem cum suis cepisset. Clamabant
enim hi duo domini cum suis : Socii, socii, fugiamus et liberemus nos. Kch
rolus enini princeps non captus sed niortutis est. Fugiamus, fugia?nus. Cum-
que xv^ fere équités sic fugissent , Karolus hoc animadvertens tamquam leo
imperterritus disperses et segregalos revocavit, hos ipsos praesentia sua et
dulcibus yerbis animavit. Quod videns rex fugam cepit cum suis proceribus
supra dictum castrum Mondeleheri.
De inierfeciis in prriio. Taudcm post occasuffi ct Tuiuam multorum , Deo justo judice permittente,
Karolus regem fugavit et campum vicloriose cum multa laude obtinuit. Cor-
1 Legendum : Per très horas continua».
- Deest vox dicere.
DE CLÂDIBUS LEODIENSIUM.
189
Ex parle autcm Uroli Biirgund.ae «"•■^" Jacobus de Chas-
belli in hoc métro :
e FranCU VIClor CharLoYs Modo sedlt Ul HeClor '.
,„anus suas .aluil aut polu.t, dcseendens de «a ^° .erpeatinis el bonibar-
suas denuo contra Karolum ord.nav.t. Et -J 6 ^^^J^^^^^^^^^^^ ,acera>erunt.
lum ex sacro baplislerio elevan ; ^^^f «^ 3"^^^^^ ^^^ ^niiaria ab illo loco, *a>e.,u. ,..«:,.».
Uaque feria quinta post sol.s occasum *«<=« ^" P^^^ ^^ ^^^.^^,„ recepit
aonec'perveoiebat eu™ o.n. exere.^u ^^J^^ ,_,„ , ii-
r;:it:r :r:;" :;;!:: .i-i.. advcre., qua.vis adbue
essenl per très diaetas ab ipso. ^
. De praelio con,a.Uso apud ^onU^^- ^ ^^^, , ,,, ,,ni.
exstal carmeu inedilum .oler cod. MbS. B.bho i^^jj ^^, f^^um.
Ihecae Burg. n. 3857 : Liber Karoleido. uve bel- buppleo /
lum Montis-Herici.
190
ÏHEODORICUS PAULI
Karolus vonit In Es
Uiiipe5.
Deinde feria sexta recedens ab illa villa , venit circa noctcm in Estampes.
Ibidem castra metalus , benijjne receptus fuit ab incolis illius oppidi. Itaque
recepit dominica scquenli claves lam castri quam oppidi. In quo Castro reperta
fuit magna aurea navis régis, et multa alia argentea clenodia régis, ex quibus
illo die Karolo ministrabantur requisila. Feria secunda sequenti , venerunt
illic magnifici principes dux Brilanniae, dux de Barry, cornes de Diviois, et
muili alii principes Franciae cum perpulchro et magno armatorum exercitu
eleganter exornalo. Qui omnes castra raetati fuerunt per circuitum et gyruui
oppidi d'Estampes , demptis principibus et dominis qui in eodem pausabant.
Qui invicemconvenientesinlinitum Karolo Burgundiae exhibuerunt honorera,
et \ice versa Karolus iisdem. El permanserunt ibidem in magna laetitiausquead
ultimum diem mensis Julii, quod valde profuit vulneratis exercitus Karoli. Quo
die omnes principes cum suis exercitibus recedentes, per viam dictam Beaniffe
transfrelaverunt illic per Secanam circa locum dictum Moret in Gasthinois, et
in oppidum situm super flumen Yone. ubi occurrebant ipsis dux Calabriae et
marscalcus Burgundiae, cum magno exercitu armatorum. Causa euim quare
principes piaefali conveniebant , erat ut compellerent regem ad satisfacien-
dum fratri suo duci de Barry et caeteris principibus , ad quos obligabatur.
Rex vero Ludovicus percipiensadventum principum misit circa quadragintas
lanceasadresistendum ipsis, ne ulteriorem progressumad ipsum invadendum
haberent. Et illos milites misilex adverso illius rivi, ne transvaderent, quorum
pontes ubique fracti erant ; quos milites nostri crudelissime profugaverunt ,
oLsid.o .nte p,ri».os. multis ipsorum corruenlibus , et sic pervenerunt circa Parisios, etobsidentes
eam per sex hebdomadas, permansit Karolus ita prope civilatem, quod quo-
tidie bombardis et caeteris machinis quassabat civitatera. Et mansit Karolus
in Castro principis palris sui dicto Conflans , sito super ripam Secanae. Cum-
que praefati principes sic Parisios per gyrum obsedissent, princeps sive dux
de Barry, frater régis, et dux Brilanniae miserunt satellites suos anle oppidum
Pontoyse , quod quadam compositione sibi subjugarunt. Insuper dux Bor-
boniae personaliler cum omnibus suis armigeris secessit , et obtinuit cum
quadam compositione, medianle relicla drossati Normanniae, qui succubuil
etobiit in bello de Mondeleheri , castrum et civilatem Rothomagensem. Quod
percipiens rex valde doluit.
Tandem per inlerloquia magnatum pax rediviva ordinata fuit inter regem
et praefatos principes , ita quod rex commisit Karolo Burgundiae totum pon-
De régis militibu».
Paci* coaJiliooes.
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
191
dus disponendi ne^oûa re«a,ia , et ^^^^'^;^^-^,^
riae secundum beneplacilum suum*. Et sic Karolus eaixit, 4
BarrV f a" r régis , aeclperet in feudu,„ a Ludovico rege Franc.ae, fratre suo .
S cl™ Nor^fni^e, e.c. Ue^que rex Ubere contu.it Karolo B-gund-ae o.
nia dominia redempta per regen. , mediante dom.no de Croy , » ^" "^^ '""
Burgundiae ,.atre suo , insuper praeposiluram ultra fluv.un. fo-J^e J^m
Philippus dux Burrundiae paler suus nunquan. poss.debat ; addens ei cv.tates
fnf^ scHpU Peronam, Roye et Mondidier cuo, suis cons.rieUbus, perpetu.s
temporC b psoet suis haeredibus possidenda. Simillter conu.atum Bo o-
Zsem et co.ita.un, de Gbyse„^ et expu.it rex ab illo con^.t^tu de Gbysen^
-tnminnm de Crov qui fuit cornes illius comilatus, eo quod rex sibi pridem
latlrTt ObSue idem Karolus Burgundiae a rege Franciae , quod rex
contulerat. Ubtinu.iq eius , et dorainum de Rymay cura filas
LTt loir»"! Lan:oy et'cl lice's eorun, elirainaret extra regnu.
Zrarefquod .dera nob.lis princeps K^;-/:— ^r^^Tn^:
Franciae persequi, capere et ^'^'^"^'''^^^ ^'"^H ;^^";j,„i^ i,ve dorainus
tXneba-r.ui.n^^^^^^^^^^
^lïi^ri:: i?dTc::;urg!Iae etKarolu™ filiura ejus, ...
discordian, '^^™" j ^y^^e „„,„11. Sed tandem isto eodem anno,
quod modo »»"'1 V"bx.s»nn.s e^™ ^^,^^^;^ ^^f^^.^,^ f„.t '.
,idelieetDom.n.MCCCCLX^^^^^^^
r „b^\l^u"r s conlhoralis sua Ysabeet de Borbonia ♦ in festo sanc-
^rÏ—e'; 'rL^Un Ant^rpl», in abbatia ordinis Praemonstratensis.
De cujusobitu niraium turbalus Karolus valde dolu.t ,„„..,.„,„„
Fuerunt enim hi principes qui erant ibidem congregati contra regem , primo
dux detrry, frate'r régies, dux de Humayne, '^^^''^^"l^'^f^ ^^Z^Z
traliter se habuit in omnibus et semper ad pacem laborabat , dux Calabriae ,
T '^Cr ^- -" - -" ' -o «tr :r 0:;:. t.. ...u.
,46S .cripue aa PhiUppu™ pat«o. et ad ..«.. ^J'^:^l,''::^,„^„:Z iunxeral.
tratum Mechliniensem.
192
THEODORICUS PAULI
Leodicnscs rclscllant,
filius Reyneri régis Ceciliae ^ , dux de Borbonia , dux de Britannia , cornes
Karolus de Burgundia , princeps de Nemours, cornes de Dunoys, cornes de
Labrecht^, cornes de Armyange ^, cornes de Loyach*, cornes de Bueil, de
Savigiii^, cornes Sancti Paiili , cornes de Dammartin, qui omnes salarium et
dorainia a rege per expressionem Karoli principis Burgundiae^. Quibus omni-
bus regaliler et bene dispositis, cum Karolus decrevisset repatriare, postquam
multoties et caeleri principes cum Karolo pransi fuissent , venit rex valde
maue audire prius missam ad sanctum Anthonium , ad quem accedens Karo-
lus voluit ante recessum suum adhuc salutare regem , quem rex bénigne per
totam missam retinuit. Qua finita, rex ascenso equo suo comitabaturKarolum
per lotum diem , donec perveniret circa noclem ad Villers de Bel, quorsum
permanserunt in magna laelitia fere quatuor diebus insimul , ita quod nullus
potuit perpendere , quantum ultra modum sese mutuo deligebant : et semper
rex protulit , quod in neminem alium in tantum conBdebat sicut in Karolum
Burgundiae. Et ibidem cum magna honesta recesserunt ab invicem.
Interea dum Karolus sic per totam aestatem cum grandi exercitu obsedisset
Parisios, Leodienses, tamquam insani rebelles Deo et ecclesiae, valde invaserunt
ducatum Brabanliae, Lymburgiae, etc. Insuper munierunt ecclesiam in Mon-
tenaken ad modum castri , facientes eam speluncam latronum , multaque mala
ex ea circumquaqueperagentes, habentesrefugium denuoad eam lamquamad
castrum. Quare Philippus dux Burgundiae, Brabantiae,etc., necessitate cora-
pulsus, licet mulla mala per Leodienses perpelrala spe boni dissimulasset et
sustmuisset, et nihil inde profecisset , ordinavit potentes capilaneos, videlicet
Johannem ducem Clivensem , Johannem comilem de Nassauwen, drossatum
Brabantiae, dominum de Gruythusen, regentem Hollandiae, Johannem, do-
minum de Wassenaer, dominum de Gaesbeeck, comitem de Ferraria ex Lon-
gobardia , domicellum de Mandersceit, dominum de Hancoet^, qui e contra per
comitatum Lossensem ubique villas depraedando combusserunt. Itaque dux
Clivensis altéra die sancti Lambertivicit Loesbosch, utvidere est in hoc métro :
LaMberll pridie CLeef LoeabosCh Vespere VICIt.
i !
Et habentur anni in eodem métro.
* Siciliae. 2 L^ comte d'Albrel.
* Le comte d'Ârmagnac.
* Le sire de Lobeac.
* Legendum : Tanneguy Duchatel. • /ieceperunt.
' Forsitau lr{j[endum : Jaucourt (Jean de Jaucourt ,
chevalier, seigneur de Ruyère»).
DE CLADIBUS LEODIEINSIUM.
193
E contra Leodienses , viriliter eis resistere pulantes , obviaverunt in manu
forti , sabbato ante festum sancti Lamberti , in villa dicta Geet-Beets ; et facto
congressu ceciderunt ex parle Leodiensium cenlum et viginli homines , quod i^-die„,« c.dn«t^ ^^^
caeterividenlesfugam inierunl.4nsuperniprofesto sancti Michaëlis^, meodem wu^ .„ Moniena-
loco ceciderunt ex parte Leodiensium xi armigeri. Iteraque sabbato ante fes-
tum sancti Victoris corruerunt ante portas oppidi Sancti Trudonis centum et
duo de oppidanis ejusdem oppidi. Itemque in profesto sanctarum Undecim
Millium virginum \ venerunt praefati capitanei ex parte ducis Burgundiae m
villa dicta Montenaken , cum quatuor millibus equitum , comburentes eamdem
villam et fere omnes villas circumjacentes. Sed cum in reditu post prandmm
recedere decrevissent , deliberaverunt prius comburere molendmum ejusdem
villae de Montenaken. Quod perpendens capitaneus Leodiensium, cauto po-
suit insidiascum tribus millibus armalorum ad debellandumpraefatos dominos
et capitineos ducis Burgundiae. E contra pracfalidominihoc atlendentes, or-
dinatis aciebus bellicis , conflagrato molendino , eos invaserunt et penitus fere
deleverunt, demplis equitibus qui fugam inierunt celerrime versus Leodium.
Ceciderunt autem ex parle Leodiensium xviii«.
Altéra aulem die, praefati capitanei redeuntes munitam ecclesiam de Mon- concrema,urM«ate-
lenaken , exportalo humillime et reverenter corpore Christi cum reliquiis
Sanctorum, cum omnibus in ea existentibus conflagraverunt, et ecclesiam
funditus destruxerunt \ Cujus anni et destructio notantur in hoc métro :
Montenaken CeCidll, lioC In praeLlo pVto (VLsIt.
Post hoc feria secunda post festum omnium Sanctorum in oppido dicto
Herck proslraverunt sex armigeros Leodienses praefati, in platea dicta platea
Judeorum. Tandem Brabaiitigenae ubique eos vel occiderunt vel profugave-
runt , licet etiam cum discrimine suorum , quod patet in his metris :
Legla laMqVe taCe Cllo te Brabantla VlClt :
HIC bene si nVMeres Leodinos iVnC Clto sCrlbls.
Tandem anno sequenti , in Januario , venit Karolus Burgundiae cum infi-
nitis armigeris in terra Leodiensi, ut eos debellaret ex omni parte. Videntes
i
1465.
1466.
l'ax iniliir.
1 Die 28 Septembris. 21 Oclobm.
2 In profesto S. Lrsulae et sociarum , die ' CIr. supra p. 29.
2o
194
THEODORICUS PAULI
1466.
Dionanliim c%pugni
liir.
ifjitur Leodienses cum comitatii Lossensi , ingentem nimilalem et polenliam
ejusdem karoli , slatim reddideruiil se humililer pielali etgraliae cleraenlisimi
principis Philippi Biir(;iindiae et Karoli filii siii. Kt sic inler caetera pax » ordi-
nata fuit, qiialenus episcopatus Leodiensis «t coniilaliis Lossensis darent in
certis annis vi™ florenoriiin rhenensium praefatis principibus, pro daranis sibi
illatis. Insiiper quod Philippiis, dux Burgundiae, et Karoliis ejus filius mane-
rent perpetui mamburni ejusdem episcopatus et comilatus, et post eos duces
Brabantiae. Cujus anni pacis nolantur in hoc métro :
Legla LaetatFr JaM CharLoIs paCIflCalUr.
Anno Domini MCCCCLXVI , cum Karolus esset in Arthesia et in confinibus
Franciae, Dynantenses infecta pace receperunt multos armigeros in ipsorum
oppido , cum (juibus depraedabantur llannoniam , Brabauliam , Namurcum
et Lymburgensera ducatum , spoliis, incendiis et rapinis, fingendo multa falsa
convicia contra ducem et ejus gloriosum filium Karolum 2. Quare praefati
principes , recollecta militari manu , dirissime obsederunt eam cum quatuor
magnis exercitibus, scilicet feria secunda infra octavas assumptionis Virginis
Mariae, quam et potentialiter, feria secunda sequenti , scilicet altéra diesancti
Bartholomaei apostoli, oppresserunt et vincendo funditus destruxerunt , occi-
sis seu fugatis omnibus Dynantensibus, demptis illis qui callide pridie fugam
inierunt. Et sic devaslata civilas in solitudinem redacla fuit, destructis soute-
nus ecclesiis, monasteriis, mûris et turribus, et omnibus domibus ejus. Quod'
fuit opulentissimum, ditissimum et potentissimum totius episcopatus, dempta
civitate Leodiensi. Fuerunt autem mercatores ejusdem Dynanti ditissimi et
ubique famati. Tempore vero obsidionis quo Karolus obsiderat Dynantum ,
fuit Philippus paterejus, dux Burgundiae, in Castro Namurcensi cum grandi
militia ad obviandum Leodiensibus , si opus fuisset, si voluissent venire Leo-
dienses cum magno exercitu ad adjuvandum Dynantenses, sed non comparue-
runt aliquo. Yicta enim civitate Dynantensi, inclytusdux Philippus commisit
deinceps totum pondus belli dilecto filio suo Karolo, comiti Kadralensi , etc. ,
et ipse qui senio premebatur, vacabat contemplationi , orationibus et quieti'
' Quibu» legibus data fuerît pax , mox a Léo- 2 De Dionanlensium protervia vide quae scri-
diensibus proximo mense Aprili violala , latius bit Henricu» de Merica , supra p. 148.
exponilur supra , p. 30 et seqq. 3 Oppidum. Vid. infra p. 206.
DE CLADIBUS LEODIEXSIUM.
195
qui dehinc, scilicet anno Domini MCCCCLXVII , die quindccma mensts Jumi, ^-^^^X^-
obiit Brugis, in feria secunda, sive die lunae , Karolo tune m Gandavo exis-
tente. Qui demandais venire apud principem patrem suum agomzantem tam
celerrime equitavil, quod omnes suos fere militares secum equitantes prae
nimia festinatione praeequilavit et anlecessit . habens et requ.rens m via prae-
ter primum suum equum duos alios. Adveniens, agonizanlem ipsum mve-
niens valde doluit. Igitur altéra die cum magna solemnitale exequ.ae .psius
celebrantur in ecclesia Sancti Donatiani, in quo coi pus ipsius msepultum
lonro tempore permansit. Sed corpus ipsius auro et gemmis ornatum mis-
sum fuit , ul petierat , ad Hn ecclesia , dominica resurrectioms per epis-
copum Atrebatensem, cum magno statu et familia et cum mult.s c enodns.
Intestina vero ejus recondita fuerunt in puro vase in eccles.a sancti Donatian.
ante summum altare. Cujus anima requiescat m pace.
Post cujus obitum Leodienses contra jusjurandum et fidelitatem promis- Leoa.e.. ...u.
sam denuo infecta pace, rebellaverunt confusibiliter contra ipsorum epis-
copum Ludovicum, et praecipue contra Karolum jam ducem Burgundiae,
ordinantes in plerisque oppidis et villis publicos caminos et fornaces impletas
i.ne in quos more causae factae projecerunt animam ejus ^ ac si daemones
ijsam a Deo damnatam , propter commissa in dioecesi Leodiensi , projecissent
ia infernum aeternitaliter cruciandam. Insuper decantabant derisoria , ficta
et composita per ipsos in confusionem ipsius. Ultra ista omnia intraverunt
fere omnia oppida episcopatus et comitatus Lossensis, confinia Brabantiae,
Lvmburriae et comitatus ^amurcensis, armata manu; quae diurnal.m expu-
iando commiserunt magnae depopulationis excidium, de quibus pro ipsorum
beneplacito, acceperunt magnam praedam multimodae facullatis, occisis et
Lptis multis incautis et innocentibus. Haec a infinita al.a mala perpétrantes
per totam aestatem, ultra pacem factam, gaudebant in transgressionibus et ma-
i Désuni verba Dirionemem Carthusiam , vel
simili», llujus enim principis corpus in aede D.
Donatiani Brugis regia magnificenlia deposilum
iuerat. donec morlua post conjuge, ambo D»-
vione , uli jusserat , majorura sepulchro infer-
renlur. Si fut le corps de ce noble prince, inquil
Olivier de La 31arcbe , porté solennellement , à
grand deuil, souspirs et larmes, en l'église de
Sainct Donat . audict Bruges , où il reposa, et fut
gardé jusques oh le mena en Bourgongne pour
estre sépulture es Chartreux de Digeon , aiecques
ses prédécesseurs. Les préparations furent faictes
pour mener le corps du duc Philippe en Bour-
gongne , et aussi le corps de madame Ysabel de
Portugal, duchesse de Bourgongne, laquelle,
après son trépas, gisoit à Gonnaut (Édit. de Pe-
litot, tom. II, p. 268).
2 Ducis Philippi.
196
ÏHEODORICUS PAULI
liliis ipsoium , scienles Karolum, jam defunclo paire, plerisque arduis causis
occiipalum propter diverses suos principalus.
''Tirr.otTaf:'''- . '^'^'"' '^«'"'«{î'^tû Karolo, duce Burgundiae, prii.s in Gandavo , deinde
m Mechlinia et Lovanio et Bruxclla , etc., collegit immenses bellatores et
strenuos viros ac audaces, cum quihus die XIII^ mensis Octobris in sijjnis
variis et lubis slridulis idem illuslrissimus princeps Karolus, commotus prop-
ler crudelitatem et infidelilatera ipsorum , secessit a Bruxella cum grandi
railitia versus territorium Leodiense, propter rebellionem eorumdem. I>rae.
raisit itaque fere totum exercitum , et diffudit per totum episcopatum , ipso
manente in Thenis. Milites fere omnia ij;ne et ferro devastabanl. Qui dehinc
eodem anno, in profesto sanclorum apostolorum Symonis et Judae, striclissime
obsedit oppidum Sancti Trudonis. E contra vero Leodienses cum duodecim
millibus armatorum venientes cum tentoriis et papilionibus et caeteris armis
bellicis ac cum copia viclualium, vini, cervisiae, bladorum, caeterorumque
eduliorum ad succurrendum praefato oppido obsesso, eliam ad invadendura
praefatum principem Karolum ducem. In quorum comitatu Leodienses etiam
habebant sacerdoles, canonicos, monachos, quos violenter cogebant proHcisci
secum contra ducem Burgundiae, adeoqueamici et fautores ducis suspicaban-
tur et arbihabantur esse, quos etiam in prima acie ordinabant. Veneruntque
anmiose Leodienses prope exercitum principis, in profesto apostolorum Symo-
pr.ei.u. cruentun, iiis ct Judac hora vcspcrarum. Quibus cognitis per exploratores, dux inclytus
ammose decrevil, ordinatis aciebus bellicis, eis occursare equester et pedes-
ter cum micantibus et fulgidis vexillis; quibus invicem conglomeratis inhor-
mit cruentum praelium. Quod videns Raso , dominus de Heers , capitaneus
summusLeodiensium, et caeteri capitaneiperpendentesmagnanimitatemprin-
cipis ac mvincibilem potentian* ejus, celerrime fugam inierunt versus Leo-
dium. Cum tamen idem dominus Raso, edictum praeconizare et declamare
praeceperat, quodomnes fugientesocciderentur, et uxores et filii ipsorum pi^i-
varentur bonis ipsorum. Sed ipseraet primitus cum dedecore a bello fugit, di-
missis caeteris in periculo mortis. Quod Leodienses attendentes consimiliter
fugara arripiunt, quantocius potuerunt, versus Leodium , dimissis ibidem
SUIS tentoriis cum caeteris victualibus. Corrueruntautem ex parte Leodiensium
fugientium et succumbentium circiter tria raillia. Et quia nox instabat , ideo
non longe Burgundiones persequebantur Leodienses. Sed redeuntes victores ,
demptis victualibus et caeteris bellicis machinis, inveneruntcentum borabardol
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
197
et quatuor vexilla Leodiensium, quae omnia ^^^^^^^^^^^^^^^^^^
vexillum ante faciem oppidi jam obsessi , et cum bombarda vaMe e. r b. te^
praefatum quassaverunt oppidum. Altéra vero d.e , -' '^^^/fr^ ^^^^^^^^
\poslolorum praefalorum, quod erat feria qumta , illustns Adolphus de Ui
vis Iminus de Ravesteyn, audiens ingentes Leodienses lat.antes .n^u^^
dumeto, statimeoscum grandi -;^- P^J^^^^^^^^^^^^^
etoccidit Sed anle obscssura oppidum Sancti Irudonis, is.aro us ]. ,U „ppid„™».
vieil oppidum Beringhcn, quod pro magna parle combussit. Insuper v^.l
;otnteToppidum Boichloen, quod exspolialum sibi rel.nuil, arm.s et avm,-
.TPris suis implevit, et munivil contra Leodienses.
' 1 te m iUustrisKarolus eum suis in .am diversis incursionibus et quo.id.a- op,,ps.T„_a„.,>
„isa,I^ltibus,ballislis.bombardisetfundibulistamaeriterinfeslav.topp.dum .....«»•»..,.
M Trudonis, strictissime obsessum , quod fatigatos eos guerns et obs.-
Ï„ Iratiam Jjus quaerere coareUvit. Nam videntes Leodienses fugere et
succumbere , ut dictl est , et vexilla eorum in despeclun. ereela ante oppi-
dum ipsorum , multum anxiati videntes se non posse resistere , justit.ae a^ue
S i Principis Karoli, postquam Leodienses devicti uerant per conam,-
Ees Lternuntios humiliter ad principem demissos hoc modo réconciliât,
"un videlicc, , quod irent in gratiam prineipis salva v.ta ipsorum ; et quod
dët stanti funditus deslruerent portas et muros oppidi , et fossata hun.o .m-
1 ënt insuper praes.arenl fidelitatcm mediante solemni juramento ep.scopo
r 7ncipi , et quod nunquam in contrarium eis aliquid — ent per se
vel pera nos, sed fidèles et obedientes praeceptis ep.scopi et Karol. ducs in
olTus mo salvo quod episeopus aul dux iUos defenderet contra qtioseum-
Te ~ ores et transgressores. Praelcrea dux vellet eligere duodeeim ex
loppido quos vellet, e't cum illis vellet disponere juxta volunUtem suam,
ait ocSendo aul graùam eis tribuendo. Voluit enim el.gere ex consulatu
;„ riunitalem'ad rebellionem contra episcopum et ipsum am-veranu
S precibus piorum et nobiUum liberati fuerunt iUi ^"f ^™ ^''S "J ^J^t
darent annua.im grandem quotam pecuniae duci pro -«^^^'^ «î^^'*—
eniscopo et principi illatis. Istis sic ordinatis sUtim meolae Sanct. Trudon.s
IvTsi budav'erunt'Deum, et omnes in signum obedientiae et pac.s exu^run
for^s et occurrenles duci nudipedes , discoopertis capUibus, proc.dente
an e p«les prineipis , petierunt dolentes veniam de commisses jurantes et
proltn les litteris l sigillis nunquam rebellare. Quos dux bénigne surgere
198
THEODORICUS PAULÏ
Tuiigri
st tleduDt.
praecepil , et se emendare admonuit, et induisit eis ex pio corde , illo salvo ,
quod ante injjressum ipsius ciim suis nobilibus dejicerent portas funditus et
inuros. llli yaudeiites laboraverunt die noctuque ad implendum praeceptum
principis. Disruplis et confraclis porlis et niaxima parte murorum , dux so-
lemniter per eos fuit introductus. Exercitus vero intiavit oppidum per loca
fossalorum oppidi , quo mûris el hurao leplela fuerant, et sic obsidio dissoluta
fuit. Acta fuerunt ista anno praedicto, septiraa die postquam oppidum obse-
disset. Et sicut vénérant in profesto Symonis et Judae, quod tune fuit in feria
tertia, sic feria secunda sequenli reddiderunt se gratiae principis. El sic Karo-
lus victoriosus dux infra scptem dies tantum \icit oppidum.
Quibus sic dispositis ante civitatein Tungrensem , quondam caput totius
episcopatus, eo quod in ea primi episcopi cathedrabantur et dicebanlur epis-
copi Tungrensium, cum dux decreverat obsidere, et strenuus miles dominus
de Blammont, marscalcus Bur^yundiae, cum suo exercitu praecessisset ad
circumvallandam civitatera, venissetque circa noctem prope fere per médium
milliare, ut in crastinum obsideret eam, ecce venerunt ex praefala civitate
nudipedes et multum dolentes et humiliter viri tribuniciae dignilatis ejusdem
civitatis , ofiPerentes flexis genibus marscalco Burgundiae , loco et uomine
Karoli ducis , claves portarum Tungrensium . petentes amaro et contrito corde
recipi in gratiam principis , et quod de ipsis et bonis ipsorum et civitate dis-
poneret ad voluntatem principis, sicut vellet ; illo salvo, quod jurejurando
sese vellent obligare sub poena mortis nunquam de caetero conlra principem
Karolum et Ludovicum episcopum rebellare. Quod audiens praefatus mars-
calcus, capitaneus exercitus, ipsos surgere praecepit, et consolatus eos, statim
ex parte principis recepit eos ad gratiam. Jussitque praeconizare per tolum
exercitum, buccina praeceden;e,qnod nullusmolestaret oppidum Tungrense,
vel incolas depraedaretur sub poena capitali. Slatimque pietate motus mars-
calcus Burgundiae remisit secure denuo aliquos in civitalem ad consolandum
oppidanos , et aliquos illa nocte secum duxit ad principem , enarrans omnem
subjectionem ipsorum. Princeps vero perpendens caniciem venerandorum
senum Tungrensium recepit eos propler Deum in suam graliam . salvis condi-
tionibus praefatis^. ut sine dilalione confringerent portas et muros oppidi
eorumdem, et adderent pro damno inOicto et rebellione quolam pecuniae
ipsis assignandam. Quod Hdissima promissione promittentes perfecerunt , qui
cito redierunt a Karolo ad ipsorum oppidum sine aliqua dilatione. Eadera die
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
199
diensis
venerunt fere omnes aliae civitates comitatus Lossensis et episcopatus , dempta
civitate Leodiensi , el consimililer reddiderunt se victos clementiae Karoli.
Quos clementissimus dux propler Deum recepit in graliam, ne fierel eflFusio
sanguinis chrislianorum , salvis conditionibus praefatis et mullis aliis mihi
incognitis. Sic ergoomnia oppida el civitates episcopatus sine aliqua dilatione
protinus fregerunt portas, praesidia, fortalitia et muros suos, ita quod pale-
bal introitus et exilus per diem el noctem siculi in ruralibus villis.
Quibus dispositis venil animose idem victoriosus Karolus princeps cum obsidio civnatis Leo-
omnibus suis exercilibus in vigilia sancli Martini, episcopi Turonensis ^ et
obsedil polcnlissima obsidione audaces, animosos el duros Leodienses, prae-
cipiens altamen ne festo sancli Martini quidquam molesliae vel mali quoquo
modo civilati inferrenl, propler reverenliam sancli Martini, eoquod illo die
nalus fuit, quod et faclum est. Altamen audiebantur illo die in Leodio magni
clamores.
Altéra vero die, venerunt primiceri el consulalus civitatis Leodiensis, peten-
tes bénigne loqui cum principe causa pacis. Quos princeps primitus nec audire Leodienses v. nu..» p*.
nec videre dignabatur. Deraum pi'opler magnas instanlias nobilium et magna-
tum , el praecipue propler nimiam humilialionem el veniae implorationem
Leodiensium, recepit eos in graliam , salvis conditionibus infra scriptis, cujus
pacis anni nolantur in boc métro :
tUDt.
Legla nIL LUCe perl^anet absqUe CrUCe.
Ilaque primo, quod de inslanli deslruerenl omnes portas et muros civitatis
Leodiensis per gyrum, el replerenl bumo fossala. Secundo, quod statim red-
derenlduci omnia gênera armorum, sive omnia armabellicaperlinentia civilati
Leodiensi el civibus ejusdem , cum quibus princeps ordinaret juxla beneplacitum
suum ; ut non haberenl unum vel cum quibus se defenderent , vel in quibus
confiderenl, ne essent occasio el causa Iransgrediendi et delinquendi. Et qui-
cumque burgensium aut civium aliquid de illis abscondcndo sibi relineret aut
reservarel, ille absque judicio privarelur bonis suis et vita lemporali. Et sic
dux recipiens omnia instrumenta bellica , bombardos , parvos et magnos ,
gladios, gesa*, balislas, secures, amfraxas^, lauricas , galeas, etc. ^ raisil
• Anno 1466, die 10 Novembris. CCr. supra 2 Gesa vel gessum, hasta seu jaculum.
p. 42 elseqq. 3 Instrumenta ad offrangendum idonea.
Paris condilioDcs.
200
THEODORICUS PAULI
De cullellis.
De tollendo Peronc.
De contuberniis.
De capiUneo Leo-
diensi.
illa omnia per totam suam provinciain in omnibus suis civitatibus et castris.
Item, quoil nullus Leodiensiura , tam in ci vitale Leodieusi quam in aliis
parvis oppidis et villis , porlaret sive gestaret ma(ruum cultellura . sed solum-
modo parvos, cum quibus posset commode panem ad edendum scindere; et
illi cultelli non habcrent finem acutum.
Itemque quia habebant civitates episcopatus in foro ubique quoddam aedi-
ficium ornatum — ^ Pyronem , in quod fere divinabant et auj^urabant ; illa
praecepit dux removeri in omnibus oppidis et destrui sive evelli, et in locis
aliis suorum principatuum relocari. Una pyrona civilatis Leodiensis recon-
structa et relocata fuit Brujjis.
Insuper quia habebant magnas congregationes contuberniorum sive frater-
nitatum, quae utebanturexccrtis privilegiis , more baronum, propriis vexillis^
illas noiuit sustinere, sed oportuit dimittere et resignare sibi omnia vexilla,
ne fierenl deinceps aliqui impetus sive tumultus aut congregationes in civitate
Leodiensi contra episcopum aut ipsum , aut contra se ipsos.
Ilaque non haberent burgimagistros nec rectores civitatis ex se ipsis ordi-
nandos. Sed dux ordiuavit ipsis unum capitancum, scilicet dominum de
Humbercourt, militem strenuum , qui eos ex parte principis pacifiée regeret
et defenderet contra quoscumque transgressores molestantes ipsos.
Item denuo praestarent sibi hoinagium fidelilatis tamquam mamburno pa-
triae , per solemne juramentum obligantes sese juramentis et validis scriptis
et litteris , roboratis sigillo magno civitatis et multorum praefatorum , quod
si unquam aliquo tempore in contrarium praefatorum articulorum aliquid
attentaverint aut fecerint, immédiate amitterent et perderent omnia jura,
privilégia, plébiscita, papalia, imperialia. regalia, episcopalia, quae unquam
obtinuerunt et habuerunt , et cum hoc vilam et omnia bona ipsorum.
Muleta pecuniana. Practcrea darcut duci ad ceitos terminos Irecenla millia florenorum rhe-
nensium.
Quae omnia praedicta voluntarie consenserunt et annucrunt , et litteris et
sigilHs confirmaverunt. Et ne diffiderent , duci dederunt de instauti in promp-
tu centum millia florenorum rhenensium , pro se ponentes duci obsides certos
etnolabiles, quoseligeretprincepsexLeodiensibus, qui manerentinhostagium
Bruxellae pro Leodiensibus , donec et quousque ipsi in omnibus duci satisfa-
Homagiuni duci praes
tandum.
Obsides.
* Désuni voce» quod tocabant , vel similes.
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
201
cerent et obedirenl, ut dictum est. El quoniam illi, per aliquod lempus eis
praeBgendum, fuissent in hostagium, ut relaxarentur et ad Leodium libère
remitterentur , dummodo Leodienses alios eligendos loco illorum mitterent.
Et quoniam illi per cerlum lempus Bruxellae aut alibi fuissent in hostagium
ad placitum ducis, eliam illi post definitum lempus libère remitterentur , aliis
loco illorum in hostadium ex Leodiensi lerritorio venientibus : et sic facerent
ad cerlum lempus primo utsubjecli essent episcopo ipsorum et Karolo duci ,
ac pacem in ter se servarent.
Ellicet islos miserunt in hostadium duci, nihilominus providentes pacem
multa pejora praediclis perpétrantes commiserunt in despeclum ducis et epis-
copi horribilia. Et qui nul la tenus et bis et 1er correcli pacem et fidem serva-
verunt, licet Karolus dux tribus vicibus eos deviclos in graliam recepissel,
propler pias et humiles inslanlias nobilium ipsorum , et praecipue Ludovici
corum episcopi, et ad evitandum effusionem sanguinis christianorum , ideo
nunc quarta vice civitatem Leodiensem expugnatam, proh dolor! deslruxit,
utinferius patebil. El quia Philippus et Karolus, ejus filius, duces Burgundiae,
intermiserunt se eos debellando et vincendo , quare hoc fecerunl , quo titulo
et qua de causa, cum non fuerit haeredilas primaria ipsorum, nec Leodien-
ses subjecti aliquo modo ipsis fuerunl; ideo breviler omnia praedicta reca-
pitulabo , veraci et fideli stylo pandam , et enarrando enucleabo.
Leodii civilas cilra Alpes viguil, post romanam curiam , in maximo honore :
consislorium ipsius erat solemne, sive censura ecclesiaslica aut jus ecclesias-
ticum , propler multiludinem ecclesiasticorum suppositorum, qui egregieet
slrenue juxla ecclesiaslica décréta ecclesiaslicara censuram regebanl, ulmerito
filia romanae curiae dicerelur. Floruit insuper clerus Leodii in magno honore invidia contra cierum.
et reverenlia. Quod invidenles Leodienses laïci, qui plerique episcopo et
clero suo rebelles et infesli fuerunt, cogitantes persaepe quod suppedilare
possent clei'um Leodiensem et praecipue consistoriales, qui quodam tempore
vocaverunl ad suum praelorium Ludovicum de Borbonia , electum ipsorum ,
seclusis consiliariis suis, dicentes et post diversa allegantes, qualiler ultra
condignum judices ofFiciales et caeteri consistoriales gravaverunt et exactiona-
verunt subditos suos, et eliam omnesulriusquesexussubsuajurisdiclionecom-
morantes, de quibus, ut dicebant, magnas quolidie querimonias audierunt.
Haec et plura alia convicia injuste eis imposuerunt , addenles quod, si admit-
leret laies per industriam consulatus civitatis corrigere , ipse juste ab eis ex-
â6
/ .
Liiri. Borlioniu.n a Léo-
<Ji«» rcccdit Trajrc-
tum.
Marcus Badentis.
Legatus romanus
202
THEODORICUS PAULl
lorqueret infinilam (razaui. Et aniiuil iiiconsulte tamqiiam juvenis homo sub
certis pactis. Ouo facto, station ut praeconceptum et ordinatiim fuerat , domi-
iius Haso , dominus de Heers, capitancus Leodiensiiim , factus executor
hujusniodi mali{ini negotii, iiiBnita mala fccit per Leodicnscm cpiscopatum.
Cujus temcritateni et quotidianam violentiam episcopus videns, perpendens se
delusum , nitebatur sedare priidenter illam violentiam. allegans qiiod acciisa-
tos per eos juste et judicialiter convinceret et damnaret , proliibeiis ne aliquo
modo alicui sine judicio inferrent violentiam. Et cum nullo modo desislere
vellent, etiam quantumcumque bénigne admonendo institerat, irato animo
recessit a Leodio Trajectum. Oiiapropter excoramunicavit eos. Sed spreta ex-
communicatione ipsius, mala malis cumulando pejora veluli Sarraceni per-
petraverunt. Quapropter Pius secundus. papa romanus, posuit per totum
episcopatum interdictumV Leodienses vero indignati de interdicto apostolico,
nescientes quo effugarenl episcopum ipsorum, decreverunt communi con-
silio alium supereligere , et Ludovicum ex toto cffugare , et elegeruut quem-
dam nobilem virum Marcum de Baden. Ouo introducto et liomagiato prius
tamquam mamburno pridie , infinila mala in ducatu Lymburgensi perpetra-
verunt. Attamen corruerunt ex Leodiensibus, ut dicitur, XVl*^ ante oppidum
Lymborch. Quod oppidum cum obsidere decreverunt, amiscrunt multum
populum cum cienodiis et armis bellicis, et parum proficientes confusibiliter
redierunt. Et Marcus electus ipsorum ob inhonestos actus ipsorum iniit fu-
gam et recessit , infecta eleclione ejus , et hoc industria et consilio fratrum
suorum pontiBcum Treverensium et Metensium. Ipsi vero parvi pendentes
recessum , omnia mala , quae excogitari possent , çommiserunt in dominio de
Valkenborch, tamquam insensatus populus , trucidando amicos episcopi , et
etiam ducis Philippi Burgundiae. Papa vero Pius , audiens inobedientiam et
vesaniam ipsorum, et quod spernebant interdictum suum, noiens eos am-
plius gravare , sed ut pius pater sapienter, ut decuit, revocare, misit ad ipsos
quemdam Legatum, anno scilicel Domini M" CCCC» LXV»*, qui eos pie in-
formando admoneret desistere a malis , et obedire ut boni christiani papae
Komano et vero ipsorum episcopo. Qui cum venisset Leodium, spreverunt
eum. Nihilominus praefalus Legatus noiens precipitanter procedere contra
eos , redeundo Homam , mansit in regali urbe Aquisgrani per lotam fere aes-
' Vide infra inter Aif alecta Pii II bullam conlra
Leodienses emissam.
a Cfr.
su
pra p,
56.
(
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
203
tatem. Sed quidquid venerabilis pater intérim consuluit, supplicavit, admo-
nuit et exhortando pie exterruit, nihil profecit^ sed varias sibi minas et
insidias tetenderunt, nolentes quoquomodo ipsum audire, allegantes quodma-
gis faverel et gereret partem episcopi et principum quam episcopatus. Con-
clusive Legatus videns se nihil proficere , circa hyemem Romam remeavit
enarrando Apostolico et cardinalibus visa etaudita. Quare Paulus secundus,
papa romanus, anathematizavit omnes consilio cardinalium ^. Sed nihil ipsi ExcomniuDicautur
, ,, . . • !• Lcodiensei.
inde curaverunt,expellentes et persequenles episcopum ipsorum cum mdigna-
tione magna et omnes amicos sive complices ejus ac principum praefatorum,
commitlenles infinita homicidia in invicem, et hocinsligationeet informatione
domini Kasonis de Heers, ac domini Johannis de Wilde, ac domini Barri, sive
Herberli , domini de Surlet, militum capitaneorum ipsorum. Et licet multa
mala fecerunt in coiifmibus Brabantiae, Lymburgiae, Namurci ac Hannoniae,
tamcn principes praefati , spe melioris , aliquantulum dissimulaverunt mala ,
ponentesin viciniscaslriset oppidis capitaneosetarmigeros, qui eis résistèrent.
Novissime cum nullatenus vellent desistere, Paulus, divina providentia papa Auxiiium bracUii »eca.
dii i> I ••.iT^iM* 1 VA laris a Pontifîce in-
us, mvocando brachuim seculare scripsit ad Philippum ducem Bur- vocatur.
gundiae et ad illustrissimum Karolum comitem Kadralensem, filium ejus,
praecipiendo eis ancloritate apostolica quatenus ipsi tamquam praecipui prin-
cipes et filii obedienles ecclesiae compescerent rebelles Leodienses de ipsorum
transgressionibus, inobedientia et rebellionibus , ac potenter reducerent ad
subjectionem et veram obedientiam ecclesiae ^.
Principes vero praefati sic moniti et requisiti a summo Pontifîce , ut fidèles dux phUippu» Leo-
obedientes filii et principes acceptaverunt onus, volentes parère et obedire man- èônlma reducc"' !"
dalis apostolicis. Qui statim scripserunt ad civitatem Leodiensium , quatenus
désistèrent a rebellionibus et inobedientia ipsorum, et permitterent Ludovicum
de Borbonia, sororium suum, episcopum verum ipsorum, quiète possidere suum
episcopatum , utdecet; insuper quod obedirent Papae, et mandatis apostolicis
et episcopo, vel ipsi nuiic requisiti a sede apostolica apponerentdiligeuter ma-
nus suas ipsos coarctaudo et potenler reducendo ad obedientiam ecclesiae ^.
Sed proh dolor ! quidquid praefati principes bénigne scripserunt et admonue-
runt, in vanum laboraverunl; nam omnia quae ludicra comlempserunt, deri-
titur.
' De controversia inter episcopum et Leo-
dienses sententiam pronuiitiavit Paulus II, huila
data Komae die 10 Januarii 14615. quam infra
inter Akalecta denuo recusam inveniet lector.
2 Vid. infra Aralecta.
* Vid. infra Analecta.
t
11
20i
THEODORICUS PAULI
U66.
M. habenlesadmon.t,ones,psorum, confidentes in fortiludine et multitudine
potenlis cvlatis Leod.ensisettcrritorii ipsorum. Muiti tamen devoli et discreti
v.n Deura t.mentes, quia nullibi celebrabantur divina, e.ierunt territorium
comraorantes in Hojo , in Trajecto vel in vicinis locis extra episconalum '
>^;. Leodienses vero , ut populus obslinalus et induratus in malo , eum prandi
satell.e.o .ntrantes Brabantian, et alio tempore Lymburgia™ et comilatum
Namuicensem ac Hannoniam, n,a(;na damna intulerunt ipsis, eo quod Phi-
l.ppus, dux Burgundiae, senio fessus non valait commode armalus incedere
contra ,psos, et Karolus, filius suus, in Francia cum grandi exereitu castra me-
tatus fu«t et occupatus contra Ludovieum regem Franciae. Quare Philippus
dux, ord.nat.s multis nobilibus et potentibus capi.aneis, contra eos reslitit
egregie , ut supra notatum est.
K„o,„.„p„,„..„. '^•"""'" ^«"'«""^ •^"■•»'0 e» Francia cum raagno honore et Victoria cum su.,
exereitu , stat.m anno Domini MCCCCLXVI i„ Januario iniravit cum n.aximo
exerclu ep.scopatum Leodiensem , quem igné et ferro fere devaslavit Ve-
niensque prope Leodium, ut ipsos potenter et animose obsideret, occurrerunt
sibi Lcod.enses cum grandi exereitu et cum multis vexillis, ut ipsum debel-
larent ac s,b. résistèrent, ne ulteriorem progressum ad ipsorum civitatem
habere t. Et stantes per acies in quadam planitie sive delectabili valle cum
expl,cat.s ve^xi .s et praecipue cum extenso et explicato vexillo eivitatis Leo-
d.cns.s, ad bellum parati, arbitrabantur nullo modo principem cosdebellare
audere propter fortitudinem et multiludinem ipsorum. Karolus vero illuslris-
simusprinceps, iHa percipiens et attendens animosiutem illorura, stalim prae
cepit .sagacter ex omni parte circumcludi ipsos, ne fugam inirent vel discur-
rerent fugiendo. Dum ergo exereitus principis per certas acies terribiliter ex
omn. parte eos conclusisset cum quatuor exercitibus , et Karolus ordinaret
acies suas, ut moris est belligerantium , ad debellandum eos, et vexillum
suum erexisset, sUtim Leodienses, licet animosi et audaces, videotes infinitam
multitudmem armatorum el dominorum putabant universum ^undum con-
tra eos ven.re. Attendentesque se circumclusos undique, valde perplexi el
ammodcjecti, erectum eivitatis Leodiensis vexillum etexpansum complicue-
runt, et supra quemdam equum festinanter inclinaverunt; et extendentes
manus ne fieret congressio , miserunt duos honestos viros et discrctos ad
V,ncent,um comitem de Moirs, et ad alios primates, peteutes bellum sus-
pend., eo quod vellent foedus pacis cum principe et episcopo inire, et om-
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
203
l
)
.. ••
nia forefacla emendare juxla dictamen el arbitrium discrelorum nobilium
ad heneplacilum principis. Quod audiens Karolus princeps, ne fieret hor-
ribilis eflFusio humani san(]^uinis, limens Deum, festinanter misit ad caeteros
duclores et capilaneos , mandans ne facerent congressura , quia Leodienses
se reddiderant victos in gratiam suam. Attamen vix poluit compescere Bur-
{jundiones ab invasione ipsorum. Ibique conclusum, juratum, promissum^ Pactum condusum.
et validis scriptis si^illo ma^no eivitatis Leodiensis roboratum fuit, quod nun-
quam de caetero opponerent se episcopo ipsorum , et Philippus dux Burgun-
diae et Karolus filius ejus manerent perpetuales mamburni episcopatus, et
[)Ost obitum illorum , duces Brabanliae. Insuper darent pro damno illalo per
ipsos in dominio et principatu suo magnam quolam pecuniae. Et sic absque
belli strepitu Karolus \ictoriosus princeps gloriose cum suis rediit ad patrem
suum in Bruxella, Leodienses cum gaudio in Leodium. Acta fuerunt ista anno
praenotato in Januario. Insuper mitterent Leodienses Romam ad impetran-
dum gratiam Papae , et ad tollendum interdictum patriae.
Istis igitur sic dispositis et confirmais , mansit Karolus , egregius princeps
Bruxellae apud palrem suum vel ibi prope, ovans et gaudens cum suis usque
ad tempus quadragesimale. Sed postquam idem illustrissimus Karolus de Bur-
gundia post feslum Pascliae cum grandibus armigeris secesserat in Arthesia
elViromandia, et in confinibus regni Franciae, in praepositura de Mondydier,
et apud Sanctum Quintinum occupatus fere per totam aestatem fuerat., eo
quod Ludovicus, rex Franciae, patri suo illa dominia abstulerat , redimendo
illa cum certa quota pecuniae; quae tamen dominia idem Karolus iterum im-
pelraverat ab eodem rege ad vitam suam, propter quod voluit in illis homa-
giari ut princeps et dominus, quod et factum est.
Igilur Karolo principe ibi occupato, et Philipp) duce pâtre suo aliqualiter NovaLeod
infirmante, Leodienses iterum infecta pace grassantur ubique. Et praecipue
Dynantenses animali potentia eivitatis Leodiensis et caeterorum oppidorum
mala magna perpetraverunt quotidianis assultibus contra Hannonienses et prae-
cipue contra oppidum Bovinis dictum. Insuper multa ignominiosa et inho-
nesta dixeruntet per carmina scurrilia cantaverunt, concludentes et jactando
dicentes quod Karolus dux non auderet de caetero comparere in territorio
ipsorum cum exereitu suo, eo quod debebant ipsum debellare potenter. Et
cum per aestatem ultra pacem ista fecissent, tandem in Augusto rediens, Ka-
rolus ista audiens mirabatur infidelitatera et crudelitatem ipsorum. Et cum
lensium re-
bellio.
^06
JHEODOltlCUS l'AULF
decrevis.et Dynanu.™ obsidere pote.Uer et compescere et comice e„, Dy-
i-icl tal ,a.n , Gandavum et al.as civita.es obsessas per ipsum . sic Kprolus
..ncerel Dynantun, Et in si„„um te^eritatis et illusioL. ipsi locaVuo. ™t
.e.e„. ex métallo fusa.n supra „.u,u„, civi.alis cum colo et fuso. e, ml
co„t,„e„,e -.Quando diyiU isUn. n,nUerU cola.ulo sunt aitenuati et perf^^U
tum pnmo Dynantum erit vincendum "^ ' '
........... ,,a.,ueKa..oluscu.„ i.^ensis bella.oribus , infra oOavas Assu.ptionis
V. 8.n,s Manae , eodem a„„o scilieet LXVI , i„t,.„„s territorium Lco<^ense
potenter cu„, quatuor u.agnis e.xercitibus fe.ia secunda infia praefatas 01'"^«:
obsed.t Dy„antu„. , quod et feria secuud^scquenti , sciliccl altéra d e poslfe !
et caplis incolis ejus. Cujus destruclionis anni notanlur in l.oc métro :
dïnanlIM UCTpLe., „U„C le pLorare neCc«e e»l.
Eranl enim mercatores ejus ditissirai et famosissimi
sui?arm"l S'il''"""' 1 '"'""'"^ ''''""P"'"^ ""'^ '"""*'""' d--vissetcum
.u.sarmge..s ven.re, et cv.latera expugnare. oecurrerunt sibi Leodienses
ir/esTcr'': ' '"'^"*: "'^ •^-"'"'-l-' P-pter passio„em t:
nostr. Jesu Chr.st. , grat.am de commissis. Quare poenituit eos valde et de
caelero nunquam rebellarent, nec nocerent sibi. El offeren.es magnum ar!
gentum de taxa promissa , juraverunt fidelissimi sui subditi permanere. Et
dum cum plunbusalus eondi.ionibus servandis, i,a sese humiliaverunt, ile-
u.™ secundo p.us et bonus princeps reeepit eos in gratiam , illo salvo ^uod
caelenspac..sjunsjurandi et scripturis valide roborat' cogno^erunt se devinc
tos vua et boms temporalibus , si unquam resilirent ab obedien.ia prineipum
etepiseop.. Et s.c karolus pius princeps, babita cautionepraedicta, cum suis
n • Tltr ' "'' ^'"''•'"'^ "' infidelitalem Leodiensium an.plius.
r...».,,. ,.„„„ „. Demde Ph.l.ppo mor.uo duce Burgundiae in civitate Brugensi, anno se-
quen.., sc.l.cet xv die mensis Junii , vacillant a fide et obedicntia ducis Karoli
et nepotissu. eorum episcopi. Nan. instigalione ISasonis. domini de Heers, et
Johann.s de W.lde, domini Barri , seu Hereberti , domini de Surlet, n.ilitum ,
muUa .nala .lerum commiserunt. Deinde ultra pacem et jusjurandum scientes
bellunl.
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
207
episcopiim cum muftis suorum esse in Castro et oppidoHoy, quod oppidum
semper firmiter cl fideliler sieleral in pace cum episcopo ipsorum , scientes
episcopum absque aimigeris et speciali custodia ibidem quiescere, congregato
tnagno satellilio secrète quodam nocturno lempore anle Hoy , quod sagaciter
promissis aliquibus suorum in eo ceperunt, nequiter sperantes se episcopum
ipsorum improvisum ibidem trucidarc vel capere posse. Sed episcopus, oc-
cupata una parle oppidi , suscitatus ex clamoribus armigerorum , celerrime
surgens, induens se vestimentis suis, occullavit se parum , sed videns quod
vicissenl oppidum, et caslrum expugnare nilebantur. ad occidendum ipsum,
ooquodassullum contra caslrum fecerunt,statim per semitam secretam exiens'
equo cursatili incognitus per fugam e manibus ipsorum dilapsus cum magno
periculo vix cum paucis evasit. Nam per dévia equilans, cum magno laborë
et periculo Namurcum venir. Ipsi vero in veritate audientes episcopum eva-
sisse, irati nimis suburbanum et parvam civitatem in favillam ignis redegerunt ,
occisis mullis Jionestis oppidanis amicis episcopi. Insuper majorem civitafem
cum Castro per direptionem spolia verunt, eo quod ddhaerebant cum Trajec-
lensibus episcopo. El sic cum magno spolio redeuntes ovabant , gaudebanl et
laelabanlur in rébus suis pessimis. Quod percipiens Karolus, noviterdux Bur-
gundiae el Brabanliae exaltalus, iratus nimis, aggregavit valentes armigeros
ac milites stipendiarios infmitos, cum quibus totum episcopatum et civitatem
Leodiensem in solitudinem redigeret. Decrevil ilaque primo obsidere civitatem
Sancti Trudonis , eo quod ipsi praecipui fuerantcum civitate Leodiensi in Hoy.
Quod percipienles Leodienses slrictissime munierunl oppidum Sancli Trudo-
nis cum omnibus requisitis. Insuper promiserunl incolis Sancli Trudonis facere
firmissimam assislentiam ad liberandum eos vel ad dissolvendam obsidionem
Igitur anno Domini M» CCCCo LXVTIo, cum in profesto Symonis el Judae
aposlolorum idem Karolus dux obsedisset oppidum Sancli Trudonis, Léo- p„,. ,p„a s Wc
dienses odio habentes fautores et amicos ducis et episcopi, coëgerunl sub
poena capilali illos secum contra ducem ad bellum procedere, sive spiriluales
sive seculares, quos ordinaverunt in fronte aciei, praeconizantes el slrictissime
praecipientes quod si quis fugeret , eliam cujuscumque status essent, occi-
derenlur el privarenliir omnibus bonis ipsorum. Igitur venientes cum vexillis
et buccinis, m profesto praedicto aposlolorum. ad succurrendum oppido
obsesso, statim dux, praescius multiludinis et advenlus ipsorum . animose eis
occurrebal lamquam princeps strenuus et audax cum multiplici exercilu ad
nem.
/
j
Leodium le résignât
THEODORICUS PAUL!
debellandum ipsos. Et conyï essu fado in uiia parte , statim dominiis Raso ,
capilaiieus ipsorum, cum multis fufjam iniit, et accipiens pecuniam magiiam
ciYitatis, nuiiquam leversus, perrexit et fiigit cum suis ad Franciam. Coriue-
runt autem ex parte Leodionsium in illo confliclu ultra tria millia Leodien-
sium, inter quos ceciderunt dominus Barri, dominus de Surîet, miles, et
filiussuus, qui fuit canonicus Sancli Lamberti; Ways, canonicus Sancti Lam-
berti. qui fuit magnus curialista , quem invitum cogebant secum praeliari ;
decanus Middelburgensis , canonicus Sancti Lamberti; Rolandus de Heyns-
bercii, filiusdomini Johannisde Heynsberch, episcopi quondam Leodiensis,
cum pluribus aliis. In quo praelio princeps Karolus acquisivit multa vexilla
conluberniorum Leodiensium, demplis caeteris bellicis macliiuis. quae erexit
ante oppidum obsessum in confusionem ipsorum. Quod videntes oppidani
Sancti Trudonis, perplexi valde, reddiderunt se graliae Karoli principis. illo
salvo quod de instanti frangèrent portas et muros oppidi ipsorum cum plu-
ribus aliis conditionibus praefatis. Quod et fecerunt. Imo et omnia alia
oppida provinciae illico destruxerunt muros, portas et forlalicia ipsorum, re-
plendo oppidorum fossata humo el reliquis materiis.
Deinde veniens ante Leodium ut ipsum potenter obsideret , sinjililer reddi-
derunt se gratiae Karoli post magnas instanlias honestorum senum, qui nudi-
pedes, in lineis, detectis capitibus, per médium milliare extra Leodium per
iutosam viara occurrebant, petentes se in gratiam recipi. Quorum miscrlus
prmceps, ila fecit. Sed privavit eos omnibus juribus , plebiscilis, privilegiis,
armis, contuberniis. Et quod de instanti frangèrent portas et muros civitalis!
Quod fecerunt. Et certificatum , quod nunquam rebellarent contra ipsum
nec episcopum ipsorum, et quod non ordinarent Burgundiones nec alios
capilaneos , nec érigèrent conlubernia , nec admitlerent expulsos suos capila-
neos, mcentores totius mali, unquam reintrare civitatem Leodiensem , cum
pluribus praefatis aliis clausulis et conditionibus. De quibus omnibus dede-
runt Karolo duci litteras promissorias. Et sic ordinando eis dominum de Hum-
bercourt in capitaneum ex parle ejus, qui eos regerel in omni justitia el
pace, quod et fecit. Acta fuerunt ista anno Domini M» CCCC» LXVIfo, in festo
sancti Lamberti, episcopi Leodiensis.
Deinde anno Domini Mo CCCCo LXVlIIo , Ludovicus, rex Franciae, dolens
se fralri suo Karolo , duci de Barry , dédisse ducatum Normanniae , eo quod
Karolus, dux Burgundiae, ducerel in uxorem Margarelam , sororem Eduardi
Jw
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
209
quarti . régis Angliae , eo quod rex Angliae diii possedil eum , allegans quod
essethaereditas et patrimonium regni Angliae, timens multa mala futura inde
resullalura ; et quia Karolus, dux Burgundiae, el Karolus, dux de Barry,
fraler régis , ac dux Britanniae , cum pluribus aliis principibus regni Franciae,
foedus amicitiae in invicem firmaverunt ad resislendum cuicumque injurianli
ipsis , et rex fratri suo decrevisset auferre ducatum Normanniae , licet in mul-
lis aliis vellel recompensare; ideo Karolus vocalus per caeteros proceres prae-
misit magnum exerciliuTi plebis et militiae in extremilatibus principatuum
Arthesiae el Viromandiae , eo quod Ludovicus , rex Franciae , cum infmitis
principibus el nobilibus et armigeris castra metabalur in conBnibus et ex-
tremilatibus regni prope Viromandiam. Et ipse Karolus intérim Brugis, in Karoius cum excrdiu
r>i i ■ ,.,,... . Gallîani ingreditur.
rlandria, cum magna solemnitale celebravit malrnnoniura suum cum prae-
fata Margareta , sorore Eduwardi, régis Angliae *. Quo malrimonio celebralo,
poslquam fuit in Hollandia homagialus , subsequebalur cum grandi satellicio
suum exercitum usque ad Peronam, silam in limite regni Franciae, mansitque
ibi prope cum exercilibus suis in plana, amplaetspatiosa terra, praeparalus ex-
speclare adventum régis et omnium suorum complicum. Et rex Ludovicus ibi
eral prope, fere per tria vel quatuor gallicana milliaria, ita quod infra très vel
quatuor horas potuil equitari de uno exercilu ad alium: quod periculosum
fuit. Atlamen mulli principes diu inter praefatos ducem et regem tractabant
varia ad concordandum eo*; sed valde diu prolongatum et protelatum fuit, an-
lequam pax reformata fuit inter regem el fratrem suum et Karolum Burgundiae.
Interea promulgatum fuit ubique per totam fere Almanniam , quod de die PaxinitacumregeGai-
in diem rex decreverat debellare Karolum , ducem Burgundiae, et limebalur
imminerequolidiebellum inter eos, quianullo mediopoterantpacisci. Demum
per amicabiles internunlios Ludovicus rex el Karolus , dux de Barry , fraler
suus, hoc modo reconciliati sunt, qualenus Karolus, dux resignaret Ludovico,
fratri suo régi, ducatum iNormanniae, et rex gralioseex regali munificentia red-
derel sibi ducatum Campaniae , continens in se duodecim comitalus, qui vale-
renl sibi annualim quinquaginta millia coronarum Franciae in cerlis reddilibus.
Insuper fuerunt adhuc multa alia tractanda inter regem et Karolum, ducem
Burgundiae, quae inaniter differebant consules et quidam primates régis.
Interea fama discordiae inter regem el Karolum Burgundiae ducem incre- No»a Leod
' Cr. Détails concernant le mariage de Char- 1468; Bulletins de la coimission rotale o*hist. ,
les-le-Téméraire avec Blaryuerile d'I'orck , en tom. V, p. 168.
27
liae.
lentiuin re-
bellio.
i-
210
THEODORICUS PAULI
brescenle , per totam patriam exules Leodienses dolentes se proscriplos et pri-
valos nalali solo, consilio habito, dum ista inter praefatos traclarentur, spe-
rantes ducem Kaiolum in lantum a rege gravalum . quod non rediret sine
belli discrimine, venerunt aiidacter anno praefato Doinini , altéra die post
festum nativitatis Virginis Mariae, Vincenlius de Bueren , dominus Johannes
de Wilde, milites cum sexcentis fere armigeris , et inlrantes Leodium, eo quod
expulsi fuerunt a duce a Leodio , clamaverunt equitando et meando per totam
civitatem : « Liberi Leodienses, libéra Legia, removentur assisii et gabellae ,
eo quod raanebitis liberi semper. .. Clamantes et affirmantes quod Ludovicus,
rex Franciae , mitteret et praestaret eis magnum subsidium per suos armi-
geros temporeopportuno ad resistendum Karolo duci Burgundiae. Leodienses
vero proni ad malum , illa audientes, facti sunt eis in firmamenlum , et junxe-
runt se illis illa die ultra duodecira millia, immemores juramentorum et pro-
missionum , et quod Karolus dux ipsos tribus vicibu. devictos recepissel in
graliam. Stalim quaesierunt arma , statuerunt rectores civitatis, reordinantes
conlubernia et omnia sicuti pridem habere consueverant. Quibus factis , reae-
diacaverunt et lestauraverunt dirutk civitatis, locantes munimenta et forlalitia
et portas, sicutpriusfuerant aedificata. Et ad hoc perficiendum cogebant com-
munitatem illa perficere cum festinatione , sicut eis placuil.
Epi.op„, senbit duc. Intcrea Ludovicus episcopus ista percipiens mirabatur attonitus illorum
temeritatem ; et quia non valuit eos repellere, scri<)sit omnia nepoti suo Ka-
rolo duci , qui exhorrescen^ illorum praesumptionem misit statim multos
armigeros cum aliquibus capitaneis episcopo in subsidium , pron.iltens cum
omni potentia sua venire quantocius posset. Interea factae fuerunt firmae
treugae inter episcopum et istos Leodienses durantes longo tempore.
Igitur episcopus dum post festum sancti Remigii equitasset cum Lepato
sedis apostolicae Tungrim, et ibidem aliquot diebus pausasset propter treu-
gas ordmatas , ecce venerunt sabbato Tungris praefati capilanei cum multis
armigeris, missi a Karolo duce Burgundiae, et facta est laetitia mapna de
adventu illorum. Accidit autem , quod quidam mercator dominica die cum
caseis venisset a Tungri Leodium ad vendendum caseos suos,a quo quidam
Leodiensium sciscitabantur , quomodo ïungrenses se gerebant in isto ne-
gotio. Qui improvise aiens dicebat : « Vere episcopus valde laelatur cura suis
» chorizando, et magnos ignés comburendo, eo quod muiti magni domini cum
» multis armigeris et equitibus sibi ibidem venerunt in auxilium ; et plures
Karolo.
Fil captirus.
DE CLADTBUS LEODIENSIUM.
211
I
» supervenient , et famationis est , quod princeps Karolus iratus contra Leo-
» dienses veniet cum magno exercitu ad devastandum Leodium. » Quibus
auditis Leodienses. statim magno exercitu congregato, cum domino Vincen-
tio de Bueren , et cum domino Johanne de Wilde , et cum caeteris capitaneis
suis perrexerunt Tungris, nil curantes de Ireugis factis inter episcopum et
ipsos. 1 bique venientesin festo sancti Dionysii , quod fuit tune dies dominica,
latenter et potenter intrantes. nocturno tempore post crepusculum Tungros,
occiderunt ultra trecentos honestos viros de militaribus et armigeris ac oppi-
danis, qui putaverant armigeros ducis ibidem venisse. Trucidaverunt enim
omnes occurrentes in plateis, et intrabant potenter hospitia, in quibus hospi-
tati fuerant amici ducis et episcopi. Occiderunt autem cum impetu coraitem
de Elderen , duos illustres fratres de Tris , duos nobiles fratres de Arkenteel ,
dominum Johannem deSereynen, dominum Robertum deMoereme, praepo-
situm Sancti Gereonis Coloniensis, dominum Milonem, thezaurarium provin-
ciae, cum multis aliis militibus et armigeris. MuIti tamen domini et armigeri
industria hospitum evaserunt , fugientes seminudi per dévia, utpote domi-
nus de Bergis , et alii plures. Episcopus vero et Legatus festinanter suscitati
non poluerunt evadere, eoquod hospitium eorum circumvallaverant, claman-
tes ut insensati homines, quod vellent videre episcopum ipsorum, vel vellent
infringere violenter hospitium. Episcopus vero trépide et coacte veniens in
feneslra hospitii sui, in qua ipsum débite videre poteranl, juxta petita sua
loquebatur ipsis pie. Quem videntes, eoquod habebant cereas faculas et lumi-
naria multa . statim omnes prostraverunt se in terram super genua , humiliter
clamantes petentesque veniam et gratiam ab eo , ut iterum possent inhabi-
tare domos et possessiones ipsorum , a quibus expuisi erant. Episcopus vero
attendens insanientis populi impetum , et quod non valuit evadere manus
ipsorum, metu mortis ac majoris periculi , ac ad sedandum ac mitigandum
furiam ipsorum , promisit eis gratiam firmam conferre. De quibus ipsi non
contenti , cogère coeperunt episcopum descendere ad ipsos , salvo quod nulle
modo nocerent sibi aut suis, nec laederent. Episcopus vero cum Legato romano
multum perterritus et anxius , promisit bénigne post parvum tempus , quo se
débite vestiret, ad eos descendere. At fugam secretissime iniil, fugiens in
ecclesiam gloriosae Virginis Mariae , cum Legato sedis apostolicae.
Cum vero episcopus longam moram fecerat , turbati illi valde violenter in-
traverunt hospitium episcopi ; et non invenientes ipsum , veluti lupi rapaces et
âlâ
THEODORICUS PAULl
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
213
fiiribundihomines discurrerunl , ubiqucquaerentcs illum por totam noclem.
Crastina aulem die aiidientes episcopum esse in ecclesia Virginis Mariae^ ve-
iierunl cuiii luniullu aiite ecclesiani ^ clamantes et dicentes, quod veniret ad
eos sal vus, vel violenter infringerent ecclesiam, extrahcndo ipsiim ex ea polen-
ter , salvo seraper hoc quod nullatenus ipsum laederent aut irreverenler trac-
tareut. Episcopus vero ista audiens. nimium turbatus et perplexus , clausis
januis, ait ad eos, petens ut nobilis aliquis veniret, ut ipsum caperet ne Ira-
deretur in manus ruslicorum. Venerunt ergo Vincentius de Bueren et Jo-
hannes de Wilde , milites capitanei ipsorum , in quorum manibus trépide se
obtulit captum , cum tali conditione , quod non laederent ipsum , nec quid-
quam mali sibi inferrent. Quod promiscrunt sub militari fide dicentes :
«Illustrissime princeps et domine, nos reddimus nos captos nobilitati vestrae,
quia princeps et dominus noster estis , et nos servi et subditi vestri sumus. »
Et sic apertis januis ecclesiae, reddidit seipsis una cum Legato romano. Acta
fuerunt ista in festo sanctorum marlyrum Gereonis et Victoris , ante missa-
rum solemnia , hora fere octava , scilicet in crastino Sancti Dionysii. Leodien-
ses vero multum gavisi de captivitate episcopi et occasu tantorum nobilium
et oppidanorum Tungrensium , duxerunt episcopum cum magno risu et lae-
titia Leodium. Cunique episcopus in via geniendo lamentaretur mortem tan-
torum virorum et praepotentum nobilium , consolabatur ipsum pie Legatus
romanae sedis diceus : « Nos qui vivimus, benedicimus Domino. » Ac si dice-
ret, sicut ipsemet exposuit : u Regratiamus nos Deo, quia vivimus, reservati
ad vitam in tam horrendo et periculoso tumuitu insensatorum armatorum. »
Cumque praefati exleges ipsum cum Legato Leodium perduxissent in curiam
suam , subsannando dixerunt : « Ecce , sincère domine noster, regratiari nobis
debetis, quia vos cum debito honore duximus in vestram civitatem. » Et alia
multa irridendo laetantes ingeminaverunt. Mansilque episcopus io Leodio
stricte custoditus per Leodienses. ne evaderet.
KaroiicumGaiiiaerege Intcrca Karolus , dux Burgundiac, cum exercitibus suis apud Peronam
liïl!"' '* castra metatus fuerat contra regem. Postquam rex reconciliatus fuerat Karolo,
duci de Barry, fratri suo, ut dictum est, iratus nimis eo quod voluit rehabere
omnes expensas factas propter ipsum. .et alia specialia quaedam incognila,
et quia illa tractanda non terminassent proceres et consulatus régis inter re-
gem et ipsum , cum bene potuissent , et ipse cum maximis expensis frustra
cum suis ibidem permansisset , indeliberato animo Karolus , dux Burgundiae,
misitquemdam virum stren.mm, dictum Haggenbach , magistrum cunae suae,
cum pauca familia , ad regem quaercns et scire volens, quid praetende.et cum
tam lonra prolelalionc et dilatione cansae suae. f.um ben.gne admonuit tra-
trem suum secum pacisci ad placitum suum. Et omnia fecit , ad quae de jure
oblicatus fuerat, et plus pro profectu et honore régis et regn.. Qu.d ergo prae-
tenderet? Sccum petiit besignc responderi , et quod illa vice semel pro sem-
per dirnarelur intiraare sibi intentum mentis suae. Et nisi hoc faceret, altéra
die inlraret cum omnibus suis Franciam , et iret apud fratrem suum ducem de
Barry Uex vero Ludovicus illa audiens, admirans magnamm.talcm ipsius,
praecepit magistro curiae ducis semper manere apud ipsum m tentor.o suo
ad audiendum traclanda inter ipsum et Karolum ncpotera suum. Praecep.t
ifrilur rex omnes suos praecipuos consiliarios venire apud se smeraora. Qu.-
bus congregatis, praecepit rex magistro curiae Karoli ambassiatum suum expo-
nere sibi in praesenlia illorum. Cumque concludendo perorasset, quod md.late
petiit responderi a rege affirmative vel négative de suis causis. Uli vero talia
audientcs, indignati fere omnes de tanta pracsumptione , convenerunt et re-
volvenles causam commode , indilate ad hominem régis non voluerunl dare
responsum. Quod audiens rex iratus est illis dicens : « Multolies audivimus ,
si nos et ipse csscmus concordes et unanimes, ut decet, nullus m universo
orbe tam potens molestaret nos, quia ditior etpotentior vobis omnibus est. ..
hati illi se mutuo inspicienles fremebant contra regem.
Igitur rex convocatus magistrum curiae ducis Karoli , ait illi in praesenlia
principum et consilialorum suorum : « Praecede , et slatim sequar te visilando
corporalitcr cum paucis principibus dulcera nepotera meumdommum tuum ,
dando sibi oretenus salubre et bonum responsum. » Erant enim aliqui, qui
susurrando raala et discordiam scminando pauca bona consuluerunt mter re-
nem et ducem , et libenler sub forma honeslatis procurassent et vidissent eos
Serrantes contra se ipsos. Sed Ludovicus de Lutzenborch , comes Sancti
Pauli , princeps egregius , habens très nobiles lilios , élégantes viros servientes
Karolo duci Burgundiae nepoti ipsorum , videlicet comitem de Marie primo-
genitum , comitem de Fiennes et dominum de Roussy, etc. , ideo ipse semper
laboravil, omni conatu quo potuit, ad concordandum praefatos principes. Erat
enim connestabulus Franciae, et uUra modum bene creditus regi, similiter
et duci. Qui muUolies de rege ad ducem et e contra equitavit ad concordan-
dum eos.
-•v
214
THEODORICUS PAULI
DE CLADIBUS LEODIENSIUM
215
Ludovicus explorât Ka-
roli iiercituni.
Karolum visitât.
Tandem idem illustris cornes enarravil régi multitudincm el fortitudinem
et pulchritudinem exercitiis ducis Karoli. El licet rex plures armigeros habe-
ret. ut dicebatur. quam digt , quia, ut famabatur, rex habuit circa ducenta
millia principum et armigerum , et Karolus dux ultra centum millia princi-
pura comitum nobilium et armatorum pugilium : rex vero illa audiens a co-
mité, licet bene accoramodavit Hdem verbis ejus«, tamen explorare per se
desiderans et \idere ac experiri volens, animi solacio, incognitus quodam se-
reno temporeequitavit, ut domesticus et familiaris comitis Sancti Pauli , cum
eodem comité per exercilum ducis. Sed comes sagaciter sub fide praeavisavit
Karolum ducem de adventu occulto régis.
Dux vero paucis hoc revelans . praecepit omnes suos illa die pulchrearmatos
et ornatos stare in aciebussuis. Rex vero tam perfectum et tam egregie arma-
tum exercitum videns , valde mirabatur et delectabatur. Dux vero comitem no-
mine régis nobiliter recepit et honoravit. Regem vero, tectum in facie ne agnos-
ceretur, indutumque popularibiis vestibus, ille tune non honoravit. Sed post
multa colloquia supplicavit comili , ut se et suos régi fideliler commendaret ,
offerens se humiliter paratum et promptum cum omnibus suis régi servire
contra quoscumqiie invasores regni. Haec audiens rex a duce, multum gau-
debat , mente revolvens in se omnia bénéficia sibi collata a Philippo duce ,
pâtre ejus , et ab ipso Karolo jam duce. Cepit quoque cordetenus odio eos
susurratores, qui semper suggillaverunt mala inter ipsos. Et sic redierunt ad
Francorum principes, ignorantes fere omnes istam régis explorationem.
Igitur recedente magistro curiae ducis, rex ait hilari vultu duci Borboniae,
fratri suo domino de Beau *, et archiepiscopo Lugdunensi, fratri ipsorum *,
comiti Sancti Pauli et aliquibus principibus : » Celeriter praeparentur equi
vestri , cum equo meo . volumus enim coenare cum dulci fralre el nepote
meo. » Quod el factum est, miranlibus et tristantibus caelerisplerisque princi-
pibus. Karolus vero, dux Burgundiae, praesciens advenlum régis, praeparavit
se occurrere régi cum nobilibus suis, ut decuit. Videusque a longe regem
' Legeiidum arbilror : domino de Beaujeu atligerat , eam ecclesiam in cooiinendam accepil,
(Pierre, sire de Beaujeu). donec canonicam aetatem haberet. Anoo 1470
- Carolus de Bourbon , ex augustissima Bor- demum consecratus est episcopus ; hoc circiter
boniorum principum stirpe , filius Caroli Bor- tempore a rege Ludovico XI inissus est pro pace
bonii et Ârveniae ducis ex Agnete Burgunda. cum Caroio Burgundiae et Francisco 11 Britanniae
ab Ëugenio IV nominatus archiepiscopus Lug- ducibusconcilianda.
dunensis, qiium undecimum aetatis annum viz
cum paucis principibus venire, descendit de equo suo cum omnibus suis pro-
nus flexis genibus adorando regiam majestatem , salutavit regem multum pie
et benipne Statimque rex prosiliens de regali caballo suo et elevando ipsum
ruit inamplexusejus, et osculabantur se mutuo dulciter : et facta est laetitia
mapna per totum exercitum. Et sic post magnas reverentias sibi mutuo factas
el exhibitas, rex et dux cum caeteris principibus, ascensis equis ipsorum , dux
regem et suos equilando duxit in Peronam oppidum ducis , et laetati sunt m-
vieem illa nocte. . • i r .
Altéra vero die , discussis inter se multis causis , pacem firmam , ut nobiles i>j;^^„ -J--,;r
principes , inter se statuerunt perpetuis lemporibus servandam , de caelero
nunquam contra se ipsos disceptare el discordare. Et ut firma pax ju gîter
inter ipsos manerel , juraverunt , ac litteris et sigiUis vaUdis confirmando pro-
miserunt, quod si ex aliqua parle al iqui etiam quanturacumque magm smis-
tri aliquid referrent , quod esset in praejudicium el discordiara alterius , ille
statim et sine dilatione occideretur , tanquam pacis el concordiae ipsorum
aemulus et invidus ac inimicus.
Ilaque Karolus dux obUnuit a rege ducenta millia coronarum Franciae pro sum.^a pecuniaeK.ro-
expensis et reysis * , quas nunc binies pro honore regni perpetraverat. De
quibus stalim rex in promptu dédit Karolo centum millia, antequam reces-
serunt, quae rex praecepit sine mora venire et duci dare. Insuper impelravit
dux praeposituram de Mondydier cum plerisque dominiis , quae omnia rex
poluerat cum cerlis surarais pecuniae redimere, perpetuis temporibus pro se
el suis hacredibus possidere el haereditare.
Igitur pace sic inter eos firmata et roborata , feria quinta raensis Septem- Ka-iu»^^ Ludov.c„.
bris , die altéra scilicet feria sexta , episcopo célébrante missam de Sancta ^unionem .«ui ac
Trinilale, rex el dux confessi, in signum foederis, salutis et saluberrimae pacis
coraraunicali fuerunl de uno eodemque sacramento dominici corporis, et diem
illam ad laudem Dei perfecerunt in magna laelitia.
Sabbalo vero cum rex et dux cum caeteris principibus sedissent honorifice Karo^ojn„^t...ur ^
ad prandium , pariter supervenil nunlius quidam , qui orelenus nuntiavil
episcopum Leodiensem cum multis suorum occisum a Leodiensibus in oppido
Tungrensi. Haec audientes principes valde dolebanl, el praecipue fralres sui
I Resa vel reysa , ex Toce vernacula reize pluribus exemplis probal Du Gange , in Glotsa-
(iler). Vocem illam potissimum usurpari pro rto, Verb. cit.
expeditioue alque adeo pro excursione militari ,
sum.
'4.
^t^
216
THEODORICUS PAULl
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
217
vs
V.
Ualliae concitari.
flebant ; iraùis rex obtulit se proàiptum cum siio exercitu deslniere et de\aslare
civilalem Leodiensem cum incolis cjus in vindiclam mortis episcopi nepotis sui .
Sed Karolus, nimiiiin turbatus propler crudelitatem et infidclitatem Leo-
diensium regraliabalyr regi cum magna gratiarum actione sibi , allegans quod
non esset opus, eo quod sufficientem et copiosum exercitum haberet ad sub-
jugandum et destruendum ipsos. Et sic prandio facto et finito. rex redire ad
suos deliberans , accepta licentia a Karolo duce , cum suis principibus valde
(ji^fx»''^^^ tfblentibus rediit ad suum exercitum.
Karolo nuniiatur Léo- Domiuica \ cro dic cum Karolus sederet ad mensam , et in Perona pulsaren-
dieosej ad rebcllio- . . , , . . . „
nem ab ipso rege tur campanac , et magni ignes comburerenlur prae laetitia pacis factae so-
lemniter inter ducem et regem : ecce supervenit quidam miles . nuntians sub
fide militari episcopum Leodiensem non mortuum sed captum , et quidquid
actum foret a Leodiensibus a principio usque in illum diem, foret et esset
faclum auctoritate et instigatione régis Ludovici , et confirmavit boc praesen-
tatione unius literae captae et subréptâe a nuntio régis misso per regem Leo-
diensibus, continenlis quod deberent se strenue defensare contra complices
ducis Burgundiae et capitaneos ejus ; ipse in tantum in Francia illum moles-
taret, quod non valeret praesiare subsidium suis; et finaliter ips« sua potestate
protegeret , defenderet et liberaret eos contra ipsum. Quae quidem littera
scripta distincte fuit munita sigillo régis, et subscripta in simili forma ac si
rex subscripsisset. Qua littera visa et perlecta a Karolo plurimum coepit per-
turbari , dolens etarbitrans se deceptum a rege, eoquod sibi invicem fuerant
confoederati in vinculo pacis. Prae nimia tamen sui animi magnitudine equi-
lans furtive sive secrète cum paucis ad regem, objecit sibi prius verbotenus
praedicta ^ blande et bénigne. Quae cum rex honeste et nobiliter denegaverat
juramentis et verbis regalibus et honestis, dux praesentavit sibi illam litteram
perlegendam.*Quam cum perlexisset valde dolens, commolus fuit jurans et
affirmans , se nunquam audivisse de littera illa , nec eam subscripsisse , ut nec
SUD consensu eam sigillatam fuisse , et irato animo nunquam se quiescere
juravit, donec sciret quis scripserit aut sigillaverit eam. Et convocatus scrip-
toreset sigillatores in pracsentia ducis, sciseitabatur ab illis quis ipsorum illam
litteram miserat versus Leodium nomine suo. Illi autem perlecta et bene exa-
minata , aspicientes se mutuo respoodcrunt régi constanti animo , quod nuUus
' Scilicel epislolae a Ludovico Leodiensibus missae \erba seu seosum. t
vM
M'^^
J
ipsorum eam scripserat vel sigillaverat aut miserat , ut m ventate percipere-
tur, cum pluribus aliis verbis terribilibus. Ita quidem dux magnificus ista
audiens et videns, peroptime contentabatur. Aitque rex duc. : « Ecce, dulc.s
„ frater. ut melius valeas scire, quod nunquam fuit de mente mea quod
» Leodienses se tibi opposuerunt , et quod nullatenus sperarent per me habere
„ auxilium et succursum contra te vel nepotem meum , episcopum ipsorum ,
„ perpam peregre tecum ad visitandum Virginem Manam m Halla ^ , demde
,. proficiscar tecum cum exercitu meo ad devastandum eos, ac ad imprope-
» randum ipsis quo temerario ausu talia nomine nostro contra te confingere
„ praesumpserunt, cum taies litterae nunquam missae fuerunl per nos, nec
„ de consensu meo. » Et contentabatur Karolus dux ijla. audiens, mfremens \^
contra maliliam Leodiensium. Atlarf^%^^suppliéavit régi ben.gne, ut nullo
modo cum exercitu suo secum per^érèi eo quod haberet copiosum exercitum
ad conterendum eos. Et sic rex , dispositis omnibus in pace in regno, equitavit
cum ducentis lanceis et cum Ludovico, comité Sancti Pauli, connestabulo
Franciae, cum duce Borboniae, et cum domino de Barry , fratre ducis Bor-
boniae versus Leodium cum Karolo duce Burgundiae. Qui cum venissent
prope civitatem Ambianensium , occurrit rex sibi in adjutorium cum tribus
millibus balislariorum sive arcuariorum ex Francia, ad pergendum secum
contra Leodienses. .
Sed pace facta, ut dictum est, inter regem et ducem , celeriter ra.sit dux '>'-J-^-;,.tf •*-
Anthonium bastardum Burgundiae , fratrem suum , dommum de Blammont,
raarscalcum Burgundiae , dominum de Sabaudia, dominum de Arguwes ,
filium principis Araniae,.et quemdam dictum de Haggenbach , mag.strum
curiae suae, cum magna parte exercitus sui ad obsidendum Leodienses , ideo
quod admiserant praefatos exules , adhaerendo eis contra jusjurandum et pro-
* missa. Qui venientes in oppido Tungrensi, fere illud oppidum spoliaverunt ,
imputantes eis traditionem , et quod praesciverant de advenlu Leodiensium.
Quibus factis, equiUvit Leodium dominus de Haggenbach , magister curiae
• Ludovicus , quum Galliae delphinus esset ,
in Brabanliam perfugerat ad declinandam palris
sui indignalionem. A duce Philippe honorifice
exceplus , inbabilavil arcem Genappae , non
longe ab Hallensi oppido, in cujusecclesia, quae
bealissimae Virgini Mariae^acraesl, infanlulum
suum Joachimum, circa annum Î460defuncluni,
sepuUurae mandavil. Cfr. de Reiffenberg, Mé-
moire sur le séjour que Louis , dauphin de Vien-
nois , depuis roi sous le nom de Louis XI , fit aux
Pays-Bas , de l'an 14S6 à Van 1461 } Rouv. «É«.
DE I.'aCAD. royale DE BRUXELLES, tom. V.
28
218
THEODORICUS PAULl
principis^ elconvocans Vincenlium de Bueren . dominiiin Johanneni de Wilde,
milites, et caeteros omnes exules, ([iii Leodiuiii intraveranl, dicenseis : «Ecce
» habeo in comniendis a domino illustrissimo duce nostro , qualenus prae-
)i ciperem libi sub poena mortis exire sine aliqua cunclalione et dilalione , et
» permiltenles cives Leodienses in pace. Sin autem , miranda * in per-
» niciem et destriictionem vestram videbitis et experiemini. » Uii autem ex-
tenso collo respondentes , fere indignanler dixerunt « se velle manere in
w Leodio, nec exire propter minas ejus aiil ducis. » Quibiis aiiditis, praedixit eis
adventum ducis et régis, qui eos obsidcrent slriclissime in deslruclionem et
exterminium ipsorum. Et eu m parvi pendendo verba sua noilent acquiescere
monitis suis, ipsis pie valedictis, equitavit apud suos, enarrans ipsis visa et
audita. Deinde praefati domini armati , cum suis exercitibus et cum multis
ingentibus et terribilibus machinis, venerunt anle Leodium , et obsederunt
ipsam ex una parte. E contra Johannes de \V ilde , cum suis Leodiensibus eisoc-
currens, decrevit eos repellere et obsidionem ipsorum dissolvere; et inito con-
flictu parliculari, Leodienses polentia Burgundionum victi fugain maturave-
runt, quos cum magno livore subséquentes usque ad portam civitalis ntultos
prostraverunt. Corruit autem ibidem dominus Johannes de Wilde , miles
egregius, cum Lxvn<^ Leodiensium et ultra, quem militem caeteri Leodienses
secrète sepelierunt, affirmantes ipsum captum a Burgundionibus. Et sicquoti-
dianis assullibus et privatis bellis ex utraque parte mulli corruerunt. Istud
accidit sabbalo in profesto sancti Severini , episcopi et confessons, liora fere
vesperarum.
Rexet tinx advemuat. lutcHm dum ista ficrcnt , rcx et dux paulatim subsequebantur cum copiosa
multitudine principum et armigerorum . ad debellandum et ad dcvastandum
exieges Leodienses.
Cumque rex et dux venissent in extremitatibus territorii Leodiensis, et*
pernoclarent in Castro dicto Vallys, feria tertia ante destructionem civitatis ,
ecce Leodienses miserunt ad regem unam litteram perquam petebant, propter
regalem suam potentiam , quam tolo corde diligebant , ipsis gratiam fieri de
commissis et vellent stare contenti suis arbitriis, et vellent satisfacere nobili-
ter omnia forefacla , et ofiFerentes se promptos et obedientes omnibus suis
praeceptis. Compunctus rex, istis perlectis et auditis, ivit feria quinta sequenti
I Yorba quacdam desunt iu MS. cod.
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
219
valde mane, cum adhuc dux audirel missam suam, inlimans ei contenta lit-
terae. petens ut ex potentia ipsius gratiam eis ista vice adhuc faceret, salvo
illo quod emendarent omnia commissa per eos contra suam potestatem. Cui
dux ait : « Serenissime mi domine rex , non adhibealis eis fidem , quia fal-
» laces et inconstantes sunt, nullam servantes fidem. Atlamen omnia ordi-
» nabuntur et disponentur secundum regalem magnificenliam vestram. »
Acta fuerunt ista in caslro praefalo post elevationem dominici corporis sub
missa.
Circa noclem ejusdem diei , Leodienses mutati in proposito praefato , ex Epistoia romumeiiosa
suggeslione diabolica , miserunt ad ducem aliam litteram contumehose sonan-
lem , quod ipsi bene praevisi desideranter exspeclabanl adventum ipsius et
suorum complicum, et essent de singulis requisilis praevisi, quod esset ipsis
beneventus. Cujus tenorem audiens rex valde commotus, dixit duci Karolo :
«( Pulcher dulcis fraler, [)ergamus sine tardare versus Leodium ; amens et
M insensatus fio de istis traditamentis istorum nefariorum Leodiensium. »
Cui dux : '« INumquidbene dixi? non est ipsis adhîbe^ida credulitas nec fides. »
Igitur venerunt feria quinta , quae fuit profestum sanclorum apostoloruni
Symonis et Judae , cum residua exercitus sui parte ante Leodium circa noc-
lem. Et statim altéra die expugnassent civitalem potenter, sed non valuerunt
propter continuas pluvias et nives, quae sine intermissione ruebant et cade-
bant. Attamen Karolus dux in omnibus animum gerens indefessum , terribiles
machinas ad urbis interitum praecepit erigi et adaptari , quibus muros no-
viler erectos et restaurâtes infringeret, et portas contereret, et civitalem sibi
(inaliter subjugaret.
Leodienses vero audaces, audientes ren^em et ducem esse in obsidione ante Leodienses iterum ve-
, . . . . . nram petunt.
civitatem , perplexi , ignorantes quid agere deberent , consilio inito , humilhme
et obnixc supplicabant Ludovicum, episcopum ipsorum, quem secum ha-
buerant captum vel obsidem, qualenus dignarelur inlercedere pro eis; ipsi
velleht stare condilioni régis et ducis , et nunquam transgredi illam sub pri-
vatione vilaeet bonorum ipsorum. El spopondit episcopus , vere gaudens se sic
evasisse manus ipsorum : exivit civitalem ad praefalos principes ad impelran-
dum gratiam pro illis. Quem viaenles rex et dux ceperunt ipsum tenentes
contra voluntalem ipsius cum magno honore, dedignantcs audire primitus
aliquid de pace ordinanda. Attamen episcopus salubriler inslilil pro pace or-
dinanda inler principes et suos subditos pelentes veniam ; sed nihil profecil.
220
THEODORICUS PAULI
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
221
clam vcniunt ad duriv
teotorium.
Rei et ûux a somno
excita II,
Sabbato vero principes praefali expugnassent civilalera , sed ilcrum propter
inlemperieni aëris et pluviae aiit nivis non potuerunt. El sic lardala fuit expu-
gnalio civitatis, non proplerlinioreni sed propter pluvias, usquein dominicam
diem. Attamen episcopuset aiii in tantuin laboraverunt , et lantas interpei-
lationes fecerunt coram principibus pro civitate, quod sperabatur, quod
omnia absque belli iuiuultu reforniarentur. Sed, proh dolor! sabbato ejusdem
diei in noctis conticinio, circa decimam horam, quidam Leodiensium circiter
quadraginti vel quingenti viri audaces vel strenui, e portis obsessae civitatis
erumpentes, forensem exercitum tolaliler invadendo disturbarunt et pros-
trarunt , cuin signati fuerunt signo ducis Karoli , scilicet cuna signe crucis
sancti Andreae. Qui cum venissent prope exercitum régis et ducis , et prope
servantes excubias sive vigilias nocte, quaesiti a vigilatoribus quinam essent,
responderunt placidis verbis : Burgundiones , Burguiidiones ; et sic admissi
\enerunt ante doraos, in quibus corporaliter residebant rex et dux. Ubi dum
proseculi a vigilatoribus exercitus vacillantibus et dubitantibus de iis , quinam
essent; quidam denuo quaerebant et sciscitabantur ab eis, qui essent, et quid
quaererent, responderunt : Nos quaerimus vos ! Et statim degutturaverunt
Jacobum de Lannoy , dominum de Vilgernal et VVilhelmum Sternindr, qui
servabant excubias et vigilias exercitus principum , et fere omnes qui eos
comitabantur. Et clamaverunt caeteri Buryundia ! Burgtindta ! provocantes
complices principum ad arma. Accurrentes autem Burgundiones videntes eos
signatos cruce sancti Andreae, et clamantes Burgundia ! Burgundia! igno-
rabant qui essent Leodienses vel qui non, et mutuo se trucidaverunt invicem
Burgundiones, antequam balislarii régis et ducis per certa signa eosnoscere et
discernere potuerunt. Quos insequentes fere omnes cum magno livore occi-
derunt. Attamen innumerabilem ^ prius interfecerunt ex parle ducis. Fue-
runt autem ante oslia domorum régis et ducis, et nisi ibidem praelium ince-
pissent , cepissent regem et ducem dormientes , quia eranl domus rurales fere
sibi invicem conliguae et non munitae, et faciliter infregissent oslia domorum ad
habendum liberum introitum et exitum , eo quod noverant situm illarum do-
morum. Corruil autem in illo conflictu uobilisde Verneburch; ut fertur, occi-
sus fuit improvise ab amicis régis.
Rex vero et dux suscitati per suos iaopinale propter fraudem et traditio-
> Deesl vox muttitudinem vel similit.
uem Leodiensium, commoli valde eo quod quidam nobiles ex parte Leodien-
sium cum episcopo ipsorum per amicabile interloquium pacem conabanlur
restaurare inter principes et civilatem , et ex gralia Dei perfecissent , nisi ista
intervenissenl; et hoc praecipue propter honorem et praesentiam régis, licet
rex permaxime iratus foret ipsis. Itaque rex Ludovicus , cum venisset ante ci-
vilatem , raisil solemnes dominos in civilatem ad sciendum qua praesumplione
eltemerilale, diffamando ipsum, divulgabalur per lolam palriam, quod ipse
eos animassel verbis et scriplis conlra nepolem suum ac dulcem fratrem Ka-
rolum , principem Burgundiae , cum eis nunquam misisset minimam litleram.
Et cum cujusmode et-honeste nequiverant respondere ad objecta, nisi quod
sic animavissent et trépidassent ut pusillamines, ut praecipue quia magnam
confidenliam in eum habebant , ut eo melius exlerrerent suos aemulos et ad-
versarios ; de quibus omnibus humiliter offerebanl se ad quaevis sua praecepta
paratos in emendam suae magnificae regalis offensae , petentes bénigne pro-
legi adhuc alis suae potenliae , et salisfacere sibi et duci de omnibus com-
missis pro ipsorum viribus. Haec audienles commissarii régis condolentes
ipsis, fideliler enarrabanl régi et suis primatibus visa et audita. El sic rex,
aliqualiler remiligalus illis audilis, forsan procurasset pacem ipsis, nisi ista
reysa obslilisset.
Igilur Karolus dux audiens comitem de Verneburch et alios raultos no- duci* juramemum
biles occisos juravit per sanclum Georgium mililarem dicens : « Ex quo
» conlumeliose \isilaverunl nos isla nocte, denuo craslina'die visitabo eos
)) expugnando civilatem ipsorum, etiam si amilterem medietalem exercitus
» mei. » Itaque altéra die. scilicet dominica die, quae erat profeslum
sancti Quintini raartyris et penultima dies mensis Octobris , Karolus dux
ex magnanimilale animi sui praecepit vehi quatuor magna vasa vini ante do-
micilium suum et copiosum panem cum caeteris requisitis. Jussilque buc-
cinare per tolum exercitum , praecone clamante post sonilum buccinae , quod
omnes venirenl ad polandum gratis de vino principis Karoli ducis stante et
praeparalo ante mansionem suam. Insuper quod unusquisque praepararet
se circa horam infra nonam et decimam ante meridiem ad expugnandum
potenter civilatem.
Igitur Karolus dux , ut rebelle vulgus Leodiense compesceret , et debitam Expugnamr Lrod;
vindiclara de eis acciperet, decrevit civilalera tribus exercitibus debellare. In
t|uorum primo ipse Ludovicus, rex Franciae, Karolus, dux Burgundiae, Lu-
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THEODORICUS PAULI
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
22H
w
do\icus, cornes Sancti P<iuli. connestabuliis Franciae, cum pluribus aliis
praopotentibiis nobilihus et armigeris fuerunl.
In exercilu secundo a parte Trajectensium fiierunt diix Borboniae . archie-
piscopus Liigdunensis et dominus de Beaiijeu, fralres, Pbilippiis de Sabaiidia.
fraler ducis Sabaudiae , cujiis sororera rex Franciae habuit in lixorem et regi-
nain , dominus de Arguvve , qui habuit in uxorem Mariam de Borbonia, so-
rorera praedictorum quatuor principum et fratrum , cura Trajectensibus et
aliis raultis nobilibus dominis et scutiferis.
In tertio fuerunt donjinus de Biamraont, marscalcus Burgundiae . Anlho-
nius, baslardus de Burgundia , Adolphus de Clivis et Marka, dominus de Ba-
■venstein , frater ducis Clivensis , cura raultis coraitibus , baronibus, niilitibus
et doniicellis, et scutiferis ac arraigeris.
Omnibus deniquesicdispositis, hora praedicta, eraissis oranibus bombardis.
Burgundiones intrépide illatam conturaeliara omnibus modis ulcisci volentes .
fbrmidolosura beliura contra Leodienses in expugnatione civitatis profanaeag-
gressisunt . cura tubis freraentibusetvexillis irradianlibus. Cives \ero ad arma
convolantes eis ubique resliterunt egregie bombardis, balislis et fundibulis, et
civitatera aliquo tempore potenter defensarunt. Itaque in expugnatione civi-
tatis fit ingens clangor arraorura , raagnus stridor balistarura , nara Leodienses
cura clavatislanceiset praeacutisvenabuliset gesis multosstraverunt : itaque ex
utraque parte coraraiserunt raagnaedepopulationisexcidiuni. Deniquetam hor-
rendus sonitus et validus clangor borabardarura et tubarura continuus ibi fuit
ac freraitus tyrapanorura, quod nullus alterura audire potuit. Insuper ex utra-
que parte tôt jacula et tela continue eraittebantur, in aggressu et in expugnatio-
ne, quod aër videbatur obtenebrescere , ac si grandis nix cecidisset desuper.
« Deraura post oblongum conflictuni , dux Borboniae cum fratribus suis et cae-
teris principibus et cum Trajectensibus. occisis et cffugatis Leodiensibus ,
contra partera suara , quani expugnaverant , intraverunt potenter civitatera.
Quod alii Leodienses , in aliis locis civitatis praeliantes, percipientes , fugam
celerrirae raaturaverunt, et fugerunt arraati extra civitatera cura Vincentio de
Bueren. Et ita victa civitate, intrantes satellites et arraigeri régis et ducis truci-
daverunt oranes Leodienses eis occurrenles , et quotquot arraatos invenerunt.
Insuper aliquas niulieres , quae apportaverunt in irapelu pugnae Leodiensi-
bus lapides et caetera bellica subsidia. cura impetu trucidaverunt, eo quod
adhuc jaciebant illa cum calcibus super excercitura ducis intrantem civitatera.
Ludovicus vero rex, signatus signo ducis, scilicet cum cruce sancti Ândreae,
reprehendit suos clamantes : Vivat rex, vivat reœ ! dicens quod clamarent :
Vivat Buigundia, vivat Burgundia! licetsui non adverlebant.
Burgundiones vero et oranes arraigeri et satellites, intrantes ecclesias ar- Eccies.arum spoiiatio.
mati, trucidaverunt cives aliquos in choris , tempore missae, posl elevationem
Sacraraenti , eo quod in fine raissae intraverunt civitatera et ecclesias. Atque
spoliaverunt oranes ecclesias atque raonasteria et conventus sanctiraonaliura
clenodiis, pecuniis^ reliquiis, capsulis, cyboris , effundentes corpus Dorai-
nicum absque liraore et reverenlia, calicibus, libris et oranibus ac singulis
requisitis cura ustensilibus eoruradera. Et proh dolor! honestas matronas
violaverunl, stupraverunt sanctiraoniales , defloraverunt virgifies , viduis
vira intulerunt oppriraentes illas , et absque respectu Dei et absque huraani-
late ac reverentia orania perpetraverunt sicut volebanl. Non pepercerunt
Carthusiensiura, regulariura et aliorura conteraplativorura virorum raonaste-
riis, quae violenter spoliaverunt omnibus calicibus, libris et capsulis ac cle-
nodiis.
Et ut fertur , antequam dux Karolus intravit ecclesiara sancti Laraberti ,
quidara teraerarii arraigeri , accedentes capsulam pretiosara , in qua veneran-
dum ac sanctum corpus gloriosi sancti Laraberti pretiosi episcopi et raartyris
pausando requiescit, volentes eara aperire absque reverentia et capere parlera
reliquiaruni ejus , apponentes raanum ad feretrura , statira ceciderunt retror-
sura, veluti Judaei qui Cbrislura capere praesuraebant. Et unusillorura per-
raansit raortuus. Alii territi fugerunt , sentientes ibidera adesse majestalera Dei.
Statimque Ludovicus, episcopus Leodiensis , capta civilate, equilavit ar- Episcopus Leod. .luci
matus cura fratribus suis obviara régi et Karolo duci , introducens eos ad in-
leriora civitatis, et rege equitanle ad curiara episcopi. Ipse dux Karolus
timens Deum , equitavil aule ecclesiara sancti Laraberti , quara pedester in-
trans, ut eara defenderet, accessit ad sumraum allare ejusdera ecclesiae. Et
faclii oratione, sleterunt canonici ejusdem ecclesiae valde perplexi et timorati,
offerentes ei sacraraenlura Dorainici corporis ad osculandum , genibus flexis ,
petentes salvari propter Deum et recipi in gratiam suara. Dux vero , urgente
conscientia sua, judicans se indignura in tali proposito osculari creatorera
suura, bénigne et burailiter renuit, et cepit eos in gratiara suara , defendens du» s. Lambm. eccie
eos quanlura potuit. Et vexillifer ejus dictus Roesqyn seraper tenuit princi-
pale vexillura suura post tergura suura. Surgensque ab oratione sua, praecepit
et regiohvius.
siani iD tulelam sus.
cepit.
224
THEODORICUS PAUL!
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
223
Begîs et dutis liospi
tinm.
vexillum suum figi in navi ecclesiae, praecipiens sub pocna capitis. ne aliquis
etiam qiiantiimcumqiie nia|;nus eam violaret vel spoliarel^ propter reveren-
tiam sancli Lamberli : et evaginalo (rladio, ipsemet fu(javit ex ea raplores el
spoliatores quantum potuit. Et fuerunt innunierabiles Leodienses occisi cum
impetu tam in plateis quam in locis sacris, multi submersi, mulli captiilladie.
Et erat miserabile spectaculum. Ubique (remitus, ubique de intraneis pavor,
suspirium et ulutalus; jacebant enim Leodienses occisi in plateis insepuiti
multis diebus , ita ut supra nuda corpora occisorum equilaverunt , et cum au-
rigis et curribus perrexeruut absque humanitate , ac si supra planam terram
aurigassent.
Fuerunt autem rex et dux hospitati in palatio episcopi. Sed rex noiuit quo-
vis modo bospitari in superiori caméra episcopi , in qua dudum Karolus dux
hospitatus fuerat, deferens bonorem diici : quod lune dux admisit causa
bonoris.
Altéra vero die rex et dux, cum comité Sancti Pauli et aliquibus aliis do-
minis, equilaverunt cum paucissimis servitoribus per plaleas, spéculantes el
inluentes pulcbriUidinem civitatis.
Deinde Karolus audiens , quod sanclimonialium et beginarum conventibus
. sui non pepercissent , conduxit naves suis expensis, in quibus praecepit om-
nes viros ultra LX annos ac pueros cum bonestis mulieribus et religiosis poni ,
et omnes absque ulla exactione navigarequorsum vellent vehi. Sanctinioniales
vero ac alias religiosas virgines suis expensis versus Trajectum praecepit na-
vigio duci et ibi manere, donec cessaret borribilis illa civitatis quassalio.
cwius tou spoiiatur. Hcu ! bcu ! quotidic satellites principum explorantes domos burgensium
causa spoliationis depraedanlur omnia , et invenientes aliquos fortes viros,
iatitantes in angulis sub tectis domorum prae timoré angustiae et mortis,
praecipitabant et projiciebant eos ex fenestris supra plateas, et absque aliqua
misericordia , et fraclis cervicibus et caeleris merabris interierunt, vel pejus
degulturaverunt eos, vel mutila verunt , elsic veluti invalida et foetida cadavera
projiciebant eos semimortuos supra plateas, et sic monslruose immo mise-
rabiliter permanserunt in plateis longo tempore, eo quod non erat qui sepe-
lireteos, occupali et vacantes spoliis et depraedationibus.
&M in Gaiiiam redit. Dcmum iu fcsto Auimarum rex , valedicto Karolo duce , cum suis remeavit
versus Franciam.
Cumque per octo dies spoliata ac damnata fuisset civitas , praecepit dux
Franchimont.
Pars civitatis cuacre-
matur.
parlera civitatis ultra Mosam, favillalenus dirui el conflagrari. Quod el faclum
est. Et invenientes muUos Leodienses, occullalos in privalis locis prae limore
mortis, fere omnes submerserunl in Mosa , non valentes dare pecuniam in
promplu vel in paucis diebus.
Rex vero Ludovicus, vicia civitate, equilavit Aquisgrani cum regali comitiva,
volens dévote peregre visitare Virginem Mariam, oblulilque preliosa munera
ibidem, licel novam capellam fundilus fundaverat etdolaverat Aquisgrani ob
honorera Virginis gloriosae Mariae , sicut in Trajeclo superiori in ecclesia
Sancli Servalii fundaverat.
Mansil autem Karolus dux in Leodio fere per duodecim dies , in quibus
mullas domus principalium Iransgressorura praecepit fundilus destrui. Et
praeficiens residuis parlibus civitatis Leodiensis dominum de Willhem mili-
tera slrenuum , ipse cum exercilu suo perrexil Trajectum.
Inlerea cum dux in Trajeclo residebal , et fama percrebuerat ad aures
exulum Leodiensium congregalorum in territorio de Francheraont , eo quod
ibidem refugium babebanl, sperantes Iule ibidem residere^eo quod nullus
unquam episcoporum vel principum illud terrilorium inlraveral polenter cum
exercilu, quia inaccessibilefere est. Est enim terrilorium forte situm inlra mon-
tana , habens obliquas parvas vias, per quas palet accessus el exilus, sic quod
secure aut Iule nullus praesulum Leodiensium praesumebat intrare contra
volunlalera ipsorum in eo habilanlium, quia erat vallis replela multis fortibus
villis, et duobus fortibus castris. Et dicebalur Franche-Mont , quasi libra
monlana, et erat terrilorium valde populosum. In illud enim terrilorium fu-
giebant Leodienses vicia civitate , quorum mulli audientes ducem cum exer-
cilu in Trajeclo perseverare , redierunt secrelo Leodium , sperantes fossas et
occuUalas ipsorum pecunias cum clenodiis refodere ac recipere et tune recedere.
Qui secrelo nocturno tempore Leodium inlranles,quolquot, prius privaleet pos-
tea manifeste , de parle ducis invenerunl, trucidaverunt : et acceptis suis ulen-
silibus^ vilibus cum omnibus aliis, quae commode porlare et accipere vale-
bant , recesserunl fugienles in terrilorium de Francheraont , denuo quasi ad
locura securura. Cumque dux isla percepisset, et quod refugiebant in Fran-
cheraont, quam palriam nullus unquam praesumebat debellare, decrevit et
slaluit illalam conluraeliara stricte vindicare, ne ipso absente diurnalim suos
exp^gnarenl.
Sed anlequara reccssit a Trajeclo, praecepit raagislrum Amilium burgi- Dccoiuiio burgimagi».
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226
THEODORICUS PAULI
magislrum Leodiensem ' prius decoli.iri , qui captiis fuit in Lcodio in expu-
gnatione civitalis et sibi praesentatus. Qui videns se moriturum peliil gratiain
pro uxore et pro filiis suis, affirmans et confitens dolorose palam omnibus,
quod quidquid fecerat ex praeceplo et instinetu Legati sedis apostolicae fece-
rat, qui ipsum auctoritate sua redire praeceperat Leodiura, eo quod otnnia in
pace reformaret auctoritate sedis apostolicae sibi commissa , afHrniando quod
Accusaiio in ieg«iuni dux ïu tantuo) molestarctur a reffe apud Peronara , quod non rediret in brevi,
icflis apost. .... ,
quia omnia ordinarentur in melius, secundum saluleuj ecclesiaeet profectuni
totius patriae. Addensquod, si cpiscopus noilet facere et adimplere ad quae
obligatus esset, deponeret ipsum ordinando ipsis aiium episcopum ipsis pla-
centem. Et sic deceptus fuit et alleclus per Legatum , quem in multis accu-
savit publiée, et imposuit sibi totum quod factum fuit in Leodio contra
jusjurandum et arbitrium compromissum duci ^. Et sic decollalus obiit feria
secunda , altéra die Brixii episcopi et confessoris. Fuit enim iste raagister Ame-
lius vir lotus pius et catbolicus , omnibus dilectus et semper a principio epis-
copo obediens et sibi serviens in omnibus , nisi quod novissime Yocatus fuit
a Legato praefato in conlrarium |3ermissionis. Ilnbuit ille famulum in omni
bonilate famatum virum honestum et paciBcum , qui projectus fuit eodem die
in Mosam et submersus. Quorum animae, cum omnibus caeteris occisis, re-
quiescant in pace.
Dus Aquisgranensi ci- Eodcm tcmporc , dum iu \igilia saucti Martini, illustrissimus dux karolus
vitati infensus.
equitasset cura certa comitiva suorum nobilium et cum XXV millibus equi-
lum, caeteris armigeris licentiatis, ac cum opimis spoliis ad patriam regres-
sis , ad civitatem Trajectensem , et in ea aliquibus diebus pausasset , decrevit
expugnare urbem imperialem Âquisgrani , eo quod in praejudicium sui mi-
oistrassent et communicassent Leodiensibus victualia et beliica instrumenta ,
quibussibi resistere possent. Quod cum minime latuisset Aquisgranensibus ,
exterriti multumque pavidi , consilio inito, miserunt consuleset rectores civi-
Asuijgranenses veniam tûtis io Trajcctum, humillimc apud duccm petentesdecommissisgratiamsuam,
offerentes se promptissimos emendare omnia , secundum possibilitaiem ipso-
rum, et obligare sese obedien tes fore ad sua praecepta omni tempore. Qui cum
* Hic est Amilius de Veiroux. j^gidius de legalum opponi soient , diluere nititur vît G.
Lena, aller burgimagistrorum , in Mosam fuit de Gerlache, op. cil. p. 127. Cfr. quae infra di-
projectus. cuntur de Legati incarceratione. ^
^ Quae adTersus Onupbrium apostolicae sedis
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
227
clavibus portarum venissent in Trajecto, mediantibus viris nobilibus, acces-
serunt ducem , valde humililer petentes propter Deura in suam gratiam recipi
et quod moderarel et miligaret iram suam , eo quod ignorabant , quod contra
majestatem suam illa petierant ab eis : et in signum subjectionis ipsorum
offerebant ci claves portarum suarum , spondentes ipsum omni tempore cura
suis reverenter et honorifice in ipsorum urbem admissurum et accepturura
taraquara ipsorum principem. Et licet pauperes erant, lamen in tribus annis
obligarunt sese in emendam pro offensis dare LX millia florenorura rhenen-
sium, quia valde poenituit eis ipsum irritasse. Tandem conclusum fuit a prin-
cipe ac sapientissirao suo consulatu , ipsis debere fieri gratia. Sed minus
accepUre ab eis noluitquam centum millia florenorura rhenensium. Quod au-
dientes , et proconsules civitatis multum perplexi, eo quod pauper fere tota
communitas urbis fuit, et omnino tristes denuo accesserunt summum consu-
latum principis, petentes gratiam uberiorem, allegantes quod nuUo modo
volebant tantara summam exsolvere propter pauperiera burgensium , affir-
mantes sub fide quidquid Leodiensibus ministra\ erant magis coacte et ex ti-
moré quara ex favore ministravisse , eo quod semper infesti ipsis fuerunt, et
deinceps nunquara in aeternura verbo , facto , consilio et auxilio , aut aliqua
▼ia raundi , directe aut indirecte , contra raajestatem suam aliquid praesumere
attentarent , sed sibi suisque die noctuque aperirent portas oppidi , et in-
dulgerent ingressura et egressura tanquara ipsorura doraino. Quod audiens
princeps et in veritate ita coraperiens, misertus ipsorum, recepit eos plenarie
in suam gratiam , et indulsiteis delictum commissura contra majeslatera suam,
illo salvo quod exsolverent infra très annos subséquentes LXXXII millia flo-
renorura rhenensiura , et permanerent fidèles et obedientes sibi et suis incor-
datis. Quod et proraiserunt cautionibus firrais et validis scriptis. Et sic laeti
regratiantes principi et suis priraatibus ad propriara remearunt urbera , lau-
dantes Deura indefesse , quod sic in araicitia ipsius copulati et confirmati
fuerant.
Ac ut prius dictum fuit, postquara dux audierat Leodienses latitare in dux perg.iin
Francberaont , et suos in Leodio occidisse , recollegit et recensuit armigeros
suos et exercitum fortera nimis, cum quibus ut princeps audax et strenuus
decreverat eos debellare. Perrexit ergo per Leodiura cura XXVraillibus equi-
lum versus Franchiraont, praecipiens doraino de Witthem , capitaneo Leo-
diensiura , oranes doraus laïcorura igné et ferro devastare , et nihil remanere
Franchi-
228
THEODORICmS PAULI
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
229
Expugnatur Francbi
mont.
praeter ecclesias , monasleria et domos religiosorum , ne fièrent laicis expulsis
et adversariis suis spelunca latronum , et ne recursum ad eas haberent. Et sic,
proh dolor ! Iota civitas, magistra et domina omnium circumjacentium civita-
tum, in desolationem redacta fuit, et funditus iy;ne et ferro miserabiliter des-
tructa ^
Deinde dux in fremitu buccinarum et clangore tubarum, cuin vexillis ful-
gidis et si(jnis irradiantibus , cunclis belli necessariis abunde provisuset prae-
munitus, hostiliter territoriuni de Franchemont invasit, quod tantum distat a
Leodio per sex milliaria. Et licet illud territorium non commode potest adiri
nisi pedester, et hoc etiam diffîculter, tamen imperterritus in tam horrida
aura hosles virililer aggressus , et bellum contra ipsos intrépide instaurare
decrevit. Leodienses vero latitantes per exploratores praescientes adventum
Karoli ducis, videnles tantam multitudinem vexillorum et armigerorum , fuge-
runt ad proximiorem silvam , non audentes resistere sibi, nec \iros ipsorum
contra tôt praepotentes magnâtes posse suflicere attenderunt.
Intrans ergo territorium de Franchemont, occurrentes armatos occidit,
fugientibus pepercit, et omnes villas igné devastavit, et cunctum populum
aut trucidavit, aut fugavit. Erantque in eodem territorio duo fortia cas-
tra, quae valida obsidione cinxit et circumvallavit, quae adeo cum terribi-
hbus machinis tam fréquenter impegit, ut castra libère sibi traderent , salva
vita caslrensium, quae castra incendere et funditus destruere et evertere
praecepit. Breviter totum territorium in solitudincm redegit , combustis
crudeliter omnibus domibus villarum , demptis ecclesiis et domibus religio-
sorum.
Et quamvis Leodium pridem victum et expugnatum fuit a principe Bra-
bantiae, ut legis in chronicis , tamen illud territorium de Franchemont
fortissimum et invictum a nullo unquam principum aut episcoporum fuit
devictum , expugnatum et devastalum quam ab isto potentissimo duce Ka-
rolo. Et licet fuit horribilis aura, dura et aspera propter frigidissimum tem-
pus et continuam pluviam , tamen exercitus patiebatur magnam sitim et
esuriem.
1 Ex codtcibus manusoriplis et coaevis com- nensi visae fuerint flammae per aéra volitare
pertumest, Fredericum de Witthem perseplem alque hinc inde diffuadi. Cf. quae supra refe-
hebdomades Leodii incendia continuasse, adeo runtur apud Joannem de Los et UeDriciM| de
ut in profesto S. Martini in civilate Aquisgra- Merica.
Demum spoliata tota patria de Franchemont , viderunt inultos Leodienses in du. ,eJi. m iioyum
proxima silva , quos insequentes decreverunt debellare eos ; sed non poterant,
eo quod fugerunt celeriter ad interiora silvae et nemoris. Sed invenientes
spartim clenodia et utensilia ipsorum , ceperuntea, et recesserunt cum magna
praeda mullimodaefacultatis; tamen praeda fere tota cessilarmigeris,militibus
vero triumphi gloria servabatur, Princeps de tanta victoria Deum laudans,
mirifice cum eis jucundatus est.
Quibus factis , victoriosusdux equitavit cum suis apud Hoyum , in monasle-
rio sanctimonalium , dicto in Valb VirginisMariae , arraigeris suis in praUs et
in campis et in tentoriisac tabernaculis sive papillionibus castra metalis. Dum
ergo milites et dux illuc pausarent, venit dolenler apud ipsum nobilis comitissa
De Blanckenhem, lamentabiliter clamitanset conquerens super excessibus épis- Q»;-j;Vdon.'.nïm""
copi Coloniensis de homicidio latrocinioque ab ipso sive suis in praedictum
comitem quondam perpetratumetcommissum. Lamentationeset querelas fecit
contra eumdemepiscopum , eoquod bonasua et redditus suosdetineret minus
juste; nec ipsa haberet ex quo cura prolibussuis viveret et sustentaretur, cum
pluribus aliis clausulis.
Istisauditis, nobilis dux ei condolens, bénigne respondil consolando eam,
concludens quod in illo casu tanta faceret quod ejus adjutorium breviter sen-
tiret et experiretur, ita quod apparuit ipsum velle mittere et dirigere lilteras
suas adRobertum, archiepiscopum Coloniensem, quod dimitteret eam in pace,
vel vices suas interponeret in praejudicium.
Deinde conclusum fuit Karolum ducem redire ad principatus suos, ordina-
tis etdisposilis per totum episcopatum omnibus in rigorejuris et pacifici re-
giminis.
Cujus devastationis anni notantur in hymno Virginis gloriosae Mariae , vi-
delicet in Ave inaris Stella, in istis duobus rhythmis sive prosis ipsius hymni ,
scilicet :
•oLVe VlnCLa rels , profer LUMen CaeCIs.
Etiam notantur in istis duobus metris sequentibus :
^ dUX brabantInUs karoLUs straVlt LeoDInos.
Candidae sUnt VILLae , deslrUClIs UndIqUe MUrIs.
Data aniioruni.
'iil
â30
THEODORICUS PAULÎ
DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
â31
Insuper notantur anni et actus Leodiensium rebellantium contra Karolum
ducem in istis germaoicis prosis :
die LUkenaer» feL
* daer toe rebeL.
die hebben kareLs MaCht
niet Wel bedaCht.
Etiam notantur in istis prosis :
KareLs MaCht heeft ghedavert.
Dat die Leen opt pYroen Is geCLavert.
Etiam in istis prosis :
LUdICh Mach wel beCLagen .
DatoY den herloCh nIet ontsaegben.
Etiam in istis verbis notantur anni :
LUdICh MaCh wel slrYu beCLagben.
Vere, vere, non immerito potest conqueri cum sancta civitate Jherusalem ,
sicut Jheremias in threnis lamentatur destructionem ejus dicens :
Lamentatio super Leodium.
« Quomodo sedet sola, civitas plena populo, facta est quasi \idua, domina
gentium? Princeps provinciarum facta est sub tributo. Sacerdotes ejus ge-
mentes , Tirgines ejus squalidae et ipsa oppressa omni amaritudine. Facti sunt
hostes ejus in capite ejus , inimici ejus locupletati sunt de spoliis ejus, omnes
qui dudum glorificabant eam , dum floruit in omnibus bonis , jam coudoient
ei , videntes ignominiam ejus , quia destructa sunt omnia moenia ejus , dissi-
patae portaeetmunitioneset omnes inhabitatores ejus vel occisi , veJ efFugati ,
Yel in captivitatem ducti sunt , et hoc propter multitudinem iniquitatum
ejus ; quia peccavit Leodium , propterea instabile factum est. Et ita dispersi
sunt Leodienses , quod nescierunt ubi manerent ; et qui abundantes erant in
divitiis et in deliciis , facti sunt pauperes et inopes , gementes, quaerentes pa-
nem . dantes quod habebant pro cibo ad rcfocillandum animas eorum. Parvuli
ipsorum petierunt prac nimia esurie panem , et non eratqui frangereteis, cum
non habebant vere; qui vescebantur voluptuose, interierunl in viis, et qui
nutriebantur in croceis amplexati sunt lutum etstercora. »
Hue usque cerlificalum est tune, a principio usque nunc, ab honesto viro Auctor - quo xwum
.. .. .... . gestarum narralio-
Jacobo Deyn, qui est juratus balistarius et custos corporis principis KaroU, nem acccperu.
ducis , tempore belli \e\ guerrae , ac etiam balHvus de Arden , in comitatu de
Ghisen , de quo natus est, qui omnia praedicta fere vidit, et semper in om-
nibus praesens fuit. Et is Theodorico PauH alias Franconis , canonico in
Gorchem , petitione ahquorum honestorum, sub omni fide enarravit.
Postea vero venerunt aliqui Leodiensium ex magna desperatione ad ex- Leodiensium misma.
ercitum principis, dicentes : « Miserere mei , Miserere mei, Christicolae ;
)) et da nobis aliquid ad edendum , quia deficimus prae grandi esurie ; vel
» occidenos, cum non possumus sustinere esuriem. » Quos omnes , absque
aliquahumanitate et compassione ceperunt, et projectos in Mosa , ligatis ma-
nibus et pedibus , submerserunt.
Postea vero adhuc alii simplices pauperes Leodienses venientes in Trajecto
superiori petierunt propter Deum ibidem pacifiée habitare, et victum et ves-
titum suis laboribus kicrari , et esse fidèles oppidani illius oppidi et boni
subditi principis Karoli. 'frajectensesveroodiohabentes Leodienses, ceperunt
eos, et ligatis pedibus et manibus in Mosa absque ulla miseratione projectos
similiter submerserunt. Et alii Leodienses ista audientes sparsim fugerunt do-
lenter in aliénas provincias et naliones, lamentantes et gementes suam mise-
randam calamitatem et horribilem devastationem et desolationem , eo quod
multae civitates et oppida non audebant eos, prae timoré Karoli ducis, admit-
tere in ipsorum civitates et oppida, ac ministràreipsis victualia , etiam solvendo
per unam noctem ; quare ut desperati homines errabant de loco ad locum ,
maledicentes Legato aposlolicae sedis, qui, utfertur, bene receptus et tractatus
etditatus aLeodiensibus, non solum relaxavit civitatem ab excommunicatione
et anathemale, quibus irretita fuit, sed e contra equitavit solemniler per
plateas Leodienses absolvendo incolas ejus, et benedicendo civitatem et omnes
habitantes inea. Et, ut fertur, dominusde Arguwe, filius principis de Araunea,
cepit eumdem Legatum tanquam adversarium ducis cum thesauro suo, quem
postea sic captum praesentavit duci. Dux vero honorans sedem romanam
prius oblulit et (radidit ipsum Ludovico episcopo Leodiensi nepoti suo custo-
^32
THEODORICUS PAULl DE CLADIBUS LEODIENSIUM.
dicndum. Demum diix . siibmcrsis omnibus suis familiaribiis, posuit ipsuni
sohim cuni capellario suo in Castro de Vilvorden , et mancipavit ipsum arclae
custodiae , eo quod animavit et confortavit Leodienses contra ipsum.
KXPLU.IT THKOnORICI PAILI , ALIAS FRANCONIS,
MISTUnit DE r.LAOlItS LtOOIC^iikltX.
\
N. /
ANALECTA LEODIENSIA,
SEC
COLLECTIO DOCUMENTORUM QUORUMDAM
AD HES LUDOVICl BORBONU ET JOANNIS HORNAEI TEMPORIBUS
GESTAS SPECTANTIUM.
30
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,^^lvvvv\\^\vv\\^^lv^^^^/v\^^^^\^^^^^^^^^^^^'^'^'^'^'^'^'^'^'^'^'^'^'^'^^
I
ANALECTA LEODIENSIA,
SEU
COLLECTIO DOCUMENTORUM QUOMMDAM
%0 RES I.VDOVICI BORBOmi ET JOAKNIS HORNAEI TEMPORIBt'S
GESTAS SPECTANTL'M.
L
ANALYSE ET EXTRAITS d'uN POËME LATIN SUR LA PRISE ET LE SAC DE LA VILLE DE LIÈGE ,
INTITULÉ : Atiyeli de Currtbus Sabmù , poëtae laureati, de Excidio civitatû
Leodw7i8i8 Ubrisex; par le baron de villenfagne *.
Vous n'avez donc pas eu le courage de lire entièrement le poëme d' Angélus
de Currihus f Vous me dites que le mauvais goût de ce poëte , que son style
uniforme et ennuyeux, que ses phrases souvent inintelligibles vous ont rebuté ;
» I^Ure à M. Du Moulin, de Liège, extraite 1810, in-8». Voyez ci-dessus, l'Introduction,
Av% Mélanges histor. et Ultér.. 338-379. Liège, §. IV.
\ '
236
AiNALECTA LEODIENSIA.
vous exigez , en invoquant Familié qui nous lie , que je vous en fasse Texlrail;
il ne me faut rien moins que ce molif pour que je me rende à vos instances , et
c'est ce qui me soutiendra dans celle besogne fatigante. Quoique cet autein*
ne soit pas né parmi nous^ cependant comme il a été en partie témoin des
événements sanglants qui font le sujet de son poëme , son nom ne sera peut-
être pas déplacé dans un ouvrage consacré à répandre quelque jour sur l'his-
toire politique et littéraire de noire patrie.
Vous savez que Jacques de Hemricourt reproche aux Liégeois^ qu'ils étaient
tracassiers , qu'ils ne s'accommodaient guère d'une vie tranquille, qu'ils saisis-
saient avec avidité des nouveautés étranges , et qu'ils aimaient enfin à se brouil-
ler avec leur seigneur naturel (leur prince), au détriment de leurs propres
franchises et de leurs libertés anciennes. Les Liégeois , observe Olivier de la
Marche * , ne sont pas coustumiers de tenir ce quils promettent ; et le célèbre
chancelier de l'Hôpital dépeint en peu de mots leur caraclère d'une manière
bien énergique , lorsqu'il dit qu'ils ont été plus souvent que tous les ans domp-
tez , et qu'ils ont néanmoins toujours relevé leurs crestes '.
Serait-ce un paradoxe d'avancer que la lecture de l'histoire ne corrige pas
les hommes? Jacques de Hemricourt avait consigné dans ses productions les
suites funestes des divisions qui troublèrent les Liégeois ; il leur avait indiqué le
chemin qu'ils devaient suivre pour vivre en paix et rendre à la nation liégeoise
le lustre et la splendeur qui jadis la faisaient distinguer des nations voisines :
ils ne surent point profiter des conseils prudents et salutaires que leur donna
le sage Hemricourt. H y avait à peine un demi-siècle que cet écrivain était
mort, lorsque les Liégeois, séduits par des hommes ambitieux et turbulents,
retombèrent dans tous les maux qu'entraînent l'esprit de parti , la guerre et
l'anarchie qui en est toujours inséparable. C'est ce que vous montrera le poëme
dont vous désirez que je vous fasse l'analyse.
Ce poëme a été tiré de la bibliothèque de l'abbaye de S*-Laurent, près de
Liège , où on en conservait le manuscrit. Le savant baron de Crassier en
communiqua une copie aux bénédictins Martène et Durand , qui l'insérèrent
dans leur Amplissima Collectio, etc. *. Angélus de Curribusa dédié son ou-
1 Dans son Trailé de la Temporalité , elc. Ou- ' Voyez le tom. 45 de la Collection univer-
▼rage inédit. selle des JVe'm. part, relatifs à VHist. de France,
3 Dans ses Mémoires^ dernière édit., chap. 3«$, pag. 250.
pag. 90. * ïom. 4 , pag. 1379.
ANALECTA LEODIENSIA.
237
vrage , qui est divisé en six livres ou chants , au pape Paul II ; dès le début
il en annonce le sujet :
Arma ducis ' canimus Legiorum clara ruinîs ,
Necnon ponlifîcis Pauli dilissima pacis
Consilia , elc
Urbs Leodina fuit, Leodis de nomine régis,
Maxima Belgarum , studiisqiie asperrima belli ,
^)uain non Francorum reges , nec Sequana dexlra
Invictam domuit , sprevit quoque saepe Brilannos ,
Teutonicum semper vicinum imitata furorem,
Expertus populi vires Labienus atrocis ,
Multaque Caesareae sunt passae damna secures , etc.
Dans ces vers , et surtout dans les suivants , que je ne juge pas à propos de
transcrire , le poêle rappelle les premiers temps de notre histoire , et entre
dans quelques détails sur nos antiquités. H ne cache pas , après , que l'un des
ressorts que firent jouer les princes de la maison de Bourgogne, fut de per-
suader le pape Paul II qu'ils marcheraient avec toutes leurs forces (si ce
pape voulait concourir à soumettre les Liégeois qui s'étaient révoltés) contre
les Turcs, lesquels s'étaient emparés de Constantinople. Voilà, à ce qu'il me
paraît , la cause du fameux interdit fulminé contre les Liégeois ; voilà la cause
de la Pauline ; c'est ce que l'auteur exprime ainsj :
<^)uod poslquam ducis eximii - pervenit ad aures ^,
Mox oratores ad moenia Romula mittit ,
Pontificique jubet sua vola ex ordine narrent j
Jani vovisse hominum centenis millibus ire
In Turcum . impensisque suis , si numina poscant ;
Sed non ante dari Bisantia cernere tecta
Quam sua Borbonio reddantur jura nepoti ,
Et quam sit loto collecta pecunia regno.
Ilinc igitur repeli princeps permiltat ab ipsis
Primilias , censusque rogenl permittat eisdem ,
Ni parère velint , Leodinis bella movere.
Jamque oratores auguslae moenia Romae
Intrant , et sacri vcniunt ad principis aulam.
Exponunt mandata ducis , suadentque negandum
» Charles-le-Téméraire , duc de Bourgogne. Bourgogne.
* Philippe - le - Bon , duc de Brabant et de * L'élection du pape Paul II.
\
238
ANALECTA LEODIENSIA.
Esse nibil tanto in voto , cum praemia danda
His majora forent, etiam meliora pelitïs.
Ac boua ponlificis cum mens intenderet armis
Conculcare hosles fidei , ducis omoe probavit
Proposilum, ac Pelro Ferrico examina causae
Borbonii mandat : quod si Leodina negaret
Gens domino serrire suo , decernere posset
Et damnare illos, atque interdicere sacris.
Ne qua duceui a tanto retrahat justissima voto
Causa, simul génies socias sese addere velle
lunumeras, etiam se promittebat iturum, etc.
Angélus de Curribus s*étend ensuite sur les progrès et le succès de cette
négociation , et après avoir loué le pontife et le duc Philippe, il nous présente
quelques particularités de l'expédition de ce prince contre les. Liégeois :
.... Bonus dux in sécréta recepit
Se tecta , atque suos versabat mente labores ,
Policitisne suis maneat sub pectore volvit ;
An paret ipse prius Leodinam sternere gentem,
(^uosque sui voluere patres confringere muros.
Si parère velint , solitos ac reddere census :
Interea obstantes Leodino» mente priore
Confirmo, atque animos facio certare paratos.
Tum vero manifesta ducis sententia facta est.
Bella movet miseris Leodinis impia , quae jam
Voverat in Turcos geslurum , et talia dixit :
« Hic populus tnihi Turcus erit, qui numina nostra
• Negligit, hic et erunt Bysantia moenia forti
• Nunc redimenda manu , testis mihi Gallia tota,
» Et testis Germanus erit , quod beila movere
• Cogor , et invictus summo promissa movebo
» Pontifici. » Inde suas armis vestire cohortes
Incipit , et vomer saevos mutalur in enses.
Aéra domat Brugis , tum ferrea cuspis in hastis
Tegitur, elcapitis sibi tegmina quisque parabat,
Corporis et cruris , tum ferreo brachia vestit.
Po&tquam armata manus sonuerunt classica , tandem
Ad lapidem miles quartum tentoria ponit ,
Diverso interea miscentur tecta tumultu.
Borbonio pars una favet , pars altéra muros
Instituit servare urbis , certare parata
Atque mori potius , totis a finibus hostem
ANALECTA LEODIENSIA. 239
Arcere , atque duci nunquam se subdere velle.
Burgundi inde ducis validae venere cohortes ,
Sed non pugna fuit , dimotis omnibus armis ,
' Pax confecta illis, necnon et foedere facto
I Dinanlum excipiunt , at cum dux bella movere
Dinanto incepit , redeunt in pristina bella
Tune Legii , atque favet Dinanto Iota juventus.
Hinc instructae acies iterum quo foedere pacis,
Confirmata tamen non est , cum incommoda ferret
Pontifici Latio , moritur dux ecce Philippus.
Philippe de Bourgogne avait forcé Jean de Heinsberg, évéque de Liège , h
résigner cet évêchéà Louis de Bourbon, jeune prince, âgé seulement de 19
ans , et neveu de ce duc. Les promesses et la puissance de Philippe décidèrent
le pape à sanctionner cette résignation. Deux factions, comme on a vu par
les vers précédents, divisaient les Liégeois. L'une était attachée à Louis de
Bourbon , et l'autre voulait s'opposer aux projets ambitieux du duc de Bour-
gogne. Louis XI , roi de France , soutenait cette dernière. Ces mots qu'on
trouve dans les mêmes vers, et que le poëte met dans la bouche de Philippe ,
Hic populus {\q peuples liégeois) mihi Turcus erit, font soupçonner que l'in-
tention de ce prince n'était pas d'aller faire la guerre aux Turcs, et prouvent
peut-être que la cour de Rome fut la dupe des engagements qu'elle avait con-
tractés avec lui. Quoi quil en soit, la haine, pour ne pas dire l'inhumanité
des habitants de Dinant contre ceux de la petite ville de Bouvignes , avait
surtout irrité Philippe. Il était d'autant plus fâché que, l'année précédente ,
les Dinantais, en abandonnant le parti des Liégeois, avaient fait la paix avec
le comte de Charolois, son fils, auquel ils donnèrent une somme considé-
rable d'argent. Mais les Dinantais, poussés par un esprit ne vertige, et s'en-
nuyant dans ce temps de leur bonne fortune ^ , se repentirent bientôt de ce
traité , massacrèrent ceux de leurs concitoyens qui y avaient contribué , et
recommencèrent la guerre avec les Namurois. Le duc de Bourgogne, malgré
sa caducité et sa vieillesse, se mit à la tête de son armée, et se fit conduire
dans une litière aux portes de Dinant. Cette malheureuse ville, prise d'assaut ,
fut brûlée et rasée ». On jeta dans la Meuse huit cents prisonniers : Je n^
« Expressions d'Olivier de la Marche. Voyez leurs manufactures en cuivre étaient les plus fïo-
ses Mémoires, prem. part. , chap. XXXVI. Les rissantes de l'Europe.
Dinantais étaient alors riches et opulents, et 2 Elle le fut de telle façon, dit Olivier de la
240
ANALECTA LEODIENSIA.
sais, dit ici Philippe de Comines. si Dieu l'avoit ainsi permis pour leur
grande mauvaistié, mais la vengeance fut cruelle sur eux.
J'ai observé que les habitants de Dinant avaient abandonne le parti de ceux
de Liège. Les Liégeois , quoiqu'ils eussent aussi renoncé à I alliance des Dinan-
tais, accoururent cependant pour les secourir; mais lorsqu'ils arrivèrent près
de la ville , elle était déjà au pouvoir des Bourguignons. Le duc Philippe ,
trop vieux pour soutenir longtemps les fatigues d'une campagne , laissa la
conduite de l'armée au comte de Charolois. Ce comte dirige sa marche sur
les Liégeois. Il allait les assaillir, lorsqu'ils envoyèrent vers ce prince des dé-
putés pour le prier d'excuser leur faute et de leur pardonner ; ils promirent
de respecter les conditions de la paix qui leur avait été donnée l'année précé-
dente, et fournirent trois cents otages que nomma Louis de Bourbon, leur
évéque, qui était dans l'armée du comte de Charolois. Malgré cet accord ,
quelques Liégeois voulaient livrer bataille aux Bourguignons avant qu'ils
fussent entièrement rassemblés : ce qu'ils eussent pu faire avec succès, selon
Comines , auteur contemporain. Des ambassadeurs allèrent, incontinent après,
à Liège , de la part du comte , pour faire confirmer cette paix par le peuple de
cette ville ; mais ce peuple , qui est inconstant, dit l'écrivain illustre que je
viens de citer, outragea indignement ces ambassadeurs, en leur reprochant
qu'on n'avait osé attaquer les Liégeois. Philippe-le-Bon , duc de Bourgogne,
mourut vers ce temps-là ^ La paix dont il est ici question termina, si l'on
peut s'exprimer de cette manière , la première guerre bourguignonne contre
les Liégeois; mais dès que nos valeureux et trop remuants ancêtres furent
informés de la mort de Philippe, ils songèrent à reprendre les armes :
Tum Legius populus, confidens agmine régi»
Franci , Burgundas coepit contemiiere gentes.
Marche , qu'il semblait qu'elle était en ruines de-
puis cent ans, ibid. Ln autre écrivain contem-
porain rapporte : « i)ne les Bourguignons je-
» tèrent dehors (de Dinant) hommes, femmes
» et enfants, et retinrent prisonniers les plus
» notables gens d'icelle ville , et puis la pillè-
» rent tellement qu'il n'y demeura rien, et en-
» suite boulèrent le feu parmi toutes les églises
» et maisons, et y firent mèche f et dommage
» irréparable. Et après que tout lut brûlé ei
» consommé , emplirent les fossé» des mur» d'i-
■ celle, el à cause d'icelle destruction, devin-
• rent les pauvres habitants d'icelle mendians ,
X et aucunes jeunes femmes et fille» abandon-
» née» à tout vice et péché pour avoir leur vie. »
VoyezIaCAroni^uffcant/a/euf^deJeandeTroye»,
pag. 135 de la dernière édition.
' lijjuin 1467.
ANALECTA LEODÏENSIA.
241
Sic in bella ruit ; sed tandem vincitur armis
Ipse ducis, Sancti Trudonis moenia capta.
Sed quamvis victa est armis leodina juventus ,
Acrior ad pugnam cupiebat saepe redire.
Carolus at claro duce natus bella parenti
Incepta indicit, mûris magis atque propinquat.
Principium pugnae contorta fecit et hasta,
Caetera forte cohors summisque a monlibus ibat ,
Horrisono clamât fremitu cingentibus urbem ,
Se dare deberent campo dicebat aperto,
Burgundisque viris segnes arma obvia ferrent.
Tum urbem egredilur populus Leodinus, et arma
Utraque pars miscet, nocuit discordia civi,
Seditio victos Leodinos reddidit una.
Nomine Borbonii cepit dux inclylus urbem ,
Aequavitque solo murorum a culmine parlem .
Ne qua loci capti mutaret vêla procella ,
Mitiliae impensas captaque reposcit ab urbe;
Omnibus exclusis qui possint arma movere ,
Femineo paucis cum sexu in sede relictis ,
Privatos sacrosque viros sibi reddere census
Cogit, et haec nostro venerunt cuncla labore.
Haec mea segnilies , haec terris otia duxi,
Sed si forte placet , tanta nil in urbe rclinqui ,
Et delere omnes, nostrae non fundilus irae
Interiere , dabo causas iis morlis et enses
Exiremae , nisi nos Barbi prudentia Pauli
Çui nunc Christicolis pacem praetendit ubique ,
Impediat. Sic fata , locum considérât aptum ,
Unde queat populos Leodinos miltere Letbo .
In quo de Bures, dominus Cosuiuus, el ejus
Tune fraler bastardus erat dexterque vocatu.s
In silvis misero degentes tempore vilam , etc. »
Tandis que les Liégeois mettaient aveuglément leur confiance dans Louis XI
roi de France , Louis promettait secrètement à Charles , duc de Bourpopne '
de les abandonner, si ce duc ne voulait plus accueillir les mécontents de son
royaume. Les Liégeois avaient imprudemment rompu la paix K Charles ras-
sa Urom^uc scandaleuse, le duc de Bourgo- « tout détruire et mettre à feu el à sanp lesdUs
" gne assembla sou est en soy délibérant d'aller » Liégeois. Et ainsi le fil crier et puJier par
31
ANALECTA LEODIENSIA.
semble des forces considérables et court assiéger St-Trond. Trente mille
Liégeois volent au secours de cette ville. Ils sont mis en déroute. Six mille
guerriers restent sur le champ de bataille K Le duc de Bourgogne entre dans
St-Trond. Il marche après sur Liège et s'en empare ^. Les factieux s'enfuient
de la capitale '.
Charles exigea des Liégeois des sommes immenses ; il leur donna quelques
nouvelles lois , emporta leur artillerie et fit raser les tours et les murailles de
la cité. Philippe de Comines fait ici une réflexion qui me paraît remarquable:
les Liégeois n'auraient su dire qui les mouvoit; c'est ainsi qu'il s'exprime ; ils
avaient, ajoute-t-il . trop de bien et grand orgueil : ^ox^nez à cela, comme
l'observe notre poëte, que la discorde et la rébellion achevèrent de les perdre.
Une partie de l'Europe n'était guère plus tranquille que notre malheureuse
patrie. Paul II désirait de ramener la paix parmi les princes catholiques,
pour les réunir contre les Turcs. Je ne m'arrêterai pas, comme fait ici Angé-
lus de Curribus, sur les différends de Louis XI avec le roi d'Angleterre, ni sur
ses démêlés avec son frère, le duc de Guyenne; je m'arrêterai encore moins
sur quelques autres épisodes dans lesquels cet auteur entremêle les saints
avec les dieux du paganisme ; je me bornerai à vous apprendre qu'il termine
son premier chant en nous racontant, en mauvais vers, la résolution que
prennent ceux d'entre les Liégeois , qui lors de l'arrivée du duc de Bourgogne
dans notre capitale furent obligés de s'exiler, de s'adresser au pape :
At nobig bello egressis, et caede recenli
Est inlerilictum sacris. et templa negantur.
Quare opus est cunctis RomaDo principe , Ckristi
Qui solus sedem in terri» et jura ministrat.
» tous ses pays, et ceux qui faisoient lesdites
» publications tenoient en une main une espée
» toute nue, et en l'autre , une torche allumée,
» qui signifîoit guerre de feu et de sang. »
C'est ainsi en effet que Charles nous fit la
guerre, maisil l'aut convenir aussi que nousavions
provoqué la colère de ce prince bouillant et san-
guinaire.
' Dans ce temps-là les Liégeois , selon Olivier
de la Marche , disaient en proverbe : Que nul ne
passe le Husbain (la Ilesbaye), qu'il nt soit com-
battu le lendemain, part. 2«, chap. I*'. lis agi-
rent effectivement d'après ce proverbe , mais ils
eurent lieu de s'en repentir. Nous lisons dans les
Mémoires de P. de Comines, que sans la nuit
qui survint. la perle des Liégeois eut été beau-
coup plus considérable. Liv. 2, chap. IL
2 Le duc entra dans cette ville le 17 novem-
bre 1467. P. de Comines convient que la plus
petite résistance de la part de» Liégeois eût
forcé ce prince de «'éloigner de Liège. Liv. 2 .
chap. III.
3 Rasse de Linire , chevalier , était un de»
principaux chefs de ces factieux.
%,
r
ANALECTA LEODIENSIA. 243
Âssensere omnes : tum prima e gente petunlur
Summi oratores sacrarum et lacté madenles
Pieridum , Legiis sed non discedere ab arvis
lli poluere; alios claro dux eligit ore
Praestanles, qui jam divinae moenia Romae
Advenere , sacras Paulique ad principis aedes.
II y avait déjà quelques années que l'interdit était jeté sur Liège.
Chant IL Le pape et le sacré collège souhaitent d'étouffer les démêlés de
Louis de Bourbon avec son peuple. Paul II convoque un consistoire ^ il adresse
à cette assemblée un discours dans lequel il fait un long récit de nos troubles
et de leurs suites ; il propose à la même assemblée d'envoyer à Liège Onu-
phre , évêque de Tricaria , de le charger des foudres du Vatican et d'une
branche d'olivier , pour se servir de l'un et de l'autre avec prudence et selon
les circonstances. On confirme le choix de ce légat. 11 part. Le poëte décrit
les lieux où il passe ; ce qui tient la moitié de ce chant. Enfin il arrive au
milieu de nous par la Meuse :
Viginti interea veniunt ad Gramina cives ,
Delecti a populo , oralorem et voce salutant :
Borbonius, clerusque simul comitantibus offert
Innumeris, laeto complexi pectora vultu.
Ast alii dextrae proclives oscula jungunt, etc.
Pendant qu'on prépare à Liège un hôtel pour le légat, on le conduit, près
de cette ville , au couvent des Chartreux , où il loge deux nuits ; c'est là que
le carme Robert , en présence du peuple et de Louis de Bourbon , lui fait ce
compliment :
Salve, hujus populi spes o fidissima, Paulo
Principe qui missus Belgarum orator ad oras ;
Sed non tantarum commendarentur habenae
Rerum , ni virlus sancto tua cognita patri.
Ad nos pervenit virtutum fama tuarum :
Quare haec commendat se gens miseranda , rogal«jue
Ponderet errores mentis clementia vestrae.
^ Haec volui dixisse prius, post caetera dicent
Fada alii , lingua facunda et moribus omnes.
244
ANALECTA LEODIENSIA
ANALECTA LEODIENSIA.
24o
Après que le carme Robert eut fini son discours , Alexandre Bcrard , éche-
vin de Liège, en prononça un aussi :
Finis erat dicti» , cum 8e«e ex agmine prodit
Jussus Alexander Berartus , verlice adorans
Tiegaliim flexo, mox illi talia fatiis ;
Facundus lingua sed non fuit ipse latina ;
Nos tamcn hoc omnem referemus carminé summam .
Nain(|ue ail. . . .
Si Bérard était éloquent, il me semble, d'un autre côté, qu'on peut conclure
de ces vers qu'il ne savait la lan{rue latine que très-superéciellement , si tou-
tefois il y comprenait quelque chose. Ces vers paraissent encore insinuer que
le poëte accompagnait l'évêque de Tricaria. Quoi qu'il en soit , voici le com-
mencement de la harangue de Bérard à ce prélat :
. . . Aasoniae virlus non ultima genlis ,
Salve, expectatus noslras qui tendis ad oras ,
Cujus fama volât Bel^jariim magna per agros,
Gesta Maguntiaco cujus nos cernimus ampla
In populo , et merilo princeps Romanus ad omnes
Speclalum fines mittit , sedandaque bella ,
Nunc eliam errores noslros miseratus ad urbem
Hanc misit, longo célébrât quae temporc sacra
Nulla , interdicti causa : tam flebilc fatum
Gentibus est noslris , nec lemplis reddere possunl
Ulia metalla sonum , cives quo ad sacra vocentur :
Defunctisjustaque viris monumenta negantur.
Quid pueri commisere , simul teneraeque puellae ?
Mortua graminels cur dentur corpora campis?
Si peccare aliquis voluit, juvenesque senesque.
An forluna omnem débet nunc perdcrc plebem ?
Bérard peint dans ces vers et les suivants le triste état dans lequel l'interdit
avait jeté les Liégeois; le Sarmate, habitué de vivre au milieu des tigres, se-
rait, dit-il , touché de nos malheurs \ et puis se retournant vers le peuple, il
lui annonce qu'il peut tout espérer de la clémence du légat. Cet envoyé du
Saint Père sort du couvent des Chartreux; une foule immense l'entoure; le
poëte lui fait tenir ici un long discours , dans lequel on retrace les événements
■%
qui ont affligé la nation liégeoise; je ne rapporterai que les derniers vers de ce
discours :
Nos interdictum , cum moenia veslra petemus .
Solvemus certa sub condilione , deinde
Si merilumesl veslrum , penilus delebimus illud.
Borbonius aderit , qui mansuelissimus omni
Indulgel veniam populo; num quaeritis ipsi ?
Respondere cmnes pacem. — Domnoque parère
• Num vullis vestro? — Sonuil Mons, vocibus omnis
Dum populus dicebal ita , et miserere precatur , etc.
Le Mont-Cornillon était le théâtre de cette scène attendrissante. Le légal
marche vers la ville ; il la traverse , en gémissant sur letat déplorable où la
guerre l'a réduite :
Dirula conspicicns Leodis quae monlibus altis
Moenia cincta jacent , lacrymas excusserat, alto
Pectoreque indoluit , etc.
L*ambassadeur du souverain pontife s'arrêta sur le Pont-de-Pierres (ap-
pelé de nos jours le Pont-des- Arches), pour y bénir le peuple qui accoiuait
de toute part ; le clergé s'y était rassemblé :
Ultimus ecce chorus numeroso ex agmine Pétri
Incedunt bini, cuncli et bona verba canentes,
Quos urbis mitlunt octo praestantia lempla ,
Lamberti prima est praecedere jussa cathedra ,
Sola quadringenlos quae possidel una minislros.
Visendi studio sequilur post caetera pubes ,
Et pueri et matres , nuplae innuptaeque puellae.
Jamque tenent pontem geniini cum ordine equestri
Cives quadrupedis phalcrati fraena regebant, etc.
Le légat entre enfin dans l'église cathédrale, et lève solennellement l'interdit
dont les Liégeois étaient frappés : on lit ces vers dans la prière qu'on lui fait
prononcer devant la châsse de saint Lambert :
Trajecti tumulatus eras, Albero verendus
Mox urbis praeses Leodinae transtulit ipsum
lluc sanctum corpus , etc.
l
246
ANALECTA LEODIENSIA.
On confond ici la translation du corps de ce saint, de Maeslricht à Liège,
faite par saint Hubert , avec la prise du château de Bouillon, opérée par linter-
cession de notre illustre patron, sous levéque Albéron. L auteur décrit ensuite
la joie que cause à Liège la levée de l'interdit. A la fin de ce chant, Angélus
de Curribus introduit sur la scène un nommé Diodes , qui rappelle les faits
mémorables et malheureux qui ont amené la prise de la capitale , la paix que
nous fûmes obligés de conclure avec Charles , duc de Bourgogne, et les con-
ditions honteuses dont ce prince nous accabla ; c'est bien avec raison que Dio-
des s'écrie : Carolus. . . . nos pressit iniqiio imperio. Le légat quille Liège ,
en promettant qu'il fera près de Charles tout ce qui dépendra de lui pour
adoucir le sort du peuple.
Chant IIÏ. L'évèque de Tricaria obtient une audience du duc, et cherche
à adoucir le sort des Liégeois. Ce prince était alors entièrement occupé de
son mariage. Il invite le légat à ses noces. Le poëte donne une description
très-étendue des fêtes brillantes qui eurent lieu à ce sujet. Tout cela est étran-
ger à notre histoire. L'envoyé de Paul 11, qui s'était flatté de faire entre le
duc et les Liégeois, un traité moins dur que la dernière paix, retourne à
Liège sans succès. Si nous en croyons Fisen , le duc de Bourgogne , livré ex-
clusivement aux délices de l'amour, n'eut point le temps d'écouter le légat;
il lui fit seulement signifier qu'il pouvait prendre , avec Louis de Bourbon et
son peuple , des arrangements , se réservant , lorsqu'il les aurait examinés, de
les confirmer ou de les rejeter *.
Louis de Bourbon avait malheureusement abandonné la capitale , et s'était
retiré à Maeslricht. Le seigneur de Humbercourt ^ gouvernait Liège , au nom
du duc de Bourgogne , avec une verge de fer. Plusieurs habitants de celle
ville désertèrent leurs foyers. Humbercourt fut enfin rappelé par son maître.
Les Liégeois en témoignèrent une allégresse particulière, dans l'espoir de jouir
d'un peu de calme : mais , hélas ! un autre incident vint aggraver les maux
de ce peuple infortuné. Tandis que Louis de Bourbon coulait tranquillement
ses jours dans les plaisirs , au lieu de tâcher de rendre le repos à son pays,
les exilés , c'est-à-dire les factieux qui avaient longtemps fomenté les trou-
bles , et qui , comme nous l'avons vu , furent obligés de sorlir de Liège , ren-
• But. eccles. Leod., part. 2« , liv. 12, n«»« 8 2 Gui de Brimeu , comte de Meghem , seigneur
*' ^* «le Humbercourt , chevalier de la Toison d'or.
ANALECTA LEODIENSIA.
247
trèrent dans celle ville presque sans aucune résistance, et y commirent des
'cruautés inouïes * :
Mox illi ex silvis variis atque urbibus omnes
Undique collecti. ruinosa ad moenia tendant.
Et cerli propria décernant vivere terra...
. . . Exilio redeuut cum in moenia fessi
A longo Legii , madiae qao lempora lacis*
Tune fuerant, primasque domos intrare pararunt.
Tarn si qui obslabant , telis gladiisqae coruscis
Inlerimunt , si qui Leodina et moenia linquanl
Ense cadunt cives, immensus lerror habebat
Urbem omnem
Ces vers sont tirés du quatrième Chant, dont je vais vous entretenir. On
conseille à l'évèque de Tricaria de se retirer d'une ville où règne la terreur ,
d'une ville ensanglantée par la rage des exilés , et où l'on pourrait attenter à
sa vie :
Muiti legato discrimina saeva canebant ,
Et sociis suadere iiigam per lluminis andas,
Ne populus captus saevo caecoque i'urore ,
Opprimeret famulos , ferroque invaderet ipsum
Legalum
Nos historiens se taisent sur celte particularité. Nous lisons dans Fisen - ,
que les exilés, peu de temps après leur retour à Liège , se rendirent au mo-
nastère de SWacques, où le légal avait sa demeure, pour demander humble-
ment à ce prélat qu'il leur fût permis , avec l'agrément de Louis de Bourbon ,
de vivre et de mourir dans une patrie qu'ils venaient de récupérer par les
armes. Voici quelques vers de la harangue que les exilés adressent , dans le
poërae de notre auteur, à l'ambassadeur de Paul II :
. . . Legiae nos urbis sanguine cive»
Non humiii crclos , tani longo tempore passos
Exilium, in primas aUritis vestibus oras
Frigora reducuut : silvis erravimus allis,
Cum saevisque feris , victum lapidosa dederunl
I Entre autres atrocités, ils massacrèrent un pour se rendre près de Tévéque, à Maeslricht.
chanoine de la cathédrale qui fuyait de Herstal - Hist. eccles. Leod. loc. cit.
248
ANALFCTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
249
il'
Corna iDfelicem, nos omnis ab arbore fructus
Deseruit, cunctis exhausta est fonlibus unda. I
Nos sitis atquc famés nune fessos atra reJucil
In proprias sedes externis possumus ultra
Non durare locis, inler nalosque patresque
Uxoresqiie simul cuplmusjam vivere nostras j
Pontificis volumus Paiili nos jnssa tiieri,
Lagato et parère suo, et servire volumus
Borbonio, pro quo vitam et bona cuncta parali
Exposuisse sumus , etc....
L'envoyé du Saint-Siège ne put s'empêcher de consoler ces malheureux, en
leur niontiant en même temps que leur conduite récente dans Liège allait ir-
riter le duc de Bourgogne , tandis qu'ils auraient dû chercher à calmer l'esprit
de ce prince. Si vous désirez , dit-il , sincèrement la paix , si vous êtes prêts
à obéir à votre évêque , donnez m'en des preuves en mettant bas les armes.
A ces mots, les larmes coulèrent de leurs yeux, et élevant les mains vers le
ciel, ils se prêtèrent aux vœux du légat. Ce respectable ecclésiastique, vrai-
ment ministre du premier père des fidèles , les assura de sa protection auprès
de Louis de Bourbon. Il part en effet pour Maestricht; il y plaide avec tant
d'énergie la cause de ces infortunés , qu'il porte ce prince à leur pardonner.
On convint que Louis se rendrait à Tongres, et que de là il ferait son entrée
dans Liège. Mais le duc de Bourgogne , qui avait appris la nouvelle émeute,
excitée dans cette ville par les exilés , se promit bien d'en tirer une vengeance
éclatante. H écrivit à Louis de Bourbon et lui prescrivit de rompre le traité
qu'il voulait faire avec les Liégeois. Ce dernier était déjà à Tongres , où le duc
envoya le seigneur d'Humbercoiirt avec des troupes.
Nous voyons dans Philippe de Comines ^ , que Louis XI , roi de France,
avait alors à Liège deux ambassadeurs, dont Jean de Troyes rapporte les noms
dans sa Chronique scandaleuse ', ce que je ne remarque que parce que notre
historien Fisen a paru en douter. Ces ambassadeurs soufflèrent le feu de la dis-
corde parmi nous, et engagèrent les Liégeois à marcher sur Tongres. Ilsétaient
commandés par Jean de Ville , Slraille et Lovenfosse ; ils y surprennent le
seigneur de Humbercourt, qui, après avoir couru les plus grands dangers,
ne s'échappa de leurs mains qu'à condition , dit Fisen ^ , qu'il ferait son pos-
• Liv. 2 , chap. VI.
' Pag. 139 de la dernière édition.
3 On lit dans cet autenr , que le seigneur de
Humbercourt remit son ëpée entre les main» de
sible pour les réconcilier avec le duc de Bourgogne. Louis de Bourbon et le
légat partirent, selon notre poëte , de Tongres pour Liège; mais, selon nos
historiens, ce sont les Liégeois qui les reconduisirent dans cette capitale, où le
peuple les reçut avec acclamation :
Legatus rediit, dominum et comilatur ad urbem
■Borbonium Logiam , quo non sine lendere ad ipsam
Audebat, qnamvis magno veneranlur bonore , etc.
Non mibi Piérides si iinguas oiille dédissent,
Ferrca mille ora , et splendenti dilius auro
Ingenium , possem tanlos describere lionores,
Qiianlos ambobns dominis Leodina juventus
Laela dabat, laelas l'udere ad sidéra voces.
L'épouse de Raes de Lintre , lequel était naguère à la tête des révoltés, en
voyant passer Louis de Bourbon sous ses fenêtres , le congratula avec ironie
sur son heureux retotir dans Liège. Mais à ces marques d'allégresse, décrites
par le poëte, on s'imaginera peut-être que Louis jouissait d'une liberté entière,
tandis que, d'après Philippe de Comines, qui était dans Tarmée du duc de
Bourgogne , les Liégeois emmenèrent leur prince prisonnier en leur cité : et
ces cris d'allégresse furent prédédés par des traits d'inhumanité dignes d'un
peuple de cannibales : ils étaient à peine sortis de Tongres qu'ils poignardèrent
cinq ou six chanoines de S*-Lambert; ils dépecèrent en plusieurs morceaux
Bobert de Morialmé, archidiacre de la même église, en se jetant tour à tour
ses membres sanglants sous les yeux de Louis de Bourbon ; ils massacrèrent
encore quelques autres personnes qui lui étaient attachées. Grand Dieu , que
les cris dallégiesse d'un peuple séditieux sont efiFrayants! mais empressons-
nous de dire que cet esprit de férocité n'agitait pas toute la nation.
Philippe de Comines avait souvent vu , près de Louis , Robert de Morialmé,
armé, de toutes pièces. Nos annalistes se sont écartés du récit de cet illustre
Jean de Ville , et que ce fut à ce guerrier qu'il » et ainsi traita ledit Imbercourt, que ledit Hau-
dut la vie et la liberté. Hist. eccles. Leotl., liv. 12, » tepenne ne l'emmenât pas prisonnier , mais il
n*> 10. Nous opposerons à ce récit celui d|!Oli- » promit de se rendre prisonnier audit de Hau-
vier de la Marcbe , qui en diffère beaucoup. » tepenne àcertain jour qui fut limité entr'eux. »
Olivier nous apprend que ce fut pondant la nuit Chap. III de la 2° part. Heureusement pour Ini-
que les Liégeois surprirent Tongres; et voici bercourl , Hautepenne fut tué quelque temps
comme il s'exprime sur le seigneur de Humber- après : « Par ce moyen , dit Olivier, Imbercourt
court, qu'il nomme Imbercourt : «Fut ce dit sei- » fut quitte et acquitté de sa foi et prison.»
• gneur prisonnier au seigneur de Hautepenne: /iiW. , pag. 214.
3:>
250
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
251
!l
écrivain ; ils veulent que Louis de Bourbon, ramené à Liéçe, obtint de faire
chercher Morialmé , son ami ' , qui était a Tongres, où il avait été blessé dan-
gereusement. On le conduisait dans une voiture, lorsque des furieux le frap-
pèrent impitoyablement et le jetèrent mort aux pieds de Bourbon : spectacle
horrible, qui déchira l'àmede ce prince!
Cependant on convoque le peuple au palais. Louis, accompagné du légat,
se rend à celle assemblée ; on le conjure d'oublier le passé et d'accorder la
paix : « Que ne puis-je, dit-il, voir finir les troubles qui vous ont déchirés
jusqu'à présent? Dirigé dorénavant par des conseillers plus sages et plus mo-
dérés, je ne m'occuperai plus que des intérêts de la patrie; mais de votre
côté, efforcez-vous d'en faire autant , et ne vous écartez plus de la fidélité que
vous devez avoir pour un prince qui veut vivre et mourir avec vous. » On ne
saurait exprimer la scnsalion agréable que produisirent ces paroles sur un
peuple naguère si irrité. Par les soins du légat, un arrangement fut bientôt
conclu ; mais quel bien pouvait-il en résulter sans l'intervention de Charles ,
duc de Bourgogne? Ce duc, persuadé avec raison que Louis XI, roi de
France , fomentait la révolte à Liège , en témoigna dans Péroné tout son res-
sentiment à ce monarque; il finit même par le retenir prisonnier dans cette
ville. Charles, dit notre poëte au commencement de son V« chant, croyait
que c'était à l'instigation de Louis de Bourbon et du légat que les Liégeois
avaient attaqué et dispersé ses gens à Tongres :
. . . Mox dux facliim omne putavit
CoD»ilio ipsorum , non aequa et mente ferebat.
C'est ce que démentent nos historiens. On avait exagéré au duc de Bour-
gogne la défaite de ses troupes à Tongres; il en conçut un tel dépit, que
dans sa colère il résolut de ruiner de fond en comble la ville de Liège. Il
força Louis XI d'accepter la paix, telle qu'il voulut la lui prescrire ; les prin-
cipales conditions étaient qu'il l'aiderait à venger Monseigîieur de Liéqe , qui
était son parent ^ , qu'il abandonnerait les Liégeois , et enfin qu'il le suivrait
dans son expédition contre ce peuple.
ï Louis lui avait confié ce qu'il avait de plu» atrociter caeditur rir gène. , elarus magitter Ro-
prëcieux. Robert fut enterré dans Téglise cathé- bertus de Morialmeit, decrelorum doctor, etc.
drale de Liétje ; on lisait ceUe inscription sur sa 2 Philippe de Comines, liv. 2 , chap. IX.
tombe : Hic humo tegitur qui propter dominum
Ces deux souverains marchent immédiatement après vers nos frontières.
L'armée de Charles était formidable. Son avant-garde entre dans la ville de
Tongres et la pille : une terreur panique s'empare des Liégeois :
Ergo suos coepere omnes damnare furores ,
Mulli praesidium rogitabant, vixque putabant
Urbem intra tulos, aliqui fugere per undas
Fluminis , hos cepit semlemplicis insula Mosae.
Illi humeris bona cuncta suis pretiosa tulere,
Hi peliere aras , sacra et penetralia divûm.
Hi vacuas linqnere domos , desertaque cunctts
Urbs modo visa fuit, etc.
L'évêque de Tricaria et Louis de Bourbon se réfugient dans l'église de
S*-Lambert. Nos auteurs se taisent sur cette circonstance. Les habitants de
Liège, voyant l'ennemi à leurs portes, songèrent d'abord à se défendre. Sept
cents hommes de cavalerie et quatre mille d'infanterie font une sortie infruc-
tueuse : ils sont repoussés et mis en déroute. Cette défaite vint ajouter à la
consternation déjà générale. Louis de Bourbon elle légat remontrent au peuple
qu'il ne doit plus placer l'espoir de son salut dans les armes; ils lui font voir
l'i m possibilité oii il est de résister aux Bourguignons : ils lui représentent que
le seul moyen d'éviter le malheur qui le menace , est de s'humilier devant
le duc Charles et de lui demander la paix. On sentit la justesse de cet avis :
le légat fut donc prié d'aller trouver ce duc pour tâcher de l'adoucir ^
. . . Legati ad limina tendunt
Primeles, dulci sed primus Âmelius ore
Veirous loquitur : « Quaenam sententia nobis
» Est nielior, domini, de nostris cernile rébus.
» Venit summa dies, nimium Leodina propapo
» Visa polens superis : properant incendere (lammis
•• Burgundi , saevum nisi roollia verba tyrannum
• Legati flectant. Igitur rogilandus ad ipsum
»" Ut vadat, lantae et causam levet ipse ruinae. •
Sic ait atque omnes illius dicta probarunl.
L'envoyé apostolique accepte cette ambassade , mais il veut être accompa-
» Cest ce que nos historiens confirment. On question dans les vers qu'on va lire j il devait se
joignit à cette dépulation Amèle de Veiroux, qui jeter , au nom du peuple liégeois , aux pieds du
éUit alors bourgmestre de Liège, et dont il est duc de Bourgogne.
232
ANALECTA LEODIEiXSIA.
ANALECTA LEODIENSIA
2;>3
gnéde Louis de Bourbon : circonstance inconnue à nos historiens. Ils partent
tous les deux, lis rencontrent à quelque distance de la ville des gens du duc
de Bour^joirne qui s'emparent de nos ambassadeurs. Louis est bien accueilli
On le sépare de l'évêque de Tricaria , auquel cependant le duc Charles , après
quelques démêlés que ses (jens eurent entre eux au sujet de cet évêq'ue fit
rendre les honneurs qui étaient dus à son caractère : il accorda même une
audience au déléj;ué du Saint-Siège.
Philippe de Comines prétend que Louis de Bourbon s évada de Liège et se
réfugia près du duc de Bourgogne. Il est très-possible que notre prince n'ac
cepta cette ambassade que pour avoir une occasion de s'échapper des mains
des Liégeois. Le même auteur taxe ici Onuphre , évêque de Tricaria d'une
accusalion très-grave. H veut qu'Onuphre, dans l'espoir de parvenir à l'évèché
de Liège , favorisant les projets des Liégeois, leur conseilla de prendre les ar-
nies etde se défendre contre le duc de Bourgogne. Mais il fallait que l'évêque
de Tricaria eût perdu la tête pour s'imaginer que les Liégeois , affaiblis comme
Ils étaient alors , eussent pu faire face à ce duc et à Louis XI. Celte considé-
ration seule suffit pour faire tomber l'accusation de P. de Comines qui, comme
1 observe Fisen , n'était que l'écho d'un bruit qu'on avait répandu dans le
camp des princes. D'ailleurs, si l'évêque de Tricaria eût fomenté la sédition à
Liège, comment croire que le duc de Bourgogne, si irrité, si furieux lui
qui n avait pas craint de retenir son roi prisonnier, comment croire diJ-je
qu'il eût fait rendre à Onuphre les honneurs qui lui étaient dus en qualit<'
d envoyé du siège apostolique, et comment se persuader qu'il eût voulu aprè
l admettre à son audience? Remarquons encore que tous nos auteurs, au lieu
de dépeindre l'évêque de Tricaria comme un ambitieux , nous le représentent
comme un homme sensible, qui fit ce qu'il put pour détourner l'orape qui
allait écraser la ville de Liège. En effet, il est sûr que cet évêque employa
inutilement les termes les plus éloquents et les plus énergiques pour émouvoir
le duc de Bourgogne et l'engager à pardonner aux Liégeois « ; mais ce duc
cruel ne respirait que pour se venger. Le légat, selon Fisen, fut conduit
par son ordre , à Maest. icht ^ , et selon notre poëte , c'est le légat lui-même
> Clansac ducis anre, , dU ici énergiquemenl contre l'évêque de Tricaria.
de PariT 1548'"" ''"^««^'^ ^^"""^ ''''^" ' ''"'^* ''^ ^"^°^^ -'"'"^ ^ '^--'^t
d âpre» Comines, l'iDculpalion dont j'ai parlé fer».
qui prit le parti de s'acheminer vers cette ville; un de ses domestiques, qui
était de Tongres , le dirigea dans cette roule :
Ipse tamen legatus moenia adibat
Trajecti, ramulns<]ue viaui monslrnvit habendam ,
Tylmandus, Tuiigris fueral qui moenibus ortus.
Angélus de Curribus assure encore que Louis de Bourbon le suivit immé-
diatement après :
Borboniusdubiis sequitur mox pasnibu» illum.
Mais il conste du récit de nos historiens que le duc Charles retint près de
lui levêque de Liège , et qu'il exigea même qu'il contribuât , en prenant les
armes , à venger des injures qui leur étaient communes.
Cependant l'avant-garde de l'armée du duc, conduite par le maréchal de
Bourgogne, s'était avancée jusqu'aux portes de Liège; le jour était sur son
déclin, et déjà l'obscurité commençait à paraître. Les Liégeois, pour se con-
former au vœu du légat et dp Louis de Bourbon , ne s'étaient point armés.
Quelques notables de la ville informèrent le maréchal qu'on était prêt à y re-
cevoir l'armée de Charles, si on voulait leur assurer la paix à des conditions
honorables, telles qu'on espérait que Louis et le légat, qui avaient été dépu-
tés pour cet objet, pouvaient les avoir obtenues. On leur répondit qu'ils ne
devaient plus compter sur la paix, à moins qu'ils ne livrassent entre les mains
du duc de Bourgogne leur ville, leurs biens et leurs vies : que c'était là en
un mot tout ce que le légat et leur évêque avaient pu obtenir du duc. Quelle
situation déchirante pour les malheureux Liégeois ! Le poëte termine ici son
cinquième chant en racontant les dangers imminents qu'essuya l'évêque de
Tricaria dans l'armée de Charles ; il le fait enfin arriver sain et sauf à Maes-
tricht.
Ast is Trajeclum per mulla pericula venit.
C'est de cette ville que l'envoyé du pape apprend par un témoin oculaire
le pillage , l'incendie et la ruine entière de notre infortunée cité. Cet événe-
ment terrible fait le sujet du sixième et dernier Chant.
Les Liégeois ayant perdu tout espoir de ramener le duc de Bourgogne à
des sentiments plus humains, ont recours aux armes, résolus de souffrir les
»1
2:54
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
255
dernières extrémités et de vendre chèrenoent leurs vies. Il régnait un grand
désordre dans l'avant-garde de Tarmée de Charles, qui , arrivée le soir près
des portes de Liège , n'avait eu le temps ni de se loger , ni de dresser un camp.
Jean de Ville * , l'un des chefs du peuple, crut l'occasion favorable. Il sort de
la ville par les débris des remparts , surprend cette avant-garde et y répand
la confusion ; les Bourguignons succombent sous les coups des Liégeois; mais
le valeureux de Ville , après avoir vu aussi mourir glorieusement plusieurs
des siens, fut atteint dans sa retraite d'un coup mortel :
Mulli ex Bur{^unc]is , el quos Germania misit
Ense cadiint, mullique fii^rae sua lerga dederunt.
Jam duo Burgtindae gentis sunt millia caesa
£t mille ex Le^jiis , etc.
L'arrivée du duc de Bourgogne , accompagné du roi de France , rassura
lavant-garde de son armée , qui avait été jusqu'alors très-molestée. Ce prince
se plaça dans le faubourg de S»e-\Valburge, et fit poser une forte escorte près
du logement du roi, dont il se défiait. Ce logement était peu éloigné de celui
du duc. *
Louis XI avait longtemps bercé les Liégeois d'un vain secours. Lorsqu'ils
surent qu'il n'y avait que la porte de la ville qui les séparait de ce monarque,
ils s'écrièrent, pour l'inviter à se rendre au milieu d'eux : Vhe le roi! Mais Louis,
qui voulait écarter tout soupçon de l'esprit du duc, ordonna aux siens de ré-
pondre : Vive Bourgogne! Il ne resta plus aucun doute aux Liégeois que
Louis XI ne les eût abandonnés. S'il avait été en liberté , il les aurait secourus
peut-être , non pas que leur état déplorable le touchât infiniment , mais pour
ralentir la marche triomphante du duc de Bourgogne.
Charles, impatient d'agir, assemble un conseil de guerre; on y décide
qu'on attaquerait la ville le lendemain : il commande à son monde de prendre
du repos et de se préparer au combat. Tandis que ce prince , entouré de ses
troupes , se livrait au sommeil avec sécurité, ses jours étaient exposés au plus
grand des dangers. Il est bien étonnant que notre poêle ne se soit point
étendu d'une manière plus particulière sur un événement aussi remarquable '.
• Que Fisen appelle en latin Villanut , el 2 Olivier de la Marche garde auïsi le plus pro-
Bouille, en français, de Villers. Comines le fond silence sur cel ëvénemeot.
nomme messire Jean de VilleUe.
La ville de Liège était absolument sans défense *. Le peuple, avec six cents
Franchimonlois assez bien armés , faisait toute sa force. Mais le désespoir avait
électrisé les Liégeois et leur inspira un de ces traits d'héroïsme , dont les fastes
de l'histoire offrent peu d'exemples. Ils se déterminent de faire pendant la
nuit une sortie par les débris de leurs murailles, et de fondre secrètement sur
les logements du duc de Bourgogne et de Louis XI. Les six cents Franchimon-
lois * sont nommés pour cette expédition hardie. On leur prescrit de marcher
dans le plus grand silence, de tuer les sentinelles qu'ils rencontreront, et de
se rendre sans s'arrêter aux logements des princes. Les hôtes mêmes de Char-
les et de Louis se présentent pour diriger leurs pas.
Les valeureux Franchimontois sortent de Liège vers les dix heures du soir.
Les gardes avancées qu'ils trouvent tombent à leurs pieds. Le duc d'Alen-
çon avait son logement près de ceux du duc et de Louis XI. Les Franchimon-
tois veulent le forcer et font mordre la terre à quelques domestiques. Ils
passent outre et attaquent enfin les quartiers de Charles et du roi. Ils s'amu-
sent malheureusement près d'une grange où le duc de Bourgogne avait posté
trois cents hommes pour observer Louis. Ces hommes étaient en partie hors
de défense; mais ils furent d'abord joints par ceux qui, au bruit occasionné
par l'attaque du logement du duc d'Alençon , s'étaient armés précipitamment.
Là, le combat s'engage.
Le duc de Bourgogne n'avait dans sa chambre que trois gentilshommes,
entre autres Philippe de Comines ; douze archers jouaient aux dez au-dessus de
cette chambre ; ses gardes étaient loin de lui vers la porte de la ville ; l'hôte
de sa maison, qui guidait une partie des Franchimonlois, les conduit avec
tant d'adresse, que ce prince a à peine le temps de prendre ses armes. Il des-
cend de sa chambre et voit ses archers occupés à défendre l'entrée du logis : ils
parviennent à en écarter Tennemi. Le duc sort, et remarque à la lueur des
flambeaux , qu'on se battait dans plusieurs endroits. Les Bourguignons enfin
se rassemblent de tous côtés: ils entourent les Franchimontois, les culbutent
el les melteulen fuite. L'hôte du duc y laisse , le premier, la vie.
ï Philippe de Comines retrace en peu de mots •> gentilshommes avec eux. »
l'élat de détresse où étaient les Liégeois : u lis ^ Deux guerriers intrépides étaient à la tète,
»• n'avoient, dit-il, portes, ny murailles, ny fos- à ce qu'il parraît, de ces braves Franchimonlois ;
« sez, ny une seule pièce d'artillerie qui rien l'un s'appelait George Strailhe, et l'autre, Vin-
> vausisl... Ils n'avoient plus ny chevaliers, ny cent de Buren.
256
ANALECTA LEODIENSIA.
L'autre partie des Franchimonlois, que conduisait l'hôte même de Louis XI,
marche vers l'apparleraent de ce monarque. Ce brave homme y entrait, lors-
qu'il est frappé d'un coup mortel par les cardes fidèles de Louis. En un mo-
ment les Franchimontois sont renversés et dispersés ; et les Liégeois , qui étaient
sortis de la ville pour les soutenir, éprouvent aussi le même sort. C'est ainsi
que le duc Charles et Louis XI échappèrent au danger le plus grand , et ne
durent en quelque façon leur conservation qu'au courage bouillant et peu ré-
fléchi des Franchimontois qui, emportés par trop d'ardeur, oublièrent de
suivre ponctuellement les ordres qu'on leur avait donnés.
Cette entreprise, il faut en convenir, était téméraire, mais c'était le seul
moyen de salut qui restait aux Liégeois; et quoique avec une forte garnison ils
eussent eu peu d'espoir de réussir, néanmoins, comme s'explique Philippe
de Comines * , peu s'en fallut qu'ils ne vinssent à leur intention. Ce qui sauva
les princes, c'est que les Franchimontois voulurent d'abord forcer le logement
du duc d'Alençon , c'est qu'ils s'arrêtèrent ensuite près de la grange où trois
cents hommes observaient Louis XI ^.
Le duc de Bourgogne, revenu de l'alarme, causée par cette action extraor-
dinaire, propose de nouveau d'assaillir la ville de Liège. Louis XI n'approuve
pas ce projet. Charles fait signifier à ce roi qu'il peut se retirer à Namur, et que
là il attendrait quelle serait l'issue de son expédition ; mais Louis préféra par
prudence de courir les mêmes hasards que le duc.
L'alarme était bien plus grande encore à Liège que celle qui avait agité un
instant le camp des Bourguignons. Rien ne pouvait plus éloigner des Liégeois
le péril affreux qui les menaçait. Les chefs du peuple et les principaux auteurs
delà faction , qui presque tous avaient été proscrits et exilés, font secrètement
transporter leurs effets hors de Liège; et ayant entendu le signal que donnait
le duc d'attaquer cette ville, ils montent à cheval, comme s'ils voulaient se
défendre, et s'enfuient précipitamment par la porte d'Amercœur, abandon-
nant le peuple, qu'ils avaient amusé et séduit, à la merci d'un ennemi im-
placable.
' Liv. â, chap. XII. » duc de Bourgogne, et croy qu'ils euMent
2 « Ne faut point douter , dit P. de Comines , » aussi déconru le demeurant de Parmée. • Un
• que s'ils ne se Tussent point amusés en ces deux de nos poêles , W. Uenkarl , a chanté en beaux
• lieux et eussent suivi les deux hôtes , qui es- vers Trançais le Irait de bravoure de ces six cents
» toienl bons guides , ils eussent tué le roi et le Franchimontois.
ANALECTA LEODIENSIA.
257
Le duc de Bourgogne et Louis XI entrent dans Liège sans résistance '. Plu-
sieurs habitants de cette grande cité passent la Meuse et se sauvent. Les au-
tres se réfugient dans les églises et les maisons religieuses. Louis se loge au
palais. Les soldats de Charles se répandent comme des fiuieux dans la ville ,
livrée au pillage et à la destruction. On frémit au récit que fait notre poêle
des atrocités qu'ils y commirent :
Bis denos quotiens homines spectavimus uno
Fune manus Mosac in ilumen post lerga revinctos
Jaclare , et mullos vidi pendere fenestris
Arboreaque cruce, et taiis data cura minislris
Officii fuerat summis. Duo millia vidi
Mersa hominum in Mosam, tolidem et data corpora letho
Aut hasla aut gladiis . quin et suspensa reiinqui
Corvis, aut si qua est talis quoque gulluris aies ,
Insaliabilibus, postquara aut siccata fuissent
Esca relicta lupis : sed quid de plèbe feremus ?
Quem finem tulerit pauper miserandaque turba?
Nam licet abfuerint bello, pelluntur ab urbe
Aedibus et propriis , redimi quia corpora summa
Non possunt parva, miseris tum rébus ademplis
Pro summa ad veteres facia ducunlur amicos :
At si non caris subito redimanlur amicis ,
Corpora jactabant miseranda in flumine Musae , etc -.
Ces soldais inhumains ne se laissent attendrir ni par les cris de Teufauce ,
ni par les rides de la vieillesse , ni par les larmes de la beauté :
Nec puero atque seni, juveni nec parcitur ulii.
Femina quae Veneri fuerat non apla , repuisa est
Urbe sua et domibus , lalis errabat in agris
Et silvis, praegiians collapsa puerpera uocle,
' Le 30 octobre 1468. Celait ce jour-là un di-
manche. Comme les Liégeois étaient très-haras-
•es. et qu'ils croyaient qu'on ne les attaquerait
pas un dimanche , ils étaient , lorsque les Bour-
guignons entrèrent dans leur ville, tout ailes
dùner^et en chaque maison , dit P. de Comines ,
trouvasmes la nappe mite.
* J'ai cru devoir abréger le récit dégoûtant
que fait Angélus de Curribus des excès de toute
espèce auxquels se livrèrent les troupes du duc
de Bourgogne. Voy. aussi la Cronique tcanda-
leusede J. de Troye» , pag. 18 î de la dernière
édition. Tous ceux qui sortirent de Liège, lors
de ce désastre , s'enfoncèrent dans les Ardennes,
dont aucunt , dit P. de Comines . moururent de
faim, de froid et de sommeil.
33
258
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODÎENSIA.
2o9
l
i iill:
Frigore et ipsa siti est , ursisque ' lupisque reiicta ; '
Ciimquesuo esuriens foetu laniata remansit.
Viceribus laceris , pars corporis ecce reperla est ;
Et si quae Fuerant forma praestante puellae ,
Aut nuptae , aut viduae , quae connubilia vota
Non unquam expertae , subito rapiuntur ab ipsis.
Quisque suam miles sorte accipiebat iniqua ,
Jungebat saevis invilam amplexibus ipsam.
Les vierges sacrées ne sont point à l'abri de leur fiireui'.
Setl nec sacrilegae parcunt Vestalibus illa
Dextrae hora , captiint et virginitale remotn
SubducuDl sacros habitus, etc.
Les temples mêmes et les choses les plus saintes qu'ils contiennt.'nt ne sont
pas respectés ^.
Nec parcere templis
Hi voluore...., manibus sacra vasa ferunlur
Praedonum et calices , Mariae violatur imago
Et Christi , etc.
Si on pouvait ajouter foi à Angélus de Curribus . Charles de Bourgogne
voulait sauver Liège :
Senlenlia magni
Cerla ducis fuerat , Legiam servasset et urbem , etc.
Mais ses courtisans opinèrent qu'il fallait détruire une ville qui de tout temps
avait été son ennemie ; et l'impétueux Charles, qui, quoi qu'en dise notre au-
teur , ne demandait pas mieux , y consentit. Liège n'offrit donc bientôt qu'un
amas de pierres et de décombres. On n'abattit pas les églises, mais on en en-
leva ce qu'elles renfermaient de plus précieux :
. Auditis consentit Carolus illis.
Tota cohors etiam cunctas mandavit ab imo
• Je crois que l'auteur se trompe ici ; au reste, - Cène fut pas sans peine qu'on parvint à eni-
il serait assez curieux de vérifier si nos foréls pécher les soldats de Charles d'entrer dans Té-
ofTraient des ours dans le XV" siècle. glise cathédrale.
Verti aedes, templis jussit vix parcere divùm.
Tune reliquos urbis muros rescindere jussa ,
Et lotas aedes Legio Burgunda parabat.
Proh sceliis! urebant rapienlibus omnia flammis
Culmina , et ex ipsis aufertur sedibu» omne
(^uod superest mûris, aplum sivc aedibus esset ,
Atque ad Burgundas illud dimiltilur oras.
Linquitur haud ullus lapis, et mandare liceret
Jam segeles terrae , fuerat qua nobilis aedes ,
Abstulerat quoniam saevissimus omnia miles.
Innumeros terra currus , et flumine naves
Spectavi plenas opibus , nec pondéra tanta
Quadrupèdes portare queunt, vidi ipse columnas
Marmorcas ferri , et statuas, pulchrosque leones.
Aère laboratos, auroque animalia fulvo '.
Vidi aquilas plures, et quae sonuere metalla
In templis, ferri ad naves, et maxima pliimbi
Pondéra et argenli , fuerant quae sedibus ipsis
Templorum , ex vitro secumque tulere fenestras ;
Corripitur lampas , lychni sacrique feruntur.
Vix capiunt naves oneratae pondéra tanta , ,
Et vestes tyrias alio seu vellere faclas.
Quid vasa argenli numerem fulgentis et auri?
Ouid lapides memorem quondam ex Oriente petites ?
Quis gemmas virides, vario et fulgore rubentes ,
Purpureasque simul niveique nigrique coloris,
Seu varii, atque auro lucenles dicere possit,
Quas illi curru portant , quas abiete plena ?
Myrrhina nec deeranl vasa cl cristallina in illis
Manibus , ad villas vicina atque oppida miles
Infandum! adrectus , vendebat stragula picla 2 ,
Ornalusque thori varies, •<|uaeque ipse ruinis
A Legiis rapuit, vili dabat omnia summa ,
Immenso quamvis prelio essent illa parata.
' Il conste par ces vers et les suivants , qu'on cet endroit en blanc, mais dans l'exemplaire
ne négligeait pas les beaux-arts à Liège dans le de cette collection dont je me suis servi . un ama-
XV" siècle , et sans doute dans le précédent. leur a suppléé à celle lacune par ce vers, dont le
' On ne trouve point ce vers dans la seule commencement est Irès-obscur , et en cela il res-
édition que nous ayons du poëme d'Angelus de semble à beaucoup d'autres vers de ce poëme
Curribus , donnée par les bénédictins Marlèneet qui me paraissent indéchiffrables. Cet amateur .
Durand dans I' /tmpUtsima collectio ; ils ont laissé à ce sujet , a consigné dans une note manuscrite ,
260
ANALECTA LEODIENSIA.
t ;
i ».
I
î
Le projet du duc de Bourgogne ëtail d'affaiblir tellemenl les Liégeois , que
dorénavant ils ne fussent plus en état de lui faire la guerre. 11 consulta sur le
sort de la ville de Liège Louis XI qui, dit Fisen ^ , lui répondit par cet apologue
^nguinaire : « 11 y avait , vis-à-vis de la chambre de mon père, un arbre très-
haut, sur les branches duquel des oiseaux étaient venus faire leurs nids ; leurs
sons aigres et discordants troublaient son sommeil ; il commanda de détruire
ces nids, ce qui fut inutile : ces hôtes importuns en recommencèrent de non-
veaux. On tenta, mais toujours infructueusement, différents moyens de les
chasser : ils s'obstinèrent à ne point vouloir abandonner larbre. Mon père
cnBn , à la persuasion de ses amis, le fît abattre, et depuis lors , son repos ne
fut plus troublé. » Louis XI n'ajouta aucune réflexion à son apologue , mais le
sentiment qu'il y manifestait ne fut malheureusement que trop suivi.
Voilà, Monsieur, une analyse succincte du poëme d'Angelus de Curribus
que vous avez exigé que j'entreprisse; j'ert ai écarté tout ce qui est étranger
à nos annales. Je dois vous avouer que j'ai souvent trouvé dans cet auteur des
vers que je n'entends pas, et ce n'a été qu'à Laide des écrivains contemporains
que je suis parvenu à deviner le sens de plusieurs autres; on y chercherait en
vain quelques belles tirades : trop heureux si celles que j'ai transci'ites ne
vous ont pas fait essuyer une partie de l'ennui que j'ai éprouvé moi-même !
La fable , ou le merveilleux , qui doit être Lame du poëme épique , ne joue
qu'un rôle très-faible dans celui d'Angelus de Curribus. J'y remarque la furie
Ërinnys dont l'emploi est de diviser : c'est elle qui est chargée par Pluton de
semer la discorde entre le duc de Bourgogne et les Liégeois ; et c'est encore
elle qui réunit ce prince et Louis XI , et les fait marcher tous les deux contre
notre ville.
les mots suivants : Veraut retlilutttt ex autogrc' Epistola ad me icripta 23 Feb. 1737.
pho hibliothtcae Falicanae per D. Schannal : ' Uni. eccles. Leod. , \ir. M, n* IG.
ANALECTA LEODIENSIA. 261
II.
BAETUOLOMAKI LEODIENSIS CAr.MKN DE GUERRA LCODINA ET DE DIREPTIONE IRBIS DIOINAN-
TENSIS, AD PUILIPPU3I DUCEM ET FILIU» SVUM CAROLLM '.
I. Salit tationes ad illustrt'sstmum Philippnm , ducem Burgondiae . etc..
et filiuin suum Carolum. et de Victoria contra regem^.
Terra brabantina , burgonda , simulque marina .
Ut puta flandrina, conjunctaque machina trina.
Gaudeat, exultet, jocunda mente resultet,
Quod virlute Dei , cruce quem fixere Judei ,
•> Philippus magnus re , nomine mitis ut agnus .
Dux suus illustris, cujus generatio lustris,
CuDCtis terrarum nitet amplo germiue, carum
Progenuit natura , coelo tribuente, beatum
Naturae donis , quae sunt veneranda coronis.
10 Qui scilicet nalus dignoscitur esse vocatus
Carolus augustus, comes et dux, stirpe venustus,
Flore juventutis imbutus ad acta salutis
Doctrinae cultus studio maturus , adultus.
Incola terrarum quivis complectitur harura ,
15 Hune tenet, haeredemque futuram dat sibi sedem .
* Ex cofl. MS. in -4» kibliolher.i<> regiae
Parisiensis , Bouhier , n» 144. Cfr. praelal. ,
S. IV.
2 In ipso codicis fronte versus, qui sequun-
tur, adscripli sunl :
Uurgondijlorrs , precor, aceeptate labores
Hujus metristtu , codex quos conlinet isle.
F.riguum munus hoc volts fert favor unui
Neelare de plenoqu'Jluent ex fonte tereito.
Cum non perfectus nec abalto sanguine vectus
Sum procul a senio nudus et tngenio ,
Quoforsan tetro videar procedere métro
Absque stilo veleri quod queat ergo teri.
Lectures tergo mea carmina deprecor ergo
Praesentem doceant me michi ne noceant ,
Aemula ne flores rogo Jingua meos vel amores ,
Nec malus interpres judicet esse vêpres,
Neque pedum motum fac , sed bene perlege totitm ;
Namque tropi species si legis inventes.
Continet iste liber Leodinae gesta guerrae.
262
ANALFXTA LEODIENSIA.
Aiiticipando palris carorum fiinera matris.
INon pater crgo caret, qui lanlo geimine clarel,
Carus adhuc gralus subjeclis sede ducatus
Tempore longevo durons^ duiabit et aevo
20 Alta potestaâ eius, honestas nobilitatis.
Dextra Dei benedixit ei ^ titulus bonitatis.
llic sequitur rite patriae vestiçia vitae ,
Fnictu foecundus operiim, vix orbe seciindus
Ullus présente , proiit audio \oce fréquente.
i2>> Non mundi fastum, née fraudis diligit astum.
ipse favet justis . viduis succurrit onustis :
Pauperis adjutor, relevator, et undique tutor
Ecclesiae sanctae de clade mala Iribulante.
Causis obliquis obsistit, et asper iniquis.
30 Fulget in exemplis sua conversatio lemplis.
Non vacuis captus in amoribus , actibus aptus ,
Armorura fortis, spreta formidine morJis
Confringit postes hostiles, acer in hostes.
Quem rex Francorumque suus timel armiçeroruni
3o Coetus dispersus, a stragis acuraine versus.
Justitiae causa Francorum nobilis ausa
Concio vel poena belli patrum duodena
Est sibi connexa, partim de rege reflexa.
Millia centenaque virorum robore plena
40 Ipsius assistant lateri , quae fronte resistuot
Hostibus audaci spreto praedone rapaci.
Inclita bella gerunt , sublimia collaque qiiaerunt
Flectere candore clipei rutilantis amore
Justitiae reclae, proch jam nimis orbe rejeclae.
45 Huic demum cedit, sub eo succumbit, obedit
Nobilium trinas, quasi rex patieodo ruinas.
Pacera rex inlrat; princeps cum pace triumphat,
Justitiae zona praecinctus, et ipsa corona
Non est ablala régi ^ sed perpetiiata.
50 Kex ut honoretur, sceptrura sibi non removetur,
ANALECTA LEODIENSIA
263
Amplius ablatum regimen sibi vel moderalum
Sustinet; insigni fratri comraissio regni
Régis germano datur. ut cum peclore sano
Suppositis praesil, mala quae custodia laesit.
i5o Inclile, dulcis , ave! pie Carole; sume suave
Carmen metrorum, quod honorum gesla tuorurn
Conlinet in parle; qui regia praelia, Marie
Arridenle tibi, superas : Victoria scribi
Versificaluris meruilque palere fuluris,
60 Omnibus atque locis atlolli carminé vocis.
Francia vix ploral; viclorem régis honorai;
Per mediasque moras tua praelia pace décoras
In causis redis regem vincendoque fleclis.
Claudilur absque dolo diclo métro data solo.
65 Gaudia festiva libi nobililatis oliva ,
Carole, debenlur, quoniam tua gesla merenlur.
Cur non gauderes? es nam successor et haeres
Omnibus in rébus, quas islis, credo, diebus
Possidel antiquus genilor tuus, allus amicus
70 Religiosorum , proraolor spes et eorum ,
Ecclesiae fautor, proteclor pacis et auctor.
Praeposila laude Chrisli , pie Carole, gaude
De lanto palreque sua de conjuge maire
Aile dotala genitoreque rege creata;
75 Quos genus exaltai, quorum super omnia sallai
Climala raajestas et dapsililatis honestas.
Munere qui Chrisli victor de rege fuisti
Francorum , quare le princeps cogor a mare !
Sura licet abjeclus , lecum sum peclore reclus
80 Ac cunclis illis , qui sunt de stirpe, capillis.
Ergo mihi parce, qui lanla sistis in arce.
Et memor esto mei melrislae Barlholomaei ;
Atque tui vernae, rogo, non munuscula sperne.
264
ANALECTA LEODIENSIA.
II
. Incipit prologus de yestis patriae Leodtensïs deque praeliis etguerris contra
iUustrïssïmum ducem Burgondie et unigeiiitum sutim Carolum, comité n de
Tsarloys. Nec non de diffèrentiis nobilissimi Ludovici d^i Borbon , electi
Leodiensis co7ifirmati, contra eamdem suam patriam habitis. In quibus om-
nibus patriapraedicta succubuit. Pro quorum introductionepraenarrnbitur
de antiqua valitudine et excellentia dudiim vrbà Tongrensis, quondam ma-
tris patriae predictae , et de ej'iis destitutione , atque post ejus destitutionem
de exaltatione urbis Trajectensis propter residentia?n sancti Serintii et
suorum successonim praesuhim. Post quoque martyrium sancti Lamberti.
de erectione fundationeque et dignitate civitatis Leodiensis. Quibus braviter
praenarratis , de mirabilibus gestis ipsius patriae.
Tongris parva salis licet est nunc Dobîlilalis
85 Mansio , sine mora fuit olim gemma décora
Urbibus Europae. Brachio lune forlis utroquc ,
Rege regebalur Tongro , quo sic vocilalur
Tongris , ut uncla bene mater teliuris araore ,
Provida, fecunda nimis oceani maris unda
90 Illic conFluxit, quae rerum commoda duxit
Navibus, ex quarum vecturis diviliarum
Copia splendebat , quibus occiduana vigebat
Tellus pinguescens , auri paiiore nitescens.
Francorum castris , ut lux solaris in aslris.
95 Praefuit, illustrans loca proxima, praelia fruslranj».
Est sua trojana genitrix , sub lege prophana ,
Moenibus extenta pulchris, soror urbs opulenta
Urbis Romanae , cuUurae dedita vanae ,
Ignolo Christo sub cardine celsior isto.
100 Caesar romanus huic prefuit Oclavianus.
Sed postquam passus fuerat Christus cruce lassus.
Morte resurrexit, Pelrus quo tempore rexil,
Summus apostolicus antistes in ordine primus ,
Orbis primatum : statuebat in arce beatuiu
ANALECTA LEODIENSIA.
265
105 Tongris Malernum , rilum tollendo velernum ^
Qui pastoralis sedis seu ponlificalis
Curam gessit ibi ; qui praesul in ordine scribi
Censetur primus; a quo coeleslia scimus;
Per quem conversa Tongris baptismale mersa
110 Romanae sedis fit credula filia, foedis
Aclibus exula , lenebrarum pesle solula ,
Splenduil ut luna , praelucida lux fuit una ,
Cujus splendore fulgebal et ejus honore
Tellus vicina. Quo fluxit abinde pruina
115 Anliquae legis, vanuerunt ydola régis,
Ammodo Tongrorum ceciderunt templa deorum.
Unus adoralus est, quo polus ipse crealus,
Inde suis annis. quamvis vexala lirannis ,
Tongris adorabat et Chrisli nomen amabat.
liO Post successerunt , qui successive fuerunt
Ponlifices sancti, famulanles cuncta Creanti.
Qui fidei ponlem facientes, undique fontem
Baptismi sacri statuerunt ; et simulacri
Vanas culluras cassahdo suasque figuras ,
125 Semina spargentes, signorum luce nitentes.
Ut pula Navilus verbo vitae redimilus.
Huic Marcellus erat ternus , qui sede sedebat.
Melropolus quarlus successit, in aclibus artus.
Quintus divinus vir quos sequitur Severinus.
130 Floruit in sacro sextus Florentins agro.
Septimus a Marte Martinus, demonis arte
Vicia, vincebat hostes. Vim martis agebat
Maximus in plèbe. Post Maximius in aede
Sacra fulgebal, octavus sacra docebat.
135 Valentinus onus sumpsit, Tongrenseque nonus
Praesul ibi sumptus celesti pectine complus.
ï Incerlam et vulgarem episcoporum ïun-
grensium chronologiam auclor sequilur. Cfr.
Ghesquière , lixegesis hittorico-critica de S. Ma-
terno , episcupo Coloniae Agrippincte. {Act. SS.
Belgii , tom I , p. 77) , et Butler , Fies des Saints,
tom. XIII , p. 31t$, édit. de Louvain, 1851.
34
1
266 ANALECTA LEODIENSIA.
Hinc deciraus praesul , qui Tongris venit ul exul
Chrisli cojrnalus, Servalius * undique gralus,
Missus ab externa patria per jussa superoa ,
140 Angelico ductu venit ibi , non sine fniclu,
Semina spargendo , serpenlum colla terendo.
Contra quem turbae popularis clamor in urbe
Tandem surrexit ; obicil sibi , quod maie rexit
Jura suae terrae. Mox obprobriosa referre
145 Hostis ut antiquus suggessit. Cepit iniquus
Seu malus interpres populus , qui tune ruit in 1res
Partes , divisas sectas a nemine visas
Proch ibi fecerunt. Quibus hune aliqui repulerunt
Advena! clamantes, ad eumque suum reprobantes
150 Sanctum pastorem nisi qui quaesivit amorem.
Exiit anlisles, quae boni sunt undique tristes.
Plaga nimis flenda, res accidit atque dolenda
Irae divinae jussu percussa ruinae
Iclu decrevit Tongris. Sedes abolevit
155 Pontificalis, ibi modo non decet omnia scribi.
Trajecti sedes translataque praesulis aedes
Extitit ex causa predicta. Gloria clausa
Aulica cessa vit Tongrorum. Magnificavit
Trajectum tanti patris residentia sancti ,
160 Hospitis externi de régis slirpe superni.
Unde vigorosus locus emicuit speciosus ,
Moenibus et mûris, non hosle puto ruituris.
Ipso defuncto, quae polis cura carminé juncto,
Pontifices muiti , divino munere fulti ,
165 Succedunlque , vigentnec sacro dogmate frigent.
Successore bono post quos vigintique nono
Martire Lamberto sedem moriente, reverto
Ad loca dilecta Christo , nisi nubeque tecta ,
Florida , montosa , vallosa , nimis nemorosa
* De S. Servatio, primoTuDgrorumepiscopo, tis Dotitiam detli in nova editione Aibani Buller,
exBol!andinianis»ociitetGhe$quieroainplam$a- tom. XIII, p. 10—35.
ANALECTA LEODIENSIA.
170 Inter quae Mosa defluxit adhuc fluviosa.
Non procul ex illa sila Legia nomine villa
Atque capella quidem , quam Lambertus prius idem
Inclitus elegit, in qua libaminis egit
Misterium sacri. Post ense tirannidis acri
175 Extitit occisus, quo martir inethere visus
Martirio. Cujus Iranslalio contigit hujus
Sedis, ad haec dicla loca, morte sua benedicla.
Causam si quaeris necis hujus , amor mulieris
Cum qua peccavit ut aduller Dodo , necavit
180 Sancta minislrantem , scelus hoc sibi vituperanlem.
Qua nece Dodo furit, eteum baratri rogus urit.
Legia praefata fuit bac nece sanctificata ,
Quam Deus insignit ; matrem sic filia gignit.
Tongris erat dudum mater, nunc filia ludum
185 Amisit dandi. Sibi tenta lege rogandi
Mater decrevit. In matrem filia crevit,
Quae prius ancilla , dominans jam Legia villa ,
Urbes ne lurbem lapsas, sic crevit in urbem.
Nam pius Huberlus successor, odore refertus
190 Virtutis mullae, Lamberli dogmate cultae,
Ecclesias fundans , opulenlis rébus abundans ,
Quas bene dolavit , ibi clerum multiplicavit ;
Praedia multa dédit , successu lemporis edit
Altos rupe lares et vicos versiculares ;
195 Aulas claustrales fovit, monachos moniales
Dante pio Christo. Sic Legia cepit ab isto
Pâtre pio sancto fulciri munere tanto.
Per successiva sic tempora , sicut oliva ,
Viribus ampla, salis extenditur, amplificatis
200 Splendida slrucluris, viget in qua practica juris.
Legia pulcra , ferox , in bellis strenua , velox ,
Hastibus ipsa teri nequit , obsidioneque queri
A prece praeventa Lamberti . Bella cruenla
Multociens gessit , et raro vicia recessit :
267
268
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
â69
i05 Cum calida testa , sua res semper manifesta.
Laus ibi divina , bona fercula , dulcia vioa ,
Cum lignis huila; fervet devola cuculla ,
Copia multarum rerum per flumen aquarum.
Nugarura velis proch! nunc seducta fidelis
210 Ipsa cilo credeus interno se duce laedens
Luminibus telris propriis est laesaque peiris,
Ducta vel a dampnis posilis ut in arce columpnis.
Qui per deserlum spinarum vepre refertum
Deduxere piam plebem , quae per melodiam
215 Ipsorum vocis fossis est lapsa veprosis.
Badenses sectas de scripto jure rejeclas
Introduxerunt. Quo Borbones doluerunt
Née non neutralcs quoque jusliciae spéciales
Pacis amalores , ay ! sustinuere dolores.
///. Traclatm compendiosus in stilo metrtco de lamentnbilibusffcstift plogisque
et guef^ts venerabilis patriae Leodiensis.
220 Condoleo,'terrae Leodinae turbo guerrae
Me proch! turbatibi.Quod ob hanc egocuncla leliqur.
Et quia post Christum , qui mundum condidit istum ,
Patrera terrenum colo nobilitale serenum ,
Quem jus divinum slatuit dominum Leodinum ,
tï^ Ut pula magniBcum ducis egregii Ludovicum
De Bourbon prolem, portans sub pectore molem.
Rébus et exutus ut sim de turbine tutus,
Exul ut ergo sequor, et abhorreo turbinis aequor,
Quod fluit ex vena livoris sulphure plena.
230 Proch ! domino secta contraria demone vecla
Nascitur ex iila veteri fumante favilla.
Appositis lignis corruptis flammeus ignis
Incendit totum. Dominum de sede remotum
Absque bona causa Leodina tenet nimis ausa
Î35 Plebs , breviter factaque latenti murmure tacta
Baden inlrudit , alieno principe ludit.
iMarchus Badensis popularis viribus ensis
Occupât, obscurat regimen, servareque jurât
Facla Leodinae patriae , sine clade ruinae.
240 Induit errorem , generis nigrando décorera ,
Quo fuerat natus et magnus in orbe notatus ,
Sicul propago vitis ; nam stirpis ymago
Ipsius exteusa fuit, ejus et undique mensa
Dapsilis ' , in Rhenoque situ splendebat amoeno.
245 Nescio quo flatu vel quo fuit ipse meatu
Ductus ad hoc culmen , durans ut ab aère fulmen
Baden honoralur. De plebe sua reprobatur
Borbon, sede carens, praeceiso stemmate clarens,
Versibus hiis binis data sit quo gloria trinis.
IV. Sequitur de turbatione inpatriis istts et aliis , quae, causatur ex conjunc-
tione Saturni et lovts, qui suntplanetae contrariai sibi invicem cum Marte
favente Saturno in malicia. Quae conjunctio fuit anno LXIIII. Cujus
operatioties durare ad aliquos annos aUronomi dicunt. Et de expuhione
domini et persecutionejuris sui.
250 Permittente Deo , legitur prout in Ptolomaeo ,
Praesens causatur tribulatio , quae dominatur
Sydere Saturno. Vincenle Jovem suo turno
In proprioque lare ; puto per quos significare ,
Quod Saturnina dominatio jura Jovina
255 Turbat etobfuscat , prope Lunam Marsque coruscat.
Turbida coelorum solel haec conjunctio quorum
Per pacis terras cum Marte creare guerras ,
Nec non majores turbare per inferiores.
Est qua contactus populus , sine lumine faclus
260 Ambulat in tenebris ; expellitur ergo celebris
Inclitus electus patiendi casside tectus,
' 1. e. magnifîcus , lautus , sumptuosus. Voi iila apuJ Plautum et Columellam legitur.
â70
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
271
Fortis in adversis, oculis in flumine raersis
Christi plagarum. Memorem se reddit earum.
Stat consolatus , patiens , patiendo probatus ,
265 Alque brabanlino duce fultus ; et a beluino
Protinus absentât se turbine, cara fréquentât
Atria Trajecti , rationis lumine recli
In pacisque locis fugiens clamoris atrocis
Dogmate non cultum degit vitando turaultum.
270 Juris solamen sibi postulat, atque juvamen
Régis coelestis , et justi cognita testis.
Cautio jure datur , ut nil nisi juris agatur,
Quo lis decidi possit , quo culpa relidi*
Sic populi duri commissa rebellio juri
275 Judicii more servato pendet in ore
Pontificis summi. Quem non corruptio nummi
Ut cupidum frangit; quinjuri consona tangit.
Haec postquam rixa sit juris in ordine fixa ,
Causis auditis , multis hiuc inde petitis ,
280 Juris dulcore potius quam papa rigore
Conatur clare partes bas pacificare,
Mittens inde modum , quo possint solvere nodum
Jam dictae litis, et pacis foedera mitis
Condere , de totis rancoribus inde remotis.
285 Plebs , non obstante promisso , quod dédit aute
Juris in effectu , papali condita textu
Implicat et claudit , conceptaque pacis obaudit.
Plebs ratione caret , ablatis sensibus aret ,
Dicens : « Badensis noster sit tutor et ensis ! »
290 Tali spe vana complectitur acla prophana ,
Stans interdicta , juris dictamine yicta.
É
V. Qifomodo plebs obcoecata pulcrtiudine verborum, contemptis consiliis clert
nobilUatisqmplurirnorum, adhaerebat praefato domino BadeJisi etùim ctr-
cumvento, etc., ëcribeiulo similitudines tendentes ad varia.
Multa sub obscuro loquor, et mea verba figuro.
Secla nimis dira , quam coelica sustinet ira ,
Me facit insompnem, mundum difiFusa per omnem.
295 Turbat et obfuscat lumen ; vix luna coruscat.
Procb ! ferasilvestris régit et jubet , absque fenestris
Luminis interni ; quam fumus fuscat Averni.
Turbat hyemps florem, nox lucem, larva decorem,
Ariditas rorem , mors vilam, corvus olorem,
300 Tristities risum , labor otia , Slix paradisum ,
Noctua pavonem, lupus agnum, scurro Cathonem.
Marcum Baden amat grex improbus , improba clamât
Vox contra justum, reprobantem foedus onustum.
Cum Marco pactum maledicto sulphure tactum
305 Condit praesumptas sectas temerala voluntas ;
Sectas complexus mulierum cantica sexus
Cantat amoris ei : « Marco pulcre speciei
Viscera corrupta nec habet Borbonica nupta. »
Heu ! clerus plorat , compulsus Baden honorât.
310 Nobilitas cedit, preceptis plebis obedit;
Ac quaedam nutat, simulât, tremit et loca mutât ^
Quaedam laetatur, credens, quod abinde beatur.
Luctu Borbonum laelantur corda Badonum ;
Nullaque doctrina neque consilii medicina
315 Profuit, ymmo gerunt mala pectora , jurgia querunt
Gaudia Borbonum sunt et lamenta Badonum ;
Ipsos Borbones spernunt audire Badones. ^
Dicunt Borbones componere traditiones,
Qui decus usurpant tentores officiorum
320 Intrant, deturpant, cistasque doraos aliquorum,
Utputa Borbonum , quos dicunt arma leonum
27i ANALECTA LEODIENSIA.
Ferre sua mente , Burgondos esse frequenti
Appellant risu. Dislorlo cernere visu
Non labor est ipsis , quos fuscat talis eclipsis.
325 Se nimis extollunt , Borboniim res bona tollunl-
Que, quas exponi faciunt ibi venditioni.
Rébus pinguescunt aiienis ; ora madescunt
Illorum vinis, minime parcendo rapinis.
Seclae tempestas lalis modi vexât bonestas
330 Borbonum mentes , domino tutore carentes.
Nobilis est tristis Marcus , quod venit in istis
Hebus inauditis ac peste furoreque litis.
VI. Sequitur de confoederatione facta cum rege Frmiciae , deqvc dij^ntione
diœis Biiryondiae , Brabantiae , etc., et Carolifiliisuiprtncijns ,etde recessu
marchionis Badensis cum fratre suo.
Francorum régi, Badensi subdita legi
Plebs se submiltit. Rex florida verba remittit
335 Foederis aiterni sub amoris lege veterni.
Aestimat adjuncta plebs régi sternere cuncta
Arma brabantina , loca debellare marina.
Dux senio lassus, thesauri pondère crassus,
Lumina praemunit sua , sed mala non cito punit.
340 Protelando moras exspectat temporis horas ,
Quem genus exaltât, cujus super omnia saltat
Bellica majestas, terrae, maris ampia potestas.
Urbs Leodina bona, régis confisa corona,
Pectus habens forte , Badensi fulla cohorte
345 Diffidare ducem. Super isto climate lucem
Esse brabantino scio quem simul atque tnarino
Insipiens gaudet. Post hoc attemptat et audet
Per duras calies Lymborch invadere valles,
Aedes comburens , rapidis livoribus urens ,
350 Darapna ferensque nefanda gerens , nisi commoda quaerens
Et residens cedit , ibi plebs spoliata recedit.
ANALECTA LEODIENSIA.
273
Vix ibi nonnulli retinent sibi grana citrulli.
Splendida carpenta sunt fracta manu violenta.
Frivola causa datur, qua tellus haec violatur,
355 Terras fecundans vicinas, semper habundans,
Fertilis arbustis, granis et rébus onustis.
Credo quod inferna lurbantur et ira superna
Depopulatores simul armorumque tumores,
Non similis quarum pluvia percussit aquarum ,
360 llmquam stillabat gurges , qui sic madidabat.
Marcus ab horrore pinviae lassusque furore
Depopulalorum vel moribus iudomitorum ,
Non plus vastare jubet , ad proprium remeare.
Quod fieri spernit , quamvis ibi taedia cernit
365 Maxima pars plebis Leodinae : nubeque glebis
Tentas connectit: sua corpora pulvere flectit.
Castrum Falconis acie putat obsidionis
Expugnare quidem. Sed tergo se locat idem
Marcus cum fratre, stragis terroribus atrae
370 Intus perplexus, studuit disrumpere nexus
Juratae fidei, fugiens sine luce diei.
Dimissa turba populi , clam noctis in umbra
Abcedit Marcus de Baden. Sic suus arcus
Bumpitur ad dorsum, dilapsus ab hoste deorsura.
375 Unde dolens plangit plebs; vox bombartica clangit,
Hostilis partis mittentis fulgura Martis ,
Quae latet in Castro Falconis. Nuda sub astro
Plebs Leodina nimis jacuit , delusaque nimis
Fraudis Badensis, cujus sic nobilis ensis
380 Non plus splendescit, quasi sicut cera liquescit.
Vulgus ait triste : « Nos tradidit impius iste
» Proditor externus , quem nobis misit Avernus.
» Nobis se finxit prius , et jam scandula pinxit ,
» Tam sibi quam terrae laceretur acumine serrae. w
385 Deserit inde ferox exercitus obsidionem.
Fit reditu velox, metuit quia traditionem.
35
27'* ANALECTA LEODIENSIA.
Pluribus hac sorde nascuntur gaudia corde ,
Quae licet occultant, tamen intus abinde résultant,
Et convertuntur muiti , qui multa loquuntur
390 De tali fraude. Dicunt : « Borbon bone, plaude,
» Nobilis electe ! » Badensis nubila seclae
Omnibus infesta Borbonibus atque molesta
More nivis fluxit; Borbonum Stella reluxit.
MarChlo VlLesCIt Baden , qUIa noCte reCessIt.
395 Queratur métro prescriplo jam data rétro.
VIL Capituîum de uUioneper bellum et mcendium facta in terrin Leodinù
per iilustrùsïmum duce?n fdiumque suum comitem de Charloys et suos av
migeros, pro eo quod patria Leodiensis in favorem régis Franciae terras de
Daelhem incendit.
Leçia, quae quondam terram , rupem, nemus, undam
Et sua contenta movit per bella cruenta ,
Armis vestita causa ratione polita,
Quae non peccavit, terram quia dampnificavil
Cum furiae more , Francorum régis amore
Flamma brabantina Leodina foramina trina
Acriter incendit, ita quod ad viscera tendit.
Mars venil ad rura; pereunt ibi fortia crura
Alterius bellis , telorum fracla flagellis.
405 Innocuus sanguis luit id, quod laeserat anguis;
Borbonesque magis ponuntur acumine stragis ,
Tamquam Burgondi primi vel morte secundi,
Tamquam suspecti de Baden sorte rejecti.
Cumque tubae clangor resonat, cerlaminis augor
410 Mentes Badenses et eorum percutit enses.
Sunt minus audaces, quos novimus esse loquaces,
Utputa Badones, verbo, non mente leones.
Hosticus armorum fragor iutrat corda malorum
Qui prius absente duce belli voce fréquente
415 Dicebant , fortes fore se quascUmque cohortes
ANALECTA LEODIENSIA.
275
Ad depellendas patriae finesque tuendas.
Undique sunt dampna; frangunlur et hostica scampna
Percutitur fortis animus formidine mortis ,
Carnifices magni fugiunt, traduntur etagni.
420 Dampna Brabantini, majora puto Leodini
Corporis et rerum paliuntur; ubique severum
Aestum flammarum, nonnullos flumen aquarum
Absorbet vivos, de fronte sua fugitivos.
Utraque pars laesa , recidivo vulnere caesa ,
425 Una ruil mersa , ruit altéra pulvere spersa.
Plagaque longaeva, fax, funera , praelia saeva,
Agricultura sine semine , dampnaque plura
Corpora castigant animosa, vel arma fatigant;
Quod veniam poscunt, se deliquisseque noscunt.
430 Ergo duci cari Muers , Horn comités operari
Non dedignantur apud illum ; quemque precantur,
Ut delere faces jubeat, cessare rapaces.
Nam ratio fusca prius incipitesse corusca,
Qua plebs instructa, recto spiramine ducta,
435 Phebo Borbonis lumen capit agnitionis,
Se circumventam fore sentit funeque tentam
Badensis fraudis , de regeque cantica laudis
Partim suspendit, sapientis ad ubera tendit.
Praebct obedire ralioni , foedus inire
440 Pacis, et emendam dare cum pietate fiendam.
Nobilis, ingentis ducis, alli, multipotentis
Atque sui nati de Charloys nobilitati
Offert eleclum dominum placare rejectum ,
Omnia complere rationi consona verae.
445 V'erbis mansuescit, solito clamore quiescit;
Ecclesiam malrem venerari vult quoque patrem
Pontificem summum : pro culpis vult dare nummum ,
Dulcor ut aptelur veniae , parère movelur
Sedi romanae , vitae sine labe prophanae.
450 Ecclesiae gressum vitans vult solvere cessum;
276
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
277
Amplius electo decus omne rependere recto,
Quod fuit ablalum ; purgare locum violatum.
Namque prophanavit priiis, interdicta locayie
Ossa sepulturis sua mortua, jussaque juris
4i55 Sprevit; obaudivit papam ; libamen adivit
Ecclesiae sacrum , potius coluil simulacrum.
Censurae huilas reputavit nain fore nullas ,
In patria fictas, ficto dictamine pictas.
Presbiteros quc'ire timidos fecit celebrare
460 Non januis clausis. Ex hiis presumptio causis
Orta prophanandi fuit et missas célébra ndi ;
Hiis quia lucescunt contraria , falsa liquescunl
Prefatique viri comités bonitale saphiri ,
Cum quibus addunlur alii, qui vera loquuntur,
, 465 De patria sumpti pro pacis semine prompti.
Salvis obtenlis conduclibus altipotentis ,
Mox ducis implorant veniam^ pro pace laborant ;
Praebent emendas sine perditione ferendas
Corporis aut membri. Res accidit ista Decembri
470 Anno quo scripsi semel M.CCCC quatuor, ipsi
Prolinus ascribo sex X cum quinque redibo
Addescribendum, quid in hiis sequebatur agendum.
VIII. Sequiiur capittdum cmtinens iractaium pacis inter illuitrùmnmn du-
cemBiirgmdiae, Brabantiae, etc., nec non nohilùsimum unigenitum fûmm
suum Carolum, comitemde Charloys, ex una, et deputatus patriae Leodien-
sis, partibus ex alia stantibus, et concessis desuper treugis.
O bona mens , euge ! concedunlur quia treugae.
A face cessatur, bona pax ut concipiatur
475 Cum duce praefatoque suo cum principe nato
De Charloys comité laudandae lampade vitae ,
Quos genusaugustat, quos gratia dya venustat ,
Regia majestas timet alta ducumque potestas,
Quos ta m majores médiocres iuferiores
480 Ventre bono nali , generosa slirpe creali ,
Et mendicanles collaudanl magnificantes.
Inde viros gralos, \irtutum dote beatos,
Legia conslituit ; oneralos denuo railtit
. Quolibet ex oppido patriae ; facli quibus ordo
485 Constat, sunt juncti cum pacis amoribus uncti.
In comités dictos minime pietale relictos
Majus onus jactant, commissum cum duce tractant
• De patriae rébus, ibi paucis stando diebus.
Tactis tangendis excessibus inde ferendis ,
490 Desuper oblatis emendis et replicatis,
Insuper auditis inibi discretio raitis
Nobilis alta ducis quo splendida gratia lucis
Interioris erat, rationibus ora replerat ,
• Utputa missorum qui verba tulere reorum
495 Ipsius ex parte patriae , quae demonis arte
Est quasi destructa, moeroris in aequore ducta.
Dum pax tractatur, nimis ardua res agitatur
De bis quinque \iris, collapsis in ducis iris.
Velle sibi tradi petit lios , vel forcipe radi
500 Solvendi nummi. Leodinae sunt quasi summi
Ductores terrae. Praesentis causa guerrae
Isla, vel eclipsis ut fertur , prodit ab ipsis;
Dante creatore , qui nostro fervet amore ,
Quo nos castigat , ut nos in culmine figat
505 Alterius vitae, meliore statu rediujitae.
Quilibet ecce status plus vel luinus est tribulatus ,
Causa peccati super omnes multiplicati.
Culpa cessante , peccans erit a tribulante
Clade sua liber ; cessabit turbinis ymber.
IX. De suspensione pacis conceptae usqtie ad adventum ilhintrissimi
principis Caroli de Francia.
olO Ecce petitorum magna gravitate virorum
l>78
51o
5â0
5l>5
530
540
545
ANALECTA LEODIENSIA.
Pacis conceptus non est rauniraen adeplus.
Stat concludendus, prius ut veniat raetuendus
Carolus, illustris ducis iinicus. Hic sine fruslis
Sanguinis effusi vel belli pulvere trusi ,
Tempore victor eo, capto cum pace trophaeo
Régis Francorura , cum vullibus armigerorum
Applicuil Thenis in millibus octuagenis.
Unicus ipse patris baculus sine corpore fratris ,
Cui pater innixus graditur, fulcimine fixus :
A genitore vices intercipit, ut cicatrices
Vindicet, in terra Leodina stante guerra,
Aul ibi concludat pacem , cum pace reludat ;
Foedus ibi pangat vel stragis acumina tangat.
Finali raense, nitido praecinclus in ense,
Armis elucens , secum venit agmina ducens
Candida vexillis cum multis millibus illis
Nobilium natis sublimibus associatis,
Plenis Ihesauro rerum rutulantibus auro,
Qui de longinquis venerunt atque propinquis
Terris sive plagis, fortes pro robore stragis.
Percutit armorum fragor aëra fulgur eorum.
Sancti Trudonis oppidum cum fronte leonis
Carolus intravit; Borbones laetificavit,
Adjuncto secum, cujus sit gratia mecum,
Caro cognato sublimi stirpe creato ,
Borbon magnifico , patriae domino Ludovico ,
Quem nece prostratum, quoque Trajecti tumJlatuni
Badensis pulcro vox asserit esse sepulcro.
Quo viso gaudent Borbones ; acrius audent
nias atroces Badenses rumpere voces.
Quem cum viderunt Badenses, conticuerunt ;
Alter in alterius projecit lumina vultus.
Cum clangore tubae resonat ibi buccina nube.
Pectora Borbonum laetantur in arma leonum:
Verbum ferre bonum coguntur, et ora Badonum,
ANALECTA LEODIENSIA.
Qui prius ausleri, cessabant esse severi.
Cum Trudonenses viderunt principis enses
Hudibus exosos licet ex auro radiosos ,
Se convertebant , et basia pulcra ferebant.
550 Non epulis paulis princeps claustratibus aulis
Sancti Trudonis complexe more Cathonis
Hospes ut activus , sistens ut ab aequore rivus
Funditur, effundit : sic pacis foedera condit.
Cum quo comparent, qui sensu sanguine clarent.
555 Consiliura praeslant, pacis dictamen honestant.
Ipse viris milis , princeps bis quinque petitis
Vi précis indulget, pietatis viscère fulget,
Fit precibus summis , pacis conclusio nummis
Nomine solvendis emendae. Cumque tenendis
560 Poenis et pactis in publica scripta redactis.
Anguis ut anguillis nocet , et turbamen in illis
Ingeril ex more : sic plebis in auribus ore
Antiquus serpens, virus, zizania spargens,
Inficit banc pacem, linguam tangendo loquacem.
565 Sic pax concepla bis vel ter , propter inepta
Murmura discordis populi , sine lumine cordis
Aures praebentis monitis nocitura ferentis,
Proch! proch! cancrizat*, quo daemon ad alta corizal *.
Princeps lurbalur , quod pax non ratificatur.
570 Ostendit vultum , ne vulnus fiât inultum ,
Quod fecit inflictum membris in carne relictum
Nondum curatum , sed abinde magis renovatum.
Convocat armatos, strages intrare paratos.
Arcubus extensisque suis candoribus ensis,
575 Curribus aptatis , et equis ibi multiplicalis ,
Armorum turabis , quae leonibus atque columbis
Nobilibus sumptis, aurata casside comptis,
Vestibus indutis, bellandi fultus acutis
279
1 1. e. recedit more caucrorum ; in pejorem
cuDililioiieni vergit.
2 I. e. jubilât.
280
ANALECTA LEODIENSIA.
Telis, bombardis, non jactu verbere tordis.,
580 Emicat in planis campis. jNon terror inanis
Hosticus énervât, sed eum constantia servat.
Hostibus objectum , clipei virtute refectura.
(fur{jitat et torret aqua , non tamen ejus abhorret
Hic tempestatem , nec et aeris asp*»ritateni.
385 Badenses postes terrentiir, et urbibus hostes
Intus divisi rémanent, firmareque nisi [sunt] *
Pacis traclaliim pro parte tamen variatum.
Foedus pacis amant quidam, qiiidamque réclamant.
Hinc vice pro trina , reor , urbe bona Leodina
o90 Saltem postremo satis apti pacis in hemo ^
Digne mittuntur: qui principis agrediuntur
Vultum démentis, Leodinae votaque mentis
In campis fantur; patriae pro parte precantur
Cum concordatis prius emendis , variatis
595 Parliculis certis, quasi suspicione refertis.
En ! quibus acceptis , nonnullis relro rejectis
Punctis, inde viris velut in virtute sapliiris
Consilio doctis , probitatis in igneque coctis.^
Nobilibus sumptis, verbis hinc inde resumptis,
600 Hic circumspectus princeps rationeque rectus ,
Et miserendo status Leodini moliiHcatus ,
Votis inlendit Leodinis : grata rependit
Absque dolo verba , quoque bella refrénai acerba.
Flammis amotis, patriae parcendo nepotis
605 Nobilis electi , non juste sede rejecti ,
Ut sit tranquilla pax, chartae fixa sigilla
Utraque ponuntur, quae raanus in nube feruntur.
Prae ceteris salvo , quod eum', qui natus ab alvo
Egregiae matris et clari sanguine patris,
610 Esse suum verum dominum de jure colendum ,
Electum dictum , nec in ipsa pace relictum ,
I /n margine addil seriLa ijtte , ted postea.
^ Id est sermoae , addit in margiite manus te-
culi XFI.
ANALECTA LEODIENSIA.
281
Plebs patriae noscat , ab eo veniam sibi poscat ;
•luris obedire censuris. foedus inire
Pacis conetur, dominumque suum veneretur;
615 Deseratobliquosusus; exstirpel iniquos:
Ex hortis tundat vêpres ; ablata refundal :
Princeps servetur, superintendensque vocetur
In gravibus rébus ejus tutela diebus
Turbine de saevo patriae protector in aevo ;
(J20 Et florenorum Renensi cude bonorum
Inde sibi dentur duo millia perpetuentur.
Plebs Leodina quia peccavit, gratia dia
.ïam sibi succurrat; eadem plebs unde susurrât,
Permagnis parvos nummorum solvat acervos ;
625 Nexusdissolvat, quae ligas de rege revolvat.
Plebs. ne sis Irislis ! pax pactis clauditur istis,
In festo Pauli, primaevo nomineSauli.
Sic bonitate Dei princeps in honore trophaei
Non patriam laedit : connexa pace recedit.
A'. De humt'h'tate, (jenuflextoiie et ohedientta patriae Leodiensis, exhibitis illus-
tr issimo domino duciPhilippo, etc. , super offensis illatis sibi , pracdominante
quoriimdani superbia et arrogantia.
030 () vitanda lues! dampnanda superbia! fomes
Omnis peccali , generis radix maculati ,
Voltus rubigo confusi . mortis origo ,
Nutrix errorum , genitrix regina malorum ,
Quae cadis ascendens , casus incommoda reddens
635 Rerum fractura péris, erigeris peritura,
Laeta luos nescis casus, ruitura tumescis,
Suntque tuae fraudes famulae, mendacia neptes;
Tempore tu noslro mendaci subdola rostro,
Sub specie laudis, modularis carmina fraudis.
640 Egregiam gentem Leodina m , multipotentem ,
Vulneris ultricem sine te, quondam genilricem
36
28^ ANALECTA LEODIENSIA.
Servandae legis , qiiam frangis foedere régis.
Decipis exaltans, secura de culmine sallans,
Quo graviore cadis casu , cum pondère slragis
6-45 Laberis in fossa, yelul alri fiineris ossa ,
Jus quia fermentas, seclasque colis truculenlas,
Contra res justas patrias turbaudo venustas
Utputa vicinas. Rerum faciendo ruinas.
Dux te circumdat Burgondus, et ipse triumphat,
650 Principe piaefato praeeunte suo bene nalo.
Sub quo succumbis cinus, circumdata tumbis
Pulcriter armatis cruce signatis animalis,
Et ducente cadit proch ! gens Leodinaque vadit
Parte curvata veniam poscendo locata
655 In manibus nexis genibus sub pulvere flexis.
Ipsa recognoscit culpas, veniam sibi poscit
Ex clero magnus numerus facit id velul agnus.
Dux sibi mitescit, quia nobiliute quiescit.
XL Nobilis princepg domïnus Carolus, cornes Cadralezii, fuit yestor belU
contra Leodienses; ergo praeponùur hic illmtrissimo domino Philippe duct
Btirgofidiae y etc., patri suo.
Gaude Burgondi ducis alti florida proies^
660 Occidui mundi spes unica , cernere moles
Non contempne meas, cornes inclite, sume salutes.
Rethor ut Eneas non sum ; non ergo réfutes
Carmina quae fundo. Pressuris plenus babundo
Semper amore tuae recolendae nobilitalis,
665 Annuo praecipue cui gaudia prosperitatis.
Nobilis o princeps, pie, démens et quasi caelebs,
Quo virlus mira , quo nulla tyrannidis ira
Eminet, apparet, quo Christi gratia claret.
Clarus uempe pater Philippus et inclita mater
ANALECTA LEODIENSIA.
670 Te genuere pium , quorum genus aestirao divum ,
Orbe reservatum per Christum perpetuatum,
Protegat ul pressos , relevet quoque turbine fessos ,
EflFraenes fraenet, obscuraque jura serenet ,
Disjunctos jungat, laesosque liquore perungat,
675 Confractos nectat, hostilia cornua flectat.
Quo salve, gaude , vas mellis, vas sine fraude !
Quisque probus dicit , quod le clementia vieil.
Mel pro felledabas, pacem firmare pulabas,
Multa quietare , mala pectora reclificare ,
680 Sectis Badonum dare lumen cognilionum.
Omnibus luis gestis proch ! nascilur horrida peslis.
Terris inde bonis Leodinis dente Pharonis
.lîm nimis infectis baratri caligine lectis ,
Quae pestis rodit , de sorte Dei genus odil ,
685 Oscitat et mordet , quae plus spulamine sordel ;
De Borbon claram sobolem contempnit, et araQi
Divini cullus. Qui proch! jacel ergo sepultus.
ira rapax ul livor edax , ut bestia mordax,
Raro Iranquilla , puto nulla nocivior illa
690 Sanguinei mundas vitio nam fluminis undas
De propriis gaudet fieri. Quae non lamen audel
Hostibus obstare vel stragis acumine stare.
nia furil, mugit, colubrina voceque rugit
In patriae flores , in pacis composilores ,
695 In proceresque bonos, in praesulis oscula pronos,
Lilis in osores nocuos renovando lumores
Comburendo domos rébus, vacuandoque promos,
Confiscando lares , rapiens res parliculares ,
Utputa Borbonum. Ditatur secla Badonum,
700 Dicens Borbones componere tradiliones ,
Esseque Burgondos in tradilione secundos,
El crucis Andreae gerulos de sorte Judeae
Nos inopes facti , juris ratione coacli ,
Cladibus oppressi , longo lurbamine fessi ,
283
2U
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
280
705 A quibus insompnes sumus. ergo cogimur omiies
Principibus cunclis oleo baptismatis unclis
Pecloris beu ! lela nostri uudare, querela
Magna sive gravique precum cuiii voce siiavi.
O princeps mitis, quia facla nocentia scilis,
710 Noslris intende lamenlis; prompta repende
Prolinus auxilia. Praestabil opem libi dya
Gratia ; \ictor eris super bosles , qua gradieris.
Luna suura lumen capit ut de lumine solis,
Pâtre suuni numen sic nobilis actio prolis.
715 Ergo tuus carus pater est dux undique clams
Nune implorandus, laudum dulcore rogandus.
XII. Salutatio reconmietu/atorm cum supplicatione ad illuhrt'ssimitm
duceni Burgondie,
Nobilis antiquae dux, flexor gentis iniquae,
Quera decet exlolli , post alta cacumina colli
Cesareae lucis , sunt namque regia ducis
720 Festa luae vitae. Régis et tua praelia rite
Ex justis causis cum consilii quoque pausis.
Non calidis testis formis utendo modeslis.
Non oppressivis rationis lumine \ivis
Ergo reservaris a Christo , quo dominaris
7â5 Claris Burgondis palriis primisque secundis ,
Atque Brabantinis , Flandrinis inde marinis ,
Cura titulis quarum nectuntur adhuc patriaruiii
Nomina quamplura, quarum tibi subdila jura '.
Lilia florente te florent multipotente.
730 O metuende senex , aequitatis quo residet lex ,
Justitiae cultor, illati vulneris ultor,
Ensis vibrator, oppressorum relevator,
Corripe praesentes colubrinos nos ferientes
* Additur in MS. sunt.
Turbinis auctores, reor aspide détériores.
7-'«o Parce bonis ; non cède malis ; quia practica lalis
Slrage Iriumpliare dabil ex le fructificare.
XIII . Ad illmtrissimum principem dominum diœem Burgondtae, Braban-
tiae, etc., et fdium suuin unïge?utu?n nobilissinmm comitem Cadraleziiy
de expvguatione oppidi Dyotiantensis.
Gaude , Burgonde dux , quem raetuunl maris undae,
Arida quo lerra Iremil in quacumque guerra:
Arma leonina cujus flectunl colubrina ,
740 Bellaque longaeva , taurinaque cornua saeva.
Inclile pugnalor, candore nilens dyamanlum,
Vive triumpbalor, qui forte leris Dyonanlum ,
Spretis fraude dolis , clarae fulcimine prolis,
Aéra quae fuscat lelis , cum Marte choruscat.
745 Expugnans postes , superando calcal et hosles
Converti gliscil , modo plebs Leodina Iremiscil.
Fesliva laude modo mens Borbonica plaude
Exalta vocem ! ruit urbs , cujusque ferocem
Rupibus oblectam rabiem nisi daemone veclam
750 Karolus insignis armis ut flammeus ignis
Aggrediens Martemque parans certaminis arlem
Cogit obedire , gladio sua jussa subire ;
In brachio forti Iradi mala collaque morti,
Quae non laude carent, sua quo miracula clarent.
755 Et sua pejoris nunc fleubolomia cruoris
Ecce feram solvit, quae speluncae saxa revolvit,
Vincere , terrere potuit quam nullus in aère ,
Vel ratione, minis; quae nullis posse ruinis
Se jactans sterni. Quoque régis tela superni
760 Vix timuit, torrens villas, nec Martis abhorrens
Fulgura. proch! miram pietatem vertit in iram.
Non dominum novil, et bella tirannica movit,
Contra victorem turbando pacis amorem ,
W6 ANALECTA LEODIENSIA.
Conira Falcones diclando seditiones.
765 Coelos offendil, odium pro pace rependil.
Pacis amatoresque fu(»avil nobiliores ,
Exaltans muscas, tam nomine, corpore fiiscas.
O Dyonantensis plebs, culpa gravis fuit ensis.
Culpa lui belli fuit impia causa flagelli,
770 Stullities causa fuit excidii nimis ausa ,
Causaque causarura fuit unctio deliciarura ,
Quae te pungebat, nimis ebrielate replebat.
His detruncaris radicitus et spoliaris.
Exemplum, spéculum, stupor es pro gente futura.
775 Amplius in saeclum , quo nulli sit nocitura.
Est deplorandum laesum genus innocuorum.
Non lamentandum sic vulnus credo reorum.
XIV. Ilumiliif mpplicatio pro patrta Leodiemi et pro bonis involis eorum.
Nobilis o sanguis, gladium nisi senliat anguis,
Qui nocuit turbae spergendo virus in urbe
780 Polluit obscenisque suis, proch! mella venenis
Languet saphirus hujus de spumine virus :
Te precor, ut foedis agoi separenlur ab hoedis,
Et pietas solita tua temperelasperilatem.
Lex tibi sit posita, nisi qua facias aequitatem ,
785 Deque malisque piis inlendas cognitioni.
Istis vade viis ! ne Iradas perdilioni
Borbones juslos , propter te semper onustos.
Non patriae sepes confringas , sed nisi vêpres
Floribus urticas spinas stirpes inimicas.
790 Virga Dei sancta, Borbonica germina planta.
I
ANALECTA LEODIENSIA.
287
X V. Sequttur, quod qxiamvis wbs Dyotiatitensù fuit obsidione domini diicis et
filii sut domini Caroli radicitus ev€rsa,attanienilla secta Badonica saeriebat
contra paccm, usque quasi pet^cussioneni ; metu cujus tacta , tandem in
campis obtulit se ad pacem , quae infra sequitur.
Fundilus iirbs fracta licet extitit et liquefacta
Ex plaga mira , quam coelica sustulit ira ,
Non minus illa lues Badonica sectaque fomes ,
Erroris fautrix , generalis turbinis auctrix,
795 AEmula tempestas mentes lurbavit honestas,
Non ralione teri nec mansueludiue queri ,
Sive minis , verbis blandis potuit nec acerbis
Compesci poenis, juris nec pacis habenis.
Nobilis antistes Leodinus ab hac lue tristis
800 îlt queat eripere de cladis dente severae,
Per vexilla crucis rogat altae numina lucis ;
Invocat armorum ducis auxilium nitidorum ,
Et brachium nati Caroli comitis bene grati ,
Ut per bella ferara vellent frenare severam.
805 Qui prece conpuncti Ludovici praesulis uncti ,
Armis induti , splendentis acumine scuti ^
Nobilium tumbis sumptis et ab arce calumpnis,
Terris longinquis collectis exque propinquis
Armigeris et equis, hastis, pedibusque sagittis,
810 Innumeris faleris ibi densatis, ut arenis ,
Tendunt signati cruce , bella subire parati ,
In médium terrae Leodinae bravia ferre.
Ut valeant justae cum stragis laude venusta ,
Contra Badones, violantes conditiones
815 Compositae pacis, cultores pestis edacis;
Scismata dampnanda coluerunt, quique nephanda
Contra Borbones patriae floresque leones.
Cum fragor armorum resonabal nobiliorum ,
Hostibus oppositus, ut nubis in aère nymbus :
288
ANALECTA LEODIENSIA.
AjNALECTA LEODIENSIA.
289
ni
820 Coriiua mollesciinl Badonica, bella slupescunt:
Quae circumsepta suiit ad campestria cepla
Mox interpellant; non cuspide , sed prece bellanl.
Quos belli terror ferit et notorius error ,
Causa dat injusta , quos non ducis arma venusta
82;5 Posse cohercero née eos sua tela movere,
Quos vexilla ducis , radiis plus lucida lucis ,
Reddunl attonitos, mira formidine cinctos.
A facie cujus, a fama nominis liujus
Irae frigescunt, et acula bella liquescunt.
830 Ut volitant athomi solis per compita campi ,
Bellica tela volant, oculorum lumen obumbrant.
Hostes déclinant de petra , mella propinant ;
Sunt humiles facti, pacis spiramene tacli:
Unde recognoscunt nocuisse bonis, sibi poscunt
83o Patrem magnificum patriae, dominum Ludovicum,
Frivole depressum, patriae turbamine fessum,
Semper honorari, quoque sede sua relocari
De Borbon prolem ; praebent sibi tollere molem
Née non dampnorum quae sustulit obprobriorum
840 Completi pacemque manum frenare rapaeem ,
Foedera cassare régis , mala justi tiare ,
Fusca serenare , colubrinaque tela domare.
Praebent ablata proscriptis , et spoliata
Rite resarcire; patriae portas aperire.
8-i5 Jussis romanis parère , quae cedere vanis
Baden culturis; dictis insistere juris;
Se satis aptare sacri libaminis arae ;
Omnia complere rationi consona verae.
Principibus dictis victoribus ut benedictis
850 Credo reservalis pro mundo perpetuatis ;
Pondéra nummorum dare praebent innumerorum
Juxta tractatum pro pace pridem moderatum,
Ut pax prima tenet, quod Carolus esseque débet
Perpetuus verus patriae protector et herus ;
8o5 El floreiiorum Ulieni de cude bonorum
Assignantur ei duo millia jui'c trophaei.
Cum quibus oblatis , susceptis et stipulatis ,
Quinquaginta datis satis obsidibus puto gratis,
Aut aliis dandis placilo ducis et renovandis ,
860 Cervices flectunt , pacis nova foedera nectunt.
Credilur esse raodis pax his , connexaque nodis
Foederis aelerni régis virlute superni ,
Et pius illustris Philippus dux metuendus ,
Carolus inlustris, comes altus, ubique colendus ,
865 Quos plebs cum dompnis rationefruensamat omnis.
Islis placantur emendis, qui dominantur
Perpetuis annis invitis ymmo tirannis.
XV J. De bofiù conditionihtis urbis Leodiensis, et de errorihus suis et rcver-
sionibus ab erroribus ad mnpleœum pacis finaliter.
Urbs Leodina bona , velut olim digna corona ,
Et quasi regina rutilans ut lux matutina ,
870 Splendida structuris , scripturis, ebriajuris,
Ecclesiae fautrix , sacri modulaminis auctrix ,
Radix fecundans, ramos dans, semper habundaos
Et ralione vigens, pedesque sub limite figens
Justitiae studiisque calens, sacris melodiis ,
875 Pondère , mensura , numéro sibi lataque jura
Disponensque regens, semper liberrima degens,
Alque suum sponsum divino forfice tonsum ,
Jure sibi datum , calhedrali sede locatum ,
Nobilibus carum Ludovicum , sanguine clarum ,
880 Dulciter amplectens , sub eo sua collaque flectens ,
Proch! seducta malis ductoribus, aspidis alis
Proch! nimis oppressa jacuit, misera lue fessa,
Erroris sompno sub noctc means sine dompno ,
Ordine contempto, que piophano praesule dempto,
885 Flores contrivil, vesligia caeca subivit.
37
290
t
f '>
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIEISSIA.
291
Quo quasi destructa , sed ab liac est iiocle reducla ,
Jam Yidet obliqua ; de calle recedit inique
Lucis ad aspectum prius a caligine tectum
Pacis ad amplexum puto sacro numine nexum ,
890 Et tenebris cedit, praeceptis lucis obedit.,
Ac domino plaudit, erroris et ostia claudit.
Incipit esse pia, divina dante sophia.
Iraproba mutcscit fera; pessinaa secta liquescit;
Aurea vincla ligant nummorum, quamque fatigant
895 Ecclesiae paenae censurae, pacis habenae.
Interdicta sed et ultro sic vivere taedet ,
Se petit absolvi, sibi sacramenta revolvi.
Quae sectae causa fuerant per terapora clausa
Proch ! pia justorum consortia labe reorum
900 Hac lue vexanlur, naaiori parte {Tra\antur ,
Numinos solvendo , divina laude carendo ,
Amittendo rosas auratas, res pretiosas,
Quas Deus avertat gravitâtes. Qui nisi certat
Juste pro justis, humeris succurrat onustis,
905 Ut bona pax duret, laesorum vulnera curet;
Christus adoretur , a quo pax perpetuetur ,
Tempore fundetur, in pectore sanctificetur;
Orania conaplanans erronea , languida sanans ,
Non dissolvatur radix ; mala fraus minuatur ,
910 Atque renascatur nova gloria , quo moveatur
Laudem terra , polus dare qui régit omnia solus ,
Munere de cujus carmen modulaminis hujus
Dictans collegi , moerore , labore peregi.
Gloria , laus illi , cujus virtute pugilli
915 Premia justorum pendent in fine laborum.
Qutvîs homOy ne sis, si sum sine flore poesis,
Me reprobans, vel opus versibus obproprians.
m.
LA CORREXION DES LIEGOIS
Lyégois , que ditles-vous des guerres
Failtes par vous , mal ad visés?
Vous sarable-il bavoir gaingniet guères
Pour eslre folz et divisés?
5 Se de vostre fait ad visez
Les deflFaultes ^ mises en compte ,
Il n'y a , se bien y visés .
Que folie , dammaige et honte.
Vostre manière fut trop caulde ^
10 Et nesloit à magnifiier,
Quant prinsles ung marcquis de Baulde *
A mambour pour vous y fiier ,
Par lequel fistes deffiier
Le duc de Bourgoingne et les siens.
15 Adont fistes signifiier
Qu'en vous n'avoit sens ne engiens ^.
De ce marquis vostre advoé
Cuidastes ^ grant conduit bavoir :
Mais quoy éust dit ou voé '' ,
20 Vos fais ne luy pleurent à voir ,
Et ne tenoit vos dis à voir
Qfiy n'avoyent raison ne lieu.
Lors se payât de vostre avoir
Et s'en allât sans dire adieu.
1 D'après le manuscrit de M. le professeur * Engien {ingenium) , esprit , finesse , ruse ,
Serrure. — Voyez ï introduction , § IV. génie.
2 DeffauUe, besoin, privation. ^ C««rfer , penser , s'imaginer, se persuader,
s Caulde, rusé, artificieux {calUdut). ' f'oer , vouer , promettre , faire vœu.
* Bade.
I
i
II
■i
!i
292
ANALECTA LEODIENSIA.
25 II se partit par la samblance
Qu'en vous véoit meschante loulte .
Mais plus pour l'espée et la lance
Du duc de Bourgoingne et la double.
Car s'il ëuyst syeuit la roulte
30 De vous, il se doubloit assés
De s'en trouver là où on boupte
Les gens, quant ilz ont trespassés.
Son venir ne son partement
Ne vous fut à nul bien servant ,
35 Sy non voslre gouvernement
Encore pire que devant.
Car de plus en plus sy advant
Fustes menez à dicque-dacque
Qu'il en y deniora coulchant
40 Plus de deux mil à Montenacque.
Après ces besoingnes et fais,
Rabaissastes vostre fumée,
Et pourchassastes une paix
Qui fu conclude et confirmée.
45 Mais ce fut une paix fouirée
De parolles plaines de vent,
Car quant fu partie l'armée ,
Vous ne tinstes foy ne couvent '.
Vous estiez escuminiiés
50 De la puissance Dieu en terre ,
Laquelle par esreur niiés ,
Qui n'estoit n'a souffrir ne tère.
Pour quelle cause on alla querre
Contre vous ung brach séculer .
55 Pour vous par plus grant droit conquerre
Et vos deffaultes calculer.
Dygnantois , aprez ce passé ,
ANALECTA LEODIENSIA.
Fustes les obstinés rebelles.
Par vous fut le deable brassé
60 En vos cauldrons et vos paelles.
Dont par vos raaivaises querelles
El villains molz en vos paltois
Vous eusles des dures mervelles
Sur vos testes et sur vos lois.
65 Philippe, feu duc de Bourgoingne,
Que Dieux absoille par sa grasse ,
Pour achiefver voslre besoingne ,
Dissimulée longue espasse ,
Se volt trouver à le ducasse,
70 Là où par son fils et ses gens
Vous fist danser la danse basse
Au son de ses haulx inslrumens.
Pas ne fu pour le voslre prendre
Que le bon duc vous assailloil,
75 Mais pour garder et pour deflFendre
Son honneur, comme il le failloit.
Puisque de luy ne vous challoil
El que luy faisiés villonnie ,
N'est pas mervelle , s'il volloit
80 Abattre vostre félon nie.
Vous n'aviez crému ^ vent n'orage ,
Tant que le cop ^ vous eubt féru ;
Adonl vous failly le corage
Et ne fustes pas secouru .
85 Oncques liégois n'y acouru
Pour melire le siège en desroy.
Pour ce que n'estoit point venu
Encores le secours du roy.
Se vous haviés Irenchis et fors
90 Contre les assaulx et eslours ,
293
' C'oMvenf, accord, eogagemeatj conveit/io.
> Cremir, craindre, redouter.
2 Cop, coup.
294
ANALECTA LEODIENSÏA.
Eu(]^iens et hommes sont plus fors
Qui scevent de guerres les tours.
Car Dygoant, les gens et les tours
Enclos en la cité de Liège
95 N'eussent duré guerres de jours
Ne résisté contre ung tel siège.
Dont estes-vous gens bien meschans
D'attendre une telle puissance ,
Quant vous haviez la clef des champs
100 Pour fuyr la malle mescance.
Mais il fault que fut la vengance
De vostre meffait très-inmonde ,
Commis par désobéyssance
Contre Dieu , raison et le monde.
105 Se vous eussiez eubt ung bon chief
Qui eust vostre affaire conduit ,
Vous poulriez dire : « Che meschief,
» 11 nous a menet et séduit, a
Mais riens ne vous a introduit,
110 Que vostre folle abusion,
Sans congnoissance et sans réduit ,
En meschante obstination.
LasI plourez dont vostre oevre visle,
Quant ad cause de vostre offence
115 Est destruitte sy belle ville
Et de telle magnificence.
Considérez la différence
Que ce fut et est maintenant;
Vous trouverez par la présence
120 Qu'il fault dire : « Là fu Dygnant. »
S'il fust au prince meschéuv
Ou à son filz d'eslre en vos mains,
Quelle grâce eussent-il euv ?
La mort, je croy, et non point mains.
125 Ch'est la coustume des villains,
ANALECTA LEODIENSÏA.
295
Qu'il ne congnoissent pas noblesse ,
Fors quant il s'en Iroevent restrains ,
Qu'ilz cryent hault : elle nous blesse.
Crez ^ que de vostre folle emprise
130 En fais, en dis, telle et syfaitte,
La pugnilion n'est pas prise
Seloncq ce que l'offence est faitte ;
Car selle éusl eslet parfailte ,
Vous eubsiez eubt des tours de corde ,
135 Se ne fuist par pité qui Iraitte
Es bons princeps miséricorde.
Vostre ricesse et granl beubant *
Vous ont fait cuidier plus valoir
Que Flandre, Haynau ne Braibant,
140 Et s'est le fol haultain volloir
Qui vous fait et fera doloir
Et dont l'expérience est ample,
Qui n'est à mettre en non caloir,
Mais en perpétuel exaraple.
145 Dygnantois , en conclusion
La fin est telle que vous vées
Il fault à grand confusion
Que vostre brassin vous buvés;
Et se vos biens perdut havés
150 Par vostre esrer et non science,
Prenez en gré , se vous sçavés ;
Du dangier vient la patience.
Et toy, Thuyn, la mal eureuse,
Comment cuydois-tu eschapper
155 Mieulx que Dygnant, fière et pompeuse,
Quy se cuydoit ville sans père ^ ?
Ton fol peuple t'a fait tromper
• Croyez?
2 ^etitan/, magnificence , pompe, orgueil.
3 Pareille?
296
ANALECTA LEODÏENSIA.
ANALECTA LEODÏENSIA.
297
Quy esloyent folle sottaille,
Qu'on a constraint sans cop frapper
160 D'abattre eulx-mesines leur muraille.
C'estoit ung seul abus plain d'yre
De vos emprises, et se croy
Que la pluspart n'eust scéuv dire
A quelle cause ne pourquoy.
165 Vous estiés plains de tout desroy ,
Disans : < Su my arac , ilz sont noslre. »
Mais vous ne pensiés pas l'asnoy ,
Qui despuis at estet le vostre ?
O Dygnantois , ô Thuyimois ,
170 De fol cuydier plains, esbouffiz ,
Vous ne crémez pas une nois
Ches nobles princes, père et filz.
Regardez quels biens et proffis
En puelent sur vous apparoir.
175 Vous en estes gens desconfilz
Et à tous aultres ung myroir.
Lyégois , Lyégois de la cité ,
Et aultres villes en desoubs ,
De ce fustes bien incité.
180 Pour coy ne vous congnustes-vous ?
Che miroir vous list monstrer doulx
A la samblance des visages.
Hélas ! vous ne fustes pas tous
Telz de voloirs et de corages.
185 Combien que Dinant fut au bas ,
Encore vous sambloit tondis
Qu'il n'estoit que vous aux débas
Et que l'ung valoit d'aultres dis.
Et disiez que vos estourdis
190 Quy n'osoyent d'ung fort saillir
Se tindrent sy frans et hardis
Qu'on ne les osa assaillir.
Le comte lors de Charolois
Plain de vaillance et de virtu
195 N'estoit à déboupter Lyégois,
11 havoit plus fort combatu.
Dittes dont qu'on les eust baptu
Et tous tuez , sans nul soussy ,
Quant à genoulx et à chief nu
200 Envoyèrent criier mercy.
C'est honneur et prudence à prince
D'estre miséricordieux ,
Et grant honte au meschant et mince ,
Estre orguilleux et furieux.
205 Telz sont folaslres glorieux ,
De plus grant volloir que puissance ,
Quy sont comme vous envyeux
Et hayent toulle obéyssance.
Lyégois , ayés remort du tout ,
210 Vous requistes lors paix seconde.
Sou viengne- vous qu'on vous dist moult
Gardez qu a ceste fois ne fonde :
Car vostre partie se fonde
De prenre, s'il fault revenir,
215 La pugnilion sy parfonde
Qu'il en debvera souvenir.
Lyégois, on y est revenu
Faire la fin exécutore.
Pour ce que vous n'avez tenu
220 Nul trailtié , comme il est nottore.
Vous sçavez sans voir par hyslore,
Combien fol espoir pueit aidier ,
Et comment l'on n'at point victore
Par peu sçavoir et trop cuydier.
225 Ce n'est pas à faire à commun
De guerroiier ne de combattre,
Mais d'estre soubz verghe , comme ung
S?
38
f
298
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
299
Quy est à corrijrier ou battre.
Dont quant peuple le voelt débattre
230 Par commotion ou esreur,
li fault celluy rigueur abattre,
Dont il rechoipt paine et doleur.
L'office de signeur et Testre
Est ses subjectz en paix garder ^
235 Aussy les subjectz doivent estre
Obéyssans sans retarder.
Tousjours chascun doibt regarder
A Testât quy luy est propice
Le peuple doibt paix demander,
240 Et le signeur faire justice.
Deux fois bavez la paix enfrainte
Et rompu traitiers et acors;
S'en bavez eubt dammaige et frainte
En bien , en honneur et en corps ,
245 Par vos grans habus et discors ,
Vous fault sçavoir, peuple wlgaire,
Qu'il ne fault point estre sy fors
A rompre la paix que la guaire.
Devant Sainthron veniste ung jour
250 Pour cuidier le sige lever,
Mais point n'y fisles long séjour,
Qu'on ne vous allât retrouver,
Et en tuer, au vray prouver,
Plus de trois mil à ce hustin.
255 AinSy vous fist-on exprouver
A lever siège trop matin.
Vostre artillerie demora ,
Charrois , tentes , vivre et bagage :
Lors vint la nuit quy obscura ,
260 Sy non vous estiez davantage.
Rien n'en fist-on pour beau langage.
Vostre saige maistre Barë
Laissa sa propre vie en gage ,
Ains qu'il peust estre rembaré.
265 Vous éuystes une belle ayde
De vostre bailly de Lyon ;
S'il n'eust sy tost tourné la bride ,
Tuel en eubst ung milion.
Lyégois, tousjours humilion
270 Ung peuple, combien qu'il soit fier,
Et n'est nulle rébellion
Que force ne fâche adoulchier.
0 Sainthron , de ceste bescousse
Vint la voix et le bruit en cours.
275 Lors perchuprent * bien que rescousse
N'avoit en leur fais ne secours.
Sy s'en allèrent par recours
Au bon duc, qui fut leur partie,
Rendre à son voUoir à tousjours ,
280 En priant d'eulx sauver la vie.
Che bon prince plain de prudence
Convertit justice en pité ,
Et leur pardonna ceste offence ,
Dont on a mains décapité.
285 Et ainsy furent respité
Ceulx de Los et de Tongre aussy ,
Eulx offrans à Textremilé
De recepvoir mort ou mercy.
A Lyége s'en allât aprez
290 Che vaillant duc des Bourguignons.
Et là raist son siège au plus prez ,
Estandars , teintes et pignons ,
Hommes d'armes et compagnons.
Tout prez pour assaillir la ville ,
295 Dont reflFroingnèrenl leurs groingnons
*»<
* Li»ez perchurent{p€rcip€re).
î
300
ANALECTA LEODIENSIA.
Dedens la cité par maint mille.
Vous haviez fait trop longue attente
De venir à obéyssance.
Vous sçavez bien à quelle entente,
300 Qui n'estoit léalle ne France.
Vostre regarl esloit vers France,
Pour voir se Boulenois ardoit.
A quel propos n'a quelle instance ,
On Téuyst bien monstret au doigt.
305 II ne vous Falloit embrachier
Ce que bien ne poyés estraindre ,
Ne par parolles menachier
Cheulx que debvez doubler et craindre,
Lesquelz vous ne poyés constraindre.
310 Car, su my ame, doulx parens,
11 ne s euyst point daingniet Faindre
Pour vous ne pour vos adhérens.
Quant vous perchupstes cesle emprise
pt qu'il Falloit passer le pas ,
315 Ou aultrement la ville prise,
Quy eust esté vostre trespas ,
Se ce vous Fut ung dur repas
Qu'on fist de doel , dont Fustes plains ,
Je ne m'en esmervelle pas ,
320 On se coulrouce bien pour mains.
Vous vëans en ce peur et soing
Asségiés en très-grant dangier ,
A ceste heure il vous Fut besoing
De vostres Faultes calengier.
325 Se concludtes , pour abrégier ,
Grans et petis et rice et mince ,
Vous aller rendre et oblegier
A ce puissant et vaillant prince.
Vers le duc vinstes bien troix cens
330 Ou lieu où sea armée estoit,
ANALECTA LEODIENSIA.
301
Comme simples et innocens
Seloncq que le samblant monstroit.
Constrainte vous administroit ,
Qui vous fist tous nuds en chemise
335 Requerre au duc grasce pour droit ,
Que par pité vous Fut commise.
En Immililé , à genouls ,
Requistes mercit et pardon ,
Disant : « Aiiés pité de nous,
340 Tous sommes à vostre habandon.
Nous ne requerrons aultre don
Qu'estre sauFz de Fu , de pillage ,
Et du sourplus pour le guerdon
Seloncq la desseite le gage, w
.345 Lors le bon prince , ou nom de Dieu ,
Vous accordât cette requeste ,
Et vous fist traire en vostre lieu
A tout ce don sans aultre acqueste.
Puis ce Franc duc de sa conqueste
350 Allât Faire exécution , ^
Telle qu'il n'en Fault Faire enquegte ;
On scet bien la pugnition.
Miséricorde ne souflFry
Que Fussiés à mort condempnés ,
355 Et le bon prince ad ce s'offry
Ad fin que ne Fuissiez dempnés.
Car vous n'estiez point ordonnés
A la mort des bons chrestiens purs ,
Mais aux diables habandonnés ,
360 Excuminiiés et parjurs.
Nient mains de vostre cas sy vil
Vos assemblées et cohortes
Du criminel et du chivil
Fustes pugnis par pluiseurs sortes.
365 Premiers que de vos clos et portes
I
302
ANALECTA LEODIENSIA.
Il
Seroyent les murs abattus
Par vous , et vos coustumes mortes
Privilèges et estatus.
Aprez, vos artilleries touttes
370 Dont vous haviës fait vos wascarmes,
Harnois, picques et sacquebouttes *,
Haubregons ^, haches et guizarmes ',
Rien n'y valleut, ne pleurs ne larmes.,
Tout vous fault perdre et confisquier
375 Et ne vous laissat-on autre armes
Que vos mains pour voz nez mouschier.
Vos estatus et vos uzages ,
Que vous appelliez libériez ,
En présence de vos visages
380 Vous sont abolis et hostez,
Et mesmes les autorités
Et de l'Anel et du Perron.
Et fault maintenant que trottez,
Voelliez ou non, à l'espouron.
385 Vous soliez faire vostre loy
Et justicier à vostre guise;
Maintenant , ad ce que je voy ,
Vostre signeur a la franchise
D'en disposer à sa devise ,
390 Et fault que soit d'ores en advant
La confirmation requise
A Louvain , au duc de Brabant.
Perdut bavez Chartres et lettres,
Vos jurez , et vos vingt et deux *,
395 Les douze aussy , les quatre mettres ,
Desquelz vous faisiés ung Dieu d'eux.
En sy n'avez plus nulz de cheulx
1 Sacquehoutie , lance crochue dont on se ser-
vait pour faire tomber un cavalier par terre.
( Saquer, tirer à soi ; bouter , jeter.)
2 Uauhregon , cotte de mailles.
3 Guizarme , hache à deux tranchan».
* Le fameux tribunal des XXII.
\
ANALECTA LEODIENSIA.
303
De la Violette qui furent.
On vous a fait estatus neux
400 Ad fin que plus longement durent.
Povres Lyégois , que vous en samble ?
Estes-vous pas bien corrigiés
De ce qu'avez meffait ensamble ,
Et en peu de tamps abrégiés ,
405 Et puis encore callengiés
Paiier grans finances et debtes ,
Et les aulcuns de vous jugiés
A perdre leurs biens et leurs testes?
Tout vostre dangier raervelleux ,
410 Peuple Lyégois, vint par l'abus
D'aulcuns foUastres, orguilleux ,
Malvais , rigoreux et phébus.
Par eulx estes baptus et bus,
Et ont sur vous les charges mises
415 Qui deussent paiier les tribus
Des deflFaultes par eulx commises.
Messire Rasse, vostre ydolle,
Vous avez lessiet trop tost coulre.
Est-il allez aprendre à Dole
420 Comment il vous polroit rescourre ?
11 vous a fait vos peaulx escourre
De bastons trenchans et d'espois
Et ne vous puelt jamez secourre ,
Se ce n'est à faire cler pois.
425 Mal bavez besoingniet ainsy ,
De guerroiier vostre signeur,
Et le duc de Bourgoingne aussy,
Son beau frère et conservateur ,
Qui vous pooit par sa haulteur
430 Tous deslruire par feul, par sangc.
Loez Dieu, nostre créateur,
Qu'on vous laissât de ce sy francq.
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304
ANALECTA LEODIENSIA.
If
Notiez vostre correction
Quy est plus parfaitte que lyége ,
435 Et la datte en conclusion ,
Que vostre mal guerres n'aliëge ;
En novembre au peuple de Liège
On fist souffrir tristre virgoingne,
Quant fut subjuguiet serf pour lyége
440 Par Charle, bon duc de Bourgoingne.
* ♦ * *
Je suis Perron de Lyége, par duc Charle conquis,
Partant signe que Lyége estoye et le pays.
Ne soit nulz esbahis, se cy suis par victore ,
Son pooir m'y a mis, en signe de mémore.
Le dit Perron sera mis en la place
Qu'on dist le Bourse à Bruges,
IV.
LA BATAILLE DE LIÈGE EN 1468^.
1 A L ONNEUR de toute noblesse ,
Et en exhaussant gentillesse,
Puissance , proesse et vigour ,
Vous veuil recorder la valour
5 De maint seigneur preux et vaillant ,
El le hardement suffisant,
De maint chevalier et baron ,
' Ce poëme, tlitM. Buchon {Coilect. des Chro-
niques nat. fran^.j tom. XLllI , p. 245), a été
publié pour la première foi» dans les Mémoires
pour servir à l'histoire de France et de Bourgogne ,
diaprés un manuscrit coté 813,769, qui a passé
des mains de M. Petau à celles de Jean Marion ,
et qui a appartenu plus tard à la reine de Suède.
Il se trouve aujourd'hui dans la bibliothèque du
Vatican. Le premeir éditeur a donné à ce poëme
sur la Bataille du Liège la date de 1468, et
M. Buchon en a fait de même. C'est une erreur;
il s'agit de la bataille d'Othée de 1408.
ANALECTA LEODIENSIA.
305
Et escuiers de granl renon ,
Qu'en mil quatre cens soixante-huit
10 S'assemblèrent. Ne vous annuit
Se de ce fait cy vous ra membre.
Ce fu ens ou moys de septembre ,
Droit le vingl-troisiesme jour * ,
Qu'ils se monslrèrent sans séjour
15 A plains champs, j'en sçais le certain',
Ens ou pays de Hasebain ,
Pour remettre en son haultain siège
Le très noble seigneur du Liège ^
Qu'on avoit voulu depposer.
20 Mais à ce se voull opposer ,
Comme l'isloire le lémoingne ,
Le très puissant duc de Bourgoingne ,
Lequel est de si noble arroy ^ ,
Comme filx à un filx de roy,
25 De la Irès-digne fleur de lis.
Chacun avoit joie et délis
Qui avec luy esloil ce jour ,
Car de voulenlé, sans séjour,
Pour l'amour de Jean de Bavière
30 Fist adoncq lever sa bannière ,
Qui belle fu à regarder.
Le comte de Hénaull * , c'est cler ,
Y fut de bon ceur et séur,
Et le bon comte de Namur.
35 Cil de Maine ^ et maint Escossoys
Y fu en moult nobles convoys ;
Messire Jehan de Chaalon ,
Prince d'Orange en son renon ;
1 23 septembre 1408; bataille d'Othée. pas de comte de Uainaut autre que lui.
2 Jean de Bavière, élu de Liège. ^ CH de Maire dans les Mémoires pour servir
3 Jean sans Peur, fils de Philippe-le-Hardi. à l'Histoire de France et de Bourgogne.
* En 1468 , sous Philippe-le-Bon , il n'y avait
39
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306 ANÂLECTA LEODIENSIA.
De Saint George le bon seigneur
40 Y fuce jour à haulte honneur ,
Et grant planté de Briennoys *.
11 y en eut de Reteloys,
De Flandres et de Picardie ,
De Bourgoingne et de Normandie,
45 De Hénault et de plusieurs lieux ,
Que, se nommer les sceusse mieulx,
En fust la déclaracion.
Pour le bon seigneur de Chaalon ,
Y esloit de Fribourg le conte :
50 Et si dois bien nommer en compte ,
De Bourgoigne le mareschal ,
Et de Hénault le séneschal.
Messire Jehan de Namur -
Y fu ce jour à cuer séur ;
55 Et si estoit à moult grant joye
Ung noble baron de Savoye ;
• De La Baume porte le nom ^.
De ses escuiers de regnom
Féist lors vingt-deux chevaliers ,
60 Qui moult furent vrays et entiers ;
Et si sçay bien que sa bannière
Fut avecq. toute la première.
Ly sire s'y voult tant prouver
Qu'on doit de sa valeur parler.
65 Messiré Anlhoine de Vergy
Y fu, et le seigneur d'Autry:
Si fut le comte de Flormont ,
Et le seigneur de Rougemont ;
l^lessire Jehan de Guistelle
70 Y oit compagnie moult belle ;
Et le puissant seigneur d'Angien ,
1 Brennoit , dans les mémoires précités. ' Le baron de la Baume lil chevaliers 3i de
- En 1468 il n'y avait plus de comte de Namur. ses écuyers. (Note de M. Buchon. )
ANALECTA LEODIENSIA.
307
A qui atient honneur et bien ;
Et le frère du noble roy
De Danmarc * y ot son convoy.
75 Ce jour y avoit maint rabot.
Si fu messire Régnier Pot ,
Et le bon seigneur de Waurin
Qui le couraige ol enterin.
Si f u le seigneur de Penguy ,
80 Et son frère sire Henry ;
Et de Vienne , bien le sçay ,
Y fut sire Jacques pour vray.
Ce jour qui estoit cler et net ,
Y véissiez maint bacinet
85 A très nobles plumes d'autruce.
Le nepveu du maistre de Pruce
Ce jour y fut fait chevalier.
Et tant d'autres en ^ puis noncier ,
C'om povoit avoir grant plaisance
90 A véoir la noble ordonnance
De ceulx qui là furent venus.
Des nobles Escossoys y f u ,
En cestui jour, que bien le sçay,
Lors messire Guillaume Hay ;
95 Messire Jacques Seveigour
Fu en la bataille ce jour ;
Et sire Hélis de Guemmout :
Cil passa lavant-garde moult.
Pour faire en l'estour son devoir.
100 Et sy doy bien ramentevoir ^
Messire Jean de Boute ville
Qu'à armes fut ce jour habille,
Et moult grant plaisance prenoil,
Quant les nobles barons véoit
ï J)e Tanaare , dans les mémoires précités.
- IVe , dans les mémoires précités.
* Hamenier roir . ibide
m.
308
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
309
105 A regarder sa contenance ,
Et par sa très-haulte vaillance
Chacun sa Talour esprouver;
Et je puis pour certain prouver
Que es quatre parties du monde
110 Comme il s'estent à la ronde,
En Pruce, en Grenade, oultre mer,
.îhërusalem puis bien nommer,
Et les haux mons de Sinay ,
En Chypre et au port à Brandy,
115 A esté. Et si vous tesmongne
Qu'oncques mais si noble besongne
On ne vist en pays lointain
Comme celle de Hasebain. -
Nouveaux chevaliers Escossoys
120 Furent ce jour, j'en sçay la voix ,
Pour leur prouesse en grant renom.
Sire Alexandre , en son droit nom
De Commech , qui ot cuer entier ,
Ce jour y fust fait chevalier ;
125 Et messire Andrieu Strevart
Fust chevalier de belle part :
De Huy * sire Guillebert
Fu ce jour en armes appert.
Com bon et hardi combattant ,
130 Sire Jehan de Sudrelant
Doy bien en honneur mettre en compte;
Car il est filx d'un noble comte.
Sire Alexandre Diernin ,
Qui le cuer ot humble et bénin ,
135 En ce jour monstra hardi chère;
Et cil qui porta la bannière
Du comte qui est tant prisiez ,
> De Hay , dans les mémoires précités.
Ce fu sire Jean de Mimez.
Des Escossoys. ai dit les noms.
140 Or vueil dire des Bourgoignons
Qui furent de moult grant vertu.
Le seigneur de Couches y fu ,
Et Gaultier de Bupes en joye ,
Que nommer puis seigneur de Soye ;
145 Et le seigneur de la Serrée ,
De Savoye, y ot son armée.
Si fu Jacques de Chastenay ;
De Courte-jamble nommeray
Messire Jacques, car, pour voir,
150 En l'estour fist bien son devoir ;
De Pontelic messire Guy ,
Et sire Pierre de Granty ;
De Poupet y fu le seigneur ;
Hérault de Bucy , gouverneur
155 Fust de la bataille , de nom ;
Messire Jehan de Chaalon ,
Qui de ses nobles escuiers
Fit lors vingt et six chevaliers ;
Estienne de Saint Georges fu
160 Près de la bannière en vertu ;
Huguenin de Sens la portoit.
Le seigneur de Troppez * estoit
En l'estour , et cellui d'Ingny ,
Et sire Jehan de Choisy.
165 Sire Charles de Guillonnet *
Fu en la bataille de fait;
Sire Gauslier de Chastenay ;
Et messire Jehan d'Annay ;
Sire Jehan Bioche ^ y fu ,
170 Et aussi le sire de Bu ;
* Croppez, dans les mémoires précités.
2 GaiÛonnet, ibid.
' Prioche , dans les mémoires précités.
m
m
310
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
311
Sire Pierre de Fontenay
Et le bon seigneur de Fonçay ,
De la Chaine sire Symon ,
Sire Anlhoine de Thoulonjreon :
175 Si fu Oudart de l'Espinace
En ce jour; Marguet et Fouçace.
Jehan d'Ormoy y puis nommer,
Et le bon seigneur d'Oyseber.
Sire Guillaume Sandoiers
180 Y fu , ce nous dient les vers ;
Et le bon seigneur de Réy ,
Et les deux enfans de Mailly ,
Sire Pierre de Beffraumont
Et messire Henry. Ceulx sont
185 Grandement à recommander.
Et si doy en honneur nommer
Messire Jehan de Manut;
El le sire de Maigne y fut :
Messire Jehan de Baudré ,
190 Et de Choisel * messire Ame.
Moult firent aux Hédrois de han.
Et messire Anthoine de Cran ,
Messire Jehan de Cusance ,
Et messire Jehan de France *,
195 Le bon seigneur de la Viéville
Y fut , et celle de Neufville.
Là fut sire Aubert de Canuy ^ ,
Et le bon seigneur de Genlly ;
Messire Philippe d'Harcourt
200 Et sire Jehan de Houcourt 4;
Cil Saint-Ligier de Beauvoir;
Miraumont doi ramentevoir ,
Et le bon chastelain de Lens,
* Cloisel, dans les mémoires précité*.
- De Flandres f ibid.
' Cauiiy.
* HoHcourl, dans les mémoires précilét.
Qui avoit o luy belle gens.
205 Le bon seigneur de Longueval ,
Sire Allain, y fut à cheval ;
Et messire Jehan pour vray
De Sognez * y fist bien le stay ^*.
Carmaret bien s'y esprouva ,
210 Aly de Bonnay y frapa.
Si fist Anthoine de Villiers,
El le seigneur de Louvilliers.
Sy fu Jehan de Sainl-Aubin ;
De Salegny sire Bourdin;
215 Messire Ponce Périlleux ,
El sire Jehan de Fosseux ;
De Humières messire Andrieu ;
Si fu avecques lui Mathieu ^.
Si fu le sire de Manures , . •
220 Et le sire de Herbaulures ;
El de Vaulx y esloil Robert ,
Chevalier ysnel el appert.
Et le sire de Rosulboys
Moult y avoit de beaux rabojs.
225 Si fu le sire de Beufort ;
El ce jour s'y esprouva fort
Messire Jehan de Bailleul ,
El sire Jehan de Monreul ;
Messire Rollan de Ulquerque*.
230 El sire Henry de le Lerque ,
Et le damoisel de INasso ;
Si fu le sire de Dyo.
Sire Guillaume Thignonville
Fu ce jour en armes habille ;
235 Car il esloil ambassadeur
De noslre roy à grand baudour.
« De Lognez, dans les mémoires précités. ' Mahieu, dans les mémoires précités.
2 Je crois qu'il faut lire : y fut , bien le sçay. * Dunqueryue, ibid.— I>e le Lèque , ibid.
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il
312
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
313
Si fu le sire de Sempy
En arme , et celuy de Jussy ;
Et messire Jehan de Roye ;
240 Raoul le vicomte, à grant joye
Y fu, qui tout honneur souhaide,
Et le sire de la Hamaide,
Lallain, Bossut avecq Floyon,
El cil de Quesnot en son nom ;
245 Cil de Ligne , et maint Hennuyer '
Ce jour furent moult à pfisier.
Avecq eux fut Robert le Roux ,
Qui aux Hédroys fust moult escoux.
Griefs tourments leur fist endurer.
250 De Lesque vous y puis nommer
Messire Guillaume , pour vray.
Et de Rotelois , bien y sçay
Nommer le seigneur de Sorbon ,
Et ses frères qui furent bon
255 Pour faire aux Hédroys moult de maulx ,
Et messire Jehan de Vaulx.
Si fut Aruet de Maumont ,
Vuilace de Haisellemont,
Et de Becquefin le Françovs.
260 Y ot un chevalier courtoys,
Dont dire puis bonnes nouvelles ,
Messire Jehan de Courcelles. •
Ce jour y fust Gérard de Guaix.
Et Girardin son fils moult gaix
265 Y fu , et son frère Henry ,
Et Guillaume, L'eslay d'Espy *,
D'Oilonville qu'on doit nommer ;
Herbertfaut, ne doy oublier,
Bien se maintint en son harnoys,
ï Dans les mémoires précités , il y a Jelestay lire : Je le sçay de /y , ou plutôt , pour la mesure
fUfy. Ce n'est point là un nom propre, il faut du vers, le sçay de /y.
270 S'en y ot ung de Gastinoys,
Chevalier en armes habille ,
Sire Hélyon de Jacqueville.
Son escuier doibs mettre en compte,
Qu'on nomme Robin le Vicomte;
275 Trouillart de la Trimouille aussy
Avec Olivier de Crully *,
Et plusieurs nobles escuiers.
Si ot de nouveaux chevaliers ,
Bernier ^ Jehan de Neufchastel.
280 Georges de la Trimoille bel
Se maintint en l'estour félon ,
Et Guiot, le seigneur d'Uchon;
Ces deux si sont cousins germains.
Le seigneur de Chasteau-Villains ,
285 Cil de Cottebrune par nom ,
Et le bon seigneur de Raon.
Robert de Flandres fu ce jour
Chevalier , par sa grand vallour ,•
Et son noble frère Victor.
290 On fist adoncq sonner maint cor.
Messire Loys de Guistelle
Y ot compagnie moult belle;
Et le bastart de Dicquemur
Ne se tint pas ce jour en mur.
295 Messire Jehan de Disgongne
Y fu, l'istoire le tesmongne;
Bien y féry pour voir la fiche;
Et le bon seigneur de la Guiche
Fut chevalier; et dit la voix,
300 Cil conduisoit les Charroloys.
Picquars, Hennuyers, Bourgoingnons ,
Flamens , et maintes nacions
> Coully (noie de l'éditeur des mém. précités). * Premier^ dans les mémoires précités.
40
314
ANALECTA LEODIENSIA.
Firent aux Hédrois griefs tourment ;
Et sachiez certain que les gens
. 30i> De delà s'y rendirent fort;
Car moult estoit grant leur effort;
Et s'estoient mis dessus ung mont.
Messire Jehan de Jeumont *
Leur pourchassa cruel dolour ;
310 Car il a voit passé maint jour
Qu'il avoit esté à Paris
Devers les haux princes eslis
Pour Jehan de Bavière aidier ,
Et pour ces Hédrois abaissier ,
315 Qui tout vouloient surmonter,
Et les nobles suppéditer.
Quant tretous furent assemblé,
Ce jour , par le commant et gré
Du très-noble duc de Bourgoingne ,
320 Pour mieux ordonner la besoingne
De la très-crueuse bataille ,
Fu establi , ce n'est pas faille ,
A déviser le grand hustin.
Lors messire Guissart Dauphin ,
325 El messire Vuitace de Bours,
Avec le bon seigneur de Dours,
Pierre de la Trimouille en nom
Chevalier fust par son renom ;
Près du noble duc se tenoit ,
330 Et moult grant plaisance prenoit
A regarder sa contenance ;
Car par sa très-haulte vaillance
Voult eslre devant, pour certain.
Adoncques vindrent main à main
335 Ces gens d'armes des deux parties ,
' L'édileur des mémoires précités avait im-
primé JenmoHt, et il a cru deToir rectifier Jau-
mont. Je préfère Jeumont.
ANALECTA LEODIENSIA.
315
Qui griéement furent départies.
Leur devoir firent ly archers
Ce jour, et ly arbalestriers ,
Et ces nobles gentils héraulx
340 Qui tant sont nobles et loyaux.
Ménestrels se faisoient oyr,
On faisoit trompettes bondir ;
Canons, bombardes décliquoient,
Et ces gens d'armes y frapoient.
345 Le noble seigneur de Helly ,
Cil de Vasse et cil de Crouy ,
Cil de Noyelle , de Vuyon * ,
Et plusieurs dont ne sçay le nom ,
Qui d'ainez servent '^ la selille ;
350 Et Enguerran de Bournonville ,
Qui a esté en aultre lieu ,
Aux Liégois jouèrent d'un jeu
Dont ils ne se donnoient garde.
Car toute leur grant ^ avant-garde
355 Oii il avoit, par justes sommes,
Bien quatre cens de gentilshommes ,
Allèrent derrière assaillir
Liégeoys , à la fin que fuir
Ne puissent aucunement.
360 Et là firent si grant content ,
Qu'on doit de leur valeur parler.
Mais je vous puis pouvoir compter
Qu'oncques nul semblant de partir
Ne firent Liégeois à ce juir * ;
365 Ains se combatirent moult bel.
Comme hardy , preux et ysnel ;
Car ils estoient gouvernez
Du fort seigneur de Pervehez ,
» IVoyelU h Vuyon, des mémoires précités. ^ Grant, manque ibidem.
> VAinez tevent, dans les mémoires précités. * Jour, ibidem.
316
ANALECTA LEODIENSIA.
Qui trestout le temps de sa vie
370 Saigement et sans nulle envie
S'esloit gouverné noblement ,
Jusques à ce jour proprement ,
Que par très-folle convoitise
Qui maint cuer embrase et atise,
375 Fist son fils seoir ou hault siège
De la seigneurie du Liège.
Adoncq failly sa grant science ,
Gentillesse et vraye audience,
Quant aux conjurez s'assenty
380 Et les francs hommes relenquy * ,
Dont il receut cruel dolour;
Car il en mourut en l'estour,
Et son fils et tous leurs aidans.
Mains barons nobles et puissans
385 S'esprouvèrent à la besoingne
Avec le franc duc de Bourgoingne,
Et les haulx princes dessusdits :
Chacun avoit hardement pris
De faire d'armes le mestier ;
390 Mais à présent n'est pas mestier
D'en dire toute l'ordonnance,
Fors que la plus belle substance
Nos gens s'y voulrent tant peiner
Que Liégeois firent reverser
395 En telle manière , sans faille ,
Que la très crueuse bataille
Ne dura une *, ferme et seure,
Pleinement la valeur d'une heure,
Que Liégeoys furent desconffys ,
400 Par les nobles seigneurs de pris.
I Ce dit l'istoire par tel sens ,
I Reliquit, abanduDna, laissa.
* Ne serait-ce pas mie f
ANALECTA LEODIENSIA.
317
Que trente mille de leurs gens,
Ou plus, demoura en la place.
Et se j'avois bien espasse
405 De tous les haulx faits déclairer ,
Et les nobles seigneurs nommer.
Moult diligemment l'escriroye
A l'honneur , révérence et joye '
De celui pour qui l'ai empris ,
410 Lequel est de si haultain pris,
Que depuis que l'eure accomplie
Fu, et la bataille finie ,
Pour sa grant puissance monstrer
Voult quatorze jours deraourer
415 Près de la bataille environ,
Sans ce qu'en chastel n'en donjon
Soy voulsist loger nullement ,
A la fin que s'aucune gent
Luy vouloient estre nuisant ,
420 Pour ce fait venissent avant ,
Et ils y seroient recéus
Et en ce terme, sans reffus.
Liège la très-puissant cité ,
Tongres , Saintron en vérité ,
425 Huy, Dinant et maint autre ville
Se rendirent , ce n'est pas guille.
Aux princes crièrent mercys.
Si qu'accordé leur fust respis ,
Jusques qu'ils vindrent présenter
430 Corps et biens, sans rien excepter;
Et de leurs plus prochains amys
Furent adoncq plusieurs eslis ,
Qu'ils délivrèrent en hostaige ,
Pour accomplir double couraige ^ ;
' Ouvraige.
.318
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
319
435 ^
Et pour plus plainement ouvrer
Et obéissance accomplir ,
Aux princes Touidrent requérir
Justice de tous les Hédrois,
440 Dont il connaissoient les endroiz;
Et les firent lier sur chars.
Là fut décollée leurs chars
Pour la très grande forfaiture.
En ce DQonde n'a créature,
445 Pour tant qu'il ait entendement ,
Qui plaindre doye nullement
Leur mort ; car passé cinquante ans ,
Ne fut prince tant fust puissant ,
Qui en péust venir à chief.
450 Dont c'estoit dommage et meschief ;
Car souvent on fait décoler
Plusieurs nobles , et désoller
Leurs lieux et habitations.
Tout le pouvoir des Bourgoignons ,
455 Ne fu pas à celle journée.
Quant honneur leur fust adjournée,
Comme vous oyez en ces vers,
Premiers le conte de Nevers *.
Frère du franc duc Bourgoingnon ,
460 Vint devers son frère de nom
Huict jours après la grant meslée ,
La quelle ot esté si hastée
De Liégeois , par folle ordonnance ,
Que le conte de grant puissance
465 N'y peut oncques venir à temps;
,Dont il fu durement dolans;
Et ceulx qui estoient o luy,
» Il manque ici un vers. IVevers, ibidem.
2 Le bon conte ou plutôt le bon euens de
Le noble conte de Joingny ,
Rimaucourt , le seigneur puissant ;
470 Raoul , le seigneur d'Austrevant ,
Amé de Viry , Savoyen ,
Et Viennois, ceulx sçay-je bien
Qu'ils vindrent après la besongne
Devers le franc duc de Bourgongne.
475 Dont sa force multiplia.
Et de très-bon cuer festia
Son très-chier frère signeury ,
Et ceulx qui estoient avec luy
Venus en foy et en amour.
480 Et puis au quatorziesme jour
Le noble duc se déparly
De ce pays, par tel party
Que grant joye vouldrent mener
Ceulx qii'o luy ot voulu mener ,
485 Pour la victoire très-haultaine
Qu'orent en la terre lointaine.
Pressés * sont de leur fort tenir ;
Ensemble vouldroïent mourir ,
Ains que souv'nance fut gardée.
490 Cil qui ceste chose a dictée
Ruelle 2 à tous escoutans prie
Que chascun de cuer s'humilie ,
En priant Dieu dévotement;
Que le duc de Bourgoingne gent
495 A luy ceulx que j'ai renommez ,
Et ceulx que je n'ai pas nommez ,
Veulle en tel estât maintenir
Que l'amour Dieu puist déservir
A l'onneur de sa fleur de lys ,
500 Et de tous ses nobles amis.
Amen.
» Presit, tervir dan» le« mémoires précité». - Nom de l'auteur de ce poëme.
n
f-i
320
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
321
V.
LES SENTENCES DU LIÈGE ',
Plusieurs désirent à sçavoir
Du fait de ces Liégeois le voir;
Et j'en dirai selon mon sens.
Premiers , nos seigneurs sont d'assens
5 De mettre et tenir en leurs mains
Tous leurs privilèges au mains ,
Et qu'ils soient portés à Mons,
Car de ce sont-ils bien semons ,
Avec toultes les alliances
10 Ësquelles avoient fiances.
Jà jurront que sans transporter
Auront tout voulu apporter;
Où jà n'y aura si privé
Qui à toujours n'en soit privé ;
15 Et à Liège et aux aultres villes ,
Qu'on ne doit point tenir pour villes ,
Ne seront plus maistre nommé
Mais bailli, prévost renommé,
Maieur et aussi eschevin ,
20 De par le seigneur, sans convin
Faire d'amis ni de lignaige,
D'ailliance ne de vignaige,
Fors au plaisir , chascune année ,
Du seigneur. Et est ordonnée
25 La chose qu'ils renderont compte
Au prince , qui vault bien un comte.
Et est ordonné par manière
1 Extrait de Touvrage cité ci-dessus, p. 304, note 1.
Qu'il n'y aura nulle bannière
De confrairie ne aultrement,
30 Qu'il ne faille apporter brefvment
Aux commis pour en ordonner ;
Et si ne pourront pas donner
De bourgeoisie le renom
A homme , tant soit de bon nom ,
35 S'il n'est es villes résidens,
Sans ce qu'il puisse par dedens
Tenir conseil, et nullement,
Si ce n'est du consentement
De leur seigneur et cappitaine.
40 Et c'est aussi vray comme espit
1
Que d'armes ne feront plus port
Contre le roy, pour nul rapport
Ne contre le cuens ^ de Namur ,
Pour grever fortresse ne mur.
45 Et s'est dit, ne m'en doy passer,
Que se Françoys veulent passer
La rivière, ils auront passaige,
Et se Liégeois estoient bien saige,
Ils livreroient, sans enchiérir,
50 Les vivres qu'on doit bien chérir.
Et saichez bien , ne vous ennoye ,
Aussi qu'il n'y aura monnoye
Des princes qui là ne soit prinse.
Et si feroïent grant mesprinse
55 Se par eulx estoient ravallée.
Et au lieu , qui n'est pas vallée,
Où fut la bataille mortelle ,
Si grant que pieçà ne fu telle ,
Sera faitte une belle église
60 Des princes de nom sans faintise;
' Lacune d'un vers.
^ Le comte.
41
^1
322
ANALECTA LEODIENSIA.
Quatre preslres y seront mis ,
Et deux clers ; iceulx entremis
Seront de prier à la Dame
A qui fuymes de corps et d'ame.
65 Monseigneur de Liège donner
Y doit de rente et ordonner
Deux cens escus à chaque année ;
Et pour souTenance, ordonnée
Sera une messe en septembre ,
70 Vingt-trois jours , et bien m'en ramembre
A Liège dite , à Saint Lambert ,
Pour tous ceulx qu'avec maint haubert ,
Trespassèrent à celluy jour.
Que le roy du trosne majour
75 Les veulle mettre en bonne sente!
Et si vueil bien que chacun sente
Qu'es nobles églises d'entour
On en doit prier par bon tour.
Ou chastel de Huy , sans essay ,
80 Stoquehan * , Bouillon et Yssay ,
Feront garnison du seigneur;
Et aussi ly bon gouverneur
Y pourront entrer et yssir ,
Sans ce qu on les doye nuisir.
85 Et qui Touldroit contre aller ,
Ceulx du chapitre au par-aller ,
Les doivent ayder à pugnir :
Et ceulx qu'on ne pot pas tenir ,
Qu'en aultres lieux ont fait leurs nis,
90 A toujours mais seront banis.
Ceulx qui estoïent des Hédrois ,
Et qui furent de faulx endroits,
Qui jamais les pourra tenir
On les fera griefvement pugnir.
ANALECTA LEODIENSIA.
95 Et tous ceulx qui les soutiendront
Penance pour eulx porteront.
Et ceste histoire nous raporte
Qu'à Thuin ne demoura porte ,
Ne mur qui ne soit accomplis ,
100 Débattus et fossés remplis.
Fos Dignant avec com....
Auront pour leur mauvais *
La pareille pugnicion ,
Sans avoir excusacion.
105 En salle, en pallais, ni en chambre,
Et sur la rivière de Sambre ,
Ne demoura nul fort moustier ,
Qu'on n'en fasse pierre et mortier
Abattre pour oster leur force ,
110 A la fin que nul ne s'efforce
De Hènault nullement grever.
Et pour ce fait cy achever ,
Dit est que fortifiement
N'y aura jamais nullement;
115 Et à Tongres fra-t'on abattre
Une des portes sans débattre ,
Quarante piez de mur en tour
D'un lés et d'aultre de la tour
Vers Tref * , et feront raemplir
120 Ceux de Tongres, et accompUr
Ouvréement le grant fossé
Devant Tref ^, contre leur seigneur.
Et aux Liégeois par ordonneur ,
Pour compensacion de frez
125 Que les princes ont pour eulx faiz
Fauldra un aide paier ,
323
1 II faul lire
I Slockhem.
Foste, Dig^naot avec Couvin
Auront pour leur roauvaii dessein.
2 Ainsi dans les deux éditions , mais il Caul
lire Trec , Maestricht.
3 Trec.
â
•îs
324
ANALECTA LEODIENSIA.
Que je puis nombrer et noncier
A deux cens et \ingt mil escus.
Et de tout sans faire reffus
130 Ont livré suffisant hostaig;es.
Et si doit estre en leurs usaiges
Qu'aux lettres faire et deviser
Sera mis que , se rebeller
Vouloïent en quelque partie,
135 Deux cens mille escus, sans partie,
Paieront pour leur meffaiture ;
Cinquante mille, c'est droiture.
Au noble et puissant empereur ;
Autant au roy; et le seigneur,
140 C'est asçavoir, je vous témoigne.
Le très-puissant duc de Bourgoigne,
Et de Hénault le franc primier
Qu'on doit aymer et tenir chier ,
Chacun cinquante mille auront
145 D'amende, se ceulx se mesfont.
Telle est devisée la somme.
Et s'il avoit ung pape à Rome,
Ou un arcevesque à Coulongne,
Qui pour la divine besongne
150 Et service du roy puissant,
Feissent évesque , tant soit grant ,
Ne pourront aller au contraire
Leur seigneur, pour tous bien à traire;
Et son évesque pugniront
155 Tous ceulx qui au contraire yront.
Et aussi il est ordonné
D'en faire lettres , et donné
Sera aux villes pour savoir
Tout le fait de leur escavoir;
160 Et aux princes pareillement
Le feront, pour monstrer comment.
ANALECTA LEODIENSIA.
Par certaine obligacion ,
Tendront , sans allégacion ,
Tout ce que vous ai récité
165 Es villes et en la cité ,
Tous jours par bonne intencion :
Cy prent mon dit conclusion.
Explicit dictum.
VI.
s'eWSIEULT la complainte de la cité de LIÈGE *.
Orgueul , mortel anemi de virtu ,
Fol et despit, tout plain d'oultrecuidance.
Qui te couva? las! ne de quoy n'os-tu
, Que d'effacier bonté , sens et prudence ?
5 Malheureux sont qui danssent à ta dànsse.
Et qui se veullent dessus tes thois juchier :
La fin d'orgueil est de hault tresbuchier.
Cascun le peult sceurement regarder,
Qui veult à moi et mon fait prenre garde ,
10 Car de tes las je ne m'ay sceu garder,
Quant je ne prins bon conseil pour ma garde.
Saiges seront qui feront arrièr' garde ,
Qu'ils ne soient comme je suis souspris :
Par fol cuidier sont les plus soubtilz pris.
15 Je cuidoie telle estre ma puissance ,
Par force de peuples et de villes
Que on ne me peust faire quelque nuysance ,
> MS. n" 7262 de ia bibliothèque royale de $ieurs pièces de Georges Chastelain.
Bruxelles , volume dans lequel se trouvent plu-
325
326
ANALECTA LEODIENSIA.
Combien que eusse pensées assez villes ,
Et que je y fisse des envois inchivilles,
iO Par toy , orgueil , tout na'estoit d avantaige :
Le seur estât n'est pas en hault estaige.
Par toy je pers mon honneur , mon renon ,
Plus ne seray Liège la renommée,
Muer me fault doresnavaut mon nom ,
25 Liège j'estoie, serve seray nommée.
Car de la fin la chose est dénommée,
Quant l'ouvraige est acomplit et parfait :
Justice veult qu'on pleure son me£Pait.
Ai-ge raefiFet pourquoy doie plourer?
30 Oui certes , se je congnois sois mon cas ,
Car j'eusse peu bon conseil implorer,
Mais las ! j'ay creu inexplois avocas
Plus rigoreux qu'à soris ne sont cas
Dont je suis chupt en la malle adventure :
35 Mal charie qui verse sa voiture.
Le difiFérent de monseigneur et moy
Aulcun estoit; c'est chose assez commune
Entre peuples vivans en une loy.
D'estre aseuré , qui est chose tout une ,
40 Souvent advient; j'ay monté sus la hune
De hault orgueil , pour mon fait maintenir :
Raison n'y veult oultraige soustenir.
Ne sçay comment excuser mon de£Pault,
Ne comprendre ne puis qu'il me failloit;
45 J'ay trop erré , confesser le me fault ;
Asotté suis et nulz ne m'assailloit ;
A mon advis bon droit me deffailloit,
Au souverain povoie avoir secours :
ANALECTA LEODIENSIA.
Pour rendre droit sont fais prince et cours.
50 Ainsy le fait mon prélat, mon seigneur
Car le chemin luy a samblé très-bon ,
Il n'a requis ne plus grant ne myneur
Ne son frère puissant duc de Bourbon.
Mais il nous a plus noirchy que carbon
55 Par enssans d'églises et interdis :
Qui contempnent l'église sont maudis.
Plusseurs accords m'ont estes présentez ,
Qui sambloient justes et raisonnables ;
Le peuple et moy nous sommes exemptez
60 Du vray seigneur , par fais desraisonnables
Et avons prins aydes variables
Huy de gardins et de mains de manbours :
Variétée confont villes et bours.
Encoire est plus mon esteur à reprendre
65 Car j'ay esté plus foibles qu'est l'ongnon ,
Quant ma volu à paix et grâce prendre
Le très-noble puissant duc Bourguignon ,
Comme s'il fust ung petit compaignon.
J'ay par despit assailli son pays :
70 Folie emprinse sont les folz esbahis.
Et pour ce , ces bourgoîsses et bourguois ,
Villes , cités , qui vives en beubans
Oés mes plours, chrestiens, payens, grigois;
Le fol cuidier vous font sièges et bans
75 Apoiez-vous , vous avez tous voz bans
Votre espeuse sera confussion :
Le fol cuidier n'est point abusion.
Se vous vouliés aviser que j'estoie ,
327
•4
328
ANALECTA LEODIENSIA.
N'a pas ung mois, qui n'est gaires de temps,
80 Vous trouverez que tel povoir j'avoie,
Que contre tous je tenoie les champs ;
Nommée me puis ad ce jour des meschans ,
Constraincte suis à rompre murs et tours :
Fortune fait à foible et fort ses tours.
85 Tongre , où es-tu , la puissante et la forte
Qui souloies résister aux Romains?
Tu estoies de terre et mer la porte
Et maintenant tu n'as ne soies ne mains
Avec moy désolée tu remains.
90 Car toy , ne moy ne cresme d'homme conte :
Péchié paie les siens en fin de compte.
Où esles-vous Saintron , Hasle et Los ,
Waryne, Vize, Bloicq, Brée et Cuvin,
Herlc , Scoenhercle , Buiilon et s'os ,
95 Le fort Dignant avec Tongre et Tuin?
Trop vous ont meu cervoise , houppe et vin ,
Traire vous fault, voz murs sont abatus:
Ceulx se taisent qui sont les plus batus.
Vous seize estiés toutes villes frumées,
100 Et vous estes réduittes en villaiges
Par menchongnes et bourdes affermées
Qu'on vous disoit. C'estoient fauls vissaiges
Pour vous mouvoir en estranges usaiges ,
Dont la mal eur vous oppresse et restrainct :
105 Celuy qui trop embrache mal estrainct.
Et moy qui estoie et suis vo mère ,
A qui aviez à toute heure recours ,
Et je suis celle qui dolleur plus amère
En ay porté et porteray tousjours.
ANALECTA LEODIENSIA.
110 J'ay attendu resconfort et secours.
Du trop long temps qui mal ont esté prés :
Il n'est si fort horion que de près.
Prochain estoit celuy qui m'a frappé ,
De toutes pars me chaint et avironne ,
115 Tant l'ay tempté qu'enfin il m'a happé;
Dont ly mondes de gloire le couronne ;
Des malheureux j'en porte le couronne.
A fol pensers ainsy souvent advient :
Qui mal pense, droit est, se mal ly vient.
120 Avec mes pers, ma très-chière chainture ,
Qui de haulx murs et de tours me chaingnoit ,
On m'a donné resconfort et painture ,
Disant que la main de Dieu se saignoit
Pour mon bon droit; mais du nez on samoit
125 Quant on devroit dire , je te deffie :
N'est pas saiges qui en parie.
Le long repos , le joie et le sollas
Où j'ay esté par sy longues anées ,
M'a diffrenée , dont me fault dire : hélas !
130 Car j'en porte l'angoise par années.
Mes vielles plaies estoient bien sanées,
Que j'avoie eu l'an mil iiii'' et huit :
Or , tienné-je que le trop gratter cuit.
Encore estoit l'autre playe garie ,
135 Que j'avoie l'an xxxii recheu;
Mais le rosel qui à tous vens varye ,
Que tenoye pour apoyer m'a déceu.
Je deusse avoir par bon advis concheu
Que je payay lors des nobles par mille :
329
,**
42
r:
à.
330
ANALECTA LEODIEINSIA.
140 A membre mort vient tard la camamiHe ^.
ANALECTA LEODIENSIA.
Qui bien se sent ne doit muer propos.
331
S'il me fut bien souvenu de Dignant,
Et jour et nuit, sans jamais oublier,
Dormant, veillant et souppant et durant,
Besogne m'eust esté de m'alier
145 A cil qui fait mon malheur deslier;
Car de mon mal Dignant fut le mësaige :
Eureulx est chil qu'autruy péril fait saige.
Vignes et prez et terres labourables .
170 Bois et forés plaines de venoisons ,
N'ont contenté mon peuple variable ,
Ne rivières plaines de bons poissons ;
Mais tout ainsy que ung tropel d'oisons
En murmurant se sont tous eslevés :
175 Ceulx qui meschief sont trop matin levés.
■r
Qui regarde ma situation ,
Mon ayr, mon lien, mon estât, mon pourpris;
150 Trop plus grande est ma désolation
Que je ne l'ay encore en ceur compris;
Car entre aultres cités avoie pris
De défier et de peuple et de force :
Riens n'est sy fort que puissance n'efforce.
155 Assize suis sur rivière courans ,
Em prés rians et délictables ysles ,
En vignobles, sur montaignes plaisans,
Et en terre de labeur très-ferlilles ;
Maisons, palaix ay fais d'œvres soubtilles;
160 Cascun illecq venoit en sa plaissance :
Après plaisir vient souvent desplaissance.
Mais quel pays tout plain d'aménité !
Comme ce fust ung paradis terrestre !
Se Dieux vouloit en sa divinité
165 Terre habiter, il ne porroit mieulx estre.
Or, n'ai-ge sceu considérer mon estre,
Ne moy tenir en ma paix et repos :
* Camomille.
En richesse et en bien babondoiè ,
Cascun du sien habondamment vivoit;
Marchandise ne couroit pas la voie ,
Mendicité nulz des myens ne sçavoit ,
180 Et de mon heur ung grant vil y avoit.
Car peuple avoye en aultres moins peureulx :
C'est grant malheur avoir esté heureux.
Assez avoye et parens et cousins,
Quant j'estoie en la puissante cité ;
185 Mais maintenant n'ay lontaings ne voisins
Qui condeullent mon infélicité ;
J'ay contre moy le prince concité ,
Qui me porroit de tous maulx garantir :
Travail à fol fait son eureur sentir.
•
190 Estre povoie en estât et vigueur
Par bonne paix , et jà m'estoit donné.
Dès l'an passé , par ma folle rigueur
De mon orgoeil je l'ay habandonné ;
Le bon prince le m'a voit ordonné,
195 Or m'a monstre qu'il n'en est point content •
Riens n'ofiPence prince plus que contemps.
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33â
X ANALECTA LEODIENSIA.
Prince le dis , prince le faull nonomer ,
Car il noonslre qu'il est prince clément ;
Et c est ce qui le fait plus renommer
200 Que de clémence uzer publicquement;
Car pardonner à tous est meisraement
A ceux qui sont par lu y suppéditez :
Clémence tient royames et chités.
Sa clémence vous veul-je racompler ,
205 Car il avoit contre my cent mil hommes ,
Son les eu peult à loysir bien compter ,
Qui nous povoient abattre corne pommes ,
Moy et mes gens qui en vie encore sommes ,
Sa clémence nous a tous respité :
210 En tous temps est bien en saison pité.
Je présuraay de premier assaillir
Dont j'euch à cop quattre mille hommes mors ,
Et commenchoit jà le jour à faillir
Sy fu constrains à retenir mon mors.
215 Je euch adont grans regrez et grans mors ,
Tournant le dos à ma grande vergoingne :
Congnoistre fault ce hault duc de Borgoingne.
S'il eust siévy , tout estoit despéchié ,
Car nous fumes comme gens desconfis;
220 A cesle heure meur estoit no péchié ,
Qui en orgoeil avoit esté confis ;
Onques encore sy grant sens je ne fis
Que de fuir , car je demeure en estre :
Passer falloit par l'huis ou la fenestre.
225 Siévir me fist , ne siévir ne volu ,
Car nous n'estiesmes que brebis esgarées ,
ANALECTA LEODIENSIA.
Mais par son sens et clémence yl conclu ,
Que mieulx vallent oflFenses réparées ,
Que ne font villes du tout désemparées ;
230 Car vengance ne proiffite en nul lieu :
Qui de vengier se déporte, ensieult Dieu.
Pitié m'a meult le bon prince piteux
A recepvoir mon amende honnorable ,
En chemise et larmiant des yeulx,
235 Et de mes biens amendes prouffitables
Pour mes mefiPais qui m'est chose agréable ,
Car le surplus ne demeure : et la vie
Le respilée est en joie ravie.
Seulle ne suis enferrée en bruine ,
240 Aultres y a qui m'est un resconfort,
Qui sont chultes en plus grande ruyne ,
Qui avoient peuple et povoir plus fort
Que je n'aye , pour quant ce vient au fort.
Je conforte par ce point ma maisnie :
245 Aux maheureux est solas corapaignie.
Tesmoings en sont Troye , Rome , Cartaige
Et Nynive , l'orguilleux Babillone ,
Jhérusalera , avecque le portaige
D'Alexandre le grant , roy de Macédonne ,
250 Thèbes et Athènes, qui fut grande besongne,
D'aultres assez dont il ne ressort une :
N'est sy puissant qui puist contre Fortune.
Encor doy-je mon Dieu regracier
Qu'entières sont mes maisons , mes églises ,
255 Et sy le doy loer et merchiier
Que je n'aye eu femmes ou filles prises ,
Qui est contre les usaiges et guises
333
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334
ANALECTA LEODIENSIA.
Des anemis en ville de conqueste.
Sy m'en resjoy : dolient ceur fait bien feste.
260 Gens d'église , bourgois et laboureux ,
Et vous nobles qui estes aveuglés ,
Confessés- vous que vous estes heureux ,
Quant vous estes de l'erreur désenglez ,
Où vous estiez tenus et enanglez,
165 Soyez contens , considérés le bien :
Après perte très-souvent pert-on bien.
Prendés confort et contempnés voz pleurs ,
Doncques veves, mariez et pucelles,
Faittes boucqués et chappelles de fleurs
270 Pour vous parer, jovenchiaux, jovenchelles ;
Resjoissiés-vous , dames et anchelles,
Et vous veulliés à lyesse réduire :
Après pluie voit-on le soleil luire.
S'en gré prenons , Dieu nous regardera ,
275 Comme il fist Job, qui prist en pacience ;
Et le souflFrir plus nous relèvera
Que ne fera despite impatience ,
El qui voira lire en sa conscience,
Nous dirons tous : Bien l'avons déservy :
280 Dieu cascun paye , ainsy qu'il a servy.
C'est nostre mieulx porter paine en ce monde
Pour nos meffais et nos transgressions,
En ce qu'en suyte en soit nostre âme monde
Par les travaux et les pugnitions
285 Que soufFerons, dont obtenir puissons
Pardon de Dieu , tant qu'il ne soit mémoire
De nos deffaulx et qui nous doinst sa gloire !
Expltcit la complainte
de la chtté de Liège.
ANALECTA LEODIENSIA.
VIL
SENSEULT LA COMPLAINTE DE DlGNANT ^
335
Je l'orguilleuze , obstinée Dignant ,
Orible arsin de juste divin yre.
Hideux exemple et miroir ruyant
De tous mauvais du monde mantenant,
5 Desquelx on peult mal penser et mal dire ,
Plaine de raige, impossible à descripre ,
En propre orguel vaincue et prise d'armes :
Chiel , terre et mer , je semons à mes larmes.
Riche, poissant, belle et bien composée,
10 Fu-ge à trois jours du monde en hault bruit l'une,
Des biens du chiel servie et arrouzié,
Quize de loing, de fortune baisié,
De cler soleil et de fertille lune ,
Mais aweuglée en l'orguel de ma hune ,
15 Non redoublant hault roc ne mer parfonde,
Suis aujourd'huy l'opprobre à tout le monde.
A très-hault roc tout de gré me suy prinse ,
Contant à rien son inscrulable abisme ,
Dont Dieu , qui bel tout euvre mal aprise ,
20 M'a fait chéoir, confuse en l'entreprise ,
Et terminer mauldit à tout mon criesme.
Sy ne fault pas que je m'en envenyme
Contre homme nul , ne fortune en pareil ,
Fors à mon propre orguilleux appareil.
25 J'ay pressumé d'aguisier ongle et corne
' N» 7263 de la bibliothèque royale de Bruxelles.
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336
ANALECTA LEODIENSIA.
Pour graffiner et amanduir ' roche
Pressant oreille à vent d aiiltruy flagorne ,
Dont je perchoy que fortune me sorne
Et ma tourné l'enviers de sa taloche ,
30 Sy ne voy pas criant à son de cloche
Ce qui m'en est , par qui , ne de quel lieu ,
Mais tout venra à compte devant Dieu.
A très-maudicte et à très-dollente heure ,
J'ai propre erreur d'aultruy erreur acrue,
33 Combien que tart goustant je la saveure ,
Et ne me sert se j'en crie ou j'en pleure ,
Qu'en mien qu'autruy péchié mort m'a férue.
Sy n'en est pas la vengance sy drue
Que je ne vaille avoir ce que j'en ay :
40 J'ay trouvé paye au lez où j'enclinay.
O folle , esrant , yvre cité Lyégoise !
Peuple endurchy en toute ingratitude,
Prompt à fureur et de bestialle noise
Et dont le pas à tous bons chrestiens poise
45 Et tourne à grief d'humaine valitude !
Entens droit-cy à ta béatitude ,
Entens moleste et ingrat peuple en ville,
Te mire en moy, hier fière aujourd'huy ville.
Spectant te mire en mon cruel oultraige ,
50 En ton orgoel ta seur compartaige;
Boute tes yeulx hors de ton frenestraige ,
Et vieng véoir le fourdian oraige
Chéu sur moy, ployant à ta rihotle;
Ne n'est veau saulf, brebis ne cabrioche *,
55 Tour , mur , maison ne fort ; tout gist en cendre
E«t-ce rendrt doux eommt amande , ou une
corruption de amadouer?
^ Chèvre.
ANALECTA LEODIENSIA.
Devant les yeulx : peulx le pareil attendre.
Orguel mouvant de craisse et de trop d'aise
M'a boursoufflé le ventre et le poitrine ,
Sy m'en est prinse orible fin mauvaise ,
60 Comme en pareil , par ton erreur punaise ,
Tu tireras , ne faulras à l'estrine :
J'en suis goûteux exemplaire et droiture
A tous villains rebelles populaires :
Liège suis sieuls , j'ay rechupt mes sallaires.
65 N'eau ne chiel ne souffiront orguel croistre ,
Ne villain germe aucun efifëct produire;
Dieu het orgueil et humain mescongnoistre ,
Tous il les plane , boutans hors de son cloistre ,
Et condampne et commande à destruire
70 Par tant peult bien voler mouches et hault ruire^
Mais enfin chiet en larigaup fillé :
Pense chascun au fil qu'il a fillé.
A propres mains le roit propre ay tissue
Dont prise suis, par droit cours de nature,
75 Fortune en garde autant et telle yssue
A toy et Liège , orguilleuse et houssue ;
Mais tu ne criens ta rigueur future ,
Tu n'en porras toutesfois l'adventure ,
Se tu n'entens à voie rémisible.
80 Dieu bal tel fois à demi main molle
Une , deux fois , enfin à mort totalle ,
El souvent l'homme il esbranle et estolle.
Dont quant le Ireuve en erreur toudis folle ,
Lors luy soubslrainl vigueur fondamentalle.
85 Or pense , pense à ta vie brulalle ,
Peuple ygnorans, pense à tes viez fléaux :
Battre est passé, mort le peult abrouxaux '.
337
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' Arbrisseau.
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338
AINALECTA LEODIENSIA.
En seul orgueil et en raescongnoissance
Sont Troyes, Rome et Cartage tombées,
90 Ne oncques puis n'en est la florissance
Véue essourdre ou prendre espanissance ,
Ains plus et plus confussemeut crombées ;
Les Dieux sy ont leurs joies enflambées
Jette dessus pour leur vie essordée.
95 0 bel castoy pour pris en aullruy mordre!
Que veult fol peuple et ville gent et serve?
Veut-il s'essourdre encontre seignourie?
Pense-il que Dieu le munise et préserve
A geulle bée et à dens de l'enserve ,
100 Pour mordre en prince et en chevallerie ?
Luy-meismes roy d'impérialle hoirie
En fist son chiel sanglant par teil emprendre ,
Fit dont ce à terre où tel peuple s'engendre.
J'en ay esté, j'en suy en infier mise;
105 Maudite l'eure et qui m'y a bouté !
Maulditle en soit Liège et son entremise î
Ne conque attente ou foy m'y fu promise ,
Quant je m'en voy dampné et confontée.
J'ay attendu à faire ma hurtée
110 Encontre ung bras pour divin instrument
Et dont l'orreur me fait la jugement.
Tournay , Tournay , faulse serpent lépreuse ,
Mordant d'un becq, mordant oultre mesure!
Qui t'esjoys soubz fache ténébreuse
115 De mettre avant mainte parolle crueuse.
Et dont en toy retourne la blesure !
Entens, entens, ascoute à ma présure!
Je fus, or non ; tues, mais combien que igneures,
Tu ce ne scès, mais tes faultes sont meures.
ANALECTA LEODIENSIA
339
120 Par mon mesdit assis tout en contreuve.
Et dont je suy faulse infernal mentoire ,
J'ay Dieu et homme attrait , ainsy le treuve
A ma confuse éternelle répreuve,
El à ma griefve impropérable ystoire;
125 Dont qui voroit entendre à l'inventoire
De telz sy fais , mains vénieulx langaiges ,
On y verroit divers fons et coraiges.
En toy se font les souhés desrisoires ,
Les corosis injurieulx articles
130 El as à ce propos langues punisoires
Qui vont quéranl les maiselles cursoires,
El dont les graus sentent durs offendicles ;
Et telz marchans ai-ge eult en mes bouticles ,
Lesquelx se Dieux n'eust non souffert alraire ,
135 Point je ne fuce en ce malheur contraire.
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Quel fruit m'esl-il de mon villain langaige.
Ne quel à toy du venin que lu jettes ?
Quant à ma part , j'en ay payé le gaige.
A toy oussy , gens de menu bagaiges ,
140 Ton jour veura pour paiier telles debtes ;
La voix sy cuert comme à son de trompettes
Que nul venin n'est samblable , à la terre ,
Au tien mortel que la bouche defferre.
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Haine causée en la mort de mes pères
145 Par main jadis du fort lyon terrible
M'ont fait produire aulcuns grans vitupères ,
El dont sur moy sont chéuz les propères,
A l'exigent de mon cas tout orible ;
Mais pas n'en chiel tel fardel sur mon rible
150 Pour avoir hayne envers mon occiseur.
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ANALECTA LEODIENSIA.
Qu'avoir envie envers mon mourriseur *.
Je suis exemple et de nulle nature
Resortissant en terre léonine ,
Mais du plus bel se ta haulte adventure ,
155 Tu siés au fons de sa noble pasture ,
Serve non pas, sy bonne que voisine;
Par quoy s'en sieult que de ton origine
Tu es mauvaise et de félonne vie ,
Et n'as ung point qui t'escuse d'envie.
160 Par hayne avoir pas ne suy sy dampnable
Comme tu es par ton envie prise.
Haine , a couleur aucune maintenablc ,
Là où envie est toute abominable
A Dieu et homme, et n'est coer qui le prise.
165 Encor m'est mieulx porter telle reprise
D'eslre ruyne en ma hayne causée
Que par envie en nul homme excusée.
J'ay pour au fort que de crocq que de hance
Faire à par moy non serve acelée toute * ,
170 Mais tu ne peulz jelter hazart ne cance
Fort en dangier de toute acommandance ,
Desoubz celuy que ta langue déboute ,
Et n'ont tes dens ne miette ne croûte
Pour soubstenir ton orguilleux venin.
175 Qu'il ne te viengne en son sou£Prir begnin.
Ton fait sy est tout contraire à nature
Contraire à riègle et mesure et toute ordre ,
Et n'as excuse en toy ne conjecture ,
Sy non en tout abjecte poureture ,
ANALECTA LEODIENSIA.
180 En quoy tu as volu ton ceur amordre.
Notte ung chascun non erreur m'a fait tordre
Sy ne fus onques mendre à toy en hault tiltre :
Qui m'a vaincu peult plus que pour tant mettre.
Je ne déporte à Dieu ne à Fortune ,
185 Que tu par temps ne ars et ne subcombes ,
Et que pour ta villonnie , mainte une ,
Et dont l'accuse et à perdre commune ,
Se Dieu juste est, à meschief tu ne crombes.
Point ne te duist avoir plus clère tombes
190 De moy, ma seur, égale en maléfice ,
Par conséquent en flagelle du vice.
Je ne fis onques dont me puis percevoir
Dommel l'en dist * que tu de nature uses
Du miel venin , et du blancq tu fais noir ,
195 D'honneur reproche, et de menchongne voir,
Et les parfais clercs hommes tu refuses.
Que te fault-il mais déporter de ruses
Pour toy et moy , puisque je suis gastée ,
Quel perte en toy d'estre en ce point tastée?
200 Non pas pour toy ne pour ton éminence
Ne pour crémeur , l'en te seuffre et déporte ,
Mais pour loable honneur et révérence
De cilz soubz qui fiance en apparence
Tu ton erreur à non tieng plus et plus forte ,
205 Et samble voir que l'ayes à ta porte ,
Tout prest pour toy nourir en cest afiFaire :
Non seuflPre Dieu à tel tant se meffaire.
Pour toy ne moy , meschante villonnaille ,
341
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* Nourricier.
^ En cachette.
* Tandis que Ton me dit.
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342
ANALECTA LEODIENSIA.
Ne convient pas que haiilt prince se meuvent ,
210 Car toujours sont nobles en toute taille,
Et ne vallons qu'il entrent en bataille
Pour nous entr'eux en cause où ils nous treuyent ;
Assez en est qui foUies appreuvent ,
Mais quant à nous n'est empereur ne roy
215 Dont nous valons qui veille en toy ou moy.
Désespérée et en raige diverse
Je crie à toy et à toutes meffaites :
Du temps qu'estoie en fleur jannette et perse
Je me lenoye en ceste erreur perverse ,
220 Du que ce fust d'avoir bonnes attraittes ;
Mais Dieux (en sont toutes choses pourlraittes)
N'a ce sou£Fert en haulx, princes humains,
Mais a laissié les villains pour villains.
Meschante gens et de povre vallue ,
225 Si comme toy et moy en pareilles sommes
N'ont en leur becq que vilté dissolue ,
J'en ay esté jugée et mal volue
De Dùeu et toy ; vient cas de grant estime ,
Mais trop bien dis et cas de villains criesme.
230 S'en m'a serré cruellement la vaine
Et tout pour cas de mon grief démérite.
Dont se n'estoit ma propre aultre paine
Je te mettroie au front la honte plaine ,
Qui de toy est congnutte et escripte.
235 Mais celle reste et qui pas n'est petite
Je l'ai laissié en bonne prompte main ,
Et qui peult estre de demain en demain.
m
Tongre, Saiutron, Tuyn, que volés dire?
Meschaus hameaux et de povres gens cétives?
ANALECTA LEODIENSIA.
240 Voelliez-vous choir en celle meisme yre
Où j'ai esté jusques au lever maulditte ?
Ce dont je fay mes dures invectives.
Tous telz tressors et puissances acemés
N'ont point d'efiFect encontre ungdoy comme
245 Du puissant bras qui fait ceste
Gand impareille , à toute gloire et force
Y a ploie à coust d'homme cent mille.
Utret, non mains, Luxembourg en l'escorce
Pareillement a tondu de sa force ,
250 C'oncque n'avint , et l'a submis serville.
Trop à lart croy les molz de l'Evvangille :
« Bas orguilleux se doibt humilier
» Et l'umble bon en gloire en aloiier. »
Par mal avoir et estre misérable
255 Je veul rien dire à moy , noble vaincueur ,
C'est aujourd'huy le bras insupérable
Et dont me tiengs plus fière et honnourable ,
Puisque à choir vient de l'avoir et douleur.
Et sy a plus dont frémir doibt ton ceur ,
260 II a le bras de Dieu puissant pour ly.
Va se t'y frotte, et s'en vante ycelly.
Nulz los sy grans que de bouce ennemie
Quant tourner veult son ceur à raison saine ,
En moy n'a cas pourquoy doie estre amie ,
265 Mais toutes fois sy ne faurai-ge raie
Que je n'en parle à gloire toute plaine i
Car sy m'ait Dieux , c'est la sourse et la vaine
Du temps présent d'honneur et de vaillance.
Et ou mains ce d'humaine déffaillance.
270 Crieve , crieve , crieve , Tournay et crieve !
343
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344
ANALECTA LEODIENSIA.
Ces motz je vois criant en ray les rues ,
Et non pour fin plus grandes ne plus grief ves,
Mais pour ton becq qui ne prise et qui crieve ;
Le père et fil ou atant gloires drues ,
275 El trop en sont jusques à toy aparues,
Car tu en raoers et en cuite mille raige.
Or Dieux le doinst longuement ce coraige.
Ne crois-tu pas que Dignant la garnie
Soit démolie en toute sa puissance ?
280 Vieng voir et parle à ma face ternie
Qui gis en terre enverssée et onnie,
Sans tours , sans murs , sans masure et aisance ,
Dont et affin qu'il n'en soit à l'usance
Et qu'en tes murs s'en face obslention ,
285 Je propre y viens pour ta confussion.
Tournay , pardonne à ma foursenerie ,
Ce que je parle en manière sy felle,
C'est pour la faulse injure et menlerie
D'aulcuns de ciaux de ta chilé florie ,
290 Et dont m'est doel que Dieux ne les flagelle.
Ta ville en soy , j'espoir , est bonne et belle ,
Mais il advient , pour cent iii*' on blasme.
Tout en ce point suy-je chupte en ce diffame.
J'en voy voilant par la rondeur du monde
295 Signiffiier ma dure destinée ;
Criant aux raons et à la mer parfonde ,
Que nul grand peuple en orgueil ne se fonde ,
N'en fiereté soubz fortune menée.
Il plest à Dieu qu'en cesle dure année
300 J'en suis exemple et trompe d'arvertence.
Qui veult, m'entende! et quy veult se y pense!
ANALECTA LEODIENSIA.
345
Trièves à vous , obstinez orateurs ,
Versiffieurs et semeurs de parolles,
Dont sont blâmez les très-nobles recteurs
En voz traittiez que vous mettes par rolles.
5 Peu prouffilé vous avez aux escolles ,
Quant ne sçavés malère plus régente
Que de chargier vos oppinions folles ,
Sur moy, Tournay, de vos dis innocente.
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' Serait-ce Verden ?
2 Manuscrit cité ci-dessus.
44
'«te
Mettes , Noremberg , Verge * , Jeunes , Venise ,
Toutes chités de Franche et de Italie ,
Là où cours a de riche marchandise,
305 Se grant efforct et de chevance aquise
De soubz fortune anvers vous non falye ,
Gardés-vous bien d'erreur et de folie,
Car tout venra à paie et à son compte :
Celuy n'est fais qui n'a peur de son honte.
310 La lune duit les ondes et marinées
Et Fortune les cités et les hommes ;
Leur fais ne sont à nulluy déclarées ,
Mais con plus sont de honneurs parées ,
Tant plus leur sont salut et honneur proraes.
315 Des bons estocqs partent les bonnes gommes
Quoy que pour bonne seray tenue ,
Quant par péchié je suis venue.
vni.
TOURNAY RESPONT A DIGNANT EN DISANT
346
ANALECTA LEODIENSIA.
On voit par ce les coraiges mauvais
10 Des envieux, des enffans et du père,
Qui ne sont pas dignes désire pavais *
Encontre ceulx dont leur envie s apère ,
En cest estât sans fruit et vitupère ,
Diversement emploie becq et langaige
lis Encontre moy pour subvertir me aspèi*e
Et sans raison me jettes en la fangne.
Vous ne chantés ne traittës de vergongne ,
Sans fondement de fait ou d'apparenche .
L'un mort le roy! l'autre becque Bourgoingne !
20 Entre lesquels n'a point de diflPérence.
Vous cuidiés faire celuy seul révérence;
Mais c'est à tort , car l'autre y participe
Comme ung seul corps en égale adérenche
Tendant à ung et venant d'un principe.
25 Roix et royaulx sont ceulx que vous blasmez ,
Vous le chief des roix et des royaux ;
Quant sans honneur sy haulx princes nommez ,
Trambler deussicz du ceur jusques os boyaux ,
Mieulx vous vauroit estre seurs ou muyaux ^,
30 Qu'en dire mal l'an où ilz le sçaroient.
Combien qu'à eulx vous appelles loyaulx ,
Je suis certains qu'ilz vous désavouroient.
Ne vous boutés entre bos et escorce ,
Vous en ariez la main toute orde et tainte ;
35 Car nulz ne peult, par famte ne par force,
L'amour d'entre eulx faire sy tost estainte.
Sa langue soit d'appophe ^ attainte
* Pavais ou jtavail, pavillon , tente; bouclier
qui couvrait le corps.
^ Sourds ou muets.
3 Apoplexie.
ANALECTA LEODIENSIA.
Qui fait discord de saint Pol et saint Pierre.
C'est ung aniel très-bien faite à l'atainte :
40 Bourgoigne est l'or et le roy est la pierre.
Ainsv à tort fait-on mettres et vers
En blasmant l'un , pour l'autre collauder ;
Mais soient ceulx et samblables couvers,
11 leur fault mieulx taire que recorder.
45 On puist tous ceulx de gros cordons corder .
Les piez au col et jetter dedens Saine
Qui penseront pour les deux discorder
De faire chose qui ne soit juste et saine.
Joye et honneur paix et félicité
50 Doinst Dieux à ceulx qui moult bien procuront:
Les envieux de ma transquillité,
Espoir, par temps de moy affarre aront.
S'ainsy advient preste me trouveront
Les recepvoir et mes amis clamer ;
55 Mais s'ilz sont bons avecques moy apprenront
Servir le rov et iries voisins amer.
347
IX.
LA RÉBELLION DES LIÉGEOIS.
Dialogue ^.
— Je pense que lu viens du Liège,
Galant, conte-moi des nouvelles.
— C'est ung faulx et périlleux piège ;
» M». 11031 de la bibl. royale de Bruxelles, fermant, entre antres pièces, la Danse aux aveu-
extrait d'un volume écrit au XV' siècle et ren- gles de Michaut.
348
ANALECTA LEODIENSIA.
Je ne les en sçay dire belles.
5 — Comment! sont-ils tousjours rebelles?
Qu'esse qu'ilz dient qii'ilz feront?
— Hz l'ont esté , sont et seront.
— Que dit-on parmy la cité?
Y fait-on nul nouvel édit?
10 — Le deable Benedicite
Croiroit ce qu'on y fait et dit.
Ce que l'ung dit l'autre desdit ,
Et leur rumeur point ne s'abat.
C'est ung droit infernal sabbat.
15 — Quel est leur parler du bon duc
Et de son noble filz le conte?
— Hz dient qu'ilz ayment le plue ,
Au surplus n'en font pas grant conte.
Hz en parviendront à mesconte
20 On ne soustient pas adez ire.
Aviengne ce que j'en désire.
— Que dient-ilz de Narauroys
Et autres pays bourgongnons? '
— Déa ! nous sommes de Namur roys
25 Et contre Lucembourg hougnons '.
Tant qu'ilz auront en bourg ongnons ,
Hz n'en parleront autrement.
L'ung y bourde fort, l'autre ment.
— Et de ces feux qu'ilz ont boutez ,
30 Es-se point merveilleuse perte ?
— Puisqu'ilz n'ont esté déboutez
I Murmurons, grommelon».
ANALECTA LEODIENSIA.
La douléance en est apperte.
Hz ont manière fort experte
A brûler en pouldre et en souflFre.
35 Pourquoy non , quant on le leur souffre ?
— Comme font-ilz de leurs promesses
Et de la submission d'eulx ?
— Hz tiennent leurs vespres pour messes ;
Car promettre et tenir sont deux.
40 — Toutesfois sont-ilz sy hydeux
Comme on dit, et sy inhumains?
— Dieu me gart d'entrer en leurs mains.
— Or me raconte de Dynant.
Que dient-ilz que ce sera ?
45 — On en parloit yer en disnant ,
Disant que point ne cessera.
Son grant orgeuil abaissera ,
Penduz seront à leurs despens.
On me pende, se les despens.
50 — Toutesfois le peuple Liégois
Est-il point avec eulx party?
— Brûlés soient en feu grégois
Tous soustenans le leur party.
Assaulz leur sera imparty
55 Avant que la chose demeure.
Autant de verde que de meure.
349
— N'ont-ilz point peur d'estre assaillis
Et misérablement tuez ?
— Hz sont maintes fois jà saillis
60 En guerre tous habituez.
Les biens seront restituez
350
ANALECTA LEODIENSIA.
Qu'ilz ont ravy cest esté
Au mains y auront-iiz esté.
— Et ces faulses [jens des mestiers
65 Seront-ilz tousjours mesdisans?
— Leur party n'est double, mes tiers,
Non pas pour ung jour, mes dix ans.
Et s'ilz gardent lelx metz disans ,
Cecy est pour nous, qui quen hongne.
70 De ce me rapporte à Bourgongne.
— C'est despit que tel coquinaille
Veulent auctorité avoir.
S'il fault qu'en guerre coquin aille ,
Point ne craint perdre son avoir.
75 — Par cela est-il bon à voir
Qu'ilz ne sont de nul mal lassez
Et sy feront du mal assez.
— Pour faire leur dernière course
N'ont-ilz pas mis des gentilz sus?
80 — Nenny , au premier qui se cource,
Hz sont incontinent yssus.
il y en a de mal tissus,
En tel nombre et de mal affaire,
Hz ont trestous chier mal à faire.
85 — Quant on leur parle de raison ,
Pour quoy ne la font-ilz d'eux-mesmes?
— Le peuple est plain de desraison ,
D'abuz et d'arguz trop extrêmes ;
S'ilz bastissent mal leurs prohêmes
90 La fin n'en (peut) pas estre bonne.
Hz planteront au bout la bonne '.
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• Bonne, borne.
> Abbés.
ANALECTA LEODIENSIA.
— Et que dient-ilz de Naraur ,
Quant ilz en parolent entre eulx ?
— H dienl. pardieu, qu'il n'a mur
95 Qu'ilz ne remplissent tous de treux.
L'autre jour de ce le contre eux ;
Car on me dist qu'ilz veulent pais
Hz la requièrent aux habais *.
— N'y entens-tu remède donques,
100 Pour les mener à raisons joindre?
— Quant ilz seront vaincuz, adonques,
Les verrés-vous cesser de poindre.
Et doit-on telx faulses gens oindre ,
Sans les désoler et confondre.
105 On les puist comme bacon ^ fondre.
— Hz sont maulvais et faulx vilains
Selon que par toy puis entendre.
— Hz feront fait faulx et vil , ains
Que nos arcz soyent prestz en tendre.
110 — Je doubte que le long attendre
Ne leur face double mateur ;
Point ne ressongne le mal leur.
— Maiz quant on leur parle du prince ,
N'ont-ilz point vergongne d'offendre ?
115 — Hz respondent bien qu'ilz ont prins ce
Gros martel pour les gros doz fendre.
Hz ont donc vouloir d'eulx deffendre:
Maiz ilz ne sont pas bien unys.
De tant seront plus tost punys.
120 — Je prie à Dieu qu'il les mauldie.
2 Lard.
351
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'■r
352
125
ANALECTA LEODIENSIA.
Tant sont-ilz félons et pervers ,
Il ne leur chault qui les maulx die
Contre eulx par prose et par vers ,
Hz ont entenderaens divers.
— Sans Guider estre folz, mes saiges.
On n'en peut faire bons messaiges.
— Y retourneras-tu sy tosl ,
Pour savoir leur moyen de faire?
— Pleust à Dieu que l'on garnist ost
130 Pour les tous destruire et detfaire.
Il fault laisser tout autre affaire ;
Contre eulx chascun tra veillera.
Le pasteur dort qui veillera.
— Hz payront le propciat
135 A leurs despens, je t'en asseure.
Il ne fault que dire pat ,
Car chascun le gros dent * a seure.
Adonques mauldiront-ilz l'eure
Qu'ilz auront commis telz deffaulx.
140 N'en parlons plus, ilz sont trop faulx.
X.
METRA LAUEflTATORIA DE DISCORDUS ET GUERRIS HABITIS IN PATRIA ET CIVITATE LEODIENSIBVS^
UNDE SUBSECUTA EST TRANSLATIO CURIAE CIVITATIS LEODIENSIS *.
Culpa quidem causa , rabies qua nascitur ausa
Atque nimis vehemens; corda quieta premens,
Plaga nimis dira, quam coelica sustulit ira,
* La grosse dent.
* Ex cod. MS. viri Cl. Serrure.
ANALECTA LEODIENSIA.
353
Saevit in hac patria, qua dolet ecclesia.
Improba pressura super ecclesiastica jura
Aestuat atque tumet, clerus ubique timet.
Dente venenoso livore suo sceleroso
Excitât innumeros sedilione feros.
Gens Leodina cadit, et contra foedera vadit
In forli clypeo, quam ferit ipse leo ;
Percussis turbis Leodinae nobilis urbis
Dévia secta ruit , quae nimis ampla fuit.
Olim vernalis flet curia spiritualis
Pridem sublimis, jam variata nimis;
Namque tripatitur , tribus aulis ipsa potitur
Percipiunt inibi sobria lucra probi.
Sancti Trudonis urbs sanae conditionis
Summa parte fruens, crescit in aère fluens.
His tribus est domina quaestus communis alumna
Quae totam patriam circuit egregiam ;
Loeven secundam partem lenet, ecce secundam
Trajectura reliquam continet exiguam.
XI.
EPITAPHIUM VENERABILIS QUONDAM DOXINI ET MAGISTRI WILHELMI DE RUGKLINGEN. CANONICI
KT SCHOLASTICI ECCLESIAE SANCTI DIONYSII OFFIGIALISQUE LEODIENSIS
1
VVilhelmus juslus Rucklingen et in arte venustus,
Juribus ambobus doctus, ubique probus,
Clericus excellens, fraudis fermenta repellens,
Munere non caecus , justiciaeque decus.
' £z cit. cod. MS.
45
354 ANALECTA LEODIENSIA.
Ex yi divina, diim floruit urbs Leodina
Quae proh! corruerat, officialis erat.
Pridem sunl illi commissaque jura sigilli ,
His juris modulo profuit absque dolo;
Sede Iribunalis fruebatur ut officialis.
Primus in hoc oppido quod vigel ergo modo
Partibus audilis , decidit viocula lilis ,
Non fractus praelio , prece nec amore pio.
Non yanum panem ^ nec polum sumpsit inanem,
Sacris incubuit., inque labore fuit.
Qui sacris fultus istic jacet ecce sepultus ,
Febribus occubuit^ mors pretiosa fuit.
Vult mens chororum fratrum devota Minorum
Anle gradus arae corporis ossa dare.
Fratres , orate , compuncti de pietate ,
Ut pax summa Dei perpeluetur ei.
Qui décima quarla mi(jravit mensis aprilis .
M. semel atque quater C, septuaginta secundo.
xn.
COIfDITIONES inCLYTAE CIVITATIS LEODIENSIS
Legia sancta , tui patroui culta cruore ,
Te Deus elegit, cleri praefulgida flore;
Corda leonina tua gens habet : inde vocaris
Leodium ; terres patrias et ab his decoraris.
Montes et nemora, fontes, bonus aër et arva
Flumina, prata simul, yitis non copia parva ,
Ignis saxigenus , plumbi ferrique minerae ,
1 Ex cit. cod. MS.
ANALECTA LEODIENSIA. S55
Ornant le, faciuntque tuum nomen redolere,
Urbibus ut mundi sis summis aequiparata.
Ergo Deum lauda , cole patronum , moderala
Ecclesiam mente tam glorificam reverere ,
Pace fruens pariter polerit tibi nemo nocere.
Legia sub Karolo calcata pavet sine muro.
Legia calcatur, spoliatur et igné crematur.
Tu semper yincis , ut victis parcere possis.
Parcere prostratis, est nobilis ira leonis.
XIII.
■ETIA INTERROGATORIA AD QUCDDAM NOBILLISSIMU» PRINCIPElir DOMINUH LLDOVICUM DE
BOURBON, EPISCOPUM LEODIENSEM , ET DESUPER RESPONSORIA *.
Te quidem ense mori , praesul Leodine , coëgit
Ecce meae patriae , dico , fidelis amor.
Quo nimis incalui Ludoyicus pastor ovilis
Custodire gregem fortis ab ore lupi.
Quem prius in propria nutritum dapsilis aula
Cum pastore meas ipse momordit oves.
Vulneris illati raihi dudum non memorabar
Einiraici raelle vincere fella putans.
Cur mihi non zelus lolius ovilis adhaesit,
Nec nitor armorum , ductus amore pari?
Cum sibi complacui nisi laeti lumina vultus
Frontibus ostendens semper ubique suis.
Fautor in optatis sibi libertatibus amplis
Débita dimisi libéra jura tuli.
1 £x CoU. MS. bibliothecae academicae Leocliensis, n. 188 p. 178.
356
ANALECTA LEODIEXSIA.
Non acciiso meum pecus eleclum générale ,
Sed nolo suspcctum particulare scelus.
Ultor in haec solum tua diix exlende flagella,
Colla malignantis gentis adiré slude.
Dux genus insigne simul et miserabile vulgiis
Et peciis infeclum noscere scire velis.
Nobilis ecclesiae Leodinae tulor et urbis ,
Ipsius ac patriae dux miserator eris.
Est et semper erit romanae filia sedis,
Suxit enirn luatris ubera mane suae ;
Cardinis occidui praefulsit Stella suprema ,
Catholicae fidei primitus illa capax.
Quae jam capta dolet incursibus seu Pharaonis
Atque cohaerentis genlis ab ense suae.
Quae lîcet objectae sit nescia traditionù
Atteritur datimis, ensibits, ifftie, minù.
XIV.
EPISTOLA DEDICATORIA QUAE POEMATI DE VASTATIONE LEODIENSI IN CODICE
GAMERAGENSI PRAEFIGITVR ^
Reverendissioio in Christo patri ac Domino, Henrico Bergensi . Camera-
censi antistiti dignissimo , atque suo beoefactori unico , Mattheus Herbenus ,
immortalitatem.
Quanquam historiae hujus séries quam in manibus habes , notitiam luani
minime subterfugit, sacratissime Cameracensis autistes , tamen propter car-
minis eleganliam , ne tantus labor deperiret, quod jam futurum fuerat , nisi
ego in lucem produxissem , statui studiosi alicujus Ulium rerum principis
» Cfr. Introduet. , § IV , et supra , p. 235.
ANALECTA LEODIENSIA.
3o7
auspicio opus castigatum producere. Occurris igitiir tu inprimis, dignissime
praesul , cujus ut alias saepe etiam nunc perspicacissimo ingenio atque oculis
laborem meum quamvis in alieno opère destinarem , visumque id eo etiam de-
liberatius, quod in re ecclesiastica ad ecclesiasticum aliquem heroëra pers-
criberem. Addequod legatus apostolicus, de quo hic latissima mentio est (nam
ad ejus defensionem adversus aemulos liber conscriptus est\ Dominus meus
Romae post suam legationem fuerat : cujus honori etiam post fata déesse non
debui. Honofrius igitur Romanus génère, ex ea familia quae vulgo sanctae
Crucis nuncupatur, pluribus animi ac corporis dotibus ornatus Tricaricensem
episcopatum adeptus est. Quapropter cum per raultos annos perniciosa non
solum seditio , verum etiam temeraria faclio in territorio Leodiensi per-
crebuisset cum multa sanguinis effusione ac rebellione adversus Dominum
suum apprime nobilem Ludovicum de Borbonio , neglectioneque pontiBca-
lium censurarum, quamobrem multo tempore a sacris publicis cessatum est
cum gravi jactura fidelium animarum , ad cujus populi contumaciam casti-
gandam a summo pontiBce Paulo, etiam seculari potentia, ducibus Burgundiae
ac Brabantiae, qui eidem Ludovico sanguine conjuncti erant, concessa auctori-
las est. Tandem placuit miseratione summi pontificis super tam diuturno bello
partibusque id seorsum deprecantibus, ut aliquis ex praelatis Romanis cum
summa potestate mitteretur, qui bellis ac litibus finem imponeret. Itaque Ho-
nofrius Tricaricensis episcopus, huic difficillimo negotio idoneus judicatus est,^
utpote qui antea in archiepiscopatu Moguntino a Pio ponliBce missus sangui-
nariam faclionem cum multa laude sedasset. Provincia igitur haec Honofrio,
cum potestate legati de latere concessa est. Neque profecto sine magna laude
rem confecisset, nisi Leodiensium furiae susceptum negotium impedi vissent;
nam quo tempore primum Leodium applicuisset , atque populum ab inter-
dicto, quo longo tempore implicitus fuerat absolvisset : deinde ad eorum
Dominum et episcopum Ludovicum , postremo mulcendi ejus animi causa
ducem Carolum accessisset, quem usque in Flandriam nuptias celebrantem
prosecutus est, cum ingenti honore atque singulari applausu ab universis
amplexus est ; populo ac clero Leodiensi cum omnis sexus efFusa multitudine
atque reverentia obviam procedentibus , quem non secus atque terrenum
quemdam Deum venerati sunt. Nam episcopus eorum Ludovicus ita se semper
legato exhibuit quasi alteri cuidam suo parenti, cui nisi principis Braban-
tini indignationem se contracturum veritus esset, in summis calamitatibus
358
ANALECTA LEODIENSIA.
plurimiim oblemperavissel. Cum autem ad ducem Carolum iter direxisset,
conlijrit eidem (ut ante dixi), funebribiis pompis atque nuptialibus festis
intéresse. Eodem enim fere tempore, dux parenlalia Philippo fecit ; et hyrae-
neos celebravit. In quibus festis tantiis bonor factus apostolico legato est, ut
mortali liomini major exbiberi non potuisset. Ubi autem de re Leodiensium ,
propler quam a pontifici Paulo missus fuerat, cum duce verba babuisset, ita
benignum repperit principem , ut ei sine negotio magno dissidium omne
componi posse videretur. Inslabat per id lempus grave (ac ut Lucanus dicit),
plus quam civile bellum inler arctissirae et matrimonii antea et sanguinis
nexibus conjunctos , se atque Ludovicum Francorum regem , quibus diver-
sissimis negotiis cum non posset se pariter dux accommodare, rogavit legatum
ut ad Leodienses i-everterelur, eosdera cum suo domino in officio contineret,
pacis conditiones meditaretur , cum primum a Franca expeditione eripuisset
omnem Leodiensium dissensionem se cum eorum domino compositurum.
Itaque post celebratas nuptias dux armato exercitu Francis obviam it. Legatus
autem magno animi gaudio Leodium revertilur, sperans ex molli principis
▼erbis, quem alioquin durum atque inexorabilem futurum fbrmidaverat,
atque Leodiensis populi humili submissione omnem rem ex sententia se esse
confecturum, et certe confecisset, nisi (ut poeta disertissimus meminit),
Stygiae sorores lam celebrem spem ac sanctum officium perturbassent. Anno
superiore, quo Honofrius a summo pontifice Leodiensium negotio Legatus
deputatus est, fuerat autem ille sexagesimus septimus, supra millesimum qua-
dringentesimum Domini, dux Carolus armata manu Leodium obtinuerat, et
inultos seditiosos, quo minus concordia civium cum domino suo turbaretur,
suppliciis affecerat. Quidam autem fuga elapsi in proximis Arduennae silvis
tam hyeme quam aestate se continuerant , operientes si qua in urbem re-
deundi occasio praeslaretur. Inter quos fuere quidam nobiles ac militares, ut-
pote Joannes Arnoldus, \ incentius de Bures, Gosuinus de Vivariis cum fratre,
denique muiti ex primoribuscivibusqui se socios Virdurae nuncupabant, quod
nos yernaculo sermone exponimus Vander Groenre tenten, Hi itaque speran-
tes occasionem rei bene conBciendae sibi oblatam , quod cognoverant ducem
jam bellis francis impeditum a rege Francorum forte superandum , cui Leo-
dienses et clam et palam faverant, pertaesi longions exilii , infesto agmine,
tametsi qui bostiliter eis occurrere auderent non cessuri , mensis septembris
die Dona, Leodium irruperunt cum ingenti dolore omnium bonorura ac
ANALECTA LEODIENSIA.
359
diligentium deinceps vitam quietam, atque inprimis gravissimo dispendio
legati , qui utpote vir sapiens divinaverat eura reditum omnem clementiam
ac benignitatem a corde principis Caroli exempturum. Ne tamen legatus
pacis speratae penitus diffideret, bortatus est exules quanta poluit instantia,
ut se urbe abstrahenles denuo exulalum irent , alioquin felicem ac quielum
statum urbis se nunquam visurum , seque nibilominus apud clementem
principem pro eorum pacifico reditu sedulodeprecaturum. llli vero ulterioris
exilii pertaesos cupere se omnibus modis ac conditionibus pacis cum episcopo
suo in nativa urbe \ivere , aut pro patriae desiderio ad unum omnes inlerire
responderunt. Divulgabatur inlerea ubique genlium redilus exulum Leodien-
sium in urbem, unde haud dubio innovalum bellum. Hic licel cernere cui-
libet ordinem rerum conlemplanli quam is reditus legato infaustus fuerat,
utpote qui de maxima spe pacis déciderai in summas angustias mentis, quod
conjiceret legationem suam optalo fine minime perfuncturam. Carolus igitur,
intellecta Leodiensium exulum invasione, pacisci cum rege raaluravit, quo
concitatum ira animum ex Leodiensium rebellione , in eosdem ocius effunde-
ret, et quos anno praecedente mûris ac armis nudaverat nunc gravi supplicio
afficeret , denique urbem incendio consumeret. Nulla igitur legati culpa tanta
urbs tam misère afflicta est, sed paucorum exulum, qui démentis principis
ac salvare cupientis animum ad tantam indignitatem provocaverunt. Interea
Leodiensium temeritatem animadvertere contendit. Legatus autem in tanta
rerum perlurbatione versatus, diffîdens sane rébus Leodiensium, eosdem
tamen ad bumiliationem adhortari conatus est. Jara enim civitas obequitari
cepta est. Leodienses autem Tungrensi successu inflati , adversus sanas pro»
hibitiones legati moenia egressi a Burgundis facile superati caeduntur. Qua-
propter legatus a Leodiensibus obsecralur, ut ad Burgundos proficisciretur,
si quid boni sua prudenlia posset efficere. Legatus igitur Burgundorum
castra petiturus episcopum Leodiensem secum educit, quo praetextu gratior
ejus adventus Burgundis foret. Nam Borbonius cunclis Burgundis proceribus
attinebat, qui se a Leodiensibus necandum formidaverat, si dux in eos atrocius
TÎndicaret. Legatus quoque cunctis Burgundis invisus fuerat, quod nimium
Leodiensibus favere creditus sit. Sed quid posset aliud legatus in tanta rerum
desperalione eflficere, ubi viderat maximam potentiam armalam adversus
exhaustam diuturnis calamilalibus ac miseram urbem infestis signis proficis-
centem , quam opus legalionis suae fideliter adimplere, quod erat errantes
360
ANALECTA LEODIEiNSIA.
reducere ad viairi rectam , misericordiam implorantes apostolica auctoritate
absolvere, rudem plebem erudire, facinorosos a sanguine prohibere, potentiô-
ribus jura vasallorum ostendere , atque universos fidèles subditos domino
suo efficere. His rationibus quia legatus diutius cum Leodiensibus versatus
est , a Burgundis Leodiensium partium fuisse insimulatus est. Igilur cum jam
tamen non destilit bonus ac soUicitus pater , inquirendo vesligare quibus
posset modis lam impendenti calamitati subvenire^ quam^is diffideret se,
reraanentibus in urbe exulibus , principisparem fore. Carolus igitur, percusso
cum rege Gallorum in civitate Pimnae foedere , cum omni exercitu, quem ad
tam potentem regem debellandum comparaverat , divertit ad miseram urbem
extirpandam, etquod cunctis mortalibus indignissimum visum est, non solum
dux, qui jam mullos annos cum Leodiensibus beilum gessit, sed etiara rex,
adversus tamfideies clientes et promptos satellites, cujus signa gestaverant ,
auspicia sequebantur, adorabant majestatem, hostis accessit. Praemiserat jam
dux robur exercitus sui Tungrim , unde primo quoque die civitatem incur-
sionibus infestarent, ipse prope diem cum rege subsecuturus. Leodienses
autem,cognito hostiumadventu in civitatem Tungrensem, remaudaciae magis
quam fortiludinis plenam aggressi sunt. Quippe trecenti exulum inermium
fere , quia dux eos armis privaverat anno superiore, noctu conscendentes ag-
geres civitatis, nam dux muros antea dejecerat, octo millia equestrium , alios
quidem caplivos abduxerunt, inter quos fuerat legatus et dominus eorum
Borbonius , qui pacis causa eo convenerat, legatus Guido Humbercortus Leo-
diensium inimicissimus; alios interemerunt, in quibus fuerat Robertus, sigillifer
domini Leodiensis; alii fuga elapsi sunt. Dux hac insigni contumelia suorum
intellecta nihil irarum ex animo remisit ^ quin imo, quantocius in tam procacem
legatus, comitatus episcopo Leodiensi , castra Burgundorum noctu proseque-
retur, a domino de Argue cui soror Borbonii nupserat, cum omni familia sua
captus est, bonis direplis, denique gravissima fiecuniaria muleta imposita^
verum cuncta a duce jussa restilui. Intérim lamen non destitit cuncta per-
lustrare, si quis casus eum io tanto strepitu armorum ad ducem perduceret.
Per id enim tempus dux sui copiamlegato haud fecit, sedutCicero prudentis-
sime in Milone ait, cernens legatus leges inter armatos silere atque dignitatem
suam inter sanguinarios satellites versari multisque periculis esse expositam,
ducis primum deinde proprio consilio fretus, coactus est ab exercitu cedere.
Perveniens itaque magnis periculis Trajectum, tantisper illic remaosit , dum
ANALECTA LEODIENSIA.
361
miserae urbis excidium ab Alberto apostolico nuntio, qui liberius inter armatos
versatus est , recitante perdidicerit. Hic pensandum est quo animo existime-
mus talem virum patriam urbem repeliisse , ad quam se rediturum ingenli
gloria antea putaverat. Et quamvis nullius delicti se conscium agnoverat ,
tamen quia humana judicia plerumque ab eventis ac casibus rerum forlui-
tarum pendent, idcirco sit, ut cum unus quidem multorum criminibus virtute
par esse nequeat , in eumdem omnium delinquenlium peccata impingantur.
Cupiens igitur prudentissimus legatus ponlifici primum, deinde loti Romanae
curiae ac universo populo rationem suae legationis ostendere , accivit ex omni
Ilalia doctissimum poëtam Angelum Viterbiensem , qui heroico carminé rem
omnem ab egressu urbis luculenler perscriberet. Usus est autem visissim mea
opéra in hoc labore legatus, verum poëma Angeli in hoc usque tempus , sup-
pressum exlilit , et mihi id magnopere requirenli incognitum fuit. Fraudatus
igitur poêla laude est, nam id laliler provenisse haud dubium est. Cum
enim liber jam confectus esset, conligil Paulum summum ponlificem subito
e vita decedere , ad cujus graliam promerendam ab Honofrio condendo libro
impensae diulurnae faclae fueranl. Eral aulem summus ponlifex vehementis-
sime legato infensus, ila ul ne publico honore , quo legali assolent , in urbem
reciperetur ; qua indignilale effeclum est , ut omnimodis rébus a se fideliler
ac sapienter geslis consulerel. Fala enim (ut in proverbiis rerum inféliciter
succedentium est) illi adversa fuerunt. &ublalo igitur de medio Paulo, atque
suffecto in sede apostolica Sixlo quarto, contigit Honofrio partim languore
animi, partim laboribus atque anxietatibus in legatione perpessis, in gra-
vissimam aegritudinem incidere , unde eliam consumptus est. Tamen Sixtus
pontifex multo clemenlius cum hominc egit; agnoscens enim sanctissimus
pater maganimilatem, atque in rébus agendis viri dexterilatem, quo animum
ejus paulisper allevarel, pollicitus est illi cardinalalus dignitatem, nam eo
semper in vita anhelaveral. Sed cum nuUis consolationibus bona valitudo
praestari posset, eodem anno quo Paulus, defunclus est. Apparet igitur liquido
Angelum his rationibus perturbatum, cum gemino principe orbatus foret,
librum suum postea minime emisisse. Ego autem multiplici ralione persuasus,
non desliti originale lantae historiae post obitum Honofrii summo studio per
mullos annos perquirere, primum quo honori domini mei eliam posl fala
assisterem, tum quia de patriis calamilatibus est, quod non magis mihi
vilio dari posset , quam Josepho patriam cladem atque urbis nalivae excidium
46
36â
ANALECTA LEODIENSIA.
perscribenti ; postremo quoque ne tam cultum rnultarum noclium carmen
per inertiam alque negligenliam simul cum auctore interiret , sed traderetur
illis perlegendum quibus tua dignatio impartiretur. Releges igitur, reve-
rendissime praesul , Leodinam historiam vel , si ita malis appellare , miserae
urbis excidium calamitosum. Unde facile pernosces, qua mente summi pon-
tîfices in Leodiensem ecclesiam ac populum exsliterunt; quibus consiliis ac
periculis legalus Leodii conversalus sit; quam inquietum regnum dominus
Borbonius per omnem fere administralionem peregeril; quibus difficul-
talibus ac sumptibus dux Carolus eumdem populum humiliaverit; demum
quam gravem ruinam urbs pro rebellione sustinuerit. Deus autem optimus
maximus dignelur annuere, quo haec ultima sit, quatenus tam clara Belgicae
nationis urbs , ad pristinam nondum faciem reparata , cum potenti populo
perenni pace perfruatur.
XV.
DE CLADIBVS LEODIENSIUH , EXCERPTA EX GHRONICO ADRIANI DE BUT , EJDSQUE CHRONICI
nOTIS HARCmALIBUS.
ANALECTA LEODIENSIA.
363
Igitur anno Domini M» CCCC° LX1I1<» oriri coepit inter Leodienses et eorum
episcopum gravis discordia. Scientes autem episcopum eorum fore de san-
guine Philippi ducis Burgundiae, timuerunt publicam tam cito indicere guer-
ram. Sed missa perpuichra ambassiada, petierunt a Ludovico rege Francorum
jamdudum promissam ab eodem rege assistentiam sibi prius dari. Eex autem
Ludovicus dissuadens guerram usque ad tempus opportunum , maudavit dif-
ferri, donec res aliter deduceretur. Sciebatenim cautiorem invadendi modum.
Putabat enim per generalem crucesignationem , quae fiebat ex mandato uni-
\ersalis ecclesiae per Pium papam , plures et quammaxime praestantiores
nobiles et barones evocandos fore ex omni dominio Philippi ducis, sicuti
copia bullae missae videbatur declarare His verbis* in tantum persuasus
exstitit illustrissimus princeps noster Philippus dux ut, nisi a suis abductus
fuisset, haud dudum juxta propositum suum iter arripuisset. Sed dissuasiones
1 Scilket Terbis diplomatis pontificii.
omnium suorum nobilium diverterunt animum lanti principis in tempus
aliud, sic quod confusus summus pontifex non percepit ab eo, quam promi-
serat assistentiam. Nihilominus excusavit se per aegritudinem , quam incur-
rerat, et per commotionem Leodiensium.
Anno domini 1464, regressus est terra, qui mare perrexerat pugnaturus
super Turchos, dominus Anlhonius, naturalis filius ducis Burgundiae. Hic
fortiter agere coepit, ut Leodienses impugnarentur, eo quodilli de Dynanto se
reddiderant infeslos. Similiter comes Caladrensis de mandato patris sui maxi-
mam colligere coepit armaturam.
(1465). Leodienses exierunt, ut villam de Lemburch acciperent , et cum
percepissent a rege succursum , ut putabant , ignem in diversis locis Braban-
tiae posuerunt. Deinde Dinantenses aeslimantes comitem de Charloes extinc-
lum bello , patibulo constructo suspensum cum armis Burgundiae comitem
praefatum erexerunt, conviciando parentes suos. Deinde perduxerunt ante
Bovines, quae villa se tenuit ex parte Burgundorum. Sed cum haec non im-
pune facerent , doluit comes cum esset occupatus in suis.
XV- octobris senescallus Brabantiae comes de Nassou , ballivus Hannoniae
et alii nobiles Brabantiae, Flandriae et Hannoniae cum XYIII% ingressi
patriam Leodiensium , conflitum fecerunt apud Montenaken, ubi XXII'^ inter-
fecti fuerunt Leodienses.
Comes Caladrensis perrexit cum toto exercitu suo ad debellandum patriam
Leodiensem , sed concordia facta est sine clade, quae paucis diebus duravit.
Armipotens Carolus Legios subicit sine clade '.
Senescallus Brabantiae, dominus de Breda, comes de Nassou , dominus de
Perwys et dominus Ludovicus de Gruuthuze, gubernator Hollandiae , Leo-
dienses apud villam de Montenaken fere usque mille et quingentos occiderunt,
antequam armatura Karoli de Francia descendisses
» Idem fere versus legilur in libro Karo- sciences et belUt-lettres de Bruxelles , lom. IX,
leidos. Cfr. Bulletins de V Académie royale des part. 2 , p. 266, vers 285.
f'I
364
ANALECTA LEODIENSIA.
Unde sequcoti anno Karolus contra Dinantenses perrexit. Durante autetn
obsidione fere novem diebus, capta est villa de Dynanto et igoi funditus con-
flagrata '.
Dynant praeclasa mox est calcala Leone
Mille quadringentis decies sex sex nolat anoos.
1466 , 14 augusti.
Porro Dynantenses et Leodienses exierant in initio mensis maii , non ob«
stante contracta pacis^ datis obsidibus., et Namurcenses et Hannonienses
inquietare coeperunt. Nihilominusinvinculum excommunicationis inciderant,
prout eorum episcopus impetraverat , unde rebellionem publicam ostendendo
concitaverunt ducem Phiiippum Tetulum , qui in propria disponens se iteruni
maximam colli{ri fecit armatam, cui praefecit conestabulariuni Franciae, sed
restitit bastardus Anthonius , propter quod discordia evenit.
Vertus de dettructione Dynanti.
Hi de Dinanto communes sunt populares,
Insontes, stolidi credulitate sua.
De terra Terri servantes ferrea corda ;
Sint licet ut ferrum , nil agit in calibem.
Ipse quidem Karolus saxo sic excutit ignem,
Dum vult malleolis quam cito cudet eos.
Aggressu primo cujus dédit undique yallo
Nocle dieque locum castigans piilvere forti,
Furtive properans et ejusque suburbia captans ,
Intrat ablalis spoliis , cautique recedunt.
Et caeteri melius nequeunt quam reddere sese
Ad nulum Karoli pleni pietate modesta.
Mon atlendentes com'motus qualiter ante
Ofiensis multis verbosis , sed magis actis ,
Incursando quidem fecerint interfîciendo .
Reddunt seque tamen traclalu non bene facto.
Tanc prius emissis fragili sexu puerisque ,
Fit Tindex ignis consumens omnia praesto.
Quodque remansisset manibus périt hoc operosis.
Donec dicalur : « Dynant prius hic fore visa
Hos ita perdemuit , qui maliens indomitorum ,
Filius ut Martis Karolus quia diligit arma. »
» Cfr. infra p. 368.
ANALECTA LEODIENSIA.
365
In rerticulo infra nota an nos Domini. (1466.)
Dînant aCCensa MoX non pLaga CUnCta repressa.
Planctut.
Quomodo sola manet Dynant quondam populosa ,
Facta velul Troia nunc sine vestigio ;
Illic deiluxil Xanclus sicut, hic modo Mosa,
Ouam paucis similis, allamen excidio.
Ylion aul ubi nunc Hector totidemque polenles
Talibus heu ! caruit insipiens populus.
Quin potius contra Priamus paler et suus Hector;
Nec sibi praesidio Penlhasilea fuit.
Planctus.
0 viduata viris, Dynant, orbalaque natis,
El sexus fragilis nescil habere locum.
Esurit alque silit primo qui splendida sumpsit,
El modo veste caret cui primus ampla salis.
Heu! Dynant, miseranda jaces, indulgeal ipse
Omnibus indulgens qui patienter amant.
Quisquis amat , timeat, patienter el aspera portel,
Ut Dcus exallet hune regione sua.
Rege iffitur et duce Burgundiae Villam de Perona pariter ingressis et ad
horam Irahentibus morulas , delala sunt illico nova super facto Leodiensium.
Qualiter videlicet Raso capitaneus cum magno numéro Leodiensium villam
Tongrensem in deditionem acceperat, et episcopum Tricariensem cura episcopo
eorum ac quibusdam nobilibus caplivura abduxerat Leodii , caeteris interfectis.
Quae res commotos reddidit regera et caeteros principes , unde dux Carolus,
qui dudum suspeclum regem Franciae veluti fautorem exceperat , jam contra
Leodienses invasorem secum accepit. Nam tota se duci regiaobtulitmajestas in
oppugnatioraem et eversionera praefatorura Leodiensium. Igitur prae stupore
cunctos utriusque exercitus admiratos tuba proclamavit. Levatis igitur exerci-
tibus , per Viromandiam et Hannoniam venitur ante Leodiura fere xxiij die
mensis octobris. Videntes autem Leodienses regalia signa eminere fortissimum-
que ducis Caroli dispersum exercitum sub moenibus appropinquantem ad ca-
piendam in manu forti civitatem , spe pacis aut concordiae caplivura emise-
runt episcopum. Quo salvo , proceditur bellicis machinis contra civitatem et a
366
ANALECTA LEODIENSIA.
tribus locis obsessa fortiter impugnatur. Defendentibus autem se Leodiensibus,
ficlum fore Francorum adesse regem existimanles inler oppugnantes oppro-
bria dedere. Quibus omnibus non obstantibus non sine damno Burgundorum ,
qui acrius oppugnabant, vi civitaspraefata capitur, spoliatur ac devastatur.
Verum inter oppugnandoruna obsidionem mirandaquorumdam Leodiensium
audacia lenlavitfere quingentorum virorum fortium noctu irruentium régis ac
ducisingredi tentoria ; sedarmorum vi cum danano tamen repulsi sunl, ac infra
civilatena se dare coacli. Sequenli vero diluculo , dominicoquidemdie, factus
est generalis assultus in quo pluribus prostratis, aptatis scalis et erectisin manu
forti,fugientibuspluribus tam per Mosam quam per portas patentes, civitas in
deditionem miseranda strage reducta est. Rexigitur Francorum chimiram sive
signum Sancti Andreae, quod erat ducis Burgundiae, suscipiens^ cum suis om-
nibus ingressus, evaginalo gladio, donec in medio fori venisset, clamavit in
signum victoriae : Vive Bourgoingne ! F«//e^an^/iie / Quae res inaudita creditur
accidisse, et inter ejusmodi temporis miranda valde reputatur evenisse. Hinc
Francis , illinc Burgundis per totam civitatem dispersis in caede vel flamma
nec non submersione crassantibus , vix sexui indulgetur in impetu. Tandem
ne tractentur irreverenter malronae sacratique viri cum virginibus , ex edicto
tam régis Francorum quam ducis Burgundorum prohibetur. Sed illo non
obstante, caedibus et rapinis inhiantes nulli pepercere sexui , quin etiam sa-
cras \iolarent domos, donec pêne cuncta portabilia seu mobilia bona navibus
ac curribus injecta abducerentur. Et tune pars maxima civitatis ejusdem
igni conflagrata est. Sic recedens cum butino suo Francorum rex in Franciam,
perrexit dux Burgundiae \ersus Ardennam , fugitivos et fortalitia patriae de-
moliturus. Compertum enim babebatplures Leodiensium aufugisse. Regressus
autem per ^astatam civitatem, jussit quod residuum erat, demptis ecclesiis,
flamma consumi et solo adaequari. Rasis igitur portis et mûris omnibus, re-
lictisque stipendiariis cum capitaneo, mo\it exercitum a patria illa desoiatis-
sima et per Brabantiam intravit Flandriam et in Gandavo se recepit , ubi ad
eumdem ducem plures e diversis mundi climatibus applicuerunt. Inde Brugis
veniens, in signum victoriae Peronam, alias a civitate Leodiensi delatam, supra
bursam erigi fecit , cui versus bi legebantur insculpti :
Desine sublimes in auras lollere vultus ,
Nosce meo casu oec dare firma Deos.
Nobilitatis ego Leodis renerabile signum
ANALECTA LEODIENSIA.
367
Gentis et invictae gloria nuper eram.
Sum modo spectaculum ridenlis turpe popelli
Et testor Caroli me cecidisse manu.
Fertur autem infaustissimo tempore malum hoc civitati Leodii evenisse cleri
demeritis, qui proprium episcopum Ludovicum de Borbonia, nepotem Caroli
ducis , pluries reppulerat, necnon vulgus contra ducem in pugnam excitarat ,
raemor veteris querelae, dudum ante annos quinquaginta et novem per Jo-
hannem ducem Burgundiae simili fere de causa illatae, propler electum eo-
rumdem Johannem de Bavaria. Nempe belli finis cum sit pax , quonam modo
tractatum sit inter ducem Burgundiae et nepotem suum Leodiensem episco-
pum supra nominalum , quibus autem articulis patria illa post eversionem re-
dacta sit in subjeclionem , ad plénum enarrare longum et prolixum valde
foret. Hoc tantum sufficit relictum scire dominium ejus in manibus ducis
Caroli , qui usque hodie suos in eo collocavit justitiarios.
Fuit autem his temporibus magister quidam ex Hannonia de Angia , qui
super excidio Leodiensium in honorera ducis quaedam metrice composuit S
inter quae haec descripta repperi :
MagniGcus princeps, dudum qui forliusegit,
Indomitos Legios nunc legibus instruit apte,
Ponlifîcique suo concordans ante rebelles.
Si tempestive correxissent malefacla
Et bona justitia superasset tune violentes ,
Non pervenissent quo perveniunt miserandi ,
Exemplar facti candis fere qui modo vivunt !
Heu , maie consulti Legii, sed lege carentes !
Cur defamastis , quem decet allus honor ?
Nam Léo rugitum dans tolum clima moyebat ;
Nunc tulit impune praenocuisse suis.
Quis nisi mentis inops illi resistere yellet ,
Qnem regesque duces et metuunt et amant?
Nemo modernonim valuit superare potentem,
Nec debellavit fortior ullus adhue.
Non sua possedit praestantior omnibus usque ,
Dux leo quam Karolus, quo pie nunc regimur.
' llle ipitur magister ex Hannonia de Ângia per edidi. Cfr. Bulletins de l'académie royale de
dicendus est auctor libri Karoletdos , quem nu- Bruxelles, t. IX , part. 2 , p. 253.
368
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
369
Haec de Leodiensibus dicta g;eneraliter suffîciant.
Sciendum quod ante eversionem praefatae civitatis Leodii stella quaedani
caudata futuram in ea calamitatem visa fuit praenosticasse. Fuerunt venlosi-
tates validae circa idem tempus, et ictu fulminis die apparitionis Salvatoris
nostri turris percussa est inceodio de Hulst , rueotibus in laminas de cam-
panili \asis omnibus et liquefactis.
■^ ¥ ■* ¥ ¥
(1466.) Videntes autera Leodienses regem *... debaccari , levaverunt
itero se contra episcopum eorum , fratrem ducis Borboniae, et eum a villa de
Huyo fugaverunt , interfectis quibusdam de parte ducis Burgundiae , quos
idem dux posuerat ibidem pro conservatione patriae. Sic e converso rebelles
facti contra contractum et juramentum quod fecerant cum Philippo duce
Burgundiae ac Carolo filio suo, quaecumque poterant raaia perpetrati sunt.
Dux aulem Bur{]rundiae Philippus apud Bruxellam facta congregatione valida
nobilium, arma levavit contra Leodienses, sed propter debilitatem et senium
in propria non valens exire, totum belli onus filio suo Carolo comiti Caladrensi
commisit. Rex Francorum dum audiret comitem Caladrensem Leodienses
invadere debere , misit quosdam stipendiarios in auxilium per Campaniam et
Ardenniam ipsis Leodiensibus. Porro Carolus comes Brabantiam exire para-
bat. Contractis undique copiis nobilium et armigerorum, primo cepit Dinan-
tum. Qui dum aciem suam dirigeret in subversionem villae Sancti Trudonis ,
plures adimpediendam obsidionem se moverunt deLeodiocum bellicis instru-
mentis et quadrigis ac victualibus , quos quidam de parte ducis Burgundiae
venturos nuntiavere. Quare comes Carolus, aciebus ordinatis, cinctaque villa
praefata et adventu Leodiensium audito, clamor ad pugnam et sonitus terribi-
liter proclaraatur. In aggressu Leodiensium, eo quod debilior esset, prima
custodia comitis cessit , fortassis ex industria , prout postea belli exitus decla-
ravit, quoniam ex adverso praesensiit adjutorium, et Anlhonium bastardum
fratrem comitis adventare continuo recognovit, cujus adventu durior fil
aditus pugnae. Sed quia in crepusculo quasi noctis congressus iste fiebat ,
totus Leodiensis exercitus diruptus et distractus est; plures igitur eorum
terga verterunt, caeteris prostratis et captis curribus, victualibus unacum
bellicis instrumentis quorum copiam adduxerant. Et tune bellum intercipitur
' Franciae Ludovicnm XI.
^^Q^ 1 quingentis fere interfectis viris. Prosequilur post hoc inlentum suum
comes Carolus et villam Sancti Trudonis dura jam obsidione penitus quas-
satam in deditionem accipiens quosdam gladio jugulari , quosdam illaesos et
in gratiam capi jubet. Hac villa funditus eversa, movit idem comes exercitum
suum vastando fortalilia hincinde, donec Tongris pervenisset; quae villa se
submisit obedienliae suae cum pluribus aliis. Et procedens tramite suo cas-
trametatus est ad milliare civilalis Leodiensis, sic quod illi de civitate omnem
ejus exercitum orlo sole vidèrent longe lateque se dispergenlem ad assullum
sine mora praebendum. Civibus igilur aspicientibus se cingi ac locis aptio-
ribus bellicas machinas collocari, sicque primo obsidionis aggressu taliler
coartari, ut vix egredi valerent aul praesumerent , consilium inierunt, ut
trecenli aul quadringenli de nolabilioribus eligerenlur, qui exirent civilalem
el procédèrent nudi, lineis lantum induli , veniam peliluri. Quod faclum
est. Nam tamdiu proslrali jacebanl ad pedes comitis el episcopi caelerorum-
que nobilium, donec responsum audirenl. Tali igilur pactoconcordia sumpsit
exordium, ul videlicel 1res capitanei comilis, scilicel fraler comilis dominus
Anthonius , el nepos ejus dominus Adulphus , nec non dominus de Gruut-
huze, cum omnibus suis armigeris ad 1res portas inlromillerentur , servatis
ac salvis bonis et vita omnium in Leodio exislenlium , in qua quidem civitate
tam diu moram traherenl hi praenominati capitanei, donec ad pacis unionem
omnia tractala essenl. Cives igitur annuerunt huic pelilioni comitis et Dei
gratia mediante, brevi dierum spatio, firmata est pax el sedata commolio,
susceptoque comité nec non episcopo eorum domino Ludovico de Borbonia,
promiserunl fidem et slabililalem semper observandae pacis ^ fugalo Rasone
de Linteris , qui capul ferebalur principale lotius discordiae. Imposita igilui-
erat pecuniarum maxima enienda , nec non ipsi Philippo duci Burgundiae
per vices quadraginla cives obsidesassignnli sunl ad majorera confirmalionem,
qui alternalim, donec taxatio persolula essel, deliberabanlur el resliluebanlur.
Bonus dux Philippus cum exercilu descendit usque Namurcum et circa
finem Augusli fecil filium suum Carolum cum exercilu praeire ad obsidendam
villam Dy nanti. Dux vero sequulus usque in Bovines, sommari fecil capilaneos
de dedilione ; facla simul approximalione machinarum , quam , dum respue-
renl , ah omni parle sic oppiessil , ul post fouburgorum ruinam el ingressum
velul amenlium hominum bellicosorum ducis , omnes capitanei vel slipen-
47
370
ANALECTA LEODIENSIA.
diarii villae, omnibus relictiâ, aperta quadam porta discederent. Cives igilur
inconsulte sic reddiderunt ut ad voluntatem ducis prae multitudine inlro-
euntium et fumi(]rantibus machinis ac si in inferno strepitus fièrent ^ quo
fii(çerent ignorarent. Cornes igitur de Charolois a pâtre suo pefiit spoliare
yillam, et ordinavit secundum capitaneos 1res a tribus locis depraedari villam,
post igné conflagrari, tandem muros dirui ac portas subverti jussit, ut vix
lapis super lapidera remaneret. Verum ilii de Bovynes ex collectis lapidibus
ponte constructo se fbrtificaverunt, cessilque praeda magna stipendiariis
ducis. De qua cum se planxisset conestabularius Franciae , sciiicet Ludovicus,
cornes sancti Pauli , pro antegardia depulatus , dux ei villani de Thuino
concessit, et inhabilatores ejus mox, ne destruerentur, sese liberaverunt
maxima denariorum summa concessa etc. Deinde conestabularius Franciam
petiit , indignatus super comité de Charlois ac fratre suo Anthonio, bastardo
de Burgundia
Comes de Charolois armatam suam non dissolvit , sed in praesidia misit ca-
pitaneos. VIII igitur septembris , iterum datis obsidibus Leodienses promise-
runt observare pacem , quam , audita morte boni ducis, rumpebant iterum.
Nota margmalïs. Xllll octobris anno LXVIII pax iterato fit inler regem
Ludovicum etCarolum novum ducem Burgundiae et sub jurejurandofirmatur
ad servandum , sicut nuper apud Conflantium in conventione principum , sed
ultra id specialiter roboratur , de non praestando homagio , sive de parla-
mento regali placitantium, nam mox idem dux Carolus novum parlamentum
ordinavit apud Machliniam. Rex ergo multa concessil. Sed prout prius nihil
observare voluit, dicens irrita quae vi vel extorsione dabantur. In tamen firmi-
tatem observandae pacis ipse rex in propria se dédit ad Leodium destruendum,
quod XXVI' ociobris subversioni miserabili subjacebat. Priusquam vero talis
desolatio fieret apparuit signum in aëre, percutienscum cauda super civitatem
ad instar cometae, quae vel mortem aut mutationem grandem praenostica-
verat. Sed non erat qui cognosceret , et volunt flagella Dei nolari a sanctis et
bonis, prout in ea civitate fuisse viros aestimatur. Tôt igitur ecclesiae, tôt
monasteria vel sacrae domus perierunt ut merito plaga Dei, cujus instrumenta
Deus permisit reos et criminales homines punire putare. Omnes tamen qui in
de&tructionem civitatis aut patriae vénérant ante decennium perierunt : nam et
iffiprimis conestabularius Franciae Parisiis truncatus capite fuit, deinde dux
ANALECTA LEODIENSIA.
371
Carolus in obsidione de Nansy succubuit , poslea gubernator patriae Léo-
diensis , dominus de Humbercourt , unacum cancellario dicti ducis Caroli ,
Gandavi decoUati fuerunt. De caeteris autem vel in miseria tenebantur, vel
in captivitate servabantur, ut puta de Burgundia Anthonius, naturalis frater
ducis Caroli , et frater Balduinus , bello Lotharingorum , cum multis aliis
nobilibus, qui in expeditione Leodiensi affuerant. Brugis etiam propter
démérita decollatus fuit bastardus de Condeto , frater doraini de Hametes.
XVI.
DE EXPUGNATIONE LEODIENSI , EXCERPTA EX COMMENTARIIS JACOBI PICGOLOMINEI ,
CARDINAUS PAPIENSIS ^.
Dum in hoc statu res Italae agerent ^, lacryraabile intérim nuntium Ro-
mam affertur , quo animi omnium non mediocriter sunt contristati. Signifi-
catum est enim , civitatem Leodiensem magnitudine atque opibus ciaram ,
quae in omni casu ecclesiae fidem Romanae Sedis erat secuta , ferro atque
igni ad internecionem deletam , nulla aetatis, sexus, vel sacrorum habita ra-
tione : eam vero cladem unico Caroli Burgundorum ducis, et Ludovici Gal-
lorum régis impetu irrogatam , qui ad tantum facinus animos et arma junxis-
sent. Eam ego non ab re censui quarto huic libro mandandam , quo nostris
pontificibus esse docuraento possit , quantum saeculi priucipibus oporteat
credi , quanlumque adhiberi curae conveniat , ne ii pastores plebibus den-
tur, quorum vel aetate, vel ambitione pro pane lapis et pro ovo scorpius
juXta verbum Domini offeratur. Igitur sedente nuper Calisto tertio , pelebat
Philippus , Caroli pater , ut Ludovicus, qui in Borboniorum familia genitus
erat ex filia, Leodiensi praeficerelur ecclesiae, quam Joannes annorum jam
1 Fuit ille Pio II ponlifici maximo eoaevus el Leodiensi deprompai ex editione, quae anoo 1614
familiarit, ejusque commenlarii rerum suo tem- Francofurti prodiit in-fol. , p. 396 — 402.
pore gestarum ab anno 1464 ad aunum 1469, - Euarraverat auclor conlroversiam de So-
exhibent supplemenlum ad commentarios ab ipso rani ducatu aclam et inde secutam animorum
Pio II coDscriptos. Narrationem banc de bello acerbitatem atque indi^rDationem.
372
ANALECTA LEODIENSIA.
multorum praesul , 'missis ad ponlificem documentis parabat dimillere. Sed
ea res cum propler juvenilem aetatem , quae vigesimum nondum annum alli-
gerat, pontiBciis legibiis esset contraria, Calisto parum et patribus proba-
batur, \idebanlurque uno consilio omnes non assensuri , nisi majores causae
ad impetrandam rem non afferrentur. Erat eodem tempore praecipiium pon-
tifici studiumparandaeclassisin Turcos,quaead redimendam G)nstantmopo-
lira ducerelur, miseratque propterea in omnem Italiae partem sacerdotes
quaestores, qui futuri operis praedicatione condonationibusque peccatorum,
cujusquemodi subsidia compararent. Ad ripam quoque Tyberis Vaticano
proximam comportari materiam , et trirèmes fabricari sine iutcrmissione cu-
rabat, nulla de re alia vel loquens gratins, vel audiens. Id vero studium cum
ad Philippum significationibus multis esset perlatum , senili et ipse obsequens
animo, quod jure de Ludovico negatum erat, promissis artiBciosis aggredi-
tur. Spondet, si impleatur quod cupit, missurum se terra et mari grandia ad
conceptura opus subsidia, quae et facilia sibi futura essent, et raagnopere
conatum ecclesiae adjutura. Totam banc sponsionem ea diclorum scriptorum-
que constantia firmat, ut nil minus jam putaretur, quam non facturum
illum, quod tam asseveranler aiebat. Credidit senex Calistus primus explendo
desiderio intenlus , mox etiam in eamdem sententiam traductis patribus Phi-
lippo est obsecutus , civitatisque tam populosae administrationem juYeoi
credidit, munerum ecclesiae omnino experti : aestiraans annorum paucorum
jacturam emolumento tanti boni compensari aequo animo posse. Sed accidit
divino judicio , ut malo inchoata initio calamitosum mox exitum caperent.
Nam neque tantarum promissionum fructus perceptus est , et fundamenla
sunt posita totius, quae superinducta est, cladis. Hune ergo pastorem plebs
illa , et si longe inferiorem priore suo annis meritisque \idebat : gratiam
tamen magni ducis secuta acquieverat facto , sperans mox ut per aetatem li-
cuisset, sumpturum sacra Ludovicum , atque eorum antistitem pleno ci?i-
tatis imperio praefulurum. Aliquaudiu igilur in hune modum sine dissensione
processit res, cum tamen Ludovicus fortuna suorum elatior, Leodiensium
legibus, quasante eum servarant caeteri , adversaretur saepe, et ab ecclesia
errans , lasciviorem vitam tanto indignam sacerdotio ageret. Procedentibus
annis idoneusjam ad consecrationem factus, ad eam peragendam , celebran-
dara , unanimi omnium voluntate est postulatus. Quod ille , sive quod a
religione adhuc esset aversus , sive quod a suis eam necessitatem imponi
ANALECTA LEODIENSIA.
373
gravate acciperet, cum contumacius pernegasset, oriri inter eos apertae con-
tentiones sunt coeptae, atque ita in dies adauctae , ut minus jam natura elatus
populus revereri ejus dignitatem timereque jurisdictionem inciperet. Vere-
bantur ne sacrorum delatio eo traheretur consilio. ut secularis adrainistra-
tionis inducta consuetudinc episcopura suum dedisceret civitas , vicinique
ducis paulatim subiret imperia : quam illi rem morte quavis graviorem puta-
bant. Condictantibus in hune modum episcopo et plèbe, crescebat in dies
adversus ecclesiam rebellio, jaraque ministris ejus potestales quaedam ademp-
tae erant, quae nullis denuntiationibus reduci in locum pristinum poleranl.
Itaque Philippus, qui natura vehemens erat, superarique genus suum civili
contenlione dolebat, magnis precibus a pontifice petit , ut dignitatem impu-
gnatae ecclesiae adimi per subditorum violentiara non sinat, sed temeritatem
populi superbientis censurarum irrogatione contineat. Quod ille cum Leo-
diensi sedi , et communi aliorum dedisset exemplo, non multo post contempla
etiam Romani patris poteslate, civitali et agro, sacris est interdictum , invo-
calusquead praesidium per judices dux bellum Leodiensibus intulit. Pugna
autem non longe a mûris commissa, occisis quam plurimis reliqui in fugam
conversi sunt, ac civitas eodem impetu capta. Quae ut ad novam posthac
contumaciam calamitatura continuatione languidior fieret , dirui in circuitu
muros jussit, tributumque imperavit, quantum redimendis comparati exer-
citus stipendiis satis judicio videretur : quodque omnibus acerbius habitum
est, eos qui per aetatem ferre arma jam poterant, uno edicto in exilium ex-
pulit, paucis quibusdam ad rei familiaris custodiam cum rauliebri sexu intus
relictis. Hac lanta clade Romam perlata , miseratus pontifex ecclesiae plebis-
que fortunam , legatum ex referendariorum ordine proficisci illuc jussit, qui
et obtemperari Ludovico episcopo , et dissidentes animos suo interventu con-
ciliari curaret, reducendis quoque exulibus, levandisque tributis quam posset
operam penderet. Erat is Honofrius, Tricaricensis praesul, homo Romanus , in
familia locupleti , quae SanctaeCrucis dicitur , natus. Ad hune igitur cum Agrip-
pinam Coloniam maturato itinere pervenisset, Leodiensis legatio ad ventus hujus
praescia accessit, summis obsecrationibus petens, ut quanto posset celerius
Leodium properaret, reliquiasque dispulsae plebis redditis sacris consola-
retur. Quorum ille desideriis obsecutus, ad oppidum Aquisgranense pro-
cessit millia passuum viginti a Leodio positum. Ibi dierum nonnullorum mora
cognoscendum putavit , quo animo praesul et populus ad suscipienda monita
/
374
ANALECTA LEODIENSIA.
Romani pontificis esset. Eos ut sentire idem , et in omnia paratos cognovit ,
itinere continualo a quarto milliario praesulem clerumque , et magistratus
urbanos obvios habuit , singulosque jurejurando adigens parituros decretis
quaecumque ipse tulisset, poenas apostolicassubstulit, beoedicensque populo
summa omnium exultatione civitatem ingressus est. Cumque is dies \igilia-
rum esset apostolorum Pétri et Pauli, ad aedem cathedralem procedens,
solenne sacrum vespertinum cantavit. assistente plèbe, quae ut in paucitate
frequens ad visendum convenerat. Postridie quoque Ludo\icus ipse , qui mo-
nilu legati consecrationem episcopalem jam acceperat , primis suis missariim
solemnibus est operatus , dominicumque sacramentum tota urbe legato et
populo prosequente. manibus suis circumtulit. Erantgaudiorumplena omnia.
respirareque tum primum ex longa fatigatione miseri videbantur , dissensio-
nem omnem initio hoc sublatam putantes. Id modo supererat, ut exulum
quoque et tributorum sua ratio haberetur , amodoque civilatis moenibus
parceretur , quae ducis imperio sine intermissione dejiciebantur. Postremo
ut leges patriae redderentur , sine quibus nit quietis babitura reliqua puta-
bantur. Igitur horum causa ad Carolum filium, defunclo intérim pâtre, pro-
fectus legatus est : sed in tempora incidit, quae rébus agendis mullum erant
contraria. Ducebat ilie per eos dies uxorem Britannorum régis filiam , minus-
que diligenter propter nupliarum solemnia alienum quidquara intelligere
poterat. lis vero absolutis, cum etiam tantum audisset Legatum , nil ob eam
causam certum decrevit , quod bellum adversus regem Gallorum gerens sociis
Britonibus in auxilium properabat , quos magnis copiis premi nuntiabatur.
Id tantum de postulatis Legato concessit , ut cum praesule et populo quae vi-
derentur componeret , conventaque referret ad se confirmanda decreto suo ,
\el respuenda. Hac promissione Tricaricensis reversus, tractare de omnibus
cum praesule et exulibus coepit , sperans conditionem se aliquam inventu-
rum, qua seroianimem populum suscitare, quietemque statuere suspensis ani-
mis posset. Sed dum in his sine intermissione laborat , episcopus morae
impatiens suas juvéniles cupiditates secutus, ad propinquum oppidum suae
ditionis Trajectum secessit, cujus rei occasione simul quod diuturnius inter
regem etducem futurum bellum judicabatur, plurimi exulum, qui in proxi-
massilvasex praelioaufugerantadnumerumquinquemillia, resistente nemine,
Leodium rediere, quos statim et reliqui sunt consecuti inermes ac nudi , sil-
^estribus tantum truncis , et fundis, lapidibusque armali. Reditus hujus po-
ANALECTA LEODIENSIA.
375
pulari quidem multitudini id consilium fuit, ut clerum omnem, cujus no-
mme Unta mala acciderant, unoimpetu spoliarent : gravioribus aulem paucis,
ut poenitentiae significatione reditum sibi in patriam pacemque deposcerent.
Itaque horum suasu ad legatum una voluntate omnes accedunt multa per
novitalem facti timentem, orantque ut se deprecatore jam tandem vitae eorum
misereatur episcopus , plebemque dispersam ac bestiarum more in latibulis
agentem perire in silvis famé non sinat, creditasque animas una cum corpo-
nbus mterire : sibi quidem id animi esse, ut iUius subsint imperio, at tan-
quam mmistrum Dei dominumque civitatis accipiant : porro ut opificiis
intcnli in sudore vultus panem quaerant , et quolidianis obsequiis famulentur.
Hortantur quoque ut supremas has preces miserae plebis non negligat , quam
eo calamitatis adductam intelligant, ut si se contemptam nunc videat, timen-
dum sit ne civitatem et clerum sacraque, et se insuper ipsam una impietate
mvolvat. His auditis , Legatus miserans multitudinis faciem , quae vestitu in
silvis discisso, capillorumque et barbarum promissione silvestrium hominum
mstar habebat, omnes in forum ad concionem vocatos benignis verbis allô-
quitur. Docel quanto in honore haberi episcopos velit ecclesia : quid in con-
temnentes sacrae leges décernant : iUos quidem in patrem hune suum paulo
conturaaciores fuisse, diutiusque quam par videretur in contentionibus per.
stitisse : quam ob causam coactus iUe sit avunculi ducis praesidium implo-
rare : magno eos victos praelio lulisse conditiones, quae imperari victis a
vicioribus soleanl : missum se a pontifice ad consolandum populum , et su-
blevanda onera esse, fecisseque in eam diem , quae tulerint vires : reddiu
jam civiUti sacra : ad consecrationem Ludovicum inductum , cujus dilatae
causa tanta mala accidissent : ad lollenda reliqua se etiam ad ducem profec-
tumesse, faculutemque tractandorum omnium accepisse : opushoctotum
bona spe mchoatum : sed vereri ne hic eorum repentinus ad urbem accessus
successum suis laboribus adimat : proinde deponanl quam primum arma
quielKiue rerum exitum praestolentur. Cogitent vero si tumultuari perpant^
qu.d episcopo in eos, et quid sibi, et quid duci futurum indignationis me'
rilosit , qui praelio pulsos, murisque nudatos tenta in se audere nunc videat •
ipsum quidem, nisi monitis pareant , abiturum illico civitele , nuntiaturum
pontifici , quantum obstinalionis apud eos invenerit, ad quorum salutem pro-
curandam sil missus. Ad has ejus exhortationes cum respondisset quidam
necessitete impulsam multitudinem , quod vivere in silvis non posset, domum
376
ANALECTA LEODIEINSIA.
reversam, diiciqiie el episcopo quaeciimque in se essent paratam praeslare : pati
aiitem non posse alienis quam ecclesiae dominis civitatem subesse, niortem-
que, si ila opus sit, hiijus uniiis rei causa intrépide adituram. Legatus eos
iteruni consolatus , ut disceptationibus in lanto periculo finem faceret , magna
voce, quae a tota concione exaudiri posset, postulavit , an parati essent, po-
silis armis, suis et episcopi imperiis , ut ante promiserant , auscultare? Ad
quam vocem multitudo omnis diuturno miseriarum taedio in quaestus et la-
chrymas commota, protensis ad eum manibus, pacem et misericoi diam accla-
mabat , precans identidem utconciliarentur tandem episcopo, et in patriaesse
cum parentibus et liberis liceret, ne laniati a feris passim per silvas impio
morlis génère necarentur , arma quae retinendae vitae causa sumpsissent ,
quamprimum jusserit posituros. Id vero cum ad ejus imperium statim fecis-
sent, legalusque proptera salutem eorum curae sibi futuram dixisset, quie-
irere paulum omnia, civitasque ab impetu furentis populi est conservata ,
externis post paulo cladibus occasura. Igitur legatus, assumptis secum princi-
pibus multitudinis hujus Trajectum se ad episcopum conferl , et causam mi-
serorum quam maximis polest precibus agit. Jamque dieriim nonnullorum
diligentia rem eo redegerat, ut reconciliatus Ludovicus ad oppidum Tungram,
quod inter Leodium Trajeclumque médium est , secum accederet , indeque
repetendam civitatem statueret. Convenerat autem ut turba omnis poeni-
tentiae significanda causa , effusa obviam inermis et supplex a transeunte
misericordiam prt'caretur : illi vero liceret quanto apparatu bellico vellet ci-
vitatem intrare , dominatumque in se omnes suscipere, et sua voluntate om-
nibus moderari. Ea dum ad ccrtam designalam diem perfici debent , dux
intérim, qui accepto tam audacis motus uuntio vehementer erat commotus,
ad episcopum scribil , ut tractalum omnem , quicumque cum Leodiensibus
haheretur, abrumpcret, seque uitorem propediem exspectaret : atque(ut sine
periculo fieri id posset) quatuor millia delectoium militum in ejus praesidio
mittit. Erat duci jam pêne explorata spes constituendae cum rege pacis : quae
cum sociis Britonibus jam constituta, quorum causa bellum susceptum erat,
faciliorem suam videbatur efficere. His ergo intellectis , Ludovicus quod in
potestate Caroli esset , dicto obsequitur , cunctaque dissolvens , praesidio
quod erat missum . eodeni loco se continet, majorum copiarum adventum
operiens. Id ergo conspicati Leodienses , quorum in utramque partem et ad
humililatem , et ad contumaciam vehemens erat natura , aliam (ut in despe-
ANALECTA LEODIENSIA.
377
ratione rerum fit) salutis ralionem adorti , proxima nocte armata duorum
millium manu, Tungram maximo silentio accedunt, oppidumque ingressi ,
quod in recenti ducis Victoria dejeclis mûris aditus per ruinas habebal, eodem
silentio ad episcopum pénétrant, suamque primum, tum aliorum, qui secum
erant , domos circumsistentes impelum in praesidiarios faciunt, nudosque,
et re subita perlurbatos facile opprimunt. Si qui efiFugere in lumultu casu
aliquo poterant , ii contendebanl Trajeclnm : erantque clamoribus et gemitu
morientium omnia perturbata. Episcopus vero suorumque nonnulli , qui ad
intimam custodiam excubabant, perfosso statim conjunctae domus pariete ,
in qua divertebat Legatus, inlra cubiculum ejus refugerant, fortunamque
aliorum pavidi expeclabant. At legatus, qui ab inilio tumultus inermis in vi-
cum erat progressus, cognilis statim Leodiensibus, duces eorum, qui caede
fugientium bacchabanlur , vocari ad se multis suasionibus contendebat , ca-
suque peranxius erat , eos tandem venientes cum lacrymis rogat quamnam
ob causam eo miseri accessissent , atque inter deprecalae pacis tractatus tan-
tum nunc scelus admitterent ? Illi ut erant madenles sanguine , et exitu adhuc
rerum suspensi , perturbata voce respondent : quod ad episcopum tanta vi-
derint missa praesidia, ullionemque suam sint verili : illuc eos venisse mala
consiliapraeventuros, ne intérim oblentu impendendae veniae civitati exitium
pararetur : petere id quod ad salutem reliquum arbitrentur , ut ipse cum
episcopo eo ex loco Leodium properent : quoniam et revereri ulrumque , do-
minumque civitatis Ludovicum statuere certum sit omnibus : id ni fiât , pro-
positum multitudini esse , eos atque oppidum uno ejus noctis incendio
absumere. Legatus instantem necessitatem cognoscens , quod animos ad ea
quae minitarentur incensos videret, accepta fide ne quem ultra occiderent ,
de accessu ad civitatem agere cum episcopo coepit. Quo statim (ut in tanto
]>ericulo necessarium erat) in sententiam traducto , nullo tumultu ambo Leo-
dium rediere, comitantc multitudine , non quae vicisset, sed quasi quae
dominos suos ex aliorum captivitate per vim receptos domum reduceret.
Laetabantur omnes , el Iota Leodiensis ecclesia reslituto praesule erat in
gaudio. Ii quoque qui in Tungra superfuerant caedi, libertali pristinae redde-
bantur , cum honoribusque remittebantur ad suos. In iis erat dux praesidii
paulo ante ad episcopum missi , quem in latebris adinventum ^ ut ad Carolum '
proficiscereturveniamqueet pacem multitudini oraret, magnis obtestationibus
induxerunt. Dux vero qui nondum his acceplis ad ultionem nihilominus tu-
48
378
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
379
multuosi reditiis properabat : audila etiara Tungrensi audacia, nullo furori
concesso spatio, pacem illico cum rege constiluit, irapetrala conditione, ut
praesenlia sua alque exercitu conalum hune adjuvaret. ïlaque arnbo in Leo-
diensem civitatem moven'esa milliario vigesimo constilere, praemissis tribus
millibus Burgundorum , qui urbi appropinquantes duces cum reliquis copiis
exspectarent. Leodienses lanto honiinuni numéro ad se iri videntes , quantum
vix Galliae reliquum per id tempus in armis habebat, necessario vel morien-
dum eliam vel relinquendara excidio patriam cognoscebant. ïlaque ut eorum
erat in magnis rébus ferocia, ratione aliquando parum ex|>ensa , ad extrema
perferenda se firmant, Tungrensemque fortunam sperantes , adoriri noctu
propinquosBurgundos inslituunl,quos non totisocto millibus passuumabesse
constabat. ïtaque de secunda vigilia populariter egressi magnis animis in eos
tendebant. Ilii vero proximo ad Tungram casu admoniti vigiles in armis age-
banl, protinusque cognilo per exploratores consilio progressi obviam prae-
lium acerrimum commisere , quod ad lucem usque magna hominum caede
productum est. Tandem Leodienses coacti sunt cedere. In eo certamiue ceci-
derunt Burgundorum permuiti, in iis forlissimus quisque ac nobilissimus,
sed ex Leodiensibus longe plures , quod noctis ilinere fatigati , minusque ar-
mati iniqua pugna erant congressi. Quae res civitatem omnem alioquin malis
fessam maxime consternavit, cum et luctibus passim replerentur omnia , et
orta iuce miserando speclaculo referri humeris patres, fralres, et filii exani-
mes manante adliuc sanguine viderenlur. Ilis tantis malis confusus legatus ,
ac plane jam inops consilii , quod unum ad deprecandam vitam reliquum
erat , convocato iterum ad concionem populo in conspectu omnium lacry-
mans : « Videtis, inquit, cives fortunam vestram ferocibus consiliis , non mea
culpaad supremumadductam. Imminet propinquum exitium. Iratusestdux
et duci adjunctusrex potentissimus ad vos ambo instructo exercitu properant.
Urgens nécessitas longam orationem non poscit. Audite, filii, ut extremam
vobis quam possum pielatem impendam , paratus sum , si ita opportunum
putatis, ad Ducem nunc proficisci , mecumque episcopum ducere. Obvii
ambo exercitui, atque humi strati misericordiam lacrymis nostris precabi-
mur : cum personam ego feram pontificis, ille régi ducique junctus sit san-
gume, inveniemus forsan, quod respirandi spatium praebeat, nam imperandi
nunc interminandique tempus non est. Precum esse redemplionem opor-
tel. Légitima de vobis meo et vestro nomine repromittam omnia. Si piacet
*
haec ratio , actutum ibimus. Sin praesentior apud vos alia est, illam mons-
trate. Vobiscum et sine vobis eumdem casum parati sumus subire. » Cum haec
profectio fletibus omnium, et vociferationibus probaretur, ad declarandam
insuper poenitentiam civitalis adjiciuntur primarii cives summum eo tempore
magistratum gerentes : qui una euntes imperata ducis suscipiant , deque re-
liquorum fide lestimonium ferant. ïtaque hora diei jam décima profecti om-
nes ad lertiam noctis, non sine crebris vitae periculis ad primas stationes
hostium pervenere. Quibus statim praefecli duo obviam facti , quorum alter
erat praeses Burgundiae, aller sororis episcopi vir , intellecta viae causa , ve-
luerunt eos ulterius progredi, ac statim in custodiam praesidis legatus, epis-
copus in affînis sui tabernaculum adductus est, magistralus vero omnis in
vincla conjectus. Inler haec congregato ducis consilio, cum hora lapsajam
esset , ad eum omnes deducuntur , quamque ob causam id noctis venissent
requirunt. Dicere pro omnibus orsus legatus , quanta verborum , et vocis de-
missione misericordia potuit placare conatus est iracundiam ducis et veniam
miscris impetrare ; identidem monslrans praesentem episcopum cujus causa
sumpta essent arma , ovibus suis salulem precari , civitatem paratam esse, si
velit, exercilum omnem inlus accipere, et praesuli parère , et quae imperata
post primam victoriam erant, quamquam majora viribus, actutum implere :
pro iis autem quae ad Tungram , et nunc apud antecursores sunt gesta , ex
Ludovici et suo etiam judicio satisfactionem praeslare. Manus quoque in
illum supplices tendens , atque ad hune affectum lacrymas superimpendens ,
peliit si minus praestandam eam pietatem humiliato jam populo duceret ,
praestaret sallem Deo creatori^ qui pro crucifixoribus patrem orasset, praes-
larel et Romano pontifici, cujus beneficio ea sedes Leodiensis generi suo esset
concessa. Nihilo bis dictis obstinata ad ullionem mens potuit flecti. Respon-
dit tanlum liberam sibi in res alque animas civium velle potestalem per-
mitti : nec omnino conditionemaliquam dici. Quae res Leodium significata ad
sustinenda extrema , quaerendamque armis salutem corda omnium incitavit ,
putanlium occasum suum quem declinare in praelio forsilan possent, inde-
ditione certissimum esse. Igilur dux misso Trajectum legato, atque eodem
loci magistratu Leodiensium in cathenis traducto, injungit episcopo ut
sumptis armis secum ad ulciscendas injurias eat , patris propositum ac suum
animo agilans. Elenim , quod ea civilas polentissima esset, vicinaque Bra-
bantiae provinciae , fréquentes cura illa contenlionum occasiones haberet :
380
ANALECTA LEODÏENSIA.
servata autem confra majores siios regum palrocinio dicereliir : delere nunc
in tanta opportunitate conspirantis Ludovici régis ad internecionem volebat.
I{][itur admoto ad tirbem exercilu bipartilo copias dividit, ac colle occupa to ,
qui Valburjjensi portae proximus eral, suam et régis stationem eodem in
loco constituit. Ad alleram aulem ac longe diversam civitalis parlem Philip-
pum Sabaudiensem cum reliquis inittit , ut uno tempore tentala utrinque
irruptione populusadduo conversus, ad repugnandum invalidor fieret. Leo-
dienses bis tantis angustiis circumvenli summam rerum suarum ad fratres
duos , praecipuae fortitudinis viros , detulerant^ Burenura et Gozonum , quos
reliqua multitudo in quamcumque duxissent partem illico sequeretur. li vero
animis usi , convocatis ad se primis nonnullis docent , nisi aliquo grandi ausu
salutem civilatis stare non posse : proinde si accingere se una velint, paratos
esse omnium primos suas animas dare. Cum statim velle se omnes dixissent,
idque unum consentirent ad redemptionem patriae superesse , partita inter
Burenum et Gozonum mullitudine ralionem irruplionis banc ineunt, ut \i-
delicet nocte , quae instabat^ Gozonus ad castra regia , nil taie in tantis copiis
exspectantia , impetum faciat : Burenus vero codera conatu ad Pbilippum
erumpat : futurum sperantes , ut alter exercitus allerius perceptis clamori-
bus, desperatione allerni subsidii converteretur in fugam. Ut vero etiam per-
turbatius confunderentur omnia , jubent cupas innumeras secum portari nitro
et pice complétas : quae primo adortu accensae in illorum tabernacula locis
omnibus jacerentur , atque indc flamma excita malo ancipiti trépidantes inua-
deret. Condictis omnibus ad designatum opus discedilur ^ animis quam suc-
cessumajoribus. Pervenerat jamad regias stationes Gozonus nondum intellcc-
tus, expectabatque ut a Bureno signum acciperet . quo significaretur , ad
Pbilippi castra a se quoque accessum , et pugnam commissam esse , sed is
dum tardius condictum exequitur, Gozoniani quidam morae impatientes ad
tentoria ducis regisque furtim prolapsi incendere ea coeperunt, et ferocius
hostibus insultare. Quo facluni est, ut clamore statim sublato , et a Philippen-
sibus inde excepto , utrobique armatus exercitus Leodienses ab incepto ter-
ruerit. Orta luce, indignati ambo, quod tôt jam cladibus attritus populus
nocturno etiam incursu vitam suam petiisset. ocyus Philippo imperant, utqua
parte mûri essent disjecti, conferto agmine irruptionem tentaret t ipsique
ex eo ubi tendebant loco producto exercitu idem conantur. Pugna incepta ,
magna contentione utrinque res gerebatur, his annitentibus ut conceptae ira-
ANALECTA LEODÏENSIA.
381
cundiae facerenl satis : illis ut coniuges , liberos , parentesque supremo illo
certamine ab interitu vindicarent. Sed longe impar Leodiensum fiebat con-
gressus, quod bostes numéro pugnatorum, et apparatu omnium rerum ins-
truclissimi erant : urbana aut^m turba nec assueta bellis, nec armata satis,
mullis acceplis cladibus ad paucitatem redierat. Quamobrem paulatim sum-
mota loco, et cadentium numéro debilior facta cedere propugnaculis , libe-
ruraque ingressum irrumpentibus dare coacla est. Ita uno tempore duobus
ex locis Burgundi calamitatem miserrimam intulere. Eorum vero qui adhuc
integri erant ad hominum circiter viginti , cum imbelli multitudine in forum
subito confugerunt, obstruclisque aditibus , ut in articulo illo licuit, noctem
exspeclabant , per quam reductis in castra exercitibus educere suos ad fugae
societatem possent : sed ea re inlellecta , e vestigio dux civitatem omnem lo-
caque imprimis foro proxima jubet incendi : cujus mali necessitate compuisi
illi relictis omnibus ad silvas proximas se contulerunt. Clerus inspecta jam
ante civitatis fortuna , in sua quisque ecclesia clausis januis se continebat ves-
tibus sacris indutus , Sanctorumque reliquias atque adeo ipsum Domini
sacramentum ad deprecandam mesericordiam manibus praeferens : idem
religionum virginumque coenobia pro sua quaeque condilione egere. Sed ni-
hil inter arma sceleratae militum manus inconlaminalura liquere. Refractis
portis sacra omnia in lacrymabilem direplionem sunt data , sanctuaria Dei
tota urbe inccnsa , spoliati sacerdoles atque occisi. Tum nec parielibus tem-
plorum etiam parsum : in ipsam autem imbellem turbam tanta impietate sae-
vilum est, ut nulli sexui , aetati aut ordini ignotum voluerint. Infantes allisi
parietibus sunt , puerperae confossae : pleraeque virgines stupralae primo ,
mox strangulatae : senes quoque et pueri eodem quo pugnantes habiti loco.
Quin et illud ad malorum cumulum aecidit, ut parentes cummatribus, filiis,
etomni proie invalida fune uno constricti ad acerbitatem interitus in profluen-
tem Mosam dejicerenlur, in mediisque divinis dum adstat sacerdos altaribus,
et Domini corpus sanguisque inter manus versantur , sacrae patinae et calices
impie raperenlur, ut merilode tam saevis hostibus emilti ad ultorem Domi-
num vox illa Prophetae lamentabilis possit : Domine Deus, venerunt gentes
in haereditateni tuant .polluerunt templum sanctum tuum : posuerunt Hieru-
salent in pomoruni custodiam : posuerunt morticinia servorum tuorum escas
volatilihus coelis , carnes sanctorum tuorum bestiis terrae : effuderunt sangui"
nem ipsorum, tanquam aqtcam in circuitu Hierusalem, et non eratquisepe-
38â
ANALECTA LEODIENSIA.
bret. Inter haecaulemtara foeda crudelilatis ministeria, Ludovicus rex araicae
»e,npcr cv.lalis calamitale confusus, quae in illuo, pugnans nomen eius cla-
monbus.nvocabal, plane jara fac.i poenilens, in proïimas regni sui remones
exerctu abduc.o concessit. Dux yero diraissa urbe praedonibus. ipse cun,
exped.t,s equiUbus ad insequendos qui fugerant, continue profeclus esl. Sed
ub. asperilate s.lvarura ne inveniri quidem illos, ne dura capi posse inlelleiit
repressus Leodiura tola passira aedificia dejici iraperavil. ne profugis s J
ulla reduus .uperessel. Mox quoque Trajec.um conlenden. magistralum ,
qu. salulis fidera ab episcopo anle acceperal , vinclusque nihiîominus illuc
tuerai deportatus , slrangulari, et in profluentem abjiei jussit. Eadera foriu-
nan, v.c.na quoque nonnulla oppida, quae Leodienses adjuverani, mox su-
biere. H.c finis conlentionura fuit , atque huncoccasura celeberrima quondam
cmlastulit , victoriis nobililata innumeris, et a Romanis imperaloribus con-
dita, cleio autem ante alias Germanicas ecclesias clara, divini vero cultus
ornamenlorumque sacrorum cum sanctissimum , tum locupletissimum domi-
ciliura, cujus quidem ante has calamitates is animarum numerus fuit ut
censu hab.10 cenlum et viginti millium intra rauros tantum continere 'in-
venta sit.
xvn.
«AWDATUM CONTEA WALTERUM D ATYl, , QU, PROCUEAVEKAT STAND, M,1„STERIA CONTRA
ECCLESIAM LEODIENSEM, ADSODU» NOTABILE ^
Officialis Leodiensis universis et singulis ecclesiamm parrochialium capel-
larum et altaiium plebanis seu investilis et rectoribus, caelerisque presby-
tens, curalis et non cnratis, nec non notariis ac tabellionibus publiais et
clencs nobis subditis, ad quos nostrae praesentes lillerae pervenerinl et cui-
hbet eorura in solidum pro infrascriplorum executione fuerinl requisili seu
*ueritrequ,situs, salutem in Domino et praesentibus firmiter obedire. Gravi
Cfr !uora't N'rT"*' '''"'" '" "^* ^^' •*^"""'"'' "' ^^"' ' ^'X , XX , XXI , XXII,
i^it. supra, p. 18, et monumenla quae infra XXX el XXXI.
ANALECTA LEODIENSIA.
383
lamentabilique querela , tara ex parle venerabilium vii'orum dominorum
Tice-decani etcapiluli veuerabilis ecclesiae Leodiensis, quam noslri clerici pro-
curatoris fiscalis, negotiorum nostrae curiae necnonofficii noslri promoloris,
nobis judicialilcr significatum exslilil et exposilum , fama eliam famosa ac
publica et cominuni ac manifesta et adeo notoria quod nulla tergiversatione
celari poterit denuntiatum , quod licet quamplures et diversi felicis recorda-
lionis romani pontifices et divae memoriae romanorum imperatores, cupientes
et volentes pro desiderio statutis quibuscumque contra apostolicam discipli-
nam, sacros canones, ecclesiasticas personas, eorumve libertates, acquisitis,
quomodolibet edicla, conficla, composita et fabricata senserant et noveranl,
salubriter obviare, ac hujusmodi personas , necnon earum res et bona diversis
liberlatibus, induUis et privilegiis uti et gaudere omnes et singulas observan-
tias ac statula qualiacumque contra ecclesiasticam libertatem éditas sive ten-
tas , édita sive tenta , jamdudum annullaverunt , et contrafacientes quoscum-
que gravibus et variis poenis et censuris affici sive plecti , ac secuudum
hujusmodi statuta contra dictam libertatem ecclesiasticam judicantes sua
jurisdictione fore et esse privatos , necnon quaecumque loca in quibus talia
deinceps praesumerentur banno mille marcharum auri imperiali fîsco sub-
jici ; quodque si qui per integrum annum hujusmodi libertatum contemp-
lores invenirenlur , talium bona possent ab omnibus impune, etiam per totum
imperium occupari , voluerunt et decreverunt. Salvis nihilominus aliis poenis
contra taies in gcneralibus sacris conciliis promulgatis , fuerintque et sint
dictae libertates a divae memoriae Frederico imperatore secundo specialiter
datae el concessae , ac a sede apostolica et praesertim a piae memoriae Ho-
norio papa tertio approbatae et conBrmalae, qui etiam illas inviolabiliter
observari , necnon statutarios et scriptores hujusmodi iniquorum statutorum
et alios earumdem libertatum violatores excommunicatos auclorilate apos-
tolica publiée denuntiare mandavit , ac de posl ab inclytae memoriae Karolo
imperatore quarto, et similiter nuper in Constantiensi concilio domino Sigis-
mundo Romanorum rege moderno , sub poenis praenariatis , adjunctis gra-
vioribus innovalae, et iterum per idem concilium ac dictam sedem aposto-
licam approbatae. Quamquam eliam canonicae slatuerunt sancliones, quod
excommunicalionem papalem de jure incidant illi, qui temporale dominium
obtinentes suis praecipiunl subditis in derogalionem dictae ecclesiasticae liber-
talis, ne personis ecclesiaslicis quidquam vendant, aul aliquid emant ab eis,
384
ANALECTA LEODIENSIA.
eisdem obsequ.a .mpendere vel exhibere praesumaot. S.cque contra taies
quodda™ pnncpale statu.utr, provinciale sanctae Coloniensisldesia editu™
me factuo. : el rursun, licet vas^llus etian. qualiscu.nque de jure siî e'fuerk
don,.no suo feudi fidelitatis jura„,ento ads.rictus et obl.^atus/ado t nZ-
aut alias juralam fidel.lalem non servare non contingat, quod ex tune hujus-
raialrtai"; "T "" •'r'"^ "'•"'"•' "-*" * '«j"-- --"Tue
vasallus lal.s de jure et ,n v.m dicli per eun, praeslili juramenti eidera do
™.uo suo , auxilio, consilio et favore assistere ac bonun, uu.n po se nu" P-
jvere, necnon de dan,„is prae^unire: ali.erque si salten. re'a.u™ Zurn
penculum famae ac destitutionem feudoru.n et privalionem vitare .élit W
Ïus eël '",' T "'*"""' "'"•'""""" '"""' - de praesentilit va-
salus eccles,ae Leod.ens.s raemoratae eiden.que ecclesiae ,a^ ratione feudi
.-.Totale ::"" tT °""^T™ "' 'p-'-''^'^"'^'» p- -"«'- °^'"°'o--
.la notorie ac mullipl.c.ler et adeo ac in tanlura adslriclus Hdelitatis jura-
..ento, quod .pse ordinationes, observantias, sta.uta, consueludin s iblr-
tes .ps.us ecclesiae non solum promovere tueri et defensare, ver .1 tÏm
. a urbanlibus aut turbare volen.ibus possetenus resistere et Jbvia e deb a"
et leneatur; n.h.lom.nus lan,e„ , sicut eaden, querela subjun.ebat prae-
fatus Walterus quodda-n novun, statutu™ de peLnis ex utroqfe par;nrde
nob.|, génère procreafsseu certo n,odo graduatis ad canonicatus et praeben!
ex ceT„:„ r 'l^'TrK '" '"'"' """"■^" "'"^''"'''' «^' '"'■^■-'"^
ex cents non tara raUonab.hbus quara necçssariis causis honorem eiusden
ecclesiae, statua, patriae, rei publicae ac co.^unis boni profectun, colT-
nentibus, dudu™ ante casun, turbationis bujusmodi provide, mature eldl
Lberate, „,e et légitime ac canonice factum , editum' et ord natumac pe"
c nonicos ipsius ecclesiae inviolabiliter observari solemni.er juratum faE
et iniquis machinationibus sub nefandis et execrabilibus veneuatarum'r ' o-
nu„. spccebus seu coloribus, ut populum in furorem et seditionen^û"
bium, sicut. evdentibus judiciis et verisimilibus patere polui, ar" m 1" s"
contra d.ctos conquaerentes concilaret et inflammaret, dic.osque fcëre "an
perabihs indelebilisque confusionis et nolae dispendio sempiterno auoaue
opprobrio sivescandalo .ubjicere sive involvere posset, pemLIs IZI
ANALECTA LEODIENSIA.
385
est prorsus exlinguere et fiinditus extirpare. eidem populo dictac civilatis et ejus
regenlibus dolose , et perperara suggerendo quod statutum hujusmodi , tara sa-
lubriter in subsidium et relevamen palriae conceptum etdiu ante hunceasura,
ut praefertur, ordinatura, in odium et cxclusionem personarum dictae palriae
compositumet fabricatum fuisset, et ex hujusmodi tam iniquae factionis com-
mento, quorumdam civiuin et polentium diclae ci vitatis sibi sequelam et adhae-
sionem ea prima vice comparans sive vindicans, veluti dirusel perversus dicla-
rum papalium et imperialium constitutionum contemptor et transgressor , ac
honorum et praestitorum fidelitatis juramentorum suorum prodigusatqueplu-
rimorum per eum et fîlios suos ab eadem ecclesia , perceptorum beneficiorum
penitusin^rratusetimmemor, in eadem civitate nonnullisilliuscivibusseu regen-
libus praedicta machinatione et fraude circumventis, statui et ordinari , seu fieri
et mandari per se et complices atque satellites et adhaerentes fecit et procuravit,
atque voce praeconia ad Peronem dictae civitatis, ubi illius publica edicta statuta
sive mandata proclamari et publicari soient , ad instar edicti^statuti , seu man-
dali, publicari et mandari . etetiam sub certis poenis inhiberi, ne quissupra-
dictis dominis vicedecano aut capitulo, canonicis , capellanis, et aliis benefi-
ciatis caeterisque personis ecclesiasticis et secularibus in servitio eorumdem
dominorum vel alicujus eorum existentium quidquam venderet aut emeret ab
eisdem , neque eisdem blada moleret , coqueret panem , vel aliud obscquium
humanitatis exhibere praesumeret, eisque per aliquot dies, quantum in eo
fuit, omnem alimoniam , victum videlicet et vestitum , caeteraque humanitatis
solatia, nedum ut excoramunitatis et praescriptis, sed ut haereticis et publi-
canis, pcnitus subtrahi et denegfari, dictumque statutum, ordinationem, sive
mandatum etiam in certis capilularibus seu libris civitatis seu ministerialium
praedictorum per modum statuli sive mandati publici perpetuis futuristem-
poribus inviolabililer observandi , scribi et annotari ac quorumdam civium
ministerialium praedicta , ut firmiter creditur , inique ipsius villici fraudis
arte deceptorum juramentis corporaliter , de super ut dicitur, praestitis bal-
lari fecit, procuravit et practicavit. Nec iis malis contentus , sed insuper in
opus Dei perniciosius suam contemptam malitiam extendens , operariis fa-
bricae dictae ecclesiae et pro-tunc in illius turri laborantibus sub gravibus '
poenis mandari et inhiberi fecit, eosque hujusmodi poenarum metu compulit
seu procuravit ab opère et ulteriori constructione ecclesiae et turris prae-
dictarum desislere , nedum personas ipsius ecclesiae sic persequi sed et ad
49
386
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
387
ipsam ecclesiam sua ncfanda et execrabili pertinacia funditus desolari sala-
gens in gravaraen divinae majeslatis , ofiFensam sacrosanctae sedis aposlolicae,
aiiclorilalis imperialis ac tolius ecclesiae liberlatis vilipendiuni et contemp-
lum , praefatae patriae confusionem scditionis et noxiac novitatis suscita-
tionem , animae suae periculiim , perniciosum exemplum atque scandalum
pliirimorum neenon ecclesiae et conquerentiiim damniim non modicum , in-
juriam et gravamen. Unde iisdem conqiierentes ad nos tanqiiam ad judicem
eoriim compelentem et ordinarium reciirsum habentes, petiemnt humiliter
et cura instantia débita sibi a nobis super praemissis, de oportuno juris re-
uiedio provideri. Unde nos OfKcialis praedictus, altendentes quod praemissae
res mali sunt exempli, et quod ea connivenlibus oculis pertransire non con-
gruit, ne quis de sua malitia glorietur , volentesque propterea eisdem , quan-
tum de jure possumus et ad idem ex debito noslri officii stringimur obviare,
recepta per nos prius summaria informatione , super eo quod praemissa sunt
fulcita veritate neenon ad instigationem , procuralionem ef procuratorpra dicti
Walteri Datyns , eoque principaliter practicante seu verius machinante, sub
modo et forma praenarratis commissa, facta et perpetrata ; quodque ea adeo
sunt notoria ^ , quod nulla tergiversatione , possunt celari ac de eis est publica
vox et fama, vobis omnibus supradictis et cuilibet vestrum in solidum, in vir-
lutesanctae obedientiae et sub excommunicalionis poena districte praecipiendo,
injungimus et mandamus quatenus accedentes quo propterea fuerit acceden-
dum et accedere fuerilis requisili seu alter vestrum fuerit requisitus , citetis
peremploriecoram nobis memoratum Wallerum ad diem, etc. , horam , etc. ,
ad videndum et audiendum per nos pronuntiari , decerni et declarari ipsius
excommunicationis sentenliam et poenas tara canonum quam statutorum pro-
vincialium sanctae ecclesiae Coloniensis sibi in ea parte locum \indicantium
propter praemissa, et eorum occasione temere et damnabiliter incidisse et in-
currisse, monentes insuper eumdem Walterum vice et auctoritate nostris
quem et nos tenore praesentium requirimus et monemus , ut infra triginta dies
vestram seu alterius vestrum monitionem et requisitionem immédiate sequen-
tem, quorum quidem triginta dierum decem pro primo, decem pro secundo et
reliquos decem dies eorumdem triginta dierum sibi pro tertio et peremptorio
* Nota marginalis, — Triplex est notorium si quando est adeo manifestum quod nulla po-
scilicet per sententiam quia convictum, per con- lest tergiversatione celari; evidenlia enioi pa-
fe:>sionem in jure factaoi vel per rei evidentiam, Irati sceleris clamore non indigel accusalorum.
termino et canonica monilione assignelis, seu alteri vestrum assignet, et nos
eidem lenore praesentium assignamus ordinationem , slatutumsivemandatum
ac omnia alia etsingula praenarrata , sic ut praemittilur, contra ecclesiasticam
libertatem neenon canonicas personas praedictas conspirata , ordinata , atten-
lata et exécuta aut saltem fieri procurata , una cum juramentis desuper,
quamvis temere praeslitis et subsecutis, quae per praesentes denuntiamus
non tenere eisdem via , modo, forma et solemnitatibus mediantibus, quibus
ea fieri seu ad efFeclum deduci quovis modo procuravit retractari , tolli et
deponi, ac de capilularibuset libris praedictis prorsus cassari, annulari realiler
et cum effectu procuret, et quod personas illas , quas ad jurandum temere hu-
jusmodi ordinationem observantiam induxit, ad recipiendum poenitentiam
salutarem de eorum juramento contra ecclesiasticam libertatem praestito con-
similiter reinducat , quodque adeo sanctae malri ecclesiae praefatis conque-
renlibus et nobis de lantae temeritatis praescriptione ac rebellionis audacia
emendam aut satisfactionem praeslel et faciat condecenler , sub poena, etc.
Alioquin si infra hujusmodi terminum hujusmodi noslrae monilioni parère
non curaverit, ex tune citetis eumdem Walterum peremplorie eoram nobis
ad ullimam diem monitionrs vestrae, si juridica fuerit et nos pro tribunali
sedere contigeril. Sin autem ad primam diem juridicam ex lune continu©
subsecutam, hora , etc. , ad conquerentium instantiam ad videndum et au-
diendum per nos pronuntiari , decerni et declarari ipsum Wallerum poenam
praescriplarum papalium , etimperialium coustitulionum civiliter damnabiliter
incidisse, ipsumque fuisse et esse ad actus quoscumque legilimos inhabilem,
et minus idoneum ac omnibus honore et dignilale, et praesertim villicatus et
scabinatus, quos a dicta Leodiensi ecclesia detinet, deslitulum, privatum seu
saltem destituendum et privandum , ac ad obtinendum eosdem in futurum
inhabilem, omnibusqueetiamjurisdictione,regimineetgubernalionedictorum
villicatus et scabinatus et quorumcumque aliorum officiorum , quae ab ipsa
Leodiensi ecclesia consecutus fuerit , futuris perpetuis lemporibus destitu-
tum seu privalum ; nec non bona sua qualiacumque usque ad summam mille
marcarum auri imperiali camerae confiscata , ipsumque propter fidelilatem
praediclae Leodiensi ecclesiae per eum praestitam, ut praefertur, sed juxla
praenarrata minime observatam , similiter fuisse et esse perjurum atque per-
fidum , neenon feudo et omnibus officio beneficio , commodo et honore , quos
ab eadem ecclesia hucusque oblinuisse dignoscitur, privatum seu privandum
II
388
AjNALECTA LEODIENSIA.
necnon saepcdiclis dominîs conqiierenlibus ac singiilis pcrsonis dicli capituli
communitcr et divisim ad conferendum hujusmodi feuda . officia^ commodi-
laies et honores personis aliissivoluerit, ac easdem personas de eisdem feudis,
officiis, commodis seii honoribus iovesliendum per nos licentiam impartiri,
aliasque poenas légales et canonicas eliam , secundum nostrum arbitrium in-
fligendiim eidem Waltero, prout justumfiierit infligi, acalia fieri in praemis-
sis necessaria aiitquomodolibel oporluno , \elad dicendnm^ proponendum et
allegandum verbo velinscriplis causant] ralionabilem,si qiiam sciât, habeataut
sehaberepraelendat,ciir adpraemissa minime tenealur memoratisconqiieren-
tibiis légitime ad hoc vocatis. In eo vero casu quo praefatus Walterus infra xv
dies praedictos triginla dies immédiate sequentes hujusmodi nostrae moni-
tioni non paruerit cum affectu, cum crescente contumacia crescere debeat et
poena ; Tolumus quod per totam illam parrochiam , in qua pro tempore ha-
bitaverit seu manserit hujusmodi habitationis seu mansionis mora durante, et
ad quam eliam cum forsan declinare conligerit^ per totam illam diem quo
illac declinaverit, in singulis monasteriis , eccicsiis, capellis etaliis lociseccle-
siasticis omnino cesselur a divinis, et quod absit, si hujusmodi interdictum
minime curaveril, sed ad ipsum per alios quindecim dies jamdictos quinde-
cira dies immédiate sequenles subsecuturum animo suslinerent indurato., ex
tune moveatis vice et auctoritate nostris A. B. C. , et alios quoscumque per
quos temporale judicium infra dictam civitatcm Leodiensem regilur etguber-
natur, ut infra quindecim dies post modum subsecuturum , eumdem Walte-
rum perapprehensionem etdetentionem rerum, corporisetbonorum suorum,
aliisque modis et mediis plus congruis cogant et compellant ad sanclae matris
ecclesiae gremium redire et de praemissis juxta formam enarratam emendam
praestare condecenlem, alioquin hujusmodi terminorevoluto, nisi causa ratio-
nabilis pro parte hujusmodi judicum coram nobis allegata fuerit cur id fieri
non debeat, civitas sive locus in quo sit seu quo judices hujusmodi constituti
fuerint, ecclesiastico supponi volumus et lenore praesentium supponimus
interdicto. Diem vero et modum et formam executionis praesentium fideliter
et liquide rescribatis, et rescribat quilibet vestrum qui nostras praesentes lit-
teras seu nostrum praesens mandatum fuerit executus, taliter io iis vos ha-
bentes , ut a nobis de negligenlia reprehendi non valeatis.
archives de la province de Liège , registre de l'ancienne ca-
thédrale de S'- Lambert , intitulé : »au it LETTass, 1465
-1407.
ANALECTA LEODIENSIA
389
XVIII.
CONDAMNATIOTS DE VVATHIER DATIN ET DE SES COMPLICES (2 AVRIL 1433)
Copte fait par nous, le Maieur et lez Eschevins de Liège, extrait hors de
papire as hannissemens de crys criminel.
Lan Xllll^ et XXXIII, le second jour d'april , furent crieis, bannis et
commandeis de part monsaingnour de Liège, si que de sa haulleur et sei-
gnorie , foure des pais de 1 evesqueit de Liège et contés de Looz , à tousjours
Wielheame Datin , Gérair de Goreux , Johan de Harche , Walhier Datin , le
jovène Johan de Hesbainne, Anthoine des Béghines, Andrieu de Lairc-
dieux, le jovène Burdine, Piron Borghet, Henry Breck, Henroteal Beal ,
Gobair Gile, le Proisdhome, Giles Saillet, Colar de Meffe, Molin de Saint-
Magrielte, AVinant le Carpentiers , Lowy Fraisen , Colair Garin , Cobrot
Fraysen, Homblet Godair , Baldewin Bonsair, Piron Amoron , Baldewin le
Canonne, Gerair Mundoron, Bastin de Molins , Costain de Frères, Wie-
lheame de Harche, Benkin Urbain, le jovène Johan Nyvair, Mathonet de
Hervé, Wery de Bolssée , Pirair le Blavier, Jaqueminet Mundoron, Johan
Costeal, Johan Courcoul , Warnier, fis Gielle de Bierses, Tiry le Mangon,
Benar Borghet, Johan de Bruijuilet , le clerc de Monlegnée, Johan Malbehin,
petit Johan le pourteur, Johan le forestiers de Froymont, Lambier, le fis
Wynant de Wisseleit, Lambier de Tilleur, Gile de Namur ^ Heruwin de
Waremme, Johan d'Awilicamps ^, Johan de Tilleulz, Ernaul Malfreaul et
Johan, fis Piron Borghet comme sédilteurs, Iraiettez malfaiteurs et par-
jurés, pour le raison de ce qu'il est bin et deublement proveit qu'ils ont
fait obsattes^, raandet gensdedens etdehoirs la citeit, fait recopeir à plusseius
1 II est appelé Jans un autre texte
d'Avant.
2 Idem, D'Alinchampt.
Gtele 3 Obsatlea, sédition, émeute , du flamand op-
zet ou opstand.
390
ANALECTA LEODIEIVSIA.
villes, et fa,t rauluallemenl plusieurs grandes assemblées, et obsalle^ de
gens arn,e.s en plusseu-s maison et plaiches sour le marchiet et au.repart
et enus a t.es-grand nombre de gens armeis sour le marchiet à LiZ à
tout une des pengoeaul ' de! cité , et allèrent de fait pourveu eorir s.t ]el
bo.ns .nesLers, en trayant aussi d'arches et d'arbalaistres, pour faire séd^
tion , et trayson en le citeit et avoir yeelle à bas et à leur volenté : et fut là-
me.sn.e pubinet, qu'il ne fust nuls ne nulles, que de che jour e^ av n les
fes.se confort ne a.de sour et en teil point. Et là-meisme furent tous les d su
nommes cne.s bannys à tousjours , four délie franchiese délie cité de Liépe
pour les cas^desusdis, pour nous, le maieur et les eschevins de LieVe^en
la man.ere desusd.t ^. Uem ensilant lez franebieses dele cité, furenftou"
les desus nome.s , leurs femmes et enfans , excepté ciauls qui sont désea.ée e
auss. ceauls qu, sont fours de leurs gouverne et membornie, crieis tiba'in
fours dele c.té , franchiesce et bainlieu , par maistres conselh et u"v mh"
del d-ete Ce, franchiese et bainlieu à tousjours mais sains rapeal, d que
loy ne franchiese del clé ne les doient aidier ne valoir comme sédileurs
rayttes malfaiteurs de vilain cas, parjures , par le raison de che q J^dtt b ^
etdeubtement prove.t qu'il ont fait obsattes, mandet gens deden's et deho s
la eue , fa.t recopen- à plusseur „ illes et fait mutuallement grande, assemblées
et obsattes, de gens armées en plusseurs maisons et plaches'en la cit et ve u
a Ires-grande nombre de gens armeis sour le marchiet , à Lié™ à tout une
des pmgœaulj dele cité, et allèrent de fait corir sus aucuns bo ns me ,"
del cte, combatans sacbans *, lanehans et .rayaos d'arches et d'arbaS^
après eauls, pour fa.re sédition et trayson en le cité, et avoir yeelle à bas";
a leur volemte.s^Et aussi partant, qu'il ont allet alleocontre des franchises
d oy teur, pa.x honeur et proffit deldicte cité, come c.ls que les avoient urei;
plusseurs fo.s ' Et avant, que tous ceaulx que les aideront, susluteroit lû
procuront (et) feront confort, aide ne assistenche en man.'ère nJl^^ de eë
ioL;? 7"' "'"' " """ P""'- ^' •!"' P'"^ «''' 1"' -«ff-oit ou meffe!
roient az desusnomme.s ensi albains, comme dicte est, ilh ne mefferat ne
niefferont, ne ne seront pour ce de rins attenus. Et que fie et enfans ly!
.a:u-:r;n:::.::':^:t::i:rr;! n^riz^-r- . ,
noncheau de la cite. tiem , apee ung de, pannotuhauU.
Les motspour nous , jusqu'à desusdit, a.an- * Idem , par bo une foid.
ANALECTA LEODÏENSÏA.
391
denl dedens lier jour, et qui ne soit nuls ne nulles que fâches à leur corps
queilque desplaisir, dedans lesdis trois jours durans. Et en tesraongnage des
maistres et universiteis desusdis , lesquels crys desusdis furent par Wilheame
de Veiroux , sub-maieur , pour le temps en fealté , pour Eustaisse Chabot, sei-
gneur de Ommezée , soverain maieur de Liège , là présens aile requesle Fastré
Baré Surlet escuuer, Johan de Leuryer, maistres, et plusseurs de conselh, en
nom délie cité, mis en le warde de nous les eschevins là-présens, assavoir
Coen Hollon, Gulardin Fleron , Rache Waroux pennetier, Bairé et Villeir.
Donné par copie , subz les seels Willeame de Veiroux, sub-maieur desusdit,
Johan le Polen de Varous, et Henry Coen , noz maistres, pour le temps et
con-eschevins de Liège, desqueis usons tous ensembles en teils et serablans
cas , sur l'an , moys et jours dessus escrips.
Archimt de la province de Liège, registre du grand greffe
des écltevins, n" 252, case 13% et registre n" 258,
f 300.
XIX.
COPPIE DELLE LETTRE DEZ ALLYANCES ENTRE LES MESTIERS DELLE CITET ( lO AVRIL 1433).
A tous chcaux qui ces présentes lettres, veront et oront, les maistres
jureis conssel de la citeit de Liège , et tout lez personnes et université géné-
ralement de bons mestiers des fèvres, charliers, cheruwiers, moulniers, bo-
lengiers, vingnerons, hulleurs, pexheurs, cuveliers et sclaideur, pourteur,
bresseur, drappiers, retondeurs, entailleurs, varenscohiez , viswariers , nea-
veurs, soieurs, merniers, cierpentiers , mâchons, covreurs, corduiniez,
corbessier, texheurs, cureurs, harengiers et frutiers, manghons, tanneurs,
candellons et floxniers , merchiers, orfèvres ^ dele citeit franchise et banlieu
1 Les Toilliers sont aussi mentionnés dans une des copies.
392
ANALECTA LEODIENSIA.
!lii
de Liège, salut en Dieu. Savoir faisons, que comme piécha pour les priefs et
hornb es déplamtes, remonstranches et faime publique, qui soy Een
sour et en personne de Watier Datin de Montegnée' à celui temps ,ran
m .eur eschevm de L.ége, des grans, énormes et détestables excès, fais et%..
petre,s par led. Wath.er allencontre delle loy , des franchises , pLix , honour
et profht deledae cué, lesqueis avoit plusseurs fois jureit, tant en vendant
çneu. Johan de Beavire , esleu de Liège et conte de Looz , de bonne mémoire,
cornue de plusseurs autres fourfais par ledit Wathier perpétreis envers plus!
seurs et grand nombre de singulères personnes, contre droit, loy et les fran-
chiesesde celé cite etdont pour de ce savoir la vériteit et drok, raison et
equitea volloir mamtenir, et des excès devant dis savoir la dro/te et juste
Tente ,1 hn.t este.t par notre très-révérend père en Dieu , hault et oui sant
prmche et redoubté signeur, monseigneur de Liège, commis et e'n tlb.
aucuns de son noble conssel, et pareillement par nos, la cité, les maistrêl
jureis, aucuns de nos borgois et commissaires, lesquelz ensuyant nos fran-
chieses et régiment que les esquevins salve et warde par loy , et en présenche
de aucuns depute.s, de part les signeurs du vénérable capitle de Liépe faitte
enqueste et inquisitions deu comme puissans en tel cas, comme dois des
niembres de la cite pourveu que les eschevins de Liège asoient por lors
absens dele cité, et fuist par eauls trouveit, que avant et anchoix que feu
mondit signeur de Beavire polsisse parvenir, ne de nous la cité avoir le
somme de vi- coronnes de Franche , pour nos franchieses à ravoir , il covine
que ilh promesisse à donneir à dit Wathier Datin , xxiiijc coronnes de Fran-
ches, ens, quilh les apparoit tant par dois lettres patentes , saiellées de jadis
monsengneur de Beavire, qui plusseurs fois nous ont esteit en palais epis-
copal , monstrez et lyetles comme par les tesmognages et dépositions de
nobles, vaillantes et notables personnes, et que après ilz awissent troveit que
le prescript Wathier Datin avoit par plusseurs fois, et à plusseurs et prant
nombre de gens, pris pour une bannissement, grant nombre d'oir et d'ar-
gent , dont selont loy et le paix de sauze, qu'il avoit juret , ilh ne devoit avoir
nedemandeir pour une bannissement, que vij soûls de boine monoye Li.
gois con.me cely cas à plain nous constat par les cognissance misme, que
ledit Wathier en fist par-devant nous, en dit palais, à Liège, et aussi par-
devant les eschevins dont le contraire avoit jureit, et ensi awissent enquesteit
ANALECTA LEODIENSIA.
393
des autres et plusseurs poins et articles, dont ledit Wathier avoient Iroveil
coulpable, tant de lor, argent et joeweauls * qui avoient esté pris et embleis
en la maison de damoiselle Jehenne , femme jadis Thiry de Chenaul , jadit
eschevin de Liège , dont ledit Wathier devoit bin savoir à parleir et suppor-
toit ycels, et che volloir concelleir comme de plusseurs autres excès et
énormes fais , dont les enquesles et plaintes sour ce fait continent, lesqueilles
sierot trop long à escripre, et dont, pour cause de brifteit, nous en rapportons
aus enquesles qui en ont esté faite et que faire s'en polront, en vertu des-
queilles déplaintes, inquisitions, enquesles et provanches, il ledis Wathier
Dalin fut de part notredit très-redoublé singneur, monsingneur de Liège,
crieis et publyez bannis fours de ses pays de Liège et de Loz , à tousjours
pour ses démérileiz , et aussi de part nous la cité crieis et publyés albains
fours delle cité franchiese et banlieu , à tousjours mais, sens rapeal comme
vendeurs de franchiese , ensi qu'il appert es crys sur ce fais , registreit en
papire auclenlicque de maislres de la cité, et dont après ledit Wathier, par
sa foUie et outiaige , pau amirant les crys sour ce fais , revenisse en icelle cité,
dont en obtenant et observant nous franchieses fuisse par nous fours cha-
chiés, et pour les pourchaches, pryers et émovalions qui fait avoient esteit
par les binvullans et amis dédit Waulhier, il fuist par nous la cilé entirement
ordonnet et passcit , que nous tuit li universiteil de la cité franchiese et ban-
lieu de Liège , et cascun de nous, par ly jurimmez solempnement sur sains,
comme nous fesissimes, que jamais le temps future, contre lesdis crys fais
sour le personnez de prénommet Wathier Datin , nous n'yrimraes, procurrimes,
neferrimes procureir, ne de ce au Ire syete*, et il soit aussi , que non obstantlez
dèplaintes, remoslranchez, famés, enquesles, cognissanche,crys, publications,
svetes et seriment, dont chy-devant est fait mention , al esté par ce enorté et
pourchaché de dit Wathier , et aussi par le confort, assistenche et alloianche
de Wilheame Datin, son cusin , en temps qu'ilh astoit maislre de Liège, et
autres leurs compliches, pourchachiel , procuret et fait exhortacion , que li
dis Wathier polsist , contre nous sérimens , franchieses et les crys sor ce fais ,
revenir en le cilé de Liège , en donnant fausemenl à entendre que lidit Wa-
thier n'avoit point esté mineis' ne Irayliés par droit, ne par loy, et de fait
apperchivant que à leurs faulses et traytles exortacions ilz ne poldroient par-
* Joetreau/s, joyaux. de métier.
2 SyeU, syeute, syeulte , résolution des corps ^ Mineis, moné, conduit, Jugé.
50
394
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
395
I
!l
venir sains sédicion , liaison , oblaites et armeis faire, ilz lousjours perséve-
rans en leurs iniqiuteis , et pour nous tous et le cité généralment subpédileit
avoir abus , et à leurs volenteis , se parvenir y polsissent, que Dieu notre créa-
tour nat point volut consentir, fisent plusseurs armées et obsaltes, crys Âa-
haysei sédicion, tant de jour, comme de nuyt, en pourtant une des pen-
cheaix del cité et autres, en recopant et faisant recopeir et crier az armes,
en plusseurs villes , tant à Montejrnée, à Ans, comme en autres villes, en
Hesbaing et ailleurs, aussi de fait ad ce porveyut nous corirent sus comba-
tant , stichant , lanchant et trayant d'arches , tant en Vi leal des fèvres comme
sour le marchiet à Liège, ensi que principallement et évidemment apparut
le nuyt de Roys dierain passeit, à laquel journée se messengneurs Notre-
Dame et le glorieulx mai tir saint Lambert, n'y avissent ponveyut, et se tro-
veis n'awissames esté porveyus, il apparut que nousastimes fauzement trabais
et le cite mize à bas et à volenteit, si que, tout ce que dit est par deseur bin
considéret, par grand advis et meure délibéracion , et pour de celi jour en
avant remédiir ad che que celles pourchaches, exhorlacions, séditions, trai-
son , obsattes , armeez, crys hahays , qui sont lez plus hauls criesmes ennemy
et contraires à jusliche des autres , ne soy fâchent, et affin que d'ors en avant
nous puissons Tune délies l'autre fraternellement useir nous vyes en uniteit,
amour et transquilliteit, et que répuleis ne soions de nuls cas contre droit,'
loy et raison , et pour remédyer aile pugniccion et correccions principalle-
ment dédit Wathier Datin, de Wielheame Datin, son cusin, et de plussieurs
leurs complices, une boine enqueste deu par loy et selon nos fianchieze ail
esteit fait par maistre eschevins et jureis , en laquel enqueste ledit Wielheame
Datin et autres plussieurs , ses complices notoires , sont troveis séditeurs ,
Irayttes, malfaiteurs de vilain cas et parjures, comme ceulx qui voloienl
faire sédicions et Iraison en le cité , et avoir icelle à bas à leurs volenteis, ensi
que de part hault et puissans prinche , notre très-chier et redoublé sinirneur
monsingneur de Liège, de maieur et eschevins de Liège, et de la cité ont
esté crieis et publyés à Pérou, à Liège, ensi qu'il est contenut es crys 'sour
ce fais lesqueils sont dedens cez présentes infichyez et annexeis, nous lez
maistres, jureis , consel et boin mestier desseurdit, et pour toute la cité géné-
ralment, promettons et avons enconvent ly une de nous envers l'autre , comme
loyauls, fideilselcatohcques , sur noire par de paradis, et sour le dampnacions
de nous âmes , que nous lennons et à tousjours leni ont pour ferme et es-
lauble les enquestes faite sour le personnes de Wathier Datin , les syetes, crys
et seriment sour ce par nous fait , comme che tenons yeslre faite , selonc droit,
loy et les franchieses délie cité, et aussi considéreir que par les eschevins de
Liège at esteit jugiet les enquestes et cris fais sour ledit Wathier, y estle
fait par loy et selonc les franchiezes délie cité, ensi qui apparoit es lettres
sur ce faites , et saielèez desdits maieurs et eschevinz de Liège , et avant pro-
mettons et avons enconvent comme desseur , pour nous , nous hoirs et suc-
cesseurs, ly une de nous envers l'autre, et sur le dampnacions de nous âmes ,
de tenir et tenons pour juste, ferme et eslauble, les enquestes et crys fais sour
le devant nomraet Wielheame Datin, et ses complices notoires, comme des
aullres crys, à cesle occasion fait ou qu'en poroit fair , touchant ce que dit
est, sains porchache ne procureir, ne soffrir porchache, ne procurreir en
secreit ou en appert allencontre ; anchois, se li une de nous ensamble ou les
aucuns de nous par li aperchevimes ou poymes aperchevoir quelque motion,
porchache, pryères, assembleez , qui soy fesissent contre ce que dit est, lan-
loisl ce par nous sleyut et parvenut à noire cognissanche , le noncherons as
inesliers, ou à conselhe el boins borgois délie cité, nous tous ensembles ne
poyimes eslre ou venir, metlerimes remeides et conlreslerimes de fait contre
tous ceauls qui ce faire el obtenir voldroienl; et se en ce faisant ly aucuns de
nous lesdis maislres et boins mestiersou singuleirs persoines avoyent quelque
besongne , pèrilles , dommages ou deuble , nous de présent pour adoncques
les prendons en notre saufgarde el proteccions , el les jetterons et osterons de
tous pèrilles, dommages, frais el despens là ilh seroient pour cely cas in-
cheyus *ou poroient incheoir; el avons ordonneit, slalueil, accordeil, promis
el créanleit, el par ces présentes lettres ordinons, statuons, accordons, pro-
mettons et crèanlons comme deseur, que s'il advenoit, que Dieu ne vuelhe, que
nulle persoine de quelque estât que fuist allaisse, procuraisse , pourchachaisse
ne fesisse aleir, pourchachier , ne procurer allencontre de ce que dit est par
deseur, que tanloisl che sleyut ^ et par boine enqueste ou aultre provanche,
soloncloy ouïes franchieses délie cité , mis à cleir, ycelle persoine, se allenus
astoil, devrai incontinent sains rémission rechure paine capilaule , else alleinir
ens ne le puel , devrai estre crieis el publyez al Pérou à Liège à lousjours
mais albain, et sa femme el enfans. hosleis el priveis de toutes franchieses et
' //icA^yus, lumbés.
2 Steyut , étant établi.
li
396
ANALECTA LEODIENSIA.
liberteis de ladite cité , et de tous lesdis boins mestiers sains rémission , et
aussi qui ne soit nule, qui pour le fait avenut sour lesdits séditeursettrayttes,
tant devant et le nuyt des roys, comme des fais qui puys cely avenus sont, soy
plainde ne fâche revengement, ne manache, ne queilque entendement ou
semblance de ly arevengier, surincheoir en l'indignacion délie cité , et est al-
bains à tousjours de ladite cité. Attendu que ce que fait en at esteit, tenons
pour notre faitentiremen, en priant et requérant à tous juges, là teilles plaintes
poidroient parvenir , et par espéciaul commandant à ceulx qui les status délie
cité ont ou aront à jugier , que de celles plaintes ilhs ne se vuellent de rins
entremelleir ne jugier en oultre et selon les crys et publications fais sour lez
persoines qui sont banis et albains asteit ensi qu'il est contenut à leur noms
escrips es crys sour ce fait; yceulx ensi publyez , feront à leur revenu tel séri-
ment qui ce après est contenut et deviseit par devant les maistres , échevins
jureis et conselhe délie cité : « Vous jurez solempnement sour sains et sur le
» dampnacion de voirez ame, que jamais en vôtres vivant ne sereis en lieu
» ne consel là ilh doy advenir ne aidier à conselhier, celleir ne sortenir de
» l'avenir sédicion et traïson , et en le cité entre les borgois et habitans dycel.
» En après vous jurez solempnement sur sains que jamais à Wathier Datin , à
» Wielheame Datin, ne à leur complices notoires, derainement publyez par
» notre très-revérend père en Dieu, et notre très-redoubté sengneur mon-
» sengneur de Liège, de maieur et eschevins de Liège , et des maistres, jurés,
» consel et université de la cité , frankise et banlieu , comme séditeurs , trayt
» tes, malfaiteurs et parjures, ensi qu'il est contenut es crys sour ce fais, à
» ceulx ou à celles qui poirteir faveur ne excuseir le voidroient , ne que jamais
» ne fereis aide, consel ne assistence, ne ne procureis ne soffereis à pro-
» cureir à votre loyaul pooir de nuyt ne de jour, sans à revenir en la cité ne
» pais de Liège et de Looz. En oultre vous jureis comme deseur, que jamais
» pour le fait del sédicion et traïson de partie ceaulx Datin , et les complices
» advenues , ne pour chose qui vous soit avenut, ne fereis , soflFreis , ne fereis
» faire à persoines que à icelle sédicion et trayson de partie lesdits Wathier
» et Wilheame et leursdits complices , ait fait contraire grevanche , dom-
» maige , ne destourbier, en corps ne en bins , de nuyt ne de jours , en
» secreit ne en appert, par vous ne par autruy en nulle manière, ne que ja-
» mais ne impétreis ne fereis impétrer congier à pape légaP, ne aultre, délie
' PajM! légai, légat du pape.
ANALECTA LEODIENSIA.
397
» faire aller ne venir allencontre de ce présent sériment. » Et tel sériment
feront tous ceulx qui sont tenus de voyes . et autrement envers la cité ,
et aussi tous ceulx qui, par Tenqueste que lez maistres eschevins et jureis
doient faire en le banlieu, et autrepart, que seront troveis oir esté aidant
et confortans en plussieurs manières et aultrement asdits notoires séditeurs
et trayltes , et oultre plus , s'obligeront pardevant les maieur et eschevins
de Liège , si hault que sont leur honeur , corps et avoir, que jamais n'yront
allencontre de ce que dit est. Et avant ferons nous, et chascuns de nous les
boins borgois des boins mestiers , tel sériment que déclareit est chi-de-sour et
sans dylay , et aussi tous ceaulx qui en temps future voidront estre borgois
de cel cité , à leur novelle instuticion. « Vous jureis solempnement sour
» sains, que jamais vous ne sereit en lieu ne à consel où vous doyez aidier à
» conselhier, celleir ne sortenir del' avenu , sédicion et traïson en le cité de
» Liège, ne que jamais à Wathier Datin, Wielheame Datin , ne à leur com-
» plices nottoires, séditeurs, traittes et parjures , ne aussi à ceulx qui aidier,
» pourtf-ir faveur, ne excusseir les voidroient , ne que jamais ne fereis aide ,
» consel , ne assistenche ne ne procureis , ne soffreis à procureir d'eulx , à
» revenir en le cité et pays de Liège et de Looz. » Item avons ordonnet , pro-
mis et créaoteitet parces présentes ordonnons, promettons et créantons comme
deseur, que jamais tous ceaulx qui sont bannis et albains asteit, ou qui les
poldront estre solon loy ou lez frankieses del cité et syetes d'icelle , ne porte-
ront offiches en nuls de nosdits boins mestiers, ne ne feront syete ne croye; et
partant que ce soit ferme chause et estauble , et à tousjours entertenue sans
embrisiet, nous les maistres, jureis et conselhe desseurdits, avons fait apen-
dre à ces présentes, le grand seel de ladite cité, et nous, les gouverneurs
jureis et toutes les persoines et l'université des boins mestiers desseurdits, et
cascun de nous mestiers à par li , avons fait apprendre noz propres scels en
tesmognage et corroboracion de vérité , qui furent fait et donneis sur l'an
milhe 1111« XXXIII , le xv» jour d'april , etc. , etc.
Regist. du grand greffe des échevins, PavoillartC. 252.
ccue 13*,
398
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
399
XX.
CONFIRMATION DE LEMPEREUR SIGISMOND , DONNÉE LE 14 JUILLET 1437, Al' SUJET DE LA
SENTENCE RENDUE CONTRE WAUTHIER DATIN ET SES COMPLICES.
cent Irenle-sepl, du mois de juillet le quatorzième jour , de noz royaumes
d'Hongerie cincquanle et un, de Romauie vingt-septième, de Bohème dix-
sept et de nostre empire cinquième. Ainsi subescript : De mandato doinini
imperatoris j petrus balde.
Bibliot. royale de Bruxelles , n" 14565 ; Ms. de TTachten-
donck.
Sigismund , par la divine clémence empereur des Romains tousjours au-
guste et roy d'Hongerie , Bohème, Dalmatie, Croatie, etc., az honorables
burgemaistres , proconsuls et consuls, et à la communaullé de la cité de
Liège, à nous et nostre sainct empyr subjectz bien-aymés, grâce et tous
biens. Comme nous soit esté faict raport à notre sérénité , et entendu que
WaltyrDatin, Wilheame Datin et leurs complices, comme séditieux et infi-
dèles avoient machiné de faire quelcque sédition et trahison, avec pernicieuse
entreprise en la cité de Liège , machinant trahyr ladite cité avec le destourbe
et plaege irrécupérable , ce on n'y eusse préveu , Dieu aidant par lindustrie
de vostre circumspection ; et que , à raison de ce , auriont tombés es lyens et
peynes de bannissemens hors des territoires de Liège , par vous à eux infligés,
comme la sentence sur ce donnée plus amplement contient; et pour ce qu'a-
vons entendu lesdits faictules , à raison desdites transgressions maléficques
estre incorrus eus aultres peynes ens les privilèges impériales à ladite cité
concédée exprimées, et à appliquer à nostre fiscque impériale; et que vray
est que de par vous et ladite cité à nous at esté supplié , que de nostre mu-
nificence impériale voullussions à icelle concéder et eslargier lesdites peynes;
et nous ayant bénigne respect az fidèles et grates obsèques, à nous et sainct
empyr par vous démonstreit, et que par cy- après studieusement démons-
trerés, de nostre certaine science vous concédons playne puissance, com-
mettant, par ceste présente, de nostre auctorité impériale, que vous en nostre
nom (les peynes, justice aidante, que lesdis Walhyer et Wilheame et leurs com-
plices , à raison desdites transgressions, à nous sont inccorrus) exigerés, lè-
verés et rechepvreis , lesquelles peynes vous donnons et eslargissons, à icelles
convertir et applicquer à prouffit et utilité de ladite cité etrépublicqued'icelle.
En tesmonaige de ce, nous avons faict pendre et mettre nostre scel. Donné à
Egre (diocèse de Ratispone) , sur l'an de la nativité Noslre-Seigneur raille quatre
XXI.
LETTRE DU MÊME EMPEREUR AU SUJET DE LA SENTENCE PRÉCITÉE (14 JUILLET 1437).
Sigismund , etc. Az honorables eschevins de la cité de Liège , à nous et
nostresainct empyr subjects et bien aymés, grâce avec bien. Comme nous, etc. *
Et nous ayant bénigne respect az fidèles et grates obsèques, qu'à nous et
sainct empyr, par ladite cité pouidrat démonstrer, et que par cy-après stu-
dieusement démonstrerat , lesdites peynes, à nous appartenantes, az hono-
rables burgemaistres, proconsuls, consuls de ladite cité, avons donné, que
pour icelles convertir à l'utilité de ladite cité de Liège, et pour ce que nous
ayant de vostre industrie bonne confidence , vous commectons par ceste pré-
sente de nostre auctorité impériale et districtement injoindons et comman-
dons que quant à ce serés requis, les peynes ensquelles lesdits Walthyer,
Wilheame et leurs complices (comme dit est) , à nous, comme on doit, sont
incorrus, cognoissés , décidés et deutement jugés selon les franchises et sta-
tus , par les saincls empereurs romains et roys , à ladite cité concédés , et
selon le contenu de noz lettres confirmatoires dessus concédées , et que le
jugiet et décideit par vous sortist son plain et entier effect. En oultre, voulons
que tout ce qu'adviendrat desdites peines , les mesmes ferés en nostre nom
ministrer aux prédicts burgemaistres, proconsuls et consuls, et commu-
naulté , à convertir et appliquer à l'utilité de ladite cité. Donné à Egre, etc. *.
Bibliot. royale de Bruxelles , n» 14365; Ms. de Wachten-
donck.
' L'exposé des motifs est le même que dans lesdites peynes.
la leUre précédente jusqu'aux mots : et eslargier ^ La fin comme dans la lettre précédente.
400
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
401
xxn.
MISE EN GARDE DE LOI DE LA LETTRE CONTENANT L ALLIANCE DES TRENTE-DIUX MÉTIERS,
AU SUJET DE LA CONDAMNATION DE VVAUTIER DATIN (17 MAI 1447).
A tous cheaulx qui ces présentes lettres veront et oront , le maire et les
eskevins de Liège, salut en Dieux permanable et cognissance de vëriteit. Sa-
chent tuis que pardevanl nous , comme pardevant chieff hauite court et jus-
tice comparurent personeillement, pour faire ce que chi-après s'enssiiet,
vailians et hounouraubies Fastreit Bareit Surlet, escuyer , et Thilman Waido-
real, maislres pour le présent délie cité de Liège, et auvecques eaux plus-
seurs et grand quantiteit des jureis, gouverneurs, consseil et bourgoix délie
dicle cilé, lesquelx en nom de ladicte cité apportarent et exhibuarent là-
meismes pardevant nous une lettre saine et entière seellée du grant seel et des
trengte-deux mestiers délie dicle cité, parmy laquele ces noz présentes sont
mfichiez et annexéez, conlennante icelle lettre les allyances, par manière de
status, fautes entre les trengte-deux mestiers delledicte cité lochantlesenques-
les , jugemens et crys , fais sur les personnes de Wauthier Datin , Willeame
Datin et leurs complices, ensi que en icelle lettre est plus adplain contenut , qui
fut la-meismes lyetle * et publiié. Si requisent amiaublement lesdis maistres,
jureis, consseil, gouverneurs et bourgoix, en nom de ladicte cilé généralement,
a Henry Délie Chachie de GenefiFe , souvrain mayeur de Liège, que parmy
leurs drois payans , lesdictes lettres , allyances, et tout ce que en icelles est con-
tenut , volsist mettre en nostre narde, et ledit mayeur, à la requesle desdis
maistres jureis, gouverneurs, consseil délie dicte cité, favoraublement condes-
kendant, mist lesdictes lettres, allyances, et tout ce que en icelles est contenut,
en le warde et perpétuele mémore de nous les esquevins de Liège, qui ad ce
faire fumes prèsens , et en payont leurs drois. El sauvons et wardons que ledit
mayeur, ad le requeste desdis maistres, jureis , gouverneurs , consseil et bour-
gois mis en nostre warde, demourant le hauteur et seignourie spirituelle et
temporelle monseigneur de Liège, les privilèges et liberté des églises, loys,
* LytUe, /er/a, Ine.
paix faites, status, franchieses et liberteis en leurs force et vertu. Et partant que
ce soit ferme chose et estauble^ si avons-nous , le maire et les esquevins des-
seuredis , fait appendre à ces présentes lettres nos propres seelx , en signe de
vériteit, sur l'an de grâce mille quatre cens et quarante-sept , du mois de may
le diiesseptiesme jour.
Archives de la province de Liège, registre du grand greffe
des échevins , n» 250 , case 13'.
XXIII.
GOPIACONSERVATORIAEANIGOLAO V PAPA, QUARTO IDUS OCTOBRIS 1451, CONCESSAE ABBATI
S. LAURENTII LEODIENSIS ET DECANIS ECCLESIARUM SS. APOSTOLORUM GOLONIENSIS ET
8. JOANNIS TRAJECTENSIS.
Nicolaus episcopus , servus servorum Dei , dilectis filiis abbâti monasterii
Sancti Laurentii extra muros Leodiensis , et sanctorum aposlolorum Colo-
niensis ac Sancti Johannis Trajectensis ecclesiarum decanis, salutem etaposto-
licam benedictionem. Quia refrigescente caritate multorum adeo iniquitas
abundavit, utquorumdamsuccensa velut ignis impietas contra ecclesias et per-
sonas ecclesiasticas lanto validius inflammentur, quanto rariores qui eas tu-
eantur contra pravorum incursus invenit objectores, nos, quibus ex debito
pastoralis officii , ipsarum ecclesiarum et personarum sollicitudo curaque in-
cumbit, ibi fortius insurgere cogimur, ubi impiorum iniquitas magis et pe-
ricùlosius exardescit. Sane dilectorum filiorum decanorum et capitulorum
singulorumquecanonicorum et personarum collegialarum civitatis et dioecesis
Leodiensis ecclesiarum conquestione percepimus , quod nonnulli archiepis-
copi , episcopi aliique ecclesiarum praelati et clerici ac ecclesiasticae personae,
tara religiosae quam seculares , necnon duces ^ marchiones , comités , baro-
nes, nobiles, milites et laici, communia civitatum, universitates oppidorum ,
castrorum , villarum et aliorum locorum ac aliae singulares personae civitatis
et dioecesis partiumque diversarum contra laudabiles consuetudines a tem-
pore , cujus contrarii memoria non existit , inviolabiliter observatas , necnon
privilégia, indulta, exemptiones , liberlates, immunitates et francisias ipsis de-
51
402
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
403
m
canis, capiUiIis, canonicis, personis et ecclesiis in génère vel in specie eliam
a sede aposlolica concessa venienles , ipsos et diclarum ecclesiarum supposita
communiler et divisim eo fortins et gravius repiignare praesumunt, ac ma-
jores injurias, moleslias et jacturas eis inferre conantur, quo perilla sunl do-
nati majori libertate. Quare pro parte eoruradem decanorura , capilulorum,
canonicorum, personarum et suppositorum , nobis fuit humilitor supplica-
tum , ut cum eis valde reddatur difficile pro singulis querelis ad praefatam
sedem habere recursum, providere ipsis super hoc paterna diiigentia curare-
mus. Nos igitur adversus praesumptores , inolestatores et injurialores hujus-
modi illo volentes eisdem decanis, capitulis, canonicis, personis et suppositis
remedio subvenire, per quod ipsorum compescalur tenierilas , et aliis adilus
committendi similia praecludatur, discretioni vestrae per apostolica scripta
mandamus, quatenus vos vel duo aut unus vestrum per vos vel alium , seu
alios etiam si siut eïtra loca in quibus deputati estis conservalores et judices
praefalis decanis , capitulis , canonicis, personis et praesupposilis communiler
vel divisim efficacis defensionis praesidio assislentes non permiltalis eos vel
eorura aliquem contra consueludines et francisias, ac privilegiorum, indullo-
rum, exemplionum, libertatumet immunilalura hujusmodi formas et tenore»
a praediclis vel quibusvis aliis indebite moleslari, vel eis gravamina vel injurias
irrogari facturi diclis decanis, capitulis, canonicis, personis et suppositis cum
ab eis vel procuratoribus suis aut eorum aliquo desuper fueritis requisili , de
quibusiibet molestiis , gravaminibus atque injuriis praesenlibus et futuris^ in
illis videlicet, quae judicialem requirunt indaginem, summarie de piano sine
strepilu et figura judicii ; in aliis vero prout qualilas eorum exegerit, juslitiae
complementum praesumptores, raolestatores, et injuriatores hujusmodi necnon
contradictores quoslibet et rebelles, cujuscumque dignitatis, slatus, gradus,
ordinis, conditionis vel nobililalis fuerint, quandocumque , quotiescumque
expédient, auctoritale apostolica per censuram ecclesiasticam et alia oportuna
juris remédia, appellatione poslposila , compescendo, invocato ad hoc si opus
fueritauxilio brachii secularis, non obslanle conslitulione felicis recoi-dationis
Bonifacii papae octavi praedecessoris nostri, in qua cavetur, ne aliquis extra
suam civitatem et dioecesim , nisi in certis exceptis casibus et in illis ultra
unam diaetam a fine dioecesis suae evocetur, seu ne judices et conservalores a
sede praedicta deputati extra civitatem el dioecesim, in quibus depulati fuerint
contra quoscumque procedere sive alii vel aliis vices suas committere aut ah-
quos ultra unam diaetam a fine dioecesis eorumdem trahere praesumant,
dummodo ultra duas diaetas aliquis auctoritate praesentium non trahatur ,
seu quam de illis, quam de manifestis injuriis et violentiis ac aliis quae judi-
cialem requirunt indaginem , pejus in eos, si secus egerint , et in id procurantes
adjectis conservalores se nullalenus inlromiUant , quam aliis quibuscumque
constitutionibus a romanis pontificibus, tam de judicibus delegatis etconser-
valoribus quam personis ultra certum numerum ad judicium non vocandis
aut aliis editis, quae vestrae possent in hac parte jurisdictioni aut potestati
ejusque libero exercitio quoraodolibet obviare, seu si aliquibus communiter
et divisim a dicta sit sede indullum, quod inlerdici, suspendi vel excommu-
nicari aut extra vel ultra certa loca ad judicium evocari non possint per litleras
apostolicas non facientes plenam et expressam ac de verbo ad verbum de in-
dulto hujusmodi. ac eorum personis, locis, ordinibus et nominibus propriis
mentionem el qualibet alia diclae sedis indulgenlia generali vel speciali cujus-
cumque lenoris existai, per quam praesenlibus non expressam vel totaliler non
inserlam veslrae jurisdictioni explicatio in hac parte valeat quomodolibel
impediri , el de qua cujusque loto lenore habenda sit in nostris litteris mentio
specialis. Caelerum si per summariam informationem super bis per vos reci-
piendam vobis constiterit, quod praesumptorum molestalorum , injuriatorum ,
contradictorum el rebellium atque aliorum de quibus expédient praesentia
pro monitionibus et citationibus de ipsis faciendis secure vel commode haberi
nequeal , nos vobis moniliones el citationes quaslibel per edicla publica locis
affigenda publicis et vicinis, de quibus sit verisi m ilis conjectura, quod ad ipso-
rum praesumptorum molestatorum, injuriatorum, contradictorum, rebellium
et aliorum praediclorum nolitiam pervenire valeant faciendam plenam et libe-
ram concedimus lenore praesentium facultatem, ac volumus el auctoritate prae-
fata decrevimus, quod moniliones et citationes hujusmodi perinde ardent ipsos
monitos et citalos , ac si eis intimale et insinuate personaliter et praesenlialiter
légitime exslitissent. Et insuper volumus, et dicta auctoritale decrevimus,
quod quilibet vestrum prosequi valeant arliculum etiam per alium inchoa-
tum, quamvis idem inchoans nullo fuerit impedimento canonico praepeditus,
quodque adala praesentium sit vobis el unicuique vestrum , in praemissis om-
nibus et eorum singulis coeptis et non coeptis praesenlibus et futuris, perpe-
luata potestas et jurisdictio attribula, ut eo vigore eaque firmitate possilis in
praemissis omnibus coeptis et non coeptis praesenlibus et futuris , et pro prae-
l'i
404
ANALECTA LEODIE?JSIA.
i
des procedere, ac si praedicta omnia el singula coram vobis coep.a fuissent
et junsd.c..o vestra e, cujusiibet ves.rurn in p.aedic.is omnibus et Z2
zzrz: ™°'""' ""r ""■'•='""'' ''=«"™- -''^'-' --'''"'"-
obsuôl '^ «''"''^-•^«"'■•'bus et qualibel alia in conlrarium ed.ta non
ob a„,e, p,.aesent.bus perpétue duraluris. Da.un, Ro^ae, apud Sanctum
auTel' „ ""^""''"""; ^""'"'-^ ™i"e*i™o quadringentesimo quin-
quagesnnopnmo, quarto .dus oclobris, pontificatus nostri anno quinto
Ms. de la bibl. royale, no 10898— 1095i.
XXIV.
EiUSDEM NICOLA, V BULLA REFORMATION.S ECCLESIARU. SECUNDAKU.UM , 14 EAL. .OTE.B.
i^Ol DATA AD ABBATEM MO^ASTERI, S. LAURENT,! LEODIENSIS ET DECANOS ECCLESIARU.
SS. APOSTOLORUM COLONIENSIS ET S. JOHANNIS TRAJECTENSIS.
N,co aus episcopus, servus serrorum Dei, dilectis filiis abbati monasterii
nient T'" "T. ""'"' ^eodiensis, et sanctorum aposlolorum Colc
n,en ,s ac Sancti Johannis Trajeclensis ecclesiarum decanis, salutem el
apos o,.ea. benedictiooe..- . Nicolaus episcopus, servus serv^ru. DeT, ad
perpetuam re, memonam in apostolicae dignilatis spécula licel immeriti
disponente Dom.no constituti, ad uni versos nostrae ..gilantiae creditos t L:
quam un.versalis dommus et gregis pastor commissae nobis speculationis
aciem, quantum nobis exaltopermittitur, extendentes, manus opéra rias liben-
ter appommus , ut inter fidèles quoslibet, praesertim sub quavis jurisdictione
ecclesiastica degentes, ila dirigatur justitia et illius .igeat cultus quod abu!
sibus repressis et moribus reprobis extirpa.is mores plantentur et succrescant
boni, ac yirtuosae actionis praemium boni sentiant, malique pro démentis
condignepumantur; illaque rursus apostolici rauniminis ampliori adminiculo
commumvimus quae praemissorum consideratione percepimus consultius
processisse. Sane pro parte dilectorum filiorum , decanorum et capitulorum
secundanarum ecclesiarum Leodiensium nobis nuper exhibita petL conti-
nebat, quod dudum venerabilis frater ooster Johannes , episcopuVLeodiensis
ANALECTA LEODIENSIA.
405
et dilectorum filiorum majoris Leodiensis , cui eliam tune praeerat , ecclesiae
praeposili singulorumque archidiaconorum et capiluli officiatis in sua Leo-
diensi seu quavis eorumdem filiorum curia, forisque deputatis bene agendi
et non inquielandi nec gravandi ejus subditos normara remediumque dare
et adhibere volens, nounulla per bonae meraoriae Adulphum episcopum Leo-
diensem praedecessorem suum, tempore quo ipse dictae dinoscitur ecclesiae
praefuisse, contra abusus officiatorum hujusraodi et excessus, édita necnon
synodalia statuta , innovando et confirmando quamplura alia staluta consi-
deratione majoris et aliorum capitulorum hujusmodi alque cleri ciyitatis et
dioecesis Leodiensis , de consilio etiam et consensu majoris capituli hujus-
modi provide edidit, in eisque voluit, statuit et ordinavit, quod licentia
testandi. alicui beneficiato seu presbylero ab episcopo concessa, percessum
vel decessum ejusdem episcopi expirare non deberet, et quod de bonis rao-
bilibus beneficiati sive presbyleri absque tali licentia seu ab intestato defuncti
inventarium confici , illaque solutis exequiis atque debilis suae dispositioni
cedere deberent, ac deductis oneribus realibus beneficiorum , vicesimus
denarius valoris ipsorum beneficiorum pro absentia atque ratione beneficii ,
si cura cura unum sculum vêtus, si vero sine cura foret, quatuor grossi
veteres, et non ullra pro placet reciperentur, el semel tantum de valore bene-
ficii doceri deberet , nihilque abusive pro placet et absentia ac tantum duo
grossi antiqui pro suis registrationibus reciperentur. Quodque unicuique cano-
nico alicujus dictarum secundariarum ecclesiarum absentiam ratione benefi-
ciorum suorum aliorum pro tempore petenti, el vicesimum, de quo praefertur,
denarium annis singulis anle feslum Sancli Lamberli offerenli absentia con-
cedi deberet, et quod fruclus beneficiorum, in quibus redores résidèrent,
non sub ficto colore absentiae nec eliara illorum beneficiorum , a quibus rec-
tores essent absentes, dummodo beneficiis ipsis in divinis laudabiliter sic
deserviretur aliquatenus arrestarentur. Alioquin si secus allentari ac ad
excommunicationem, suspensionem vel interdictum contra reclorem aliquem
procedi conlingeret, arreslum tolleretur, et reclori absolulio impenderetur,
sibique super his litterae darentur ubique gratis necnon expensae , in quibus
forte propter arreslum seu processum hujusmodi collector vel procurator
condemnalus foret, statim per illum solvi seudeponi in judicio deberent; col-
lector quoque fructuum beneficiorum, quorum redores sine licentia absentes
forent, antequam ad exercendum collectoriae officium in judicio vel extra
i •
iiiii
406
ANALECTA LEODÏENSIA.
Il
admitteretur, juraret quod fructus aliorun, beneficioru™, quorum redores
nT;t:;arrt::^''''' ""h '•""^" »"---"- -torurarrruH
uuu procuraret, et quod ipsis absenlium rpotomm u^^^tx • • i • .
HaK;i;i«.. j_ • • f ^""um leciorum benehciis m divinis au-
dabililer deserviri facere eonimaue onera #»».ar« .« i /
!1„ "y""^"''**"^ fiscaLumque exa.ninatione et instilutione procralori, ic
sen e„t.ar.oru.„ artieulatoru™ , copia.orum, no.ariorum ac fi' aZ e no.
b n Zllt'""' f '" "' ^•'"""^"' - "-'""'- -'-''^- -<i-
dZi; sutû is H ?• """ir, Z 'y""^"'"»"^ P-'-fel- -t suae curiae Léo-
aens,s slatufs, d.ct.que Adulphi modificationibus, necnon pace Tonprensi et
ahunde proyisum et ordinatum foret servarelnr r>.,.A . ■ ""C"^"" *"
d.versose.ee.useo„tra ..„a™ persooirr. p'^' ei: C^Ïr/eSr
excessus salano prout de illo, ut praefertur, ordinatum est, excessuum vero
ter contumacam pro ,psa contumacia non ultra valorem sex rrossorum^ur^
nensmm ; s. vero presby.er esset , duodecim grossorum summam excoTmur
ealus vero per annum et arapliu, judicis arbitrio plecte,.„tu™ quZuTo™
ve absolut.o„.s, pro .n.erlocu.ione autem duo grossi et non ultra rrcCren-
tur; et quod non essent nisi quindecim procuratores curiae in curiaLeo
d.eos. et tantum unus procurator in qualibet curia praeposit l arc iditcl
norum praed.ctorum ; ac quod nullus eorum esset sigillifer vel noLZ r
deservitor pro l.cent.a deserv.endi benefieio nihil solvere debere et oL
nullus super excessibus ad Leodiensem vel alicuius archi^r • ^ •
retur, nisi articuli excessuum cum citatione m Znlur ^ . """"" """
hujusmodi citatus instrui posset, super ut^ ^i rnlirt
quod non caperetur vel incarcera,-etur aliquis citatus ad civitatem Tl^i'
sem jur. stare seque defendere volens, nisi crimine conflû veHn iiolZ"
prehensusseu coavictus de eo e.,et ; oec beneficiatus aliq^^I^nlrs:;
ANALECTA LEODÏENSIA.
407
residens pro quocumque crimine caperentur, de quo convictiis non forel,
neque ipsius beneficii fructus arrestarentur ; quodque executores lilterarum
monitorialium sub sigillis bis executiones illarum ac inodum et formam
dicmque et horam executionum bujusmodi una cum personarum designatione
speciali rescribere tenerenlur. Et ne pro resig^aationibus beneficiorum admit-
tendis ac institutionibus seu admissionibus aliquid reciperetur , sed pro trium
proclamationum sex, institutionum vero seu admissionum litteris duodecim
grossi cum uno grosso pro audientia recipi possent, quodque in visitationibus,
quas archidiaconi per se vel suos facerent, visitatores taliter se haberent, quod
nihil contra canonicas sanctiones sive synodales constitutiones aliquatenus
facerent aut fieri permitterent, sed quae sibi licita forent, bis duntaxat contenti
essent, nihil penitus curialitatis seu procurationis nomine a provisoribus
mensae Sancti Spiritus aut fabricae, altaristis, appendentiis non separatis seu
filiabus ecclesiarum capellis, hospitali busqué recipiendo ; nec reus aliquis
super excessu in causam tractus componere volens ad jurandum corapelli debe-
l'et, neque ex ratione alicujus juramenti per eum non praestiti aliquid exigi
ab eo, quodque litterae statutorum nuncupatae per practicos expertos dictarum
et signeto ofFicialilatis signari deberent. Nec occasione lilis super benefieio per
biennium pacifiée possesso movendae, illius fructus subtrahi vel arrestari
deberent, neque ejus reclori absentia denegari ; et quod in singulis aliis a Bil-
sensi, Tongrensi, Trajectensi et Sancti-Trudonensi conciliis non esset nisi
unus offîcialis foraneus et unus archidiaconus foraneus. Quodque super ma-
trimoniis seu sponsalibus contractis nulli concordiam aliquam facere vel trac-
lare seu fieri procurare aut concordiis talibus interesse praesumerent, sed
sententia desuper judicis competentis expectaretur; nec aliquis liligantem
habentem procuratorem litium citari facere praesumerent ad aliquem actum ,
neque absque expressa commissione judicis notarius aliquis responsiones ad
positiones faciendas sive testes perducendos extra curiam Leodiensem audiret,
reciperet vel examinaret, et quod absque evidenti necessitate alicui presbytero
deservitura duarum parochialium ecclesiarum non condependentium non
committeretur, habentes autem plura bénéficia et illis simul deservientes prop-
terea non vexarentur, nec quidquam exigeretur vel reciperetur ab eisdem ,
dummodo satisfacere possent et cum effectu satisfacerent beneficiorum oneri
eorumdem ; quodque placet concessum curato residenti pro coadjutore atque
absent! pro deservitore post eorum obitum esse duraturum usque ad festum
I .
408
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
409
Sancli Johannis Baplistae ex lune immédiate sequens, nullique reclori alicujus
beneficii seii altaris licenliam petenli fruclus beneficii vel allaris hujusraodi in
augmentum convertendi licentia ipsa denegaretur; et quod placel gratis con-
cederetiir deservitoii rectori , quodque propter executiones mandatorum io
beneficio residere non audenti abessendi licentia daretur gratis , et ne quis in
eadem curia simul et serael judex elsigillifer sive vicarius et componens aut
eorum aliquis conjugatus esset, neque decani rurales chrislianitatum nuncupati
sub colore visitalionis ficto vel illius remissionis de quarlis capellis per ipsos
non personaliter visitalis, aliquas pecunias annuas recipere, sed de visilalis per
eos capellis tantum quarta parle illius, quod archidiaconis pro visilalione in-
fegrae ecclesiae debetur pro ipsorum capellarum yisitalione , el eadem eliam
parte pro caïhedralico el obsonio, necnon octava parte eorumdem frucluum
pro placet et absentia ac proclamationibus et admissionibus ralione capella-
rum earumdem contentari deberent, el eorum quilibet in suo concilio salvis
privilegiis apostolicis et aliis conditionibus lune adjectis personaliter residere.
Et ne sigillifer Leodiensis pro deliberatione chrismatis vel olei sacri sive infir-
raorum, neque pro illoruni ministratione, decani rurales praefali quidquara
reciperent vel etiam exigèrent, praeler el contra synodalia sUtuta:, oec etiam
eorum deliberalio alicui decano denegaretur propter deportationem vel exe-
culionem ecclesiaslicorum mandatorum ; et ne archidiaconi et decani chrislia-
nitatum causarum coram eis inlenlarum decisionem el diflfinitivam senten-
tiam nec officialis Leodiensis per appellationem ad eum devolutas neque ultra
semel simplicis querelae coram se intentatas causas aliquas commiltere prae-
sumerent, nec eliam pro praesentatione ad aliquem sacrum ordinem sive illius
lilteris ultra sex grossi reciperenlur ^ quodque curatus rescribens decano sive
vicedecano , prout moris est , deberet semel in anno duntaxal et non amplius
rescribere beneficiorum in parochiam suam consislentium. suorumque rec-
torum et eliam deservitorum el excommunicalorum per annum et amplius
nomina et cognomina, una cum valore annuo beneficiorum eorumdem, nec
deberet ex officio lalis sic rescribens cilari super ulteriori rescriptione ; el
quod nullus presbyler super iucontinenliis cilaretur, nisi mulier nominala in
cilario, cum qua diceretur inconlinens, esset primo ad synodum provocata;
plerisque aliis variis et di versis, eliam tune adjectis quae omnia el singula idem
Johannem episcopus etiam voluit et sub certis poenis mandavil inviolabiliter
observari, prout in lilteris super his confeclis, et per ipsum Johannem épis-
copum anno a nativilate Domini millesimo quadringentesimo quadragesimo
sexto die quarta Junii concessisse , suoque et majoris capiluli hujusmodi sigilli
signalis, dinoscilur plenius contineri. Quare pro parte ipsorum decanorum et
capitulorum secundariarum ecclesiarum fuit nobis humiliter supplicalum , ut
praefalis statutis el aliis in diclis lilteris contentis pro eorum subsislenlia fir-
miori robur aposlolicae confirmalionis adjicere de benignitate apostolica dig-
naremur. Nos igitur hujusmodi supplicationibus inclinali statula praedicla
et alia in praediclis lilteris contenta rata et grala habenles, illa ex certa scienlia
auctoritate aposlolica confirmamus et approbamus ac praesentis scripli patro-
cinio communimus, supplentes omnes defeclus si qui inlervenerinl in eisdem ,
non obstanlibus constitutionibus et ordinationibus apostolicis caelerisque
conlrariis quibuscumque. Nulli ergo omnino hominum liceal banc paginam
noslrae confirmalionis , approbalionis el communilionis infringere vel ei ausu
lemerario contraire, si quis vero hoc atlentare praesurapseril, indignationem
omnipolenlis Dei et bealorum Pétri el Pauli aposlolorum ejus senoveril incur-
surum. Dalum Romae apud sanctum Petrum anno incarnalionis dominicae
millesimo quadringentesimo quinquagesimo primo , quarto decimo kalendas
novembris, ponlificalus nostri anno quinlo. »
Cupienles igitur ut volivus dictarum lillerarum succédai evenlus, et ut
litterae praediclae irrefragabililer obser ventur, discrelioni veslrae per apostolica
scripla mandamus, qualenus vos vel duo aut unus veslrum, per vos vel alium
seu alios, dictas noslras lilteras ac omnia el singula in ipsis hlleris contenta, ubi
el quando expedire viderilis ac quolies pro parle decanorum et capitulorum
praefatarum ecclesiarum desuper requisiti fuerilis , eadem apostolica auctori-
late solemniler publicanles, execulioni debilae demandantes, ac decanis et
capitulis earumdem ecclesiarum super his oporlune ac efficacis defensionis
auxilio assislenles, non permitlatis, ipsos autquemlibel eorum a quoquam , cu-
juscumque eliam archiepiscopalis , episcopalis dignitalis, status, gradus , ordinis
vel conditionis fueril, contra ipsarum effeclum lillerarum quovis quaesilo co-
lore aliquatenus inlercipi vel impediri , aut decanos el capitula ecclesiarum
hujusmodi vel illorum aliquem contra dictarum lillerarum conlinenliam el
lenorem sive formam quomodolibet vexari, impediri vel moleslari, conlradic-
lores quoslibet et rebelles per censuram ecclesiaslicam et quaevis alia oppor-
tuna juris remédia , appellalione postposita, compescendo, invocato ad hoc si
opus fueril auxilio brachii secularis, non obstanlibus tam fehcis recordationis
52
410
ANALECTA LEODIEiNSIA.
Bon.fac.. papac octavi praedccessori. noslri, quibus cave.ur no quis extra
i"tTedic,""T """ "' ^"'""'"' '^^'"^^'"■•' -" "« J-J-cs a sede dépu-
tai. p.aed.cla eUra c.v.Utem et dioecesim , in quibus depu.a.i fueriut contra
lus contr ' ii, T '" " «''""''" ' l"^" "'"» apostolicis constitutio:
n.bus contrarnsquibuscumque, aut si aliquibus comniuniter >el divisim a sede
>el ultra d.cla loca ad jud.c.un, evocari non possint per litteras aposlolicas
non facentes plenam et expressam ac de verbo ad verbum de induZ huiu '
kln r H"adr.ngentesi„.o quinquagesimo primo, quarto decimo
kal. novembr.8,pontificatusnostriaunoquinto
MS. de la bibt. royale , n° 10034.
XXV.
m
EXHIBITIO CO«M,SS,0.,S OOMICELU L.OOV.C, OE «AHK. . S.PEK PKAEPOSIT.aA OE B.L.O.E
(8 «ARTii 1455).
Anoo a nalmrate Domini millesimo quadrinçentesimo quinquapesimo
qumto die sabbat, octava mensis Marlii, hora capitulari de mane raleT
bus ,n loco capaulari rétro chorum ecclesiae Leodiensis, do Jno A Le 11"
Hamaba dommode Trassigny, etc., Wilbelmode Waroux, seniore, Fa^rdo
Bare Surlet Jobanne dicto le Rute de Boveria, Tbeoderico de Baston a s b^o
Leodiens. Ae,.dio de Métis, Tbielmanno dicto Waldoreal, oL Xis^^
iTJmZ^^ ^-porabde Vanix, ma.istro Alexandro de Lobiervilbe do-
ïi£r Î^^^^ ''^'-'^ ' ^^™'°"^ ^^™P«-'- de Novocastro, de
Jobann '' ^.^^y™^"^' ''"^«-«^ commissioois suae sibi factae per dominum
Jobanoem , De, gratia episcopum Leodiensem , duce^n BuUoniensem '1^0""
ANALECTA LEODIENSIA.
411
lem Lossensem , super praeposilura et receploria ducatus de BuIIone, coram
praediclis dominis meis decano et capitulo exbibuit per Wilhelmum de Bel-
froid , qui \erbum tubt. Quibus per me lectis , idem Domicellus Ludovicus ,
altento quod praetactae lilterae menlionem faciunt dequitantia debilorum. in
quibus forte dictus dominus noster Leodiensis , aut quicumque alius ex qua-
cumque causa bonae memoriae domicello quondam Everardo de Marka , suo
patri teneri poterat , idcirco btleram quiltantiae bujusmodi suo proprio si-
gillo siçillatam, ibidem simililer exbibuit et produxit. Quibus similiter per me
lectis , idem domicellus Ludovicus petivit se per dictos dominos meos ad
praestationem juramenti soliti recipiet admitti ; paratus enira erat illud praes-
tare. Unde iidem domini mei volentes super praemissis deliberare, commonue-
runl praedictum domicellum Ludovicum, et alios secum exislentes, praetactum
capitularem locum exire. Ipso igitur posl longum morae intervallum ad
praetactum capitularem locum revocato, praedicti domini mei, per organum
vivae vocisvenerabilis viri magistri Jobannis de Stembeir, canonici et scolastici
Leodiensis . praedicto domicello Ludovico responderunl in baec verba :
« DomicelleLudoTice, praedecessores vestri praepositi deBullone, certas cau-
tiones, obligationes et securitates coram nobis praesliterunt , de quibus de
praesenli non sunt bene memores. Et ob boc domini mei informabunt se de
illis, et diecrastina post processionem vobis respondebunt. » Deinde adveniente
die crastina dominica, scilicet nona supradicti mensis Martii , atque errum
praedictis dominis decano et capitulo in eorum capitulari loco praescripto
praesentibus testibus superius nominatis , necnon Hugone de Seranio de
Huy , Surlet et Baldewino de Hollonia, scutiferis, comparuit praedictus do-
micellus Ludovicus, petens se ad praestationem supradicti soliti juramenti
aidmitti, paratus enim esset , et paralum se obtulit illud praestare, ac cautionem ,
securitatem, promissionesetobligaliones facere taies, sicutisui praedecessores
et praecessores praepositi de Bullone in eorum admissionibus praesliterunt.
Et lecto ibidem per me tenore et forma praetacti juramenti per me in
gallico translati de latino et pro illo firmius observando , dictus domicellus
Ludovicus promisit per fidem suam loco juramenti in manu mei notarii pu-
blici infrascripli corporaliter praestitam , necnon sub omnium bonorum suo-
rum obligalione, se praetactum juramentum firmiler et plenarie servaturum,
ac praedictum castrum «déliter custodire et reddere exigente casu juxta for-
mam juramenti praetacti. Et insuper ad preces et instantiam praedicti do-
412
ANALECTA LEODIENSIA.
micelli Ludovici , Wilhelmiis de Waroux, Faslrardiis Bare Surlet, Johannes
le Rute et Theodericus de Bastonia, ibidem praesentes , obligarunt sese tain
conjunctim quam divisim ac omnia bona sua , quod praedictus domicellus
Liidoviciis praelactum juramenlum necnon promissionem et obligalionem
suas praelaclas realiler et débite observabit , tenebit et adimplebit , et mi-
nislrarunt omnes et eorum sinçuli omnibus exceptionibus. etc. , ut in forma
meliori. Ouibus factis, praedictus domicellus Ludovicus personaliter legit et
praeslilit juramentum praelactum , solemniter lactis per eum manualiler
sacrosanclis evangeliis ac imagine Dei crucifixi. Quo praestito per eum,
Johannes de Vaulx, dominus temporalis de Vaulx, ibidem praesens, qui, prout
dictus domicellus Ludovicus dixit , erit et est per eum deputatus suus castel-
lanus et locumtenens, simile praestitit juramentum, et oblig^avit similiter
propterea se ipsum et omnia sua bona. Super quibus omnibus praenarratis
supradictus dominus scolasticus, nomine praedictôrum eorum decani et capi-
tuli, petiit instrumentum , et similiter Wilhelmus , Faslrardus, Johannes le
Rute et Theodoricus de Bastonia, supradicti, petiverunt similiter instrumen-
tum. — Nota. Supradicta littera quittautiae remansit mihi copianda in hbro
cartarum et reponenda in archiviâ.
j^rchives de la province de Liège , regittre de l'ancienne
cathédrale de St- Lambert , n- lOU etl 10.
XXVI.
PROTESTATIO DOMINORVM DECANI ET CAPITULI LEODIENSIUI , DIE 31 M Ail 1436 FACTA.
Anno quinquagesimo sexto, die lunae ultima mensis maii, hora capitulari de
mane, praesentibus in loco capitulari relro chorum ecclesiae Leodicnsis domi-
nis WilhelmoSchevarts, et Thielmanno de Clerx, claustrariis , et Wilhelmode
Belfroid , testibus constitutis coram dominis meis decano et capitulo in eorum
capitulari loco praetacto Eustachio Chaboth villico, Johanne de Cornu, Ge-
rardo de Seranio le Paintier, Johanne de Fallois * , scabiois
* Locusetiatn vacaus in M$.
ANALECTA LEODIENSIA.
413
Leodiensibus, et Johanne le Pollen, eorum secretario, praenominati domini
decanus et capitulum per organum vivae vocis Johannis Faber , praelocutoris
eorum consiliarii, exponi fecerunt et exposueruntdictis scabinis in haec verba :
« Vous nous aveis demandeit si le loy doit estre overte , ou si vous deveis
» faire loy , attendu que nous estons présentement sans signeur , nous avons
» sur ce quérut dedens noz chartes et registres , mais riens n'en avons troveit ;
» et pour tant vous poreis savoir ce que vous en saveis et wardeis , fachiés
» solonc ce si à point et si bien que ons ne vous en sache que dire , et que
» n'ayés nul reproche, car nous ne volons avoir ne porleir nul charge. Et de
» ce faisons protestation et en demandons instrument. »
Archives de la province de Liège, registre de l'ancienne ca-
thédrale de Si-Lambert , n" 1 09 ef 1 1 0 ^ /b/. 32 verso .
XXVII.
REGEPTIO ET JkDMISSIO DOHINI LUDOVICI DE BOURBONIO , ELEGTI LEODIENSIS , FACTA DIE
â6jUNIll456^
Anno a nativitate Domini millesimo quadringentesimo quinquagesimo sexto,
die sabbati xxvi*" mensis junii, hora primarum vel circiter, praesentibus in loco
capitulari rétro chorum ecclesiae Leodiensis situato, reverendo paire et vene-
rabilibus viris domino Johanne, episcopo Atrebatensi, domino Johanne d'En-
ghien, domino temporali de Castergate, milite, magistro hospitii, magistris
Nicolao Clopper , canonico Tornacensi , Ucentiato in decrelis , consiliariis , et
magistro Johanne Scoep, secretario domini Philippi ducis Burgundiae, Braban-
tiae, etc. Johanne de Gronsselt, legum doctore, Johanne Ricoul, licentiato
' Haec verba in codice adscripta legunlur; —
« Nota quod , resignatione episcopatus Leo-
• diensis per procuratores domini Johannis de
• Heynsbergh olim epiacopi Leodiensis facta ,
» multa acciderunt de quibus in islo registro
seu manuali nullam facio mentioneoi , quia
ununi registrum ad hoc specialiter ordinavi ,
in quo omnia conscripsi ; sed admissio noyi
domini subscribitur. »
414
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
415
in jure canonico , dominis Wilhelmo Schevaris et Henrico de Alken Sanc!i
Martini , raagisiro Henrico Bye, domino Theoderico de Lana , parvae mensae in
dicta eccicsia Leodiensi canonicis. domino Thielmannode Odeur, capellano, et
Mathia de Fay, malriciilario in eadem ecclesia, apparitorequc curiae ejusdem
capitiili, testibus, coram venerabilibus dominis decano et capitulo ccclesiae
Leodiensisin praetacto capitulo et loco capitulariter congreg^atis , personaliter
comparens , venerabilis vir maçister Johannes de Lysura , praepositus eccle-
siae beatae Mariae ad g;radiis Moguntinensis ., decretorum doctor, et almae
universitalis studii Lovaniensis rector, tanqiiam reverendissimi in christo pa-
tris et illuslrissimi domini Liidovici de Borbonio electi confirmati Leodiensis
procii ra tores , qui de suo hujusniodi procurationis mandato per cerlum pu-
blicum procurationis inslrumentum manu propiia signoque et nomine solitis
et consuetis egregii viri magistri Pétri de Mera, clerici Cameracensis dioece-
sis, publici apostolica et imperiali auctoritatibus notarii ibidem praesentis,
subscriplum et si^^natum , quod ego notarius ibidem in meis manibus tune
tenebam , edocuit et Fidem fecit. Et eo nomine procuratorio per vivae vocis
oraculum praedicti reverendi patris exposuit qualiter satis noviter ecclesia
Leodiensis , ex eo quod reverendus in Christo pater dominus Jo^iannes , tune
episcopus Leodiensis, omni regimini et adminislratioui dictae ecclesiae Leo-
diensis, cui tune praeeral, per certos suos procuratores ad hoc ab eo specia-
liter constitutos, in manibus sanctissimi domini nostri papae sponte et libère
cessit , ipseque dominus nosler papa cessionem ipsam duxit admittendam ,
vacante , idem dominus noster papa praefatum dominum Ludovicum in admi-
nistratorem ipsius ecclesiae Leodiensis in spiritualibus et temporalibus sub
certis modo et forma fecit, constituit et eliam deputavit, et deinde de per-
sooa ipsius domini Ludovici dictae ecclesiae Leodiensis per praefatam cessio-
nem providit, curam, regimenet administrationem ipsius ecclesiae Leodiensis
ia eisdem spiritualibus et temporalibus sibi plenarie commiltendo , prout
haec et alia in apostolicis litteris provisionis hujusmodi per dictum dominum
nostrum papam desuper concessis latius et plenius continetur.
Quapropter idem procurator, quo supra nomine, memoratos dominum de-
canum et capitulum rogavil, quatenus praedictum dominum Ludovicum ad
praedictam ecclesiam Leodiensem ejusque possessionem , curamque regimen
et administrationem ejusdem solito more recipere et admittere Tellent et di-
gnarentur, sahis juribus, juramentis, statutis et consuetudinibus ecclesiae
Leodiensis praedictae, unde procurationis instrumento primo, et deinde litteris
apostolicis supratactis et etiam certis aliis litteris apostolicis per praefatum
dominum nostrum papam praelibatis dominis decano et capitulo specialiter
directisrilequebullatis coram eis productis, quorum omnium tenoresde verbo
ad verbum pridem audiverant legi , et ibidem adhuc iterato ad ipsorum Tota
in parte legi ibidem reproductis, praelibati domini decanus et capitulum,
habito per et inter eos maturo consilio super praemissis , volentesque tan-
quam obedienliae filii , ut dicebant , apostolicae sedis mandatis in hac parte
obtemperare per omnia, ut tenentur, praelibato procuratori, quo supra no-
mine, per orçanum vivae vocis venerabilis viri magistri Johannis deStembeir,
scolastici Leodiensis , in utroque jure licentiati et ibidem praesentis , respon-
deri fecerunt etresponderunt in haec verba aut saltem similia in efiPectu : « Ob
reverentiam sanctissimi domini nostri papae ejusque sedis apostolicae et do-
mini nostri electi, etiam contemplatione et intuitu illuslrissimi principis
domini ducisBurgundiae, Brabantiae.etc, ejusdem domini nostri elecliavun-
culi , necnon dicti domini episcopi Atrebatensis et aliorum dorainorum sibi
associatorum hic praesentium, domini nostri decanus et capitulum praedictum
dominum no§trum eleclum in patrem et pastorem animarum nostrarum , ad
curam quoque, regimen et administrationem ecclesiae Leodiensis, in personam
dicti magistri Johannis de Lysura , sui procuraloris ipsumque procuratorem
nomine procuratorio ejusdem domini electi recipiunt et admitlunt , salvis ju-
ribus, juramentis, statutis et consuetudinibus ecclesiae noslrae in taHbus de-
bitis et consuetis. »
Quibussic habitis et peractis memoratus procurator taclis per eum manua-
liter sacrosanctis evangeliis ac imagine Dei crucifixi, juramentum per epis-
copos et electos Leodienses in eorum receptionibus et admissionibus praes-
lari solitum et consuetum . cujus ténor hic inferius annotatur, solemniter
praestitit juxta morem; illoque praestito, mox praefatus magister Johannes de
Stembeir scolasticus, de mandato atque nomine praedictorum dominorum
decani et capituli , associatis ei venerabilibus et generosis viris magistro Jo-
hanne de Seranio decano praedicto, domino Waltero de Corsverm(Cor«zrarem),
archidiacono Ardennae, et nonnullis aliis canonicis Leodiensibus , praedictum
procuratorem ad chorum dictae ecclesiae Leodiensis deduxit, et ibidem prae-
fatum dominum electum in personam ipsius procuratoris, et eumdem procu-
ratorem nomine ejusdem domini electi, in stallo seu sede episcopali, balde-
416
ANALECTA LEODIENSIA.
kino seu pannio aureo decorato , posuit et induxit. Et deinde ad capitularem
locum euradem reduxit, ponens ipsum in loco episcopali inibi , ut est moris.
Super quibus omnibus et singulis praenarralis tara doraini decanus et capi-
tulum quam procurator praedicti divisum f)etiverunt a me nolario instru-
mentum unum vel solum.
Nota. Scicndum est quod domini voluerunt habere caulionem relevaminis
pro capitulo et sin(i;ularibus personis ejusdem. Etiam domini fecerunt certas
ordinationes, quas\oIuerunt per procuratorem supradicti domini electi jurari :
Videlicetdetollendoimpedimenlo facto contra paeem régis Philippi Franciae
et contra jurisdictionem ecclesiasticam , non solum contra pacem Naraurcen-
sem , sed etiam in Brabantia et in aliis dominiis contra dioecesim , si quac
sint, et etiam in patria per barones milites, militares et bonas villas.
Item de tollendo abusus curiae Leodiensis , et de ponendo amodo sigillife-
rum , officialem et cancellarium in ecclesia Leodiensi.
Item de faciendo se ordinari presbyterum quam primum attigerit xxv*"" an-
num , quodque non uleretur dispensatione in contrarium obtenla nec ob-
tinenda.
Item quod contra iraperatorem et suos successores assistet appellationis
prosecutioni , si appellaretur a concessione decimae.
Item quod non acceptabit guerram contra aliquem principem , nec colli-
gantiam aut confoederationem faciet sine consilio etconsensu trium statuum.
Item de reparari faciendo castra in suis defectibusruinosa, juxta competen-
tiam reddituum eorumdem.
Item de prosequendo \asallos in feudis relevandis , quod ea relèvent, privato
favore postposito.
Item de diaetis tenendis expensis suis, et praesertim iis quos ex capitulo
mitti expediet.
Item per modum avisamenti, ne officia curiae venderentur aut impensiona-
rentur , quia hoc cedit in dedecus et scandalum domini episcopi et domino-
rum capituli Leodiensis, et praejudicium seu detrimentum pauperum ; et quod
ydiotae et minus sufficientes in ofiiciis destituerentur , litteratique et honesti
viri ad ea deputarentur.
Item de non sustinendoquod ecclesia et patria sit onerata seu gravata aliqua
pensîone , seu fieret tributaria , et de assistendo et adhaerendo capitulum , si
super hoc ipsum appellare contingat.
ANALECTA LEODIENSIA.
417
Nota. Praemissis a procuratore praedicto petitis, dominus episcopus Atreba-
tensis, dominus Johannes d'Enghien, magisler Nicolaus Clopper, et magister
Johannes deLysurapromiserunt per fidessuas, in manu mei notariirecipienlis
praestitas, quod omnia puncta praemissa (praeterquam ultimam clausulam
de reservatione pensionis super qua nil responderunt, sed proteslati fuerunt
ut hic *) facient per supradictum dominum eleclum teneri et observari ac
adimpleri , sed noiuerunt jurare.
Item iidem quatuor domini similiter promiserunt supradictum capitulum
Leodiense et singulares personas illius occasione admissionis et receptionis
praetactae perpetuo conservare indemnes.
Nota. Insuper sciendum est quod dominus Walterus de Corswerm , archi-
diaconus Ardennae ibi praesens, respondit projuribus quumpraefati quatuor
domini promiserunt ut supra relevare. Praesentibus lestibus supradictis.
Archives de la province de Liège y registre de Vancienne ca-
thédrale de S'-Lambert , n™ 1 09 et 110, fol. 35 verso.
xxvin.
INTROITUS REVERENDI PATRIS DOMIM LUDOVICI DE BORBOMO ELECTI GOISFIRIIIATI LEODIENSIS ,
DIE 13 JULII 1456.
Anno quinquagesimo sexto praedicto, die martis décima tertia mensis julii
praefatus dominus electus discessit ab oppido Trajectensi Leodiensis dioecesis
hora quarta de mane, equitans recto tramite ad monasterium sanctimonialium
de Veteri Vineto ^. I bi quinque horarum spat io conlinuarum permansit . Tandem
ipsecum suacomitiva ascendens equum intravit Leodium, hora tertia post me-
ridiem vel circiler, in cujus comitiva erant reverendi patres domini '
episcopus Cameracensis , Johannes, episcopus Atrebalensis * , praepo-
1 IVota. — Item sciendum est quod supra- non acceptant, nec eam ralificanl, nec appro-
dicti domini decanus et capitulum, per orga- bant quovis modo.-
num vivae vocis supradicti domini scolastici, ^ Vivegnis.
protestati fuerunt quoad factu m pensionis, si qua ^ Locus etiam vacuus in Ms.
forsan reservata sit super ecclesia Leodiensi, ^'Idem.
53
418
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSïA.
419
situs ecclesiae Sancti Servalii Trajeclensis , dominus Jacobus cornes de Hoerne ,
dominus Johannes, dominus de Bergis supra Zomam, dominus Anthonius
ejus fraler, dominus Anselmus de Hamalia , alias de EIdris, dominus de Tras-
signy , dominus Wilhelmus de Alfleren , dominus de Hamalia . dominus Rasso
de Waroux , dominus de Varoux, dominus Arnoldus de Corswerme , dominus
de Nyel , magister hospilii seu curiae dicli domini elecli, dominus Eusta-
chius de Streelez , dominus Franciscus des Cambges, omnes milites Leodiensis
dioecesis, Wilhelmus de Ordingen, dominus de Waremia, Adam de l'ude-
goven , ejus socer, Eustachius Cliabolh , dominus d'Omeseez et de Colonsler,
Tillicus Leodiensis, et quamplures nobiles adhuc milites et mililares, quorum
singuli habcbant decem , quindecim , viginti , xxv, xxx equos et familiares de
eadem librata. Et detulit pinchellam praedictus dominus de Hamalia, et ante
personam domini elecli detulit vexillum. Et intravit idem dominus electus
equitando inler dominos magistros civium Leodiensium , videlicet Johannem
de Boveria dictum le Buter a dextero, et Amelium de Velroux, militares, à
sinislro lateribus ; eralque indutus idem Jobannes hupplanda brevi de serico
blaveo a dexlero et rubco a sinistro lateribus, Amelius vero viridi a dextro
latere et alba a laevo , et omnes ipsorura familiares panno similium colorum ,
et gestabant dicti magistri civium pennas strutionis similium colorum super
pileis. Et dum praedictus electus appropinquaret civilatem , domini decanus et
capilulum, praecedente cruce, exiveruni chorum, et a latere dextero exeuntes
ecclesiam, per pervislum seu ambitum iverunt supra gradus ante domum dic-
tam al gHffe ^ Et deinde super gradus ante districlum una cum cruce per-
manserunt, adventum praedicti domini electi praestolantes. Tandem hora
tertia vel circiter, ut praefertur, idem dominus electus, inter praedictos do-
minos magistros civium venil ante gradus praedictos , ibique descendit et
ascendit gradus et intravit districlum , domum scilicel scabinorum Leodien-
sium, et ibidem hupplandam brevem derubeo veluto, qua intrarat Leodium
exuit , quam dominus Wilhelmus Schevarts , canonicus Sancti Materni et
claustrarius domini decaui , habuil, quia ad cJaustrarium spécial ; et ibidem
induebat hupplandam longam de - coloris. Et deinde recto tra-
mite, dominis et beneficialis ecclesiae decantantibus tractim Deum time etc.
I nia domus ia alio inslniniento anni 1484 ,
vocatur hoapitium pedis griffants.
Locut vacuusin Ms.
intravit per pervistum a latere dexlero versus chorum , et intrans inter do-
minos Johannem de Seranio decanum et dominum Walterum de Corswerm,
archidiaconum Ardennae, ecclesiam Leodiensem, processitque inter pilaria
et capellas ab eodem latere dextero ipsius ecclesiae fere usque ad antiquum
chorum. Et ibidem inter ultimum pilare et antiquum chorum hujusmodi per
médium ecclesiae sub corona procedendo intravit chorum, et veniens ante
altare ad distantiam forte sedecim pedum , ubi sedes posita fuit baldekino
aureo cooperta , cussino praeposito , ibi posuit se ad genua super cussinum
hujusmodi ; et ab utroque latere ad distantiam trium pedum vel circiter positi
fueruntduocussini, unusa dextero super quo decanus, etalius a sinistro late-
ribus super quo dict us archidiaconusgenicularunl, positi exstiterunt. Etfacta
ab ipsis dominis eleclo, decano et archidiaconooralione brevi, circumstantibus
dominis episcopis , decano et canonicis capituli Leodiensis necnon militibus
et militaribus et magistris civium anledictis et multis aliis , accessit summum
altare, cujus fenestrae seu januaeapertaefuerunt, multis imaginibus argenteis,
quatuor candelabris cum candelis ardentibus super id ipsum altare positis, et
tapeto ante illud strato , ibique primus liber cartarum fuit positus super illud ,
in quo juramentum praeslari solitum per episcopos et electos Leodienses in
eorum inlroïlu est conscriptum. Et quia in hujusmodi continelur juramento,
quod episcopus débet illud praestare decano legenle , inlerrogavit eura prae-
dictus dominus decanus, an ipse dominus electus illud légère vellel? Qui res-
pondit, quod ipse dominus decanus illud legeret, et incontinenti , licel jura-
mentum scriptum sil in tertia persona, ulputa : Dominus episcopus jurabit
quod Jura, proprictates conservabit etsimiliter, tamen dictus dominus decanus
legit in secunda persona dicendo : « Vos juratis , quod canonice estis adeptus
episcopatum, et quod clerum, terram et patriam ac jura Sanctae Mariae,
sanctique Lamberti defendetis pro viribus contra omnes homines , etc. , » sem-
per in secunda persona usque in finem. Quo facto, praefatus dominus electus
manu sua dextera super imagine Crucifixi et sacrosanctis evan^eliis in prae-
tacto iibro descriplis posita dixit se jurare, et juravit sic in efiFeclu : « Sic ego
juro. » Deinde vero incontinenti venerabilis vir magister Arnoldus de EIdris ,
cantor Leodiensis , praesentibus et sequentibus dominis decano el canonicis
ac omnibus supradictis installavit et inlronizavit eum in choro in sede epis-
copali ad lalus dexterum superius , baldekino aureo ibidem pendente, et cus-
sino posito. Consequenter absque dilatione quacumque , doaiini decanus et
420
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
421
canonici praedictum electum per ostium chori anterius. qiio intrarat , eduxe-
runt sub nova et raa(;na turri , ibique féodales et custodes ecclesiae stanles
cordam campanae bannalis in eorum manibus tenebant, et dum domini cordam
ipsam diclo domino electo tradere voluissent , féodales et custodes ibidem
stantes dixerunt, quod non dimitterent cordam, nisipro eorum juribus habito
responsali , quia hupplanda illa qua tune indulus erat spectabat ad eos '. Sed
supradicUis dominus archidiaconus respondit pro juribus, et sic praetactam
cordam dimiserunt, quam dominus Reynerus de l^aiant , custos Leodiensis,
ac domini decanus et archidiaconus dicto domino electo tradiderunt, qui
juvantibuseumaliquibuscircumslantibus traxit cordam, ut sonaret. Sedutrum
unum ictum vel plures campana dederit ignoro , quia propter slrepitum et
vociferationes adstantium irapossibile fuisset nos potuisse audire. Et deinde
recto tramite transeundo ecclesiam ex Iransverso versus et per portale, versus
palatium tendens et aspiciens , transtulit se ad palatium episcopale. Et tune
ego recessi. Sed super juramento praestito supratacto et reliquis aliis subse-
cutis, tam domini decanus et capitulum quam dominus Johannes episcopus
Atrebatensis,nominepraedictielecti, petiverunt hinc inde instrumenta. Eliam
supradictus raagister Amelius , magister civium , nomine civitatis petiit in-
strumenta.
archives de la province de Liège, registre de l'ancienne ca-
thédrale de St-Lambtrt, n" 100 e( 110 , fol. 37 verso.
XXIX.
COPIA LITTERARUM 26 OCTOBRIS 1456 CONCESSARU» CLERO DIOECESIS LEODIENSIS IN
JUCUNDO ADVENTU DOMINI NOSTRI LEODIENSIS.
Ludovicus de Bourbon, Dei et apostolicae sedis gralia electus confirmatus
Leodiensis, dilectis vobis in Christo dominis decanis seu vicedecanis et ca-
pitulis ecciesiarum nostrarumcollegiatarum,tam secundariarum Leodiensium
1 In nota margini adscripta le^jilur : » Dice- » mediantibus quinquaginla norenis rheneo-
» batur, quod dominus archidiaconus eam re- • sibus. •
• démit nomine el ad opus domini electi pro et
quam forensium . totique clero patriae et dioecesis nostrarura Leodiensium ,
salutem in Domino sempiternam. Gratum subsidium vobis pro supportatione
gravissimorumonerum etexpensarum sumptuosarum , quae et quas in caméra
apostolica et in adventu jucundissimae receptionis nostrae ad ecclesiam Leo-
diensem sustinuimus gratiose et uberrimeper vos concessum, aliaque mérita
vestra nos inducunt, ut vobis ad gratiam reddamur libérales. Volentes itaque
praemissorum intuitu vobis gratiam facere specialem, jura , privilégia et con-
suetudines, francisiasque, libertales et exempliones vestras et ecciesiarum ves-
trarum praetactarum , necnon reformationes dudum per reverendura patrem
dominum .Tohannem de Heynsberch , praedecessorem nostrum,deet super
abusibus tollendis, de et cum consensu venerabilis capituli nostri Leodiensis
éditas atque sigiliis ipsorum domini Johannis et capituli rite sigillatas, ac per
sanctam sedem apostolicam confirmatas , volentes et pollicentes vos et quem-
libet vestrum in illis manutenere et conservare , necnon ab omnibus et sin-
gulis vexationibus, oppressionibus et molestationibus, vobis et cuilibet vestrum
per quascumque personas tam spiriluales quam seculares de facto et injuste
ac contra ecclesiasticam libertatem francisiasque et exemptiones supratactas
factis et illatis, faciendisve vel inferendis, possetenus defendere atque atten-
tala revocari facere et realiter procurari, cum intégra restitutione ablatorum,
concedimus , approbamus et confirmamus. Insuper tenebimus vos immunes,
ac defendemus pro posse nostro ab omnibus pensis, talliis seu impositionibus,
per quascumque personas spiriluales aut seculares concessis seu concedendis.
Item non permittemus per aliquem seu aliquos in et circa monasteria ac eccle-
sias nostrarum patriae el dioecesis Leodiensium fieri visitationes, nisi juxta et
secundum formani et lenorem stalulorum synodalium curiae nostrae Leo-
diensis. Item volumus et mandamus statuta synodalia hujusmodi et alia, una
cum modificatione domini quondam Adulphi episcopi Leodiensis. praede-
cessoris nostri, observari, quodque illa partibus eisdem pro defensionibus ju-
rium et causarum indigentium et petentium ac volentium in judicio exhibere
illorum originalia seu in et sub auctenlica forma non denegentur, neque
per procuratores fiscales curiae nostrae Leodiensis aut alios quoscumque ne-
gentur. Quod si facere praesumpserint, corrigantur et in expensis condem-
nenlur. Item indulgemus tenore praesentium singulis canonicis praedictarum
nostrarum ecciesiarum coUegiatarum forensium et de confraternitate eccie-
siarum noslrarum secundariarum antedictarum , existentibus praebendatis et
422
ANALECTA LEODIE?JSIA.
residentibus , simile privilegium quod canooicis pracbendatis et residentibus
earumdem secundariarum ecclesiarum in reformationibus domini Johannis de
Heynsberch supratactis , super non deneganlium absentiam et placet con-
cesso , dempto et salvo quod sine causa légitima rebelles contra nos nostram-
quejurisdictionem et dominium ipso privilegio hujusmodi rebellione durante
minime gaudeant^ nec illud eis seu cuilibet eorura sufiFragetur. Mandantes
sigilljfero nostro et aliis praelatis , prout in dictis reformationibus circa prae-
tactum privilegium continetur et per praefatum dominum Johanncm praede-
cessorem nostrum mandatum fuit et est. Item volumus et polliccmur assistere
vobis in conservatione turni seu collatione beneBciorura alternatis mensibus
vobis per felicis recordationis dominum Eugenium papam concessis, ipsum-
que turnum seu collationem defendere et manutenere realiter et cum effectu,
salva semper sanctae sedis apostolicae obedientia. Item volumus et consenti^
mus, quod subsidium nobis concessum supratactum levetur infra claustrum
ecclesiae nostrae Sancti Pétri Leodiensis , prout consuetum est, juxta valores
beneficiorum prout in regislro super subsidio domino Johanni de Heynsberch
praelibato novissime concesso confecto , descripti sunt atque verificati , salvo
si intérim aliqua bénéficia diminuta fuerint, in eo casu solvatur juxta veros
valores eorumdem beneficiorum sic diminutorum; super quibus stabitur ju-
ramento rectorum ipsorum beneficiorum. Item volumus et mandamus, quod
rectores beneficiorum, quorum fructus terapore solutionisdictisubsidii fiendae
fuerint in manibus praelatorum, non vexentur super solutionem hujusmodi
subsidii de ipsis beneficiis , sed solvent illud ipsi praelati seu eorum collée-
tores de fructibus eorumdem beneficiorum in manibus sic existentibus pro
t€rmino et rata solutionis tune fiendae compctentibus. Item quia supratactum
subsidium ex \eris et intimis affectione et amore, quos erga nos gessistis ac
geritis, ac etiam contemplatione aiti sanguinis nostri et non ex debito nobis
sub magna et plus solita taxa , videlicet unius antiqui blaffardi valoris nummi
currentis concessistis, ideo volumus, quod hujusmodi taxa vobis in posterum
non praejudicet neque in sequentia trahatur. In quorum testimonium prae-
missorum praesentes litteras sigilli nostri ad causas jussimus appensione
commuairi. Datum Leodii sub anno a nativitate Domini M» quadriogente-
simo quinquagesimo sexto , mensis octobris die vicesima sexta.
Ms. de latfibl. royale, n» 10808-10953.
ANALECTA LEODIENSIA.
423
XXX.
SUPPLIQUE ADRESSÉE A l'ÉYÊQUB PI LIÈGE, LOUIS DE BOURBON, EN 1456, PAR WATHIER
DATHIN IT GÉRARD DE GORBUX , TANT POUR EUX QUE POUR LEURS COMPLICES.
Très-hault et très-puissant prince et nostre très-honoré S*", monseigneur
l'esleu de Liège, duc de Boulhon , conte de Looz , etc. Remonstrent vos hum-
bles et obéissans Wathier Dathin et Gérard de Goreux , pour eux et leurs
complices , comment par longe espace de temps, de vingt-quatre ans et plus *,
aulcunsqui ont eu le gouvernement en la cité de Liège, les ont pris et usurpé
leurs biens et héritaiges , sans cause de raison , ou jugement de loy ue de
droit; mais du tout à l'encontre de la loy de Liège, droit et franchise; et
eux-mesmes, gouverneurs de Liège, de longtemps par avant avoient estes
ennemis notoires ausdits remonstrans : comme tout ce est bien à cognois-
sance d'une grande partie des habitans de Liège , et aussi en ce cas ont été
acteurs, produiseurs et jugeurs, et grande partie des biens convertis en leur
prouffit , qui est choese très-dure d'estre traictiè , tesmoigné et jugé par ses
ennemis notoires. Et jaçois que lesdits remonstrans toujours ayent offert et
offrent de sleir en droit pardevant très-excellent , très-hault et très-puissant
prince, monseigneur le duc de Bourgongne et de Braibant, etc., et parde-
vant son vénérable conseil, ou pardevant quelconcque justiece que leurs
adversaires leur vouldroient poursuyre , et mesme qu'ilz eussiont offert dix
ou douze des plus principaux d'eux d enlrer en ferme en la bonne ville de
Huy ou d aultre bonne ville du pais de Liège, par ainsi que leurs adversaires
y entrassent pareillement , et par condition que bonne information se fisse par
aulcuns dépulès de part révérend père en Dieu, monseigneur Jehan de Heyns-
bergh , pour lors prince et signeur du pais ou par aultres bonnes gens de la
cité, sans suspection , et qui eust esté trouvé mauvais pour en recevoir sa pu-
nition selon son démérit. Laquelle choese leur fut signifié, et point n'y vou-
' Ce qui montre que cette supplique a <lù ^Ire adressée en 1456ou \io7 .
424
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
41
o
«
lurent entendre, ains se sont toiisjours fortifié pour eux lesdits remonstrans
perpétuelement destruyre, journclement prendant et usurpant leurs biens
(coninoe dit est), qui est del tout à Teucontre de l'entrée de leur prince et
aussi des sérimens des eschevins de Lié[je, qui sont wardans et jugeurs de la
loy de Liég;e, et aussi à l'encontre des sérimens qu'eux-mesnaes ont faict à la
réception de la maistrise de Liège , et de tous ceux qui ont porté et portent
office et gouvernement de la cité. Et tout ce veulent lesdits remonstrans
deutement faire apparoir, et par ainsi ce qu'ils font et ont faict est à rece-
voir devant tous bons juges, et par les raisons qui s'ensuyvent :
Premirement, maintienent lesdits remonstans que selon la loy de Liège,
que les eschevins salvent et wardent, que nul (ne par nul cas (luelconcque)
ne peut forfaire ses biens, et fust la persone pris et jugé à mort par vilain
cas, comme il appert évidemment par plusieurs jugemens faicts et rendus
par lesdits eschevins de Liège , comme chieff de la loy et aussi par continuele
usance. Car oncques plus ne fut veu que nul perdistses biens par nul excès :
ne que ceulx de la cité demandassent, ne caiangassent nuls biens. Ainsi appert
que ce qu'ils en font est du tout à l'encontre de la loy de Liège, et est chose
de force et de volunté. Et de ce se rapportent à un bon jugement desdits
eschevins de Liège.
Secondement, maintienent lesdits remonstrans, que selon l'ordonnance de
la paix de Fexhe qui est promise à tenir et warder par le prince du pays , les
vénérables seigneurs de la grande église de Liège par les eschevins , maistres
et conseil de la cité, est tele et de tele condition , faisant expresse mention que
tout homme doit estre mené par droit et par loy , et de ce se rapportent à
l'ordonnance de ladite paix de Fexhe.
Tiercement, maintienent lesdits remonstrans que selon loy, droit et jus-
tice, nul ne doit estre condamné de corps ne de biens, sans qu'il y soit huchiés
et appelles , pour avoir ses débats et allègances et contremonstrances , se avoir
le veult : lesquelles choeses point ne leurs est advenu. Par ainsi appert évi-
denment que ce que faict , est à reprouveir et rejecter : de ce soy raportent
à tous bons juges.
Quartement, pour justement approuver le premier article touchant les biens
desdits remonstrans , il est vérité que depuis l'espace de cinq ou de six ans ,
un appelle Witheame de Laveur at esté prins et traicté par les eschevins de
Liège à mort , comme de vilain cas, à sçavoir de meurdre, et justicié comme
murdreur. Lequel , après jugement et avant exécution de justice faicte de son
corps , fist et ordonnât son testament de ses biens. Lequel testament deute-
ment at esté approuveit et confirmé par loy , par lesdits eschevins de Liège.
Et en partie de sesdits héritaiges, at laissé et almoneit à aulcun sien proisme
qui pour le présent at gouvernement en la cité . sans ce que par monseig»" de
Liège ou par ceux de ladile cité aiet esté opposé à l'encontre. Par ainsi ap-
pert ledit article premier eslre véritable.
Quintement. remonstrent lesdits Wathier et Gérard, que naguers, à sçavoir
eu fin de l'an 56*, un appelle le joene Jean de Bernalmont at esté pris et jugié
par lesdits eschevins de Liège pour vilain cas, et pour son démèrit justicié et
mis à mort. Lequel aussi, après jugement rendu et avant l'exécution de jus-
lice, fist son testament de ses biens et héritaiges, qui est choese notoire. Par
ainsi appert semblablement le susdit article estre vrave.
Sextemenl, remonstrent les devantdits remonstrans que leurs biens n'ont
[>oint estes prins ne usurpées de part monseign^, Johan de Hynsbergh , pour
lors prince et seigneur du pais, ne par ses officiers quelconcques en nulle ma-
nière , mais par les mains de leurs adversaires.
Supplient pour ce très-humblement vos humbles et obéissants, comme à
leur prince spirituel et temporel, que, pour lamour de Dieu, en pitié et en
faveur de droict et de justice, que de vostre bénigne grâce puissent estre ré-
fectionès de droit, de loy et de justice, et qu'ils puissent jouyr de leurs biens
en vostre pais, comme loy et raison le veut. Et en ce faisant, ferés œuvre de
Dieu et aulniosne, et ils, lesdits remonstrans. prieront à Dieu pour vous et pour
vostre très-noble génération, qui vous veuille maintenir victorieusement.
Au bas est écrit : Xhenceval at l'originel.
Bibl. royale de Bruxelles, n» 145G5; MS. de IFachtetulomk.
' Ou en 14o5.
54
426
ANALECTA LEODIENSIA.
AjNALECTA LEODIENSIA.
427
XXXI.
TESTAMENT DE WATHIER DATIN , 10 AOUT 14o6.
En nom de Dieu. Amen. Je Wouler Datin . en mes bons sens, mémoire et
parfaict entendement, Dieu merci, faicl et ordonne mon testament et ma
dernière volunlé en la forme et manière que s'ensuyt :
Premièrement, recommande mon âme en la garde de la Irès-saincte Trinité
et de la glorieuse vierge Marie et de toute la court de paradis.
Et après, veu et ordonne que mes exèques soyent faictes sans pompes, mes
debtes payées, mes tort faicts , rendus et restitués , s'aulcuns trouvés estoient
ou apparoir pouroient; et ce selon forme de nostre mère saincte église , et des
plus apparans de tous mes biens que je laisseray et relinqueray.
Item, j'esly sépulture de mon corps en la chapelle que j'ay arenté en l'é-
glise S*-Pière, à Louvain.
îtem , je laisse pour Dieu et en pure aulmosne, az seigneurs et chapelains
de ladite église, un muyd de bleid héritable, par ainsi que les chapelens de
ladite église seront tenus perpétuellement chacun an , au propre jour de mon
obit , de faire mon aniversaire , et de célébrer une haulte messe en maditc
chapelle et de prier Dieu pour les âmes de moy . de mes père et mère , de
nos proismes amis et bienfaicteurs. Et là ce ne feront , je laisse ledit muyd
de bleid au sainct Esprit diidit Louvain , pour cuyre du pain qu'on deverat
distribuer le mesme jour de mon obit. pour l'amour de Dieu , aux pauvres.
Item , je laisse pour Dieu, et en pure aulmosne, à la fabricque et à ladite
église S*-Pière, la moitié de cent coronnes, tels que furent données en
mariage avec damoiselle Catherine de Rotselair, ma femme, dont lettres ap-
parent; et l'aullre moitié je laisse à l'église S»-!Martin dudit Louvain, voir en
tel' manière et par ainsi , que si dame Jehenne, ma fille, de Rotselair n'au-
roit hoir de léal mariage , venant à parfaict eage de quinze ans ^ que cesdites
coronnes, après décès de sa mère , d'elle et de son marit , retournent et par-
viennent héritaiblement ausdites églises et fabriques S*-Pière et S*-Martin ,
ainsi que dit est icy-deseur.
Item, je laisse encor à ladite église et fabrique S*-Pière, siex cent coronnes
de France , et az frères de l'église dudit S^-Martin de Louvain , siex cent
semblables coronnes, que me doibvent eschoir et eschéront après décès de
dame Agnès, ma fille, veuffve de feu raessire Jehan de Soye, chevalier,
dont lettres appèrent faisantes mention , là lesdites douze cent coronnes ne
seroyent payées l'année après que madite fille serat trespassée , qu'on peut
mettre les mains à la terre et à tous les biens de Soye et des appartenances.
Item, je laisse encore à ladite église S^-Pière quarante ryders, une fois à
payer, pour acquérir deux ryders deseurdits, et ce pour faire, après mon
décès, oultre l'aniversare deseurdit, tous les ans et d'an en an perpétuelement
mes aniversaires en le cheur et chanceal de ladite église, au mesme jour de
mon obit, par ainsi que les chanoines de ladite église, qui ausdits anniver-
saires faire seront présens, ayent, à sçavoir un chacun d'eulx, un stuyver, et
les chapelains de ladite église aussi qui à ce présens seront , chacun demy
stuyver , et ce pour priei* pour mon âme et les âmes de tous mesdits proismes
et amis.
Item, je laisse encor pour Dieu et en pure aulmosne, à ladite église
S*-Pière et auxdits frères de S*-Martin , deux cent vielles coronnes héritables,
que j'ay acquis à damoiseau de Wesemale , dont lettres apparent, et des-
quelles Johan Datin. mon fils, est en vesturie. Si me plaist et veu qu'il les
rapport sus et tout son droit qu'il y at, et en face après ceulx desdits S*-Piére
et S*-Martin tout ce qu'il en pourrat faire. Voir en le bien entendu et pourveu,
que je ne veu point que mes aultres biens meubles ny héritaiges soyent de
rien tenus de les faire bon. Et par ainsi que lesdits chanoines de S^-Pière , par
vertu des laisses * par moy à eux faictes , soyent tenus de faire et fonder un
aultel en ladite église S*-Pierre, à l'honneur du S^-Esprit, par et en telle ma-
nière que à celluy aultel quotidiement et chacun jour, sans déport ou dilav
oui, ils seront tenus, à leurs costes et despens, de faire dire une messe en
rémission de mes péchés et pour prier pour mon âme et pour les âmes de
tous mes proismes et bienfaicteurs. Et pareillement, veux que lesdits frères
de Sainct Martin soyent tenus de faire et fonder par vertu des laisses , que
laissé leur ay un aultel en l'honneur de Nostre-Dame la glorieuse vierge Marie,
mère de Dieu , en leurdite église , et de dire et célébrer perpétuelement cha-
* Lai lies , legs , relie la.
428
ANALECTA LEODIENSIA.
cun jour une messe pour prier pour les âmes Williaume Datin, mon père,
de ma mère, déviés, et de tous mes proismes, amis et bienfaicteurs. Condi-
tion es laisses ausdits de S^-I'ière et de S»-Marliii adjousté , en cas là ils ue
fonderoient les aultels en leursdits églises, et qu'ils ne diroient les messes à
la manière que ordonné sont, que lesdits deux cent coronnes héritables ,
parvenissent à la table du S^-Esprit dudit Louvain.
Item, je laisse pour Dieu et en pure aulmosne, à l'éjjlise de Fetinne enprès
la Boverie, deleis Liéjje , deux muyds de spelte hérilauble que Colchon, filz
Johan Colchon d'Angleur, soloit payer; pour laquelle dite laisse le vestit de
ladite église, quicoucque le serat pour le temps , sera tenu à propre jour que
Irépasseray , de faire chacun an mon aniversaire, et de prier pour les âmes de
Piron le Robeur et de damoiselle Helewy sa feme , de moy et pour tous Ames
de nos amis , proismes et bienfaicteurs.
Ilem , je laisse pour Dieu et en pure aulmosne, Johan Datin mon filz , ma
terre, signorie de Jehaing, avec tous les cens , rentes, chapons, vivier, preis et
terres, que je tien en fiefiF de monseig^ de Liège, ainsi que les lettres sur ce
faictes comprendent.
Item, je laisse encor audit Johan mon fils, ma terre de Bossuyt, gisante
delez ledit Jehaing, avec les cens et rentes et les appartenances.
Item, je laisse encor le fiefiF del verge S*-Lambert , qui vault environ soixante-
quatre muyds de spcaulte héritaubles, dont lettres apparent.
Item , je laisse encor audit Johan , toutes les hérilaubletés que je tenoye
avec damoiselle Maroye sa mère, réservé et excepté les maisons et les cens
que s'ensuyvent : à sçavoir première, ma maison stissante en Chandelistrée,
où je soulois demourer , laquelle je laisse à dame Agnès de Soye, veuflFve de
jadit messire Jehan de Soye , chevalier.
Item, encor à elle-mesme, la maison qui fut messire W'ilhaumeGila jadit,
séante à S*-Servais , et ma maison sieze à S*-Sé vérin , et aussi ma maison qu'on
dist /a coppe d*or, stissante devant la maison qui fut Bareit Surlet • et tous
les cens et rentes que j'ay dedens la franchise de Liège.
Item , je laisse audit Jehan mon fils , toutes mes parçons de mes houilliers
teles que je lesay, et tous les cens , terraiges etouvraiges et les appartenances ;
par ainsi qu'il peust redemander, s'il luy plaist, tous les arriérages, qui en
ont estes prins et levés.
Item, je laisse encor audit Johan, quatre-vingt muyds de spelte héritau-
ANALECTA LEODIENSIA.
4^9
blés, qui me sont escheus de pari damoiselle Yde de Flemale , ma sœur jadit.
Item , je laisse encor audit Johan , vingt muyds de bleid héritaubles, gi-
santz à Sayves delez Liège, que Drommar de Saives souloit payer.
Item, je laisse encor audit Johan, vingt escus et quarante-deux chapons
héritaubles, que jay acquis à signeur de Furnemont, chevalier, et vingt ry-
ders héritaubles que j'ay acquis à Wathieu de Lynsimeau natureit, comme
lettres de ces deux derniers laisses apparent.
Item , laisse encore audit Johan, la moitié de toultes les pensions qui se-
ront trouvés après mon décès ; voir que je veu qu'il en soit acquis héritaige
raisonable.
Item , je laisse encor audit Johan , deux milles lions d or une fois à payer,
par ainsi qu'il en soit acquis héritaige raisonable.
Item, luy laisse encor les cinquante-deux bonniers de terre que j'ay acquis
aux enifans deGrevenboven , pour avoir après décès de damoiselle Catherine
de Rotselair, ma feme, que sus at esté et est douwée.
Item , je laisse à la tantost nommée damoiselle Catherine, madite femme,
pour ens avoir sa vicarie tant seulement les quattres ryders héritaubles que
doibt Johan de Pont de Halley , comme lettres apparent ; et en telle manière,
qu'après trespas et décès d'elle madite femme, icieux dits quatre ryders hé-
ritables retourneront à mondit fils Johan. Et veu que sur tous mes biens
meubles et héritage, présens et advenir, elle ne puisse plus rien sus avoir ne
demander en manière nulle, et l'en prive et l'oste présentement pour adonc.
Item, je laisse pour Dieu et en aulmosne, à Gérard de Crehain, gendre en
damoiselle Agnès ma cousine , fille de feu messire Johan del' Thour , cheva-
lier , ma maison où je demeure , qui est stessante derier l'hostel du Sauvaige
homme à Louvain , et qui jà fut Wilhaume Van Haren, avec les licts , sarges ,
lincieul, cossins, decips , de scapnes, pots, pailes, fastroux, tables, bancqs,
tessons et tout aultres stenys d'ostel; réservé en ce juweaux d'or et d'argent ,
inonoyé et non monoyé, pieres ou trilx et semblables juweaux, qu'en sont
fours exceptés et exclus. Laquelle dite maison, avec ses appendices et appar-
tenances, à luy ainsi laissée., doibl et rend par an à la susdite église de
S*-Pière siex florins de Rhin et seize aidans.
Item , laisse encor audit Gérard, la maison qui stat droit devant, à toutes
ses appendices et appertenances , et la maison petite joindant aux deux mai-
sons susdite, en laquelle dite petite maison Art, dit Vandendaele , soloit de-
I
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ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
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1
1
i
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5i
mourer. Et doibt la maison qui est stisiiute devant madite aiai&ou chacun au ,
aux Blanches Dames ^ , deux cliapons et une placke.
Item , je laisse encor audit Gérard , ma signorie de JenefFe , cens, rentes et
chapons à icelle appartenante, que je liens en fieff de monseig»^ de Liéjje ,
comme appert par lettres sur ce faictes. Et est à sçavoir que mon intention
et expresse volonté est telle , que ce que j'ay laissé à Johan moiidit Hls soit
telemeni condit, vue et ordonné, veux et moi plaist, que s'il n'avenoit hoir
légitime parvenant à j)arfaicte eage de quinze ans , qu'il voisl el retourne à
Gérard de Crehain, mondit cousin. El aussi semblablement et pareillement,
se il Gérard , trespasse sans avoir hoir légitime, audit [>arfaict eage de quinze
ans, que les biens que laissés luy ay , ne mesme s'il luy esloil escheu de Johan
mondit filz , aulcuns biens, qu'il ne les puisse vendre ny engaiger , s'il n'avoil
hoir légitime parvenant audit parfaict eage de quinze ans. Et s'il advenoil
qu'ils Johan et Gérard trespassent sans avoir hoir tel que dit esl , que ces laisses
râlassent à mes plus proismes de mon costé, adonc trouvé, de l'évesché de
Liège ou de la conté de Looz , et nient altre part.
Item, je laisse pour Dieu et en aulniosne, à dame Agnès ma fille, veufve
de messire Johan de Soye , chevalier jadil , cent chevaulcheurs une fois à
payer, par ainsi qu elle soit tenue de prier pour mon âme.
Item, je laisse à AVilhaume Dalin, mon fils, chanoine de S'-Johan Évangé-
liste, quarante-sept muyds de spelte de pension, que j'ay acquis à sa vie au
signeurs de Malmédie, sur la terre, haulteur et signorie de Malmédie, Irés-
cens , cens , rentes, eauwes de Sclassin , dont lettres apparent.
Item , je laisse audit Wilhaume, toutes les maisons, cens , rentes , que j ay
à Montegnée, dont il en est environ de quattre-vingt muyds de spelte, voir
par telle condition que ledit Wilhaume et Jean, mes deux fils, soyent tenus
d'assigner à l'église et aux pauvres de Montegnée , sept muyds de spelte hé-
ritaubles, à sçavoir : cincque muyds ausdits pauvres et deux muyds à ladite
église, pour faire les aniversaires Wilhaume Datin, mon père, damoiselle
Agnès, ma mère, damoiselle Maroie, ma première femme déviée, et tous
nous amis, et pour prier pour noz âmes. Et tout cens ces lasses, audit Wil-
haume mon fils laissés , je veux que il les tiegne sa vie durante tant seulement
et que après son décès , retournent et partiennent héritablement à susdit
' Nom d*un couvent de i'emmes à Louvain.
Jehan, mon fils, et après luy, à ses hoirs légitimes adont trouvés en vie.
Item , je laisse à Arnoldus Kyp , mon bon ami , clerc secrétaire de la bonne
ville de Louvain , cent ryders une fois à payer par condition telle qu'il soit
tenu de mes légataires ayder, conseiller et advancer, si avant qu'ils auront
droit et ainsi que j'ay la parfaite fiance.
Item, je laisse à Henri Masscuereit, mon varlet, quarante escus Guilhel-
mus une fois à payer.
Item , je laisse à Henri Martin, mon serviteur, diex escus Guilhelraus une
fois à payer.
Item , je laisse pour Dieu et en pure aulmone à Wilckin , mon fils naturel,
mille florins de Rins une fois à payer, du plus appareillé bien , or et argent que
j'ay. Lesquels dits mille florins doibvent estre rais à la change de Louvain ,
pour achapter et acquérir rentes héritaubles , ou pensions , que doibvent
estre mis en avant à plus grand proufit de l'enfant. Et veu que ledit enfant
soit gouverné par conseil , Jehan mondit fils , Gérard , mon cousin et ledit
Arnoldus Kyp; condition en ce adjousté, que il Wilkin, ne les peult vendre,
engagier ne aliéner. Et aussi s'il trespasse sans avoir hoir de léal mariage, ve-
nant à parfaicte eage de quinse ans, ou qu'il ne fut ordonné à l'église, que
Icsdits biens à luy laissés retourneront par moitié à Johan mondit fils, s'il
estoit en vie, ou à ses hoirs, si trespasse esloit , et l'autre moitié, audit Gé-
rard ou à ses hoirs, si trespasse estoit.
Item, je laisse à Lisbette , sa mère, cent ryders une fois à payer, pour
acquérir pension ou héritage que mieux lui plairat , voir par telle condition
qu'elle se tiegne honestement: et là ce ne ferat, je le prive dès maintenant
pour adoncque, et veux qu'il retournent et parviennent audit Wilkin, mon
fils naturel , en la manière et sur condition devant escripte.
Item , je laisse pour Dieu et en aulmosne, à Wouterken , fils naturel Jean
mon fils, engendré ledit Wouterken en Marie Bandt, trente-deux chevaul-
cheurs de pension , sa vie durante , et veu que Jehan , sondit père , soit tenus
de les assigner suffissamment sur les mesmes biens, et ce que laissé luy ay,
anchois et avant qu'il met les mains à aulcuns de mes biens ; par manière
telle que je veu que il , Wouterken , ne les puisse vendre , aliéner ne engaiger
en manière nulle, ains veu et me plaist qu'il soyent gouvernés et mis à proufit
de l'enfant, à la change de Louvain. Et là ledit Wouterken ce ne voudroit
souffrir ne consentir , dont le privé-je de laisse. Et aussi je veu , s'ainsi estoit
432
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
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qu'il Johan ne faisoit audit Wouterken , sa donnée asseuré . qu'il soil privé,
et le prive de ce que laissé luy ay.
Item , je laisse au susdit Gérard de Crehain . la moitié de toutes pensions
que seront trouvés après mou décès ; voir que je veu qu il en soit acquis hé-
ritaige raisonable.
Item Je laisse encor au dessusdits Johan Datin et Gérard de Crehain . vingt-
six hanaps d'argent, pesant chacun hanap une marck, et treize hanaps d'argent ^
chacun pesant deux marcks, et un juweal doré appelle une fonteine, pesant
environ dix-sept marcks, et encor avec ce certaines coppes d'argent, goddés
et dragenes, pesant treize marcks; sur telle condition que de l'or et de l'ar-
gent et de juueauK que leur ay laissé, il en soit achapté de la héritableté,
que ilz deveront tenir leur vie durante tant seulement. 8e donc navoient hoir
légitime venant à Teage de quinze ans, et si hoir navoient, comme dit est ,
que donc icieulx dits héritabletés retournassent et parvinssent après leurs
décès à mes plus proches hoirs masie légitime du pays de Liège ou de Looz ,
qui adonc seront trouvés en vie. Et s'il advenoit que Johan Datin , mondit
tils, trespassat santrelinquer et avoir tel hoir, que ce que duditor etjuweaulx
luy ay laissé, retourne audit Gérard, mon cousin. Et s'il Gérard trespassoit
sans tel hoir avoir, doncque veuille qu'il retourne à mesdits plus prochaiu
proisme du pays de Liège , ou conté de Looz.
Item , je laisse pour Dieu et en pure aulmosne aux églises et fabriques de
S*-Piére et de S*-Martin à Louvain , aux églises et frères de Bethléem emprès
dudit Louvain , aux Carmélites. Prêcheurs , Mineure et Augustins, et aux églises
aussi de Saincte Catherine et de S**^-Barbe , et chacun d'eux , pour sa rate et
portion, comme il s'ensuyt héritablement , qu'est et sera acquis des quatre
mille florins de Rin , convenanches en mariage de ma hlle de Uolselair, voir
là elle ne laisseroit hoir légitime parvenant à eage de quinze ans , ainsi que les
convens dudit mariage font mention. Et, en cas iadit héritablement ne scroit
acquis, si veux et me plaist que lesdites églises et fabriques S*-Piere et
S^-Martin ayant et chacun d'eulx, deux mille florins de Hin une fois à payer :
ceulx dudit Bethléem , cincque cent florins de Hin une fois à payer ; les Car-
mélites aussi cincque cent florins de Rin une fois à payer , les Prêcheurs ,
deux cent florins de Rin une fois à payer; les Mineurs deux cent florins de
Rin une fois à payer; les Augustins deux cent florins de Rin une fois à payer;
celles de S*«- Catherine et de S**^- Barbe , chacune desdites églises deux cent
florins de Rin , pareillement une fois à payer. Et pour de tous cesdits florins
de Rin , à acquérir et achapter de la héritableté , et pour prier pour les âmes
de moy , de mon père, de ma mère, de tous nos proismes , amis et bienfaic-
teurs. Et tout le surplus que trouvé serat de touttes mes debtes et de tous mes
biens meubles et héritaiges, grands et petis , je laisse ens mains de dame
Agnès, ma fille , de Soye , de Johan Datin , mon fils, et de Gérard de Crehain,
mon cousin , et pour faire prier pour mon âme , les âmes de mon père, de ma
mère , et de tous nos amis proismes et bienfaicteurs. Et par cestuy mon pré-
sent testament et volunté dernière , je rappelle et révocque tous aultres testa-
ments et ordonances par moy cy-devant faicts. Et veux si aulcune ordonance
après ceste trouvée estoit de ma propre main escripte, qu'elle soit de valleur
et de vertu. Et si retien en moy plaine puissance et auctorité de ceste pièce
à corriger , remédier et réformer , en partie ou en tout , ainsi que mieux me
plairat, toutte fois et quante fois que besoigne serat et que faire le vouidray.
Et veux aussi que mes exécuteurs et les aultres, à qui j'ay ordonné, ayent
cestuy présent testament ou volunté dernière pour ferme et de valeur, qu'ils
l'entretiennent et accomplissent , si avant qu'en eulx est et sera ; et que par
ainsi un chacun luy suffit et soy contienne pour content de ce que laissé , or-
donné et aulmosne luy ay. Et si aulcun d'eulx estoit rebelle et contrariant,
dont le privé-je et luy oste ce que laissé luy ay , et que sa laisse parvienne à
ceulx qui ceste ordonnance tiendront pour bon et de valeur.
Et veu aussi par teneure de ceste , et est mon intention , que ceux ou celluy
qui, par lettres équivables de Louvain, trouvés seront adjugés par beléez à
mes biens , qu'ils fassent entretenir et accomplissent mondit testament et der-
nière volunté après mon trespas, et que plus avant ne aultrement desdits be-
léez ne se puissent ayder ne ovrer en manière nulle : pourveu en ce , si ce
que dit est fusse trouvé pour non testament vaillable , que non contrestant
ceste ordonnance, ainsi qu'elle soy contient de mol à mot, soit exécuté par
vertu desdites lettres esquivables de Louvain , en la meilleur forme que faire
se pourat par loy.
Et pour lequel mondit testament à exécuter et accomplir deuement, je esly,
ordonne et faict mes foidmens et exécuteurs le doyen et vice-doyen , avec
deux des anciens chanoines de l'église de S*-Pière , en nom du chapitre , mons^
Emond de Mechoven , maistre de Chantraines, pour le temps de là, ordonné
de S^- Johan , Johan Datin, mon fils, Gérard , fils George de Crehain , mon
55
s ;
434
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
43o
cousin, et Arnoldus Kyp, secrétaire de la bonne ville de Louvain. Lesquels
exécuteurs doibvent et seront tenus de faire et d'exécuter madite ordonnance,
si avant qu'en eulx est, et que droit et loy pourront porter, par vertu de
cestuy mon testament , ou les lettres esquivables de Louvain dessus touchés.
Et là ce faire ne vouidriont , est mon intention que celluy deulx, qui fust def-
faillant, soit privé de ce que laissé luy ay. Et si en ceste mon ordonnance fust
mis aulcun poinct, un ou plusieurs de double entendement ou dubitative, ou
qu'elle ne fusse faicte en telle manière que on les puis clèrement entendre ,
si veu que Tinterprétalion de ce appartienne à mesdits exécuteurs ou de ceulx
qui à ce vouidront entendre. -
Item, est mon intention que Gérard de Crehain , mon cousin, puisse ven-
dre , s'il luy plaist , ma maison que laissé luy ay , et les deux aultres , là près
stissantes , pour mettre l'or et l'argent, que vendus seront , aile change , pour
convertir et remettre en aultre héritaige raisonable , à plus grand proffit que
faire pora , et pour estre icelluydil héritage conditioné à la manière quelesdits
maisons sont icy-devant.
Ce fut faict , et par moy ledit Wauter Datin ordonné en mon hostel , le
diexième jour d'aoust, l'an mille quatre cent cincquante-siex , selon le stiel
de Liège , en tesmoing de mon nom cy-dessoubs escript de ma propre main
et du notaire et des tesmoins dénommés et escripts sur ceste ordonnance ,
sayelé de mon propre seal cloz. — Johannes Dyck , presbyter notarius, etc. *.
Bibl. royale de Bruxelles , n<> 14365; /Vf. de IFachtendonek.
I Dans le MS. de Wachtendonck se Irouve, à
la fin du testament, la note suivante: « Ledit
damoseau Waltier Datin , trespassat à Louvain
Pan 1457, indiction cincquième , du mois de may
le 20 , à quatre heures après midi.
• At esté ledit testament approuvé pardevant
les S" eschevins de Louvain , a Tinstance de no-
bles et généreux S" nions. Johan de S. Gaugerie,
chevalier, tant en son nom que de son espeuse
dame Johanne, fille légitime dudil feu Waltier,
Johan Datin, fils dudit Waltier, et Gérard de
Crehain, comme héritier, etc.
» Àt esté encor depuis, ledit testament ap-
prouvé par mons. TofBcial de Liège, Tan 1465,
le 18 de mars, ats ses héritiers et légataires.
Cest un grand volume; si vous en voulez davan-
taige , mons. Xhenceval Tat, auquel fault avoir
recours.
• Ledit Waltier Datin portoit quartele, d'ar-
gent à un cheveron de geul, et d'argent à un
lion de geul.
t Icelluy Waltier Datin , repose et est ense-
vely en la grande église de S*-Pière à Louvain ,
derier le chœur, couvert d*uoe grande pierre,
en laquelle est gravé son blason , avec son épi-
taphe en langue brabançonne, dont la substance
est telle en notre langue françoise : Icy gitî eu-
sevely ffathier Datin, signeur de Geneffe et de
xxxn.
BCLLA PII II DE ALTERNATIVA BENEFICIORUM IN DIOECESI LEODIENSI , DATA TERTIO DECIMO
KAL. FEBRUARII 1458.
Piusepiscopus,servusseivorumDei,adperpetuamreimemoriam.Laudanda
sedis apostolicae reclitudo, quae in suis actibus provida circumspectione di-
rigitur, illis ex praelatis et personis ecclesiasticis non immerito etiam incon-
cessis per eam declarationem adjecto beneficio spirituales favores et gratiam
impartitur , quos facti evidentia indicante sibi devotos et obsequiosos fuisse
et esse cognoscit, ut laies ad ejus beneplacita promptius in poslerum se coap-
tent , et alii eorum exemple ad fideliores essendum propensius exerceantur.
Dudum felicis recordationis Eugenio papae quarto , praedecessori nostro , ob
constantem venerabilis fratris nostri Johannis olim episcopi Leodiensis, ac
aliorum ecclesiasticorum civitatis et dioecesis Leodiensis quam ad ipsum et
praefatam sedem in arduis et periculosis casibusgesserant, devotionem , qua
nimirum de ipso et de dicta sede benemeriti exstiterunt , inter caetera pla-
cuit quod de dignitatibus, personatibus, officiis elbeneficiis ecclesiasticis secu-
laribus vel regularibus ciijuscumque valoris et quantilatis fuerint, quovismodo
et exquavis persona, exceplis infrascriptis reservationibusin civitateet dioecesi
Leodiensi, ex tune in antea vacare contigerit, ita disponentur, videlicet quod
in mensibus januarii , martii , maii , julii , septembris et novembris, ad colla-
tionem sedis apostolicae , illa vero quae in reliquis videlicet februarii , aprilis ,
junii. augusti, octobris et decembris mensibus vacarent dispositioni ordina-
riorum collatorum civitatis et dioecesis praedictarum libère perlineren t. Placuit
quoque praedecessori praefato, nullas reservationesdignitatum vel beneficiorum
praedictorum générales vel spéciales facere, neque factis tune per se vel prae-
decessores suos uti , exceptis reservationibus in corpore juris clausis et excep-
lis dignitatibus et beneficiis sanctae romanae ecclesiae cardinalium uecnon
Jehey , un des douze du pays de Liège et de Looz- testament, le notaire dist qu'il seroit mort le 20
tfui morut en Van notre S^ mille quatre cent cinc- may, à 4 heures après midi, it
quante-sept, le 21' jour de may. — Nota qu'audit
436
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
437
prothonotariorumsedisapostolicae auditorum. litlerarum conlradictarum cor-
rectorum auditorum, causarum palalii aposloliciet auditoris camerac apostoli-
cae necnon clericorumejusdemcamerae, accolitorum, cubiculariorum,abbre-
viatorum ad nuinerum ceatum , scriplorum grossae ad Dumerum centum et
unius, scriplorum primariae ad numerum viginti quatuor^ necnon omnium
verorum familiariumcontinuorumcommensalium suorumetcardinalium prae-
dictorum, quamdiuvero familiaritasduraret. Placuil eliam praefalo Eugenio
praedecessori nostro electiones ad ecclesiam cathcdralcm et monasteria ac majo-
rem post pontiBcalem et principales in collegiatis ecclesiis dignitates cleclivas
per lempus et tempora a jure statuta exspectare, illasque approbare et confir-
mare vel infirmare, prout justitiaet equitassuaderent, nisi ex aliqua rationabili
etevidenli causa in litteris apostolicis exprimenda aliter visum foret providere,
proviso etiam quod confirmât! seu provisi per sedem aposloiicam ordinariis
praestarenl débita juramenta et alia quae de jure et consuetudine tenentur.
Quum super praemissis quacdam dubia orta fuissent, idem praedecessor
per quasdam alias suas litteras declaravit illorum dumtaxat ex familiaribus
praedictis beneBcia infra civitatis et dioecesis praedictas consistentia censeri
debere reservata , qui actu veraciter et sine fraude sui et successorum suorum
romanorum pontiBcum et cardinalium hujusmodi pro tempore existenlium
familiares continui commensales essent , et quod vera familiaritas hujusmodi
censeri deberet dumtaxat durare, quamdiu familiares hujusmodi veraciter
actu et sine fraude suis et eorum ser\iciis realiter insistèrent, suisque et
eorum expensis cum effectu viverent; et non alias quoquo modo, necnon
quod scriptorum grossae et scriptorum primariae ac suorum et successorum
praedictorum cubiculariorum bénéficia sub reservatione hujusmodi includi
deberent , dumtaxat quamdiu illi taies veraciter et actualiter existèrent , et
quod illis taies esse realiter desinentibus reservaliones beneficiorum ipsorum
omnino cessarent. Voluit quoque ac statuit et ordinavit ex tune in antea illo-
rum dumtaxat abbreviatorum bénéficia intra easdem civitatis et dioecesis con-
sistentia censeri debere reservata , qui de civitate et dioecesi Leodiensibus
nativi essent, etiam si illi multo pauciores numéro centum existèrent, prout in
eisdem litteris , quarum tenores praesentibus ac si de verbo ad verbum inserti
forent haberi volumus, pro expressis plenius continetur. Nos igitur fidelitatis
et constantiae episcopi et aliorum dictarum civitatis et dioecesis collatorum
non ignari , cupientesque dilecto filio Ludovico , electo Leodiensi , ejusque
successoribus, et collaloribus antedictis materiam dare, ut in similibus casibus
nostri eis ob hujusmodi devotionem collati beneficii memores studeant dictae
sedi firma semperdevotione parère, motu proprio, non ad alicujus nobis su-
per hoc oblatae petilionis instanliam , sed de noslra mera liberalitate eidem
Ludovico eleclo, aliisque ecclesiarum praelatis, et monasleriorum ac aliorum
religiosorum locorumquorumlibeteorumque capilulis, conventibus, canonicis
et pcrsonis, et aliis quibuscuraque , ad quos majoris et aliorum civitatis, et
dioecesis praedictarum ecclesiarum, canonicatuum, praebendarum, dignita-
lum , personatuum , administrationum , et officiorum ac aliorum quorumvis
ecclesiasticorum beneficiorum seculaiium vel regularium in eisdem civitate et
dioecesi consistentium , cujuscumque qualitatis et valoris annui fuerint col-
latio, provisio, praesentalio , electio , seu quaevis alia dispositio communiler
vel divisim pertinet, eorumque praedecessoribus pro tempore existentibus
auctorilate apostolica et ex certa scientia tenore praesenlium concedimus ,
necnon statuimus et ordinamus, ut de eisdem canonicatibus et praebendis ac
dignilatibus, personatibus , adminislrationibus, officiis et beneficiis, qui de
caetero perpetuis futuris temporibus in februarii , aprilis , junii , augusti,
octobris et decembris mensibus vacare conligerit, dummodo illa dispositioni
apostolicae , per modos reservationura in eisdem Eugenii litteris expressarura
generaliter reservata non sint, etiam si per similes alios modos reservata fue-
rint, plene et libère ac sine impedimento velcontradictionequacumque , auc-
torilate sua ordinaria disponere valeanl, perinde ac si nullae ab eadera sede
vel legatis ejus expectalivae graliae spéciales vel aliae similes reservaliones, et
desicreservalis conferendis mandata, uniones quoque et annexiones, incorpo-
rationes, suppressiones , appropriationes, praerogalivae, anlelaliones , decla-
rationes aliaeque ad vacatura bénéficia quomodolibet concessae lilterae, quae
ipsis quomodolibet impedire valerent et quae in februarii , et aliis quinque
alternalis mensibus supradiclis , quibusvis in eis derogatoriis contentis clau-
sulis non obstantibus, locum sibi nullatenus vendicare volumus pro tempore
quomodolibet émanassent. Et quia certiores facti sumus, quod iidem collatores,
post emanalionem litterarum Eugenii praedecessoris , noslri, earum vigore
suis collaloribus in eisdem februarii et aliis alternalis mensibus bona fide
usi fuerunl, nos ad lilium, quae exinde inler provisos ab eis et quosvis alios
suborlae sunl vel de coelero suboriri possent, succedendum anfractus, volu-
mus omnes et singulos per ordinarios supradictos in eisdem februarii et
438
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
439
aliis alternatis mensibus de dictis canooicatibus , praebendis., dignilalibus ,
personatibus, officiis, beneficiis, ad eorum collationem, provisionem, praesen-
tationem, electioiiem seu quamvis aliam dispositionem conjunctim vel sepa-
ratim spectantibus , alias rite factas coUationes et provisiones aut ad illa prae-
sentationes vel electiones seu alias dispositiones quascumque , et qiiaelibet
inde secuta, dummodo illa per modos superius exceplos generaliter disposi-
tioni apostolicae reservala non fuerint , ila ratas et Brraas remanere debere ,
ut earum vigore canonicatuum, praebendarum , dig;nitatum^ personatuum
officiorum ac aliorum beneficiorum hujusmodi possessores , contra quos etiam
lites inchoataesint^ dummodo ad conclusionem in causa exclusive processum
non existeret, super eisdem canouicatibus, praebendis, dig;nitatibus , perso-
natibus, officiis et beneficiis de caelero per quemcumquc etiam quarumvis
apostolicarum commissionum obtentu molestari non possint ; quas nihilominus
omneset singulas collationes, provisiones, praesentationes, electiones et alias
dispositiones, nos si et in quantum opus sit , eorumdem canonicatuum, prae-
bendarum, dignitatum, personatuum, offîciorum et beneficiorum qualitates et
veros valores annuos pro expressis habentes , ratificamus , revalidamus et
approbamus ac plénum robur oblinere dccernimus , necnon omnes et sin-
gulas lites hujusmodi coram quibuscumque judicibus seu auditoribus et ex
quibuscumque commissionibus pendeant, illarum status pro expressis habentes
et cas harum série ad nos advocantes motu et auctoritate ac scientia prae-
dictis penitus exstinguimus . necnon adversariis eorumdem perpetuura silen«
tium im[X)nimus per praesentes. Et insuper pariformiter placet nobis et de
caetero intendimus electiones ad cathedralem ecclesiam ac monasteria et raa-
jorem in dicta cathedrali ecclesia post pontificalem , necnon principales in col-
legialis ecclesiis dignitates, ad quas personae consueverunt per electionem
assumi , per tempus et tempora a jure statuta exspectare illasque approbare et
confirmare, vel infirmare, prout justitia et equitas suadebunt , nisi si forsan
etiam cathédrales per translationem , aut monasteria et dignitates ipsae per
promotionem ad aliorum monasteriorum regimina aut assecutionem aliarum
dignitatum seu beneficiorum ecclesiasticorum auctoritate apostolica facien»
dum vacarent , aut illi, et modis reservationum praedictarum alias reservata
forent, seu ex aliqua alia rationabili aut evidenti in litteris apostolicis expri-
menda nobis et sedi praefatae aliter visum fuerit expedire, volentes quod
confirmati seu provisi per sedem apostolicam ordinariis praestent débita ju-
ramenta et alia ad quae de jure et consuetudine tenentur. Volumus insuper,
quod nulli canonicatus, praebendae, dignitates, personatus, officia aut alia
bénéficia ecclesiastica civiutis et dioecesis praedictarum, cujuscumque quali-
tatis fuerint, quae saltem duas marchas argenti secundum communem existi-
mationem non valeant annuatim , sub quibusvis expectativis gratiis quibus-
cumque personis per sedem praedictam vel ejus legatos sub quavis verborum
forma pro tempore concessis , quomodolibet comprehendantur. Nec possunl
praetextu gratiarum hujusmodi acceptationes et provisiones per quemquam
fieri de eisdem , sed ordinarii seu illi ad quos illorum spectat collatio , provisio
seu quaevis alia dispositio, libère de illis disponere valeant et in quocumque
mense vaca vérin l, decernenles quod praesentibus nostris concessioni , sta-
luto, ordinalioni, voluntati, decreto et litteris per quascumque alias consti-
tutiones, régulas cancellariae aut litteras apostolicasquorumcumque tenorum
et quascumque in se derogatorias clausulas continentes, etiam eisdem praesen-
tibus cum illarum de verbo ad verbum insertione spécifiée et expresse dero-
gantes, non derogetur nec quomodolibet derogatum censeatur, nisi tune
demum romanus pontifiex per trinas litteras praesentium seriem continentes
eisdem collatoribus significandum duxerit suae mentis esse pro ea vice dum-
taxat concessioni, statuto, ordinalioni et declarationi hujusmodi derogare , nec-
non extunc irritum et inane si secus super his a quoquam , quavis auctoritate ,
scienter vel ignoranter, contigerit attentari, non obstantibus praemissis ac con-
stitutionibus et ordinalionibus apostolicis atque nostris , etiam si de illis de
verbo ad verbum mentio facienda esset, caeterisque contrariis quibuscumque.
Nulli ergo omnino hominum liceat hanc paginam nostrorum concessionis .
statuti , ordinationis , ratificalionis , revalidationis , approbalionis , decreti
exstinctionis , impositionis, intentionis , constilutionis et voluntatis infringere
vel ei ausu lemerario contraire. Si quis autem hoc attentare praesumpserit ,
indignationem omnipotentis Dei et beatorum Pétri et Pauli aposlolorum ejus
se noverit incursurum. Datum Romae, apud Sanctam Mariam majorera,
anno incarnationis dorainicae millésime quadringentesimo quinquagesimo oc-
Uvo, tertio decimo kal. februarii, ponlificatus noslri anno primo.
M$. de la bibl. royale , n» 10898-10952.
P^
?■•'
f:
^^0 ANALECTA LEODIENSIA.
xxxni.
RECORD RENDU ALLE REQUESTE DE MONSIEUR DE LIÈGE, LOUYS DE BORRON ,
9 JANVIER 1458 ^
A tous ceaiix qui ces présentes lettres verront et oront, nous ly maire et les
eschevins de Liège, salut en Dieu permanable et cognoisance de vëriteil. Sur
ce que en nom et de part très-révérend père en Dieu , très-haut et puissant
prince et notre très-honorez et très-redoutlé seigneur mons»^ Loys de Borbon ,
par la grâce de Dieu esleu-confermé de Liège , duc de Buillon et comte de
Looz, et par vénérables et très-honnorés seigneurs doyen etcapitle délie vénéra-
ble englise de Liège, et en présence de vaillantes et honorables personnes Fas-
treit Bareit Surlet, S' de Chokier, et Gérar Tollet, à ce jour maistres de la
citeit de Liège et de grand nombre du conseil de laditte citeit, par le vive
voix de honorables et saiges Johan Faber, mambor de notre dit très-redoté
Sgr et prince, nous ait puis naguaires esté requis et demandé recorde et
advertissement de ce que nous saviens et vvardiens , et par loy louchant cer-
tains points par lui oullre donneis par escript en noz mains, en nom et de
part nostre dit très-redoublé Sg"", concernans franchieses, privilèges, liber-
teis de laditte citeit , paix faites , status , régimens , anchiens usaiges et autres
ordonnances d'icelle citeit et pays générallement , lesdits maistres non con-
Iredisans , ne débattans que record ne soy rendisse aile requeste de nostre dit
très-redouté S^ et de sondit vénérable capille; mais faisans solempne protes-
tation en nom de la génèraliteit de laditte citeit et sur seans du pays, telle que
' Hocetsequenli documento elucidantur quae
passim scriptores ÏDdicant, scilicet Ludovicum
Borbonium octodecim capita scabinis exponenda
curavisse, in quibus auctoritatem suam ab civi-
tate immiDutam , jusque carptum asserebat, ut
ipsi super iilis sentent iam suam aperirent. Osten-
debatexpriscispactionibus(inquitFoullon, t. II,
p. 44), ipsisque sanclionibus civitatis, injuste
consules in jura principis invasisse. Constat vi-
cissimlradita deinde scabinis capita novemdecim
civitatis nonoine, quae cum scabinorum respon-
sis circumferuntur in Pactorum libro. Nonum
caput (infra N. XXXIV), eral de remonetaria,
respondeturque quid in cudenda monela, et
quatenusprincipi liceat; cudique nusquam ejus
titulo posse, nisi Leodii, Hui et Heristalli. Cae-
tera ad definiendam fere consulum, civitatisque
potestatem spectant. Illis tamen expostulationi-
bus et responsis oil profectum est.
ANALECTA LEODIENSIA.
441
sensyel. C'est assavoir que record que possissions rendre aile requeste de
notre dit très-redouté Sg^ et aile prière dudit capille , ne polsisse enfraindre
ne embrisier les paix faites, les franchieses et liberteit délie citeit, les an-
chiens usaiges et many mens d'icelle citeit, le paix de Fexhe ^ , le paix des Saises 2,
. le régiment ^, ne autres paix faites, en requérant d'avoir par nous aovert le
point faisant mention des afforains borgoix et surséansde pays, c'est assavoir
se borgoix afforains ou surséans de pays asloient par les officiers de notre dit
très-redouté Sg^ altenus ou traveilliés de leurs corps ou membres , anchois
qu'ils fuissent par loy convenkus, coment on en deveroit useir, considéré que
la paix de Fexhe , contient que tous surséans de pays doient estre traitiés et
mincis par loy, reltennant ossy de demandeir record en temps et en lieu de
plussieurs points, se besoing leur astoit. Laquelle protestation et requeste fut
aile requeste desdils maitres, en nom comme desseur, par Eustace Chabot,
soverain maieur de Liège , miese en nostre warde ; contre laquelle protesta-
tion par lesdits maistres faite ledit Johan Faber, mambour et en nom de nostre
dit très-redouté Sg»^ , protestai que icelle protestation faite par lesdits maistres
ne polsisse ledit record préjudicier ny embrisier, ains que celi polsisse avoir
son cour, si avant que nous sauvons et wardons , et que loi et raison puelent
porter ; ayons entre nous eu plusieurs advis , conseils et délibérations sur ce ,
tant ausdits Seig" du vénérable capille , comme à autres nos amis et con-
seilliers spirituels et temporels, ausqueils en semblant cas avons heut de
coutume et useit prendre ressort et conseil, sentant la grande charge qui en
ceste partye nous estoit donnée , afin que pour nous acquitteir et à un chacun
de raison faire assez, selon ses pétitions et remontrances, et selon le sens et
l'entendement que Dieu notre créateur nous at donneit et preste en ce
monde, sçavoir faisons que nous, meurement conseilliès et painsez , avons dit
et disons par ces présentes, que bin veu et considéré louttes Chartres, an-
chiennes lettres, paix faites, status, régimens et autres ordonnances pour
bonne police et le bin publique , par très-révérends, haults, nobles et puissans
seigneurs les princes et seigneurs, évesques et esleus de Liège, prédices-
seur de notredit très-redoulé Sq^ , par ledit vénérable capille de Liège , et
par les membres et estais desdits pays de Liège et de Looz, ordonnances
> La paix de Fexhe, du 18 juin 1316. V. Lou- août 1403. V. Louvrex , yo\. II, p. 13.
rrw-, vol. H, p. 142. 3 Les règlements de Heynsbergh, du 16 juillet
2 La Paix des Seize ou de Tongres , du 28 et du 24 octobre 1424. V. Louvrex, vol. I, p. 54.
56
442
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
443
laites, statuées et mieses en warde de loi, et qui par nous sont sauvées et
wardées , si avant que miex les avons poyu rewarder, comprendre et concep-
voir, nous trouvons point que soyons, en manière nulle, tenus, obli^jiés ne
lachiés à rendre record touchant les points à nous outredonnés, ne autre,
jasoiche que aucuns poroyent voloir dire et comprendre que sy veu, que par
nos prédicesseurs le serablave doit avoir esté rendu à la requesle de laditte
citeit , le raanire cornent ce advient constat asseis à plussieurs , ainsi que par
icelles paix faites, ne nous est donné quelque aullioriteit, commission ou
puissance de faire aucunes interprétations, déclarations, aouverture ne gloze
surlesdiltes paix faites, anchiens usaiges, coustumes, manimens ou posses-
sions, mais trouvons par expresse l'interprétation, déclaration, aouverture,
modération et attemprance d'icelles, et de tout ce dont poroit sourdre diffé-
rens, ne engendrer question par mésentendement, touchant les points con-
tenus et déclarés ensdittes paix faites, status, régimens, franchieses, prévi-
léges, libertés et autres anchiennes usaiges, costumes, manimens et possessions
desdittes cité, bonnes villes et comon pays de Liège et de Looz , y estre par
exprès réserveis et retenus en l'autorité , puissance et pleine cognoissance de
notredit très-redouté Sg'^, dudit vénérable capitle, et des autres membres et
estas desdits pays, et par conséquent à nous par exprès deffendu ; pourquoy
de nulle aouverture, interprétation ou déclaration donnés sur lesdils points
ne autres requis par lesdits maistres en leur dite protestation faisant , prions
très-afFectueusement que on nous vuille tenir pour excuseis , car nous noz
en déportons comme de ce non puissans, et en renvoyons toultes personnes
à cui ce peut y estre nécessaire ou serat le temps future, ausdits membres et
estats, attaindu par espécial que par le contenu délie paix de Fexhe que nous
sauvons et wardons par loy, est déclareit par mots exprès que se la loy ou
coustumes desdils pays astoient trop larges ou trop estroites , trop faibles ou
trop roides , ce doit estre en temps et en lieu attempereit et modéreit par le
sens de pays. Semblablementen plussieurs autres paix faites, que nous sawons
et wardons par loy, est contenu et expressément sauveit et réserveit, que se
en icelles avoit aucuns poins et articles mal déclarés , couvertes ou de doble
entendement, dont question ou différent sussitasse par messentenderoent en
temps future , ce demeurt aile ordonnance , interprétation et modération des
conditeurs et ordonneurs d'icelles paix faites , et nou point aile authorité ou
puissance de nous lesdits esquevins. Néantmoins nous désirans obtempérer
et obéyr au bon plaisir et à la requeste de notredit très-redouté Sq^ et de
sondit vénérable capitle , de tant que en nous est , et que à nous puet to-
chieret appartenir, de ce dont de présent avons mémoire , et que nous sawons
et wardons par paix faites , disons par advertissement que il uous recorde ,
sawons et wardons par le contenu desdittes paix, mieses en notre warde et
selon notre mémoire , et ce qui nous constat de présent, quand ausdits poins
oultredonnés de part nostre dit très-redouté Sg% ce qui s'ensyet, c'est assa-
voir quant au premier point contenans ces semblables parlers :
Frémir, vuet avoir recordeit se la cité de Liège puet, par le vertu de ses
franchieses, constituer Lombars ne useriers ^ à iceux donner puissance ne
congier de presteir: ne aussi se elle at puissance de hoisler tels gens de pos-
session, et autres remettre en possession, et qu'ils lesdits eschevins déclarent,
par leur record , en queil lieu il est contenu , ou ils dient qu'ils n'en sevent
rins , s'ils n'en sévent riens par loy ne par franchieses. Ad ce primir point ,
touchant de donner franchieses et de constituer Lombars , nous ne trouvons
en nulles des paix faites , qui nous sont comandés à wardeir par loy , rins ne
aucune choese de ce faisant mention , ne n'en sawons ne wardons riens , et
quant au regard de tels personnes, Lombars, usuriers, causiens , transmontans
et autres personnes, usans de marchandises et affaire, qui est chose prohibée
et deffendue par tous drois escript, et par l'ordonnance de notre mère sainte
église , nous ne trouvons point que de notre temps, ne de nos prédécesseurs,
nous en ayons pris quele cognoissance ne souffert iceux , de leurs marchan-
dises et négotiations , plaidoier ne quereller pardevant nous ; et par ainsi tou-
chant ce premir point, nous n'en sawons et n'en wardons rins par loy, excepté
que ou régiment fait et ordonné du temps très-révérend père en Dieu et
très-honorez seigf , monseigneur Johan de Heynsberg , lors évesque de Liège,
lequel régiment nous sawons et wardons par loy , en le xxiije article , sont
contenus ces semblant parleirs : «Statuons et ordinons que les maistres, qui-
» conque le seront d'ors en avant, auront cens florins de Rin, assavoir chascun
» cincquante florins, à prendre Ixxij francs az Lombars, et le remanant aux
» cens , rentes , prolfis et émolumens de la cité , qui se deveront lever par un
M renthier. »
Et quand au second point oultre donné de part notredit très-redouté seig»" ,
contenans ses semblans parleirs. Item, secondement, vuet Monseigneur avoir
recordeit se ladite cité , par ses franchieses , doit prendre ou avoir cognois-
444
ANALECTA LEODIENSÏA.
ANALECTA LEODIENSÏA.
445
sanche des cris et publications qui se doyent faire selon le sequeile des estais
despays, tant de rainer et widier grains fours de pais, comme de brasser boutes
et autres beverages. Ad ce second point disons : Sauvons et wardons selon
ledit régiment, que quant enquestes sont faites, et aucunes personnes, bour-
geoy de laditte cité, par vertu d'icelles enquestes et selon ledit régiment,
sont bannis et proclamés au Péron à Liège, hors de laditte cité, franchises
et banlieu, iceux cris et publications se font aussy bin de parte maistres et
jurez de laditte cité, comme de part nostredit très-redouté seig"", son mayeur,
et nous ses esquevins. Semblamment avons veyut user au faire les crys et
publications délie france fore, chacun an , et des salfconduis qui se envoyent
d'an en an, pour les franchieses des frankes fiestes d'Anvers; mais quant au
regart délie généralité des cris et publications qui se font ou doyent faire par
la sequeile et ordonnances des membres et estats , ou qui touchent la géné-
ralité des pays, se lesdits maistres y doyent estre présents et dénomeis ou
non , nous n'en trouvons rins par escript ensdittes paix faites, et pour ce, n'en
sauvons ne wardons riens plus avant que ce que dit est.
Item , quant au thier point oultre donné de parte notredit très-redouté
seign»", contenans ses semblans parleirs : Item , lircement, vuet Monseigneur
avoir recordeit se de fiefiF censaulx ou alloux il appartint à la citeit de hoister
ne remettre personne en possession , attaindu que touttes personnes trouvées
en possession , y doyent demorer jusques à ce qu'ils en sont hoistez par loy ,
et ossy veu que les hiretaiges se doyent jugier par les juges de loy au cas
afférant. Ad ce ihierce point disons que nous sauvons et wardons le paix de
Fexhe qui, entre autres, contint ces semblans parleirs : « Nous, ly évesque et
» ly capittle desseurdit pour nous et pour noz successeurs , en nostredite
» engliese et nous tous li aultres desseurdits , pour nous et pour noz succes-
» seurs, et les communaltés devantdites, avons ensembles et par comon ac-
» cord ordonné et ordonnons, que les franchieses et les anchiens usaiges des
» bonnes villes et du comon pays de Liège, soyent d'ors en avant maintenues
» et wardées sains embrisier; et que chacun soit meneis et traitiés par lov et
M par jugement des esquevins ou d'homes, selon ce que à chascun et au cas
» affiérat , et nient aultrement , hors mis les cas qui appartiennent aile haul-
» leur de nous évesque de Liège , et de noz successeurs , liquels cas et haul-
» leur lelz sont telz : C'est assavoir que de promir fait de mort d'home , nous
» ly évesque devantdil , avons et arons le pooir d'ardoir , et avec cely mal-
faiteur demeurât en le cache de nous et de nos successeurs , jusques à
tant qu'il aurat amendé le fait aile parlye bléchié et à nous. Et toute en
leile manière userons-nous et noz successeurs de laditte haulteur, et nient
aultrement, jusques à tant que déclareis serai par le sens du pays, et
nous évesque devantdil et noz successeurs, n'avons plus avant de haulteur
que dit est. El partant que cette ordonnance soit mieux tenue et war-
dée, nous ly évesque devantdil et noz successeurs, devons et deverons
commandeir et commanderons à tous noz officiers temporeilz , marischalz ,
bailliz, prévosl, chaslellains , maieurs, et tous autres lenans nos offices,
et les ferons jurer en leur réceptions qu'ils rainneronl chacun par loy et
par jugement , si comme desseur est dit. Et s'il advient , que jà n'ad-
viengne, que aucuns officiers desseurdis face le contraire, c'est assavoir
qu'il maine aucun fours loy et jugement ou li nie * loy et jugement, ly
officiers serai tenu de rendre le domaige à celi qu'il aurat damagiel contre
loy ou jugement. Et s'il luy griève encor contre loy ou jugement, nous
évesque devantdil à noz temps et noz successeurs après nous , s'il advient
à leur temps, devons et deverons pugnir celi officier, selon la qualité délie
raesprisure ou du meffail qu'il aura fait contre loy ou jugement. Et se
nous ou noz successeurs , évesque de Liège, ou notre lieutenant, pour le
temps, se nous ou nos successeurs estions absens, sur ce suffissamment re-
quis par celi qui le damaige arat reçu ou d'aulrepart , ly soyons négligens
ou deffallans de ce à radrechier dedens quinze jours après ce que li plente
nous sera faite comme dit est , moslreir le doit celi qui ce domaige arat re-
chut, ou autre départ ly à notre capittle de Liège suffisamment, et notredit
capitle doit tanloist , sains malengin, requérir, nous ou noz successeurs,
ou notre lieutenant, que nous fâchons ce radrechier dedens quinses
jours après ensuivant, ou nous-meismes et noz successeurs défachons le
grieff, et rendons le domaige délie notre. Et se ce ne faisons à la requeste
de nostredit capitle , dedens celi seconde quinzaine, ledit capitle doit estre
et serai conlre nous avec le pays desseurdit, et nous doit deslraindre ^ à ce
en le meilleure manière qu'il pora, et devera mander et manderai tantoist
ledit capitle sans raaiengin, par ses lettres ouvertes ^ à tous nos jugeurs qu'ils
cessent de jugier et de donner conseil de tous cas , jusques à tant que celle
ï ifi>, Louvrex écrit el ly veyez. N'est-ce pas 2 Conttraindre , dans Louvrex.
plulôl et li nie, et lui refuse? 3 ibid. Lettres envoyées.
m
u
446
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
447
M mesprisure serai redréchiée, solon ce que desseur est dit, lequel man-
)) dément de ootredit capitle, nous et nos successeurs tenrons pour ferme
» et pour estable. Item , encor est assavoir que accordé est de part nous tous
» desseurnommeis, que se en aucuns cas la loy et le coustumc du pays sont
w trop larges ou trop roides ou trop estroites, ce doit estre attempereit en
M temps et en lieu par le sens de pays. A tous ces choses desseurdittes nous
» tous dessus nommez, oblij^ons nous et nos successeurs ^ » Item, aussy
nous sauvons et wardons le païa: des œxij qui contint en le neufFième article
d'icelle, tels et semblans parleirs '-. « Item, summes encor accordeis à ce que
» xxij bonnes personnes de bon estât délie nation de pays , sai{jes et raiso-
» nables, proid'homes, soient pris et esleu d'ors en avant, chacun an, assa-
» voir est, quatlre du capitle de Liège, quattre des bannerèche et cheva-
» liers, quattre délie cité, deux de Huy , deux de Dinand, ung de Tongre,
» ung de saint Trond , ung de Fosse, ung de Thuing, ung de Looz et ung
» de Haske^, lesquels xxij ainsi esleus, jureront sur sains, tanloist comme ils
» seront esleus , en capitle de Liège, que ils seront bons et léals à nous l'é-
M vesque, le capitle, les bannerèches, chevaliers et gens de linaige, la citeit
» et les bonnes villes et tout le pays, sans porter faveur outre raisons, à grans,
» a moyens et à petits , et que bin et léalement feront leur ofBce leur temps
» durant. Lesquels xxij ainsy sermentez esliront un lieu certain pour estre
» ensembles , chacun mois une fois , se besoing est , et aile plente et re-
» queste des parties poront et deveront sans dilaye, enquerre sur tous ofB-
» ciers et jugeurs et autres subgés de nous ly évesque, qui contre la paix
» de Fexhe et fours et encontre loy yront et feront , ou aront pris lowirs *
» ou prenderont pour faire jugement, ou estorderont par force et encontre
w raison argent de ceaux qui rins n'ont ou aroint mefiFait ou raefiFeroient;
» mais que chacun officier et jugeur ou autres puisse ou puissent mettre avant
» leurs defiFences justes et raisonnables et estre ouys de ce qu'il vora ou vo-
M ront mettre avant par raison. » Item, aussi nous sa wons et wardons le
» Cfr. le texte de la Paix de Fexhe dans Lou- 2 cfr. Louvrex, ouv. cit., loin. Il, p. 149,
vrex. Recueil des édits, lom. II, p. 143. Presque où cet article est le dixième. Il présente ausci
tous les textes des ancienoes paix cités dans les des différences notables,
deux records que nous publions, diffèrent de 3 Hassell, dans Louvrex.
ceux qui se trouvent dans le recueil de Louvrex. * Lowirs, dans Louvrex bttiers. C'est évi-
II serait superflu d'indiquer minutieusement demment le synonyme du mot loyez , salaire,
toutes les variantes. récompense.
paiœ des Saize c on dist de Tongre , qui contint es prerair et second arti-
cles ce qui s'ensyet, etc. « Et premirement, au premier article, oultredonné
par Monseigneur mention faisant, que les plais ne soient plus pardevant
lesdits maistres, et que ons ne plaidie plus pardevant eaux , avons accordé ,
pour bin de paix et pour nourrir paix , et mettre et avoir bon régiment
en laditte citté, que d'ors en avant lesdits maistres cesseront et plus ne
souflFreront à plaidier pardevant eaux , ne pardevant les jurez conseil , ne
universiteit de laditle cité, de nuls cas louchant les hirelaiges , teslaraens,
convenances de mariage et bins de sainte église, et d'exécution et d'autres
cas touchant aux drois et loys spirituelle et temporelle , anchois en ren-
voyeront les parlyes playdoier pardevant les juges ordinaires, soit aux drois
ou aile loy qui de ce doyent avoir cognissance ; mais d'autres cas touchant
les status, franchises et libériez de laditte cité, et aussi des debtes et d'autres
marchandises nyent touchant aux autres cas devant escripls, poront lesdits
maistres soffrir à playdoier pardevant eaux, leurs borgois qui plaidoyer
y voront, et que cilz bourgeois qui y seront araisnez et trais en cause, y
soyent tenus de respondre, sans eaux faire renvoyer pardevant autre juge
spirituelle ne temporel , se doncques n'estoient clerc notoirs bénéficyés de
saint englise, veves dames, et femmes à marier, qui point ne seroient
femmes marchandes, lesquels personnes , s'ilz requéroient à estre renvoyez
pardevant leurs juges ordinaires , en tant que des cas touchant fait des
debtes et de convenances, lesdits maistres, jurez et conseil les deveront
renvoyer sans mettre allencontre aucun empêchement. Et semblablement
que les borgeois qui plaidier voront de debtes de covensetde marchandises,
puissent de ce plaidoier pardevant l'official ou le mayeur et les esquevins
ou les maistres de Liège, lequel que mieux leur plairai. Item, est semblae-
ment accordé que tous jugemens et sentences, rendues par les juges spiri-
tuels et temporels, touchant les cas dont ci-devant est faite mention, et
osi par les maistres et conseil de laditte cité , des cas dont ils auront selon
ceste présente ordonnance à cognoistre, deveront demorer en leur force et
verlut , et ne deveront lidis maistres, jurez et conseil et université de laditte
cité, d'ors en avant jetter nulz comands sur les juges spirituels ou temporelz,
ou ou aile loy du pays, neazpartye leurs advocats, procureurs ou mambors,
des cas dont ils ont et aront plaidiet, jugiet et sentencliiet selon le contenu
de l'ordonnance dudit premir article , affin que tous jugemens touchant
448
ANALECTA LEODIENSÏA.
» aux drois, à la loy et aux franchieses, demeurent en leurs force et vertu
» sans aucunement à retraictier *. »
Item, quant au quatrième point oultre donné de parle nolredit très-redoulé
seig"" contenant cessemblans parleirs. Item quarlement vuet monseigneur avoir
recorde pour l'empêchement qui fut donné encontre le plente faile par
Collar Flocquelet, se il appartient aux maistre. ou conseil de la cilé, selon leur
frankieses, de juger ou déclarer aucune chose en préjudice de la plainte, ne
s'il appartint à eaux de requérir, qu'il ne soit point fait au contraire; ou se
le cognissance en appartint ausdits eschevin, puisque le plente est faite par
leur ensegnemenl. Ad ce quatlrième point, disons que noussauons et tar-
dons la Novelle loy, en laquelle soy contiennent en vij*= article ces semblans
parleirs : « Item , que touttes plentes criminales qui faites seront pardevant
» eschevins soient mieses et donnés par escript , et que cil qui soy plainderat,
» soiet tenus de donner à ses fraix le copie de la plainte à celi de cui il soy
» plainderat , se cil le veut avoir et jour de loy pour lui sur ce conseiller *. m
Item , ossi nous en rapportons aux premier et second articles délie paix des
Sauze cidesseur escript, qui font mention des cas dont lesdits maistres ont
à cognoistre.
Item, quant au cincquième point outre donné de part notredit très-redouté
seigi* , contenans ses semblans parleirs : Item , quintement vuet mons'' avoir
recorde se lesdits de la cité puelent cour à la blancklocque -^, crier az armes ,
porteir banniers ou peignons sur le marchiet, par le vertu de leur fran-
chieses ou non, et s'ils le fout sur queile peine. Ad celi cincquième point,
disons que nous sauvons et wardons le lettre de saint Jacque, qui contient en
premier article d'icelle , ces semblans parleirs : « Premir , nous quittons et
» quitte clamons et annichillons de tout le murmoir et sédition desseur es-
» cripte, salÉF trois point, lesquels nous voulons estre gardeis et retenu,
» assavoir que nuls, sains congiet des maistres de nostreditte cité, qui seront
» pour le temps, ne puisse courir à la blanclocque, ne porter bannirs sur
M le marchiet ne ailleurs en la cité, pour gens esmouvoir, ne crier az armes
» par la cité, sour peine d'estre attains de son honneur. Et s'il advenoit par
' Cfr. La Paix des Seize ou de Tongres. Lou- 3 Blancklocque, la cloche du ban qu'on faisait
vrex, ouv. cil. , tom. II , p. 13. entendre pour réunir le peuple à la publication
2 Cfr. la nouvelle Loi , aussi appelée la Paix d'un édit , etc.
de W'aroux. Louvrex, tooi. I, p. 341.
ANALECTA LEODIENSIA.
449
» adventure que aucuns ou plussieurs borgeois de notreditte cité astoit ou
» astoient encoulpeis ou admis d'aucuns de ces trois poins desseurdits, nous
» voulons que noz mayeurs et eschevins de Liège , qui seront pour le temps,
» ne puissent sur lesdits borgeois ansi encoulpeit de ce, faire enqueste, se
» les deux maistres pour le temps, sept jurés des grans et sept jureis des
» petits, ne sont présens avec le mayeur et les eschevins desseurdis à faire
» laditte enqueste, et se ils n'y voloient ou povoient yestre, eaux sur ce anchois
» de part le mayeur et eschevins suffissament requis, dont pouroient de dont
» en avant ledit mayeur et les esquevins faire ladite enqueste, et dire loy et
» jugement ainsy qu'il est accoustumeit, sains plus avant à celle fois appel-
» leir, requérir ou attendre les maistres et jurez devant escripts '. » Item,
aussi contint laditte paix des Sauze, que nous sawons et wardons, en cin-
quème article d'icelle , ces semblans parleirs : « Item , tant comme de guerres
» à entreprendre , qui est fait touchant Testât du pays, est accordé que d'ors
» en avant laditte cité , ne les autres bonnes villes du pays, ne doyent entre-
» prendre aucune guerre , à nul seigneur terrien , ne aux autres marchis-
ï) sans, sains ce que mons», ses capitle, li barons et chevaliers, et tous li
» autres membres du pays , ne soyenl premièrement mandeis et sommeis ,
» et ce que par le plus grande sieulle en sera délermineit serat fait et ac-
» compli ; ce réservé que s'il avenoit que aucuns seigneurs marchissans ou
» autres gens prendissent aucun marchant ou autres surseans du pays , ou leurs
» bins, ou soy embatissent en pays portans domaiges, que laditte cité, ou
)' les autres bonnes villes , là tel excès advenra , pour ce à contrester et ven-
). gier, puissent faire en tel cas en resiwant les malfaiteurs, ensi comme
» fait, on anchienement, sans sommeir ni attendre ly ung l'autre ^. »
Item, quant au sixème point de part nostredit très-redouté seig» oultre-
donné , contenant ces semblans parleirs : Item , sextement vuet mons' avoir
recorde se lesdits délie cité puelent alleir hoister de prison ung aflPorain
borgeoy ou surseans du pays, en le seignorie d'un bas seignorage ou autre-
part dedens le pays de mondit seig»^, puis qu'il est pris et détenu pour trai-
tier et mener par loy. Ad celi sixième point, disons que de ce nous rappor-
tons à ce que le paix de Fexhe contint comme ci-desseur est escript , et aussy
' Cfr. la lettre de Saint-Jacque, Louvrex, l.I, vrex, tom. II, p. 17, où l'article cité ici dans le
P' '"• texte n'est pas le cinquième, mais le huitième.
2 Cfr. la Paix des Seize ou de Tongres , Lou-
57
450
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
431
au troisième article' delledille paix des Saiize que nous sauvons et wardons ,
contenans ces semblans parleirs : « ïtena, est semblaemcnt accordé, au point
des aiForains borgoy , pour eskiver tous périls et inconveniens que plus-
sieurs fois en sont advenus et advenir puelent en ladilte cité et pays , que
d ors en avant nuls afiForains bor[][eoys fours délie banlieu ne soit pris par
lesdils maistres ne par aucuns des inestiers de laditte cité , qu'il ne soit
) criet et publié au Péron tout hault et publeinent sains fraude, que teile
) personne est devenue bourgeoy delleditle cité et de teil niestier, et se nul
) le viiet débattre, qu'il le puisse faire dedens quarante jours ensuivant, ainsi
> qu'il at esté oseit anchiennement, et que teil novea bourjjeoy soit tenu de
) faire sa résidence ou de celi à prendre à mons'' , ain«i que les paix faites
contiennent. Et pour ce n'est point notre entente, que telz atforains bour-
> goys ne sont tenus de steir en droit pardevant la haulte justice , là où il est
> ou serat manant et surséant , en la manir et tout ainsi comme li autres ma-
) nans et surséans dudit lieu, de tout cas- dont il voront araisnier autruy
) sains malengien , et que d'ors en avant nul ne soit fait albain , s'il n'est bour-
> geoy. » Item , aussy nous sauvons et wardons le modération delledite paix
le Sauze, qui contint en quinsième article d'icelle ces semblans parleirs :
Item, que tous ceaux qui feront, de jour ou de nuit, fait en queil il ayet
force , violence , robe ou arsin notoir , seront de leur fait meisme et tan-
toist en le cache du seigneur du lieu , là teil excès aura esté perpestré ,
voir si avant que sa justice durerat et en la cache généralle de nous l'Esleu
desseurnomé , et cil auqueil li excès sera fait pourat par tout resuyr ledit
faituel , et avoir le cry de pays , pour le détenir et livreir au seigneur ,
lequel faituel devrat estre condamné , selon le quantité du forfait, de teille
amende qu'il euysse forfait , s'il fuysse pris aile freiche coulpe , et ne li [)OU-
rat le souverain sire rendre le justice du lieu où li fait aurat esté perpétré,
sains le greit du saingneur de celi justice, ne li déligier jusques à tant
qu'il aura asseis fait aile partye bléchié , sauveit en ce touttes les franchie-
ses et libertés de nous laditte cité et de touttes les autres franckes villes
de nosdits pays , en tant quelles puelent touchicr à noz bourgeoys'. •>
• Dan* Louvrex , ce sonl le» articles 4, 5 et 6. Tarticle quinzième ici mentionné. On trouve au
- Louvrex ajoute : » dont il poroient estre là reste dans le tom. II, p. 173 , un autre extrait de
endroit araisniés ou dont il voront, etc. modération de la Paix des Seize qui fait suppo-
* La modération de la Paix des Seize, au t. I ser Texistence d'un autre règlement du mt^me
du Recueil de Louvrex, p. 401 , ne contient pas nom.
Ttem , quant au septième point de part notredit très-redoulé seig^, oultre-
donné , contenans ces semblans parleis. Item seplement vuet raons^ avoir re-
corde se lesdits maistres et conseil doient cognoistre d'autres cas que des deb-
tes de covens, de marchandises et d'autres cas, dont les status font mention,
et se pour obéyr à caz, il doiént faire adjourner les gens fours desdits pays
ou non , altaindu que par le paix de Wihoigne, il est ordonné que les afiFo-
rains borgoys doient avoir leurs maisons en le cité. A celi septième point, di-
sons que nous sauvons et wardons le paix de Wihoigne, qui contient en
traizièmc article d'icelle ses semblans parleirs * : « Item quant au point del
» bourgeoises afïbraines ausqueils ^, est advisé que nulz afforains borgeoy par
M acquise borgesie ne porat, ne deverat joïr de la borgesie de Liège, s'il ne
» demeurt chacun an continuellement dedens la fianchiese de la cité de
M Liège, par l'espause de demy an et plus, à toute sa femme, ses enfans et
» sa maisnye , et se il n'a là son principal hosteil et son maisnage sans fraude
» mayement ledit termine durant ', ainsy comme li autres borgeoys conti-
» nuellement résidens dedens laditte cité le font, laquelle comenchera cha-
» cun an , quant aux borgeoy qui ors sont , aile fieste de tous Sains, et quant
M aux borgeois qui receus seront d'ors en avant , tant que à la premir année ,
» dedens ung mois après leurs réception, et quant à la seconde et aux autres
» années après ensuivant , commencherat le termine de leure résidence, à
» la fieste de tous Sains après le premier résidence parfaite. » Item aussy nous
raportons aux premier et second articles délie paix de Sauze, ci-dessus es-
cripts , qui continent les cas dont lesdils maistres ont à cognoistre. Item aussy
nous sawons et wardons le régiment fait du temps mons' Johan de Hevns-
bergh , qui en xxix® article d'icelluy en raflFermant laditte paix de Wihongne ,
contint ses semblans parleirs *. « Item partant que ladite cité est plussieurs
» foys grandement chargié et travaillé des afforains borgeoys , et en sustinent
» despens et fraix , statuons et ordinons, que les chevalliers, escuers, gens
» viskans^ du leur, et autres borgeois afforains, c'est assavoir demorans fours
M delleditte cité, et banlieu extant en pays de Liège et de Looz, payeront pour
' y. Dans Louvrex, t. I . p. 8 , le texte de la nement Icdilte termine durant.
Paix de Wihogne, où cet article est le quatrième. * Cfr. Louvrex , t. I , p. 46.
^ Louvrex, t. I, p. 10, écrit : Quant au point ^ Vivants; on lit viventes dans la traduction
de Bourgetie afforaine, est diviseit. latine du règlement de Heynsbergh, donnée aussi
* On lit dans Louvrex : et ton ménage, maison- par Louvrex, loc. cit.
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ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
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leur borgeoisies audit rentir^ aile saint Lambert ou au plus tard aile saint
Remy, ensuyvant chacun an , les chevalliers unjj griffon, x livres x soz pour
le griffon , les escuyers et gens viskans du leur, demy griffon pareille, et les
autres xl souIx comon payement de Liège , et ceaux manans esdits pays de
Liège et de Looz , qui voront estre d'ors en avant borgeoys , qu'ils soyent
rechus selon le paix de Wihongne, et payent tnntoist selon leur esta! à leur
réception, leur taxe desseurdite, et de dont en avant, chacun an, laditle
taxe au jour saint Lambert comme dit est , et se aucuns de dehors des-
dits pays vuelent estre bourgeoys , qu'ils soyent receus selon laditte paix, et
payent à leur institution deux florins de Rin audit renthier, et pareilles
deux florins de Rin , chacun an, audit jour saint Lambert ou saint Remy
ensuivant, au plus lard. Et se lesdits afforains borgois, tant dedens le pays
de Liège et de Looz , comme de four, ne payent laditte taxe chacun an ,
comme dit est, que dedont en avant, ilz soyent privez de leurs bourgeoi-
sies, et se raquérir le vuelent, se fâchent selont la manière desseurdite,
et ne soyent point admis aucunement, jusques à tant qu'ilz aront les as-
targiez payez ; et deverat yestre celi argent , ainsi rechupt par ledit rechep-
veur aux dessusdits borgeoys afforains convertis en artilleries et autres
nécessitez délie cité. »
Item , quant à huictième point de part notredit très-redoulè seign"" oultre-
donné, contenant sessemblans parleirs : Item, ou wittième vuet mondit seign*"
avoir record se lesdits maistres, selon leur franchieses, ont puissance de cons-
Iraindre les officiers de mons"" de panner* ou contregaiger sur marchissant ou
autres, sains le sceu ou commandement de mondit seign»", et se li ofKcier ne
le voloit faire, se ils ont puissance de li corrigier. A celi huictième point,
disons que ne trouvons quelque loy ne paix faites mises à notre warde , qui
de teil pannement fâche mention, autre chose que li xxvi articles délie paix
des Sauze', laquelle contint ses semblans parleirs : « Item, semblablement est
» ordonné que de treschens de terre à waignaige*, et ossi de louvvyer de mai-
M son , on puet panner et les emblaveurs pour viel et noveal arrestcir, et de
» II s'agit ici du receveur on du rentier de la ^ Cfr. Louvrex, lom. II , p. 21. Le texte dif-
cilé, dont la création est faite par l'un des arti- fère un peu, et Tarticle porte le n» 39.
des précédents. * ffaignutge , M'angnage ou H'ainage, terre
- Panner ou pannéir, prendre des gages ou tenue en ferme pour en rendre annuellement au
saisir des deniers pour la sûreté d'une créance, propriétaire une somme convenue.
» ce ne puet-on venir à loy ne a escondit nul , se ce nest pour monstrer paye-
» ment par quittance ou recept suffisant, ou par bons tesmoings dignes de
» foy sans suspicion , desquelles monstrances à faire ly debteur n'ara que
» unequinsaine tant seulement, laquelle quinsaine pendant il pora , s'il h
» plaist, en quatlre jour de celle quinsaine, faire ses provances, sains avoir
» autre dilalion , et en cas ou li maieur de lieu seroit défaillant de faire l'ar-
» rest ou le pan , il seroit tenus de poier le debte , et rendre les despens pour
» sa faculté soustenus sains malengien. »
Item, quant au neuffième point de part notredit très-redouté seig', oultre-
donné contenant ces semblans parleirs : Item , neuffièmement , vuet avoir
mondit seig» , record se lesdits maistres et conseil ont puissance de empes-
chier translation d'église , ou autre manire qui à englise appartient , et se ils
ont puissance de commandeir à personne particulier de non entremeller. Ad
celi neuffième point, disons que de ce nous raportons au vie et vije articles de
ladite paix de Sauze, que sauvons et tardons, contenant lesdits articles ces
semblans parleirs ' : « Item, avons accordeit , pour le bin de tout le pays,
» que veu et considéré en queille estât nous sommes en fait délie englise ,
» ne puist de la cité, déterminer sains mons^, son englise et les autres
» membres du pays. Item , tant que les bénéfices et des fruits des absens
et des présens , est accordé que li maistres de laditte cité , ne soy en doyent
plus entremesler , et par espécial des fruits des absens , mons»^ ne laditte
cité n'en doyent d'ors en avant riens savoir , lever ne recepvoir , anchois
» les doit mondit seign»^ faire lever et mettre en séquestre pour aller là (où)
» aller deveront selon droit et raison. »
Item, quant au dixième point départ notredit très-redouté seig% oultre-
donné, contenant ces semblans parleirs : Item, dixièmement, vuet mondit
seigf avoir record se lesdits maistres et conseil ont puissance , par leures fran-
chieses, de faire enqueste hors franchieses et banlieu, sans le saigneur ou ses
officiers , ne se ilz puelent prendre gens et justicier. Ad celi point , disons
que de ce nous rapportons à ce que le paix de Fexhe en contint, que ci-des-
seur est escrit , par laquelle appert que chacun doit estre mené et traictiet
par loy et par jugement des eschevins ou d'homes, selon ce que à chacun et
au cas affirrat, et aussy aux premir et second articles délie paix des Sauzes
> Cfr. Louvrex , lom. II , p. 17 , n« 9 et 10.
»
»
)j
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ANALECTA LEODIEiNSIA.
ANALECTA LEODIEjNSïA.
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cy-desseur escripls, qui continent les cas dont lesdits maistres ont à con-
noistre.
Item , quant à lonzième point de part nolredit très-redouté seijj»" , oultre-
donné, contenant ces semblans parleirs : Item, veut onzièmement mons""
avoir recort, comment ont doit user de recepvoir tant les af¥brains bourgeois
comme autres, et comment on en doit user, et se ils sont araisniës , là ilz
sont manans se ilz y doyent ster en droit. A celé onzième point, disons que
de ce nous rapportons à ce que la paix de Wihoijjne en contint, ausy que cy-
desseur est escript , et aussy au troisième article délie paix de Sauze et au
xxix article du Régiment, qui rafferme laditte paix de Wilhoigne, ansy que
ci-desseur sont escripts.
Item , quant au douzième point de part notredit très-redouté seig"", oultre-
donné, contenant semblans parleirs. Item, douzièmement, vuet mons"" avoir
recort se selon franchieses, lesdits maistres ont authorité de envoier com-
mander az officiers de bas seignorages, de non faire enqueste de loy ou de
faire loy sur l'indignation délie cité. Ad celi douzième point, disons que de
ce nous rapportons au premier article délie paix de Fexhe ci-desseur escript,
qui contint que chacun soit mené et Iraitié par loy et par jugement des esche-
vins ou d'homes selon, etc., et aussy aux premir et second articles délie paix des
Sauze ci-desseur escript, qui continent les cas dont lesdits maistres ont à
cognoistre. Item , aussy est à nous lesdits eschevins deffendu de commander
aux baillieuz, mayeurs et officiers, selon le contenu de xiiij« article délie Lettre
aux articles, qui contient ses semblans parleirs : t Item, comme nosdits es-
» chevins de Liège, en préjudice de notre haulteur, et celi enlreprendant
» touttefois que bon leur sembloit , à requeste ou par information des par-
» lyes, sans ce que de rins en fuist raisniés ou plaidiet pardevanl eaux, ou
» par eaux sentenchiet de noveau se soient melleis de mander et commander
» aux baillieuz, jmaieurs et officiers de nous et de noz subgés et des autres
» seigneurs qui ont justice usantes délie loy de Liège, par leurs lettres ou
» par leurs varlets , que de certain faits, par eaux entrepris, cessassent, ou
» certaines choeses fassent selon leurs mandements, ou ils viengnent parde-
» vaut eaux dire raison pourquoy, dedens certains jours; et se ledit officier
» n'y obéyssent, ils deffendoyent aux eschevins du lieu subgets, que point
» ne seyssent en siège pardeleis eaux, ou ne jugassent à leur somonse , nous
» les deffendonsque de ce jour en avant soy cessent de faire tels mandemens ,
» qui point à eaux n'appartiennent, car se li officiers de nous et de nos sub-
)» gets font choses que faire ne doyent, ou mènent aucune personne four loy,
)» nous en devons premir être requis, pour ce radrechier, et se nous en
» astiens deffallans, ons en devoit avoir rethour à notredit capittle, selon,
» la tenure délie paix de Fexhe , et partant voulons-nous que lesdits co-
>» mands, se fait asloienl, soient de nulle valeur ^ »
Item, quant au Iraizième point oiillredonné de part nolredit très-redouté
seig»^ , coutenans ces semblans parleirs : Item , traizièmemenl vuet mondit
seigr avoir recort se les maistres et conseil puelenl defiFendre à faire enqueste
par les homes de fieff, tant touchant le haulteur et seignorie de mondit
seig--, comme le droit de la paix et del annea de son palais. A celi Iraizième
point disons, que de ce nous rapportons alleditepaix de Fexhe et au i^r et ije ar-
licle délie paix des Sauze, ci-desseur escripls, qui continent les cas dont les-
dits maistres soy doyent enlremeller.
Item, quant au quatorsième point oullredonné de part noslredit très-
redouté seig»^ contenans ces serpblans parleirs : Item, quatorzièmement vuet
mondit seig"^ avoir recort se les officiers de la cité , sont tenus de jurer d'an
en an à leur réception , que pour leur office à avoir n'ont donné ne promis,
priet ne fait prier, etc. , et sur quelle peine. A celi quatorzème point disons
que de ce nous rapportons az Ixxiiij et Ixxvj articles des Status délie cité*,
que sauvons et wardons, lesquels articles s'ensuyvent de mol à mot : « Item,
» quiconque prierai, donrat ou prometlera , ne prestera riens par luy ne par
» aultruy, pour celle office ne autre avoir il sera hoisteit de son fait, meisme
>. de ceste office et de toultes autres offices délie cité de Liège à tousjours
» maix, mais que prouveit soit. Item, quiconques des jureis ou jugeurs
» sera convainku qu'il ayel fait, en cette office faisant, tort à aulruy pour
» lowier prendant ou pour mavaize acquison , ne qui ait pris lowier des par-
» tics , il serai de son fait meisme priveit de cette office et de tous autres
» si comme dit est, et renderat tout ce que pris en arat, à ceaux qui rechivent
)> les amendes de ces status. » Item , aussi contint le xxv™« article de Régi-
ment ce qui s'ensyet' : « Item, pour ce que du temps passeit une grande
* Nous ne trouvons point dans Louvrex la lel- sur les statuts de la cité. On peut comparer avec
ire aux Articles dont il est ici question. notre texte, les articles 67 et 70 de ce règlement.
2 Louvrex ne donne pas les sUluls de la cité, 3 cfr. Louvrex, règlement de Heynsbergh .
mais il donne , 1. 1 , p. 471, la modération laite tom. I , p. 4S.
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))
))
»
))
parlye de maie govierne de la cité est venue par les prières, beverages,
dons et promesses que ons at fait pour avoir les maistres, statuons et or-
» donnons que quiconque sera esleu maistres d'ors en avant de la cité, deverat
» avant son institution, en présence des anchiens maistres et conseil , qui
» yestre voront, jurer solempnemcnt sur sains, que pour avoir ledit office,
)i il n'a donné ne promis, ne donra, ne promettera quelconque personne par
ly ne par autruy , en appert, ne en secreit, quattre deniers monoie de
Liège ne le vallant, et que son office fera bin et loyallement, sans fraude
ne malengien, et que il fera toutte diligence de faire le proffil el utilité
» delleditte cité , des aventures el émolumens raporter entièrement sans fraude
>» ens mains de renthier, sains riens receller, ny convertir en son proffil. »
Item , quant au quinzième point de part nostredit très-redoulé seig*",
oultredonné, contenans ces semblans parleirs : Item , quinzièment veut mon-
dit seig"" avoir recort se tels officiers prendent lowier, dons ou bienfais,
comment on en doit user. A celi quinzième point disons que de ce nous rap-
portons au Ixxvj article des status ci-desseur escript, et aussi contient le
xxiiij article de Régiment , touchant les maistres ces semblans parliers * :
« Item, que parmy ce lesdits maistres soient contens de salair, sans prendre
M az sangneur , englises , bonnes villes , bourgoys , ou autres quelconques
)) lowier ou bien-fais , devant ou après, pour estre adréchiés ou aidiés en
» leurs besoignes par lesdits maistres, sauff que, se pour icelle besoigne il
» astoit nécessité aile requeste des partyes , de chevalchier , les maistres ou
« l'un d'eaux et aucuns de conseil hors délie cité , que adont ils poroient
» prendre les despens, qu'ilz aroyent faits d'eaux et de leurs chevalz endit
» chemien , tant seulement selon la taxe desseurdite, sains fraude ne malen-
» gien. Et se au sorplus trouvé astoit ou proveist fust par cnqueste à faire
M par les xxij commissaires ou par aucuns bons tesmoignages , que lesdits
» maistres et conseil euyssent, en secret ou en appert, outre ce que dit
» est, pris lowier ou autres bins faits, que ils soyent privés delledite office
M et d'autres à perpétuitez , et attens de la somme de cens corones de Fran-
» che, à payer el convertir az besoignes et proffis des artilleries et nécessité
» de laditte cité-, dedens quarante jours après ce que commandez l'y serai ,
M et que tauloist en lieu de celi soit esleu ung autre , par les xxxij homes
' Louvrex, t. II, p. 44.
» desseurdits, selon le manire dessein' escripte , el que de ce lesdits com-
» roissaires en fâchent exécution. »
Item , quant au saisième point de part nolredil très-redoulé seig' oultre-
donné, contenans ces semblans parleirs: Item, saizièment vuet mondit scig^
avoir recort se la cité puet à autre bonnes villes de pays ou à ville cham-
peslre donneir franchieses. A celi seizième point , disons que de ce nous rap-
portons au neuffième article delledite paix des Sauzes c'on dist de Tongres,
contenans ses semblans parliers ^ : « Item au point des franchieses à donner
» est semblablemcnt accordé , que d'ors en avant ladite cité ne donnera à au-
)) très bonnes villes aucunes franchieses ne liberté, et semblablemcnt nions""
» ne porat ne ne deverat donner aux autres bonnes villes aucunes franchieses
» qui soyent préjudiciables aux franchieses et libertés de ladite cité. »
Item, quant au dix-septième point oultredonné départ nolredil très-re-
douté seig"". contenans ces semblans parleirs : Item, vuet mondit seig"" avoir
recort se les commissairs ont puissance de faire consiraindre le mayeur de
Liège , de plus avant faire que le Régiment ne contint ou déclare par exprès.
A celi dix-seplième point disons, que de ce nous rapportons aile Commission
desdits commissaires*, faisant mention entre autres ces semblans parleirs :
« Et leurs avons donné el donnons par ces présentes pooir, puissance et au-
» thorilé , de pari nous , de visenler lesdilles paix , acors et ordonnances , fais
» sur les cas desseurdis , et d'aviser forme el manière de provision , dont les-
» dits excès ne soy fâchent d'ors en avant, par quoy le bon gouverne et
» régiment delleditte cité soy puisse remettre en estât et multiplier de bin
» en mieux , et que les désordinances el diverses pourchasses des offices de
n laditte cité cessent , et que aussi les plais puissent estre abrévyés , el les
» parties briefvement descombreis, el au sorplus de faire ordinances selon
» leur bonne discrétion . el le sens que Dieu leur al donné, pourquoy lout-
» tesvoys de force et de voulenlé se cesse , el que chascim puisse estre mené
» et desduit par raison et équité à l'honneur de nous et de notre engliese el
» délie cité et aile paix des habilans, voir que c'est notre intention que de
n relenir et rettenons la puissance desdils advis el ordonnances avant que
M conclusion se fâche, d'oyr, modérer, inlerpreller el corrigier, ainsi que
' Cfr. Louvrex , loni. 11, p. 18. Cet article commissaires, el s'en réfère uniquement à quel-
porte le n" 16. ques articles des règlements de Heynsbergh pour
' Louvrex ne donne pas cette commission des leur institution.
58
:---it.
m
I
458
ANALECTA LEODIENSIA.
» bon et raisonnable nous semblera, etc. » Item, aussi nous rapportons au
xxxvj article de Régiment contenant ces semblans parleirs * : « Et pour-
» tant qu'il est nécessité en tous fais de porveir tout premier au plus besoi-
M gnaul et le temps ne sueffre point de si subitainement et en haste pooir
» pouryeir aux autres plussieurs deffaults tant du bin comon, des vinaçes ,
M des monnoyes , des vivres , des carbonaiges , des povres de Cornillon et
» d'aullres pollicies , nous avons au suiplus donné auxdits commissaires , qui
» en vertu de notre commission, à eaux sur ce par nous faite , ont celé ordon-
M nances advisé, et donnons puissance d'adviser et ordiner, tousjoursà notre
w interprétation , record et correction , ce que bon et expédient leur sem-
» blera pour le prouffît et utilité du peuple communément, et aile lion-
)) neur des cité, pays et inhabitans. ))
Item, quant au dix-huitième et derain point, de part notredit très-redouté
seig"" oullredonné , contenant ces semblans parleirs : Item, vuet mondit seig»
avoir record se les mestiers en général ou en particulier puelent faire status ,
entrefaites ou ordonnances, en préjudice délie franchiese délie cité, ne aussy
de la haulteur et saingnorie de mondit seig"", en servitude des borgeois,
citaiens ou d'autres pays. A celi derain point, disons que de ce nous rappor-
lons au neuflième article délie paix de Sauze, ci-desseur escript, et n'en
trouvons autre choese.
Oullre et pardessus tous lesquels points susdits, dont nostredit très-re-
douté seig' at demandé recort, comme ci-devant appiert, ont lesdits maistres,
en leurs protestation faisant , demandé aouverture touchant le point faisant
mention des afforains bourgeoix et surcéans de pays, c'est assavoir se bour-
geois afforains ou surséans de pays astoient par les officiers de nostredit très-
redouté seig"" attenus ou traveilliés de leurs corps ou membres , anchois
qu'ilz fuissent par loy convainchus comment on en deveroil useir.
Considéré le paix de Fexhe , contenans que tous surséans de pays doyent
estre traitiés et menés par loy, à celi point et requeste, disons que de ce nous
rapportons alledite paix de Fexhe , au neuffième article délie premir paix des
Vingte-deux , et au troisième article délie paix de Sauzes , ci-desseur escripts.
Touttes lesquels paix faites , dont desseur est faite mention , nous sawons
et wardons par loy , hors desquels pour advertissement de leur contenu et
' Cfr. Louvrex , tom. I , pag. 49.
ANALECTA LEODIENSIA.
459
pour satisfaction des points et articles, oultredonnés par nostredit très-re-
douté seig*", de ce que nous en sawons et wardons avons extrait, et par nos
exprès , ainsi qu'ils gissent par escript, ce que dessus est contenu , et déclaré
voir, si avant que en si brieff temps que depuis que cedit recort nous fu re-
quis , avons eu terme et espause , et aussi selon nos petits sens et entendemens
avons poyu receuillir et mis l'un l'autre à mémoire , protestant et par exprès,
tant pour nous comme pour noz successeurs en office d'eschevinaige , que si
en temps future noz revenoient à mémoire ou à clartez , aucuns points con-
tenus esdittes paix faites, concernant ou louchant les points et articles susdits,
desquels notredit très-redouté seigneur al fait demandeir recort, plus avant
que ceux desseur déclarez , qui point ne fuissent déclarez en ces présentes ,
que deleis iceux point volons demeurer et demorons, pour valoir au proffil de
ce présent advertissement, nous pouvoir ne devoir préjudicier ou aucune-
ment touchier , ne y estre reprochiés à nos sérimens et honneurs , ors ne le
temps future; et tout semblablement se autres Chartres , paix faites, régimens,
status , ordonnances ou autres lettres , exploits , munimenls , servans à laditte
cité , bonnes villes et pays susdits , fuissent retroveis en aucun temps et noz
apparuissenl, servans à ces matières, comme aucunement lesdits maistres
nous ayent donné à cognoistre , que ils en doyent avoir aucunes , lesquelles
nous voroient coramunicquer pour bon advertissement, si avant que nous
icelles sauveriens et warderiens , sauvons et wardons par loy , et que point ne
fuissent aucunement recognues , déclareis ou expressées en ce présent avertis-
sement, nous voulons deleis demorer et y demorons plainement, et les voirons
et voulons deiz-maintenant pour adonques tenir et réputeirdeolleile force, vertu
et valleur , comme si elles fuissent par exprès contenues , déclarées et expres-
sées en ces présentes. Lequel advertissement ainsi par nous rendu que dit est
pardessus , saulff adès en tout la beninge correction , interprétation , attem-
pérance et émiudrement^ de notredit très-redouté seig'", de son vénérable
capitle et des membres et estais de ses pays de Liège et de Looz, comme
noz souverains, et de part cuy louttes lesdiltes paix faites, que nous sawons
et wardons, ont estez faites, ordonnées, construites, statuées et instablies,
Stas Chabot , souverain-mayeur de Liège , à la requeste de notredit très-re-
douté seig*" et de sondit vénérable capitle, mist en notre warde et rettennance.
1 Emmiudement , ou émidrement, amélioration , augmentation.
460
ANALECTA LEODIE.NSIA.
Ce fut fait et foiirporté en noslre |[>lain siège, sur le Deslroit à Liège, en chau-
feur, derier le sale saint Michiel. en présence de nosiredittrès-redoulé seigneur,
desdits vénérables seig" doyen et capitle délie engliese de Liège, et des mais-
Ires et grand nombre du conseil de ladittc cité. Et en témoing de vérité,
avons-nous, ly mayeur desseur nomé, et nous Libert Textor, bailly délie
cour de Jupille. Jolian de Coir, seig"* de Rameyoule, Gérard de Seraing,
seig"^ à Fraipont, pannetier héritable à monsieur de Liège, Johan Damesart,
Jacquemin de Loncliins, Johan délie Faloize, Jaques de Morèalmez, seig"" de
Landelieis, bailly de Thuin , Johan de Basloigne, escuyer, seign"" de Verines,
Johan de Souey, bailly de Condroz , Johan Persant de Warnant, Alexandre
Bérart, secrétaire ù notredit Irès-redouté seig"", Ameile de Veiroux , maistre
jadis delledite cité , et Tielman Waldoré , aussi maistre jadis d'icelledite cité ,
tous à ce jour eschevins de Liège, fait apprendre à ces présentes, noz pro-
pres scelz, en signe de vérité, sur l'an de grâce délie nativité Nostre-Seigneur
Jésus-Christ, WIIIÏ^ et LVIII , du mois de jenvier le neufFième jour.
archives de la province de Liège , registre du grand greffe
des échevins, n" 201 , f- 255 ver$o.
XXXIW
ADOUYERTURE OU KECORT FAIT SOUR REQUESTE DE LA CITÉ * (9 JUIN 1458).
A tous ceaux qui ces présentes verront et oront , nous le maieur et les
eschevins de Liège , salut en Dieu permanable et cognissance de vérité. Sur
ce que par vaillans et saiges Fastreit Baret Surlet, seig"^ de Chockier, et Gé-
rard ToUet, maistres pour le temps délie cité de Liège, Willeame Deschamps,
mambour delledite cité, avec plussieurs et grand nombre du conseil d'icelle
cité, partie faisans pour et en nom de laditte cité généralement, et en pré-
' Ce record des échevins est imprimé au t. II Le lexle que nous publions diffère considérable-
du recueil de Louvrex, pp. 36-î>l. Il s'y trouve ment de celui de Louvrex , qui semble avoir élé
intercalé dan» un aulre acte de Tannée lï)32. remanié et qui offre plusieurs lacunes.
ANALECTA LEODIENSIA.
461
sence de Johan Faber , mambour et en nom de très-révérend peire en Dieu ,
très-hault, très-puissant prince, notre très-honnoré et très-redoublé seig»^,
monsi^ Loys de Bourbon , par la grâce de Dieu, esleu-confirmé de Liège , duc
de Bouillon et comte de Looz , et aussi si que mambour, et en nom des vé-
nérables et très-honorés seig""*, doyen et capitle délie vénérable engliese de
Liège, par le vive voix dudit Willeaume Deschamps, nous ait puis nagaires
esté requis et demandé recort et advertissement de ce que nous sauviens et
Avardiens touchant certains poins par eaux oultredonnè par escript ez nos
mains, en nom et de part laditte cité, concernans loy, franchieses, privilèges,
libertés de laditte cité, paix faites, status, régimens, anchiens usaiges et au-
tres ordonnances ; ledit Johan Faber , mambour comme desseur , non con-
tredisant ne débattant que recort ne soy rendisse aile requeste desdits mais-
tres en nom delle cité , mais faisant solempnel protestation , si que mambour
et en nom comme desseur : premièrement, que nostredit très-redoulè seig»
ne sondit vénérable capitle ne soy vuelent loyer ne ouUredonner à nul record ,
que nous, les eschevins, polsissièmes donner de choese quelconque, que point
ne sauvons et wardons, et qui point n'est mise en notre warde, comme il ap-
partint: secondement, que point ne soy vuelent loyer à nul record , que puis-
sions faire encontre la haulteur et sangnorie de notredit très-redouté seig»" ,
et de sou engliese, sinon ensuiant franchieses et paix faites mieses en notre
^varde, comme il appartient.
Contre laquelle protestation, faite par ledit Johan Faber, en nom comme
desseur, ledit Willeaume Deschamps protestât, que laditte cité ne soy vuet
loyer et lachier à protestation , que ledit Faber ayet fait , et que le record
qu'ils demandent en nom de laditte cité , ils le demandent à avoir selon fran-
chieses, libertés, anchiens usaiges, et selon le paix de Fexhe.
Item , là-meisme protestât encor ledit Johan Faber , en nom comme des-
seur, que quant ledit record sera rendu , il en vorra avoir copie et jour compé-
tent, pour icelluy visenter et regarder, et s'il y treuve choese qui soit en
préjudice de notre très-redouté seig»^ et de sa vénérable engliese, il vora sur ce
alligier touttes les bonnes raisons qui servir poront à mondit seig' et à son
engliese.
Ayans entre nous eu plussieurs advis , conseil et délibérations sur ce, tant à
nos amis et conseilliers spirituelz et temporelz, comme autrement, ausquels
en semblans cas avons heyu de coustume et useit prendre ressort et conseil ;
462
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
463
sentdns la grande charge que en ceste partie nousastoit donnée , afin que pour
nous acquitter et à ung chacun faire de raison asseis selon ses pétitions et re-
raonstrances , et selon le sens et entendement que Dieu , notre créateur, nous
a donné et presteit en ce monde, Savoir faisons , que nous , meurement con-
seilliés et préavisés, avons dit et disons par ces présentes, que, bin veus et
considérez touttes Chartres anchiennes, lettres, paix faites, status, régimens
et autres ordonnances pour bonne pollice et le bin publique , par très-révé-
rends , haults , nobles et puissans seigneurs les princes et seigneurs, évesques
et esleus de Liège , prédécesseurs de notredit Irès-redouté seig' , par ledit vé-
nérable capitle de Liège et par les membres et états desdits pays de Liège et
de Looz ordonnées, faites , statuées et mieses en uarde de loy , et qui par nous
sont sauvées et wardées, si avant que mieux les avons poyu uardeir, compren-
dre et concepvoir, ne trouvons point que soions en manière nulle tenus, obli-
giésnelachiés à rendre recort, touchans les poinsànousoultredonné ne autres,
jasoiche que aucuns poroient vouloir dire et comprendre que si, ensi que ce est
plus expressément contenu en l'adverlissement par nous , aile requeste de no-
tredit très-rcdouté seig' et son vénérable capitle, derainement fait et rendu;
ainsy par icelles paix faites ne nous est donné quelque authorité, commission
ou puissance de faire aucunes interprétations, déclarations, aouvertures ne
glose sur lesdits paix faites, anchiens usaiges , coustumes , manimens ou pos-
sessions; mais trouvons par exprès l'interprétation, déclaration, aouverlure,
modération et attempérance d'icelles et de tout ce dont pouroit sourdre diffè-
rent ne engendrer question par mésentendement, touchant les poins contenus
et déclareis ensdittes paix faites, status, régimens, franchieses, privilèges,
libertez et autres anchiens usaiges, coustumes, manimens et possessions des-
dittes cité, bonnes villes et comon pays de Liège et de Looz, yestre par exprès
réserveis et retenus en l'authoritè, puissance et plaine cognoissance de notredit
très-redouté seigf , dudit vénérable capitle , et des autres membres et estats
desdits pays, et par conséquent à nous par exprès deffendu , pourquoy de nulle
aouverture, interprétation ou déclaration donner sur lesdits poins ne autres
i^quis par lesdits maistres et conseil en nom delledite citeit, prions très-affec-
tueusement qu'on nous vuelle tenir pour excuseis, car nous nous en déportons
comme de ce non puissans, et en renvoyons touttes personnes, à cui ce puet
estre nécessaire ou serat le temps futur, ausdits membres et estas, attaindu
par espécial, que par le contenu délie paix de Fexhe, que nous sauvons et tar-
dons par loy, est déclaré par mots exprès , que se la loy ou coustumes desdits
pays astoient trop larges ou trop estroites, trop foibles ou trop roides, ce doit
yestre en temps et en lieu attempéreit et modéreit par le sens de pays. Sem-
blablement à plussieurs autres paix faites, que nous sauvons et wardons par loy,
est contenu et expresseit, sauveit et réserveit, que se en icelles avoit aucuns
poins ou articles mal déclareis, mal aovers ou de doble entendement, dont
question ou différent suscitasse par mésentendement, en temps future, ce
dément* aile ordonnance, interprétation ou modération des conditeurs et or-
dineurs d'icelles paix faites , et non pas en l'authoritè ou puissance de nous
lesdits eschevius. Néantmoins, nous désirans obtempérer et obéyr aile re-
queste desdits maistres et conseil , en nom comme desseur , de tant que en
nous est , et que avons puet touchier et appartenir de ce dont de présent
avons mémoire , et que nous sauvons et wardons par paix faites , disons par
advertissement , que il nous recorde se avons et wardons par le contenu des-
dites paix , mises en nostre warde , et selon notre mémoire , et ce qu'il nous
constat de présent, quant ausdits poins oultredonneis de part lesdits mais-
tres et conseil , en nom de laditte cité, ce qui s'ensyet.
C'est assavoir quant au premir point contenant ses semblans parleirs : Fré-
mir, demande la cité avoir recort ausdits eschevins, s'ilz ne sont point sauvans
et wardans par loy , franchieses, anchiens usaiges , et s'ilz n'ont point cognois-
sance, par exploits qu'ilz ayent arier eaux, que avant le paix de Tongres, les
maistres délie cité de Liège et jureis aient estez par deleis leurs devantrains à
faire ou surporter les enqueste et jugier ensembles. A ce premir point disons
que rins n'en sauvons , car le plus grande partye de nous n'esloient à ceU
temps encor neis , ne aussy point eschevins ne grand'pièce après.
Item, quant au second point oultredonné de part lesdits maistres et con-
seil en nom de laditte cité , contenant ses semblans parleirs : Item , se les
eschevins de Liège ne tiennent point maistres , jureis , conseil et trengte-deux
pour ung des trois juges, et la cité de Liège souverain chieff d'iceaux maistres,
jureis, conseil et trengte-deux. Ad celi second point disons, que de ce nous
rapportons au premir article délie paix de Tongre, qui exprime les trois
principalz juges délie cité, duquel premir article le tenure s'ensiet de mot à
mot : M Et premir, au premier article, oultredonné par Mons% mention fai-
' Dément , demainl , demeure , manet.
t.
464
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
465
» sanl que les plaix ne soyent plus devant lesdils maistres, et que on ne plaide
» plus pardevant eaux, avons accordé, pour bin de paix et pour nourir paix
» et mettre et avoir bon régiment en laditte cité et pays, que d'ors en avant
» lesdits maistres cesseront , et plus ne soufferont à plaidoier pardevant eaux,
» ne pardevant les jurés, conseil et université de laditte cité, de nulz cas,
> touchant les héritaiges, testamens, convenances de mariage et bins de sainte
» Eglise , et d'exécution et d'autres cas , touchant aux drois et al loy spiri-
9 tuelle et temporelle , anchois en renvoyeront les partyes plaidoier parde-
» vaut les juges ordinaires, soit aux drois ou aile loy , qui de ce doyent avoir
» cognoissance ; mais d'autres cas, touchans les status , franchieses et libertez
» de laditte cité, et aussy de debtes et d'autres marchandises, nient touchant
* aux autres cas devant escripts, pouront lesdits maistres souffrir à i>laidover
> pardevant eaux leur bourgeoy qui plaidier y voront , et que cilz bourgeois
» qui y seront araisniés et trais e(i cause, soyent tenus de respondre, sains
» à eux à renvoier pardevant autre juge spirituele ou temporeil , se doncqs
» n'estoyent clercs notoires et gens bénéficiés de sainte égliese, et vefves dames
» et femmes à marier, qui point ne seroyent femmes marchandes: lesquelles
» personnes, s'ilz requéroient à estre renvoyés pardevant leur juges ordinairs,
> en tant que des cas louchant fais de debte et de covens, ledits maistres,
» jureis et conseil les deveront renvoyer, sains mettre allencontre aucun em-
» peschement. Et semblablement que les bourgeoys qui plaidier voront de
> debte, de covens ou de marchandises, puissent de ce plaidier pardevant l'of-
» cial ou le mayeur , et les eschevins ou les maistres de Liège , lequel que
» mieux leur plaira'. »
Item, quant au thier point, oultredonné de part lesdits maistres et conseil,
en nom de laditte cité , contenans ces semblans parleirs : Item requiert avoir
recortse ce qui est par ung des trois juges délie cité jugiet et déterminé, se
les autres juges ne sont tenus de remanir deleis tels jugemens et nient iceaux
retractyer. A celi troisième point disons, que semblablement nous en rappor-
tons au second article de laditte paix de Tongres , contenans celi second ar-
ticle ces semblans parleirs : c Item est semblaement accordé , que tous juge-
* mens et sentences rendues par les juges spirituelz et temporelz , touchant
» les cas dont ci-devant est faite mention , et aussy par les maistres et con-
' Cfr. Louvrcx, tom. II, p. 16, art. 1 et 2.
» seil de laditte cité, des cas dont ils aront selon ceste présente ordinance
» à cognoistre, deveront demoreir en leur forces et vertus, et ne deveront
» lidis maistres , jurez , conseil et université de laditte cité , d'ors en avant
» jetter nulz coraands sur les juges spirituelz ou temporelz, ou aile loy de
» pays. De aux partyes, advocats, procureurs ou mambours, des cas dont
» ils ont ou auront plaidiet, jugiet et sentenchiet , selon le contenu délie or-
» donnanche dudit premier article, affin que tous jugemens touchans aux
» drois, aile loy et az franchieses, demeurent enleurs force et vertu sains au-
» cunement à retraictyer ^ »
Item, quant au quattrième point, oultredonné de part laditte cité, contenans
ses semblans parleirs : Item requiert d'avoir recort si celi ou ceaux , qui va ou
vont contre les franchieses délie cité, doyent estre pugnis et corregiés , et s'ilz
sont pris et attenus, et coment, et silz ne sont pris et attenus, quelle miese
ilz sont tenus de payer, et là elles doyent aller. Ad celi quattrième point disons,
que de ce nous rapportons au recort rendu par noz prédicesseurs , au temps
de Wauthyd'Atin*, touchant lesquatorzes poins par eaux recordeis, car nulz
de nous estoient à celi temps esquevins , et en le fin de sixième article de celi
recort, touchant celi cas recordeit par nozdils prédicesseurs eschevins par
franchieses , si avant et en teile manire que fissent noz prédicesseurs , veu et
considéré que le letre sur ce faite comprend que les qualorse esquevins , nos
prédicesseurs, qui adont estoient, avoyent à icelle lettre appendu leurs propres
seels , avec le grand seel de la cité. Item aussy nous en rapportons aux aou-
vertures par la cité, maistres et conseil depuis faites, et à leure requeste mise
en notre warde , contenans entre autres ces semblans parleir : d Avons de co-
• mon assent , par meure conseil , bon advis et délibération , icelluy point
» et article général, en dit recort contenu t , et ossi le point de la paine et
» miese générale, en laditte lettre délie confirmation ci-devant déclareit, in-
» lerpréteit, spécifiel et déterminé, et est iiostre expresse intention et vou-
» lente , et par manire de status , avons ordonné , et par ces présentes or-
» donnons pour l'entretènement et conservation de bin comon, paix, honneur
» et proffit , et bon estât de notre cité et des bourgeois et inhabitans en icelle,
» que lesdits poins ci-devant contenus doyent tant seullement servir et être
» entendus sur tous ceux qui ont fait, et ossi sur tous ceux qui feront sédi-
' Cfr. Louvrex, loc. cit., art. 5.
2 royez ci-des»u8, p. 389, 391 et 400.
59
^
466
ANALECTA LEODIENSIA.
» lion, traison notoires, commetlemeol en la cité ou az champs, pour icelle
» trayr et avoir au bas et à leur volenteit et pouvoir, que lesdits crimes de sé-
• dition et traison noloirs , ensembles comises et perpestrées , sont les plus
» grands crismes et excès , dessus tous les autres , par lesqueils excès on ne
» puet plus (jrandement délinquer , faire ne aller allencontre des libertéz et
» franchieses de la cité , veu qu'ils tendent à désolation et exillement lamen-
> table des cités et bonnes villes , et des borgois inhabitans en icelles , clercs
» et lays avecqs leurs corps , femmes, enfans , bin, chasteis^, et avoir; est notre
B intention, statuons et ordinnons, pour éviter et obvier à touttes séditions et
» traisons notoires, commettement qui poroient advenir, que Dieu ne vueille,
» que tels qui ausi ont comis et perpétreit, commettront et perpétreront
» telles séditions et traisons notoires, comettement, soyenl attains et pugnis,
» oultre la pugnition de la loy du pays, à la paine et mise de cincquante
» marcs de fin or, tant de foys quante foys ce advenroit , selon laditte lettre
» de la confirmation de noz franchieses , attaindu que ledit recort des es-
» chevins contint que la loy ne franchieses délie cité ne les doit aidier ne
» valloir, voir entendu en tout ce que dit est le fait bin et justement proveit
» et advoey par bons témoins dignes de foy, de bon nom, de bonne falme
» et d'honeste conversation , et tout ce fours porté et jugié par loy ensuiant
» les franchieses délie cité. Et volons icelle interprétation et aouverture estre
» entretenue et observée par les eschevins de Liège, et aussy estre mise en
> leur warde, et est notre expresse intention que cette ouverture et décla-
» ration doit tant seuUement servir sur ceaux qui ont fait et sur ceaux qui
» feront sédition , et traison notoire , commettement , en la cité et az champs
» pour icelle traïr et avoir au bas et à leur volenté , voir le fait bin et juste-
> ment proveit, fours porteit et jugiet en le manire que dit, et nient autre-
» ment. Et avant ne voulons point que pour ce le haulteur et saingnourie de
j> nostre très-redouté Seig"" , Mons"" de Liège , la loy de son pays , les fi-an-
» chieses et libertés délie englise et cité de Liège , et les paix faites soyent de
» rins chengies , enfraintes ne embrisées , ains demeurent en leur force el
» vertu. Et partant ce soit ferme choese etestable, et à tousj ours mieux en-
> tretenue sans embrisier, avons nous les maistres, jurés, conseil, le grand seelz
' Louvrex donne Chaptetls , qui a le même par les parties intéressées , soit par des experts ,
sens que ch<uteit, chetel ou chevelage. C'est , dit et dont le profit doit se partager au temps con-
Roquefort, le bail des bestiaux estimés , soit tenu entre le bailleur et le preneur.
ANALECTA LEODIENSIA.
467
» de ladite cité , et nous aussy les gouverneurs et toutes les personnes et un-
» versité de tous les bons mestiers desseur-dils el chacun pour ly, les seelz
» desdits mestiers fait apprendre à ces présentes lettres en signe et corrobo-
> ration de vérité, sur l'an délie Nativité Notre-Seig»' Jésu-Christ, mil quatire
» cens et xxxvij , le x« jour du mois de novembre. »
Item, quant au cincquième point oultredonné de part laditte cité, conte-
nans ces semblans parleirs : Item requiert avoir recort se de grande antiquité
maistres, eschevins, jurez viez et nouvealz, n'ont point useit, et devant la paix
de Fexhe, qui ratefie les anchiens nsaiges , de ensembles et par une main
recorder les usaiges et coustumes délie cité , et leil record fait , icelluy tenu
vaillable par franchieses. Ad celi cincquième point, disons que rins n'en sau-
vons , car point n'estions neis ad celi temps, et à sorplus , quant aux anchiens
usaiges et costumes , nous en rapportons aile paix de Fexhe , et aussi au cinc-
quième point du record par noz prédicesseurs rendu ; mais depuis le Régiment
dernimenl ordonné , avons bin cognoisance que maistres et jureis ont estez
par deleis nous touchant aucuns cas en dit Régiment déclareis.
Item, quant au sixième point, oultredonné de part laditte cité, contenans
ses semblans parleirs : Item , requiert avoir recort se les eschevins de Liège ,
ne sont point tenus de donner conseil de touttes causes touchant aile loy pour
trois gros , soit qu'il en soient fait * chieff ou non , et s'il plaist aile partie de-
mandante le conseil de apporter sa cause par escript , ce dont il demande
estre consellié , s'ils ne le sont point tenus de le donner , et ^ ce qu'ilz en diront
se leurs clercs secrétairs ne sont point tenus délie donner signeit par escript
pour un gros , et là il giest par escript les amiables advertissement ou souve-
rainetés dont ils usent , dient ou jugent , et combien ilz en prendent ou doient
avoir par loy, paix faites et franchieses. Ad celi sixième point, disons que de
ce nous rapportons au dixième article délie lettre c'on dist az Articles , qui
contint le manire de donner conseil , et ne trouvons nulle paix faite qui con-
tiengne de donner les conseils par escript , qui soit miese en notre warde par
loy; et se donner les falloit par escript, se seroit en grand préjudice et as-
targes délie loy, el au domaige d'un cascun. Lequel diexième article delleditte
lettre az articles s'ensiet de mot à mot: « Item, voulons et ordinons que nosdits
» esquevins soient tenus de donner conseil à tous ceaux qui le requiéront, de
' Var. de Louvrex, tueit.
Var. à.
468
ANALECTA LEODIENSIA.
» tous cas louchant aile loy du pays dont requis seront, soit qu'il louche az
» communaltez de villes, à plussieurs personnes ou à une, de cascun cas, parmy
» trois gros tant seullement, sens plus avant prendre, demander ne rechivoir. «
Item, encor ad celi \f point, disons que de tous conseils dont chieff sera
eslevc' , point ne sera trouvé que nous prendons plus que trois gros, xij soux
pour le gros, jasoiche que ledit diexième article délie lettre az Articles nous
donne trois gros pour chacun conseil , dont les douze vielz gros tournois sont
exlimez à ung florin de Florence , nonobstant que n'ayons pris jusques au
présent que xii soux pour le gros , mais bin est vérité qu'il advient aucune fois
que quant aucune personnes ont aucun plaidoyet aile main , dont plait n'est
encor point esmeu , et lesquelles personnes n'ont point voulentier plait à leurs
proismes ou amis , ou pour eskiver les grans fraix et costenges de porsuivre
les plaids, viennent pardevanl-nous en demandant conseil et aprise , et pour
sçavoir de nous s'il sauoyent bon droit et action de parsuivre leur cause, qui
est touchante aucune foys à testamens, convenances, eskéance ou autrement.
En celi cas, prendons notre vin raisonable , assavoir dix hayes, qui monte au-
cune fois à chacun de nous, une haye xvij soulz ou trois labayes, l'une fois
plus l'autre moins. Et ainsy l'avons appris à nos devanlrains, et useil et usons
présentement, et tenons et créons que faisons grand plaisir aux partyes, pour
eskiveir les grandes costenges de parsuir les plaids , et voriens bin que jamais
ne vyssimes à prises, se nous aviens ce que laditte lettre az Articles nousdonne,
qui touchant celi cas n'est point modéreit.
Item, quant au septième point de part la cité oultredonné, contenans ses
semblans parleirs : Item , requiert avoir recort le manière comentilz, les esque-
vins , entendent et interpréter vuelent ung point contenut et déclaret en pro-
hème du recort par eaux nagaires rendu aile requesle de très-révérend père
en Dieu , très-haut et très puissant prince et noslre très-redoulé seig"^ mons»"
de Liège, lequel point ou clause en briefiF contint telz et semblans parleirs:
« Ne trouvons point que soyons en manière nulle , tenus , oblégiés ne lachiés
à rendre recort touchant les points, à nous oultredonnés ne autres, jasoiche
que aucuns pouroient vouloir dire et comprendre que si , veu que par noz
prédicesseurs le semblable doit avoir esté rendu aile requesle de la cité le
manière comment ce advine, constatasses à y plusieurs, etc. » se demande s'ils
»
))
»
u
* Var. serat esleveit.
ANALECTA LEODIENSIA.
469
sauvent par loy ou wardent que icelluy recort fut rendu par force ou par
constrainte , contre loy , franchieses et paix faites , ne s'ilz treuvent ledit recort
qui fut fait l'an XXX ' , pour bon de vertu et de valeur. Ad ce septième point
disons que nous l'entendons, en bien considéré que nulz de nous n'estoit , à
celi jour dudit record rendu par nos prédécesseurs, point eschevins. Au sor-
plus deceluy point, demorons deleis le adouverture, par les membres et estât
sour ce faite et a ouverte, laquelle s'ensiet de mot à mot, en teilz parleirs :
« Iceluy point et copie de instrument déclarons et recordons , sauvons et
» wardons si que franchise, selon le aouverture et déclaration desdits trois
» membres. Assavoir qu'il soit entendu en bonne manire et sains fraude ne
» malengin , et fourmis et oisteil mauvais usaiges, malices et senieslre enten-
> démens , voir en wardant le haulteur de mons"" , les franchieses et libertés
» délie englise, et les franchieses des bons bourgeois de laditte cité et banlieu ,
> et aussi en binfaisant. C'est à entendre, que nulles d'icelles franchieses
» ne soient servante ne aidantes à celi ou à ceaux qui sur l'ombre et occasion
9 d'icelles franchieses diroit ou diroient , feroit ou feroient , mal ou excès. >
Item , quant au huictième point oultredonné de part laditte cité , contenant
ses semblans parleirs : Item, requiert avoir record , s'ilz sont sauvans et war-
dans le lettre c'ondislaz Articles, faite du temps mons>" Englebert délie Marche,
veu quelle est scellée par leurs prédicesseurs, des raayeur et esquevins de
Liège. Ad celi huictième point, disons que nous demorons deleis le plus
grande partye d'icelle lettre , veu et considéré qu'elle nous est commandée
à warder à perpétuiteit par le seig»" , aile requesle délie cité et bonnes villes ,
et aussy du vénérable ca pille de Liège , sauveit les modérations qui depuis
puelent sour ce avoir esté faites.
Item , quant au neuffième point oultredonné de pari laditte cité , conte-
nans ces semblans parleirs : Item , s'il plaisl à très-révérend père en Dieu ,
l'évesque de Liège ou esleu , de faire forgier monnoie , comment on les doit
forgier , ne à queil prix , et se ceaux qui consellienl le seigneur de faire for-
gier autrement que loy enseigne , et que ceaux qui le forgent , forfonl , et
quelle peine ou miese ils doient recepvoir et avoir ou payer? Ad celi neuffième
point , disons que de ce nous rapportons à l'onzième article du recort , par
nosdils prédicesseurs rendu , contenans ses semblans parleirs : « Item , à l'on-
* Foy. dans Louvrex , tom. II , p. â9, le record de 1450.
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ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
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zième article faisant mention, assavoir ce que li esquevins sauve et warde
des monnoies , et ossi de ces diverses monnoyes qui courent et pouroient
courir le tenops advenir, pour résister aux grands et horribles domaines ,
qui y sont ou pouroyent encor advenir, se pourveu n'y estoit, disons et
recordons , sauvons et wardons ce que à ceste cause en est escript et con-
tenu en Paweillar^ Itena , contint ledit Paweiilar, touchant ladite raon-
noye, ces semblans parleirs. C'est en queile manière le monnoye doit estre
wardée : premir , li estraig;ne hons doit livrer fin argent aile monnoye pour
xxij soubz, et le chambgeur le doit livrer pour xxij soubz et deuxdenir, et
ne le puet le chambgeur ailleurs^ vendre que aile monoye. Item, des Lié-
geois fait 2 doit monter sur le marc xxij soulz et viij denier liégeois. Item,
doit avoir en le marc de liégeois d alloy iiij denir*, et de chy à cincqs denir^
et un cop, li monoyer est attaint de son-honneur. Item , doit-on de six
marcs les cinque faire mailhe , se doit monter sur le marc xxiij soulz , on
le doit crier le jour de Saint-Gille, et le doit livrer au mayeur et aux es-
chevins le jour le Saint-Denis , li cambgeur, et le monnoyer doit prendre
sur son honneur , qu'il fera le monoie bien et loialement à teile loy que li
esqueviens warde. Item, il doit jureir sur sains qu'il le fera tailler éwalle-
ment après; le cambgeur, qui warderat les congnes, doit jureir sur sains
qu'il warderat bien et loialement , et se saierat les denier , s'ils sont de
droit poix et s'ils sont tailliés éwalement. Item, doit seoir li cangier, touttes
heures que onfeirat en cogne, deleis les coignes, et quant on arat ovreit,
il les doit reprendre et mettre en leur coffre, doit avoir le coffre deux
cleffs , et doit avoir le cangier quattre denirs le jours quant on feirat en
coingne , et ne le puet le changier que on eslira escondir. Et toute en teile
manière doient ouvrer et prendre li monnoiers et li chambgeur de Huy ,
de Treict et de Herstal , comme dit est, et venir prendre les monnoier sur
leurs honneurs , et li cangier jurer à Liège pardevant le mayeur et les
eschevins de Liège. — Et encor touchant le m&noye :
t Quant l'évesque vuet faire monoie à Liège, en son eage, le puet faire et
» celi puet-il maintenir toutte sa vie et autre nient , et le doit warder li es-
' Pawelhar ou Pavillart. Voy. le record de
1430, Louvrex, tom. II , p. 35, art. 15.
2 Louvrex lit : alhors.
3 Le mot fait n'est pas dans le texte de Louvrex.
* Louvrex ajoute : et obole.
^ Louvrex intercale ici : il te passe cincq deniers.
> quevins de Liège, il le doit faire crier le jour Saint-Giele , et doit cour ' pre-
» mier le jour Saint- Denis ; et se il ainsi ne le fait, il ne puet coure toutte
» Tannée après ensuiant, et se il le fait ainsi qu'on ne puet acheter le marc
» de fin argent plus que xxij solz d'icelle monnoie, et si puet le sire ens
» mettre de chy à siex deniers au plus , et plus n'en doit trouver li esque-
» vins à l'ensay , et si doit d'icelle monoie monter sour le marc passant xxiij
» soulz iiij deniers moins ; ce sont xij deniers liégeois par tout , que li sire et
» li ovrier ont de marc , et plus n'en doyent-ils avoir ne sire ne ovrier , ne
» par déchay, ne par seignourie , ne par costengne , ne par nulle autre rai-
» son. Et puet-on ouvrer de cuns ^ pris à Liège, à Huy, à Herstale, sains
f plus, et à Liège devant trainetier ', et le doyent tous cilz qui louront pren-
» dre à ovrer et warder bin et loyalement , ainsy comme dit est desseur, sur
» leur honneur et pardevant les esquevins de Liège, et ne doit-on ne ne
> puet-on à autres deniers marchander dedont en avant que elle sera faite
> ainsi; et qui en sera repris, à vérité enquis par les esquevins, il payeroit
» vij solz, et le premier jour que li monoie cour à Liège, en doit avoir chacun
» des esquevins xij aidans liégeois, que on leur doit donner par droit et par loy
» délie novelle monoie. >
Item, quant au dixième point oultredonnè de part la cité, contenant ses
semblans parleirs : Item , requiert avoir recort se li citains de Liège et les
bourgeois dedens le banlieu doient tailles ne escot, ne ost ne nulle chevalchie ;
et s'ils le doient par quelle manire ne par queil fait ce est. Et ossi se on puet
dedens tous les pays de Liège et de Looz ou leurs appendices attenir les des-
seurnommés bourgeois , se premir ne sont convenckus par jugement d'es-
chevins ou d'hommes au cas afférant , et s'ils doyent esdits pays tonluy * ne
maletote. Ad celi premir point', disons que de ce nous rapportons aile paix
du roy Philippe, az premir, septième et quattorsième articles ^, lesquels articles
s'ensivent de mot à mot : c Ly citains de Liège , ne doyent ne taille, ne escot,
» ne ost , ne nulle chevalchie ; mais se aulcun chastea délie englises, des mai-
» sons deffensables, est assis ou saisis par ennemis, ly évesque premire-
» ment doit mouvoir ses armes par quinses jours avec les aisnès chevalliers**.
' Louvrex écrit : tout premier.
' Ibid. : chascuns.
' Ibid. : devantrainement.
^ Ibid. : thoHmy.
* Cfr. Louvrex , t. I, p. 2 , où se trouve le
texte latin de la charte accordée aux Liégeois en
1208, par Philippe II , roi des Romains , art. â.
^ Le texte latin porte : cum auxiliis , suis
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ANALECTA LEODÏENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
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> bourgeois et gens de ville, pour oister les ennemis ', et pardedens ces
» jours, li évesque doit le besoigne devantdite nunchier aux citains de
» Liège, et mander qu'ils soyent appareilhiés , si que , se mestir est ou be-
» soing, que après ces quinses jours qu'ils puissent venir en son ayuwe.
» Et se li quinzaine passe et li besoing ne soit amendée, li évesque de Liège
» doit envoyer le lige voweit ^ délie englise, assavoir le voweit de Hesbaio
» avec quarante chevalirs, liquelz armez, en la devanldilte grande église pren-
» derat i'estandart Saint-Lambert , et jurera ens sains que celuy portera-
» il féablement, et ne le lairat, se mort ou prison ne l'encombre; et en teile
» manire il doit conduire l'ost de Liège et mener jusques au lieu où li éves-
» que sera , et là demeurront li citains en armes avec l'évesque , si longement
» que, se Dieu le consent, cil forfait sera amendié à l'honneur de l'église et
» de l'évesque. Li citain de Liège ', tant qu'il vora ster * en justice pardevant
» le mayeur et les eschevins, ne puet estre trais pardevant plus grande jus-
» tice. On ne doit^ prendre nul cilain ne tenir sains jugement des esche-
» vins. » Item , ossi nous rapportons touchant celi premir article aile paix de
Fexhe, qui contint coment chascun doit estre meneis et traitiès par loy et par
jugement des eschevins ou d'hommes , selon ce que à chascun et au cas a(^
fier rat.
Item , quant à l'onsième point , oultredonné de part la cité contenant ces
semblans parleirs : Item , requirt avoir recort pourquoy on doit plus de unne
œuvre de loy à faire desseur neuff ou dix muis de spealte que dessous. Ad
celi onzième point , disons que de ce nous rapportons aile huictième article
délie modération délie paix de Tongre , qui de ce fait exprès mention , et
ainsi le trouvâmes les plus aisnés de nous, quant nous viemmes en l'eschevi-
nage et le userons ainsi, puisque loy le nous donne, jusques atant que ceaux
qui ont les paix faites le nous defiFenderont. Lequel huictième article del-
ledilte Modération s'ensiet de mot à mot : c Item , que des jugement qui
» sont et seront rendus par les esquevins de Liège , ne d'autres œuvres ou
» approuvances qui soy feront pardevant eaulz^ ilz lesdits eschevins ne puis-
> sent escondir à donner sur ce leurs lettres, se requis en sont, parmy douze
mililibus , ce qui me fait supposer qu'il faut lire d'une terre ou d'un bénéfice.
ses aiuwes. 3 Louvrex, i6ic/fm, art. 7.
* Louvrex : les advenus. * Sler ou steir, être, demeurer, se tenir droit.
^ Voweiif celui qui a l'avocatie ou la défense * Louvrex , ibidem, art. 14.
» viez gros tournoy, telz que la nouvelle Loy contint, assavoir les douze gros
» extimés à ung florin de Florence, payant à eux tant seullement, et se le
> cas requiert que le mayeur y ait à scelleir, qu'il ne le puisse semblable-
» ment escondir parmy siex semblans gros ou monnoye à ce pris revenant.
» Et ly autres esquevins des frankes villes soient contens de sept gros , en-
> semblés. xij soulz pour le gros, et ly mayeur de deux semblans gros, et
> toutes autres courts hautes et basses parmy cincque semblans viez gros
» tant seulement; ens compté le parchon de mayeur, et plus avant ne puissent
» demander, pour quelconque lettres qu'ils ayent à sceller d'ors en avant,
> et quant telles approuvances soy feront, que les parties y soient citées ou
> adjournées ' suffîssament exaraineis, et soit lyct^ publement ce de quoy il
» deveront témoigner pardevant la justice et les parties, et se les parties
» vuelent celi jugement faire registriez en papier desdits eschevins, on ne leur
» poura semblablement escondir parmy siex semblans viez gros tournois ,
» payant à eux, et Tescripture de leur secrétaire selon la quantité de son
» labeur '. »
Item , quant au douzième point, oultredonné de part la cité, contenant ses
semblans parleirs : Item demande avoir record auxdits esquevins, s'ilz sau-
vent et wardenl par loy qu'ilz puissent faire aucune ordonnance ou entrefaite,
entre eaux , autre que le seriment qu'ilz font en capitle , et s'ilz le sont sauvans
ne wardans qu'ilz recordent là li puissance les en a esté donnée, soit par
paix faites ou autrement, et avec ce que touttes les ordinances qu'ilz en ont
fait ou ont entre eaux , le soient recordans , par quoy le seigneur, le capitle ,
les nobles, povres gens et tous autres sachent dequoy ilz soy doient garder.
Ad celi xii« point, disons que rien n'en sauvons par paix faites autre que le
seriment que nous faisons en capitle à notre novelle institution; au sorplus,
n'avons seriment ne ordinance entre nous , qui puisse à nulluy préjudicier ne
grever , car il ne louche seulement qu'à notre governe et bonne fraternité
maintenir en honneur, tant de maislres eschevins à faire, comme de toutes
nos autres governes de toute l'année.
Item, quant au traisième point, oultredonné de part la cité , contenant ces
1 Louvrex intercale ici : ausqueles il en np- Paix de Tongres ne se trouve point dans la pièce
partenrat , et ly tenons ou tesmoins. que Louvrex intitule , autres avis et modérations
2 Lu , lectus. sur la Paix de Tongres qu'on dit des Seize, t. I ,
3 Ce huitième article de la modération de la p. 401.
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ANALECTA LEODIENSIA.
semblans parliers: Item s'ilz sauvent et wardent, par loy , quant une personne
aurat fait ovrir et tesmoçnir un testament par devant eaux, et la personne ait
payé les drois de tesmoignage, se il est tenus de en prendre lettre et en payer
les seelz, suppossé que on use de prendre les droits des seels à oyr les les-
moings. Ad celi traizième point disons , que de ce nous rapportons à ceaux
qui les font approuver, et à cuy il touche, qui eux-meisme en demandent let-
tres, et quant ilz le demandent, nous ne les poons escondir de donner par-
my tels droits comme les paix faites continent , ainsy que dit est pardesseur
endit huitième article délie paix de Tongre.
Item , quant au quatorzième point, oultredonné de part la cité, contenant
ses semblans parliers : Item qu'ilz recordent queil sériment lesdits eschevins
de Liège font faire aux parliers , quant ilz vinent pardevant eaux de primire
fâche, ne là il gist par escript qu'ilz le sont tenus dclle faire. Ad celi quator-
zième point , disons que de ce nous rapportons à ce que eaux-meismes les
parliers en savent , et ce que fait en at esté jusques à celi jour , ce est pour le
plus grand bin d'un chacun , et aussi nous en rapportons au xxxviii« et derain
article , délie modération délie paix de Sauzes, lequel article contint ses sem-
blans parliers : t Item , afin que ly loy soit éwalement jugié, oussy bien au
povre comme au riche , et que tous jugemens puissent procéder raisonna-
blement , sains corrompre les juges par dons ne par promesses , et pour
ces meismes juges warder de touttes suspicions de loyer à prendre en tous
cas de jugement, nous statuons, ordinons et commandons que tous li es-
quevins de Liège, qui ors sont, et li alluent desseurnomé, toutefois que
receus seront et tous cilz des esquevins et alluens qui après venront, seront
tenus de comparoir pardevant nous ledit capitle, et jureront sur sains , avec
Tanchien sériment accoustumeit, leurs mains touchiés sur les saintes éwan-
gels, que jamais par eaux ou par autruy, ne feront traitié, convenances,
pactions, ne marchandises de nulz lowiers ne bienfais à recepvoir à nulle
des partyes qui aront à plaidyer pardevant eaux , ne à aultruy, en leur nom
ne pour leur cause , devant le jugement ne après, et ne renderont nulz ju-
gement , ne rechargemens aux courts prendantes chieff à eaux , se les par-
tyes plaidantes et leurs parliers n'ont anchois jurés publement sor sains ,
ly une en présence de l'autre , scelle y veut estre , et de tous autres là pré-
sens qui oyr le voront, que chacune d'elles les partyez et parliers tint et
croit avoir juste querelle , et qu'ils n'ont donné ne promis pour celi cas par
ANALECTA LEODIENSIA.
475
» eaux ne par aultruy, ne feront donner, ne promettre, devant ne après le
» jugement, or, argent ne joweaux , qui vaille quattre denirs ou plus, à
» personne nulle, dont li profRt puisse parvenir aux jugeurs qui en ont à ju-
» gier. Et tel et semblant sériment feront tous les autres courts de haulteurs
» et tenans des cours jurées, usantes délie loy de Liège, en leur novelle rè-
» ceplion, et le feront faire les parlyes et parliers plaidantes pardevant eaux. »
Item, quant au quinzième point, oultredonné de part la cité, contenant ces
semblans parliers : Item requiert d'avoir record queil salair chacun parlier,
portant le reisne d'une partie à loy , doit avoir pour sa journée, et se plus en
prendoit. quelle peine il y appartiendroit, et avant, se aucun parlier, doit
faire paction ou avoir ou attendre parchon, es causes qu'il deffenderoit, et
qui se feroit, sur queile peine? Ad celi quinzième point, disons que de ce
nous rapportons aux cincqz , six et septième articles délie modération délie
paix de Tongre, qui continent ces semblans parliers : < Item , que nul avant-
» parlier ne puisse avoir , ne demander pour lever une loy de forche, que
» deux viez gros lournoix , et pour aydier passer une loy de forche , que
douze viez gros tant seulement , xii souz payemens pour le gros comp-
tant, et pour celi salaire, ne le puist escondire ly parlier qui requis en
sera. Item, que nuls avant-parliers ne puist, pour son salaire de quelconque
conseil, qu'ilz prendent pour autruy demander , ne avoir que gros et demy ,
lel que devisées sont tant seullement , et s'ilz escondissoient à dire parolle
à ceaux qui les requerroient, queli justice où ce advenroit, ne les laissassent
dire nulle parolle devant eaux , dedens deray an après ensuivant. Item ,
que tous avant-parliers qui au présent, mal cortoisement et indiscrettement,
abusent de leurs salairs, soyent tenus de servir de leur mestier, tous ceaux
qui le requireront maiement, en lieu là telz parliers seront surséans, et
parmy salair competlent et raisonable, au décret de juge là li plait pen-
dera ; et en cas où ons les voroit raeneir au défour du lie,u là ilz seroient
sourséans, ons ne les en poroit constraindre , s'ilz n'y voloient aller de leur
gré. Et semblablement se aucun parliers astoit mambour ou demoré du
conseil délie partie adverse, il le poroit escondir en cas où il oroit autre
parlier en justice, mais s'il n'y avoit nul autre , adont que requis en seroit,
il ne le poroit bonnement escondire , affin que cil qui l'en requerroit ne
fuist point négligiel ou endommagiet par sa défaulte. »
Item , quant au saizième point, oultredonné de part la cité , contenant ces
476
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
477
semblans parliers : Item , demande avoir recort si ly officiai de Liège , selon
le régiment et paix faites, n'est point tenu de jurer le régiment et paix faites
selon franchieses, et ce qu'ilz en sauvent et wardent , et lesquelles paix faites
il est tenu de jurer. A celi saizième point , disons que de ce nous rapportons
aile conclusion de régiment contenans entre autres, ses semblans parliers :
« Et que ces dites ordonnances , nous les évesque de Liège et comte de Looz ,
» ferons jurer notre officiai de Liège , lemayeur et les eschevins de Liège ,
» desseurnomez , qui ors sont et qui après seront , en leur nouvelle institu-
» tion. Et semblablement , nous ladite université ferons jurer chacun an les
> maistres, jurés et gouverneurs de ladite cité, qui ors sont et qui après
» seront, en leur nouvelle institution, au jour délie fiesse saint Jacque et
» saint Christofle , en jurant solempnement sor sains, que d'ors en avant cha-
» cun de son office usera de ce que à luy affiert selon les ordonnances devant-
• dites , et que jamais contre ces présentes ordonnances ne venront ne pro-
» curront à venir, par eaux ne par autruy, en secret ne en appeirt en aucun
» temps advenant, sains malengien. Et partant que nous voulons ces ordon-
» nances mieux corroborer et enforchir, nous Johan, évesque, notre grand
» seelz, nous le vice-doyen et capille notre grand seel, et nous les maistres
» et esquevins, li jurez, conseil et toutte li université, etc. ^ » Et aussi nous en
rapportons aile premir introïte délie paix de Tongre ^, c'on dist des Sauzes ,
qui contint entre autres comment li officiai de Liège, fut ung des saizesappai-
sentés d'icelle paix , et aile conclusion d'icelle meisme paix , contenans entre
autres, comme li officiai de Liège, pour cause de son office, soy est oultre-
donné de user de laditte paix et de sceller à icelle, ansy que plus à plain est
contenu en laditte introïte et conclusion delle prescripte paix.
Item, quant au dix-septième point, oullredonnè de part la cité, conte-
nant ses semblans parleirs : Item , requiert d'avoir recort queil sériment les
seigneurs delle vénérable englise de Liège sont tenus de faire faire un éves-
que de Liège ou esleu , à sa nouvelle institution , oultre les anchiens sérimens
selon les paix faites depuis la paix de Fexhe. Ad celi dix-septième point, disons
que de ce nous rapportons aile conclusion delle paix de Fexhe ' , qui fait men-
tion de sériment que les seigneurs de capitle doyent faire faire ung évesque
* Cfr. Louvrex , tom. I , p. 49 , art. 57.
2 Ibid., tom. II, p. 13-23.
3 Foy. Louvrex , lom. II , p. 144 , arl. 9.
de Liège , et se plus avant en fait ou doit faire sériment , de ce nous rappor-
tons ausdits seigneurs delle vénérable englise de Liège , qui le doyent ou pue-
lent avoir en leur livres à Chartres.
Item , quant au dix-huitième point, oultredonné de part la cité , contenant
ses semblans parlers : Item, requiert d'avoir recort se depuis la paix de Fexhe
ils n'ont nient cognoissance , que les membres et estas de pays de Liège et de
Looz ayent fait quelconque aoverture , que monseigneur de Liège ayet autre
haulteur en pays , que ladite paix ne contint , et se aoverture en a esté faite ,
là ce gist par escript et ce qu'il contint. Ad celi dix-huitième point disons que
rins n'en sauvons autrement que ce que les paix faites , ordinées depuis la paix
de Fexhe , en puelent contenir.
Item , au dix-neuffième et derain point, oultredonné de part la cité , conte-
nant ses semblans parleirs : Item , demande à avoir recort quelz gens et quelles
personnes mons»" de Liège doit mettre à officiers dedens le pays de Liège et
de Looz, et prendre et avoir de son conseil , et tout ce qu'ils sont sauvans et
wardans comment les procureurs se doyent user selon loix, paix faites et fran-
chieses. Ad celi dix-neuffième et derain point , disons que de ce nous rappor-
tons aile premir /?ai> des œxii^, az sixième, septième et huitième d'icelle, con-
tenant ces semblans parleirs : t Item , sommes encor accordeis et semble rai-
» son que en tout li autres casteaz et fortresse de l'église et pays , soyent et
» seront d'ors en avant à tousjours par nous li évesque et nos successeurs mis
» chastellains de bon estât, delle nation du pays, qui ayent en pays leurs
> bins, proismes et amis, et soyent telz que on les puisse resuyr, s'ilz en
» faisoient riens contre l'église et pays delle évesqueit , et fâchent le séri-
» ment anchien et qui est accoustumeit et contenu ens livres des Chartres
» delle englise. Item , sumraes encor accordeis et semble raison que nous ,
» li évesque d'ors en avant ferons et metterons tous noz officiers bonnes
» gens et sages , neis et bin adhèritez en pays delle évesquet de Liège et conté
> de Looz. Item , sûmes accordé, pour bin de paix, et pour mieux gouver-
> ner le pays , à droit et à loy , que nous ly évesque arons d'ors en avant, et
> tenrons de notre conseil bonnes gens et saiges delle nation de pays , et que
1 Ce n'est point dans la première, mais dans par Lourrex. Voy. t. II, p. 148, du Recueil det
la seconde Paix des xxii que se trouvent ces ar- éditt.
ticles. Ils forment les n«* 7, 8 et 9 du texte donné
478
ANALECTA LEODÏENSIA
ANALECTA LEODÏENSIA.
479
» par leur conseilz gouvernerons tout le pays deublement. » El louchant
les procureurs , de ce nous rapportons alledille paix de Tongre et aux autre
paix faites et parespécial, aux xi«, xii« xiii», xiiii», xV, xvi», xvii«, xviii», xix«,
xx% xxi% xxii« et xxiii« articles delleditte paix de Tongres, contenant iceux
articles ces semblans parleirs * : c Item , est accorde sur le rëformalion des
> cours spirituelz, pour eskiver le vexation et travail du comun peuple,
» et pour eaux warder de domaiges , les points qui s ensuienl : Premire-
> ment, que monsieur de Liège, li seigneur prévost et autres archidiakes
» soyent contens de nombre des procureurs de leurs offices , assavoir, mons'
» de Liëge, de quinze procureurs, et chacun desdits prévost et archidiak
» d'ung procureur , ainsi et en la forme qu'il est contenu en le réformation
» des courts de Tofficial de Liège, des prévost et archidiakes faite par bonne
> mémoire jadit référend père en Dieu, monsieur Adulphe délie Marche,
» jadit évesque de Liège. Item, que ledit procureurs, anchois qu'ils soient
» admis à l'office de procuration, jurent solempnement sur sains, que leur-
» dit office ilz feront bin et loyalment, et que sans cause ou raison n'appel-
» leront en justice ou traveilleront nulz subgetz délie cité, pays, ou diocèse
» de Liège. Et avec ce , jureront le sériment contenu en registre desdites
» courts , et lequel sériment deverat estre fait en plaine court en présence
» des juges. Item, que aile office délie procuration des offices devantdites,
» ons ne admetterat fours que honnestes, discrètes et feables personnes,
» et se nulle en y at qui ne soyent telles personnes , que tantoist sains dilay
» ilz soyent oystez de laditte office, sains jamais à ravoir. Item, que s'il est
» plus de procureurs de laditte office que le nombre desseuredit, que celi
» sorplus soit oisteit sains nul dilay , et que nulz procureurs d'office ne puisse
j> avoir ung sub-procureur dessouz ly. Item, pour obvier aux malices desdits
» procureurs , et affin que ly excès , ainsi que famé at alleit allenconlre
» d'aucuns d'eaux , ne soyent point concelleis ne les bonnes gens traveilliez,
• ains le sceu de leur juge ordinaire, anchois que lesdits procureurs oizent
» citer quelconques personnes sur son excès, que lidit excès soit mis et re-
» gislreit en registre desdils juges. Item , que nulz procureurs d'office ne
» soit sy hardy de envoyer citation sur excès , à nulle personne quelconque,
» se laditte citation ne fait expresse mention des excès que tels gens |>oroient
• Cfr. Louvrex, lom. II , p. 19, où ces articles portent les n»» 18-54.
» avoir fait, afin que les partyes aussi citées puissent avoir conseil et délibé-
» ration de respondre , sans eaux parjurer , et de procéder avant en eaux
» deffendant, et s'ansy ne le font avant qu'ilz soyent cileis, que les procu-
» rcurs soyent tenus d'eaux rendre leurs dispens. Item , que au plus brieff
» et sans longe dilalion les causes desdits procureurs d'offices soyent termi-
» nées, et si lidis procureurs d'office ne pruevent clairement leur intention,
> que sans nul remède ilz soyent condamnez contre les partyes d'eaux ren-
> dre leurs despens. Item, supposeil que lidis procureurs citent par les ma-
» nires desseurescriptes, si est encor accordeit que les partyes, citées sains
» prolongement , fraude ou dilalion , soient au jour délie citation expédiées
» et délivrées ; et se oultre ledit jour par le conseil * desdits procureurs qui
» ses articles n'aroit point appareilliez, les convègne targer ou demorer, que
» ce soit aux despens dudit procureur, et que des despens à payer , ledit
» procureur soit deskéus ^ sains nul remède. Item, comme aucuns procu-
» reurs desdits offices soyent griefvement ^ diffameis d'avoir soldier, manne-
» cheurs et bourleunt, qui les partyes allenconlre d'eaux citées, quant ilz
» vinent à leur jour, travilhent, tant en corps comme en désordinés extor-
» sions d'argent , est accordé que , sceu la vérité desdiles choeses par leur
> juge compétent , sains nul délay , que les coupables soyent tellement cor-
> régies , qu'il tourne à toulte personne exemple , et oultre ce , qu'ilz soyent
» de leurdile office priveis perpétuellement. Item, que du salair desdits pro-
» cureurs d'office et de quelconques autres , les procureurs soient contens et
» ne soient si hardis de plus prendre pour leur salaire que taxe qui est mo-
» dérée et taxée en ladite réformation de bonne mémoire le jadit monsieur
» Adulphe délie Marche , assavoir pour chacune liwelle * ung birman , et
» les autres labeurs selon le quantité des causes , et aile ordonnance et arbi-
» Iraige de leur juge compétent selon laditte modération. Item , que sem-
> blablement soit observeit , tant aux sentenchiers comme aux articuleurs ,
> notaire, auditeurs et appariteurs desdittes courts. Item, affin que les bon-
» nés gens qui plaidoier voronl en aucune desdites courts, soyent par leurs
» procureurs raisonablement traitiées, et qu'ilz soyent plus obligés de loyal-
> ment servir les parties, pour lesquelles ilz seront procureurs, si est accordé
' Louvrex , coulpe.
3 Idem , destrains.
^ Louvrex, aucunement.
^ I()em, chacun lieu ung birmanne.
,,>•-
80
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
481
que nul ne soit d'ors en avant reçue à procureur en nule desdites courts ,
s'il n'est suffisament examinez , qu'il soit ydoine , et jure solempnement
sur sains, que bin et loyalleraent et au plustost qu'il porra, il laburrat en son
office, affin que les partyes desquelz ilz seront procureurs, puissent avoir
bonne et briefiF expédition , et ne quierront en nulle raanire ocquison de
prolongeir, pour fraude ou raalengin, les causes de leurs partyes, laquelle
choese se ce faisoient , ilz deveront rendre aux partyes les fraix de tel pro-
longement sans remède , et faire avant au décret de juge. Item, comme il
soit expédient pour le utillité des habitans délie cité , pays et diocèse de
Liège, et accordant à raison, équité et justice, que les causes par espécial
qui point ne montent à grande somme soient menées, déduites, déclarées
et déterminées au plus briefiF que ons puet bonnement , et que les partyes
ne soyent nient travaillées par longues dilations et excessives despens , an-
chois les soit fait brève et hastive expédition de justice, est accordé que
des causes touchantes à quelconques personnes , qui plaidier voront en le
court de l'official de Liège, dessoux ou jusques aile somme de xxx lib.,
comon payement de Liège , ons deverat procéder et procèderat par une sim-
ple et courte demande, sains multiplication deseur escriptsV exceptions,
positions , interrogations ou articles , mais au plus briefiF que ons poral ,
oyuwe l'intention du demandeur et le responsion de celi qui sera trait en
cause ; et s'il est nécessité de tesmoings à oyr , de briefiFment , sains longue
escripture examiner , et oultre ce , les parties faire bonne , briefiF et loyalle
expédition. Et se par le notaire ou procureur delleditte court en astoit
fait le contraire, ou d'eaux deux cil ou ceaulx qui contre celi acort aroient
escript , se notaire astoit, ou procureur , si ce astoit de son office, il de-
veroit rendre alledite partye , qui ansi seroit délriiè et blèchié par loing
procès et inutilles escriptures ou procuration, ses fraix, et oultre ce,
estre corrigié aile arbitrage de juge , tellement que ung autre y prendisse
exemple. »
Touttes lesquelles paix faites , dont dessus est faite mention , nous sauvons
et wardons par loy , hors desquelles pour advertissement de leur contenu et
pour satisfaction des points et articles oultredonnés par lesdits roaistres et
conseil, au nom de ladite cité, ce que nous en sauvons et wardons, avons extrait
* Louvrex : multiplication d'eteripturts.
et par mots exprès , comme ilz gissent par escript, ce que dessus est contenut
et déclaré, voir si avant que en si briefiF temps, que depuis que cedit recort
nous fut requis, avons eu terme et espauce, et ossi selon noz petits sens et
entendemens, avons pu recueillir et mis l'un l'autre à mémoire; protestant es
par exprès, tant pour nous que pour nous successeurs en office d'eschevi-
nage, que se en temps future, nous revenoient à mémoire ou à clarté aucuns
points contenus ensdites paix faites, concernans ou touchans les points et arti-
cles susdits , desquels lesdits maislres et conseil en nom de laditte cité , nous
ont demandé recort plus avant que ceux déclareis, qui point ne fuissent dé-
clareis en ces présentes, que deleis iceux points voulons demourer et demou-
rons, pour valloir au proffit de ce présent advertissement, si avant que valloir
doyent, et que nous les sauvons et wardons, sains pour le négligence ou igno-
rance d'iceux non avoir mis par escript en ce présent advertissement , nous
povoir ne devoir préjudicier ou aucunement touchier ne estre reprochiés à noz
sérimens et honneurs, ors ne le temps future. Et tout semblaement se autres
Chartres, paix faites, régimens, status, ordonnances ou autres lettres, exploit
ou manymens , servans à ladite cité, bonnes villes et pays susdit , fuissent re-
trovés en aucun temps, et nous apparuissent servans à ces matières, comme
aucunement lesdits maistres nous ayent donneit à cognoistre, qu'ilz en doyent
avoir aucunes , lesquelles nous voroient communiker pour bon advertisse-
ment, si avant que nous icelles sauverions et warderions , sauvons et wardons
par loy , et qui point ne fuissent aucunement recognus , déclarées ou expres-
sées en ce présent advertissement, nous voulons deleis demorer et y demo-
rons plainement , et les volons et voulons , deiz maintenant , pour adoncques
tenir et réputeir de otteile force , valleur et vertu , comme si elles fuissent par
exprès contenues , déclarées et expressées en ces présentes , lequel advertisse-
ment ainsy par nous rendu que dit est pardessus, saulf adès en tout la be-
ninge correction , interprétation , attempérance et émidrement de uotredit
très-redouté seigneur , de son vénérable capitle et des membres et estas de
ces pays de Liège et de Looz , comme noz souverains, et de part qui touttes
lesdites paix faites que nous sauvons et wardons ont estez faites, ordinées,
construites, statuées et instablies : Stas Chabot, seig»" d'Omeseez, souverain
mayeur de Liège , aile requeste des maistres et dédit Willeaume Deschamps,
manbor délie cité, devant nomeis, après ce qu'il oet esteit par nous fourportez
et leyt tout hault et publemenl, tout ansy que ci-devant est escript , mist en
61
I)
482
ANALECTA LEODIENSÎA.
ANALECTA LEODIENSIA.
483
nostre warde et rellenance, et paiarent lesdits maislrcs le warde. Ce fut fait et
fourporleit en notre plain siège, en la salle saint Michiel, sur le Destroit a
Liège, en présence de vénérables seigneurs, monsieur Wanck * de Coerswa-
renae, archidiak d'Andenne* en l'église de Liège et grand scelleur , maistre
Johan de Sterabert, docteur en droit et en loys, canone et officiai de Liège ,
Johan Faber, marabour de nostredit Irès-redouté seigneur et dudit vénérable
capitle de Liège, des maistres et grand nombre du conseil et plussieurs autres
borgois de laditte cité. Et en témoignage de vérité, si avons-nous le mayeur
de Liège desseur nomeis, et nous Libert Textor , bailly dellecourt de Jup-
pille, Johan de Coir, seig»" de Rameyoulle, Gérard de Seraing, seigneur à
Fraipont, pannetier-héritable à monsieur de Liège, Johan Damesart , Jacque-
mien de Lonchiens, Johan délie Falloize , Jacques de Morealmés, seig»" de
Landeillies, bailly de Thuyn, Thiry de Bastoingne, escuyer, seig"" de Wérines,
Johan de Souey , bailli de Condroz , Johan Persant de Warnant , Alexandre
Bérart, secrétaire à notredit très-redouté seig', Amel de Velroux, maistre
jadit d'icelle cité, et Thilman Waldoreal ossy , maistre jadit d'icelle cité , tous
ad ce jour, eschevins de Liège, fait appendre à ces présentes noz propres
scelz, en signe de vérité, sur l'an de grâce délie Nativité Nostre-Seigneur Jhésu-
Christ MIlIlc et LVIIl . de mois de juin le ix» jour.
Archives de la province de Liège, registre du grand greffe
des échevins, n° 261, /"» 268 verso. Une copie plus ancienne
se trouve dans le registre no 250 , f" 182.
XXXV.
LETTRES DE NEUTRALITÉ ET PROTECTION ÉMANÉES DE CHARLES, SEPTIÈME ROI DE FRANCE,
EN FAVEOR DE LA CITÉ ET PAYS DE LIÈGE ET COMTÉ DE LOOZ , 17 AVRIL 1460, APRÈS
PAQUES '.
Charle, par la grâce de Dieu roy de France, sçavoir faisons à tous présens
et futurs , qu'à la supplication et requeste de noz très-chiers , bons et anciens
• Louvrex : Wauthter.
3 Idem , d' Ardtnne.
* Voyez ci-deMDs p. 12 et 13.
amis , les maistres , jurez, conseil et université de la cité , franchises et banlieu
de Liège , que sur ce nous ont faict supplier et requérir , et ayans en mémoire
le bon vouloir qu'ils et le peuple dudit pays ont heu de tout temps et ont
encor à nous et à la couronne de France, désirons les garder et préserver de
vexations indues. Nous, pour ces causes, considérations et autres, justes et rai-
sonnables, qui ad ce nous ont meu et meuvent, et par l'advis et délibération
des gens de nostre conseil, avons ladite cité , ensemble lesdits maistres , jurez
el conseil de Liège et université d'icelle cité , franchieses et banlieu de Liège,
et tous leurs bourgeois, el aussi des bonnes villes et autres desdits pays de
Liège et de Looz , qui vouldiont et requireront estre compris, et dont lesdits
maistres, jurez et conseil de Liège seront tenus nous cerliffier par leurs lettres,
dans la feste S'-Remy prochain, prins, mis et recueillez, prendons , mettons
et recepvons par ces présentes et chascun d'eulx, ens et soub nostre garde et
protection , et leur avons ordonné et député , ordonnons el députons par ces-
dites présentes pour gardiens nos bailhis de Vermandois et de Vilry , et leurs
lieutenans présens et advenir, pour les garder et deffendre de tous ceulx qui ,
induement ou de faict , les vouldroyent molester , Iravaillier et opprimer en
aulcune manière en leurs Uberlès, franchieses, privilèges, règimens, paix
faictes, anciens u.saiges et en ce que loy leur sauve et garde et peut sauver et
garder, et icelles demeurantes à ladite cité et aux bonnes villes et autres des-
dils pays et à chascun, ainsi qu'il aparlient, en leurs plaines forces et vertus et
sans quelque servitude. Si donnons en mandement à nosdits bailhis de Ver-
mandois et Vilry ou à leurs lieutenans prèsens et advenir, et à chascun d'eulx,
si comme à luy aparliendrat, qu'en faisant lesdils maistres, jurez, conseil et
université desdites cilè, franchise et banlieu de Liège, ensemble tous leurs
bourgeois et ceux des bonnes villes desdits pays de Liège et de Looz , de nos-
Iredite garde jouir et user, ils les gardent et deffendenl ou les facent garder
el deflFendre , de parle nous, de loulles injures, violences, moleslalions et op-
pressions indues, allenconlre de tous ceux qui induement ou de faict leurs
vouldroyent donner trouble ou empeschemenl en leursdils privilèges, liber-
tés, franchieses, régiment, paix faicle, anciens usaiges, et ce que loy leur
sauve et garde ou leur peult sauver el garder, et icelles demeurantes en leurs
plaines forces el vertus et sans servitude quelconque. Et si aulcune choese
estoit faicle ou contraire , si la réparent et remettent ou facent réparer ou re-
mettre sans dilaye à premier estai et deu , et cesle nostre présente garde si-
484
ANALECTA LEODIENSIA.
{▼niffient et publient, ou facent signiffier ou publier es lieux, et ainsi qu il
appartiendrai. Et parce que de cesdites présentes on pouldrat avoir affaire
en plussieurs lieux, nous voulons qu'au vidimus d'icelles, faicles soub le scel
royal, foyd soit adjoustée connme à l'originel. En lesmoin de ce, nous avons
faici mettre nostre seel à cesdites présentes. Donné au Rouche-Trancheloon ,
en Touraine, le xvij« jour d'apvril , l'an de grâce mille quattres cens sois-
sante et de nostre règne le xxviii*', après Pasques. Ainsi signé à costé droictsur
le repli en parchemin : Par le roy et son conseil. De la Soere. — Et à cosle
gauche estoit sur le mesrae repli escrit : Visa CA : Et estoit appendu avec
cordons rouges et bleu le seel royale dudit Charle eu cire verde *. .
MS. de la bibl. de l'univenité de Liège , n» 188 , f» W9.
XXXVI.
COPIA GESSUS SEU INTERDICTI DOIINI LUDOVICI DE BORBONIO , ELECTl LEODIENSIS , DE
DIE 29 OCTOBRIS 1461 ^.
Ludovicus de Bourbon , divina et apostolica gratia disponente , eleclus
confirmatus Leodiensis , omnibus et singulis presbyteris , clericis , notariis et
tabellionibus publicis nobis subditis civitatis noslrae et dioecesis Leodiensis
salutem. Vetustae patrum reserant probatissimae sanctiones justum esse, ut
qui divina contemnunt mandata et inobedientes paternis existunt jussioni-
bus , severioribus corrigantur vindictis , quatenus caeteri talia committere
timeant et omnes gaudeant fraterna concordia, et cuncti sumant severitatis
atque honestalis exemplum. Docuit autem in homeliis sanctus papa Grego-
rius, doctor ecclesiae, perpelratas in Deum offensas graviter venire puniendas,
sic dicens : « Si is qui praelatus est , Dominico debilori culptis impune di-
inittit, non mediocriter profecto offendit, qui débita coelestis régis et domini
sua praesumplione resolvit. Offensam enim Domini Helyas precibus obtinuit
vindicari , dum ignis de coelo descendit et duos quinquagenarios illico con-
sumpsit, et exulatus Silverius papa ecclesiae sanctae injuriam vindicavit in
' Note de Vandenberch : Seripti 27 martii
1656 ex MS. D. Jmandi GeUely.
' Cfr. supra, p. 13 et seqq.
ANALECTA LEODIENSIA.
485
personam Vigilii conspiraloris , sic decernens: « Habeto itaque cum iis qui libi
consentiunt plenam damnationis sententiam Sancti Spirilus judicio , etc. »
Tanta loquimur condolenter in amaritudine cordis super illatis ab anno citra
damnabiliter afHictionibus clero nostro adversus nostrara auctorilatem et
ecclesiasticam curiam et jurisdictionem, plerisque secularibus ministris , com-
munitatibus et personis suadcnte spiritu maligno, excitatis cum suis fauto-
ribus et complicibus. subditis tamen nostris in spiritualibus et temporalibus
immediato et plenissimo jure. Instante siquidem lamentabiliter caiisarum cri-
minalium nostrae specialis jurisdictionis promotore sive fisco , suscepimus a
multitudine hominum fidedigna, informationesque lucidae docuerunt nos, et
evidentia manifesta patratorum scelerura nulla tergiversatione celanda nos
instruxit, quam fera rabies et saeva ferocitas palam in nostra civitate Leo-
diensi nec non in villis nostris et locis , quibus scilicet de Tongris , Sancto
Trudone, Loz-castro, Hasselt, Herck, Bilse, Beringhe, Eycke, Brede et Stoc-
hem, adjurandaque turbatio nostrae spiritualis curiae ministros et officiantes
viros ecclesiasticos^ sacerdotes, clericos, tonsuratos, conjugatos et non conju-
gatos, proh dolorî invaserit, ita ut quibusdam dictorum officiantium et
ministrorum, caeterorumqueclericorura iniquorum hujusmodi satellitura ma-
nibus sacrilegis violenter tractatorum vapulatis et fere oculis violenter ereplis,
injuriis enormibus palam afflictis, etiam in fluvio projectis et quasi submersis,
aliis autem plerisque per dictarum villarum incolas, secum incedentibus bur-
pimagistris et juratis villarum earumdem , violenter compulsis ad suam re-
demptionem et ad solvendum graves pecuniarum summas ; effractis etiam vi
publica pariter et armata suis domibus, scriniis, cameris, caesis arboribus,
piscium et aquarum officinis , columbariisque demoHtis penitus et effusis.
Insuper ipsi damnabiles effractores ecclesias agressi sunt dedicatas, fregerunt
scrinia, armariales et sacra repositoria, et exinde violenter, sacrilège et furtive,
litulos , jura , litteras , privilégia, cartas, dotationes, etiam bullas apostolicas ,
rescripta, processus, mandata, aliaque munimenta apostolica et registra, ul
mimici capitales surripuerunt et asportarunt, et quod longe deterius est, in
Tia publica ea igné corabusserunt et consumpserunt, ecclesias desolando pro
yiribus , et opéras exercendo damnabiles , quas infidèles et hostes crucis et
fidei soient crudeliter exercere. Bursum ii seditiosi invasores ludificare et de-
ridere conantes ecclesiasticam jurisdictionem , confinxerunt sibi ex suis com-
plicibus sibi quosdam similes damnatos sacrilegos , qui signa tenerent , loca
486
AÎNALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
m
et nomina officianlium in ipsa curia spiriluaii, illusorie pula , promotores,
officialem, audiloies, senlenliarios . sigiiliferos el hujusniodi qui sedebanl et
exercere se dicebanl. Imo nonnulli ex eis in foro pubiico Tongrensi, ad ma-
jorem ecclesiasticaejurisdictionis vilipensioneni, consedenles, quamdam mu-
lierculani eorum derisorio judicio de incontinenlia sive adulterio accusa-
lam , jusla dando condemnarunt de faclo et piiblicae columnae alligarunt,
causam super intitulando ac rursum in sta^raum vicinum et felosum publiée
projiciendo , videntibus et arridentibus eis rectoribus et communi populo
dicli oppidi. Praeterea hujusmodi detraclores aucloritatis ecclesiaslicae ali-
quos curatos sacerdoles compulerunt violenter sacramenta excomuiunicatis
ministrare in ecclesia, et excomniunicatos denuntiare palaui licet mendose
absolutos, et inhibuerunt curatis et minislris rite excomniunicatos aœodo
promulgari , aut spiritualis curiae mandata executori , comminanles eos occi-
dere, si aliter ag^ant; ila ut ab octo citra mensibus suffocala sil et penitus
extincta ecclesiaslica jurisdictio dictae curiae spiritualis. Ipsi eliani seditiosi
conspiratores aliquos diclae spiritualis curiae in suis doraibus resislentes?
obsederunt cuni bellicis armis et machinis , domos suas evellere fundilus sa-
tagentes, nisi mediantibus pecuniis sua corpora et loca redemissent, prout
violenter compulsi id fecerunt. Verum ut praemeditata conspiratio eorumdem
ecclesiae Dei adveisantium suum iniquum eversionis dictae curiae spiritualis
et suffocationis ejusdem sortiretur perniciosuiu effecluni , damnata simul
commuuicalione consiliati sunt et convenerunt in unum adversus dominum
et adversus proprios ejus , suae iniquitalis confoederationes manifesta decla-
ratione propalantes, scilicet buryimagistri communitatesque villarum de Ton-
gris, Sancto Trudone, Loz-castro, Hasselt, Herck, Eyck, Brede, Beringheu,
Bilze et Stochem, caeterique reginien tenentes, animo constanti ' villarum
earumdem et simul uuanimi coujuratione et proraissione jurata decreverunl
resistere ofticiariis dictae curiae spiritualis intus et extra dictam palriam Leo-
diensem officianlibus , non obstanlibus quibuscumque suorum majorum
pracceptis aut processibus , eventibus vel judicibus quibuscumque futuris ,
etiam usque ad morleni inclusive. Et in hac perversa obstinatione manere
colligati simul absque separatione in futuris , et omnes suas facultates expo-
nere contra eos redarguentes . iniqua et perversa conjuratione consiliati suot,
^ Alias : anno insianti.
et litteras publicas exinde confici voluerunt. Quia siquidera haec machinatio
ad versa catholicae veritali damnabiliter in suum praelatura ac dominum na-
turalem conspirans, laesaeque majestatis criraen sapiens, et ut ipsi dictarum
villarum incolae dictae conspirationis factores auctoritatem sibi procurarent
ampliorem ad Leodiensis civitatis nostrae majores rectores, ut sibi faverent
et assistèrent, accesserunt qui fri volas dictorum conspiralomm prolocutiones
conratas habentes et usurpantes sibi vetitum forum in Christi famulos eccle-
siasticos viros et spiritualis curiae noslrae ministros jurisdictionem usurpa-
runt, ita ut decretis informationibus futuris et taliter qualiter per laïcos
judices attentatos omni licet nullitate infectis, per ipsos burgimagislros , imo
per suos commissos laïcos dictae ecclesiae ministris infestos et exosos factis ,
quibus tamen nulla fides praestari potest , spretisque veri judicis et pastoris
longe praevalentibus delegatis, coactis testibus ecclesiasiicis necnon laïcis ,
per vias obliquas et prohibitas deponere ad placitum eorum induclis. Ouibus
tamen mediantibus , licet uuUiter et de facto , et contra leges divinas et hu-
manas, ipsi Leodienses burgimagistri et rectores viros ecclesiasticos et offi-
ciantes ausu temerario et sacrilège judicare praesumpserunt , et ab eisdem
exlorquere plures pecuniarum summas grandes, quas, veluti Christi crucifixi
vestes, inter se dividere et portiones usibus profanis triginta duorum ope-
rariorum seu negotiatorum Leodiensium applicare ausi sunt. In manifestam
ofFensam et vilipendium ecclesiae clericalis, ordinis et curiae spiritualis, et ad
scandalum et diffamationes ampliores ecclesiasticorum eorumdem procla-
matione publica criminosis praestari solita , eosdem fecerunt evocari et per
civitatem publicari , sacrilegium committendo et censuras ecclesiae notorie
incurrendo. Insuper suo profano judicio dicli burgimagistri suique consor-
tes dictae nostrae curiae spiritualis offîciarios suis et aliis futuris offîciis per-'
petuo privarunt, voce praeconia palam per civitatem publicata, licet injuriose,
sacrilège, nuliiter et de facto contra juris ordinem, justitiam et rationem ;
ita ut nullus episcopalis dignitatis officia audeat exercere , et nuper dictae
civitatis Leodiensis quidam magistri et jurati non erubuerunt, multiplicatis
comminationibus, inhibitionibus et jacturis, impedire parrochialem presby-
terum Sancti Michaëlis, in civitate eadem mandatum ecclesia sticu m sibi di-
rectum executioni mandare. Et quoniam per dicti curati substitutum ipsa
executio facta fuit , ipse parrochialis minister assiduo laborat sui corporis
excidio et periculo eminenti. Amplius certis mandatis inhibitorum a nobis
i!
I
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ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
489
seu curia spirituali noslra rite decretis , emanatis et executis per unum ex
nostrae dictae curiae officiariis clericum , burgimag^istri seu eorum aller , ad-
stante glomerosa multitiidine jiiratorum et aliorum dictae nostrae civitatis,
civiura , non erubuit dictiim clericum et procuralorem in venerabili orbeque
terrarum famosa cathedrali Leodiensi ecclesia, sacrosauctae romanae eccle-
siae filia devotissima ^ ejusque providentia nobis conamissa, hora qua sacra
celebrabantur mysteria , invadere manibus violentis in eum injcctis , conlrac-
tisque ab codera crinibus pariler et evulsis. Nec iis contentus, sed amplius
in Deum sanctamque ejus sponsam ecclesiara saevire sata^ens , dictas lilteras
inhibitorum judicialiter décrétas si^illoque nostrae curiae communitas per
eum dilaceratas. ori ipsius clerici procuratoris violenter imponens ac inlru-
dens , verbis et facto, quantum in eo fuit, ut cas comederet seu inglutiret
eumdem compellere visus est, in atroci et singultuose deferendo ecclesiae
scandaio. Sunt tandem plurima crimina, excessus pariter et enormia scandala
et delicta in cleruni et ecclesiasticos viros perpetrala , sanctae ecclesiae régu-
las sacras, patrumtraditiones etsanctiones canonicas, ecclesiaslicacoffendentia
auctoritatis, et pacis turbatoria ac aedifjcantia ad gehennam, quae per dictos
offensores palam publiée et notorie dictis burgimagislris, rectoribus, con-
sulibus , civibus , rainistepiis et aliis quibuscumque judicibus et administra-
tionem habentibus, in dicta noslra civilale et locis praediclis, videntibus,
scientibus, permittentibus, facientibus, mandantibus, consentientibus, ra-
tificantibus, ignorare non valentibus et in nullo contradicenlibus perpetrata
asseruntur, quae malefactores , sacrilegi, criminosi et alii praedicli saepius
et instanter reparare et in debitum stalum reponere requisiti expresse recu-
sarunt, denegarunt et conlempserunt in animarum vuarum dispendium
Doslrorumque jurium ecclesiaslicae jurisdictionis vilipendium , conlemptum
et gravamen non modicum , sicut ipse nosler promolor sive fiscus exposuit
enarrari prolixa. Super quibus alias loco et tempore congruis exponendis,
protestatus est, requirens instanter et juxta officii nostri debilum super
praemissis facinoribus, excessibus, criminibus, faclionibus, deliclis, op-
pressionibus , violentiis, insolentiis, injuriis, gravaminibus, turbationibus,
contumeliis et molestiis , ad Dei gloriam , ecclesiae sanctae luitionem et nos-
trae spiritualis curiae et jurium clerique nostri et ofHciantium conservationem,
et confutationem perveisorum , celeriler validis et oporlunis remediis pro-
\ideri. Verum etsi sceleratorum hujusmodi perniciosa Hagitia particulari
detestatione vix enumerari valeant, tanta laraen et tam horrenda nequitia
ecclesiam , Dei ministres , fidèles ejusdem et clerum universum maculant ,
inficiunt et molestant assidue, neque cessant obslinatis cervicibus et iudurata
pernicie ad ulteriores supergredi turbationes nequissimas , ut ita omnium ce-
leritate adversus ea providere necessitudo urgentissima nos compellat. Jurium
itaque sacrorum remédia , dicto nostro promotore sive fisco frequentius in-
stante, et arma salutaris reductionis ad populum istum diabolica fraude sug-
gestum et deceptum amplecti compellimur, veluti pius pastor animarum tam
scandalose populi indemnilatibus, juxta sanctorum patrum décréta, pro viri-
bus salubriter occurrere cupientes. Idcirco nos Ludovicus electus confirmatus
praefatus , dominus spiritualis et temporalis a summo omnium dispositore
praefectus tantae plebi nostrae totius dioecesis injuriam, Dei et suae ecclesiae
lugubresque afflictorum clamores validos , diclique promotoris sive fisci que-
relas tolerare amplius non valentes, habito prius maturo electorum virorum
divini pariter et humani juris peritissimorum consilio , pietatis paternae se-
mita primitus incedentes, attentis omnibus et singulis quae in hac parte at-
tendi potuerunt et debuerunt, harum série litterarum nostro solemni decreto,
ut juris est, edilarum, monemus primo, secundo et tertio, ac unica et pe-
rempta monitioneet edicto solemni omnes et singulos hujus damnatae seditio-
nis flagitiorum , scelerum, violentiarum , molestiarum et sacrilegiorum perpe-
tratores, adores, factores, consentienles, complices et fau tores, cujuscumque
status, dignitatis aul praeeminentiae existant, etiam si fuerint civitatis nostrae
Leodiensis, aut aliarum villarum etlocorum supra nominatorum, communila-
tes, universilates, burgimagistri, scabini, jurati, recto res , quocumque etiam
nomine censeantur , aut particulares personae qualescumque simul pariter et
seorsum et eorum quemlibet, prout universaliter eos tangere polest negotium
instans , videlicet sub suspensionis et excommunicationis in singulos , necnon
et interdicti in communitateset universilates poenisetcensuris, quatenus infra
decem et octo dierum spatium, quorum sex pro primo, sex pro secundo et sex
pro tertio , ultimo ac peremptis termino et monitione canonica ejusdem prae-
figimus et pro omni dilatione assignamus post executionem praesentium repa-
rent, eraendent et indilate satisfaciant cumeiFectubujusmodi damnata flagitia,
violentias , molestias , laesiones , o£Fensas, injurias ac perniciosa sacrilegia eum
rerum oblatarum etdamnorumrestitutione céleri et débita, omnium sic perpe-
tratorum praestita nobis ecclesiae nostraeque juslitiae emenda ac reparatione,
62
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ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
491
condig^na, cessentque ammodo nunc et in futuriim pcnilus et oranino, ab hu-
jusmodi perversis periculosisquc seditionibus flagitiis et detestationibus ,
excessibus, criminibus et offensis, et nibiiomiaus ipsi scabini ., burgimagistri ,
rectores et communitates secularesque potestates suas in sacerdotes , clericos
et curiae nostrae spiritualis ofKciarios executoresque , mandatorum ecclesias-
ticae jurisdictionis de facto {jarritas , sententias et ordinationes nulliter et de
facto , quae potius iilusiones abusive nominandae sunt , et quos in bis scriptis
nullitate infectas inefficaces et invalidas nulliusque effectus declaramus ^ ipsi
etiam illas prout de facto eas denuntiarunt , reparando de facto revocent,
cassent et annullent, seu cassas et nuUas esse fateanlur et recognoscant. Alio-
quin si quid in contrarium fecerint in bac nostra monitione praeceptorum ,
aut ultra debitum et lapsum praefati termini facere distulerint, in singulos
suspensionis aut excommunicationis , in ipsara vero nostram Lcodiensem ci-
yitatem necnon in praefatas villas , oppida et loca nostrae dioecesis , scilicet
deTongris, Sancto Trudone, Loz-castri , Hasselt , Herck, Bieize, Beringbe,
Brede., et Stocliem, interdicti {reneraies sententias et censuras, ex nunc
prout ex tune, et ex tune prout ex nunc, profluxo termino supradicto
in bis scriptis, prout juris est, feriinus et promulgamus , injungentes, man-
dantes et praecipientes seu etiam intimantes , prout decet , omnibus et sin-
grulis ecclesiasticis et secuiaribus capitulis, conventibus, communitatibus et
personis , cujuscumque status , dignitatis , auctoritatis et praeeminentiae
fuerint, in civitate, villis et iocis supradictis residentibus , constitutis et mo-
raturis, prout ad eorum unumquemque spectare poterit bocg^enerale inter-
diclum , ut a divinis ofHciis cessationes générales in civitate , villis et Iocis
supradictis, sub poenis raodoque et forma , sacris canonibus statutisque pro-
vincialibus et synodalibus expressis, et donec per nos aliter fuerit ordinatum,
inviolabiliter et inconcusse teneri et observari , inbibentes sub anatbematis et
irregularitatis censuris atque poenis supradictis , omnibus et singulis sacer-
dotibus et ecclesiarum ministris, ne in Iocis praefatis interdictis aut praesen-
tibus personis in nostro interdicto comprebensis , aut eorum altero , missas
aut divina audeat officia celebrare. Illas insuper personas dictorum flagitio-
rum perpetratorum culpabiles, censuris ecclesiasticis ipso jure li{];atas et evi-
tandas volumus et decernimus a Cbrisli fidelibus arctius evitari. Et quoniam
ex verisimilibus causis, attentis notoriis excessibus praedictis, in dies, ut idem
noster promotor sive fiscus asseruit , crescentibus , fama etiam publica hoc
testante , hujusraodi senlentiae nostrae planum quoad executionem earum-
dem forte non possent sortiri effectum , praedictis excedenlibus de facto,
cumde jure non possint, resistentibus. Idcirco universis et singulis justitiariis,
judicibus et officiariis nostris temporalibus praecipimus et mandamus , qua-
tinus eisdem in executione dicli generalis interdicti et aliis in quibus poterunt
sufFragari praestent auxilium, consilium et favorem , tolies quolies ipsi vel
eorum aliquis fuerint requisiti vel requisitus , et contra infractores ejusdem
interdicti omnibus viis et modis rationabilibus, ecclesiasticis mandatis parère
et efficaciter obedire compellant in praeraissis , suisque dependentiis et se-
quelis, omnes etiam quoscumque principes serenissimos reges et excelsos
dominos magniBcos principes, quos super hoc contigerit, pro ecclesiae sanctae
Dei contemplatione et favore, et praecipue illustrissimum principem dominum
et avunculum nostrum dominum Burgundiae , Brabantiae, etc. , ducem, ut
nobis et nostris commissis in hac ecclesia Dei assistentiam , auxilium et ju-
vamen impendere dignentur obnixe deprecamur et postulamus instanter.
Et nihilominus ut ipsum générale interdiclum locum habeat efficacem et
nullus valeat illud ignorare, volumus et ordinamus ejusdem intimationem et
executionem fieri debere ad ecclesiarum valvas et januas civitatis et locorum
praefatorum , aut saltem locorum insignium et villarum propiuquarum , in
quibus erit accessus facilis et securus. Executionem vero hujusmodi bis modis
et altero eorum factara auctorizamus in iis scriptis, tantique valoris esse
decernimus ac si facta foret ad eorum loca, domicilia et personas. In quorum
omnium fidem et testimonium, robur et firmitatem praemissorura, praesentes
litteras exinde fieri nostrique sigilli majoris fecimus appensione communiri.
Datum et actum in oppido Lovaniensi , in capella beatae Mariae Virginis,
juxta nostram ecclesiam collegiatam Sancti Pétri ejusdem oppidi , nostrae
Leodiensis dioecesis, nobis inibi ad praemissa faciendum et decernendum,
et jura reddendum ad banc causam pro tribunali sedentibus, sub anno a
nativitate Domini millesimo quadringentesimo sexagesimo primo, indictione
nona, die vero jovis vicesima nona raensis octobris, pontificatus sanclissimi
in Christo patris et domini nostri domini Pii, divina providentia papae se-
cundi anno suo quarto.
Archives de la province de Liège , registre intitulé : paix
ET LETTBES, 1465-1467.
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J^
492
ANALECTA LEODIENSIA
ANALECTA LEODIENSIA.
493
xxxvn.
INSTRUCTIONES PRO DEPUTATIS , ITURIS AD DOMINUM NOSTRUM IN CAUSA INTERDICTI ,
13 EXARATAE XENSE DEGEHBRI 1461 ^
în exordia, priusquara perorelur, exponant qiialiter capitulum et secun-
dariae ecclesiae recommendant se illustri suae dominatioui cura ea qua decet
humilitatis re\erentia ^ et quod citius siiara visitassent paternitatem , si fuisset
in locis huic suae patriae propinquis seu vicinis, sperantes quod adhuc satis
tempestive Tenerint pro illis obtinendis, pro quibus ad ipsum destinati sunt,
considerata praesertim innatae suae bonitatis illustri clementia, quae teste
Seneca , libro secundo de Beneficiis , naturaliter débet inesse principibus :
« Magni , inquit, animi propriura est placidum esse tranquillumque, et
injurias atque offensas superne despicere. Non enim regem inexorabilis ira
decet, etc. » Hac itaque freti spe nobilis vestrae clementiae ponderata man-
datorum ejusdem inclitissimae vestrae paternitatis arduitate. nec minus se-
riosa mente revolutis gravissimis periculis quae ex hujus rei progressu verisi-
militerorirentur, nisi congruis illis remediis ac omnino necessariis occurratur,
praesentem humilium vestrorum oratorum ambatiatam ad eamdem vestram
dominationem surgere dignum ducunt^ obsecrantes attentius in visceribus
misericordiae Jesu Christi , quatenus sese reddat exorabilem et alla mente
consideret ea quae nobis commissa sunt , eidem suae benignitatis aperire re-
ferreque mansuetudini ipsorum tam oportunam quam necessariam supplica-
tionem admittere et paternis favoribus exaudire , etc.
In primis urget, benignissime pater ac princeps illustris, quod in hac re tara
ardua, qualis est hujus interdicti generalis censura, et quae vix ab horainura
comrauni raemoria in hac civitate seu patria recolitur , fulminata tam irapro-
* Johaones de Loz narrât (supra p. 13) qiios-
dam fuisse deputatos ex parte ecclesiarum, qui
una cum magistris civium pergerent ad Ludovi-
curo Borbonium , Mechlioiae resideolem , ul in-
terdicti relaxationem obtinerent. Quinam vero
missi fuerint, liquet exiis quae ad calcem hujus
documenti leguntur.
vise, videlicet absque scitu vel consilio vestri capituli , contigisse tantis eccle-
siae vestrae poterunt exinde nedura subesse jacturis , verura etiam per ipsam
privarentur sibi debitis obsequiis , nec minus per haec populi devotio rainua-
tur insolili crescere forraidenlur errores et solita decrescant suffragia fidelium
aniraarura, etc.
Quaraplures insuper in tali censura , si rigoris prosecutio subsequatur ,
absque culpa propria puniantur. Quara propter suorum superiorura culpam
aut excessus haec jura fieri disponant, ut talium videlicet pertinacia sive re-
bellio corrigatur ; quando tamen alias videbitur posse fieri reductio salutaris ,
cedit pius princeps viam raansuetudinis amplectendo.
Quod si forsan objiciatur id fieri necesse tara pro conservalione jurisdictio-
nis spiritualis quam etiam ecclesiasticae liberlatis, quas evidenter liquet pluri-
raura ex adversis facinoribus esse laesos , quibus ob hoc congruit debitis prae-
sertira a jure statutis oportunis reraediis obviari, ad quod nedura dominus ipse,
sed et capitulum ipsum et ecclesiae reliquae, pro suarum raanutentione liber-
tatum laborare tenentur, et eslo quod dominus taceret, ipsum ad id seriosius
excitare.
Ad hoc cura hurailitatis reverentia respondendo faciendura est quod ubi
nuUura possit aliunde suffragari reraediura , tentatis oranibus prius quae rao-
dis congruis et aliis convenienlibus mediis subditos valent ad viara reducere
salutis, deraura nisi resipiscant, praesul rigorera juris irreprehensibiliter am-
plectatur.
Quia taraen offerunt quamplura, sicuti plures obtulerunt, in diaetis patriae,
publiée sirailiter et private , se nuUura irapediraentum praestitisse neque velle
quoraodolibetinterponerequominusjurisdiclio spiritualis, etc. debitura sor-
tiatureffectura, sed si quae fiant ad contrariura, illa, quantura in eisest, tollere
et facientes obviare perraitlereque et operara ad hoc dare , ut ii qui reperien-
tur jurisdictionem spiritualera et ecclesiasticara offendisse liberlatera via juris
aut legis débite corrigantur, et illatae congrua reparatio fiât offensae et patra-
tores autoresque scelerura et non innoxii puniantur. In quo dicunt, veluti mul-
tis etiara videtur, veniunt rationabiliter audiendi.
Quibus effectui debito raancipatis cessaret iste rigor, culpa suos teneret
actores , ut caeteris cederet in exeraplura. Tentandura igitur si quoraodolibet
ad id valeat deveniri, cura non alias ad caeterorura sit saltera innocentum pu-
nitionera procedendum , nisi cura ex suorura culpa rectorum sive superiorura
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ANALECTA LEODIENSIA.
recorriffibilium vel ad emendationem debitam non reducibiliiim nequeat alias
esse provisum ut tune, licet sine culpa , non tamen sine causa cum eis insontes
etiam puniantur, ad quod ecclesiaslicae censurae , praesertini quoad inler-
dicti senlentiam , fuerunt sanctoruna patrura constitutionibus institutae, qua-
rum exercitio dinoscilur ex lune demum ad praelalos ecclesiasticos perlinere.
Moveant igitur et inclinent haec pietatis vestrae mansuetudinem , bénigne
pateret princeps illustris, clerique vestri polius et subditorum occurratur pe-
riculisetjacluris, quam offensarum rigorosam ultionem persequendo, netantis
eos subjiciat incommodis a quibus non facile foret ipsos etiara multis ingeniis
rele\ari , quando saltem alias opoi tunius , quani per hune conceplum gene-
ralis interdicti rigorera , sicuti speralur, valebit salubriter provideri.
Ponderel interea prudens et inclyta vestra dominatio , cuna aliis quorum
placebit uli consilio salulari, quae et qualia facta sunt post dictarum patratio-
nem offensarum , ex quibus sese vestrae civitatis scabini , consules et rectores
excusare velle dicuntur , utpote vestrae paternitatis auctoritalem intervenisse
veslramque personara illustrera fuisse praesentem, dum illi judicati per eos
condemnalique fuisse ferunlur contra juris disposilionera et ecclesiasticam
libertatem , prout in ipsius vestrae paternitatis monitoriis litteris plenius est
narralum, in quibus, ut aiunt, vestram ipsis nedum auctoritatem et praesen-
tiam praestitislis , verum etiam ea post factura , quod gravius sonet, tara facto
quara aliis judiciis approbastis. In quibus nulla prorsus capilulo et ecclesiis
vestris praelibatis culpa potest irapingi, quae talibus oullatenus consenserunt,
ac ideo sane providendum est ne praetexlu sic actorum , qualiacuraque sunt ,
tam gravibus, ut inferius etiam declaratur, contingat eos jacturis et incom-
modis subjacere. Proleslantur tamen quod super haec non intendunt illus-
trera vestram paternitatem , quae sicut sperant scient qualiter iis responderi
poterit , arroganter amplius quara ad eos seu alias caritalive congruit , incul-
pare, sed prout haec communiter referuntur, illa deducunt pro sano super his
avisamento habendo et raajoribus scandalis evitandis.
Quoniara ex iis et aliis plerisque coloribus sive causis concipiunt se rau-
nire , quibus etiara freti ac appellationibus obstaculura récurrentes , noviter
haec et alia plura dicuntur in appellatione hujusmodi narravisse quara asse-
runt sese perseculores, ea spe ducti qua dalur eis, ut fertur a nonnullis intelligi,
quod ipsos haec appellatio relevabit , quoraious ad ea teneantur obooxii , quae
sunt in praetactae vestrae mouitionis mandato latins declarata.
ANALECTA LEODIENSIA.
495
Quamobrem etiam insurgit nobis amplioris haesitationis occasio, licet
naraque causac per eos narratae forsitan oranino non reperireutur esse litte-
rae, quia tamen apud aliquos taies atque relevantes esse reputantur sive cen-
sentur, ut asserunl, dubia talis appellatio plerosque concutit et inducit formi-
dinera in praeraissis, cura dicantur infra decennium appellasse, consideratis
conditionibus in dicti vestri mandati série comprehensi.
Quaravis igitur parati semper fuerint oratores vestri praelibati de praesen-
tique sint una cum illuslri vestra paternitate jurisdictionera atque libertatem
ecclesiasticam defendere pro viribus et tueri , et aposlolicis parère constitutio-
nibus , praeter et absque eo quod intendant suis exeraptionibus et privilegiis
in aliquo derogare, sine laesione francisiarum civibus concessarura ^ videtur
taraen eis quod, arduitate materiae praesentis attenta, pro multis etiara evi-
tandis periculis atque scandalis, exinde nisi per maturam gravitatera occurra-
tur verisiraililer evenluris , cura etiam jura pro gravi vitando scandalo moles-
tant et a rigoris persecutione supersedeant , quara alias deceret efiFectui
raancipari quod sint ipsi cives, priusquara ad ulteriora procedatur , super suis
allegationibus et oblationibus audiendi, et ad id quod faciendura de jure vide-
bitur bonis raediis et apertis rationibus inducendi , salvo semper praejudicio
jurisdictionis vestrae spiritualis et ecclesiasticae libertatis quara pollicenlur ,
et offerunt quantum in eis fuerit observare , et impediraenta si quae data sint
in contrariura , efficaciter reraovere.
Ad hanc exhortationera reverendissiraae vestrae paternitati faciendam si-
railiter nec iraraerito nos inducit vitanda publicatio scandalorura, damnorum,
laborura et expensarura , non sine magnis verisiraililer futuris periculis, mul-
tiplicata vicinorura derisio et aemulorura nostrorura subsannalio scandalosa ,
ut de arapliori spiritualis jurisdictionis detrimento futuro similiter taceamus ,
quara pularaus sanius atque levius per alia ralionabilia et oportuna remédia
reparari posse , quara hune conceplura ita repentine persequentes rigorem ,
quera raagis expedit in extrerao salvari , salvo seraper judicio saniori.
Unde singulis iis cura qualilale teraporis, conditione personarum et loco-
rum dispositione paterni favoris oculo ponderatis cum ea qua decet humilitalis
instanlia pelimus et seriosius obsecraraus quatenus tolius cleri vestri contem-
platione pro tanlis illi verisiraililer orituris scandalis, incommodis, periculis et
jacturis , tantas futuras eliminando miserias , ipsum qui subnixum se semper
in hac re reddidit et ostendit , paratus dum et prout necesse fuerit aposlolicis
»'
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ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
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obedire constitutionibus oculo paternae pietatis intuendo ipsius indemnitati
quam oflFensarum perseculioni lam rigorose sit araplius inclinala veslra reve-
renda paternitaset illustris dominatio, ac ad preces tara nostras quam depii-
tatonim civitatis veslrae Leodieasis hic praesentium et ad hoc rogandum et
obtinendum destinalorum, diçnetur ad ipsam reverti civilatem visura et exper-
tura quantam in conservatione dictae yestrae jurisdictionis spiritualis et eccle-
siasticae libertatis actollendis hucusque datis impedimentis, Hbera qiioque fa-
cienda correctione delinquentium , remoto quovis obstaculo, veluti promiserunt
et poiliciti sunt, diligentiam adhibcbunt^ per cujus médium se, prout spera-
tur effici posse, mores eraendentur, et ii qui deliquerunt et intulerunt offen-
sas juxta sua démérita corrigantur rationabiliter, interdicli praelibati causa
cessabit. Quod si secus attentalum fuerit , non minor remanebit apud vestram
illustrera paternitatem auctoritas accensurarum a jure sibi data potestas, et ut
omnia tententur quae eidem vestrae paternitati subjectos dirigat ad salutera.
Si vero dorainus nosler ad redeundura hue nequeat inclinari , fiât ad extre-
mum supplicatio seriosa, quatenus ad minus pro suprascriptis et aliis, etc.,
removendis seu vitandis periculis, scandalis , incomraodis atque daranis lam
nostris, etc., quara totius patriae , et ut iliis oportuna provisione raature oc-
curralur , dignelur ad certura tempus hoc suspendere mandatura , ut illo
terapore pendente sirailiter laboretur per oportuna congruaque remédia de
modo debito providenda super injuriis et offensis quae causae fuerunt fulmi-
nationis censurarura in dicti mandati série contentarura , ad honorera et pro-
fectura salutarera tara ipsius domini nostri quam ecclesiae et ecclesiarum
suarum ac omniura sibi et suae patriae subjeclorura , etc.
Ex his prout censebitur expediens, domini deputati poterunt domino per-
suadere ad obtinendum votivura ab ipso responsura , addendo ea quae pro
personarum et materiae qualitate necessaria videbuntur.
Si vero in praescriptis exponendis aut replicatis dorainus opponat plures
ad dicta raulta sibi verbaliter quorura contrariura facta probarunt aut non sibi
fuisse servata perraissa , etc.
Ad haec vel similia quae principaliter concernunt illos quos dorainus incul-
pabit, videtur expediens quod illi qui pro parte ci\itatis raiUentur respon-
deant. Quos talis replica concernit qui scire poterunt qualiter respondebunt,
ne forte postea dicatur quod oostri deputati plus aut rainus in ea parte res-
ponderunt quara receperant in coraraissis.
Nec sic in praemissis persuasionibus mentio de tiraore furoris popularis non
sine causa , ne sine eorura deputalis civitatis allegetur tiraor hujusraodi , detur
forsan occasio qualiscuraque furorera hujusraodi concitandi vel desuper in-
cutiendi pavorem , quo terreatur clerus, si sentirent populares, quod ob illum
valeanl a proposito dimoveri , etc.
Ad partera taraen est hujusraodi tiraor aperiendus doraino suisque consi-
liariis, atque raetus exinde consurgere solitus pleruraque et praesertira in tali-
bus cadere poterit inconstanter, quum inchoato furore vel illius incusso tiraore
nescitur qualera finera habebit, et ut per haec dorainus ad condescendura
volis capituli et ecclesiarura facilius inducatur.
Postremo sunt in secreto dicenda pericula , quae nobis ecclesiasticis prae-
sertira imrainent ex praemissis expressis attentis multis raultorura coraraina-
tionibus , verbis infinitis atque conatibus pluriura qui saepe pertulerunt ea
quae non expedit forsan calarao declarare , sed oportunius vocetinus reci-
tentur, etc. Cura paupertas etindigentia consueverit ad opulentiorura anhe-
lare facultates et aedes ; ex his elici poterunt quae diaetim hic et alibi a plu-
ribus divulgantur.
Et ob hoc adjiciendura de raodo qui pro tutaraine corporum et bonorum
tara ecclesiae quam personarum sit habendus sive tenendus in eventum in
quera omnino , quod Deus avertat , oporteret araplecti rigorera , cujus prae-
textu non essettutura fortasse raultisin hoc reraanere loco, et qualiter ilIis quo
ad praeraissa et bénéficia sua ne dentur intrusi, etc. , ac de modo ulterius
procedendi possit utiliter esse provisura.
Mùsi fuerunt ex 'parte majoris ecclesiae dominus Johannes de Seranio, de-
canus , etmagùter Hubertus Biengnet, canontcus Leodiensis; ex parte eccle~
siarum dominuê Ntcolaus Gheister, decanus Sancti Pétri, magister Eusta^
chius de A trio , canonicv s ibidem , et dominus Amoldus de Ba£se, decanus
Sancti Pauli. Hi recesserunt a Leodio, xiii decembris anno sexagesimo
primo.
Archive» de la province de Liège , registre intitulé : Paix et
LETTBES , 1465—1467.
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63
498
ANALECTA LEODIENSIA.
XXXVIII.
LITTERAE RELAXATIONIS ET SUSPENSIONIS SUPRADICTI CESSUS SEU INTEROICTI , DATAE DIE
19 DBGEMBKIS 1461, PER OFFICIALEH COLONIENSEM ^.
ANALECTA LEODIENSIA.
499
Officialiscuriae Coloniensis, judex causae seu causarum appellalionis seu
appellationiim et partium infrascriptarum auctoritate melropolitica specia-
liter coDStitutus , universis et singulis ecclesiarum parrocliialium , capellarum,
altarium, et aliorum divinorum rectoribus, caelerisque praesby teris , curatis
etDon curatis, cleiicis et nolariis publicis quibuscumque percivitateraet dioe-
cesim Leodiensena , ac alias ubilibet constitutis, nobis in hac parte subjectis ,
salutem in Domino. Noveritis, quod in causa seu causis appellationis seu ap-
pellationum ad nos et sedem nostram metropoliticara Coioniensena , pro parte
spectabilium atque prudentum et honestorum virorum , burgimagistrorum ,
proconsulum , consulum , schultetorum , scabinorura , juratorum , civium
oppidanorum, incolarum universilatis et coramunitatis civitatis Leodiensis, ac
oppidorum Tongrensis, Sancti Trudonis, Hasselt, Looz-Castri, Beringen,
Blisiae , Eyck , Brede , Wuslherck et Stockera comitatus Lossensis , theuto-
nicae patriae et dioecesis Leodiensis , et eis adherentium villarum , iocorura ,
universitatum et districtuum quoiumlibet, ac hominum et etiara incolarum
eorumdem , a nonnullis raandatis poenalibus reverendi in Christo patris ac
illustrisprincipis etdomini domini Ludovicide Bourbon, electi confirmati Leo-
diensis , ad instantiam seu pro parte sui fisci aut promotoris offîcii fulminatis
et emissis , ac illorum occasione interpositae seu interpositarum coram nobis
introducta seu introductae , nostrisque judicio et jurisdictione in eisdem rite
fundatis atque terminis in causis appellationum a gravamine seu gravaminibus
de jure ac stylo et consuetudine curiae nostrae servari solitis, tentis et
^ De interclicti8ententia,quain Borboniusdie de seiitenlia, Coloniae lata , appellatiooem ad
S9 mensis octobris 1461 tulerat, Leodienses et sedem aposlolicam iastituerunt. Cfr. infra mo-
Lossenses appellaverunt ad roeiropolitanum Co- num. XL, p. 503.
loniensem ; sed procuratores episcopi Leodiensi»
observatis légitime : tandem die datae praesentium infrascriptae , comparen-
tibus et constitutis corara nobis in aula archiépiscopal i dictae nostrae curiae
Coloniensis, in quajura reddi soient, hora primae audientiae nostrae causarum
consueta ad jura reddendum et causas audiendum , pro tribuuali sedentibus
procuratoribus sive syndicis appellantium et eis adhaerentium praedictorum ,
de quorum procurationis sive syndicatus mandatis apud acla causae seu cau-
sarum hujusmodi legitimae constare comperitur, videlicet providis viris ma-
gistris Burchardo de Lippia, Petro de Alemariset Wilhelmo Valentini, pro-
procuratoribus causarum dictae nostrae curiae juratis. lidem syndici seu
procuratores, syndicatus et procuratorio nominibus appellantium et eis ad-
haerentium jam dictorum, communiter et divisim , vivae vocis oraculo propo-
suerunt et dixerunt inter alia in efiFectu , qualiter dicti appellantes et adhae-
rentes ipsis non tenerent nec credunt se praetextu mandatorum poenalium
praedictorum excommunicationis vinculo seu interdicti sententia quomodo-
libet ligatos. Attamen quia piarum mentium esset timere culpam, ubi culpa
minime foret, sed pro suarum partium videlicet appellantium et eis adhae-
rentium praedictorum conscientiarum et status majori cautela , beneficium
absolutionis ad cautelam et similiter relaxationem interdicti sive cessus divi-
norum quaerere decrevissent. Et pro tanto nobis humiliter supplicarunt, ut
ipsis scilicet partibus suis sic impartiri eadem auctoritate metropolitica digna-
remur ; ofiFerentes eosdem appellantes et adhaerentes paratos seque pro eisdem
stare juri coram nobis super illis pro quibus excommunicali aut interdicti pro
parte adversariorum de prehenderentur sive dicerentur, nostrisque et sanctae
raatris ecclesiae parère mandatis.
Unde nos oflicialis judex , pro tribunali sedens , mandatis et appellationi-
bus in hujusmodi causis coram nobis hinc inde productis visis et donsideratis ,
quodque de gravi praejudicio reverendi in Christo patris et domini electi con-
firmati Leodiensis et principis antefati , et de periculis partium appellantium
allegatis et per testes alias desuper productos coram nobis deductis, ageretur,
in causis hujusmodi mature agere et nemini praejudicium inferre nec rem
grandem hujusmodi nostris humeris insolidis imponere volentes , tam ex com-
missione reverendissimi in Christo patris et domini nostri domini archiepis-
copi Coloniensis , etc. , quam per nos primo loco facta nonnullis ex venera-
bilibus et illuslribus dominis canonicis majoris ecclesiae Coloniensis , ac
venerabilibus et egregiis viris dominis in utroque jure doctoribus in numéro
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500
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
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copioso conpregatis, posl casus facli in raateria hujusroodi in praesentia illus-
trium et venerabilium donoinorum praefatoruin necnon advocalorum et pro-
curatorum partium utrarumque *, parlibus et advocatis hujusmodi
hinc indeauditis, deinde votis dominorum praedictorum singulariter singulis
scrutatis temporum et rerum qualitate ac praemissis et aliis in jure conside-
randis altentis, considérantes hujusmodi pelitionem fore consonam rationi,
recepta prirailus a praefalis Bernhardo , Petro et Wilhelmo , pi ocuratoribus
per eos nominibus appellantiura et eis adhaerentium praedictorum in nostris
manibus praestita et facta cautione supradicta , eosdera appelantes , \idelicet
burgimagistros , proconsules. consules, schultetos, scabinos^ juratos, cives,
oppidanos, incolas, coramunilatem et universilates civitatis Leodiensiset oppi-
dorum Tongrensis , Sancti Trudonis , Hasselt, Looz-Castri, Beringen, Blisiae
Eyck , Brede , Wustherk et Stockera , ac eis adhaerentes quoscumque de loci»
et villis aliis in et sub dictis mandatis quomodolibet comprehensis , a sen-
tentia excommunicationis hujusmodi , quatenus illa ligati fuerint, ad cautelam
saltem duximus in personas dictorum procuratorum sive syndicorum suorum
coram nobis conslilutorum , et ita ut praemittitur , flexis genibus humiliter
petentes, ac eosdem syndicos seu procuratores nominibus appellantium et
adhaerentium eorumdemde consilio et assensu dominorum et jurisperitorum
praefatorum usque ad decretum nostrum absolvenda ac interdictum eccle-
siasticum et cessum divinorum supratactos similiter ad decretum hujusmodi
relaxandum ; sicque ad cautelam absolvimus, et ad decretum relaxamus in iis
scriptis. Quos sic absolutos ac interdictum sive cessum hujusmodi sic relaxa-
lum per vos et quemlibet unum haberi et teneri ac eliam publiée nuntiari
volumus et mandamus. Offerentes nos in praemissis ac in negotio principalî
partibus antefatis , justitiam Domino concedente ministrare expeditam para-
tos, receptis litteris sigillatis. Datum sub sigillo officialitatis nostrae majori,
de nostro jussu praesentibus in testimonium praemissorum appenso , anno
Domini millesimo quadringentesimo sexagesimo primo , die sabbati décima
nona mensis decembris , per me Gotfridum de Swolgen , notarium com-
munem.
Jnhivet de la province de Liège , registre de Vancienne ca-
thédrale de S^-Lambert, intitulé: Paix it lbtties, 1465
-1467.
XXXIX.
DE PROCURATOHIBUS ET OFFICIALIBUS EPISCOPI LEODIENSIS , HENSE APRILI 1461 PROCLA-
HATIS ET COMDEHNATIS , ET DE TRANSLATA ANNO 1462 GURIA SPIRITUALI AD GIVITATEM
TRAJECTENSEM.
' Locus yacnus in Ms.
Anno a nativitate Domini millesimo quadringentesimo sexagesimo primo
de mense martii , circa principium ejusdem anni', sanctissimo domino nostro
domino Pio papa secundo romanae et universali ecclesiae , ac illustrissimo do-
mino Frederico romanorum imperatore sacro imperio , ac raetuendissimo
domino domino Ludovico de Bourbon , electo confirmato Leodiensi , ecclesiae
Leodiensi praesidente, adhuc in aetate XXII annorum existente, insurrexit
quaedam secta sive societas malorum ribaldorum * contra procuratores curiae
Leodiensis et praesertim contra fiscales , et primo in oppido Hassellensi , quo-
rum numeruserat, ut famabatur, circiterXXXV. Item deinde in oppido Sancti
Trudonis, ubi numerus erat circiter Ixxx et ultra, et de post in oppido Tun-
grensi , quorum numerus ibidem erat circiter xl , et quasi omnes homicidae
et malefactores , qui percusserunt et vulneraverunt omnes procuratores et
notarios quos deprehendere potuerunt. Et accedentes ibidem domos inhabi-
tationum eorumdem procuratorum, coeperunt omnes litteras tam ofiicii quam
alias quascumque etiam haereditates et contractus concernenles et igné com-
busserunt ac domos et lectos et utensilia aliquorum foraneorum prope et extra
ipsa oppida commorantium propler exercilium officii eorum violenter fre-
gerunt et devaslarunt. Et quamplura alia non modica mala et enormia in
praejudicium ecclesiasticae jurisdictionis fecerunt et perpetrarunt. Allegantes
quod procuratores fiscales hujusmodi et ipsi foranei plures abusus et insolen-
tias, incitantes et componentes subditos patriae, fecissent et perpétrassent.
Tandem querela desuper per oppida praedicta coram domino Leodiensi e
suo capitulo delata ac etiam coram communitate, dominus et capitulum or-
dinarunt quod abusus et excessus ipsorum deberent tolli et reformationes
novae fieri, et nihilominus contra taies procuratores sic abutentes et exceden-
> lidem qui dicunlur dy Cluppeltclagers. Vid. siipra , p. 9.
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502
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
503
tes inquisitio generalis per burgimag^istros et scabinos Leodienses debercl
fieri, et secundum quod quis reperUis fueril culpabilisa secundum hoc cor-
rigi deberel ^ Et inler alios fiierunt accusati Jacobus Gorren, aiiiculalor;
Hubertus Back ^^ collector in Hasbania ; Johannes de Juncis; Godofredus
Bruya; Johannes de Hoesden : Libertus de Atrio et Daniel Vander Meyen,
procuratores fiscales, et quamplures alii. Et sic facta inquesta in praedicli&
tribus oppidis ac aliis locis et oppidis comitatus Lossensis super abusibus pro-
curatorum, burgimagistri prima aprilis anno LXI redierunt Leodium. Et
de post ultima aprilis, etprima^ secunda et quarla maii, condemnarunt quam-
plures ad numerum xxii tam foraneorum quam procuratorum fiscalium et
aliorum ad certas pecunias iufra XL dies solvendas, ac officiis eorum perpetuo
privarunt. Quas pecunias nisi infra xl dies exsolverent , tune deberenl a pa-
tria Leodiensi et comitatu Lossensi proscribi. Nomina vero proclamatorum et
summae pecuniarura in quibus taxati et condemnati sunt, sequentur per or-
dinem in hune modum.
Et primo Ludovicus Fabri , foraneus in oppido Tongrensi , ad ix<^ florenos
Bhenenses.
Item, Daniel Vander Meyen , fiscalis, ad iii<= Rhenenses.
Item, Johannes de Juncis , Bscalis , ad iii<^ Rhenenses.
Item , Hubertus Back , fiscalis et collector , ad ii<° Rhenensium.
Item , Jacobus Gorren , articulator , ad y'ui^ Rhenenses.
Item , Johannes Cloestenen , ad iii<^ Rhenenses.
Item , Johannes de Hoesden , fiscalis, ad iiii<^ Rhenenses.
Item , Henricus Trekelz , foraneus in Los-castri , ad ii*' Rhenenses.
Item , Nicolaus Sonck , collector, ad ui^ Rhenensium.
Item, Daniel de Zelandia, collector, ad iii*' Rhenenses.
Item, Johannes de Eyck, fiscalis, ad \ï^ Rhenenses.
Item , Walterus de Keyaert, foraneus in Eyck, ad vi^ Rhenenses.
Item , Bartholomaeus Scavartz^ foraneus Archium , ad ii<^ Rhenenses.
Item , Henricus Rotarii , foraneus in Beringen , ad y'' Rhenenses.
Item , Lambertus Scavartz , foraneus in Hasselt, ad ii<^ Rhenenses.
Item , Johannes GodcToels, foraneus in Blisia , ad ii<= Rhenenses.
1 De mulclalis episcopi officialibus vicl. supra 2 Supra, loc. cil. vocatur Hugo Back.
p. 11.
Item, Godefridus Princhen, procurator causarum in curia , ad iiii<^ Rhe-
nenses.
Item , Petrus de Wassenberch, procurator in curia, ad ii*^ Rhenenses.
Item, Godefridus Fabri, collector archidiaconi Ardcnnae, ad \*^ Rhenenses.
Item , Adam de Palude , collector et procurator , ad c et xx Rhenenses.
Item , Johannes de CoUis , procurator fiscalis , ad tria viagia.
Item, de post anno praedicto cessus fuit positus auctoritate ordinaria in
civitate Leodiensi et comitatu Lossensi ^. Unde fuit appellatum ad sedem me-
tropoliticam Coloniensem , et officialis Coloniensis pronuntiavit bene appella-
tum, et tulitcessum ^. Et sic fuit appellatum pro parte domini nostri Leodiensis
ad sanctam sedem apostolicam et sanctissimus dominus noster Pius papa se-
cundus annulavit et invalidavit sententiam domini officialis Coloniensis et
mandavit de novo fore cessandum ^. Et facta executione mandati et inter-
dicto stante, dominus Leodiensis suam curiam spiritualem officialitatis trans-
tulit Trajectum , xii mensis septembris anno LXII.
MS. de M. le prof. Serrure.
XL.
BULLA PII II , DATA 1 Ttkll 1462 , QUA INTERDIGTUV A LUDOYIGO BORBONIO CONTRA
LEODIENSES LATUM GONFIRMATUR *.
Pius episcopus, servus servorum Dei, venerabilibus fratribus Trajecten-
sium et Cameracensiura episcopis , ac dilecto filio abbati monasterii Sancti
Adriani Gerardi - Montensis , Cameracensis dioecesis , salutem et apostoli-
' Scilicet interdicti «enlentia a Borbonio iala.
Vid. moiium. XXXVI , supra p. 484.
2 Yid. monum. XXXVIII , supra p. 498.
3 Vid. infra monum. XL.
* Quum de pace inler episcopum et civilatem
componenda mulla agerenlur vano irriloque co^
nalu , inilio mensis julii Leodii fama percrebuil
interdiclum a sede aposlolica fuisse confîrmalum.
Ad rei illius notitiam spectanl, quae legunlur
in codice Hermanni de Wachlendonuk. « Diu mul-
tumque ex ulraque parte laboratum extilit per
crebrasdiaetaset amicabiles traclatus, quo (dis-
cordiae nebulis dissipatis) serenitas pacis occur-
reret, et sol quietis, qui erat in nubiio lurba-
tionis , laelior refulgerel. Quum aulem coualus
omnes casso labore deficerenl , resque protracta
504
ANALECTA LEODIENSIA.
cam bededictionem. Se prodiens ex iniquitate el adipe sceleratorum exe-
cranda improbitas tantam in se suscepit temeritatis audaciam , ut etiam
seciilares potestates extensa manu non solum ecclesiis et earum praelatis, ac
personis ecclesiastitis rebellare, aut etiam ausu sacrilego violentas manus in-
jicere , et illos persequi , eoruraque famam verbis et opère labefactare , ac
ipsorum res et bona invadere et usurpare ac detinere non formident. Ultrix
est amplectenda correctio, ac ecclesiarum, praelatorum, ecclesiasticarum per-
sonarum hujusmodi dispendiis occurrens, ut culpae condignus succédât acu-
leus, et ne impunita delinquatur praesumptio, aliisque blandiatur. Sane prout
nuper fama publica diyuigante non sine [^ravi mentis amaritudine percepi-
mus, quod nonnulli iniquitatis filii, burgimagistri, rectores, jurati ac coucives
ciyitatis Leodiensis , et quidam alii sui complices et sequaces, terras , oppida ,
\illas, carieres(?)et loca addilectum fîlium Ludovicum eleclum Leodiensemet
ejus ecclesiam Leodiensem suosque subditos et Tasallos pertinentia; etiam
incolas et habitatores Sancli Pétri prope Trajectum Leodiensis dioecesis , quae
ipsi ecclesiae in spiritualibus et temporalibus subjecta existit, commorantes,
a quibus episcopus Leodiensis magnos redditus et proventus percipiebat , in-
in (lies augmentum mali sumeret , ad notitiam
summi pontifîcis domini Pii II delata esl. Qua-
propter idem pontifex , praemissos nefarios et
execrabiles ausus ferre non valens , processum
per dominum electum contra rebelles Leodien-
ses , suosque complices , interdieti quoque im-
positionem ac alla eiinde subsecuta, apostolica
auctoritate coofirmaYit. Ulleriusque commisit
yenerabilibus dominis episcopis Trajeclensi et
et Cameracensi , necnon domino abbati Sancti
Adriani Moutis-Gerardi , quatenus praefatos te-
merarios et eorum fautores infra octodecim dies
diclricte requirant, quod nisi omnia et singula
praemissa relractaverint , et ulterius abstinue-
rint , eosdem auctoritate apostolica eicommuni-
cationis gladio ferirent , et eorum loca ecclesias-
Uco interdiclo supponerent. Insuper si ab
hujusmodi nefandis actibus infra decem dies
•equentes se non correxerint , aeternae maledic-
tionis sententiae cum aliis formidabilibus impre-
cationibussubjicerent. Hujuscommissionis bulla
est de data anni dominicae incarnationis 1462,
kalen. maii (îd est prima), pontifîcatus Pii
anno quarto.
» Post cujus commissionis executionem Léo*
dienses ab ea appellantes miserunt ad summum
pontificem , pelentes ab hujusmodi excommuni-
cationis sententia absolvi et interdictum re-
laxari , oiferenles se ad omnia quae juris essent
et ratiouis. In diebus illis, pendente appella-
tione , execulus est processus quidam et affixus
ad valvas ecclesiae S. Servatii Trajectensis , ei
parte domini Rasonis , abbatis S. Adriani , exé-
cutons buUae interdieti, in quo fere omnes ca-
nonici , nominatim expressi , admonili fuerunt
recedere a locis interdictis. A quo processu una-
nimiter appellaverunt. Intérim redierunt nuntii
civitatis , qui ad romanam missi fuerant curiam
ad prosequendam appellationem , portantes se-
cum brève apostolicum , continens quomodo
pontifex decrevisset , velletque mittere legatum,
sufficienti potestate fulcilum , ad examinandam
causam et relaxandum interdictum. » Cfr. mo-
num. XI.
ANALECTA LEODIENSIA.
50:5
Tadere , euraque ne ibi cervisiam braxare de caetero praesumat sub, lerrendis
poenis inhibere, et aliquos ex praediclis incolis et habitatoribus hujusmodi
cervisiae braxatoribus captivos ducere , et ab ipsis magnas pecuniarum sum-
mas extorquere , domini electi Leodiensis et dilectorum filiorutn capituli
ecclesiae Leodiensis in loco capitulari et in ejusdem electi praesentia injurias
ac minas inferre, dicendo quod nisi ipsi officiales mandata ac proclamata
ipsorum burgimagistrorum exequerentur, eos deputarent vei aliis poenis af-
ficerent , ita ut caeleris cederet in exemplum ; necnon quosdam Lombardos de
parlibus Pedemontium, a quibus etiam episcopus Leodiensis nonnulla corn-
raoda percipiebat, plurimum vexa re et perturbare, et ab illis grandes pecu-
niarum summas extorquere , et finaliler plures ex ipsis captivos ducere 4
ipsumque electum in sua Leodiensi civitate cum suis consiiiariis et servitori-
bus certo tempore praesenlem , et eorum pravis intentionibus contradicen-
tem, ausu temerario in magno suorum consiliariorum et servorum discrimine
portis seratis retinere et incliidere, ad armaque contra eos disponere ; necnon
feudum de Boechout, ad praefatam ecclesiam perlinentem, manu armata
cum tubis , more principum , ad se recipere et veros haeredes in dicto feudo
per electum Leodiensem, ad quem spectat, infeudatos ab inde repellere, et
quemdam Johannem De Wilt militem de illo temere investire seu inlrudere ,
et pro ea iutrusione mille florenos renenses ab illo recipere , et contra leges
patriae, libertates, executiones et francisias, vassallis etsubdilis ecclesiae Leo-
diensis, ac in locis in quibus ipsi subditi degunt, impudenter concedere et
signum liberlalis cum armis et tubis, péronés sive columnas in medio fori
dictorura locorum elevare, et nomine civitatis Leodiensis desuper patentes
litteras concedere , per quas subditi locorum eorum se exemptos credunt , et
pro eorum libitu voluntalis vivunt ; ecclesiam Leodiensem et illius episcopum ,
quibus subjecti sunt , in suis juribus minime cognoscentes : pluresque sub-
ditos ipsius ecclesiae Leodiensis etiam extra leucam civitatis bannalem capti-
vos ad civitatem ipsam deducere , et ab eis magnas pecuniarum summas
similiter extorquere, et judiciis scabinorum civitatis Leodiensis per eumdem
electum institutorum interesse, et simul una cum eis causas audire seu judi-
care, et pro libitu suae voluntatis etiam manu armata pailes absolvere et
condemnare : officiarios et servitores curiae spiritualis dicti electi etiam cle-
ricos eorum profano judicio , eis non vocatis nec auditis , in magnis pecu-
niarum summis condemnare, ac ad Peronem voce praeconia eosdem suis
64
506
ANALECTA LEODIENSÏA.
ANALECTA LEODIENSÏA.
507
ofïiciis perpetuo privare , aliosqiie dictos officiales in jurisdiclionis ecclesias-
licae scandalum et exterrainium infamare; necnon officiarii Leodienses in
spirilualibus ac scabinis feudalibus el officialibus diclae ecclesiae Leodiensis
sub poena indignationis ci\itatis inhibere el mandare, ita ut sub eorum op-
pressionibus judices , scabini et officiales et caeleri subditi coniremiscant , nec
sit qui juslitiam ministrare libère aut execulionem facere audeat. Et cum
nuper diclus electus Leodiensis nonnullos sacrilegos judicialiler per sui pa-
latii annulum, prout ad suum speclat officium, punire vellet, ipsura elec-
tum ad inchoatum judicium dimitteodum evidenlibus scandalis compellere,
et quosdam alios ex ipsis burgimagistris et rectoribus civitalis Leodiensis,
qui ecclesiana ac ejus dominium in praedictis ac aliis enormiler laeserant, et
quos scabini dictae civitatis merito condemnassent , absolvere et XXXII®
Texilla artium mechanicarum dictae civitalis in signuno hostililatis contra vi-
cinos nobiles, communitates et alios Leodienses faulores et officiales elevare,
et etiam in foro Leodiensi publiée oslendere , et cum iisdem repetilis vicibus
more hostili ac manu arraata exire non timuerunt : et tandem videnles bur-
gimagistri et redores oppidorum Tongrensium , de Sancto Trudone , de
Hasselt et caeterorum comitatus Lossensis tolum fere temporale dominium ec-
clesiae Leodiensis sub manibus ipsius civitatis , quam malrem eorum Tocant
ecclesiam , hoc pio nomine privando contremiscere in facti simili inobedien-
liae veneno, inimico humani generis provocante, operam dare coeperunt,
ut jurisdictionem spiritualem ipsius ecclesiae Leodiensis invaderent , et quosdam
laïcosvilis conditionis, homicidas, latrones et alios, quos novos procuratores
seu baculiferos nominaverunt, annis nondum duobus elapsis inslituerunl ,
et insignia secundum oppidorum diversitalem différentes , qui presbyte-
ros et viros ecclesiasticos invadere , et aliquibus ex eis oculos extrahere et
fera eruere , alios percutere , quosdam ad arbores ligare , nonnullos in aquam
fere submergere, et quosdam ad dimittendum sua officia et ad tradendum
eis omnia munimenta, jura et processus, tam apostolica quam ordinaria auc-
toritatibus faclos , compellere , et postmodum pro eorum redemptione ab eis
excessivas pecuniarum summas etiam extorquere; domicilia canonicorum,
presbyterorum et clericorum violenter ingredi , eorum ostia et capsas ibidem
exislentes disrumpere, et exinde eorum bona, buUas apostolicas, rescripta ,
processus, libros sacrae paginae, breviaria, litteras executoriales et protho-
colla curatorum, ubi quae pro memoria scripta erant. Domina excommuni-
catorum exlrahere, et coram populo in ignem ponere, et illa concremare
fecerunt, et delinquenles praetextu diclarum bullarum, quos in eorum cellas
gestabant , derisorie absolvere ; ecclesias Deo dicalas eliam inlrare , et capsas
ubi sacra reponuntur frangere, privilegiaque, dolationes et alia similia com-
burere etinsingulis oppidis comitatus Lossensis horaprimarum, quaaudientia
servari solet, mercatum in diclis oppidis accedentes publiée inibi judicium
facere et consislorium episcopale in derisionem ecclesiae instiluere, ex eis
officialem, procuratores, fiscales, sigilliferum et nolarios creare praesumpse-
runt, illosque et eliam coram certo per eos conficto derisorio judice seu offi-
ciali presbyteros accusatos arliculis medio juramento respondere coëgerunl ,
illosque senlenlialiler condemnarunt, et ab ipsis magnas pecuniarum sum-
mas extorserunt; nonnullos vero in slagnum projicientes, prout quemquepro-
jecerunt; quosdam eliam praesbyleros ad minislrandum corpus dominicum
excommunicalis compulerunt , comminanles ipsos occidere, si quemquam
excommunicalum devitare vel denuntiare praesumant : et monopolium et
conspirationes inler se fecerunt, jurantes officiis curiae spiritualis mandalis
usque ad mortem velle se resistere; ac unus ex burgimagislris ipsius civitatis
Leodiensis quemdam clericum beneficiatum exequenlem cum omni mansue-
tudine ita mandata ecclesiae hora , qua divina officia celebrabanlur , in dicta
venerabili ecclesia invasit, eumque violenter cum capillis Iraxit, et confractis
lilleris et sigillo ipsius electi Leodiensis , hujusmodi sic dilaceratas litteras
quas clericus executus fuerat, illas ori ipsius clerici intrusit, et quantum in
eo fuit, compulit ipsum ad comedendum litteras praedictas, juravilque, quod
ab eo non recederet, donec clericus ipse litteras anlediclas degluliret. Alia-
que nefanda et enormia magislri , redores et jurali , complices ac sequaces
ipsius civitalis Leodiensis et comitatus Lossensis , tamquam latrones seu novi
procuratores , praedictis videntibus , audienlibus , patienlibus et consentien-
libus burgimagislris el rectoribus praedictis, in aposlolicae sedis et ecclesias-
tici status vilipendium , necnon ecclesiae Leodiensis ipsius et electi , plurima-
rumque ecclesiaslicarum personarum grave praejudicium alque damnum
perpetrarunt. Propler quod diclus eleclus Leodiensis, quibus injuriis alque
damnis tam in spirilualibus quam in lemporalibus lacessitus lolerare non
Talens , interdictum in civilale Leodiensi el nonnullis aliis locis ordinaria auc-
toritale posuit , licet pro parte ipsorum burgimagislrorum et communilatum
praedictorum ad curiam Coloniensem loci metropolilicam ab hujusmodi fuerit
i
508
ANALECTA LEODIENSIA.
appellatum. Ciim autem sicul elinra nobis innotuit^ pendeate hiijusmodi ap-
pellatione, dilectus filius nobilis yir Philippus dux Burg^uodiae^ condolens
injuriis eidem electo et ecclesiae Leodiensi irro[jatis, hujusmodi adhibuit
média quae pacem constriog^ere valeaDt; etiam post \arias inler partes ipsas
diaetas habitas, deconsensu parlium earumdem soicmnem diaetam in oppido
suo Briixellensi . Cameracensis dioecesis, instituisset , et ibi pro pace ipsa fir-
manda tractatibus praecedentibus honestis conclusum inter partes easdem
extitisset, conceptaque et ordiiiata una diaeta Bnalis conclusiva omnium diae-
tarum * ; quodque lempore medio praefatus electus aliquos ex suis consiliariis
ad cÎTitatem Leodiensem ad tractandum cum eis super differentiis anlediclis
eisdem transmittere deberet. Et post hoc consiliarii et deputati , per eumdem
electum assumpti , quibus securitas sallem verbalis per dictos deputatos civi-
tatis Leodiensisdala fuerat , Leodium accesserunl, populi illius tumultuantes
et confestim arma sumenles , immemores honoris et amicabilis diaelae pen-
dentis , consiliarios et deputatos praedictos nequiler occidere machinali fue-
runl, eosque interemissent , si eos apprehenderepotuissent ; qui tandem bonis
et equis relictis occulte in habitudissimulato per multa discrimina recedentes,
ad ipsum ducem confugerunt. Nonnulli etiam, populi crescente protervia,
dicti elecli familiarium et clericorum domos, aediBcia et castra demoliri et
ad terram prosternere non erubuerunt , et alios ex eis cum uxoribus, quia in
causis dicti electi procurabant, extra civitatem Leodiensem ejusque distric-
lum bannierunt, et ignominiose proscripserunt , et proscriptos, ut praemit-
titur, in dies amplius persequuntur.
Nos igitur volentes, prout nec velle amemus , aut salva conscientia pos-
sumus , tam nefarios ausus et execrabilia scelera sub dissimulatione prae-
terire^ quin ymmo volentes illo provisionis remedio consulere , per quod
ipsorum temerariorum compescatur audacia , et aliis similia perpetrandi via
praecludatur , motu proprio et non ad alicujus super hoc nobis oblata pe-
titionis instantia , sed justitiae debito suadente , processum per eumdem
Leodiensem electum contra eosdem temerarios factum ac interpositionem
interdicti hujusmodi, et inde secuta quaecumque, auctoritate apostolica
tenore praesentium habendo pro expressis , ac ex certa scientia approbando ,
1 De diaetis , ut Tocant , occasione interdicti prap. 15, elAdrianusdeVeteriBusco, apudMar-
Bruxellis et Trajecti ad Mosam habitis, cfr. su- tene, AmpUu.ColUci., tom. IV, p. 1250elseqq.
ANALECTA LEODIENSIA.
509
confirmando, ac omnes et singulos defectus tam juris quam facti , si qui
Forsan intervenerint , in eisdem supplentes, ac appellationem praedictam . et
inde secuta quaecumque irrita et inania , nullius roboris vel nullius momenli
Fuisse et esse decernendo , discretioni vestrae per apostolica scripta man-
damus , quatenus vos , vel duo aut unus vestrum , per vos vel alium seu alios
etiam, ex parte nostra omnes et singulos burgimagistros, scabinos , rectores,
juratos, communitatesque civitatis Leodiensis et oppidorum de Sancto Tru-
done , de Tongris , de Hasselt , caeterosque comitatus Lossensis , nec non
eorum Fautores et sequaces , eis novos procuralores nuncupatos et quoscura-
que alios cujuscumque dignitatis , etiam comitatus , nobilitatis , status ,
gradus, ordinis vel conditionis Fuerint, quos praesens tangit negotium aut
tangere poterit quomodolibet in Futurum, auctoritate nostra in ecclesiis et
aliis locis, ubi vobis videbitur opportunum, magistros civium, rectores,
communitates praedictas, eorumque sequaces et Fautores, quos idem electus
duxeril nominandos in specie vel in génère, si commode nominari non pos-
siut, monealis, ut inFra decem et octo dierum spatium , quorum sex pro
primo , sex pro secundo et reliquos sex pro tertio , et peremptis termino et
monitione canonica eis assignatis , omnia et singula tam interdicto per ipsum
electum Leodiensem posito expressa quam non expressa, per ipsos contra
ipsum suamque ecclesiam Leodiensem , ejusque officiales , clericos et servi-
tores et alias ecclesiasticas personas civitatis et dioecesis Leodiensis ac in
praejudicium ecclesiasticaejurisdictionis, etiam ante et post ipsum interdictum
lemere attentata, absque more revocent, cessent et annullent, ac irrita et
nulla, prout sunl. Fuisse et esse publiée affirment, et passis injuriam atque
damnum debitam satisFactionem impendant. PraeFatamque ecclesiam Leo-
diensem , ipsius jurisdictionem , dominium , auctoritatem tam in spirituali-
bus quam in temporalibus , restituant et reponant. Vassalli vero et subditi
dictae ecclesiae Leodiensis, quicumque sint, consueta servicia et jura eidem
electo Leodiensi ab eis débita exhibeant , nec non et a praemissis insolentiis
et temeritatibus cessent , dictamque ecclesiam Leodiensem ac suos vicarios
et officiales grato honore et débita honorificentia prosequantur, ipsius electi
monita et mandata salubria humiliter suscipiant et adimpleant ; ac per-
mittant ipsum electum jurisdictione , dominio et potestate episcopali tam
in spiritualibus quam in temporalibus pubhce Frui et de caetero similia
vel aliquid , quod in praejudicium episcopalis dignitatis Leodiensis aut per-
\
510
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
511
sonarum ecclesiasticarum cedere possit , nullatenus altentare praesumant.
Et si praemissa omnia et singula non adimpleverint aut neglexerint vel
distulci'int contumaciler adimplere , seu contra ea vel aliquod ipsorum per
se vel alios feceriut , vel venerint quoquomodo , vos contradictores quoslibet
et rebelles, eisdemque dantes auxilium, consiliura vel favorem , publiée vel
occulte, directe vel indirecte, singulariler singulos praedictorum decem et
octo dierum canonica monitione praemissa exstant, excomraunicetis, anathe-
matizetis, ipsosque auctoritate apostolica interdicatis in iis scriptis. Et si,
quod Deus avertat , has tremendas censuras per alios decem dies sustinue-
rint, vos illos omnesque in dictis criminibus participantes etiam in génère
aliter autem quam in crimine participantes in specie mouitos aggravetis et
reaggravetis ; ac omnes et singulas gratias, privilégia, dispensationes et in-
dulta quaecumque ab apostolica sede eis concessa revocetis , cassetis et annu-
letis , eorumque subditos et vassallos a praeslatione cujuscumque homagii et
vassallagii aut coufraternitatis, ac a vinculo cujuscumque juramenti fideli-
tatis , si quo illis astricti sunt et obligantur, perpetuo eadcm auctoritate ab-
solvatis et liberetis ; necnon terras , civitales , villas et alia loca quaecumque ,
in quibus monendi et alii praemissi moram trahunt, vel ipsos vel aliquem
eorum destinare contigerit, ecclesiastico supponatis interdicto, inibi etiam
triduo postquam inde decesserint districtissime observando. Et demum si
praedicti a tam damnata mente infra alios decem dies immédiate sequcntes
non résiliant , attendentes quod filii superbiae tradendi sint sathanae , patii
eorum , eis omnibus siugulis ita Deum ejusque vicarium spernentibus , sicut
maledicti fuerunt Dattian et Abyron, quos terra sustinere non potuit, sed
vivos absorbuit, ita ut desceuderent in infernum viventes; et sicut Judas Isca-
rioth, traditor nostri redemptoris, ad mortem, qui etsi poenitens obiit, tamen
et suspensus crepuit médius, et possedit agrum Dei de mercede iniquitatis :
ita in aelernum maledicatis omnes quoque et singulos , has praesentes earum-
que transcripta a locis ubi de mandato nostro aftixa fuerint tollentes , et alias
illarum executionem impedientes, eisdem sententiis et maledictione inno-
detis. Et insuper si iidem contumaces etiam nominalim post decem et octo
dies a tempore publicalionis praesentium earumque authenticam affixionera ,
quas pro earum plena execulione sufficere decernimus, noslris monitio-
nibus et mandatis non paruerint, idque vos notorie publicaveritis , et eis
certiBcaveritis extunc ipsos excommunicatos , anathematizatos , suspensos,
interdictos, privatos et malediclos esse, et pro talibus haberi, evitari et
denuntiari absque ulla desuper vocalione vel cognitione in quibuscumque
ecclesiis, etiam parochialibus, praefata auctoritate nostra declaretis ac nuntiari
et publicari mandetis.
Super quibus omnibus et singulis , ac etiam monitionem et citationem per
edictum locis circum vicinis affigentes, ex quibus sit verisimilis conjectura ,
quod ad ipsorum monilorum notitiam pervenire possit, decernentes et fa-
cientes, et contradictores quoslibet et rebelles cujuscumque dignitatis, sta-
tus , ordinis vel conditionis fuerint , auctoritate nostra per censuram eccle-
siasticam appellatione remota compescentes. Et etiam , si opus fuerit , tam
dilecti filii nostri ducis Burgundiae principis catholici, cujus favoribus et
auxilio illarum partium ecclesiae et illis praesidentes a tyrannide tam sae-
pius praeservati fuere, quam cujuscumque alterius domini brachium secu-
lare invocandi; omniaque alia et singula in praemissis et circa ea aliquid
facientes , disponentes et exequentes plenam et liberam vobis et cuilibet ves-
trum, tum conjunctim quam divisim, concedimus facullatem. Absolutionera
vero, relaxationem et reconciliationem censurarum et poenarum praedictarum
ipsi electo Leodiensi dumtaxat reservaraus, decernentes dictos contuma-
ces ' quarumcumque specialium vel generalium litterarum apostolicae
sedis vel legationis ejus absolvi aut reconciliari non posse , nisi de toto tem-
pore praesentium et ipsorum rebellium excessibus specialem ipsae litterae fe-
cerint de verbo ad verbum mentionem.
Caeterum volumus et decernimus quod monitionem et citationem per vos
per edictum facientes , hujusmodi perinde eosdem raonitos et citatos ac si
illae praesentialiler et personaliter faclae et intimatae fuissent, non obstante
felici recordationis Bonifacii papae octavi praedecessoris de una ac de duabus
diaetis in concilio generali , necnon de personis ultra certum numerum ad ju-
dicium non vocandis , et aliis apostolicis constitutionibus contrariis quibus-
cumque , aut praedictis vel quibusvis aliis communiter vel divisim ab eadem
sit sede indultum , quod interdicti suspendi , execrari , anathematizari aut
alia poena spirituali aut temporali mulctari non possent, per litteras aposto-
licas non facientes plenam et expressam de verbo ad verbum de indulto hu-
jusmodi mentionem ; et quibuscumque aliis privilegiis , indulgentiis et litteris
I Locus in M», vacuus.
ANALECTA LEODIENSIA.
apostolicis generalibus et specialibus, quorumcumque tenorum existant, per
quae, praesentibus non expressa vel totaliter non inserta , vestrae jurisdictio-
Dis explicatio in hac parte valeat quolibet modo impediri , et quae quoad prae-
missa cuiquam voliimus aliquatenus suffragari , etiam si de illis eorumque
totis tenoribus sit in nostris litteris naentio specialis.
Interea volumus et decernimus quod ^ praesentium literarum manu
duorum publicorum notariorum superscripto , et sigillo aiicujus vestrum
muniendo , prorsus fides in judicio et extra adliibeatur, et illi stetur fir-
miter . sicut eisdem originalibus litteris staretur , si forent exhibitae \el
ostensae. Datum Romae apud sanctum Petrum anno incarnationis dominicae
M<^ CCCC° LXlb , kalendis maii , pontificatus nostri anno quarto.
M$. de la bibl. royale , n» 37 {Fan Hulthem).
XLI.
BREVE PII II AD LEODIENSES DATUJI 1^ JANUARII 1463 , DE MITTENDO LEGATO APOSTOLICO
AD DIRIHENDAS CONTROYERSIAS.
ANALECTA LEODIENSIA.
513
Dilectù fUiis communitati et offwiatis civitatis Leodtensù et patnae
Lossensîs.
Pius episcopus, servus servorum Dei. Diieeti (ilii, salutem et apostolicam
benedictionem. Commissa nobis desuper cunclorum fidelium cura nos vigi-
lare cogit ne sathan, divisionis auctor , adversarius noster, praevaleat et cré-
ditas nobis oves aut mactet aut dissipet. Hinc est quod , causa ecclesiasticae
libertatis et jurisdictionis conservandae contra vos per dilectum Blium elec-
tum Leodiensem dominum vestrum mota, et ob hoc ecclesiasticum interdic-
tum positum , offeratisque, ut intelleximus , ea quae ad hujus differentiae
sublationem oportuna creduntur, dignum arbitrati sumus, ut vices nostras
1 Deest vox trauscripiio «eu transum^to.
in ea causa taliler inlerponamus , quod ecclesia Leodiensis relevetur , et di-
vinus cultus resumatur, atque inter vos et ipsura dominum vestrum bona pax
et concordia fiât et conservetur. Ob quam rem féliciter peragendam mittemus
de proximo virum probalum sufficienti de hac poteslate fulcitum ^ Qua-
propter vos in caritale horlamur, atque aposlolica aucloritate districte prae-
cipienles mandamus , ne per vos aut per vestros seu alium quemque dicto
domino vestro eleclo seu aliis quibuscumque in hac causa adversariis movealis
puerras, aut via facti contra ipsos quidquam attentare praesumatis, sed ven-
turum ad vos nostra ex parte expectetis ne sanguinis eflFusio, si (quod absit)
intervenerit , Deum oflFendat et causam ipsam difficiliorem desperatamque
reddat. Datum Romae, apud Sanctum Petrum. sub annulo piscatoris, die
duodecima januarii anno 1463.
MS. de la Bibl. royale, n" 11955.
XLII.
LETTRE DE PHILIPPE-LE-BON , DU 15 FÉVRIER 1465, PAR LAQUELLE IL ORDONNE MAIN-
LEVÉE DE LA SAISIE DES BIENS DU CLERGÉ DE LIÈGE , ENCLAVÉS DANS SES ÉTATS.
Philippe , par la grâce de Dieu, duc de Bourgoingne, de Lothier, de Bra-
bant et de Lembourg , conte de Flandres , d'Artois , de Bourgoigne , palatin ,
de Haynnau, de Hollande, de Zeellande et de Namur, marquis du saint em-
pire, seigneur de Frise , de Salins et de Malines. A noz séneschal de Brabant,
» Vid. supra p. 16 etJ>03iiol. 4.— Inlaiidalo
codice Hermanni de Wachlendonck haec legun-
lur : « Anno domini 1463 niissusesla sede apos-
lolica duoiinus et magisier Petrus Ferrici (alias
Pelrus Tyrasonensis eleclus. audilor causarum
palatii ; sic nominatur in sentenliae narraliva pos-
tea latae), hispaniis , decrelorum doclor, capel-
lanus el oralor domini papae Pii 11 , qui lune
erat in episcopalu Mogunlino ad expedienduin
cerla negolia aposlolica. Hinc igilur dotninus
Pelrus, habens in mandatis apostolicis, ut mox
visis lilteris (quarum data erat anno domini 1465
kalend. lebruarii, ponliGcatus Pii papae anno
quinto) , omni mora poslposila , ad Leodiensem
episcopalum perexil , allegaliones parlium au-
dilurus, el ut juris ralio exposlulaverit termina-
lurus aut composilurus. Ultima martii venit idem
delegalus ad oppidum Aquisgraoi , receptus hos-
pitio in convenlu canonicarum regularium , ubi
l'ère unius anni spatio moram gessit. »
6S
514
ANALECTA LEODIENSIA.
balli de romans pais dudil Brabaut , séneschal de Lembourg . gens de nosire
conseil à Liicembourg , balliz de Haynnau et de ^'amu^, séneschal de Faul-
qiiemont, et à tous noz escoutètes, maieurs et autres officiers queizconcques
de noz pais et seignories dessusdits , cui ce peut et pourra touchier et regar-
deir, ou à leurs lieuxtenans, salut. Comme à l'occasion des derrenières guerres
et divisions survenues entre nous, noz pais, seignories et subgez d'une part,
et ceulx de la cité , villes et pais de Liège et de Loz d'autre , ayons fait em-
pescher et mettre en nostre main toutes les terres , seignories , rentes et reve-
nues quelconcques , appartenans aux églises de Saint Lambert et autres églises
secondaires de ladicle cité et pais de Liège et de Loz \ et il soit ainsi que ,
touchant lesdites guerres et divisions , bonne paix, union et concorde ait esté
faitte , conclute et scellée d'une part et d'autre , après laquelle paix ceulx des-
dits églises aient envoyet devers nous requérir et supplier, que nostre plaisir
feust , considéré ladite paix et l'obéissance par eulx faitte à nostre très-chier
et très-amé nepveu l'esleu confirmé de Liège, lever et oslir nostredicte main ,
et icelles leurs terres , rentes et revenues leur mettre et faire mettre à pleine
délivrance, et sur ce leur octroyer et faire expédier noz lettres patentes en leil
cas partinens. Pour ce est-il que nous, ces choses considérées, inclinans à
ladicte supplication, et voulans de nostre part icelle paix estre entretenue,
avons nostredicte main et tous empeschemens de part nous mis à la cause que
dessus, èsdictes terres, seignories, rentes et revenues queizconcques appar-
tenans èsdites églises de Saint Lambert et autres églises secondaires de ladicte
cité de Liège et aux suppostz d'icelles, tant de leurs patrimoines que de
leurs bénéfices, levez et ostez , levons et osions entièrement par ces présentes,
au prouffît de ceulx de chapitre dudil Saint Lambert et d'autres desdites
èghses qui font et feront résidence audit Liège, et semblablement des autres
églises desdits pais de Liège et de Loz , qui sont comprins en ladite paix , et
qui ont fait obéissance à nostredil nepveu , pour cy- après et d'ors en avant
joir et user desdites terres et des revenues , proufHz el émolumens d'icelles ,
ainsi qu'ilz faisoienl avant nostredit main mise. Si vous mandons et à chacun
de vous , si comme à lui appartiendra , que de nostre présente main levée el
1 « In mense maii (1464) arreslala fuerunt liam, factam in una villa Campiniae. nomiDedo.
omnia bona capiluii Leocliensis in Brabanlia , el mini Razonis. • jidrianus de Ftttrx Butco^ apud
sioiililer domini Razonis , propter unam violen- Martène, tom. IV, p. 126i.
ANALECTA LEODIENSIA.
515
desdites terres , seignories et revenues empeschées , pour la cause et ainsi que
dit est, vous failles, souffrez el laissez lesdils gens d'églises, tant de Saint
Lambert que d'autres églises secondaires, rèsidens audit Liège, et des aullres
églises d'iceulx pais , de la condition dessusdite , pleinement et paisiblement
joïr et user pour le temps à venir, en la manire dessusdile, sans leur faire
mettre ou donner ne souffire estre fait, mis ou donné quelconque destourbier
ou erapeschemenl au contraire, car ainsi nous plaist-il estre fait, nonobstant
certaines noz lettres octroyées à aucuns dudil chapitre Saint Lambert et autres
rèsidens en nostre ville de Louvain et toulles autres, lesquelles ne volons prè-
judicier à iceulx des églises rèsidens à Liège , ne des pais dessusdis. Donné en
nostre ville de Brouxelles , le xv" jour de février l'an de grâce , Mil CCCC soixante
et cinq.
Jrchives de la province de Liège , registre intitulé : paix et
LETTRES. 1465-1467. —Il y est joint une traduction en
flamand.
XLIII.
BEKVE PAULI II, DE DIE 6 MARTII 1465, AD LUDOVICUM BORBONIUM , QUO INTERDICTUH
PEE MENSES QUATUOR SUSPENDIT, UT INTEREA PAX ET CONCORDIA COMPONERENTUR.
Paulus episcopus, servus servorum Dei, dileclo filio Ludoïco de Borbonia,
electo Leodiensi, salulem et aposlolicam benediclionem. Dilecle fiU , nuper
intellectis his, quae tam per tuos quam per dilectorum filiorum cleri Leo-
diensis et palriae Lossensis et communilatis civitalis Leodiensis nunlios et
oratores ad nos transmissos pro parte tua et illorum exposila fuerunt, nos
volentes more pii palris vos amplecti et confovere , ac quieti et tranquillitati
veslrae consulere , de consilio et in praesenlia venerabilium fratrum nostro-
rum cardinalium sanctae romanae ecclesiae , ordinavimus nonnulla , quae ad
componendas et sopiendas discordias et pacem et concordiam amplectendam
visa sunt in Domino salutaria, proul in lilleris aposlolicis, quas superinde
516
ANALECTA LEODIENSIA.
confici ac Iriplicari fecimus, sub dalo terlio nonas marlii praesenlis. quorum
tenorem in praesentes haberi \olumus pro expresse, lalius continelur . Ut
autem ordinata noslra hujusmodi el conlenla in eisdem lilteris juxla noslrum
desiderium plénum sortiantur effeclum , interdiclum ecclesiaslicum in civi-
tale Leodiensi et patria Lossensi , aliisque locis in eo comprehensis, dudum per
dileclum filium Petrum Ferrici, tune nuntium etoralorem apostolicum , nunc
eiectum Thyrasonensem , aliasque censuras occasione nonnullorum attenlalo-
rum apposilas, per quatuor menses proxime futuros, quos a data diclarum
litterarum inchoari, et ut sequitur, finiri volumus, tenore praesentium auc-
toritate apostolica suspendi et pro suspenso haberi volumus et mandamus.
Peractis autem dictis juatuor mensibus , ac ordinationibus et aliis in dictis
litteris contentis, effectum non habentibus, quod Deus averlat, ex nunc in-
terdictum praedictum aliasque censuras et poenas per praedictum Petrum
appositas , ipso facto eadem auctoritate reposita esse decernimus et declara-
mus. Praesens autem brève nostrum post opportunam ejus inspeclionem ac
copiae authenticae traditionem apudclerum dictae civitatis pro ipsius cautela
conservarietabsque alicujus contradictione remanere volumus et mandamus.
Datum Romae, apud Sanclum Petrum, sub annulo piscatoris, die vi" martii
anni millesimi quadringentesimi sexag;esimi quinti , pontificatus nostri anno
primo.
Mt. de laBibl. royale n" 7843 , provenant de la bibl. de
Rouge-CloUrt.
' Desideranlur illae litterae. Adrianus de Ve- patriae stalibus , qui pacem facerent infra qua-
teri Busco et Uermanous de Wachtendonk no- tuor menses ; omniaque inlerea habereatur sus-
tant summum pontificem misisse bullam Ludo- pensa : si vero pax non (leret , tune inlerdictum
vice Borbonio, alleram clero, lerliam nobilibus ab episcopo latum servaretur , sicut prius. Cf.
et civibus, ut eligerentur viri probi ex tribus Bouille, tom. Il , p. 80.
ANALECTA LEODIENSIA.
517
XLIV.
DEPOSITIONES TESTIUM , MENSE JUNIO 1465 FAGTAE , QUOAD METUM A BASONE DE HEERS
EJUSQUE SEQUACIBUS INCUSSUK YIRIS EGCLESIASTICIS OCCASIONE INTERDICTI.
Testes recepli et auditi summarie per me Johannem de Broechusen , nota-
rium venerabilis capituli Leodiensis , de mandate venerabilis domini mei de-
cani Leodiensis, ex parte praedicti capituli necnon venerabilium virorum
dominorum decanorum et capitulorum secundariarum ecclesiarum Leodien-
sium super iis, quae scilicet et qualia praedicti testes videruntel audiverunt a
civibus seu popularibus civitatis Leodiensis , ex quibus posset argui metus ,
qui cadere posset in constantes viros.
Primo dominiis Paulus Innocentii , praesbyter investitus seu rector parro-
chialis ecclesiae Sancti Michaëlis Leodiensis et canonicus Sancti Materni in
ecclesia Leodiensi, testis super informatione recipienda super iis, quae scilicet
et qualia vidit et audivit, ex quibus argui posset metus praetactus, sub suo
juramento dicit, quod a quodam suo parrochiano dici audivit die lunae post
dominicam praecedentem festum ascensionis Domini, quod ipsa die dominica
post coenam, illustribus dominis Marco de Baden, régente et gubernatore, ut
fertur, civitatis et patriae Leodiensis. et Carolo, marchione de Baden, ejus
fratre , domino Johanne de Seranio , decano , magistro Huberto Brongnet , ca-
nonico dictae ecclesiae Leodiensis , dominis Rassone de Heers, Fastrardo Baré
Surlet , militibus, et multis aliis personis post coenam , supra pontem insulae
Leodiensis causa solatii existentibus et pariter congregatis , ibidem dictus do-
minus Rasso allocutus fuit dictum dominum decanum de et super materia
controversiae in civitate Leodiensi nunc existentis et super juramento quod
civitas ipsa a canonicis ecclesiae et ecclesiarum Leodiensium praedictarum
expetebat , et de manendo in civitate el non servando interdictum sanctis-
simi domini nostri Papae et de non obediendo sibi in ea parte et similibus.
Tandem inter alia verba minatoria praedictus dominus Rasso ipsi domino
decano dixit, per magnum et terribile juramentum quod praestitit : kVos fa~
ol8
ANALECTA LEODIENSIA.
cietïsomnes, denolando jam scripla, vel ego potius suspendam vos omnes. »
Quodque praediclus dominusdecanus timc respondit : Ad minus non pende^
relis sororiurn vestrum, denotando dominum ArnoldumdeHamalia, canloretn
Leodiensem. Tune idem dominus Rasso sub simili juramento respondit :
<( Egomet potius ponerem eum in sacco , et subrnergerem ipsum ante domum
suam. Vos facietis omnes, et sinon feceritis , nos projiciemus tôt ex vobis in
Mosa, quod una archarum pontis, » qui pons archarum Leodiensis dicilur,
constipetur, praediclis domino marchione el domino Faslrado ipsum domi-
num Rassonem inde corripientibus. praeterca a duobus annis , signanler a
proximo feslo paschae citra , a quampluribus suis parrochianis et aliis de ci-
vibus Leodiensibus et suis propriis amicis, in mensa et alibi, saepius dici au-
divit : « Quidvalet? Vos, denolando clerum civitatis Leodiensis et hune leslem,
jurabitis omnes quod tnanebitis apud nos et cantabitis, vel vos recedetis a civi-
tate et recipiemus omnia bona vestra, vel vos omnes projiciemini ad Mosam. »
Et haec et similia dici audivit saepius el lot vicibus in diversis locis et a di-
versis personis, quod sibi esset impossibile perfecle recolere. — Auditus et
examinatus fuit anno a nativitate Domini millesimo quadringentesimo sexa-
gesimo quinto , mensis maii die seplima.
Dominus Johannes Leonardi , presbyler capellanus in eccclesia Leodiensi ,
testis super praemissis melibus interrogatus, sub suo juramento dicit se,
propter displicenlias quas habuit , ex eo quod quamplures cives Leodienses
importune et inhoneste loquebantur contra personas ecclesiasticas inferendo
eis minas et displicibilia verba, de quibus personis el verbis pro praesenti prae-
cisius non est memor; idcirco leslis isle conversationes civium frequentare
quanto plus potuit evitavil. Nihilorainus tamen noviter dici audivit, quod quin-
decim diebus elapsis vel circiter, nobilis vir dominus Rasso de Heers, miles,
post coenam venerabilem virum dominum Johannem de Seranio, decanum
Leodiensem , reperiens super ponlem insulae Leodiensis , inter caetera verba
displicibilia dixil ei : t Per sanctum Deum! si personne ecclesiasticae ?ion can-
taverint, nos iremus ita fortes ad domum sororiimei, denotando venerabilem
virum magistrum Arnoldum de Hamalia, cantorem Leodiensem, quod pro-
jiciemus eum in Mosa ante domum suam , et omnes alii ex eodem biberent
cypho; » praesenle ibidem domino Faslrardo Rare Surlel, milite , qui, prout
leslis isle dici audivit, dixil : « Ego habeo duos fratres qui sunt canonici Leo-
diefises, sed si cantare noluerint, quod eos nunquam vellet vider e seu eis ob^
ANALECTA LEODIENSIA.
519
viare, neque eis facere assistentiam autjuvamen. » El nihil aliud inde sibi
occurril pro tune. — Datum die oclava mensis praedicti.
Dominus Nicolaus de Paradiso, presbyler investitus ecclesiae parochialis
Sanclae Aldegondis Leodiensis , leslis super metibus interrogatus, dicit quod
Lamberlus Pile, commorans prope ecclesiara sanclae sedis extra Leodium,
dixil huiclesli, in craslino diei qua responsio ecclesiae et ecclesiarum fuit data,
et a quampluribus aliis dici audivit , de quibus non est memor , quod si do-
mini ecclesiae et ecclesiarum Leodiensium civitali Leodiensi juxta ejus inten-
tionem non adhaesissenl, maie sletissenl et raagnae eis fuissent violenliae
illelae el forlassis fuissent projecti ad Mosam. Eliam audivit a diversis perso-
nis dici, quod anlequam praetacta fierel adbaesio, quod quadam die devespere
dominus Rasso de Heers, miles , venerabili viro domino Johanni de Seranio,
decano Leodiensi , inter caetera verba minaloria dixil super ponlem insulae
Leodiensis : t Vos, denotando dominos ecclesiarum praedictarum canonicos,
cantabitis, velitis nolitis, vel nos projiciemus tôt ad Mosam quod una archa-
rum implebitur. » Et aliud inde nescit. — Die xii junii.
Johannes de Hamorl, familiaris domini Jasparis canonici ecclesiae Sa ncti
Rarlholomaei Leodiensis, leslis receplus sub suo juramento , dicit verum esse
quod feria quarta post feslum Sancti Servatii proxime praeleritum , hora duo-
décima vel circiter, dum leslis isle, de mandalo praedicti domini sui pro lune
et nunc residenlis in opido Trajectensi Leodiensis dioecesis , corbulam unam
onustam carnibus beconum et unam aliam banseam dictam boddet, quos leslis
isle ad praediclum oppidum navigio praedicto suo domino adducere debebat,
accidit quod unus vocalus Lamberlus, sequens hune leslem de sua habita-
lionis domo usquc ad navem in Mosa, in loco qui Goffa nuncupalur , seque-
balur, et eum leslis navem ipsam inlrassel el super dictam banseam sederel,
praefatus Lamberlus hune leslem interrogavil : « Anne vellet (ire) ad Trajectum
prope dominum suum?» Tune leslis isle legaliter et sine fraude respondit quod
sic. Respoudens dominus Lamberlus dixil: a Renevidetur qui sunl illi qui ge-
runl bonura cor ad civilalem, sed apponetur remedium, el in brève véniel
dies. » El sic abiit. In brevi aulem poslsupervenerunl duo minislri civitatis Leo-
diensis in dicta navi, inlerroganles hune leslem quid esset in corbulaelbansea
praediclis? El lune praesenti leste inlerrogante : « Quid ad vos? » Responderunt
ipsi minislri : « Aperialis eas, quia nos volumus videre. » Ipsisrespondentibus :
f Ealis quaesilum clavem el apporlelis eam coram magistris civium Leodien-
oiO
ANALECTA LEODIENSIA.
siura, nam ipsi volimt videre et scire quid in illis exislil. » Tune praedicli duo
ministri corbulara et banseara praclactas receperunt et asporlarunt , et cura
testis iste ipsis dixisset quod speclarent ad famulara praedicli doinini Jas-
paris, et habitis inter eos aliquibus verbis, tandem praedieti ministri huic
testi dixerunt: «Per sanctum Deum! damnum est quod non projicilur ad Mo-
sam. » Tune testis ipse versus suam domum rediit, et postquam domum ipsam
ingressus est atque praescripla famulae retulisset , tune eadem famula metu
tacla dixit : «Ego reddam, ego non audebo hic renianere, quia venient hicce
(denotandocives),venienlhic, frangent domum. » Et cum ipsaunam tunicam
ettunicellam recepisset, et ad domum venerabilis viri domini Nicasii, slanlem
in opposilum dictae domus ipsius domini Jasparis , et consideratum fuit quod
ipsa tunicas et vestes extra domum ipsius domini Jasparis el ad domum prae-
dieti Nicasii portaret, hocque per transeunles consideratum fuissel et esset,
accidit quod paulo post, prout testis iste dici audivit, lionorabilis vir Gerar-
dus Gosewini, olim magister civium Leodiensium, cum magna populi mulli-
tudine , ibidem veniens , domum praedieti domini Jasparis ingredi voluisset ,
dictum fuit sibi quod claves ibidem non essent, quodque lune ipse ivit
visum ad domum praedieti domini Nicasii, quid inibi apporlalum fuisset et
esset. Et deinde accedens venerabilem virum dominum Aegidium Bissenhay,
decanum praedictae ecclesiae , quod taliler ibidem cogilaret, quod quando
oportebit computum leddere posset et quod extra domum praedieti domini
Nicasii nihil eporUrelur sine licentia magistri Gerardi praedicli. — Die
XV*' junii.
Dominus Theodoricus de Awans , canonicus Sancti Materni in ecclesia Leo-
diensi , sub suo juramento dicit, quod a pluribus utriusque sexus personis de
quibus quarumque nominibus non est memor , saepius dici audivit, quod si
contingeret poni interdiclum in civitate Leodiensi , domini canonici et aliae
personae ecclesiaslicae ejusdem civitatis cantarent, non obstante inlerdicto ,
aut ipsi compellerentur ad cantandum , et aliud inde nescit.
Dominus Johannes Multorum , presbyter capellanus in ecclesia Sancti
JohannisewangelistaeLeodiensis , testis iuterrogatus dicit, quod ab unomense
citra vel circiter a quampluribus et diversis civibus Leodieusibus , de quibus
quorumque nominibus et cognominibus non est memor, dici audivit, dura
mentio fieret de interdicto , de quo mentio habetur in lilteris apostolicis per
ambasia tores ecclesiarum e curia novissima reportatis , qucd, praetacto inter-
ANALECTA LEODÏENSIA.
521
diclo non obslante , personae ecclesiasticae civitatis Leodiensis cantare debe-
rent, si in eadem civilate permanere deberent. — Die xvii. junii.
Dominus Andréas Hombloc, presbyter capellanus in ecclesia Sancti Jo-
hannis ewangelistae Leodiensis , sub suo juramento dicit , quod ipso die quo
domini decani et capitula ecclesiae et ecclesiarum ultime in magno capitulari
loco congregati fuerant, tune testis audivit a Berlholdo Brawier et Berthoido
deHus, quod dixerunt huic testi in ecclesia Leodiensi : ^^ Per sanctum Deum!
ipsi, denotando personas ecclesiasticas , cantabunt, vel non exibunt capitu-
lum. » Et aliud inde nescit. — Die xvij* junii.
Dominus Henricus Reyneri, presbyter capellanus in ecclesia Sancti Jo-
hannis ewangelistae Leodiensis, sub suo juramento dicit , quod die quo d.i-
mini decani et canonici majoris et secundariarum ecclesiarum Leodiensium
in majori capitulari loco ejusdem majoris ecclesiae responderunt , accidit quod
eadem die ante prandium testis iste dici audivit ab Henrico Pistore, commo-
rante in vico pontis Avroti , praesente ibidem magistro Wilhelmo de Fermo ,
canonico ecclesiae praelibalae . quod domini praedieti bene fecerunt quod ita
generose responderunt. Unde ipse plurimum congratulabatur quia dici audi-
verat, quod una pars ministerii carniscidarum civitatis Leodiensis die praece-
dente concluserat quod omnes personas ecclesiasticas de majori usque ad
minimum projicereut ad Mosam. — Eadem die.
Dominus Johannes de Opheers, canonicus ecclesiae Sancti Bartholomaei
Leodiensis, testis, sub suo juramento dicit se de metu tantum scire deponere,
quod ipso die quo domini decani et canonici majoris et secundariarum eccle-
siarum Leodiensium in majori loco capitulari ipsius majoris ecclesiae in co-
piosa multitudine intrare deberent, et in magna eapella ante ipsum capitularem
locum siluata transire deberent . tanta ibidem fuit multitudo populi congre-
gala, quod per ipsam capellam praetactum capitularem locum ingredi minime
potuerunt , adeo quod aliqui ex ipsis canonicis, non valentes intrare , recesse-
runt. Tune unus ex ipsis canonicis, scilicet dominus PetrusTomeln, canonicus
praedictae ecclesiae Sancti Bartholomaei ibidem praesens dixit : « Ipsi rece-
dunt, » denotando aliquos qui non potuerunt ingredi, ut praefertur. Tune
dominus Fastrardus Baré Surlet miles, ibidem adstans et hoc audiens, dixit:
« Permiltatis eos recedere , nos bene reperiemus eos : nos scimus bene viam
ad domos ipsorum. » Et aliud nescit deponere. — Die xviij junii.
Dominus Johannes Huberti , investitus ecclesiae parrochialis Sancti Huberti,
66
5ââ
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
523
inlerrogatus super maleria metus, dicil se aiidivisse dioi a diversis personis
ea, quae super pontera insulae Leodiensis contigerunt inter venerabilem vi-
rum dominum Johannem de Seranio decanum Leodiensem et dominum Ras-
sonem de Heers railitem , el concordat cum domino Paulo, primo teste, verura
exaudire dici. Et aliud inde nescit. Addens se plura mala verba audi visse dici
de et a diversis personis , de personis ecclesiasticis , sed verborum aut perso-
narum hujusmodi non est memor. — Diexxii junii.
Arthivesde la province de Liège, registre de l'ancienne ca-
thédrale de S'- Lambert , intitulé: paix et lettres, HGT»
— 14G7.
XLV.
LITTERAE LUDOVICI BORBCNH , DE DIE 12 AUGUSTI 1465, TRANSLATIONIS CAPITULORl'M
ECCLESIAE CATHEDRALIS ET ECCLESIARUH SECUKDARIARUM LEODIENSIUM AD OPPIDUÏ
LGYANIENSE.
Ludovicus de Bourbon , Dei et aposlolicae sedis gralia electus confirmatus
Leodiensis , dux Bulloniae , comesque Lossensis , universis praesentes litteras
inspecturis salutem in Domino cum infrascriptoruni noiiha verilatis. Cum
propter multipliées subdilorum nostrorum . magislrorum , consulum et mi-
nisterialium nostrorum civitatis Leodiensis et oppidorura comitalus Lossensis,
aliorumque complicum eis assislentium , exorbitanlias , gravissimos excessus
atque notorias nobis et ecclesiae nostrae Leodiensi saepius illalas offensas,
quibus, in utriusque nostrae jurisdictionis spiritualis et temporalis nobis ra-
tione ipsius ecclesiae competentis ac in gravissimara jacluram ecclesiasticae
libertatis tôt, et tanta non sint veriti perpelrare nefanda flagitia et prius inau-
dita ; nedum ecclesiae praelibatae, sed el nobis ac personis ecclesiasticis inferre
gravamina. ut, postposito Dei timoré omnique sui superioris reverenlia pos-
tergata, dietim ad pejora prolabantur et ampliora praejudicia moliantur, quod
niai tantis eorum temerariis resistatur ausibus, verisimiliter timeatur eccle-
siam praedictam in irreparabilem vergere destructionem penitus et ruinam ,
ob hocque apostolicae sedis auctoritate , ad quam , ut congruebat , pro con-
Tenienti super iis adhibendo remedio recursum habuimns adversus ipsos,
inchoato processu legitimo , in cujus initio datis super illius prosecutione de
parendo raandatis ecclesiae loco cautionis lilteris suis sigillalis, quibus polli-
cili sunt stare juri , judicatoque parère, fuerit eis sub poenis gravibus et cen-
suris per commissarium ad haec eadem auctoritate specialiter deputatum ,
revereudum ulpote patrem dominum Pelrum Ferrici, causarum tune sacri
palatii aposlolici audilorem , praeceptum ac inhibitum ne dicto pendente
processu, in litis pendentiae praejudicium adversus nos aut ecclesiae nostrae
jurisdictionem sive jura quidquam facerent, innovarent seu alias attentarent,
cum ipse commissarius protestaretur eos veluti suos in legilimis suis audire
velle defensionibus , et justitiam unicuique parlium ministrare, sicque débita
causae cognitione praevia^ idem auditor ad quamplures actus judiciales rite
processisset et sub excommunicationis ac interdicti poenis dictis adversariis
inter caetera praecepisset , quatenus jurisdictionem nostram hujusmodi cur-
sum suum sicuti prius habere permitterent , nec aliquid in illius praejudicium
innovaretur, dicti tamen adversarii magistri , consules ac ministeriales prae-
dictae civitatis cum suis adhaerentibus praelibatis in grande suarum pericu-
lum animarum, praescriptas incurrendo poenas et censuras ecclesiasticas ,
spretis monitionibus, inhibitionibus et mandatis ipsius commissarii, majoris
ausu temeritatis in dictae jurisdictionis juriumque vilipendium graviores prio-
ribus inferre nobis nostrisque subditis praesumpserunt offensas, ob quas el
illis causantibus, eorum exigente protervia sive contumacia, cum in praescrip-
tis locis idem commissarius posuisset ecclesiasticum interdictum ac rebelles
mandasset excommunicatos in facie ecclesiae publicari , ac postquam inter-
dictum hujusmodi subsequenter fuisset per sanctissimum dominum Paulum
secundum papam modernum per quatuor menses jamdiu effluxos suspen-
sum , quibus elapsis, si partes ipsae medio tempore concordiam non inierinl,
proul nec eorumdem adversariorura causante rebellioue inita fuisse seu esse
dinoscitur , licet eidem inlendere semper parati fuerimus, exlunc interdictum
ipsum aliasque poenas el censuras per dictum commissarium appositas ipso
facto auctoritate apostolica reposita esse decrevit et declaravit, ipsisque denuo
idem sanctissimus dominus nosler sub gravibus poenis et censuris inhibuerit
ne in noselectum, nostrosque officiales, familiares, vasallos aut quascumque
alias personas ecclesiasticas arma assumere aut aliquid sinistri machinari fa-
cere vel exequi , seu aliud contra lilis pendentiam hujusmodi , durante dicto
524
ANALECTA LEODIENSIA.
termino dictorum quatuor mensiura et post illum usque ad ipsius differenliae
decisionem, praesuraerent quomodolibet innovare, cum interpositione decreti
irritantis quidquam conlingeret in contrarium attentari, prout in litteris
dicli sanctissirai domini papa plenius continetur, meriloque diclis quatuor
Iransactis mensibus debuerint, tam seculares quam ecclesiastici dictorum
locorum, interdictum hujusmodi repositum, ut praeferlur , parendo manda-
lis praescriptis novis aposlolicis observasse ; illud tamen, in aucloritalis apos-
tohcae et claviura ecclesiae conteraptura, violare temere praesumpserunl ,
poenas et censuras rebelliler incurrendo atque divina damnabililer profa-
nando , et ut graviorem suam rebellionem ostenderent, compellereconali sunt
quamplures viros ecclesiasticos , canonicos, presbytères, nobiles et praela-
tos, tam per bonorura suorum quam corporum captionem et alias gravissi-
raasmortis minas, ut eorum favendo rebellionicum ipsissimiliter profanarenl.
Quod tamen ipsi Deum prae oculis habentes ac in sanctae sedis apostolicae
persistenles obedientiara facere renuerunt, quin irao \iis, modis quibus
poluerunt et ingeniis , dimissis illic bonis atque rébus , a diclis recessere locis
non sine magno corporum suorum periculo bonorumque praediclorum non
mediocri jactura, quae raaiuerunt, prout accidit, amillere quam illic salvis
sedis apostolicae contravenire mandatis. Quamobrem adversarii praelibati
graviori ad versus eos insolentia debacchautes , post eorum a locis hujusmodi
recessum domos suas tam claustrales infra majoris et secundariarum eccle-
siarum, locorum et opidorum immunitatcm consistentes , quam alias ipsorum
habitaliones infringendo subinlrarunt armis et manibus violentis; nec illa-
rum confractione saliati, bona , mobilia, clenodia , pecunias atque provisio-
nés in illis repertas in vino, carnibus, bladis caeterisque similibus diripientes
distraxerunt , consumpserunl , dissiparunt ac violenter alias asporlarunt;
inhumaniusquegrassando, quoscumque fautores nostros quos senserunl suis
nolle factionibus assentire, sed aposlolicis velle parère mandatis, apprehen-
dere potuerunt, vinculis manciparunt, poenis subjicientes gravibus et lor-
toris A quibus etiam quamplures pecunias diversis machinationibus exlor-
serunt ac in damnabilis suae temerilalis exaggerationem atque malitiae suae
cumulum, non horruerunt quemdam Marcura de Baden in patriam nostram
et ecclesiam suprascriptas violenter intrudere, ei pollicentes quod non obsis-
teolibus quibuscumque mandatis aposlolicis, ipsum in ecclesia et patria prae-
dictis sua procacitate tenereut; quem etiam dominum suum appellare publiée
ANALECTA LEODIENSIA.
025
!
non verentes assertione nefanda publicarunt, quod nunquam nos in suum
amodo recognoscerent dominum neque reciperent , quidquid exinde conlin-
geret evenire. Quorum insuper excrevit in tanlum crudelilalis iniquilas, ut
plerosque nostros amicos propter obedientiam diclae sedis apostolicae et in
proseculione nostri juris assistenliam in legitimis suis defensionibus non audi-
los, absque débita causae cognitione , procaciter a dicta noslra patria bannive-
runt, illis et caeteris nobis assistenlibus et amicis nedum , sed et nobis mortis
insidias comminanles, quas delestabiles atque nefarias eorum facliones hujus-
modi , quae nequirent etiam ampliori caria conscribi , quamvis ei de clero qui
in civitate et locis supradictis non sine suarum animarum periculo remanse-
runt , reprobasse debuerunt ac eos ab iniquilate tanta merito revocasse , sese
tamen in profanis et nefandis factionibus hujusmodi cum eis formaliter fa-
cientes adigerunt alque pluries permiserunt ipsis assistere, nec ab inlruso suo
praedicto recedere , sed ei juvamen eliam cum suis adhaerentibus in dicta sua
rebellione , favorem et auxilium exhibere , licet jam noviter dictus intrusus sit
cum adhaerentibus hujusmodi auctoritate praedicla monilus sub poenis simi-
libus et censuris , quatcnus ab ecclesia praedicla recédai illamque vacuam di-
niittat et ablala suprascripla restituai , ut lenetur. Quin eliam tandem , ut
se magis ei favorabiles déclarent intrusioni suae praescriptisque violentiis ,
usurpationibus assislendo , jam noviter ecclesiae noslrae praedictae nonnulli
canonici inibi rémanentes, nobis non vocalis nec convictis, omni juris ordine
praetermisso spreta diclae sedis auctoritate, cujus et Dei gratia ecclesiae nos-
trae canonice praesidemus , contra lam divini quam humani juris inslituta .
sanctorum décréta palrum et conslituliones apostolicas praesumpserunl,
suam aggravando rebellionem , in praetensum suum episcopum de facto tan-
lum ac nullilcr postulare , huncque suum publiée poslulalum nominant atque
vocanl, quibus et residuus reliquarum ecclesiarum clerus inibi remanens
adhaeret similiter et assislil, cum eoque dictum praesumpserunl cura ipsis
praelensis poslulantibus interdictum ecclesiasticum violare , ac cura irregula-
ritatis nota divina profanando sententiara raajoris excoraraunicationis eisdera
infliclara rebelliler incurrendo, curaque per haec, el ut de pluribus aliis la-
ceamus, sese reddiderunt ad capitulares ac alios actus spirituales , cum sint
eadera auctoritate diclis irrelili censuris per teraerilalem et rebellionem suam
hujusmodi inidoneos, inhabiles el indignos, et ideo ad reliquos confratres
nostros in aposlolica persistenles obedientia sicul ex disposilionibus juris devo-
526
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
5â7
liila capitularis aucloritas alque similibus ex causis etiam ruinoribus de jure
fieri possit ecclesiarum capituloriimque ad alla loca translalio , tanla populi
causante malitiaetiiiduceDtemelutali, qui cadere \aleat ioconstaotem, prop-
ter quem nostri confralres praelibati nequiverunl ut obedientiae fiiii secure
inibi permanere , gravioraque sint atque deteslabiliora faciiiora suprascripta ,
ac etiam ne si praedicta capitularis perinitteretur eis aut competere putaretur
auctoritas, plura viderentur ccclesiae vi grassandi deterius seu gravius delin-
quendi , neve qui reperli sunt in obedientia dictae sedis exinde per fructuum
beneficiorum suorum detentionem aut alias damnum vel inconimodum pa-
tiantur , unde merentur praemia reportare. Hinc est quod cum praemissa ad
dictam faciendam translationem non immerito nos inducant, de consilio et
consensu confratrum nostrorum obedientium et hic nobiscum assistentiuui
absque tamen libertatum . francisiarum et exemptionum ^ tam suarum quam
reliquarura ecclesiarum secuudariarum, praejudicio^ quibus per nostras prae-
sentes prioresque litteras , si quae contra eos emanaverint , in nullo yolumus
derogari. praescriptam capitularem auctoritatemipsumquenoslrum Leodiense
capitulum tenore praesentium ad locum hune insignem oppidi studiique Le-
\aniensis nostrae Lcodiensis dioecesis , quoadusque cum eorum consilio duxe-
rimus aliud ordinandum , salva nobis et eis nobiscum facultate , locum alium
magis congruum juxta temporis exigenliam eligendi , et ad eumdem unum
\el plures dictam auctoritatem similiter transferendi., auctoritate nostra trans-
ferimus. causis et rationibus antescriptis, in quibus nostris confratribus ca-
pitulum ipsum cum suis juiibusdignoscitur residere, cum adilla reliqui in sua
rebellione rémanentes dictisque ccnsuris irretiti minus idonei , ut praemit-
titur ^ et inhabiles censeantur, adeo quod omnia ecclesiae praedictae negotia
in dicto Leodiensi consuela tractari capitulo , in hoc oppido , loco per eos ad
hoc deputando , quem etiam quoties ipsis visum fuerit expediens nobiscum
mutare valeant^ peragantur, prout eorum sagacitatis industria censuerit opor-
tunum. Cum similiter quoque omnia et singula secundariarum et reliquarum
ecclesiarum civitatis et locorum rebellium praescriptorum capitula cum eadem
auctoritate ecclesiarum hujusmodi et sua tractandi disponendique negotia
per illos, qui de dictis secundariis et aliorum praescriptorum locorum eccle-
siis, earum francisiis et exemptionibus, ut praemittitur, semper salvis, in sae-
pedictae sedis obedientia permanserunt, ad idem oppidum Lovaniense transfe-
rimus cum simiH facultate. Quibus omnibus auctoritatem nostram ordinariam
j
melioribus via, jure, modo et forma, quibus Talemus acmagis congruit,im-
partimur. Districte sub excommunicationis poena et centum nobilium scudis
régis angliae, loties quoties conirarium factum fuerit, commiltendorum et
fisco nostro applicandorum , omnibus et singulis ecclesiarum parrochialium
rectoribus , presbyteris , clericis atque laïcis , nobis subdilis praecipiraus et
mandamus, ne praescriptis rebellibus in aliquo pareant, vel eorum mandata ,
litteras quomodolibet exequanlur, aut quaesito colore quovis admittant, cum
omnis auctoritasdejuribus et bonis ecclesiarum hujusmodi disponendi, alie-
nandi, arrendandi, impignorandi , aut alias quomodolibet de illis tractandi,
vel in alios quomodolibet traducendi vel obligaudi , quod eis non licere tenore
praesentium dcclaramus, et si quid in conirarium praesumpserint , nuUius
sit roboris vel momenti , sil eis adempla ac ad praelibalos obedientiae filios
devoluta , quibus obedientiae filiis nobis adhaerenlibus et adhaesuris , ob hoc
volumus de omnibus ecclesiarum earumdem fructibus , proventibus , reddi-
libus et juribus, prout cuilibet ratione beneficii seu beneficiorum etiam cura-
torum collegii collegiorum , capituli seu capitulorum , dignilatum , beneficio-
rum , vel alias quomodolibet tam conjunctim quam divisim , competere potest
seu polerit, efficaciter responderi a colonis, mansionariis, receploribus alque
debitoribus earumdem , quos sub eadem excommunicationis et centum nobi-
lium praediclorum poena monemus, quatenus ipsis , ad quos dictam translu-
limus capitularem auctoritatem, pareant in hujusmodi fructuum et jurium
solutione et non aliis quovis quaesito ingenio vel colore, cum etiam ex facti
nolorietate liqueat evidenler, dictos obedientiae filios in civilale locisque prae-
libatis metu sui slatus , bonorum elcorporum non ausos personaliter residere,
prout nec auderemus inibi noslram exhibere praesentiam, exorbitantiis earum
et comminationibus noloriis débite ponderalis. Ob hocque praescriptam
translationem ibidem facere nequivimus nec valeamus, quam tamen, requî-
rente saepedicta rebellione, in dicta civilale faceremus, si valeremus in ea ,
cessante praescripto metu, personaliter coraparere. In quorum omnium etsin-
gulorum fidem et firmi roboris atque veritatis lestimonium, praesentes hue-
ras per nolarios publicos infra scriplos fieri et in hanc formam publicam redigi
atque per nos subscribi et signari mandavimus nostrique sigilli majoris jussi-
mus et fecimus appensione communiri. Datum et actum in loco capitulari
ecclesiae coUegialae sancti Pétri dicli insignis oppidi Lovaniensis nostrae dioe-
cesis , 8ub anno a iiativitate Domini millesimo quadringentesimo sexagesimo
528
ANALECTA LEODIEIVSIA.
qninto, indictione tertia décima, die vero lunae duodecima mensis Avgmti
inter decimam et undecimam horas ante meridiem , poolificalus praefati saiic-
tissimi in Christo palris et domini noslri, doinini Pauli , divina providenlia
papaesecundi , anno primo, praesentibiis ibidem speclabilibusel honorabilibus
\ins dominis et magislris Aegidio Vranx, decano, Johanne de Lacoslicorée ,
licentiato, Nicolao Longi , baccalario in decrelis, canonicis praebendatis , Jo-
hanne Speelberick, capellano, presbyteris, et Henrico Pyccos, diclo vulgariler
Vlieghe, virgario seu basleonario ejusdem ecclesiae collegialae beati Peiri et
dictae nostrae dioecesis, et pluribus aliis in praefato loco capitulari pro tune
praesentibus et adstanlibus, testibusad praemissa vocalis specialiter et rogatis.
Et ego Gabriel Hans, Cameracensis dioecesis publions sacris apostolica et
imperiali auctoritatibus notarius , quia piaemissis narrationibus capitulomm
auctoritatis et capituli Leodiensis secundariarumque et reliquarum eccle-
siarum civitatis et locorum rebellium capitulomm, pro obedientibus prae-
latis et canonicis ad locum insignem oppidi studiique Lovaniensis, Leodiensis
dioecesis modo praescripto translalioui facultatis reservationi , praeceplis
atque mandatis, declarationi, monitionibusque poenalibus et caeteris prae-
missis omnibus et singulis, dura modo et forma quibus praescribuntur per
reverendissimum in Christo patrera et ilUistrem principem dominum Ludo-
Ticum, electum confirmatum Leodiensem, et coram venerabilibus, nobilibus
et spectabihbus dominis praelatis et canonicis obedientibus inibi praesen-
tibus fièrent et agerentur; una cum discreto viro magistro Judoco de Boe-
choete , connotario meo infrascripto et praenominatis testibus interfui , eaque
sic fieri vidi et audivi. Ideo praesentes htteras translationum et aha in se
continentes et exinde confectas in banc publicam formam redegi signoque
et Domine meis solitis et consuetis, una cum sigiUi majoris dicti reverendis-
simi domini nostri elecli confirmati appensione, de mandato speciah ipsius
reverendissimi domini electi confirmati, ad hoc etiam inslantibus praedictis
dominis canonicis, et praelatis unacum praedicto connotario meo subscripsi
et signavi , in fidem et testimooium omnium et singulorum praemissorum ,
rogatus et requisitus.
Et ego Judocus de Boechoete, clericus Cameracensis dioecesis publicus
sacra imperiali auctoritate et in praesenti negotio notarius , quia praemissis
narrationibus capitulorum auctoritatis et capituli Leodiensis, secundariarum-
que et reliquarum ecclesiarum civitatis, et locorum rebellium capitulorum
ANALECTA LEODIENSIA.
529
pro obedientibus praelatis et canonicis ad locum insignem oppidi studiique
Lovaniensis, Leodiensis dioecesis, modo praescripto translalioui facultatis,
reservationi, praeceptis atque mandalis, declarationi, monitionibusque poena-
libus et caeteris praemissis omnibus et singulis, dum modo et forma quibus
praescribuntur per reverendissimum in Christo patrem et illustrem prin-
cipem dominum Ludovicum, electum confirmatum Leodiensem, et coram
venerabilibus , nobilibus et spectabilibus dominis praelatis et canonicis obe-
dientibus inibi praesentibus fièrent et agerentur; una cum discreto viro
Gabriele Hans, meo in hac causa connotario et testibus praescriptis interfui .
eaque omnia et singula sic fieri vidi et audivi ac in notam sumpsi. Idcirco
praesentes litteras, translationem et alia in se continentes, exinde confectas, in
hanc publicam formam redegi signoque et nomine meis solitis et consuetis
unacum sigilli majoris dicti reverendissimi domini electi confirmati appen-
sione, ad hoc etiam instantibus praedictis dominis et praelatis, unacum
praescripto connotario meo subscripsi et signavi , in fidem et testimonium
omnium et singulorum praemissorum , rogatus instanter pariter et requi-
situs.
Archives de la province de Liège, registre de l'ancienne
cathédrale de St-Lambert , intitulé : paix et lettbes
1463-1 407.
XLVI.
ACTE FAIT A TIRLEMONT , LE 19 DÉCEMBRE 1465, PAR LES DÉPUTÉS DU PAYS DE LIÈGE
ET DE LOOZ , AU SUJET DES CONDITIONS DE PAIX IMPOSÉES PAR PHILIPPE-LE-BON ET LE
COMTE DE CHAROLAIS ^.
En nom de Nostre-Singnoir amen. A tous ceulx qui ce présent publicque
instrument verront et oiront, soit chose notoire et manifeste, que, en l'an de
sainte nativiteit Noustre-Singneur Jhésu-Crist, courrant mille quatre cens
» Le père Bouille , lom. II , p. 93 , parle des la teneur du traité de St-Trond, du 22 décembre
débats relatif» aux articles de paix proposés par 1463, Révolutions de Liège sous Louis de Sour-
ie duc de Bourgogne. M. de Gerlache a donné bon , p. 51-33.
67
530
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODÏENSIA.
531
soixante et cincq, le dix-neufème jour du mois de décembre, à heure de
primes ou environ, indiction trausseme, de la pontification nostre très-sain
I^ère en Dieu et S>^ Singneur Poul , par la divinne Providence , de chely
meisme nom pape second l'an second , régnant en lempire très-excellent et
très-chrestien prince Frédéric, par la grâce de Dieu, empereur des Romains.
En la présence de nous , Joesse de Boeslintere et Daneal de la Fontaine, dit
Carlevvych, presbtres, notaires impériaulx et de la court ecclésiastique de
Liège et des tesmoings cy-après nommez etescriptz, furent présens en leurs
personnes honorables et saiges de par la cité de Liège , messire Johan de
Serainge, seigneur de Tillou , de HoUongne, chevalier, etc., maistre à
présent de ladite cité, Géraur de Serainge, seigneur de Fremont*, panne-
tier hirtauble de monseigneur de Liège , Gielle de Metz , Mathier Hauweal ^ et
Johans Heilleman '. jadis maistres de ladite cité ; de par la ville de Tongres,
Arnt Hessels, maistre pour le présent dudit Tongre, Henry de Serainge,
escuier et Renechon de le VVegge ; pour ceulx de Saintrons , Christian de
la Blocquerie , pour le présent maistre dudit Saintrons , Philippe Copy ,
Henry Zeelichs et Johan Gerst; de par la ville de Looz, Johans Cleynnewerts,
pour le présent maistre, et Johans Van Heystert, secrétaire dudit Looz; et
de par la ville de Hasche *, Eirnoult de EIsrake , maistre pour le présent dudit
Hasche, et George Schilders; lesqueix par vertu des poveirs à eulx donnés
par lesdits des cité et villes desdits pays de Liège et de Looz , et lesquelz sont
de mot à mot incorporez en le fin de cedit présent instrument, et par le
conseil et consentement de messeigneurs les contes de Meurs et de Horne ,
aussi présens , ont dit , recongneu et affermé que comme par certain traictié ,
naigaires fait et accordé par iceulx députez, ou nom desdites citez et villes
deseurenommées , avec très-hault, très-excellent et très-puissant prince,
nostre très-redoubté seigneur, monseigneur le duc de Bourgongne et de
Brabant , soit entre autres choses expressément dit et accordé, que ceulx
desdites cité et villes , seroient tenu de faire amende honnorable à très-hault
et très-puissant prince , mons>' Charles de Bourgongne , conte de Charroloux,
seul filz de moudit seigneur le duc de Bourgongne, telle qu'elle est contenue
et déclairée ou dit traictié. Et aussi seroient tenuz lesdits de la cité et villes
' Atias , Fraipont. p^ge 535 , il est oommé Jokau Heilman Du-
^ Alias, Haveau. tari.
3 Dan» la seconde commission de Liège , * Hasselt.
desseuredis , de faire amende proffitable à mondit seigneur de Charroloux ,
pour ses injures, dommaiges et intérestz , desquelz, de sa part, leur seroil
fait déclaration. Et pour ceste cause, lesdits députez se fussent présentement
tirez devers mondit seigneur de Charroloux , pour acquérir sa bonne grâce,
lequeil leur eust fait direct remonstrer bien au long les injures, dommaiges
et intérestz que lesdits de la cité , villes et pays de Liège et de Looz , lui ont
fait et procuré, sans cause, raison ne occasion souffîsant, en ce que depuis
ung an en çà, iceulx de Liège et de Loz c'estoient constituez et dèclairez
ennemis de mondit seigneur de Charroloux, et lui estant absent des pays de
mondit seigneur le duc son père, avoienl fait et passé certaines alliances à
rencontre de lui, et sans aulcune sommation précédent, l'avoient deffié, et
meu guerre à l'enconlre de mondit seigneur le duc son père et de lui , leurs
pays, terres et seignories, et en icelle guerre avoient dit et souflFert dire,
phiseurs malvais et injurieux langaiges contre sa personne , avoient prins sa
place de Phalais^ et ars, et brûlé la basse court de sa place de Montaigle, et
que pour pourvéoir à ces choses, lui esloit convenu à grande haste détourner
du pays de France, avec grande et puissant armée, et à très-grans frais ,
missions , dommaiges et intérestz tant par les moyens desseuredits , que plu-
seurs autres qui plus à plain ont esté dèclairez ausdits députez. Lesqueix
saichans et cognoissans les choses desseu redites, à eulz remonstrées, estre
vrayes, ont à ceste cause très-humblement supplié à mondit seigneur de
Charroloux , que son plaisir soit de prendre lesdits de Liège et de Looz en
sa bonne grâce, et que pour parvenir à ce iceulx députez, ou nom desseuredit
et pour tous ceulx desdites cité, villes et pays de Liège et de Looz, réservé
seuUement ceulx de la ville de Dynant, sans aucune innovation dudit traictier
par eulx fait , avec mondit seigneur le duc ont traictié , convenu et accordé ,
avec mondit seigneur de Chorroloux, de lui paier et baillier, au proffit de lui et
de ses hoirs et successeurs, la somme de cent et cinquante mil florins, du cun-
gne et charge des quatre esliseurs de l'empire , à paier par lesdits de la cité ,
villes et pays de Liège et de Looz , non comprins lesdits de Dynant, et ceulx
qui ont tenu le parti de mondit seigneur le duc et de mondit seigneur de
Charroloux, auz termes telz que par mondit seigneur de Charroloux leur
seront donnez et accordez à la prouchaine journée, que par les trois estas des-
dits pays se doit tenir en la ville de Saintron. Et pour ce, lesdits députez en
nom et comme députez des cité et villes desseurdites , par vertu de leursdits
!i
532
ANALECTA LEODIE^SIA.
povoirs el par coDsel et consentement de mesdits seigneurs les contes, de leur
certaine science, pure el franche volunté ou nom desseuredit, ont recongneu
et confessé lesdis de la cité , villes et pays de Liège et de Looz, nommez èsdits
povoirs , devoir et estre loyalment tenus à raondit seigneur de Charroloux ,
pour lui et sesdits hoirs et successeurs, combin qu'il soit absent, toutesfois
maistres Guillaume Hugonet, juge de Beaujolois, Johaii Carondelet, con-
seillieret maistre des requesles, et Johan le Gros, secrétaire et audiencier de
mondit seigneur, à ce expressément commis de lui, avec nous lesdils notaires,
comme personnes publiques présens et stipulans pour et en nom de mondit
seigneur de Charroloux et de sesdils hoirs et successeurs, en ladite somme de
cent et cinquante mil florins desdits coingne et charge desdils quatre esliseurs
de l'empire , et ce pour la cause desseure déclairée. Et icelle somme ont pro-
mis et proraectent lesdits députez , ou dit nom , par leurs séremens pour ce
donnez es mains de nous lesdits notaires, paier à mondit seigneur de Char-
roloux, ou à ses commis et députez auz termes que comme dit est, leur se-
ront par mondit seigneur donnez et accordez. Et pour la seurté de ce , lesdits
députez , ou nom et comme députez desdites cité et villes desseurdites , ont
fait et passé, font et passent par cedit présent publique instrument, toutes
telles promesses, obligations, submissions et renuntiations qu'ils ont fait,
passé et accordé au proffil de mondit seigneur le duc de Bourgongne , en sa
ville de Bruxelles. Et lesqueles obligations, promesses, submissions et renun-
tiations et toute le contenu en icelle, ilz ont voulu et consentu , veullent el
consentent valoir et avoir force, vigeur et effect, pour et au prolKl de mondit
seigneur de Charroloux, et que d'icelles et toute le contenu mondit seigneur
de Charroloux, et sesdits hoirs et successeurs se puissent aidier, tout ainsi
que se toutes icelles promesses, obligations, submissions, renuntiations et
séremens , esloient nommément et expressément déclairés et incorporées en
cedit présent publique instrument, fait et donné en la ville de ïhylemonl
en Brabant, ou diocèse de Liège, en l'ostel où esloient logiés mesdits seigneurs
les contes de Meurs et de Horne , les an , mois , jour, heure et indiclion des-
seuredits, présens nobles hommes et saiges messire Guillaume de Dinleville,
seigneur de Schones , messire Johan de Monfford el Olivier de la Marche ,
chevaliers , tesmoings à ce appelleis et requis.
ANALECTA LEODIENSIA.
533
S'enstvent les tcnures des povoirs, dont desseur est fatcte mention et première-
ment du povoir desdits de la cité de Liège, du 23 novembre 1465.
« Nous les maistres, jurrés, conseil et université de la cité franchise et
banlieu de Liège, à tous et singuleres, à cuy ou ausquelx ces présentes par-
venrontou seront monstrées , salut et dilection. Comme ainsi soit que pour
parvenir à voie de moyen et traictié de paix et union , sur les différends ,
discors, œuvres de fait, entreprinses de guerre suscitées, etc., noubles et
vailhans seigneurs damoiseaul Vincent , conte de Moursse et de Varwerden ,
el mons*' Jacques , conte de Hornes , seigneur d'Artena , de Montagu et de
Cranendonck , etc. , se soient entremis à nostre prière el requeste , et aussi
des bonnes villes de la langue thiesse d'eulx Iravellier , de trouver voie et ma-
nire d'appointement envers Irès-haull el très-puissant prince, monseigneur le
duc de Bourgongne el de Brabant , etc. , sur les offres et présentations par
nous faites, contenues el à plain déclarées es commissions et submissions par
nous à eaux données, comme par icelles peull apparoir, tant que fmablemenl
pour résolution, nous aient fait rapport de ce qu'ilz ont peu obtenir au lieu
de Bruxelles * , el qu'ilz ont impélré seurté el sauconduit sur la surcéance de
guerre donné et otlroiée par ledit très-hault prince durant deux jours en-
tiers suyvanl la date d'icellui, pour de par nous la cité au nombre de trente
personnes, el auslanl des chevaulx ou au dessoubz , et semblament de par les
bonnes villes de Tongre , Saintrond, Loz , Hasselt, pour cascune d'icelles
dyx personnes et austant de chevalz ou au dessoubz , envoyer devers ledit
très-haut prince monseigneur le duc, etc., où il sera lors, comme ilz nous
ont relaté, el très-révérend père en Dieu et Irès-honoré seigneur mons»^ Lowy
de Bourbon , esleu confermé de Liège , duc de Bullon , conte de Loz , nostre
droilurier seig"" , sçavoir faisons que en vertu de la charge et copimission par
nous donnée ausdits seigneurs contes et icelle demourant en force et vertu ,
veullans ensuyr le traicl et voie de paix el union que désirons , confians plai-
nemenl auz sens, loyaulté, preudommie el discrétion de nous chiers , féaulz
el amez Johan de Seraingne , seigneur de Tillou , de Hollongne , cheva-
lier, etc. , maistre à présent, Géraur de Seraingne, seigneur de Fremonl*.
1 Lescomtes de Meurs el de Horne avaient d'abord été tléputésà Bruxelles pour demander une trêve.
2 Sic , ailleurs Fraipont.
OU
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
535
pannetier hirlauble de mons»- de Liège, Gielle de Metz et Malhier Hauweal,
jadis maislres de ceste cité , avons iceulx commis et instablis, et par ces pré-
sentes coramectons et instablissons, de pour et en nom de nous la cité et
aussy avec eaulx les députez des bonnes villes desseurdites , qui pour icelles
et les autres de la conté de Loz auront commission et auctoi ité , aller vers
ledit ti ès-hault prince , mons' le duc et devers nostre très-honnoré seigneur
lesleude Liège, confirmé, etc. , nostre droiturier seigneur, et ailleurs là il
appartendra , ausquelz avons donné et donnons plain povoir, auctorité et
mandement général, de, sur et ensuyvant lez commissions et charges données
ausdits seigneurs contes, icelles demeurant en force et vertu , comme dit est,
par leur bonne ordonnance et moyen faire toutes telles offres, traictié , paix
et amende honnorable et proffitable , qu'ilz trouveront estre au cas expédient
et convenable. Si promectons en bonne foy sur nous honneurs et seremens,
de les accomplir et léalment entretenir, avoir ferme, aggréable et estauble tout
ce que par nosdits commis et députez sera en ceste partie fait, ordonné,
traiclié, paciffié et appointié, si que dit est, sans jamais faire aler ne venir
par nous ne par autre, en secreit ne en appert à l'enconlre, en manire au-
cune , toutes fraudes et déceptions fourmises et sécluses. Tesmoingne nostre
seel aux légations à ces présentes appendu en signe de vérité , sur l'an mil
quatre cens soixante-cinq , vinte-troisseme jour de novembre. »
Autre commtsston de Liège, du 9 décembre 1465.
€ Nous les maistres, jurrés, conseil et université de la cité, franchise et ban-
lieue de Liège, à tous et singulères à cuy ou ausquelz ces présentes parven-
ront ou seront monstreiz , salut et dilection. Comme pour trouver voie de
parvenir à trâict et moyen de paix et union sur tous différends, discors, ou-
vres de fait et entreprinses de guerre suscitées , elc. , ayons donné plain povoir ,
commission et charge à nous amés chiers féaulx Johan de Serayn , seip"" de
Tillou, deHollongne , chevalier, etc., à présent maistre , GéraurdeSeraingne ,
seigneur de Fraipont, pannetier héritauble à nostre très-redoubté et droitu-
rier seigneur mons»" de Liège , Gielle de Metz , et Mathier Hauweal , jaidis
maistres de la cité, pour sur lesdits différends, par moyen et conseil des
noubles et honnorés seigneurs les contes de Meurs et de Horne laborer au
bin et traictier de paix, ainsi qu'il est expressément dèclairé et contenu en
la commission à eulx donnée , parmy laquele ces noz présentes sont infichées
et annexées etc. , savoir faisons que , demourant icelles commissions en leur
forche , valeur et vertu , sans en rins diminuer ne admeadrier deleis et avec
lesdits Johan, Gérar, Gielle et Mathier, devant nommez, advons adjousté et
dénommé et par ces présentes adjoustons , dénommons et commectons de
nostre part nostre chir amé Johan Heilman Dusart, jadis maistre aussi de la
cité , auquel avons donné et concédé , donnons et concédons par cesdites pré-
sentes , tout (eilz commissions , povoir et charge comme les autres dcsseur-
dits , pour avec eulx labourer en ces affaires , ainsi que donné l'avions et
avons aux desseuredits. Si promectons et avons encovent bonnement et léal-
ment de faire et entretenir fermement et entirement tout ce et de quant que
par ledit Johan Heilman , ensemble avec les desseurdits députez , sera en
ceste cause fait , traictié , paciffié et accordé , sans jamais faire ne venir à i'en-
contre en manire aulcune , par le tesmoingne de ces présentes transfichées
en lettres , èsquelles fait avons apprendre nostre scel aux légations en signe et
certification de vérité, sur l'an de grâce Nostre-Seigneur , mil quatre cens
soixante-cinq du mois de décembre le neufème jour. »
Commïgsiofi de Tongre, du 23 novembre 1465.
« Wy de bourgemeisleren , gesworen , raidt ende gemeynte vander stadt
ende vriheit van Tongeren , allen ende yegeliken aen den welken dese tege-
wordige letteren soelen comen oft getoent werdeu groete ende minne : want
soe is om te comene tôt ueghe van tractaten, middele van peyse ende een-
drechticheit op ende van den geschilden twidracht werken van wille ende
aengripinge van oirloge opgeslaeu , etc. , die eedele ende mogende heere
jonchere Vincent, grève van Moirs ende van Sarwerden, ende myn heere
Jacob, grève Van Horne, heere van Altena, van Montagne, van Crane-
donck, etc., aengenomen hebben , tôt onser beden ende versucke, oick den
goeder sleden Ludick, ende anderen van den duetschen tongen, hen te ar-
beyden ende te pynen vindene voeghe ende manière van peysen aen den zeer
hogen ende zeer mechtigen den prince mynen heer den hertoghe van Bour-
gongnien, vanBrabant, etc. Opdie ervredingen ende presenteringen by ons
t I
536
ANALECTA LEODIENSIA.
gedoen volcoraelic begrepen ende vercleerl in der commissicn ende submis-
sien by ons hen gegeven , soe mils den selven blicken mach , soe dal len
uterslen 1er sliilingen die edele greven \oirscreven ons wederbracht bebben
'tgeen sy hebben connen \ercrigen lot Bruesele , ende dat sy erworven hebben
sekerheit ende geleide voir den onderselen van oirloge gegeven ende ver-
leene van den voirscreven zeer hogen prince durendc ihien daghe rechl
volgende die date dair, van om van onsenl wegen lollen gelalle van ihien
personnen ende soe vêle perden oft dair onder van den sladl van Ludick
wegen , tolten gelalle van dertich personnen ende alsoe vele perden oft dair
onder, ende sgelyx van den sleden wegen Sinlruden , Loen ende Hassell,
van elken van hen lot thien personen soe vele perden oft dair onder, le
schieten totten voirscreven seer hogen prince mynen heere den herloge etc. ,
aldair hy syn sali , soe sy ons aenbracht hebben die zeer révérend vader in
Goede ende zeer eerwerdige heer myn heer Lodewyc van Bourbon , elect
confirraeert van Ludicke, herloge van Bullioen ende grève van Loen, onsen
rechien heer, etc. ; doen te welene dat in crachte der beladingen ende be-
vele by ons gegeven den voirscreven eedelen heeren greven ende alsulke
blivende van machlen ende werden willende na volgen den tractaten ende
wegen van peyse ende bescheidenheiden die wy begeren , belrouwende vol-
coraelic in verstenlicheiden , wellicheiden , wysheide ende bescheidenheiden ,
onser liever getruwer ende geminder Arnls Hessels , boiirgemeister 1er lyt ,
Henrix Van Serain , raan van wapenen ende Renchon van Luye , wylen bour-
gemeister ende aile ingeselen burgeren van dese slad , wy hen bevolen ende
ingestadicht hebben ende mils desen tegewordigen bevelen ende instedigen,
om voir ende in name van onss^ ende oie by hen den deputeerden der goeder
steden van Ludick, ende anderen voirscreven , die welke voir die selve stede
ende den anderen der greefschappe van Loen , commissie ende machl heb-
ben, suelen te treckene totten voirscreven zeer hogen prince mynen heer den
hertoge ende totten voirscreven onsen zeere eerwerdigen heer elect confir-
raeert, onsen rechlen heer, ende elderswair dairt geburen sali, den welken
wy gegeven hebben ende geven volcomen macht auctoriteit ende gemeyn
beveel op ende naegande den bevalen ende beladingen gegeven den voir-
screven eedelen greven des selven blivende in crachlen ende valoren als voir-
screven is, by haire goeder ordinancie ende middele le doen te makene allen
alsulke bevredingen, tractaten, peysen ende beleringe eerlyke ende profifite-
/
ANALECTA LEODIENSIA.
537
lyke als sy vinden suelen nut ter saken ende bequeem : soe geloven wy in
goeder trouwen , op onseeere ende eyde , te vervullen ende weltelic te haldene
le hebbene vast dancbair ende gestedich allet Igeen dat by onsen gedepu-
terden ende commitlerden voirscreven sal in desen deile ende saken gedaen ,
ordinert, traclert, gepeyst, ende te pointe geset syn als voirscreven es, son-
der emmermer te doen , te gaen , te comene by ons nocht by andere, heymelic
nocht openbair, dairtegen, in enigher raaniren, allen bedroghe ende arge-
lisle uutgescheiden ende uutgesloten : orconde ons ziegels ten saken desen
tegewoirdigen aengehangen in teken der wairheit , in den jaire Ons Heeren
dusent vier hondert vyf ende sestich , dry ende twintich daghe novembris. »
Commission de S^~Trond, du 8 décembre 1465.
« Wy Bourgemeisters , gesworen , raet ende gemeynte der stadtvan Sintru-
den , doen cont ende kenlic allen den genen die dese lelteren suelen aensien
oft horen lesen , want wy voirtyts , over mits sommigen saken ende informa-
tien, ons dair toe bewegende melten dorluchtigen hogeboren ende vermo-
genden vorst hertoge van Bourgondien , van Brabant , synre genaden luyde
ende lande lot vreden comen syn , die wy begeren onlscheiden te worden om
grolen treffelyken schaden ende lasten te verhudene , ende want oie te voerens
twedracht ende differentie tuschen den eerwerdigen vader in Gode ende
dorluchtigen prince , heer Lodewyc van Bourbon , elect confirmeert tôt Lu-
dyck , herloge van Bulioen ende grève te Loen , onse genedige heer , ende ons
verreesen was ende opgestaen : soe eest dat wy den hogeboren vorst hertoge
van Bourgondien , van Brabant , etc. , ende onsen genedigen heeren elect con-
firmeert voirscreven, om sulke mesgryppe van veden, schaden ende twedracht,
als voer gernert zyn eerlyke endeproffitelikezoene ende beteringe doen willen,
ende alsoe hebben van bourgemeislers , gesworen , raet ende gemeynte der
stadt voirscreven, Uv. te wetende opdach, dalen desen letlerenondergescreven,
onsen getruwen Kerstiaen Van der Blockerien , bourgemeister der stadt voir-
screven, Philips Copy, Henrick Zeelichs ende Johannes Gersten, geconsti-
tuert, gecommittert ende gedeputeert , ende hen volcomen macht gegeven;
in name der stadt voirscreven van Sintruden , met haren aenhangen ende toe
behoirlen , van peyse ende concordie , op die mesgripe , schade ende twe-
68
il!
538
ANALECTA LEODIENSIA.
dracht voirgernert te Iracleren , le horen ende sien traclerea , den peys, zoene
ende eendrechlicheit van den mesgripe , schaden ende twedracht voirscreven,
aen den hogeboren ende vermogenden vorst , herloge van Burgundien , van
Brabant, etc., ende aen onssen genedigen heer, elect voirscreven, te ordine-
ren ende le maken ende te concluderene , ende den hogeboren vermogenden
prince , heeren Charrolois , aile oetraoet , eere ende reverentie te bewysene ,
ende allen dat in desen saken te doene, dat totten peyse beboirt , ende d'welc
wy selve doen souden ende mocbten , oft wy lyftic présent ende voir ogen
waren sonder argelist , ende hebben voirtraere geloeft ende geloven by onsen
eeren in goeden ende waren Irouwen wael le volvueren, ende vaststedichende
ongebrekelic te houdene , ende allen 'tgene des die vier deputeerde voirscre-
ven hier in aen den hogeboren ende vermogenden vorst , hertoge van Burgun-
dien, van Brabant, etc., ende der hoghe geboren vermogenden prince, heer
Charrolois , synen soene , ende onsen heere elect voirscreven , ende aen allen
die ghene dair wy peys aen behoenen mogen, hetzy zamenllic oft, bezunder
doen ende concluderen suelen. Ende des lorconden der waerheit, soe hebben
wy , bpurgemeisters, gesworen , raet ende gemeynte der stad van Sintruden ,
der selver stad ziegel ten zaken aengehangen int' jair der geboirten Onss Hee-
ren dusent vier hondert vyf en seslich , in decembri acht daghe. »
Commission de Looz, c/m 10 décembre 1463.
« Wy bourgemeisteren , gesworen , raet ende ganse gemeinte , porteren
endeinwoenre der stad van Loen , doen te weten inygeliken, alsoe wy dan
met onsen siegelen ende briefven in den saken ende geschilden , die wesende
hangende ende uutstaende syn tuschen den eedelen , raoghenden , doerloch-
ligen hogeboren prince ende heeren, hère Philips, byder genaden Gods, her-
toge van Bourgundien, van Brabant, etc., ende synen goeden landen desgelyx
tuschen den eedelen , mogenden , doirluohtigen hogeboren heere ende prince,
den heere van Charroloux , ouck tuschen den edelen , mogenden , doirluchti-
gen hogeboren heere et prince, heeren Lodewyc van Bourbon, by der
Godgenaden , elect confirmeert , lot Ludick , hertoge lot Bullion , grève lot
Loen , etc., onsen lieven genedigen heere , ende een groet part synre riddert-
schappe ende ondersete , 1er eenre , ende ons , die poirtereu ende gemeynte
ANALECTA LEODIENSIA.
539
voirscreven, met onsen aenhangen ende tonehoeren, ter andere syden, ge-
momboirt, geconstituert, gedeputeert ende mechlich gemaict hebben met
onsen openen siegelen ende brieven , onsen lieven getruwen Dierick Rayrae-
kers ende Jan Cleynnewerts, ons Iwe bourgemeisteren, ende Jan van Heeslert,
onsen sécréta ris , omme die voirscreven geschilden ende saken by die voirge-
noemde hogeboren princhen ende heeren te Iracleren , te ordineren , te pey-
sen ende te sluten, met hulpe ende bystant der eedelre , mogende, hogeboren
heeren , jonchere Vincent, grève lot Moers , etc., ende heeren Jacob, grève
lot Horne, etc., den wellegen twe eedelen heeren voirscreven , wy des selfs
gelyc commissie van siegelen ende brieven gegeven hebben, die welke wy ralifi-
ceren, van werden ende machtenhalden. Ende alsoe dan die voirgenoemde, ons
deputeerde, ons in relatien mont sprekenlyc opgedaen hebben, voelrehande
verkellinge van der selver saken geschiel benner der goeder sladt van Bruessele;
ouck ons sekere gescriften, desen saken aengaende, gelesen hebben, soe eesl
dat wy met onser aire wille, wete ende consente, soe voere onss, soe
voer onse aenhenge ende toebehoirte, onsen lieven getruwen Jan Cleynne-
werts, onsen bourgemeister , ende Jan van Heeslert, onsen secrelairis, vol-
comen macht ende belaet gegeven hebben , ende met desen onsen briefve
volcomen macht ende belaet geven , dat sy die voirgenoemde saken ende ge-
schilden, met ende by die voirgenoemde doerluchtige , hogeboren princen
ende heeren , die wy groflFelic veronrechl hebben , Iracleren , ordineren , pey-
sen, sluyten ende finael maken , ende soe wer dese , onse deputeerde, termi-
mineren , Iracteren , ordineren , peysen , sluyten ende finael maken , bel sy in
't generael oft besunder , niet gereserveert , desgelyx soe wer ons voirscreven
deputeerde , omme dese voirscreven saken le peyse te brengen ende finael te
maken , overgeven , consenleren , geloeven en luweseggen , in wat maniren
dat zy dat geloeven , wy , met onsen Irouwen , dat suelen wy ganselyc ende
altemael, soe voere ons, onselouwebehorte, onse erven ende naecomelinge ,
van valoire , van werden , van machlen halden ende over ail volvoeren , als oft
wy samentlyc ende persoenlyc met hon in l' présent weren , ende dat gedaen
hedden sonder enich wederseggen van ons aen argelist , ende renuntieren in
den saken op cleerschap, manschap. Ende aile argelist. Des voirscreven es lor-
konden , hebben wy onsen stad gemeynen ziegel desén brieve aen doen hau-
ghen. Gegeven in 'l jaer nae der saliger geboirten Ons liefs Heeren Jhesu
Chrisli, dusent vier hondert vyf en seslich, in decembri ihien daghe. »
: '
F=^
li
540
ANALECTA LEODIENSÎA.
ANALECTA LEODIENSIA.
341
1.1 1
Commission de Hasselt, du 10 décembre 1465 .
« Allen heeren van gheistlicheit ind werlicheit, stade, ridderen , schiltbur-
digen , ind ailen eerbaren mannen , onsen lieven heeren ind vrinden , dair dese
onse lelleren voircoraen suelen, bourgemeister , rael ind ganse gemeinle der
stadt van Hasselt , onderdenige ind aH bequemelyke groeten. Voer aile alsdan
die homechlige eedele heeren , joncher Vincentius , grève te Moers , te Swar-
werden, ind heere Jacob, grève te Home , heere te Altena , te Montengue ind
tôt Cranendonck , aensiende die groete lasten, ind pericule van groter veed-
scappe in 't oirloge die in desen lande van Ludick, van Loen, leider bracht ,
syn uut naeburligen medelyden ind van goeder gonsten sich aengenomen ,
den selven des oiick genelliken gegoud synde voirt dae vlyslich bewesen , ind
ves het no honnen vermogen niet gespart hebben , die selve vede te gude ind
te vreden te bringen , welich bon der almechtige God wil gonnon , waele te
volvueren. So ist dat voirde voren hier op beraden ende des overcomen synde,
deputeert ind gemechticht hebben, int by desen letteren mechtigen ind depute-
ren , die eerbare, onse lieve getrouwe ind geminde Aernt van EIsrake , indertyt
onsen bourgemeister , Johan van EIsrake , Johan , greven in 't Joris schilders ,
wyinebourgemeisters, ind onsen raetz vruude, indPeter Alarts, indgelickenby
sonder van onsen ; ind aile der gheenre onser medegeringe , wegen die wy
bynnen lande van Loen, mechtich synora te trecken bydie voirscreven heeren
greven, ind ons te verdadingen te verenigen, ind aile tractaten van peyse,
vruutscappen int vreden te overcomen , ind te sluyten by doerluchtigen , ver-
mogenden vorsten , den hertoge van Bourgondien ind van Brabant , etc. , by
den hoegeboren heere , synen lieven soen , mynen genedigen heere van Char-
roloys, by den eerwerdigen in God vader, hogeboren, verraogende vorst,
heeren Lodewych , elect confirnaeert van Liidick , ind grève van Loen , onsen
Heven lantheeren, voirt by allen anderen heeren daer wy met uulstaen ind te
bedingen hebben , ind dat sementlichen oft by yegeliken heeren , ind partien
bisunder, ind wat die twe eedele heeren greven voirscreven, ind onse voirge-
noemde deputeerde , oft dmeeste deyle van bon , hier van doen , sluyten ind
overcomen sullen in gesamender bedinghen , oft by yegelyke heeren ind par-
lien, verscheiden geloeven bon hiervan doen sluyten ind overcomen, wy,
bourgemeister, raet, ind ganse geraeynte der stad van Hasselt voirscreven,
vast, stedich ind onverbrechlich te halden, voir ons, onse erven ind noco-
melingen, le ewigen daghen, ind des niet le wederropen. Orconde der
waerheit , hebben wy onser stad siegel hier aen doen hangen , in den jair Ons
Heeren gebuert, dusent vier hondert vyf en sestich, in decembri thien
daghe. »
El ego Judocus, dictus de Boeslintere , presbyter Leodiensis dioecesis , pu-
blicus sacra imperiali auctorilate notarius juralus, quia praemissis omnibus et
singulis suprascriptis , unacum Daniele de Fonte , connotario subscripto , et
lestibus suprascriptis, praesens interfui, eaque sic fieri vidi et audivi , et ex
iis praesens publicum inslrumentum , cum eodem Daniele, connotario , recepi
et in publicam formam expedivi, necnon linguam gallicam praescriptam Da-
nieli praedicto inlerpretatus fui , praesensque publicum inslrumentum licel
aliéna manu fideliterscriptum, signoque et nomine raeis solitis et consuelis
signavi, rogalus et requisitus , in robur et lestimonium praemissorum.
Et ego Daniel de Fonte , alias Carlewych , presbyter Leodiensis dioecesis ,
publicus sacra imperiali auctorilate, venerabilisque curiae Leodiensis notarius
juralus, praemissis omnibus et singulis suprascriptis, unacum Judoco notario
et lestibus praescriplis praesens interfui , et ex iis praesens publicum inslru-
mentum cum eodem Judoco recepi, praedictoque Judoco linguam gallicam
mihi interprétante praediclam et exponenle , in publicam formam expedivi ,
praesensque publicum inslrumentum licel manu aliéna scriptum signoque
et nomine meis consuelis signavi , rogalus et requisitus , in robur et lestimo-
nium praemissorum.
Archives de la province de Liège. Original sur parchemin ,
n" 46 de l'inventaire des pièces revenues de Lille en 1775.
542
ANALECTA LEODÏENSIA.
ANALECTA LEODÏENSIA.
543
«1 i>
!il iii
XLvn.
BULLA PAULINA , SIVE SENTENTIA DOMINI NOSTRI PAULI PAPAE SECUNDI . LATA DIE 23
DECEMBRIS 1465 * , INTER REYERENDUM IN CHRISTO PATREH DOMINUX LUDOYICUM ELECTU»
LEODIENSEX EX UNA , ET HAGISTROS CIVIU» , SCABINOS , BURGIMAGISTROS , RECTORES,
JURATOS ET COMMUNITATES CIVITATIS LEODIE!^SIS , NEC NON LOSCASTRI , HASSELT , BE-
RINGHEN , EYCK, STOECKHE», BREDE , HERCK ET BILSEN, COMITATUS LOSSENSIS ^ ET LOCA
ALIA IPSIS ADJACENTIA, ALIOSQUE OXNES ET SINGULOS IN HAC LITE CONSORTES , EX
ALTERA PARTIBUS ^.
Paulus episcopus , servus servorum Dei , ad perpetuam rei memoriaiii.
Pastoralis cura sollicitudinis, divinitus nobis super cunctas christiani populi
nationes injuncla, nos invigilare saluti fidelium, eorumque periculis obviare,
et scandala removere coinpellit.
Sane cura nobis diversa g^rayissimarum diiFerentiarum dissidiorumque inter
dilectos filios Ludovicum electum Leodiensem ex una , et magistros ciyium ,
scabinos, burgimagistros , rectores, juratos ac communitates civitatis Leo-
diensis, et oppidorum de Tongris et de S. Trudone patriae Leodiensis,
necnon Loscastri , Hasselt , Beringhen , Eyck , Stockheim , Brede , Herke et
Bilsen comitatus Lossensis , et loca alia ipsis adjacentia , aliosque omnes et
singulos in bac lite consortes ex altéra partibus^ commotio animum fel. rec.
Pii secundi praedecessoris nostri saepe pulsasset; intellexerat enim quod
propler varios et diverses excessus ibidem perpétrâtes , ordinaria fuerat in
* Paulinam hanc constitutioneai recudimus
collatam cum exemplari coaevo, necnon cum alio
exemplari quod insuocodice descripsit Uerman-
nu8 de Wachtendonck. In illis exemplaribus con-
stitutio aposlolica Romae dicitur data anno 1465
Diciao GALEifDAS JARirARii , pontificotut Pauli II
anuo secundo. Ita etiam legitur in versione gal-
lica illius bullae, quae Leodii publicata fuit die
26 maii 1477, et quam infra exhibemus : mille
quatre cens soixante cincq , les X" knlende de jan-
vier, de nostre pontificiat l'an second. Praeterea
si bulla data fuisset die décima mensis januarii
1465, prout apud Chapeaville (tom. III, p. 150)
et alios legitur, non ad annum secundum , sed
ad annum primum pontificatus Pauli II specta-
ret ; Paulus enim pontiTex electus est die 31
augusti 1464.
^ Talis est titulus , qui bullae Paulinae prae-
figitur in codice Hermanni de Wachtendonck.
dicta civitate, oppidis et locis supradictis ab ipso electo primum, et suc-
cessive apostolica auctoritate etiam appositum et observatum aliquandiu inter-
dictum , a quo quidem aposloUco interdicto hujusmodi fuit etiam ad sedem
apostolicam appellatum. Idem praedecessor noster non immemor quod inter
principes et subditos nonnunquam exortae discordiae discrimina attulissent,
et providere cupiens , ut praetactorum Leodiensium civitas et districtus , se-
data hujusmodi commotione, felicis ductu regiminis a noxiis praeserva-
rentur, ac optatis semper proficerent incrementis, dileclum filium Petrum
Tyrasonensem electum, tune causarum Palatii apostolici audilorem , de cujus
fide et probilate non immerito confidebat plurimum, ad investigandum , et
quoad posset componendum ac tollendum ipsas differentias et dissidia, inter-
dictumque hujusmodi , sub raodis et formis per eumdem praedecessorem
nostrum in certis inslitutionibus sub annulo piscatoris sibi datis, relaxandum ,
alioquin ad audiendum causam in justitia , et proferendum, eo destinavit.
Qui quidem Petrus electus , quamvis multiplicibus et variis modis concor-
diam inter parles praediclas prius suadere et efflagilare , ac pacis et Iran-
quillitalis conditiones inducere conatus esset, lurbante tamen et impediente
iniquo satore zizaniae humani generis inimico, nihil proficere valuit : sed
opus fuit ipsorum dissidentium causas in partibus illis aequo tractare libramine.
In quibus cum tam magistri civium , scabini, burgimagistri , redores,
jurati, communitatesque, et alii supradicti , quam eorum, qui in ipsa lite
consortes, et literatorie, et juratorie dictae sedis apostolicae jurisdictioni se
submisissent, obtinuerunt interdictum praetactum sibi relaxari, atque ab
ecclesiasticis , quibus innodati Fuerant, etiam censuris absolvi.
Quibus sic peractis, dictus Petrus Tyrasonensis , causam inter partes prae-
missas, vigore commissionis sibi factae, judicialiter audivit, processum in-
struxit. Et ipse per observationem tam terminorum substantialium , quam
aliorum in eadem causa occurrentium , et singulis , nec non juxta tenorem com-
missionis ipsi electo factae et naturam causae hujusmodi , observandis obser-
vatis per hinc inde partes, et ipsum Petrum electum rite instructa; idem
Petrus electus causa attemptatorum pro parte Ludovici electi praefati coram
se introducta, prius in partibus senlentialiter rite terminata. partibus eisdem.
seu verius earum procuratoribus srve syndicis ad comparendum Romae cum
suflicientibus mandalis, seu ubi romana pro tempore foret curia, coram
Romano pontifice, seu illo vel illis, cui vel quibus ipse pontifex hujusmodi
1544
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
545
I
causam expediendam , et justitiam ministrandam commiUeret , certum pe-
remptorium praefixil terminum.
Veriim dicto Pio poslea, siciit Deo placuit, viam universaecarnis ingresso,
et nobis ad summi apostolatus apicem . disponente Altissimo, assumptis,
eodem Petro ad nos cum instructo processu redeunte, ac oraloribus etiam
partium ipsarum coram nobis, indictoeis per ipsum Petrum elecliim praefixo
termino comparentibus , illisque per jus plene hinc inde auditis et intellectis,
dictae causae expeditionem ad raenses quatuor per nostras apostolicas literas
sub spe pacis componendae differendam duximus; partibus ipsis nihilominus
injungentes, ut si infra dictum terminum concordes fieri non possent, lapso
ipso termino, per eorura ad id légitime constitutos procuratores apud sedem
apostolicani pro conficienda hujusmodi concordia, vel ubi id fieri nequiret,
pro causa et lite hujusmodi continuanda et finienda omnino comparere cura-
rent ; certificantes easdem , quod lapso hujusmodi termino , earum absentia
nonobstante, ad partis comparentis et justitiam petentis instantiam , in causa
et lite ipsa , justitia praevia, omnino procederemus , usque ad ipsam senten-
tiam audiendam , per easdem literas monentes eas atque citantes, ac nullam
deinceps citationem vel monitionem necessariam decernentes , ac pariter dé-
clarantes ac inhibentes partibus eisdem, sub excommunicationis , anathe-
matis , interdicti ac quinquaginta millium florenorum auri de caméra in
subsidium fidei adversus infidèles convertendorum poenis, ne aliqua par-
tium praetactarum in allerius praejudicium aliquid praesumeret attentare,
et si secus fieret, extunc irritum decrevimus et inane, proul in literis nostris
tune in consistorio nostro secreto venerabilium fratrum nostrorum Romanae
ecclesiae cardinalium oratoribus utriusque partis et etiam quibusdam ca-
nonicis Leodiensibus nuntiis ex parte cleri Leodiensis destinatis, in praesentia
nostra traditis, plenius continetur ^
Cum autem sicut fide digna relatione informati fuimus , et fticti evidentia
manifestât, ipsi magistri civium, scabini , burgimagistri, rectores, jurati, ac
communitates, aliique praefati in ipsa lite consortes, post hujusmodi acceptum
mandatum non modo non observaverint illud, quod ipsos facturos etiam
oratores spoponderant , verum etiam contemptis per eos apostolicis mandatis,
jurejurando neglecto , et aliis quampluribus enormibus et nefandis coramissis
* Hue spectant bullae apostolieae quae leguntur supra, p. 505, 512 et 515.
\
excessibus , eorum proprium paslorem et praesulem a civilate Leodiensi et
ipsius dominio excluserint , et temerilate propria alium quemdam guberna-
torem , cujus caecitate ipsi quoque caeci ducerentur , evocaverint seu as-
sumpserint; ideo lapso lermino antedicto , et ipsis magistris civium , scabinis,
burgimagistris, recloribus, juratis et communitatibus aliisque praefatis et
m hac lite consortibus, neque per se, neque per procuratores suos, utprae-
fixum fueratcomparentibus, sed neglectis nostris, quod minime putabamus
perficiendum, monitis, quamvis de jure potuissemus in causa ipsa procedere,
et justitiam juxta juris ordinem partibus ministrare, ex parte praesertim ac
urgentibus anledicli Leodiensis electi supplicationibus instantissime requisiti,
praecipue facla nobis in praesentia fratrum nostrorum S. R. E. cardinalium
ilerum atque iterum per eleclum Tyrasonensem anledictum supplicatione, judi-
cium adhuc longiiis différentes, magistros civium, scabinos, burgimagistros,
redores, juratos , et communitales , aliosque praefatos in lite consortes anle-
diclos, seu eorum procuratores per alios quatuor menses et ultra expectaviraus.
Nunc ergo attendentes quod haec tanta dilatio admodum tendit ad noxam ,
illisque ex ulteriori mora major audacia , et apostolieae sedis contemptus ac-
crescit, considérantes quoque , quod tam per appellationem et submissionem
partium praedictarum anledictam , quam etiam praefixionem termini per rae-
moratum Petrum electum prius adjectam , et per nos poslea prorogalam , ac
alias raultipliciter causarum ipsarum cognitioet decisio ad nos atque sedem
apostolicam jure merilo est devolula ; idcirco praemissis citationibus solem-
nibus, tam per audientiam nostram literarum contradictarum quam duos
cursores nostros in palatio apostolico infrascripto publiée factis, licel eis mi-
nime necessariis , set ut magis magisque absentium coutumacia deprehen-
datur, meritis causarum hujusmodi, omniumque et singulorum quae in eis
tam coram eodem Petro eleclo, quam postea hinc inde per partes actadeducla
atque facta fuerunt, cum malura deliberatione débite recensitis, servatisque
omnibus et singulis oportune servandis, in nomine Domini cum aposlolo con-
lumaciam ulciscentes, de supradiclorum fratrum nostrorum consilio, ut
nostrum de vultu Dei judicium prodeat, ad hanc nostram irrefragabilem
perpetuoque valiturara sententiam, ex certa nostra scientia procedendum
duximus, et eumdem in contumaciam diclorum citatorum, id justitia digne
suadente, in his scriptis ferimus, atque in hune qui sequitur modum pro-
nuntiamus, decernimus et declaramus :
69
546
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
547
il
Paulus, episcopus, servus servorum , ad perpeluam rei memoriam : Chrisli
nomine invocato, pro tribunal! sedenles et Deum solum prae oculis habentes,
per banc nostram diffinitivam sententiam , quam de eorumdem fratrum nos-
Iroi'um sacrosanclae Romanae ecclesiae cardinaliiiin consilio ferimiis in bis
scriptis., pronuntiamus, decernimus et declaramus, verum et plénum dorai-
nium, omnimodam jurisdictionem in spiritualibus et temporalibus, ac raerum
et mixtum imperium per civitatem Leodiensem, ac oppida de S. Trudone, de
Hasselt , Loscastri , Beringben , Eyck , Stockbeira , Brede , Blisia , Tongris ,
Herck, et alia loca totius comitatus Lossensis et patriae Lcodiensis, institu-
tiones \illicorum, scabinorum , caeterorumque officialorum jurisdictionis
temporalis, ad episcopum sive eleclum pro tempore, et nunc ad praefatura
Ludovicum de Borbonio modernum electum confirmatum , et ecclesiam Leo-
diensem spectasse et perlinuisse, ac speclare et pertinere.
Quodque ipsa civitas etpatria Leodiensis, comitatusque Lossensis supradicti
sunt sub dominio et jurisdictione spirituali et temporali episcopi pro tempore
siye electi dictae ecclesiae Leodiensis, îic iisdem subjiciuntur , eaque omnia
et singula praedicto electo suisque successoribus , atque praedictae ecclesiae
Leodiensi adjudicanda fore et adjudicamus, necnon magistris civium, rec-
toribus , juratis , consiliariis , et comraissariis quibuscumque, et toti commu-
nitati civitatis Leodiensis, et burgimagistris , scabinis, rectoribus , juratis ,
1 et consulibus dictorum oppidorum et locorum adversariis, tam conjunctim
quam divisim, tanquam talibus nullum penitusjus in eisdem dominiis, ira-
periis et institutionibus , seu ad ea competiisse vel competere , ac exactiones
promissionum de praebendis vacaturis in introïtu ipsius electi ad civitatem,
portarum civitatis clausuras, injurias, inhibitiones, comminationes et prae-
cepta sub poena indignationis etiam in capite se inscribendum officialis juris-
dictionis temporalis et spiritualis . sive ipsius electi serviloribus aut subjectis,
procuratorum , advocalorum, et aliorum in curia ecclesiaslica procedentium
bannitiones , seu abbannitiones causarum ad eamdem curiam ecclesiaslicam
pertinentium , cognitiones apparitorum seu executorum ejusdem incarcera-
tiones, percussiones , ad renuntiandum executoribus coactiones , literarum
et mandatorum ejusdem detentiones, lacerationes, congregationes etseque-
las populi in palatio contra officialos ac fiscales et servilores ipsius electi , ac
contra procurantes revocaliones condemnatorum , eorum compulsiones ad
testificandum contra fiscales et officiatos, et proclama tiones ad conquerendum
de ipsis ad populum , et officiatorum et personarum dictae curiae privatio-
nes, proclamaliones, poenarum taxationes, exactiones, et non solventium
relegationes , bonorum suorum venditiones, commissariorum ipsius electi
repulsiones, compulsiones ad dimittendum judicium annuli, bannitiones
quorumcumque officiatorum etservitorum dicli electi in actis causae compre-
hensorura, eorumdemque et uxoris Alexandii Berart abbannitiones, tanquam
juris ordine non servato, nec rite, demolitiones domorum et aedificiorum bo-
norumque spoliationes et vastationes , monopolia, et ministeriorum inlerdic-
tiones, congregationes Irium staluum seu membrorum patriae, contra slatum
electi seu episcopi pro tempore , vel contra ejus voluntatem , invasiones contra
subditos ipsius electi, eorumque captivationes, proclamationes , et ad pero-
nem inbibitiones, feudoruni intrusiones, et verorum vasallorum extractiones ,
columnae elevationem et privilegiorum desuper, necnon securitatum et sal-
vorum conductuum concessiones contra ejusdem electi vel opiscopi pro tem-
pore voluntatem, rupturas carcerum, et carceratorum eductiones, receptiones
foraneorum in cives contra electi vel episcopi pro tempore inhibitionem, tal-
liarum impositiones et exactiones in subditos electi contra ipsius voluntatem ,
elecliones officiatorum ipsius civitatis per preces et munera , usurpaliones seu
occupaliones bonorum ad subditos electi pertinentium, tanquam confiscato-
rum poenarunique et emendarum appropriationes et pecuniarum exactiones,
extorsiones et daranificationes , et cujusiibet alteriusmodi usurpationes , no-
minationes et sustenta tiones baculiferorum , ipsorum invasiones , obligationes
ad arbores, immersiones in aquas, in carceres intrusiones , detentiones, vul-
nerationes, effracturas et combustiones domorum, et lacerationes literarum
registrorum , excommunicationum combustiones , repositoriorum rerum sa-
crarum fracturas, fictorum consistorii etjudicii erectiones , et officiatorum
ad episcopum vel electum pertinentium electiones, comminationes ad admi-
nistrandum corpus Domini excommunicatis , et ne deuuntiarentur aut vita-
rentur excommunicati inslallationem, et ad publica loca legationes eorum in
quos nulla eis competit jurisdictio , conspirationes , exhortationes contra
jurisdictionem ecclesiasticam et ipsius officialos, colligationes inter se etalios
contra statum episcopi et electi , contra ejus voluntatem , et requisitiones ut
clerus profanarelinterdictum, extensiones et erectiones vexillorum , et cum
illis egressus in arrais contra domini voluntatem , convocationes nobilium et
iucolarum patriae, et comminationes ut in armis egrederentur , ac compui-
i Ï!
Il
548
ANALECTA LEODIENSIA.
siones non euntium, ut contribuèrent pro expensis, ac inductiones ad capi-
tulum Leodiense ut requirerent ipsum electura ad eundum cum ipsis in armis,
\el substituendum aliquem loco sui , sive ad substrahendum ei fruclus suae
mensae, si id non faceret, per supradictos adversarios, et eorum qui in lite
consortes communiter et divisira factas, et insuper omnia alia et sinr^ula im-
pedimenta per adversarios ac in causa et causis consortes, et baculiferos , aut
novos procuralores supradictos, tam communiter quam divisim contra dic-
tum electum , ecclesiam et Clerum Leodiensem , ejusque ecclesiasticam et
secularem jurisdictionem , ac merum et mixtum imperium hujusmodi, et
ecclesiasticam iibertatem in ipsius electi et suorum offensam, injuriam et jac-
turam in praemissis circa ea, ac eliam post et contra inhibitiones et reintegra-
tionem supradictas, pendente hujusmodi lite, et de quibus in actis hujusmodi
attentata et innovata, facta et perpetrala fuisse et esse temerarias, illicitas,
iniquas, indebitas et injustas, temerariaque et illicita, injusta, iniqua et inde-
bita, et de facto praesumptas et nraesumpla, illasque et illa dictis adversariis,
tam communiter quam divisim minime facere licuisse, nequelicere, necnon
omnia et singula praedicta , sicul in eisdem actis deducuntur , de facto per-
petrata et commissa revocanda , cassanda, evitanda et annullanda , et in pris-
tinum statum reponenda, ac etiam hactenus per eos seu alterum eorum
quomodolibetextorta, seu indebite exacta reducenda. reparanda, restiluenda,
et reinlegranda fore, ac revocamus, cassamus. irritamus , et restitui man-
damus , et insuper praedicto electo per dictos adversarios eorumque consortes
adhaerentes et complices in praemissis, tam communiter quam divisim , per
praemissa mnltipliciter et enormiter fuisse injuriatum , ipsumque electum et
suos ex hoc multiplicia damna, expensas et interesse sustinuisse, et susti-
nere, eosdemque adversarios et complices communiter vel divisim propterea
ad praesentandum dicto electo de dictis violentiis, offensis, damnis, et inte-
resse per ipsum electum passis, juxta et secundum aestimationem et modera-
tionem per nos desuper faciendam satisfactionem condignam condemnandos ,
condemnatosque ad solvendum compellendos fore , et condemnamus et
compellimus, dictosque adversarios et complices, civitatemque et commu-
nitates , oppida et loca supradicta excommunicationis et interdicti respective,
aliasque sententias et censuras ecclesiasticas atque poenas in talia et similia
perpétrantes, propterea per statuta provincialia et etiam synodalia desuper
édita , et per inhibitiones dicli Pelri Tyrasonensis, et literas à nobis concessas
ANALECTA LEODIENSÏA.
549
//
promulgatas damnabililer incurrisse , ac dictos burgiraa(jistros et communi-
tatem Leodiensem, ac alios litis consortes in poenam quinquag^inta millium
florenorum auri de Caméra in eisdem litteris nostris contentam , in subsidium
fidei advertus ïurcas convertendam incurrisse declarandos fore , et decla-
ramus, ipsosque ab omnibus Christi fidelibus tanquam taies nunliandos , et
etiam publiée evitandos fore, et nuntiari evitarique mandamus, donec re-
vocaverint et paruerint , ac satisfecerint cum effectu , oppositionesque , mo-
lestationes, vexationes , perlurbaliones , inquietationes, necnon denegationes,
recusationes ad praestandum dictam emendam, et etiam cessandum ab exces-
sibus, injuriis atque intromissionibus earumdem jurisdictionum, et aliis prae-
fatis, ac singula impedimenta ipsi electo, et ecclesiae suae Leodiensi, ac
contra ejus personam et suorum , necnon jurisdicliones et imperia supradicta
perpraefatos adversarios eorumque consortes et complices in praemissis, et
circa ea quomodolibet facta et praestita similiter fuisse et esse temeraria, illi-
cita, iniqua, injusta et de facto praesumpta , dictisque adversariis et eorum
consorlibus et adhaerentibus communiter vel divisim ac respective super illis
seu etiam promissionum exactionibus , coactionibus et extorsionibus , pro-
clamationibus, bannitionibus, abbannitionibus, indictionibus, comminatio-
nibus, detentionibus et condemnaliouibus, privationibus, inhibitionibus ,
expulsionibus, demolitionibus, exactionibus, monopoliis, confoederationibus,
et conspirationibus , jurisdictionum et imperii hujusmodi intromissionibus et
usurpationibus antedictis perpeluum silentium imponendum fore , et impo-
nimus, et in expensis a tempore motae litis praemissorum occasione in causis
hujusmodi quomodolibet factis condemnandos et compellendos ac cogendos
fore, ac condemnamus, compellimus et cogimus : quorum emendae satisfac-
tionis modum , et damnorum et interesse et injuriarum aestimationem et
moderationem , ac expensarum taxationem nobis in posterum reservamus.
Per praemissam tamen adjudicationem universalis dominii electo seu epis-
copo pro tempore non intendimus praejudicare juri domini abbatis S. Tru-
donis in oppido S. Trudonis , nec praejudicare intendimus juri aliarum
ecclesiarum aut nobilium dictae patriae Leodiensis.
item, non intendimus praejudicare modiBcationi curiae spiritual is Leo-
diensis per bonae memoriae Adulphum a Marcka, olim episcopum Leo-
diensem , super reformatione ofliciatorum dictae curiae , et archidiaconorum
civitatis et dioecesis Leodiensis editae.
'P'
!ili
550
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
551
.M'
.; (
Nec praejudicatum esse intendimus paci Tongrensi , quoad numeruin fis-
calium et eorum ofHcia exercenda.
Reliquos autem articulos in actis utrimque deductos et specificatos le{ji-
tirais ex causis ad id animum nostriim moventibus ^ ad praesens non deci-
dimus, sed eorum decisionem et determinationem in aliud tempus différentes
nobis reservamus.
Super his vero , quae pro parte comraunitatis Leodiensis et adhaeren-
tium praefatorum fuerimus légitime requisiti, auctore Domino, justitiam mi-
nistrabimus.
NuUi ergo omnino hominum liceat banc paginam nostrae pronuntiationis ,
constitutionis ^ declarationis, adjudicationis , revocationis , cassationis^ irri-
tationis, annullationis , reductionis, reparationis , réintégrât ionis , mandati ,
condemnationis , compulsionis , impositionis , coactionis , reservationis et
intentionis infringere, vel ei ausu temerario contraire. Si quis autem hoc at-
tenttare praesumpserit indignationem omnipotentis Dei , et beatorum Pétri
et Pauli apostolorum ejus se uoverit incursurum.
Datum Romae apud S. Mariam Majorem^ anno incarnationis dominicae,
millesimo quadringentesimo sexagesimo quinto, decimo calendas januarii,
pontificatus nostri anno secundo.
Sic subscriptum et subsignatum, Johannes de Broeckhusen, quoad copiam
collatione diligenti facta.
XLvni.
LITERAE GONCORDIAE INTEK DOMINUH LVDOYICUM DE BOURBON^ ELECTUM LEODIENSEM ET
CLERUM (8 JANUARU 1466).
Nos decani seu vicedecani et capitula majoris et secundariarum ecclesiarum
Leodiensium , universis et singulis praesentia visuris et inspecturis salutem
in Domino. Noverint universi , quod post maturam inspectionem cedulae pa-
pireae de verbo ad verbum insertae et contentorum in eadem , delibera-
tionibus etiam capitularibus desuper praehabitis capitulariter ^ et ex certis
scientiis, omnia et singula inibi contenu et per venerabiles dominos Johan-
nem de Seranio, majoris ecclesiae decanum, Johannem de Quercu, ejusdem
majoris canonicum, Eustachium de Alrio, sancti Pétri , et EverardumdeVer-
venholt, sancti Johannis euangelistae, coUegialarum ecclesiarum Leodien-
sium , decanos, noslris nominibus gesta, obiata, promissa , obligata et facta,
approbamus , laudamuset ratificamus per praesenles. Quibus , ad majus robur
et firmilatem eorumdem, sigilla nostrajussimus et fecimus imprimi. Datum
Leodii octava januarii anni a nativitate Domini millesimi quadringenlesimi
sexagesimi sexli.
Ténor autem cedulae de qua supra facta est mentio sequitur, et est talis :
« Nos Johannes de Seranio , decanus et Johannes de Quercu , canonicus
majoris , Eustachiusde Atrio , sancti Pétri, et Everardus de Vervenholt, sancti
Johannis ewangelistae, Leodiensium ecclesiarum decani, procuratores seu foc-
tores venerabilium dominorum decanorum seu vicedecanorum et capitulorum
majoris et secundariarum ecclesiarum Leodiensium ac abbatum, priorum
et monasteriorum sancti Jacobi Leodiensis et caeterorum aliorum in man-
dat© procurationis tune oslenso , et per Johannem de Broechusen et AVout-
gherum de Roesele nolarios signato, latius expressorum ad appropinquandum
reverendissimum dominum Ludovicum electum confirmalum Leodiensem.
ac acquirendum bonam gratiam suam, nec non ad miligandum indigna-
tionem suae reverendissimae dominalionis et palernilalis , quam personae ec-
clesiasticae praetactae ac etiam aliae inferius expressae diversis vicibus ob id
quod juxta mandata sanclissimi Domini nostri papae moderni , non quidem
in conlemptum sanctitalis suae aut irreverentiam sanctae sedis apostolicae
quin potius causante metu interdictum non servarunt et alias forsan incurre-
runt, seunonservavimus et incurrimus, processibus in Romanacuria penden-
libus et sententiis illorum vigore datis vel dandis ac generali pace favente
Dec futura in eorum esse permanentibus , et ultra illos illa pro nobis et per-
sonis hujusmodi offerimus et promiltimus quae sequuntur :
» Primo, quod sicut personae praedictae ipsis seu nobis in earum hbertale
constitutissemper priscis temporibus fueruntet fuimus filii obedientiae sanc-
lissimi domini nostri et sanctae sedis apostolicae, sic adhuc ab hac hora el
antea erunt et obedient, obedireque promittunt, ac monitionibus quibus supra
obediemus . et promittimus eidem sanctissimo domino nostro et sanctae sedi
apostolicae , parebuntque et parebimus per omnia sententiis sanctitatis suae
550
ANALECTA LEODIEIN'SIA.
Nec praejudicatum esse inlendimus paci Tongrensi , quoad numenim fis-
calium et eorum officia exercenda.
Reliquos aulem articulos in aclis ulrimque deduclos et specificalos legi-
tirais ex causis ad id animum nostriim moventibus , ad praesens non deci-
dimus, sed eorum decisionem et delerminationem in aliud tempiis différentes
nobis reservamiis.
Super his vero , quae pro parte coramunitatis Leodiensis et adhaeren-
lium praefatorum fuerimus légitime requisiti, auctore Domino, justitiam mi-
nistrabimus. . .
NulU ergo omnino horainura liceat banc paginam nostrae pronuntiationis ,
conslitutionis , declarationis, adjudicationis , revocationis , cassationis, irn-
talionis, annullationis , reductionis, reparationis , reintegralionis , mandali ,
condemnationis, compulsionis , impositionis, coactionis , reservalionis et
intentionis infringere, vel ei ausu lemerario contraire. Si quis autem boc at-
lenttare praesumpserit indignatiooem oranipolentis Dei , et beatorum Petri
et Pauli apostolorum ejus se uoverit incursurum.
Dalum Romae apud S. Mariam Majorera, anno incarnalionis dominicae,
millesimo quadringentesimo sexagesimo quinto, decimo calendas januarii,
pontificatus noslri anno secundo.
Sic subscriptum et subsignalum , Johannes de Broeckhusen, quoad copiam
coUatione diligenti facta.
xLvni.
LITERAE CONCORDIAE INTEK DOMINUM LUDOVICUM DE BOURBON, ELECTUM LEODIEPiSEM ET
CLERUM (8 JANUARU 1466).
Nos decani seu vicedecani et capitula majoris et secundariarura ecclesiarum
Leodiensiura , uni\ersis et singulis praesentia visuris et inspecturis salutem
in Domino. Noverint universi , quod post maturam inspectionem cedulae pa-
pireae de Terbo ad verbum inserUe et contentorum in eadem , dehbera-
tionibus etiam capilularibus desuper praehabitis capitulariter , et ex certis
ANALECTA LEODIENSIA. 55 ^
vnnKrwi» r, .• f 1 ' ''^"^" *^6tri , et Lverardum de Vpr-
venholt, sancli Johannis euanïTelistao r»..iu • . . . """'"« ver-
siu™, decanos, nos.ris „0™;^'« peT,; cole^alarum eccles.arum Leodien-
approba^us , lauda.us et r.^^:^T^:^:^Z:ZLf'T''' 'T '
lis:--— r:„:-:fe£^^
sexagesimi sexli. muieMmi quadringeulesimi
Ténor aule.n cedulae de qua supra faeta est mentio sequitur el est talis ■
. Nos Johannes de Seranio, decanus el Johannes de Quercu rln '
majons, Eustaehiusde Atrio , saocti Petri, et Everardus de vë e„hoI s IT
Johannisewansehstae, Leodiensium ecclesiarum decani proc uraïnr ' T
.ores venerabihu. do.ni„orun, decanorum seu vicedec loZ e capalrt
majons et secundariarum ecclesiarum Leodiensium JIZ,^
et monasleriorum sancti Jacobi Leodiensis et" etl/um a Z '"'""
date procurationis tune ostenso , et per Johannem de BrLhu «„ " V^T '
«herum de Roesele notarios si.na.o, latins e.pressorum a^pt™, Idum
reverendissmium dominum Ludovicum PlprVnr^ a '^''P'^y"^"^^*^"'»
ac acquirendum bonam «rat-am^IZ, trnl" dX^durlr"" "
tionem suae reverendissimae domination s et »alPrniî»r ^ ^^'""
e-esiasticae prae.actae ac etiam aliae ^I^I^^^^ ^:^::-
quodjuxta mandata sanclissimi Domini nostri Da„ae ,n„^! , "*
H. con.mptum sanct.ta.is suae aut irrevellrraretd'i: To^'^
qum poluis causanle melu inlerdiclum non servarunt Pf nl.nc f ^^.^''^'''^^ '
Deo futura m eorum esse permanenlibus , et ultra illos illa pro nob^ et për
*on,s hujusmod. ofFerimus et promiltimus quae sequuntur ■ ^
roL,JT' ''""'* ''""' P""'""'"' P''"^''''^^" 'P'" *«" ""bi^ '" earum libertate
cons,.tut.ssemper pnsc.s temporibns fuerunt et fuimus filii obedientiae sine
..s .m. domm. noslr, et sanctae sedis apostolieae, sic adhuc ab ha horTe't
an ea erunl et obed.ent, obedireque promittunt, ac monitionibus qu bus sup^a
obed.emus . et prom.ltimus eidem sanctissimo domino nostro et sanctae "edi
apostohcae , parebuutque et parebimus per omnia sententiis sanctLll
552
ANALECTA LEODIENSIA
de quibiis supra fit mentio, et se ponent et ponemus in omni débite et ra-
tione versus dictum sanctissimuuj dominum nostrum et sanctam sedem apos-
loiicam vel cuni qui per suam sanctitatera et sanctam sedem apostolicani
occasiouepraemissorum fueril deputatus.
» Item recognoscunt et nominibus quibus supra recognoscimus, prout in-
desinenter corde et animo recognoverunt et recognovimus reverendissimum
dominum Ludovicura electum confirmatum Leodiensem fore et esse eoruni
et nostrum verura praelalum unicum et indubitatum dominum , reverebi-
raurque illustrissimam dominationem suam , obediemus quoque ei sicut tali.
Observabunt ctiam et obscrvabinuis interdicta ecclesiastica ordinaria auctori-
tate posita et pro posse eorum juvabunt et juvabimus dominationem suam
reverendissimam praedictam fideliter ad defendendum jurisdictionem suam
spiritualem et dominium temporale, nec non ullo futuro tempore facient
seu faciemus contrarium.
» Item si forlasse per dictas personas ecclesiaslicas aut nos aut aliquem
ex nobis aliquid captum, ablatum, substractum \el detentum est aut fuit,
quod reverendissimo domino electo, consiliariis suis benevolis vel servilo-
ribus pertincat, vei ad eos aut aliquem eorum spectat, sive in bonis mobilibus
sive beneficiis consistât, reddeut et restituent ac reddemus et restituemus,
prout rationis erit , antedicto reverendissimo domino electo vel praedictis.
El si forte ratione reslitutionis bujusmodi faciendae vel etiam inter* personas
ecclesiasticas praefatas ac nos et illas , quae de civitate Leodiensi ad Lovanium
aut alibi translulerunt, occasione et piaetextu gestorum per personas praefatas ,
difFerentiae aut altricationes exoriantur, per arbitrium dicti reverendissimi
domini electi concordabunlur et adbonamunitatem cum caritate reducentur.
» Item quia praedictae personae ecclesiasticae et dos quamplura contra
dictum reverendissimum dominum electum, licet metus intervenerit ut prae-
fertur, fecerunt et interceperunt seu fecimus et intercepimus non observando
videlicet ecclesiasticum interdictum , postulando marchum de Baden , per Mi-
teras lantum, scribendo inejus favorem adRomanam curiam in jnaejudicium
ejusdem reverendissimi domini electi , atque aliis diversis formis et modis
eumdem reverendissimum dominum electum offenderunt, seu nominibus
quibus supra offendimus, ut praedicitur. veniam , misericordiam pariter et in-
dulgentiam, quanto possumus nominibus bujusmodi humilius devotius et re-
vereutius, petimusetrogamus, offerimusque emendare honorabiliusquo fieri
ANALECTA LEODIENSI A. 553
dom!iV".*'l'^"' humilitate, tempore. loco et forma, quibus reverendissimo
domino electo praefato videbitur.
>> Item recognoscendo de tanto plus dictum reverendissimum dominum elec-
um , dictae personae ecclesiasticae facient ac nominibus praetactis faciemus
Zrenonbr T '' ^"T '^^^"^ '"'"^""^ «^--^- Rhenensium ,
floreno I henens, ad vigmti stuferos compulato, juxta morem solitum exipen-
dorum et levandorum. Ita quod appellatione personarum bujusmodi compre-
hendanturomnes et smgulae personae ecclesiasticae cujuscumque di^nitatis
sta us, sexus, ordm.s et religionis mendicantium et non mendicantium fue^
ri«t,quae asentenlia interdicti ecclesiastici per reverendissimum patrem
dommum Petrum Femci, tune sacri palatii aposlolici causarum auditorem et
oralorem apostol.cum , nunc vero electum Tirazonensem , in civitate Trêve-
rens. la.a nppellarunt, seu appellalioni bujusmodi quomodolibet adhaeserunt
et et.am omnes illae personae quae infra civitatem Leodiensem , oppida et
aha loca quaecumque dominii sui temporalis post lemerariam receptionem
seu adventum lihus de Baden permanse. unt, demptis ecclesia collegiata beatae
Mariae Hoyensi et smgul.s al.is ecclesiis infra ibidem oppidum situatis, seu perso-
n,s ecclesmst.cs earumdem Huyensium ecclesiarum inibi commorantibus
» Item ne v.deantur ecclesia et ecclesiae praedictae velle fovere aut suppor-
tare personas ecclesiaslicas, quae ad obedientiam sanctissimi domini noslri
papae moderni et sedis aposlolicae aul ad rebellionem contra et adversus an-
lefatum reverendissimum dominum nostrum electum instigassenl , offerunt et
nommibus qu.bus supra offerimus, quod si aliquae ex praedictis personis
cujuscumque status aul condilionis existant particulariler spontanea volunlate
extra ordmat.ones capilulares populum ad inobedienliam vel rebellionem
praed.ctas mst.garunt, aul diclum reverendissimum dominum nostrum electum
seu d.gnital.s suae reverendissimae honorem verbo pertinaciler et publiée vel
faclo laeserunl, mjuriam inlulerunl et oflFenderunt vel officia ab illo de
Baden, vel al.as in praejudicium dicli reverendissimi domini. ceperunt et
habuerunt, laies quoad hoc minime censebunlur ab bujusmodi offensis lae-
sionibus et mjuriis praelexlu praesenlis reparalionis libérale, sed de prae-
m,ss.s per reverendissimi domini noslri electi de ecclesia vel ecclesiis prae-
tactis depulandos erunt et remanebunt ad arbitrium parliculare praefali
reverendissimi domini electi, nec pro casibus aut causis praedictis personae
capifuli seu capitulorum aul con>entuum praediclorum personas praediclas
70
lU
554
ANALECl A LEODIENSIA.
supporlabunl aut défendent , supportabimus aul defendemus. Si lannen diclus
reveiendissimus dominus noster electus, ultra médium annum post princi-
palis et generalis pacis et concordiaeconclusionem, personas ipsas ex clemenlia
suae reverendissimae dignilatis dissimulaverit aut omiseril nominare, vel
contra nominatas agere, tali medio anno elapso, censebuntur oranes offensae
eisdem personis ex pietate dijjnitatis suae reverendissimae et animi ejusdem
magnitudine remissae et indultae.
» Item ut occasio reconvenientiarum prorsus tollatur pro future , quia do-
minus noster praelibatus conqueritur multos pravos usus, imo abusus , inter
personas ecclesiasticas et in praejudicium praeeminentiae suae paternitalis et
suaejurisdictionisspiritualis, servatosetinductos fuisse, taies ad honorem re-
verendissimae dignitatisetnostrae ecclesiaeetordinariae ejusdem jurisdictionis
reformabuutur per eumdem dominum cum assistentia et consilio sui capituli.
n Et pro praemissorum majori securitale nos procuralores praedicti, nomi-
nibus quibus supra, personas praetactas, et de quibus in praetacto procura-
tionis mandato fit mentio , et quamiibet earum juxta vim formam et tenorem
ejusdem mandati, ac nos proratis nostris et similiter alias personas praetactas,
a quibus mandatum non habemus pro ratis suis , qualenus de jure et con-
suetudine possumus eorumque bénéficia et sua bona praesentia et futura
obligamus pro satisfaclione hujusmodi et juxta modum solitum facienda,
videlicet medietatem infra sex hebdomades , conclusionem generalis pacis ci-
vilatis Leodiensis et patriae immédiate sequentes , et reliquam medietatem
infra annum ex tune subsequenlem , ac solemui stipulatione inlerveniente ad
manus notarii infrascripti , nomine dicti reverendissimi domini nostri electi
et aliorum intéresse habentium recipientis, promiltimus. Ita quod ipse do-
minus noster electus , aut sui in ea parte procuratores, manus ad bona et
bénéficia non satisfacientium apponere poterunt et apprehendere usque ad
satisfactionem quolarum suarum et expensarum ob hoc rationabiliter fien-
darum; spondemusque nos facturos et procuraturos ratificationem expressara
praemissorum a dictis dominis decanis seu vicedecanis ex capitulis praelibatis
per lilteras pubiicas earumdem ecclesiae et secundariarum ecclesiarum hu-
jusmodi sigillatas infra quiudecim dies proxime et immédiate sequentes, si
intérim nobis tutus pateat accessus ad eamdem civitalem pro praemissis pera-
gendis, alioquin quamprimum facere poterimus sine fraude. »
Anno a nativitate Domini millesimo quadringentesimo sexagesimo sexto ,
ANALECTA LEODIENSIA.
5)5
mensis decembris die vicesima oclava , hora nona de mane vel c/rciter prae-
naslen, Alneos.s professe ejusdem monaslerii, magislro Alexandre de Lovr
c.no„.eoHuyens.,e.Godefndode I.aer, subbastionLo ecclesiae Sanc i Pe ri
uirs dlt"^' : P ' ""T'-i"'-- ''^ S—O' Johannes de Q^er
Lusiacluus de Alr.o et Everardus de Vervenholt praelibali, coram venerabi^
Monam s cons.l.ar..sd,cl. reverendissimi domini nostri eleeli, ac nomine ipsius
rec.p.enl.bns ob.nlerun, , fecerunt et stipulatione intervenieme , etc. pTom J
.erunt smgula al.a in praesenti cedula contenta feeerunt in meliori ^rma
Anno sexagesmio sexto praescriplo, die vero nona mensis januarii hora
decma ante mer.diem vel eirciter, venerabiles domini Hubertus Bro'npn
v.cedeeanusm^or,s, Henricus Borman Sancti Martini, Arnoldus de bS
Sanc,. Paul., Gheymarus de Nyssem, Sanelae Crueis deeani , Henricus de
Wyhon.a, Sanct. Pétri, Johannes Buckinck, Sancti Johannis ewange ." aÏ
Anthontus Andreae Brose, canlor Sancti Dionysii, vicedecani, et nonnu il
canomc. Sanct. Bartholomaei secundariarum Leodiensium et quampluris ca-
non.c. earu.„dem secundariarum ecclesiarum expost.erunt et dixerunl in nos-
ira notar.o.um et testium subscriptorum praesentia se et capitula dictarum
majoi-.s et secunda.ia.um ecclesiarum preasc.ipta omnia et siuRula , pridie
sep .ma sc.l.cet die dicti mensis, ratificasse, et adhuc melioribus modo ei forma
quibus possunt ratificant , et ob hoc se sigilla dicUrum ecclesiarum hic subtus
in prae.B,ssorum lestimonium appressuros. Super quibus, etc. Acta in caméra
claustran. eccles.ae majoris praedictae, praesentibus ibidem dominis Petio
Paul, eccle ..s capellan.s, test. bus ad praemissa voeatis specialiter et ro^alis
De mandato magistri Iluberti vicedecani praedicti. - M. JohanL de
iSroectntsen.
Demandatopraefatorumdominorumdecanorum, vicedecanorum etcanoni-
corum secundanarum ecclesiarum praediCarum. - Wontgherm de Roesek K
^rcH^ de ta province de Liège , registre de famienm cathé-
drate de S'-Lambert, intItuU: mi et liitbes, 1465-1407.
'Adcalceo,huju.Jocu,Dei.liaddilur:.Soien- ""il in uno folio papiri , el subtu. c„„.i,„-| •
d-n. „. <,„od h.ec .i.„a concordiae „HpU <^^^r., . d.o I^. ::,:^::^Z
ANALECTA LEODIENSIA.
XLIX.
LITERAE A
BSOLUTIONIS A LUDOVICO BORBONIO , DIE 10 JANUARII 1466, CLERO CONCESSAE
Ludovicus de Bourbon , electus confirmalus Leodiensis , dux Biilloniensis
el cornes Lossensis , universis et singulis [)raeseates nostras palenles literas
inspecluris salutem in Domino. Quoniam Chrisli aclione , qui mentes \olun-
tatesque sinceras, corda quoque et afiFectiones humilium inluetur et respicit ,
edocti, praelatorum, abbalum, canonicorura , monasleriorum et conventuum
utriusque sexus mendicantium et non mendicantium singularumque persona-
rum eorumdem ac ecclesiasticorum quorumcumque civitatis et palriae Leo-
diensis atque comilatus Lossensis , in cedula reparationis comprehensorum * ,
humilitatem et reverentiam ab eisdem nobis de puris et sinceris eorumdem
praecordiis exhibitas attendentes , eosdem de nostra mena liberalitate et sola
clementia consolari pro hujusmodi volentes, omnes et singulas personas prae-
laclas , conjunclim et divisim, ab omnibus et singulis offensis et injuriis occa-
sione contentorum in praetacta cedula reparationis quomodolibet commissis
plenarie liberamus et absolvimus, ac omnia et singula juxta modum in eadera
cedula expressum remiltimus. Ipsasque personas et earum quamlibet ad gra-
liam nostram prislinam recipimus , ac ipsas reunitas et paces aliis eorum con-
fratribus, qui nos secuti sunt, et sub proleclione nostra in omnibus et per
omnia esse volumus , ila et taliter quod diclae personae bonis eorum singulis
libère uli possint, ad modum quod arrestationes et applicationes quaelibet
ubique tollantur quantum in nobis erit. Eisdem etiam personis oppidum Tra-
jectense et quaecumque alia loca et oppida patriarum nostrarum aperimus
per praesentes , ut inibi tute morari , stare , ire , et redire cum familia et rébus
suis possint secure et libère sine impedimento. Et idem procurabimus pro
posse eisdem personis, quoad dominia et patrias illustrissimi domini ducis
Burgundiae, etc. , nostri avunculi. Impendemus insuper omnem assistenliam,
et commune ecclesiarum , fuerunl appressa. Et mu» propter «patii parvitatem. •
nos nolarii prolhocoUum ralificationi» subtus • Vitl. supra p. 651.
positum extensius fecissemus, sed non potui-
ANALECTA LEODIENSIA. 557
favorem et auxilium eisdem p.rsonis ac illorum cuilibet , ad obtinendum ple-
nanam reconcilalionem et rehabilitationem , quibus forsitan occasione non
observatioms .nterd.cti aut alias indigebunt. Eisque quantum in nobis erit in
recuperauone bonorum suorum assistemus , ac in suis bonis et beneficiis con-
servabimus et defendemus et pro praemissis favorabiliter sanctissimo domino
noslro papae el ains dominis amicis noslris i„ romana curia et alibi existenti-
bus toties quot.es opuserit, scribemus et per dictum dominum avunculum
nostrum ejusque unigenilum consanguineum nostrum illustrissimum scribi
procurabnnus. Utemur quoque omni facullale nobis in praemissis et certa
praemissa per eumdem sanctissimum dominum nostrum concessa seu quo-
modolibet concedenda , cum dictis personis ecclesiasticis favorabiliter. In quo-
rum omnmm el singulorum fidem et testimonium praemissorum sidllum
nostrum secrelum praesentibus jussimus appendendum. Dalum in oppido
nostro Sancli Frudonis anno a nalivitate Domini millesimo quadringentesimo
sexagesimo sexto mensis januarii die décima.
Per dictum meum reverendissimum atque metuendissimum supradictum
et de ejus speciali mandalo. — De Troncillon.
M.JohannesdeBroechusen, quoad copiam ex originalibus literis extrac-
lam , collalione diligenli ad eas facta '.
archives de la province de Liège, registre de l'ancienne cathé-
drale de S'-Lambert , intitulé: PAIX ET LETTRES, 1465-1467.
' Ad calcem hiijus documenli addilur : « Scien.
dura est quod adhuc alia habelur litera praes-
criptae literae fere consimilis quae sic incipit :
Ludoticus de Bourbon, electus tonfirmatus Leo-
diensis, dux BuUoniensis et cornes Lossensis,
universis et singulis praesentes nostras patentes
literas inspecturis salutem in Domino. Quoniam
Chrtstt aclione , qui mentes voluntatesque sinceras
corda quoque et affectiones humilium intuetur et
respicit, edocti, decatiorum, vicedecanorum et cu-
pitulorum ac praelatorum et monasleriorum et
conventuum utriusque sexus, ordinis mendican-
tium et non mendicantium singularumque perso-
tiarum eorumdem ac ecclesiasticorum quorum-
cumque in cedula reparationis comprehensorum
humilitatem et reverentiam ab eisdem nobis de pu-
ris et sinceris eorumdem praecordiis exhibi/as, at-
tendentes, eosdem et in omnibus , etc.; per omnia
prout in praecopiatis literis continetur.
De mandato speciali reverendissimi ac metuen-
dissimi supradicti domini nostri electi Leodiensis.
— DE TaOCILLO».
Isia lilera exhibila fuit in mea praesentia
coram officiali capiluli Leodiensis et per me col-
lationata cum eodem domino officiali, prout in
regislro meo protbocollorum continetur.
Johannes de Broechusen quoad copiam , col-
lalione diligenli ad originalem literam facta. .
;558
ANALECTA LEODIENSIA.
L.
TBAITÉ D ALLIANCE, DU 23 MARS 1466, ENTRE LA CITÉ DE LIEGE ET LES VILLES DE
DINANT, DE TOISGKtS , DE FOSSE, DE THUIN ET QUELQUES AUTRES ^
A tous ceiilx qui ces présentes lettres verront et oront salut en Dieu et
cognissance de vérité. Faisons sçavoir que nous les maistres, jureis , conseil et
université généralement de la noble cité de Liège et de tous les bons mesliers,
les maistres, jureis, conseil et université généralement de la bonne ville de
Dynant, de Tongre, de Fosse, de Tuyng, de Coving, de Haske *, de Herck,
d'Eick, de Bred, de Blixhe ^, Beringhe et de Slockem , etc. , astons tous en-
semble et chasciin par ly accordeis, loyés et fermées, et nous accordons,
loions et fermons , jurons et seelons conjunctement et d'ung comun accord,
par le consentement et spontaine volunté de nous tous, que jamais en nul
temps , que nous fauserons , départirons ne severons * de l'ung de l'autre , mais
nous aiderons conforterons et assisterons l'ung l'autre de tout nostre puis-
sance allencontre de tous ceulx , qui ont excédeil ou pouront excéder ens
causes où ensy sont tous ceulx qui feront d'ors en avant lelz ou semblables
excès. En oultre nous alloyons contre tous ceulz qui les voront assister , assis-
teront ou les conforteront par quelcque manière que ce soit. Et tout premier
est assçavoir que nous avons heu guerres et discordz contre très-haull et
» « Celle pièce, d'il M. de CuTlaclic (ouvr.
cil. p. S7), eonlieiit le jugemeiu qui Ciit rendu
par une commission, composée de» maîtres el
jurés, d'accord avec le» Ireole-deux méliers,
coDlre Jean de Seraing, Gérard le Pannelier,
Gilles de Melz , et Mathieu Hawes, négociateurs
de ladite paix (de S'-Trond , du H décem-
bre 14655 ). La sentence élail fondée sur ce que ,
contrairement à leur mandat , ils avaient stipulé
séparément pour la cité et quelques-unes des
bonnes villes , au lieu de les comprendre toutes
dans le même pacte, et sur ce qu'ils avaient
livré des concitoyens à leurs ennemis : on le» y
qualifie de traîtres, de parjures, de marchands
de chair humaine. El en ellet hs Dinantai» ne
furent point du nombre de ceux que le duc re^ut
en sa grâce ; mais c'est qu'il les en avait formel-
lement exceptés. Le traité d'alliance et le juge-
ment sont évidemment l'œuvre de la faction de
Raes de Heers, réagissant contre les anciens ma-
gistrats et les bons bourgeois, représentés alors
par Gilles de Metz , qui voulait la paix avec le duc
de Bourgogne, comme unique moyen de salut. •
- Hasselt.
3 Bilsen.
* Setcrons , séparerons.
ANALECTA LEOUIENSIA. ggg
CCMC guérie et d.sco.dz soy sont aucuns de la bonne ville el noble cilé el
parcuxdefhe^ nequ.lzeu.ssent renunchiet à leur, bour^oisies • car olus
l ,.r.s ,,lu.,eurs proffiU et bu.ins, soy sont de noz sépareis et'absenT "n
no la.sans eu dang.ers et faulsans aux besongnes. Lesquels délillrn's et
fadhans dcseurno™„eis, ou les doit réputer pour ^alvl.lhans Ile dï
.ys,etlesdo..-o„ tenir tousjoursingratz, en corrigant telz selon I r dtl
..les et excès par eulx perpétreis. Ilem soy sont encore absentés aucul I
putc.s délie cté el bonnes villes, ordonncis pour faire une bonne paix don. "
ont heu co,„.ission del cité el bonnes villes de ce faire, sur boTe'fian: 'l
onfidence que on prendrpil en eulx, sivant le sériœent'que fJlavo e" 1
cleelpays, unijchascun en son lieu de bien el léallement garder par se
ment I honneur del cilé el pays et les franchieses d'icelle , dont eu dit:
co„,„,.s ont ,„a gardeil el Irés-.nal useit de la fiance et onfid ne „„ 1
avo.1 pns en eulx , comme ce appert clèremenl par leurcornoissance «1^, .?
plo.s uni par eulx.m.esme apporleis, comme' par autre! e pTo x e . ^
ung jugement dont la lenure s'cnsuyt de mot à mot : "^
« A tous ceulx qui ces présentes lettres verront el oronl nn, I
e. les jureis de la cité de Liège, faisons sçavoir que enTv L s eurdi;
cte estons comparus par plusseurs fois sur la salec'on dist saint Mil
^ens les eschevins de Liège, comissaires el plusseur: tn Tou^S ^iT"
n..esme vo ul labourer à nostre mill.eur sens , accomplissant lesdUe s'ieutes"
Se nous ont lesd.ts eschevins respondu que à lele matère ne poroienUabou er
8.1 navo.enl a L.ége owyt eschevins, et ausv les avoient A.tTl ""'^''
delleengliese de Liège , qu'.lz cs.oient inlerditz et parZi Ip^ ISu^U
par le présent à fa.re jugement de loy de lele malère. Sy astons derecL^ff
suyvant aussy lesdites siculles el autres syelles, .-ecompa^-us eT von7 'o ^
IL '
1560
ANALECTA LEODIENSIA.
I
lous ensemble que les maisires, jiireis , eschevins comme bourgoix , commis-
saires et autres bourgoix que la cité y avoit commis : que l'an mil iiii*^ sixanle
cliincque le vingte-lroixeme jour de novembre , le cilé donnât à Johan de
Seraing, chevalier, maistre pour le temps délie cité, à Gérar de Seraing,
dit le Pannelier, eschevin de Liège , à Giele de Metz , et Mathier Hawes. jadis
maistre de ladicte cité, unne commission générale • pour faire paix à très-haull
et très-puissant prince et très-redoubté seigneur, monseigneur le duc de
Bourgongne , de Braibant , et à noslre très-redoubté seigneur , monseigneur
de Liège, Lowy de Borbon, etc. Avant avons trouvé que, quant la comission
leur fut délivrée, il fut dit aux quattredeseurnomés , que la cité les avoit donné
plaine comission et puissance de faire la paix ; mais ce cstoit sur la bonne
confidence et fiance quilz avoient sériment al cité, liquel sériment ilz sçau-
roienl bien garder en ce que à nous et aile cité appartenoit.
» Avant avons trouvé que les susdits qualtre ambasadeurs l'an susdit , huyt
jour de décembre, comparurent en palais épiscopal à Liège, présens le co-
mune, remonstrans qu'il/ avoient esté à lieu de Bruxelles, owy les deman-
dieses que fait ons les avoit, et sur ce fait plusscurs responsses, tant de bouche
comme par escriptures, à mieulx qu'ilz avoient poy. Mais on les avoit délivré
une cédulle de papier, contenant oppinion de conseil de raondit seigneur le
duc , que là-miesme fut lyette , oyut sur ce ladite université , meur advis et
conseil par grande délibération , passai el accordât qu'ilz voulsissent de bien
en mieulx persévérer, comme plaine et entier confidence on avoit en eulx de
loialment employer à bien, honneur, paix et tranquilité délie cilé et pays,
sens séparer nulles des bonnes villes de nous, voir qu'ilz ne veulent quelcque
personne oullre donner à voluntéde corps ne de bien , et qu'ils wardassent bin
les paix faicles , franchieses, liberteis el anchiens uzaiges délie cité el ce que
loY salve et warde , sains y touchier nullement; lesquelz qualtre ambasadeurs
respondirenl qu'ilz les avoienl jureis et qu'ilz les sçaroient bien garder.
» Item avons trouvé ung instrument, signé des mains de deux notaires im-
périalz sur parchemin , dedens liquel est escripl ung traictié de paix , conlen-
nant plussieurs articles ; et ensy contient ledit instrument qu'il ont ledit traictié,
ainsy qu'il gist là par escripl, oultre jurant en iceluy, consentans et jurant
solemnement, el promisent el chascun d'eux par ly jurai et promist en nom,
1 Voyez les deux commissions de Liège, ci-dessus p. S535 el S34.
ANALECTA LEODIENSIA. ggi
cornue deseure, de fidèlement tenir el aecomplir ieelles dicts articles en
d^l ou 1; f r ""'"," ''""" "' ''' """ '^-^ o" -"'■'• à contraire, 2
h.rent fa.s, le sauzeme jour de décembre en la ville de Bruxelles.
deLlTEsTn''"''''!"'''"""^''^'''''"''^ ''"' '■«- -'* --nte-six, le jour
de saint Eshenne, les qualtre deseurnomeis Johan, Gérar, Giele et Malhier
comparurent pardevanl l'université del cité en pala x épiscôpa e ^ -Sme
apporlo.ent el exhibuoicnl ledit instrument quf fut en partie l^t
flj 7S""ont, jamais pour quelcque choese qu'il en poulsist advenir ne se
fuisse ad ce consenlu ne oullre donné. tnir ne se
Xim'c'Tv'T"'"'?"''"""'"""''^""" '^'^'^'"^ «^''^' terminante en daulte '
Me ZT^rJ: ".'V°"-.''^^---^ P- «q-l appert que ledit Giele de
que en fit fah f TT ' '"«^'^ "" ' ''''»""°"'' ^' "" '--- f»'^- Et
que en fut fait, fui fait par ung vendredy , dont leur save-conduy estoit ex-
pireit ledil mardy. Sy dobloil grandement son corps qu'il ne fuisse pris à
prisonieretmennéen aulcune fortresse, là il polsist esJdeslruy omm on
avoil ja fait a damoisea de Monjoye, de damoisea de Bollan et'de pZ ur"
autres, avec plusseurs autres raines ^ ici obm.eses pour cause de briveT
. Ennavanl avons trouvé ensditsexploix une lettre scellée de très-hault et
nanle lan XIII » el soissante-chmcque le xiiiie jour de mois de décembre
Bruxelles, le x.iiie jour de décembre, soy remonstronl à monseigneur le duc
ou a sou conseil, qu il avoient heu saulff-conduy commençant noeff jour de
décembre, et lendemain dudit xiiii» jour de décembre alloil iedil saulff.rnduy
dehors requérant avant .saulff-conduy, liquel dit xiiiiejourde décembre fui
les s uf..onduy prolongiés jusques à xxiiiie jour dudit moix. Par ainsv on
jusqu::!'*: jit::?r^ •°"'' '""-•^""''"^ '-'"■' -^-^i- '^^ ^^^^
jusques a xxiiiP mclud, comme ce appert par ladite lettre scellé par mondit
seigneur le duc et signée de son clerc secrétaire . etc.
» Item, avant avons trouvé une confirmation, faicte par Sigismonde , ter-
* Dualte, date. •> » .
- liâmes, raisons.
71
I
'if
562
ANALECTA LEODIENSIA.
minante en daulte mil llll- et XV, le xix« jour de féverier , par laquele appert
qu'il confirmât et approuvât à ceulx de Liège, toutes leurs franchieses et
anchiens uzaiges, et adnicillanl tout ce et de quant que grever les poroit , et
en comandant sur paine de chincquante marcs de fin or de l'entretenir.
» En après avons aussy trouvé une lettre dudit Sigismond , qui est termi-
nante l'an mil 1111« et XVII, xxvi* jour de moix de mars, contenant que les
sentences rendues, l'an huyt, par les nobles et haultz seigneurs, Johan de
Bourgongne et Guilleame de Hainault, duch et conte de Borgongne et de
Haynaul, sont révocqués et adnicillés et mis à néant, comme tout ce appert
plus amplement par lesdites lettres.
» En après avons trouvé ensditz exploix, ung jugement rendu par loy et
parfranchiese, de part les eschevins, maistres, jureis del cité de Liège, l'an
XIIll« LXl , le xxvij" jour de jenvier , et dist y estre bien prouvé par ladite
enqueste, que Johan le Covereur de Dynant, tant par sa cognissance mesme,
comme par autres prouvances at dit tout hault et publicquement, par devant
la généralité del bonne ville de Dinant, et portant fours le syelteel sequele
de bon mestier del batterie de ladicte bonne ville , en temps que on tenoit
les journées entre nostre très-redoubté seigneur monseigneur de Liège , et
sa cité en la bonne ville de Huy, que les commise personnes de ladite cité,
qui par une cédulle de part nostredit très-redoubté seigneur ou son conseil
avoienteslé dénomeis, fuissent al volunté de nostre très-redoubté seigneur;
par ainsy par telz parlers et enhorte veulhant par ledit Johan commoveir le
peuple de ladite bonne ville de Dynant, à déclarer et jugier lesdites commise
personnes de ladite cité yestre aile volunté de noslre très-redoubté seigneur,
sains y estre aucunement condampné par droit, par loy, parfranchiese ne
par jugement, allencontre de son sériment et de ce qui estoit passeit par ledit
bon mestier délie battrie, ouquel il portoit la parolle, qui est cas de notoire
sédition , tendant à fin de lamentable désolation et séparation de ladite cité
et bonnes villes, et pour icelle cité mettre à bas et destruction, et que à ces
occasions il est incoru en paine capiule, sains rémission , comme parjurre, se-
diteur et commoveur du puple.
» Item, pareilhement est bien prouvé par ladite enqueste que Johan de Foys,
lors estant maistre de ladite bonne ville de Dynant, at dit et proféré par de-
vant ladite généraUté de ladite bonne ville , verroil miulz qu'on cherwasse
et laburasse les terres sur le marchiet à Dynant , qu'on soufiFrisse que ladite
ANALECTA LEODIENSIA. 563
cité' parvenisse à son intention , selon ce que proposeit a voit esté sur les journées,
audit lieu de Huy, car ceulx de ladite cité venroientcutaillier ou tirer les bour-
gois de Dînant sur leur marchiet ou dedens ladite bonne ville , et s'en parli-
roienl , quant bon leur sembleroit , sains riens meffaire et sains ce que on les
pouisist attenir; par telz parlers commovans et séduysans le peuple de ladite
bonne ville , pour eulx séparer de ladite cité ^ , que semblablement est cas de
notoire sédition , tendant à lamentable désolation et séparation de ladite cité,
et bonne ville , et pour icelle cité , que est chieff et resourt de pays , mectre à
bas et destruction , et que à ces occasions il est pareilhement incoru en paine
capitale, sains rémission, comme séditeur et commoveur de peuple et parjurre
» Item , avons trouvé en registre de messeigneurs les eschevins de Lié^e
une overlure faicte sur l'enqueste dont lesdits jugemens dépendent, et de^
vant est faicte mention , terminant l'an Xllllc LXI , le sauzème jour de moix
de féverier. auquel jugement prouver et faire ledit Giele de Metz , fut présent
comme maistre de Liège, et en second fut Mathier Hawes, ayant le chieff de
la maistrie de Liège , et furent les eschevins de Liège audit jugement, comme
tout ce appert, tant par lettres, comme par les registres auctentickes délie
hauUe justice de Liège.
» En après avons fait lyr tout le contenu dudit instrument . dont devant est
fait mention , avvec plusseurs autres exploix de franchieses, et oussy les séri-
mens que les maistres de Liège font à leur novelle institution , et viseutè
plusseurs jugemens qui ont esté rendus de temps passé par eschevins, mais-
tres et jureis , et avvec ce nous-meisme déraisniés ' de plusseurs anchiens
uzaiges, avvec plusseurs eschevins, sy que bourgoix et pluseurs bous bour-
gois anchiens de la cité, que la cité avoit ordonné pour comparoir deleis
nous, ausquelz avons monstreit tous les exploix, dont devant est fait mention,
heu leur conseil et advertissement, nous tous ensembles, par unne main , par
grand advis, conseil et délibération, avons dit et fours porté, que nous trou-
vons par les exploix dont devant est fait mention, que mesire Johan de Se-
raing, chevalier, Gérar le Pannetier, Giele de Metz et Mathier Hawes \ ont
mal wardeit le fiance que la cité avoit pris en eulx et ossy le syelte délie cité,
qui fut faicte le viije jour de moix de décembre , et ce qu'ilz disent qu'ilz
* La cité de Liège.
* Liège.
* Déraisniés f nous avon» discouru.
^ Ce nom se trouve presque partout écril d'une
manière différente: I/avea , ffaveau, Hatcenl.
\ oyei p. S30.
564
ANALECTA LEODIENSIA.
avoient juieit les franchieses , bien les garderoienl , et aussy les sérimens
qii'ilz avoient, tant aile maistrie, eschevinaige , comme aile bourgoisie délie
cité, que tous quattre avoient jureis , et qu ilz ont fait contre leur sérmienl,
telement qu'ilz sont tous quattre parjurres, et oussy ont fait et alleit contre
les franchieses , icelles en grand partie brisant , rompant et annullant , et fait
et alleit contre les syeltes délie cité , leurs paroffres et lettres , dont devant est
fait mention , et par espécial d'avoir abandonneit et concédeit diex personnes
délie cité et bonnes villes aile volunté de monsigneur le duc , si on les povot
atenir de leurs corps aile volunté de mondit seigneur le duc, et ossy ilz avoient
heu saulff-conduy de nueffème jour de décembre, jusques à xxiiij« jour de
décembre, sains avoir dedens nulz jours qu'ilz n'awissent sau-conduyt, et
ossy ont mal rewardeit le paix de Fexhe, les anchiens uzaiges , jugemens sur
ce fais , tant par eulz-meisme comme par autres , en vuellant et déshonnorant
par eulx à tousjours mais la cité et pais , et qu'ilz estoient livreurs de chaires
chrestiennes, et jugiet, condaimneit et donné gens en bannissement, sams
sçavoir leur noms ne surnoms , ne avoir quelcque apparance qu'ilz fuissent
malfaicteurs, etavvec ce, leurs biens perdus, leurs femes deshéritées et leurs
enffans tant déseagiés comme innocens, s'ilz avissent parvenu à leur opinion
et raalz volunté.
„ Item, comme aucuns ont dit que l'enqueste at esté faicte sur Giele de
Metz, ly stesant en prison, semblablement ont dit qu'il avoit esté pris en sa
maison, et anchois qu'il cuisse esté convencu ou jugiet, et que le poevre
homme doit estre roy en sa maison \ est trouvé qu'il n'at esté fait quelconcque
enqueste de la matière qui aiet préjudice audit Giele de Metz, mais at-on tant
seulement fait viseutation desexploix, et escriptures et cognissance que ledit
Giele avoit fait devant le commune délie cité, tant le xxvje jour de mois de dé-
cembre, comme le xxviije jour dudit raoix, là il avoit eschevins, maistres et
jureis qui sont juges délie cité , et sur cognissance faicte devant juge ne fault
nulles monstrances, car il n est sy propre monstrances, que de cognoissance
de partie, et at-on tousjours uzé de jugier sur cognissance. Et il appert que
Giele de Metz, avant sa prise avoit cognu avoir perpétré et fait ledit excès,
dont par ensy at esté pris après sa cognissance, car il fut pris le xx« jour de
jenvier l'an LXVI.
1 SoHoncque le commun provierbe : Povre Heynsberg, art. 3. Louvrex , tom. I, page 36.
homme en sa maison roy est. Règlement de
ANALECTA LEODIEiNSïA.
000
» Et pour qu'il at esté pris en sa maison, ce al esté après sa cognissance, et
y ont esté maistres de Liège , ayans les cleiffz \ et plusseurs jureis , ausquelz
point nest deffendu de prendre malfaiteurs en leurs maisons, et l'ont uzeit
Ligois délie faire de temps passé devant la paix de Fexhe , et depuis tous-
jours, quant le cas l'ont requis, car le franchiese dist qu'il ne lyst 2 à mayeur
de Liège de quérir le laron ens maisons del bourgoix, mais point nel defFent
aux maistres et jureis. Et au poinct que ly poevre homme doit yestre roy en
sa maison, l'article de Régiment bien regardeit, est proprement à entendre
partie contre partie , qui soy voroient grever l'ung l'autre , ou il contient qu'il
soy peult deflFendre de quelconque ihir de baston que ce soit, mais point ne
contient qu'il soit deffendu as maistres et jureis, de prendre ung homme en sa
maison , qu'il at cognu d'estre malfaicteur; et ledit Giele de Metz , avoit
cognu avoir fait l'excès, comme devant est dit, avant sa priese, et aussy ne
fut quassiet ne navreit en sa maison , ains fut mis en la maison des bourjroix
et néant en ferme de justice. Et parlant que tout ce que dit est pardeseuie '
soit à tousjours ferme choese et estauble, avons-nous les maistres, jureis '
eschevins comme bourgois, et nient comme eschevins de Liège, et autres
bourgoix, que ly cité y avoit commis, à ces présentes appendu ou fait ap-
pendre le grand seel del cité. Sur l'an de grâce delle nativité Noslre-Seipneur
Jhésu-Crist, mil 1111« LXVI, le pénultème jour de moix de féverier. ,,
Item, après que la paix dont ly jugement susdit fait mention , fut créan-
lée et jurée l'an LXV, le sauzème jour de moix de décembre, soy sont au-
cuns avanchis de faire procurations d'icelle avoir son course en la forme qu'ele
fut créantée ledit xvie jour, et qu'il gisl par escript sur parchemin , signée
des mains de deux notaires , et mandeit gens et fait mander hors delle cité et
dedens , armeis et abasloneis , et aucuns sains armes et sains basions , pour
icelle volloir faire passer par force de pourchasse et d'obsalte et aile bonne
chire à faire, et par espécial le jour de Noël et le jour delle saint Estienne •
ladite paix fut lylte tout hault et publement en palaix à Liège , ledit jour delle
saint Estienne, devant le commune, pour ladite cité enhorler à yestre
seelée, et aussy ont aucuns des malvais de plusseurs des bonnes villes fait
pourchasse delle avoir ainsy scellée et le seelenl aucuns. Laquele dite pLix a
« Au sujet des ciels des bourgmestres et des 2 /^y,,^ ^,-,,^ j, ^.^^^ loisible, il n'est
echevins, roy. LouTrex,tom. l,p.7,n«M3ell4. /icet.
permis ,
566
ANALECTA LEODIENSfA
esté , depuis lesdites pourchasses , remué , deseulëe et corrigié de plusseurs
poins , comme ce appert clèrement par le paix qui fut jurée ledit xvi« jour
et par le paix qui est seelée, dedens lesquelles deux paix, on treuve propre-
ment lesdits vices et ce qu'il a à dire de l'une à l'autre. Et dont partant que
lesdites quattre personnes ou devant jugemens dénomeis sont corrigiés , seroit
domaige pour la cité et tous ly pays, se lelz faits remanoient impunis, est rai-
son que la vérité en soit sceue , et ung chascun soit corrigiel selon ses démé-
rites et meffaitz. Et parUnt que nous voilons que ce que fait est des deseui-
dis quattre personnaiges , et que fait serat de tous ceulz qui corrigiés seront ,
soient entretenues fermes et estaubles sains embrisier, nous noz fermons et
loyons tous ensembles de jamais aller allencontre , ne procurer ne faire aller
aliencontre en manier nulle, mais tenrons ferme et estauble ce que jugiet en
est et que jugiet en serat , et nous aiderons et conforterons l'ung l'autre, sains
quelque séparation , allencontre des faituelz et de tous ceulz qui aidier les vo-
ront ou aideront , et les parsiverons et ferons parsivre par loultes voies et
manières que faire pourrons, pour telz délinquans rechure ^ paine capitale,
sains rémission nulle. Et nous tous les deseurnomeis généralement, tant de
la cité comme des bonnes villes , jurons sur sains les ordonnances susdites à
entretenir et faire entretenir , et ferons jurer tous les raannans et surséans et
bourgois délie cité et bonnes villes , et ossy seront ces présentes , leues chas-
cun an pardevant tous les maistres, jureis , gouverneurs et conseil délie cité
et bonnes villes susdites , à leurs novelles institutions , et les jureront et ung
chascun d'eulz les jurerat , et avvec ce jamais ne porteront les faituelz deseur-
nomeis , ne les sufiFriront porter, eulz ne leurs enffans , à quelcque office délie
cité et bonnes villes susdites.
Item , et comme aucuns soy soient départis hors del cité , bonnes villes ,
pour powour ^ qu'il peulent avoir heu de leurs corps ou de leurs vies, ou pour
Dieu servir, ou pour warder leurs biens, ou pour poevreleit, qui n'ont gre-
veit la cité et pays en fait ne en dit, s'il désirent ou désiroient à revenir de
greit délie cité ou bonnes villes, dont ils sont partis , et il revenissent pour le
greit , comme dit est , iceulz doyent contenter ladite cité ou bonne ville, et à
leur revenue , doient faire tel sériment, comme les autres bourgoix aront fait,
et plus avant , se ordonneit yestoit par ceulz qui les donront licence del re-
ï Rechure, recevoir.
2 Powour , peur.
ANALECTA LEODIENSIA. 557
res hault, noble et puissant pr.nce, monseigneur de Liège, de IWliese ne
mTentelt J " '"'"""" '^"'^ '""' "=•= 1"« '«^ «"' '«"'-"» « re-
c ir t tous' iTl, 7 T"'" "f P'^"''" "" '"'' ''PP^"'^- '" «-"d -^' de'
eue et tous les seeU des bons mestiers d'icelle ' , assavoir fèvres charliers
oherwers moulniers, bollengiers, vingnerons, Luilheurs, pexhêurs t I
neuis, va.ra,nxhoh.ers, yeswaners, neaveurs, soyeurs, mairniers, cherpen-
. s, .nachons, covreurs, cordewaniers , corbesiers, texheurs, cureurs et
uu nferV '""'^T' "^' ''"f"'' ' '"'"''"" ^ '^""-^' ctandeil'hons etZ
de Uynant de Tongre, de Fosse, de Thuyng, de Covin- de Haske de
Herck , de Eyc , de Breid , de Blixhe , de Berin'g et de Stockèn. Et s dve
no t, p r advenlure, que aucuns des seelz susdits ne fuisse point appendulLs
présentes , ou aucuns fuisse brisiez ou rompus , ne voulons point^ecp"
rentes so. en nens emperie ne annullée, ains remainent ftous'ours ferme
l estaubles a.nsy b.en que dont tous les seelz y fuissent tous sains et Tn-
lh.ers. Ce fut fa.t sur lan degrâce mil IHIc et soissanle siex, le viogte-troi sème
jour de moix de marce. ^ oiseme
archives de la province de Liège, grand greffe des échevim,
registre n» 250 , case 13'.
> Sur le nombre de, métiers et le, différeni, vrex , lom. I, pap. 92 et 10«
chaDgemenl, survenus à leur égard , rny. Lou- ^
o68
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
LI.
PaONLNTIATUM LUDOVICI BORBONII QUOAD TRANSLATIONEM CAPITULI ECCLESIAE CATIIEDRALIS
LEODIENSIS ET ECCLESIARI'M SECINDARIARUM , DE DIE 8 JULII 1466 ^
Ludovicus de Bourbon , Dei gratia eleclus confirmalus Leodiensis , dux
Bulloniensis , cornes Lossensis , etc. Nos qui ex intimis, inler nosiros confralres
capituli ecclesiae nostrae Leodiensis cauonicos, cum aliarum secundariarum
ecclesiarum civitalis elpalriaenostrarumLeodiensium canonicos, eliam con-
fralres nosiros, qui in noslra civilate Leodiensi, dicla Iranslalione non obs-
lante, reraanserunl, partibus, ex allera concordiara diu facereet nulrire, illo-
rumque indemnitali providere et periculis gravibus occurrere , quantum m
nobis est , desideraviraus , prout adhuc desideramus pro bono pacis per et
iuter eos fovendae et reinlegrandae , dicimus, arbitramur atque ordinamus,
prout sequitur :
Primo quod dicli fratres nostri qui , ul praeferlur , remanserunt in civilate
nostra Leodiensi, non obstanle praefala Iranslalione, quam lenemus alque
manutenere intendimus esse validam et ex justis et legitimis rationabilibusque
causis factam , ad eamdem translationem accèdent.
Item quod tam dicli confralres nostri capituli Iranslati quam alii confra-
tres nostri praedicti de bonis, per eos hinc inde ad causani ecclesiae nostrae
praedictae et praebendarum suarum levalis et receplis, aequaliler sibi ad invi-
ceni contribulionem et parlicipalionem facient, et desuper se concordabunt,
ac si dicla concordia non obslante pariler resedissent et ad fmem quod cla-
rius et melius quantum de bonis hujusmodi pars quaelibet levavit , conslare
possit, unaquaeque partiura omnia bona per eam levala in scriplis ponet et
rediget , et alteri parlium illarum Iradet sine fraude, ut scire valeat quantum
in hinc inde fueril levalum et dislribuendum. De fruclibus autem competen-
> Cfr. supra p. 522 lilerae Iranslalionis ca- tentia datadie 23 decembris ejusdem anni 1466.
pitulorum , et inlra allera de eodem negolio sen-
.. . . 369
l'bus illis, qui prius étante translalionem <Prn.;...n.
'P^osque i„ dicta aequalitate compreheLi ac 7 ""' "' ^"'""""«^'«-i
pian, sibi invice™ trÏdo ul se"" "'" '" ""P"' P"""' '"-""--
et habebunt suppo are e" si d. """" ' ''"" ''' ''"^'"' ""«^ 'P- habent
dare nequiverimno pa' t sun n'Tr "' """"'"' '"'"'"' '"'^ ^ --or-
-queiread e;ncoX;::Zp'::osrr^^^ '''-' -'^'^-^ "p-
alibi conlinuabilur etservahih.r , '"" "^ P'-o'-ogalara et non
por nos non fuel; 1 "1 „'":?"""''" "T' "'""'^''''"'•' "«l «"""^ 'ocum
ecclesiae nost.ae nu' e Tp^ran 31 K """''^ " "'^''^ -"fr"'"»'-
nisi -n code™ oppido ^^^z^^^^!::" ::::':"'"' '-'"''-'^
consuetudinibusaliisqueordinationibusetorTtwffi ;: rr"
ab eaden, ecclesia , quando in nostra civital rësidem " "'""'•'"''''
aaCbrcoTi^ziirrri::-^^^^^
juscumque status fuerinl, quantum in eis erït el„" H ''P"^'"''^''^' <="-
n-feste aut occulte auxiliu.^, consiliu™ ve L^^ dicr" "T"'""' "^
Leodiensis canonicis aut Dersoni, •,«.„,! T '"^ ecclesiae nostrae
tibus aut non curanlibus ^''"'^'''"' l'anslalionem nolen-
nc;:Tt^;\^;:rnr:^::ittcr" '""f'-'' "'-- '•--^-«o-
incidentia siv^ connexa quacr^rdecrnlt^^^^^^^^^ ^"^^«-"^ '
série praesenlium reservaLus, pe^ quae e^Z „ n . T'"'"""'^"""'*''^
rom conventionibus inter nos ef illl "l'"" . """"'^»"* derogaie inlendi-
manserunt habitis et colcoIVs , ""' '" ""'^^'^ ""'''" "' "'"^ '"- --
-1467. ' •' '^"^ " ""«« ' 1465
' Cleru, Leodiensi, hoc circiler lempore con- lepiiur • f • •
foederafonem iniit, proul liquet ex documenlo iul" ' ~ " "'" '' "'"^ulis praesentes
a-od .n regis.ro ca.hedralis ecclesiae LecdTens: c ti 1'"'"'"" ^''^•"' ^'^^P^^'" ^-- ^^
cap.„.la , pnores el coovenlus «ajoris et secnn-
72
570 ANALECTA LEODIENSIA.
LIL
ALTERUV LtDOVICI BORBODII PRONUISTIATUM , FACTUH DIE 23 DEGEMBRIS 1466, DE
EODEl NEGOTIO.
Ludovicus , etc. , desiderantes et sitientcs , sicut cervus ad fontes aquarum ,
inter venerabiles confratres nostros translatos et non translatos , unura ovile
fovere,sicut et unus pastor est, tunicam Domini inconsubilem servando, om-
nemque scissiiram penitus evitando , ac recolentes quod virtus submissionis
in nos pridem foret, certa avisaraenta protiilimus, qiiibiis inter caetera om-
nium et singulorum quae inciderent declarationem et inlerpretationem ,
necnon circa eoiura dependentia , emergentia, incidentia, sive connexa quae-
cumque decisionem etdelerminationem nobisin postcrum reservavimus; quo-
tlariarnm ccclesiarum collegialarum, monaslerio-
rum LeodieDsium et aliariim civilatis et palriae
Leoilieiisis, comilalusque Lossensis, ac clerus
iiniversus locorum hiijusniodi , salutem in Do-
mino sempiternam.
• CumexDotoriisturbationibusincivitateet pa-
tria comitatuque prnclaclis, proch dolor! subsis-
tentibus, ecclesiae el ecclesiis inibi siluatis perso-
nisqueecclesiasticis ibidem commorantibus gravia
pericula imminere dinoscuntur, et illata ac similia
velgraviora verisimililerevenierit, nisiDciadjuto-
riooccurratur, viribusqueresumptisdivinainspi-
ratione potius quani humana providenlia adjuli
tantisruinis possetenus ob>ietur; ad obviandiim
ergo praemissis, quatcnus uobis possibile eiistit :
• Ne iram aut iudigiialionem justi Dei ob de-
sidiam et negligentiam nostras incurramus ,
sub confîdeDtia sanctissimi in Christo palris et
domini nostri domini Pauli papae secundi 8anc>
taeque sedis apostolicae, illiusque obedienlia, et
juribus ecclesiae Leodiensis ac liberlatis eccle-
siaslicae semper salvis , ad honorem Dei ac post
militas deliberationes desuper inler nos habitas,
pro potiori securitate nostra caritnlivequc con-
foederationis vinculis ad invicem nos ratiooabili-
terconstrinximuset univimus,per praesentesque
nos unimus et jungimiis jiixta modum subse-
quenlem et quoad puncla subscripta.
• Primo siqiiidem, quod nos singuii abbates,
decani , canonici et presbyteri clerici earumdem
ecclesiarum , turbationibus praotactis pendenti»
bus, in civitate et in locis suarum residentiarum
beneficiorumqiie suorum permanere cum Dei ti-
moré, ipsi Deo nostro inibi deserviendo et divina
continuando permanere babemus ct resideotias
nostras inibi perficere , donec el quousque dic-
tns dominus noster papa de praemissis et peri-
culis imminentibus inCormatus in illis sufficienler
providerit. In ipsius enim domini nostri papae
sanctaeque sedis apostolicae obedienlia ipsi do-
mini decani et capitula se firmiter permanere
proteslantur. Nam quia excoutemptu nil per nos
in hoc agitur, sed ex aliis causis rationabilibus •al-
vationem et conservationem ccclesiarum hujus-
ANALECTA LEODIENSIA. 57,
mZ Z r ^°'^"'""' '^'°"=^'' d"du™ facum, et cui semper inhaesi-
nost. ™a di2r„, „0 ' ' f "" ' '^''"'^'"•''"-- «' conclusiones capituli
modi noslrarumque personarum evidentissime
respicientibus, indubie speramus in tanta neces-
silate nos apud suam sanclitatem et Deum ac
homines de lis singulis repulari excusatos.
• Verum quia nonnulli ambiliosius ad béné-
ficia nostra indebilamque occupationem seu illo-
rum privalionem conjunclim et divisim forsitan
aspirantes, nobis aut alicui noslrum iraponere
possenl, q„od per hujusmodi moram in eisdem
locis el noslris beneficiis faciendam aut prae-
tactam continuationem organorum seu divino-
rum factam seu fiendam, poenasjurisseu inhabi-
J.latem lucurrissemus. Ob hocque ordinavimus
quod SI nos aut aliquem ex nobis praemissorura
aut ex eis dependei.lium occasione super benefi-
c.o seu beneficiis, dignitatibus, personalibusvel
ufficns ecclesiasticis per lites aut alias vexari per
quemquam. cujuscumque eliam ancloritatis, gra-
dus, praeminentiae aut condi.ionis. seu status aut
digoitatis, etiam ep.scopali, aut archiepiscopalis
ruent, contingeret seu damnificatum fore légi-
time coosliterit :
» Nos lues hujusmodi prosequemur usque ad
bnem ipsarum ac senlentiam «eu senlentias di/-
fin.l.vas inclusive ac in damnis ob hoc passis et
pal.endis rationabililer , ac dum aliquem vel ali-
quos ob hoc ad curiam romanam aut alibi ubi
opus f uerit, et to.ies quoties miltemus, comm'uni-
bus nostris expensis providebimus et proportio-
nabil.ter contribuemus habita ratione /aculta-
tum, cap.iulorum, conventuum et ecclesiarum
hujusmodi, iia etiam ut plura bénéficia obtinen-
«es secuodum pluralitatem et qualitatem lalium
bencficiorum contribuere teneamur.
>• yuam SI quidem unionem etconlributionem
ac al.a supradicta firmiter et inviolabiliter ob-
servare promiltimus , bona fide et mediis noslris
juramenlis, stipulatione solemni ad manus nota-
riorum mfrascriptorum praeslita inlerveniente.
.Sub obl.galiooe bonorum nostrorum praesen-
lium el futurorum. «
' \ id. infra illius epislola clero ecclesiaruoà
secundanarum scripta die 31 januarii 1467.
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572
ANALECTA LEODIENSIA.
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libel dispositionem capitulariler speclanlium, deinceps vacaliirorum quoad
personas translatas et accedenles juxla antiquum usiim seu observantiam
ecclesiae Leodiensis ; ita lamen quod si talis nominatio competat alicui per-
sonae ex accedentibus in sua hebdomada, talis persona poterit significare et
significabit nobis seu dicto vices gerenti nostro et capitule personam idoneam,
quara desiderat ad taie beneficiura seu officium promoveri, et tune capitulum
personae sic ei significatae de beneficio aut officio hujusmodi providebit, vel
ad illud ipsam praesentabit juxla casus exigentiam.
îtem quod magister Henricus Puthem , reraaneat officialis capituli noslri
Leodiensis in solidum ac sic similiter commissarius et judex ex nunc depu-
tatus in causis appellationum , ad idem capitulum interpositarum et interpo-
nendarum, quamdiu cum consiliodicti capituli duxerimus aliud ordinandum.
Item quod in deliberalionibus super receptionibus canonicorum et aliorum
beneficiatorum ac aliarum personarum quarumcumque ecclesiaslicarum aut
secularium personae accedentes polerunt intéresse et suam deliberalionem
desuper dare. Lilerae tamen desuper conficiendae fiant sub nomine capituli ,
absque expressione personarum capitulantium.
Item, si contingat in aliquibus actibus capilularibus translates discrepare
ab accedentibus, aut e contra et inter se concordare non poterunt, in eventum
hujusmodi pro bono pacis ad concordandum eosdem interponemus vices nos-
Iras, et ad nos habebilur accessus , majori votorum numéro alterius partis non
obstante. Per praemissa autem non intendimus praejudicare exemptionibus,
libertatibus et francisiis diclae ecclesiae noslrae seu capituli aut confratrum
nostrorum, salvis eliam et manentibus iis quae per nos alias fuerunt inter
ipsas partes pronuntiata.
Item quod acta et facta per capitulum translatum in vim translationis nos-
trae , cui inhaeremus, maneant grata et firma, quibuscumque in contrarium
factis non obstantibus.
Item, si super praemissis aut aliis occasione diclae Iranslalionis orirentur
aliqua dubia, dissensiones aut controversiae , illarum interpretaliones et de-
cisiones ad concordiam amplius inter noslros confratres confovendam nobis
reservamus.
Jrchives de la province de Liège , registre de l'ancienne ea-
0 thédrale de St-Lambert , intitulé : paix et lettiu. 1 465-
1407.
ANALECTA LEODIENSIA.
LUI.
o73
BAYIUNDI DE MARLIANO EPISTOLA , DIE 31 JANUARII 1467 SCRIPTA CLERC ECCLESIARUM
SECUNDARIARUl CIVITATIS LEODFENSIS , QUOAD TRANSLATIOIVEM CAPITULORUW '.
Venerbilibus dominis meis plurimum honorandis, dominis decanis, vicede-
canis et caeteris de clero secundariarum, qui in civilale remanserunt, ac cui-
libet eorum.
Venerabiles domini mei, plurimum honoi-andi. Vidi litteras vestras' audivi
eorum laloremet procuravi, ulhaberel omnia quae petitis; jamdudum habue-
iitis lam,,i.am notoria ubique publicata ac multis confralribus veslris commu-
nicala K Caelerum , venerabiles domini mei plurimum honorandi , ex quo in
bac maleria, a d.e qua inte.diclum scrvari debuit, scculi eslis opiniones eorum
de venerab.li ecclesia , qui in civilale remanserunt , non velilis plus sapere
quam oporleal, etsilis irailalores bonorum operum suorum. In quantum tan-
dem ad iranslalmnem olim a praefalo domino nostro faclam, bono consilio
ducli accesserunt, et secure poleslis similibus modo, forma et sub eisdem
protestat.on.bus singuli in singulis vestris capitulis accedeie; neque enim
propter veslrum aut cujuscumque alterius affirmare vel negare , rei veritas
.mmulabitur; hoc enim solum rcsidct i» arbitrio sanctissimi domini nostri
S.C qijod propter hujusmodi accessum nullatenus plus ligabimini quam antc'
Qijod ut facal.s vosexhortor, non quod haecres mihi utilitatem sit allalura
»ed quia manifeste comprehendo h.ijusmodi la.ditatcm posse vobis et cae-
teris de clero magnum praejudicium afferre, sufficielque mihi semel saltem
vos bono ïelo admonuisse, qui vobis omnibus et singulis parère et servirc
semper elub.que paratissiraus sun., auctore Domino, qui , venerabiles domini
mei, plurimum honorandi, voscoiiscivaredignelur incolumes. Ex Huyoullima
januar.. anno LX septimo. - Servitm- vesler et benevolus, fiaymundus de
JjJarleyano.
Archives de la province de Liège, registre de Fancienne
cathédrale de S'-Lambert, intitulé : paix et lettres
1 405- 1467.
' De Kaymundo de Marliano seu Marleyano , nio lata, 8 julii et 23 decembri, 1466 nuibus
vid. supra, p. 142 et 571 •. i ■ • « «-«""j quious
11- «' ^''- capilulorum iranslado confirmalur.
2 InleUigit procul dubio senteotias a Borbo-
572
ANALECTA LEODlEiSSlA.
libet (lispositionem capitulariler spectantium , deinceps vacaturorum quoad
personas translatas et accedenles juxta antiquum usiim seu observanliam
ecclesiae Leodiensis ; ila lamen quod si talis nominalio compelat aliciii per-
sonae ex accedentibus in sua hebdomada ^ talis persona poterit significare et
signiticabit nobis seu dicto vices gerenti nostro et capitulo personam idoneam,
qiiain desiderat ad taie beneficium seu officium promoveri, et tune capituluni
personae sic ei significatae de bénéficie aut officio hujusmodi providebit, vei
ad illud ipsam praesentabit juxta casus exigentiam.
ïtem quod magister Henricus Puthem, renoaneat officialis capiluli noslri
Leodiensis in solidum ac sic similiter commissarius et judex ex nunc depu-
latus in causis appellationum , ad idem capitulum interpositarum et interpo-
nendarum^ quamdiu cum consiliodicticapituli duxerimus aliud ordinandum.
Item quod in deliberalionibus super receptionibus canonicorum et aliorum
beneficialorum ac aliarum personarum quarumcumque ecclesiaslicarum aut
secularium personae accedentes polerunt intéresse et suam deliberationem
desuper dare. Literae tamen desuper conficieodae fiant sub nominc capituli ,
absque expressione personarum capitulantium.
Item^ si contingat in aiiquibus aclibus capilularibus (ranslatos discrepare
ab accedentibus, aut e contra et inter se concordare nonpoterunt, in eventum
hujusmodi pro bono pacis ad concordandum eosdem interponemus vices nos-
iras, et ad nos habebitur accessus , majori votorum numéro alterius partis non
obstante. Per praemissa autcm non intendimus praejudicare exemptionibus,
libertatibus et francisiis dictae ecclesiae nostrae seu capituli aut confratrum
nostrorurn, salvis etiam et manentibus iis quae per nos alias fuerunt inter
ipsas partes pronuntiata.
Item quod acla et facta per capitulum translatum in vim iranslationis nos-
trae , cui inhaeremus, maneant grata et firma, quibuscumque in contrarium
factis non obstantibus.
Item, si super praemissis aut aliis occasione dictae translationis orirentur
aliqua dubia, dissensiones aut controversiae, illarum interpretationes et de-
cisiones ad concordiam amplius inter nostros confratres confovendam nobis
reservamus.
archives de la province de Liège , registre de l'ancienne ca-
# thédrale de St-Lambert, intitulé : rxtx et lettres, 1465-
1407.
ANALECTA LEODIENSIA.
o73
LUI.
BAV.UNDI DE MARLUNO EP.STOLA , DIE 31 iAI^UARU 1467 SCRIPTA CLERC ECCLESIARU»
SECUNDARIARUl CIVITATIS LEODIENSIS , QUOAD TRANSLATIONEM CAPITULORUM '.
Venerbilibus dominis meis plurimum honorandis, dominis decanis, vicede-
canis et caetens de clero secundariarum, qui in civitale remanserunt, ac cui-
libet eorum.
Venerabiles domini mei, plurimum honorandi. Vidi lilleras vestras,' audivi
eorum latoremet procuravi, uthaberet omnia quae petitis; jamdudum habue-
ntis lamquam notoria ubique publicata ac raultis confralribus vestris commu-
mcata K Caelerum , venerabiles domini mei plurimum honorandi , ex quo in
hac materia, adie qua inlerdiclum servari debuit, secuti eslis opiniones eorum
de venerabili ecclesia, qui in civilale remanserunt, non velilis plus sapere
quam oporleal, etsitis imitatores bonorum operum suorum. In quantum tan-
dem ad translationem olim a praefato domino nostro factam, bono consilio
duct. accesserunt, et secure potestis similibus modo, forma et sub eisdem
protestatiombus singuli in singulis vestris capitulis accéderez neque enim
propter vestrum aut cujuscumque alterius affirmare vel negare rei veritas
immutabitur; hoc enim solum residet in arbitrio sanctissimi domini nostri
sic quod propter hujusmodi accessum nullalenus plus ligabimini quam nnte'
Quod ut faciatiâ vos exhortor , non quod haec res mihi ulilitatem sit allalura
sed quia manifeste comprehendo hujusmodi laiditatem posse vobis et cae-
tens de clero magnum praejudicium afferre, sufficielque mihi semel saltem
vos bono zelo admonuisse, qui vobis omnibus et singulis parère et servire
semper et ubique paratissimus sum, auctore Domino , qui , venerabiles domini
mei, plurimum honorandi, vosconservaredignelur incolumes. Ex HuyouHima
januarii anno LX seplimo. - Servïtor vester et benevolus, Raymundus de
marleyano.
archives de la province de Liège, registre de Vancienne
cathédrale de S'-Lambert, intitulé : paix et lettres
1465-1467.
i I n- • ****^^''''- capilulonim iranslado confirmatur.
^ Inlelligit procul dubio sentenlias a Borbo-
k
574 ANALECTA LEODIENSIA.
LIV.
rUBlICATIO IITEHARUIII , AB OFFICIALI LEODIENSI FACTA DIE 22 JAmiARIl 1468 , QBIBUS
CAItOLVS, DUX BCBGUSDIAE, CLEBO lEODIEHSI ECCEESlABUl TBANSLATABIH LIBEBA»
BONOBUK PUSSESSIONEM BEDOIT.
Univcrsis et singulis praesenlcs lilteras sive hoc praescns Vidimii» visuiis el
audiluris, officialis Leodiensis saliilein in Chrislo sinceram cum agnilioiie
verilatis. Noverilis, quod praesenlalis coram nobis injudicio, ex parle veiicia-
bilisel circutnspccli viri ina(;islri Godefridi de Hannulo, decani ecclesiae saiieli
Pelri Leodiensis, lileris illuslrissimi piincipis domini Karoli, gratia Dei ducis
Burgundiae, Lotharingiae , Brabanliae, etc., ejus veio sigillo ulendo de rubea
cera in cauda pergamenea more solilo impendente, cuni una alia parva cauda
pergamcnea non sigillata ipsis lileris sublus, ut moris est, incisa, sigillatis sanis
etinlegris, non viliatis, non cancellalis, nonabrasis, non abolilis nec in aii-
qua sui parle suspeclis , sed onini prorsus vilio el suspicione , proiil prima
facie videbatur, carenlibus, sublus iis diclionibus : Par monseigneur le duc ,
Gbos , proul inibi Icgebalur signalis : nobis fuit humililer supplicatum , ut
hujusmodi lileras inspicerc, visilare, palpare el examinare necnon hujiis-
raodi lileras copiari et Iranscribi facere et niandare vellemus dignaremur.
Unde nos oHicialis Leodiensis pracdiclus pelilioni hujusmodi , juri et ralioni
consouae, favorabililer annuenles, consideralisque in liac parle considcrandis,
literas suprataclas, sicut pracfertur, coram nobis exhibilas et praesenlalas,
quarum ténor inferius de vcrbo ad verbum describitur, recepimus, vidimus,
el undique inspeximus. Et quia pcr inspectionera lilerarum hujusmodi reppe-
rimus ipsas literas fuisse el esse sanas , intégras , non abrasas , non cancella-
tas , non viliaUs nec abolitas , neque in aliqua sui parle susfMîcla», sigillumque
ipsis lilleris appensum fuisse el esse sigillum domini ducis praedicli ; idcirco
hujusmodi lileras per Kdelem noslrum Aegidium Jamesins allerum senlen-
liarium curiae noslrae infrascriptum copiari , Iranssunii et Iranscribi collatio-
nemque praesenlis Iranssurapli seu Vidimu» ad lileras originales praelacUs
fieri fecimus et mandaviraus diligenlem , per quem hujusmodi IranssumpUim
ANALECTA LEODIENSIA. 37g
seu Vidimm cura originalibus literis omnino concordare invenimus In quo-
rum omn.nm et singulorum fidem el lestimonium praesentes transsumpU seu
s.Sdh officahULs cunae nostrae fecimus appensione communiri. Datum et
actum Leodn coram nobis sub anno a nalivitale Domini millesimo quadrin-
genles.mo sexagesimo octavo .nensis januarii die vicesima secunda
renor.Uque lilerarum exhibilarum et praesenUtarum , de quibus nrae-
ferlur, sequitur et est talis : ' ^
« Charles par la grâce de Dieu , duc de Bourgoingne, de Lo.hier , de Bra-
.. bant, de Lembourg el de Luxembourg, con.e de Flandres, d'Artois de
» Bourgogne, palatin de Haynnau , de Hollande, de Zellande et de Namur
» '"«■•q-V'du-.mt Empire, seigneur de Frise, de Salins et de Malines à noz
>• seneschaux de Brabanl, de Lembourg el de Foquemont, lient n^ntd
.. Luxembourg grans bailliz de Haynnau et de Namur, el à tons noz aulre
.. .|usl.c.ers el offic.ers, cui ce peut et pourra touchier e regarder ou à e.r
.. heuxtenans, salut. Beceu avons l'Ia-mble supplication de n'oz bien mez
.. prelas , doyens et chapitres de léglise cathédrale mons' saint Lambert e
.. autres egheses secondaires, abbayes et prieurez de la cité el des pays de
.. L.ége el de Loz, contenant que jasoil ce que duranl les guerres et divisions
.. qu, ont eu cours en ladite cité el pays de Liège el de Loz' el les corps HZ
.. pluspart desd.,es églieses ayent esté transférez tant en la ville de Huy qu
.. en noslre v.lle de Louvain et ailleurs, où grant nombre de chanoines et
.. autres dcsd.les églises ont résidé et continué le service divm , san ce qu'i
» se soyenl meslez de ladite guerre, ne esté contraires à nous ne à noslre trés-
.. ch.er e Ires-amé frère el cousin Pévesque de Liège, leur seigneur; néal
.. moms , leurs b.ens lemporelz el espiriluelz, qu'ilz ont en nozdftz pay et et
.. gneunes ont esté puis aucun temps par vous empeschiez et mis en noslre
.. ma.o en laquelle .Iz sont encore , tout ainsi que silz eussent esté contraires à
.. nous et a noslredu frère el cousin de Liège, non obstanl le Iraiuiè de paix
.. par nous derramement accordé et o.lroyè à ladite cité el ausdils pays de
.. L.ege et de Loz , s. comme ilz dient , requérans humblement que. attendu
» res grans perles el dommaiges quilz ont eu à l'occasion desdites guerres
» nous h.ur vue.llons sur ce donner provision , tellement quilz puissLl jo^
.. p^.s.blemc„t de leu.^.ts biens. Pourquoy nous, ce que dit L couÀlé
» e. en enlretenant led.l traitié de paix , avons levé et ostè , levons et oston
576
ANALECTA LEODIENSIA.
y
par ces présentes nostreclile main et tous arreslz et empescliemens, par
vous et chescun de vous mis et apposez de par nous à Toccasion desdites
(Tuerres et divisions èsdits biens meubles , rentes et héritai^jes , espirituelz
et teniporelz, appartenans aux corps desdites églises, quelque pari qu'ilz
soyent assiz et situez en nosdits pays et seigneuries. Se vous mandons et
commandons expressément , que de nostredite main levée , vous et chascuii
de vous endroit soy , faittes , souffrez et laissiez lesdits supplians plaine-
ment et paisiblement joyr et user . et leur rendes et restituez ou faittes ren-
dre et restituer tous les fruis, par vous levez et receuz, de leursdits biens,
héritaiges , rentes et revenues , depuis nostredite main mise et lesdits em-
pescliemens et arreslz faiz et bailliez par le manière dicte jusques à présent
sans quelque contredit ou difficulté , car nostre plaisir est tel , nonobstant
quelconques mandemens ou deffenses à ce contraires. Et pour ce que de
ces présentes l'on pourra avoir à faire en divers lieux, nous voulons que
au Vïdïmus d'icelles, fait soubz seel autentique, autelle foy soit adjoustée
comme au présent original. Donné en noslre ville de Brucelles, le iiij«jour
de janvier , l'an de grâce mil CCCC soixante et sept.
» Par monseigneur le duc, Gros. »
Archivât de la province de Liège, registre de Vancientu ca-
thédrale de S'- Lambert, intitulé : pau et lettbes, 1465-
1467.
LV.
COPIE DE LA LETTRE DU TRANSPORT ET INFÉODATION FAIT A MGR. LE DUC Db BOLRGOGNE ,
PAE MGR. l'ÉVESQUE DE LIÈGE ET CEULX DE CHAPPITRE DE S*-LAMBERT, DE l'iLLE DE LA
CITÉ DE LIÈGE , ET AULTRES CHOZES CONTENUES ÈSDITE LETTRE ( l^r JUILLET 1469 ^)
Nous Loys de Bourbon, per la permission divine, évesque de Liège, duc
de Buillou et conte de Loz , savoir faisons à tous présens et à venir , que
* Nous publions cette pièce et les six autres ibentitiues, en tête desquelles on lit : • Le dou-
qui suivent (a*'LVI-LXl), d'après des copies au- » ble de ce quayer a été baillé à monseigneur
ANALECTA LEODIENSIA. r^j^
détention de noire Zlne ". •"' '""""'' '' ^""''^' ' '» P""^" «^
nos serviteurs eoyTrb;er::r;^^ r"""' '"""'"'""' '" p'---
«rat. et .escongnoLans de fa e'rL t^eT^^' ' T ""^ "'"''"'' '-
et puissant prince notre m^. h. "^ f miséricorde, que Irès-hault
«oLigneu^Ch^Ca rX°I D^^^^^^^^^^ '''^ "' "°--
et de Lembourp conte de V^nT ■ «""'"gogne, de Brabant
pour ...de et al'isLn de o . f^de Jo^ dT ^' T "" ""' '''' ''^^" '
dits de la cité et des nais H. I '^^ "''["^'^'^^ «&''*«, et pour réduire les-
pèreic pape de etenteL ,'T '"'^ "" ''°'"^'^""'=^ «^^ "«'- ^'"^
et nousa'u^ : par ". vouTo "t """' ''"" '^""''"^'^'^ '^^'"^' -'« «' P--
notrcHli, seisn'eurTrle ë Ton r '"'' '""' *'""'""* '"'"'' '' ™P-t-.'
ladite cité; aprè laaudle . ' ""«""''^ P""^ '' •=°"q-»'^ P- as-ul
église de monTJpneur S „t r^K ; ""? "' '"'""' '''P"''' ''« ' '^--"ble
transportez deZ notre! LX^Tf^^^^^^^^^^^ ''"-'^ ~^-
de ee que en film dlZTT' """"' ^f """ "' ""^"P»'^ '''^ ""^^ «^ --
paix, cofduke e leT^. ' """" "T"'* P"""''*'""' "'^'=^»^''-«» P»"' la s "rt^,
pou le teCà lent S "^™' "''' """ "' P^^^ ''« ''<^e« «' ^'^ ^o
temps a venir. Sur quoy , par le vouloir et consentement de notredil
. dV„.« .„ dép„,„ Z „„„„ig„,„; ,:";;;■»; yo^ • •">- IWigi„al de, archive, de U
• «euli de LiéBe, le iS d'avril a„ri. ' ""' " P'ovnwJe Liège, la .enlence portée, le 18 oo-
«t cité par M. de Cerlache, AeW.,..,. * iLJ, ' ''"8'°"- ^°''" "^""" ' P" »'•
73
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578
ANALECTA LEODIENSIA.
seigneur, frère et cousin, inclinant bénigneraent à la prière et requeslede nous
et desdits députés des églises , plusieurs comunications aient esté tenues par
diverses journées, entre les députés de notredit seigneur frère et cousin d'une
part, et nous et lesdits députés desdites églises d'autre , après lesquelles et que
notredit seigneur , frère et cousin , pour honneur et révérence de Dieu notre
créateur, ayant pitié et compassion du pauvre peuple , ait consenli et accordé,
que, ou Itre et pardessus les maisons desdites églises, lesquelles en faisant la-
dite démolition il a fait réserver , comme dit est , nous et lesdits des églises
puissions faire construire et rédifier pour la demourance des chappelains et
autres gens d'église qui ne sont pou rveuz desdites maisons. C'est assavoir . pour
ceulx de ladite église de Saint- Lambert, jusques au nombre de xxiiij maisons,
et pour chacune des autres églises secondaires, jusques au nombre de xij , et
pour la demourance des gens lais mécaniques, nécessaires pour le service et
provision desdits gens d'église , jusques au nombre de cent et quatre mai-
sons, et aussi que les villages et maisons qui ont été arses et brûlées es ban-
lieue de Liège, pays de Hasbain et de Franchimont, puissent être refaicte»
et rédifiées soubz les charges, conditions et réservations, contenues en autres
nos lettres, en déclarant et accordant bonne paix, entre lui ses pays, terres
et seigneuries quelconques et icelle notre cité , villes et pays de Liège et de
Loz. Pour considération de laquelle grâce et autres choses dessusdites, et
pour en partie récompenser notredit seigneur, frère et cousin de Bour-
gogne, des grans frais et sommes de deniers qu'il a despensées, pour le fait
de la guerre derrenierment faicte, montant à plus de 400,000 florins de Rhin,
èsquelles sommes nous et notredite église sommes tenus , selon toute raison ,
et pour la seurté, garde et entretenèment desdites églises et personnes, des-
servans en icelles, paix et transquillité de tous lesdits pays, lesquels ne pevent
bonnement estre gardez ne entretenus, que par la force, puissance et assise
tence de notredit seigneur , frère et cousin , advoé et gardien souverain et
héritable desdites églises, villes et pays, et moyennant aucune place et lieu
fort, estant en iceulx pays soubz sa seigneurie, garde et puissance; nous, de
notre certaine science , pour l'évident prouffit et utilité de nous et desdites
égUses, villes et pais, par l'advis , conseil et consentement de notredit chapitre
et de plusieurs autres nobles et notables gens d'iceulx pays , ayons offert et
présenté à notredit seigneur , frère et cousin , de lui inféoder , baillier et
transporter pour lui et ses successeurs , ducs et duchesses de Brabant et de
ANALECTA LEODIENSIA.
1579
Lembourg, la place estant en notredite cité de Liège , appelée l'ùle de la cité
en laquelle sont l'église de St-Paul et l'abbaye de St-Jacques , et les ponts
d'icelle , avec les petites ysles enclavées en iceulx ponts et aussi l'isleau de tor-
rent, lesquelles places et lieux sont présentement en ruyne , tele et si grande
que lesdits lieux sont inhabitables, et ne pevent porter aucun fruit à nous ne
à notredite église, attendu que il n'est pas apparant de la rédification d'iceulx :
en lui offrant aussi toute telle justice, droit, seigneurie et souveraineté tem-
porelle, qui nous compète et appartient en ladite ysle, pons, places et lieux
dessusdits , pour y faire construire et édiffier ville fermée et teles fortifica-
tions et édifices qu'il lui plaira , et autrement en joïr et user pour lui et ses-
dits successeurs , à leur plaisir et voulenté , et en oultre pour seurté desdits
édifficeset fortifications, qu'il vouldra faires èsdites ysles, pons et places, et
l'aisance et commodité de lui ses successeurs , pais et subgez, et mesmement
de ceulx qui demourront et converseront en icelles ysles, pons et places,
lui aTons octroie et concédé , octroions et concédons faculté perpétuelle du
chemin et passaige parmy les feurbours d'Avroux et le terne Saint-Gilles ,
jusques au plain, et droit et faculté de faire èsdits feurbours, tours, boule-
wars , fossez , mettre barrière , picquer , planter , bastiller et faire toutes au-
tres fortifications queizconques en iceulx feurbours , et ou chemin d'entre
ladite ysle, l'isleau et lesdits feurbours , avec toute justice et juridiction tem-
porelle esdits feurbours et terne , pour icelle justice exercer et faire exercer
par ses officiers, en tous cas, sur les subgez, officiers et serviteurs d'icelui
notre frère et cousin, en alant, passant et repassant parmi lesdits feurbours
ou estans et séjournans en iceulx tant seulement, et sans ce que nous, nos
successeurs ou leurs officiers puissent èsdits feurbours, prétendre ne avoir
aucune congnoissance sur les subgez , officiers ou serviteurs de notredit sei-
gneur frère et cousin, ou de ses successeurs, ducs de Brabant et de Lem-
bourg, soit en demandant, deffendant ou autrement, sauf et réservé à nous
et à nosdits successeurs ladite justice espirituelle d'icelle , sur tous autres qui
ne sont ou seront nos subgez , officiers ou serviteurs de notredit seigneur ,
frère et cousin, et de sesdits successeurs, ducs de Brabant et de Lembourg,
sur lesquels subgez, serviteurs et officiers, nous , nosdits successeurs ne leurs
officiers, ne pourrons avoir aucune congnoissance, pour quelque cas que
soit ou puisse advenir èsdits feurbours et lieux dessusdits , et sans ce que
puissons empêcher lesdits édifices et fortifications , que vouldront faire faire
580
ANALECTA LEODIENSIA.
en iceulx feuibours nolredit seigneur, frère et cousin, ou sesdils succes-
seurs en temps advenir. Lesquels drois et choses dessusdites nolredit seigneur,
frère et cousin , sera tenu de relever et prendre en foy et hommaige de
notredite église Saint-Lambert, avec lesdites ysles, ponts, places et lieux, et
aussi les justices, droits, seigneuries temporele et autres choses dessus décla-
rées. Laquelle notre offre par la manière dicte notredit seigneur , frère et
cousin , ait acceptée parmi ce que de ce il eust nos lettres , et aussi lettres de
consentement de notredit chappitre , et lettres de confirmation et approba-
tion de révérend père en Dieu, lëvesque de Tricaire, légat de noire-saint
père, en la province de Coulongne, et par lui expressément envoie par deçà ,
pour le fait de notredite église et desdiU pais, lesquelles lettres nous aïons
accordé et prorais baillier et délivrer à nolredit seigneur, frère et cousin , en
forme d'elle. Pour ce est-il que nous, pour les causes et considérations des-
susdiles, de notredite certaine science, pour nous et nos successeurs évesques
de Liège , de l'auctorilé , licence et congié dudit légat de notredit saint père,
et des conseilx et consentement de notredit chappitre, pour ce solemnelle-
ment assemblé, et eu l'advis de nostre clergé de Liège , avons inféodé, baillé ,
cédé et transporté et par ces présentes inféodons, baillons, cédons et trans-
portons en fief et horamaige héritable, perpétuel et irrévocable à notredit
très-honnoré et redoublé seigneur frère et cousin , Charles , duc de Bour-
gogne , de Brabant et de Limbourg, conte de Flandres, etc., pour lui, ses
hoirs et successeurs , raasies et femelles , ducz et duchesses de Brabant et de
Lembourg , ladite place et ysle de ladite cité de Liège , et ses pont d'icelle
ysie, avec les petites ysles enclavées en iceulx ponts, et aussi l'isleau de tor-
rent, ensemble toute la justice, haulteur, droiz, seigneurie et souveraineté,
temporelle que avant à notredit chajutre et à notredite église, tant conjoinc-
tement corne devisement, y compétoit et appartenoit, et devoit compéler et
appartenir avant ceste notre inféodalion et transport ; pour en iceulx faire
construire et édiffier par notredit seigneur frère et cousin et sesdils succes-
seurs , quant bon leur semblera , ville fermée et leles fortifications et édifices
qu'il leur plaira , et autrement en joyr et user à leur plaisir et voulenté. Et en
oultre pour seurté desdits édifices et fortifications , qu'ilz voudront faire es-
dites ysles, ponts et places dessusdites, et pour l'aisance et commodité de
notredit seigneur frère et cousin et de sesdits successeurs, pais et subgez ,
et mesmement de ceux qui demorront et converseront en icelles ysles , pons
ANALECTA LEODIENSIA.
.181
et places , lui avons octroie et concédé , octroions et concédons faculté per-
pétuelle du chemin et passage parmi les feurbours d'Avroux et le terne
S»-Gilles jusques au plain, et aussi lui concédons droit et faculté de faire es-
dils feurbours, tours, boulewars, murs, fossez, mettre barrières, picquer,
planter , bastillier et faire toutes autres fortifications quelzconques en iceulx
feurbours , et ou chemin d'entre ladite ysle , l'isleau et lesdits feurbours ,
avecques toute justice et juridiction temporelle èsdils feurbours et terne ,
pour icelle justice, exercer et faire exercer par ses officiers, en tous cas, sur
les subgez, officiers et serviteurs de notredit seigneur, frère et cousin, et de
sesdits successeurs, en alant, passant et repassant par lesdits feurbours, on
estans et séjournans en iceulx tant seulement, et sans ce que nous ou nos suc-
cesseurs et officiers, puissions èsdils feurbours avoir ne prétendre aucune
congnoissance sur les subgez, officiers ou serviteurs de notredit seigneur,
frère et cousin, ou de ses successeurs, ducz de Brabant et de Lembourg, ne
de scas , questions ou débas qui adviendront ou sourdront , entre lesdits sub-
gez, serviteurs et officiers, soit l'un contre l'autre, ou contre quelzconques
autres, en demandant ou en deffendant par quelque voie ou manière que
puist estre , sauf et réservé à nous et à nosdits successeurs ladite justice et
l'exercice d'icelle , sur tous autres qui ne sont ou seront subgez, officiers ou
serviteurs de notredit seigneur frère et cousin et de sesdits successeurs, ducz
de Brabant et de Lembourg , et pour tous cas qui ne toucheront lesdits offi-
ciers, serviteurs ou subgez de notredit seigneur et frère, sur lesquels nous ne
nosdits successeurs, ne leurs officiers, ne pourrons avoir aucune congnois-
sance, pour quelque cas que ce soit ou puist avenir, èsdits feurbours et lieux
dessus déclarez , et sans ce que puissons empêcher lesdits édiffices et forti-
fications , que vouldront faire faire en iceulx feurbours notredit seigneur
et frère ou sesdits successeurs. Esquelles choses dessusdites ainsi par nous
transportées et inféodées , comme dit est, n'entendons aucune chose réserver,
ne exepter à nous ne à nosdits successeurs , fors seulement la juridiction es-
piriluelle, de nous et de noz arcidiacres, avec le droit du patronaige et col-
lation des bénéfices et offices ecclésiastiques , telz que à nos prédécesseurs
évesques et à nous y appartiengnent d'ancienneté, et les foy et homaige que.
notredit seigneur, frère et cousin, et ses successeurs, seront tenus d'en faire
à nous et à nosdits successeurs, évesques; sauf aussi et réservé à nous et
notredite église et églises , les cens et rentes fonsières , à nous et icelles noz
;)82
ANALECTA LEODlE?fSIA.
églises appartenans, et aussi notre justice espirituelle es lieux dessusdits. Au
raoien desquelles iuféodation , bail, cession et transport, nous, pour nous et
nosdits successeurs et pour lesdits de notre chappitre, nous sommes dessaisis,
déshérités et dévestus , dessaississons , déshéritons et dévestons , par cesdites
présentes, desdites ysles, pons et autres choses, drois, justice, seigneuries
temporelles dessus déclarées , et en avons investi, adhérité et ensaisiné, et par
ces présentes , investisons , adhéritons et ensaisinons nolredit seigneur, frère
et cousin , pour lui , sesdits hoirs et successeurs , pour en joyr et user plaine-
raent, paisiblement, perpétuellement et à tousjours, comme de leurs propres
terres et seigneuries , et pour y faire construire et édifHer chasteaulx , fortres-
ses et toute autre fortification , fermeture et édifice qu'il leur plaira , sans ce
que nous ou nosdits successeurs, évesques de Liège, et notredit chappilre y
puissons ou doions jamais clamer ou prétendre aucun droit ou action en
aucune manière, fors seulement les juridiction espirituelle, patronaige, col-
lation et les foy et hommaige dessus déclarés; en renonçant par exprès de
l'auctorité et consentement que dessus à tous droits , allégations , exceptions ,
défenses, préviléges, constitutions et ordonnance à toutes récisions, et autres
choses quelconques , que nous ou noz successeurs évesques pourrions ou
pourroient prétendre ou mettre avant, dire, proposer ou alléguer aucunement,
au contraire des choses dessusdites ou d'aucune d'icelles , et mesmement au
droit, disant générale renonciation non valoir l'espéciale ne préceide, et le
tout sans fraude ou mal engin. Si donnons en mandement à tous noz justi-
ciers, officiers et subgetz, présens et à venir quelzconques, que du contenu
en cesdites présentes, ilz facent, seuffrent et laissent notredit seigneur frère
et cousin , et ses successeurs , ducz et duchesses de Brabant, plainement , pai-
siblement, perpétuelement et à tousjours , joïr et user par la manière dessus-
dite sans faire ou aler, ne souÉFrir faire ou alerà lencontre en aucune manière,
car ainsi le voulons et nons plaist. Et afin que ce soit chose ferme et estable
à tousjours, nous avons fait mettre notre scel à cesdites présentes, sauf en
autres choses notre droit et l'autruy. Donné en notre ville de Trecl *, le pre-
mier jour de juillet, lan de la Nativité mille quatre cens soixante-neuf.
Et nou:^, doyen et chappitre de l'église de mondit seigneur saint Lambert,
î»aichaDS et considerans les causes et considérations cy-dessus es lettres de
1 Maestricht.
ANALECTA LEODIENSIA. - 583
révérend père en Dieu, notre très-redoubté seigneur, monseigneur Loys
de Bourbon, évesque de Liège, spécifiées et déclarées estre vrayes , et pour
.cel es causes lesdites inféodalions, cession et transport, dont en icelles lettres
est taicte mention , estre et tourner au proffit et utilité évident de ladite éplise
paix , seurté et transquillité des suppostz , subgez et biens d'icelles , de nostrè
certaine science , pure et franche voulenté , et par l'auctorité et consentement
de nostredil seigneurie légat, avons, pour nous et nos successeurs à tousjours
loue , grée, consenti et accordé, louons , gréons, consentons et accordons les
dessusdites inféodations, cessions et transports et tout le contenu èsdites lettres
de mondit seigneur de Liège, tout ainsi et par la manière que icelles lettres
le contiennent. Ausquelles lettres nous, en tesmoing de vérité, avons mis et
appendu le scel dudit chapitre , avec le scel d'icelui monseigneur de Liépe
a cesdites présentes faictes et données en ladite ville de Trect, ledit premier
jours de juillet, l'an dessusdit, mil quatre cens LXIX.
Ainsy signé par monseigneur, les président, chancelier, le S- de Sombreff
messire Guillaume d'Ordinghen , S^ de Hardelinghen , chevalier, et Jehan de
Cortenbacht, sèneschaFde Bilsen , prèsens. N. Bosselet. — Encores ainsi sipué
par messieurs les doyen et chappitre desseursdis. - Jotum de Broechusm
LVI.
COPIE DE LA LETTRE (dE LOUIS DE BOURBON , DU 1«. juillet 1469), TOUCHANT LA RENTE
SU» LES MAISONS QUI SERONT ÉDIFFIÉS ES CITÉ DE LIÈGE , PAÏS DE HASBAIN ET DE
FRANCHIVONT *.
Nous Loys de Bourbon , par la permission divine évesque de Liège, duc
de Buillon et comte de Loz, savoir faisons à tous prèsens et à venir, que
comme pour les grans et exécrables maulx , oultraiges , rébellions et désobéis-
sances , que ceulx de noslre cité de Liège et leurs adhérens avoient de long-
temps fais , commis et perpétrez envers nous et nostre église de Liège , es-
• Voyez ci-dessus p. 63.
084
ANALECTA LEODIENSIA.
qiieles ils avoienl nouvellement de mal en pis continué et procédé à la prinse
et détention de nosire personne , murdres et occisions inhumains de pluseurs
noz serviteurs et loyaulx subgez gens d'église et autres, en eulx rendans in-
pratz et raescongnoissans de la grande grâce et miséricorde que Ireshaut et
puissant prince notre treshonnoré et redoubté seigneur frère et cousin , mon-
seigneur Charles, par la grâce de Dieu, duc de Bourgoigne, de Brabant, et
de Lembourg, conte de Flandres, etc. , lequel en Tan LXVII pour l'aide et
assistance de nous et de nostredite église et pour réduire lesdils de la cité et
des pais de Liège et de Loz , en l'obéissance de nostre saint père le pape , de
ses sentences et de nous , avoit conquesté lesdils cité et pais , et nous aussi par
son vouloir et consentement leur avions fait et impartie , nostredit seigneur
frère et cousin ait nagaires prins et conquesté par assault ladite cité, après
laquelle conquesté nous et aucuns députés de la vénérable église de monsei-
irneur saint Lambert et des secondaires églises, nous soyons transportés
devers nostredit seigneur , frère et cousin , tant pour le remercier des grans
|>eines, travaulx et despenses qu'il et ses subgez ont eu et soustenu pour corri-
gier et pugnir lesdils maulx, excès et oultraiges , réduire lesdils pais en obéis-
sance de nous et de nostredite église, oster et délivrer nostre personne des-
dites subjection et captivité èsquelles lesdils de la cité, soubz couleur et fiction
d'obéissance, avoient présumé et attempté de nous mettre. Et aussi que faisant
démolir les maisons de ladite cité, il avoit à grant soing, traveil et diligence,
fait préserver et garder lesdites églises , les personnes, maisons et biens appar-
tenant à icelles ; et aussi supplier et requérir sa grâce pour noz subgez desdits
pais avec aucunes provisions nécessaires pour la seurlé paix , conduite et en-
tretènement desdiles cités, villes et pays de Liège et de Looz , pour le temps
à venir : sur quoy par le vouloir et consentement de nostredit seigneur frère et
cousin inclinant bénignement à la prière et requesle de nous et desdits dé-
putés des églises , plusieurs communications aient esté tenues par diverses
journées , entre les députés de notredit seigneur frère et cousin d'une part, et
nous et lesdits députés des églises d'autre, après lesquelles, et que noslredit
seigneur frère et cousin , pour honneur et révérence de Dieu , aiant pitié et
compassion du povre peuple, ait consenti et accordé que, oullre et pardessus
les maisons desdiles églises , lesquelles en faisant ladite démolition , il a fait ré-
server, nous et lesdits des églises puissons faire construire et réediffier, pour
la demourance des chappelains et autres gens d'église qui ne sont pourvcuz
ANALECTA LEODIEIVSLA.
585
desdites maisons, c'est assavoir pour ceux de ladite église de saint Lambert
jusques au nombre de 24 maisons , et pour chacune des autres églises secon-
daires jusques au nombre de 12 et pour la demourance des gens laïs mécani-
ques nécessaires pour le service et provision desdils gens déglise, jusques au
nombre de cent et quatre maisons: et aussi que les villaiges et maisons qui ont
este arses et brûlées es banlieue de Liège , pais de Hasbain et de Franchimont
puissent estre refaittes et réédiffiés, moyennant et parmi ce que nostre dit sei-
gneur, frère et cousin, ses hoirs et successeurs, ducs de Brabant et de Lim-
bourg, auront et prendront sur chacune desdits cent et quatre maisons
qui seront construites et édiffiées en ladite cité pour la demourance desditi
gens lais, ung Lyon de trente solz de deux gros monnoie de Flandres, le soit
de rente hérilable et sur chascune maison qui se léèdifiera ou que notredit
seigneur frère et cousin souflFrera demourer entière en la banlieue de Liège et
pais de Franchimont, et sur chacune maison qui sera réédeffiée audit pais de
Hasbain, ou lieu de celles qui ont esté brûlées, ung florin de Rin de xx solz
desdits pris et monnoie de pareille rente hèritable et perpétuelle, sauf et réservé
les maisons à nous et à nos églises appartenans et que tenons en noz mains et
faisons labourer et cultiver à nostre prouffit et à nos despens par nos gens et
censiers, et aussi les maisons des nobles qui tousjours ont tenu le parti de
nostredit seigneur frère et cousin et de nous , et que lesdits nobles ont sem-
blablement tenu et tiennent en leurs mains, pour les faire labourer et cultiver
par leurs gens et censiers, à leurs despens sans fraude, pour icelle rente cueiller
et lever tant en ladite cité que en la banlieu et èsdits pais de Hasbain et Fran-
chimont , et faire par ses officiers et commis ou fait de l'advoerie et gardien-
nelè desdits pais toutes exécutions seignoreuses de par nostredit seigneur
frère et cousin et sesdits successeurs, aux termes que par lui seront ordonnez ,
endefiFault des paiemens desdites renies, pour la seurté desquelles nous avons
consenti , accordé et promis à noslredit seigneur frère et cousin de lui en bail-
lier noz lettres avec le consentement de nostredit chappitre, conformation et
approbation de révérend père en Dieu , l'èvesque de Tricaire, légat de nostre
saint père le pape en la province de Coulongne, et par lui expressément en-
voie pardeçà pour le fait de nostredite église et desdits pais. Pour ce est-il
que ces choses considérées , mesmement pour le désir que avons à ce que
nosdits pais de Liège et de Loz puissent estre réédiffiez et remis sus , et afin
que nostredit seigneur frère et cousin, et sesdits successeurs soient plus en-
74
386 ANALECTA LEODIENSU .
clins de garder, préserver et deffendre nostredite église et "osdits pais et
pour aucune recongnoissance de la grande grâce et miséricorde qu .1 a fait et
accordé aux subgez diceulx nos pais, en consentant et accordant la construc-
tion et réédifKcacion desdiles maisons , et autrement en plusieurs manières ,
et pour partie de la récompense des frais, dommaiges et mtéreslz , qu d a
soustenu à cause de la guerre et des grans services et secours par lu. fais a
nous et à nostredite église : nous de notre certaine science , par ladv.s , conseil
et consentement de nostredit chappitre et par l'auctorité, cong.é, licence et
consentement dudit légal, avons octroyé, consenti et accordé, oclroions, con-
sentons et accordons, par la teneur de ces présentes, que nostredit seigneur
frère et cousin et sesdits hoirs et successeurs aient, lièvent et reçoivent, ou
par leurs commis à ce facent prendre, lever et recevoir à leur proulhl assa-
voir unr Lyon dudit pris de rente héritable par an sur chascune desdites
cent et quatre maisons qui seront réédiffiées en ladite cité de Liège, pour la
demourance desdiU gens lais , comme dit est, et sur chascune maison il a
permis ou permettera demourer entière, ou que l'en réédifficra de nouvel en
ladite banlieue de Liège et èsdits pais de Franchemont et sur chacune
maison qui sera réédiffiée oudit pais de Hasbain, ou lieu de celles qui y ont
esté arses et brullées èsdiles derrenières guerres, ui.g florin de R.n du pris
dessusdit de semblable rente héritable et perpétuelle par an, à lelz termes que
nostredit seigneur frère et cousin ordonnera , eu regart au temps des con-
structions desdites maisons et de la permission et tolérance qu il vouldra
faire d'icelles maisons èsdite banlieue de Liège, et pais de Franchimont et de
Hasbain , sauf et réservé, comme dit est, les maisons à nous et à noz églises
apparlenans et que tenons en noz mains ; et faisons labourer et cultivera noslre
prouffit et à noz despens, par noz gens et censiers, et aussi les maisons des
nobles qui tousjours ont tenu le parti de notredit seigneur frère et cousin
et de nous , et que Icsdits nobles ont semblablemcnl tei.uz et tiennent en
leurs mains pour les faire labourer et cultiver par leurs gens et censiers, et à
leurs despens sans fraude, et en icelles renies, nous, pour nous et nos succes-
seurs évesques de Liège, avons, de l'auctorité et consentement que dessus, dès
maintenant investi et adhérité, investissons et adhèritons nostredit seigneur
frère et cousin , pour lui et lesdiu successeurs, par cesdites présentes, pour,
par lui et iceux ses successeurs, en joïr et user pleinement, paisiblement, i«;r-
pétuellement et à tousjours, par la manière que dit est. El en oullre avons
ANALECTA LEODIENSIA. ' 537
aussi consenti et accordé, consentons et accordons par cesdites présentes que
nostredit seigneur frère et cousin , et sesdits successeurs , aient toutes exécu-
tions seigneureuses sur eeulx à qui appartiendra lesdites maisons, en deffault
dudit paiement , sans ce que jamais nous ou iceulx noz successeurs puissons
ou doyons clamer ou prétendre, ores ne ou temps advenir, aucun droit ou
Tuant aTTT' T ?"'■''" ■""""" '!"'' "" ^*"' ' '" ^""-Ç-' P'— -l
quant a ce, de lauctorile et consentement que dessus, à lousdrois, allépa-
Uons, exceptions, défenses, privilèges, constitutions, ordonnances ;anonic-
ZZIT ' " ^'"''— •««-»- «t -"-s choses quelqcopques, que nous
ou nosdas successeurs evesqucs pourrions ou pourraient prétendre ou mettre
avant, dire, proposer et alléguer aucunement au contraire des choses dessus-
dites ou d aucune d'icelles, et mesmement au droit, disant générale renon-
ciation non valoir si lespèciale ne précède, et le tout sans fraude et mal en.in
car ainsi le voulons et nous plaist. Et afin que ce soit chose ferme et estable à
tousjours, nous avons fait mettre noslre scel à cesdites présentes, sauf en
autres choses noslre droit et l'aulruy. Donné en nostre ville de Trect le pre-
mier jour de juillet l'an de la nativité Nostre Seigneur , mil quatre cens soixinte
Ut-" u r •
El nous doyen et chappitre de l'église de mondit seigneur saint-Lambert
saichans et considérans les causes et considérations cy-dessus es lettres de
révérend père en Dieu et notre très-redoublé seigneur, monseigneur Loys de
Bourbon ,evesque de Liège , spécifiées et déclaréeis eslre vraies et pour icelles
causes lesdites oclroy , accord , cession et transport, dont en icelles lettres est
faicte menc.on , eslre et lourner au prouffit et utilité évident de ladite èHise
paix , seurté et transquillitè des suppostz, subjez el biens d'icelles, de nostre
certaine science, pure et franche voulentè, et par l'auctorité et consentement
de notred.l seigneur le légat, avons, pour nous et nos successeurs à toujours
loue, grée, consenti et accordé , louons, gréons , consentons et accordons les
choses dessusdiles oclroys, accords, cessions et transports, el tout le contenu
esdites étires de mondits seigneur de Liège , tout ainsi et par la manière que
icelles lettres le contiennent. Ausqnelles lettres nous, en lesmoinR de vérité
avons mis et appendu le scel dudit chappitre avec le scel d'icelui monseil
gneur de Liège, à cesdites présentes faictes et données en ladite ville de
Trect , ledit premier jour de juillet l'an dessusdit rail Illl cent soixante-neuf
Ainsi signe par monseigneur , prèsens les président , chancelier , le seigneur
o88
ANALFXTA LEODIENSIA.
de Sombreffe, messire Guillaume Dordinghen , seigneur de Hardelinghen, et de
Werine, et Johan de Cortenbach , séneschal de Bilsen. N. Bosselé t. -- En-
igné par raesseigenurs les doyen et chappitre dessusdis. —
cores, ainsi 8i{
Jehan de Broechusen.
LVIÏ.
COPIE DE LA LETTRE (dU 1" JUILLET 1469) DU TRANSPORT DU TONLIEU DES MARCHAN-
DISES PASSANS PAR-DESSOUBS LE PONT DES ARCHES, LE TERME DE XXX ANS «.
Nous , Loys de Bourbon , par la permission divine , évesque de Liège , duc
de Buillon et conte de Loz , a tous ceux qui ces présentes lettres verront ,
salut. Comme nagaires après la conqueste faicte de la cité de Liège par tres-
hault et puissant prince, notre très-honorez et doublé seigneur frère et cou-
sin, monseigneur Charles, duc de Bourgogne, de Brabant , de Lembourg et
de Lucembourg, conte de Flandre, etc., es communications et journées
faittes et tenues entres les députés de mondit seigneur frère et cousin d une
part, et nous d'autre , ait entre autres choses esté et soit convenu et appomct.e
que, pour considération des grands plaisirs et services que il a faiz a I église de
Liépe et à nous, comme chacun scet, dont à tousjours nous serons tenus et
oblipés envers lui, et pour le aucunement récompenser des grans frais et des-
pens par lui eus et soustenus à l'occasion des guerres de Liège , et aussi pour
faire et édifier aucun lieu fort en l'isle, pour garder et conserver nos églises,
et lequel fort sera tenu de nous , et en foy et hommaige d'icelle egl.se , nous
lui céderons et transporterons pour lui, ses hoirs et aians causes, pour le
temps et terme de trente ans prouchain à venir, tous les droits prouffiz et
émolumens du tonlieu et gabelle , que l'on a mis sus et qui se doit prendre
et lever sur tous les biens , denrées et marchandises passans et qui passeront
. Par cet acte, Loui. de Bourbon donne au .ou. le pont de. arche.. LVtemplion du paye-
rar cei acte , ^ ment de ces droits e«lré.ervée en laveur de. su-
duc de Bourgogne , pour le terme de trenlean., meni ue cesur
tous le. droit. , profit, et émolument, du tonlieu jet. du duc.
établi sur le. denrée, et marchandi.e. pa»sant
ANALECTA LEODIENSîA. 539
ledit temps durant par-dessoubz le pont des arches en ladite cité, horsmis
les subgez des pays de mondit seigneur de Bourgogne : savoir faisons , que
nous voulans entretenir ce que de notre part a esté accordé , et au surplus .
user de bonne foy envers notredit seigneur frère et cousin, comme tenus y
sommes, à icelui avons de nostre certaine science, par l'advis, conseil et conl
sentement de notredit chappitre, pour les causes et considérations dessusdites ,
donné, cédé et transporté, donnons , cédons et transportons, pour nous et
nos successeurs évesques de Liège , par la teneur de ces présentes , l'auctorité
et faculté de lever à son prouffit tous les droits , prouffis et émolumens dudit
lonlieii et gabelle qui , comme dit est, se prend et liéve sur tous les biens,
denrées et marchandises passans et qui passeront par-dessoubz ledit pont des
arches en notredite cité , hors mis les denrées conduites par les subgez de
mondit seigneur et à eulx appartenant sans fraude , qu'est le xxxe denier des
biens et marchandises y passans, pour par mondit seigneur de Bourgogne,
sesdils successeurs, les faire lever et recevoir à leur prouffit eten joir et user
ledit temps et terme de xxx ans , prouchain à venir tant seulement, sans ce
que durant icelui temps et icelui fini , nous ou nos successeurs évesques de
Liège ou autres , puissions ou doyons audit tonlieu et gabelle avoir, clamer ne
demander aucun droit ne en retenir ou recevoir aucune chose à notre prouffit ,
en renonçant quant à ce pleinement à tous drois, allégations, exceptions , def-
fenses, privilèges, à toutes recisions et autres choses quelconques que nous
ou nosdils successeurs évesqus pourrons ou pourroient prétendre ou mettre
avant, dire proposer ou alléguer aucunement au contraire des choses dessus-
dites ou d'aucunes d'icelles et mesmement au droit, disant générale renoncia-
tion non valoir se l'espèciale ne précède , et le tout sans fraude et raalengin ,
car ainsi le voulons et nous plaist. En tesmoing de ce nous avons fait mettre
notre scel à ces présentes. Donné en notre ville de Trect, le premier jour de
juillet, l'an delà nativité Notre-Seigneur, mil quatre cens soixante-neuf.
Et nous, doyen et chappitre de l'église de mondit seigneur Saint-Lambert ,
saichans et considérans les causes et considérations cy- dessus es lettres de
révérend père en Dieu, notre très-redoublé seigneur, monseigneur Loys de
Bourbon, évesque de Liège, spécifiées et déclarées, estre vraies, et pouricelles
causes lesdils don , cession et transport, dont en icelles lettres est faicte men-
cion , estre et tourner au proffit et utilité évident de ladite église , paix , seurtè
et transquillité des supposlz, subgez et biens d'icelle, de notre certaine s'cience
590
ANALECTA LEODIENSIA.
puieel franche voulenté, avons pour nous et nos successeurs, loué, gréé,
consenti et accordé , louons, gréons, consentons et accordons les dessudits
don , cession et transport et tout le contenu èsdites lettres de mondit seigneur
de Liège, tout ainsi et par la manière que icelles lettres le contiennent. Aux-
quelles lettres , nous, en tesmoing de vérité, avons mis et appendu le scel dudil
chapitre, avec le scel d'icelui monseigneur de Liège, à cesdites présentes
faictes et données en ladite ville de Trect , ledit premier jour de juillet , l'an
dessusdit mil quatre cens soixante-neuf.
Ainsi signé par monseigneur le président et chancelier le sieur de Som-
breffe, messire Guillaume d'Ordinghen. sire de Hardelinghen et de Werine,
chevalier et Jehan de Cortenbach , séneschal de Bilsen, présens, N. Bosselet.
— Encores ainsi signé par messieurs les doyen et chappilre dessusdit. —
Jehan de Broechusen.
LVIII.
COPIt DE LÀ LETTRE (dU 22 AOUT 1469) Dt QUITTANCE QUE lONStlONEU» LE DUC PAIT OB
IIII CENT MIL ELOMNS, «OÏENNANT LES TRANSPORTS DESSUSDITS '.
Charles, etc. , à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Comme
révérend père en Dieu, notre Irès-chier et très-araé frère et cousin lëves-
que de Liège , duc de Buillon et conte de Loz , et ses doyen et cliappitre de
l'église monseigneur Sainl-Larabcrt dudit Liège, saicliaus en congnoissans
les grans peines , dangiers , travaulx et despens , que nous et iioz subgetz
avions nagaires eu et soustenu , pour oster et délivrer la personne de nolredit
frère et cousin de captivité et subjection , èsquelles ceulx de sa cité de Liège
et leur adhèrens et complices l'avoient mis et constitué, à force et puissance
d'armes , corrigier et pugnir les maulx , excès et oultraiges, par eulx commis
et perpétrez , et réduire lesdiU pais de Liège et de Loz en obéissance de no-
> Voyez cinleMus , p. »76, rinféoJalioo de et le chapitre , du chef de. dépeosej faite, par
l'Ile de la Cilé. Moycnnaol Mlle ce..lon. le lui durant la guerre,
duc de Bourgogne déclare tenir quilles l'cvéquc
ANALECTA LEODIENSIA. 391
iredil frère et cousin et de son église, et aussi la grâce que nous, à la très-
.nslanle prière et requeste d'ieeulx notre frère et cousin èvesque, doyen
et chappilre de ladite église, avions fait, en consentant de povoir rédiffier
certain nombre de maisons en ladite cité, et aussi les villaiges et maisons qui
ont estes arses et brûlées es banlieue de Liège , pais de Hasbain et de Franchi-
mont, en déclarant bonne paix entre nos pais et lesdiU pais de Liépe et de
Loz, soubz certaines conditions, contenues es lettres sur ce faites : pour ces
considerattons, et pour en partie nous récompenser des grandes sommes de
de deniers que nous avons despensé ou fait de la derrenière guerre, mon-
^nt a plus de quatre cens mille florins, èsquelles sommes iceulx èvesque
doyen et chapittre ont congneu estre tenuz selon toute raison, nous ayent in-
feode. baille, cédé et transporté en fief et hommaige . hériuble. perpétuel
et irrévocable, pour nous, nos hoirs et successeurs , ducs et duchesses de
lllt;!l r'r . r''""'"'^' '" •'''""' "*''"' "" '''^'"' '^'^ «*« Liège, appellée
loi I' M À ^ '"'"'' ^* "'^"'^ ' "'"" '"' P^'"^' y'"''' -'"''-- «" io-'''
ponts, I llleau de Torrent, et autres choses contenues es lettres de ladite in-
teodation, desquels la teneur s'ensuit : Nous, Lo,js de Bourbon, etc. Et il
sou ainsi, que notredit frère et cousin, et lesdits doyen et chappilre ',' nous
aient fait remonslrer les grandes pertes et dommaiges, que eulx et leurdite
eghse ont soustenu à cause de ladite guerre, parquoy s'il advenoit que eulx
ou leurs successeurs feussenl par nous , nos hoirs et successeurs, contrains de
nous ou eulx entièrement récompenser de ladite somme de iiij cent mille flo-
rins. Il convendroit vendre et aliéner la patrimosnede ladite église, qui lour-
neroit a la totale destruction et désolation d'icelle et cessation du service
divin ; en suppliant très-humblement que, sur ce, les vueillons pourveoir et
oslargir notre grâce. Savoir faisons, que nous, les choses dessusdites consi-
dérées, et que a faire et mouvoir ladite guerre, corrigier et pugnir les maulx
excès et ouslraiges dessusdites , nous avens esté principalement esmeuz pour
honneur et révérence de Dieu, et pour restaurer ladite église en ses haulteurs ,
iberles et droitures, envers et contre lesdiU de la cilé et desdils pais rebel-
les et desobe.ssans , parquoy ne vouldrions que, à l'occasion des frais et des-
pens par nous faiz en ceste partie, ladite église peust estre cy-après destruicte
et désolée , nous , de notre cer.aine science , pour nous , nos hoirs et succès-
seurs, et moiennanl la dessusdile inféodation, à nous faicte comme dit est
nous sommes contentez et contentons;, par ces présentes, de ladite somme de
m
59i ANALECTA LF.ODIENSIA.
iiii cent mille floiins, el tous despens , frais , doumaiges et intëreslz par nous
fais et soustenus à cause de ladite guerre; et dicelle somme de ...j cent mille
florins , et généralement de tous lesdits fraiz , douraaiges , despens et mtereU,
avons quiclé et quiclons , par ces présentes, lesdits évesque , doyen et chap-
pitre de Liège . pour eulx , Icurdile église et leurs successeurs , sans ce que ,
par nous ou noz successeurs, leur en puist jamais esire querélé ou demandé
aucune chose, pourveu toutesfois que iceulx évesque, doyen et chappitre et
leursdils successeurs acompliront et entretiendront à tousjours ladite iiifeo-
dation et autres choses contenues es lettres dessus Iranscriptes. Et avons pro-
mis et promettons en bonne foy el parolle de prince, les.lites quictance et
rémission avoir el tenir fermes et estables , sans jamais par nous ou par au-
tre directement ou indirectement, venir au contraire. En tesinoing de ce,
nous avons fait mettre notre scel à ces présentes. Donné en notre hostel , a La
Haye , le xxij« jour d'aoust l'an de grâce mil quatre cens soixante-neuf. —
Ainsi signé par monseigneur le duc. — J. De »Iole,me>.
LIX.
COPIE DES LETTIIES (dU 22 AOUT 1469) PA« LESQCEltES «ON8E1GKE01. LE DUC CORSCTT LA
DEMOliEANCB DE CEUtX QUI VOULDUOUT BEMOURER EH t'iSLE DE lA CITÉ.
Charles par la grâce de Dieu, duc de Bourgogne, à tous ceux qui ces
présentes lettres verront , salut. Comme nous ayons vouloir et propos de faire
construire el édifRer en llsle de la Cité, ysleau de tourant et enclavemens, et
aultres lieux à nous nagaires inféodez par révérend père en Dieu , notre très-
cher et très-amé frère et cousin, lévesquede Liège, du vouloir et consentement
des doyen el chappitre de son église , ville , fortresse et aultres fortifications,
afin que au moyen d'icelles, nous puissons mieulx et plus convenablement,
comme àdvoet et gardien souverain des pais de Liégc et de Loz , garder ,
préserver et défendre les personnes des églises, leurs biens, et lesdits pais
de Liére et de Loz, de toute voies de fait et aultres impressions indeues,
savoir faisons que, à la prière et requeste qui , sur ce , nous a esté faille par
ANALECTA LEODIENSJA. 593
lesd^ évesque , doyen et chappitre , avons , pour nous , noz hoirs et succès-
seurs, consenti et accordé, et de notre cerUine science et grâce espéciale
consentons et accordons , par ces présentes , ausdits évesque^oyen et chapl
p tre, pour eulx el leurs successeurs, que les personnes des églises de ladite
caé presens el a venir , tenans ou qui tiendront lors notre parti, puissent en
loul temps de guerre et éminent péril et autrement, quant bon leur sem-
blera retraire, eulx et leurs bienz, dedans ladite ville el fortifications d'icelle
pour a seurté garde et préserva.ion de leurdites personnes et biens, et ce,'
en tels heux dicdles ville et fortifications, que par notre capitaine lllec ou
autre pr.nc.pal offic.er dicelle ville et forteresse seront advisés plus propices
pour la deraoura.,ce d'icelles personnes d'églises , tant à leur seur.é que à la
seurete desdiU ville et fortifications , sans ce que par icelui capitaine ou autre
oHicier de nous ou de nosdils hoirs et successeurs lesdils d'église soient ou
puissent elre troublés ou empcschés en aucune manière. En tesmoinp de ce
nous avons fait mettre notre scel à ces présentes. Donné en notre hostel, à La
Haye , le xx.j» jour d'aoust lan de grâce mil quatre cens soixanle-neuf. -
Ainsi signe par monseigneur le duc. — J. De Molestnes.
LX.
COPIE DES ttTT.ES (dU 22 AOUT 1469) TOUCHANT LA CONTRIBUTION DES RENTES «EUES
A MONSEIGNEUR LE DUC DE BOURGOGNE.
Charles, etc., a tous ceulx qui ces présentes lettres verront, salut. Comme
révérend père en Dieu , notre très-cher el Irès-amé frère et cousin , lévesque
de Liège, du vouloir el consentement des doyen el chappitre de son éplise
nous au inféodé, baillé, cédé el transporté certaine ysie estant en la ci^ de
Liège , appelé / hh de la cUe, avec autres lieux el agessans ', déclarez es lettres
sur ce faicles, pour y povoir faire conslruire el édiffier ville, fortresse el au-
tres fortifications el édifices, à noire plaisir et voulenté, el il soit que iceulx
' yffjetsant, agèt , chemin», lieux, ponl».
75
594 ANALECTA LEODIENSIA.
évesque . doyen et cliap.lre nous aient fait remonstrer que se ceulx qui seront
demourans et résidens èsdites ville et fortresse estoient, au moyen desd.les
inféodation, bail et transport à nous faiz, tenus quites et exemps des assiz ,
jrabelles et impots nouvellement mis sus es pais de Liège et de Loz , pour le
paiement des rentes à nous deues pour iceulx pais , ce seroil et pou.m.t estre
à rrande diminution d iceulx gabelles , assises et imposU , et par conséquent
au retardement de nosdites rentes ou à très-gr^nde et insupportable charge
des autres manans et habitans d'iceulx pais , en nous suppliant tres-humble-
ment sur ce les pourveoir ; savoir faisons , que nous, ce que dit est considère,
avons consenti et accordé, consentons et accordons que ceulx qu. seront
manans et habitans èsdites ville et fortresse qui seront constru.z et edift.es es
ville et place dessusdites , de quelque estât ou condition qu'ils soient excepte
seulement nos officiers illec, soient tenus de contribuer èsdites gabelles, assis
et impostz . mises sus pour le paiement de nosdites rentes , tant et si longue-
ment que icelles rentes auront cours et non plus avant. Lt après que lesd.tes
rentes seront rachetées, il sera en nous d'y mettre lelz assis et impostz, que bon
nous semblera, au prouffit de nous ou pour les fortifications desd.tes vil e et
fortresse, sans ce que ils seroient en ce cas contribuables en aucune chose
avec les gens lais desdils pais de Liège et de Loz. En tesmo.ng de ce nous
avons fait mettre notre scel à ces présentes. Donné en notre hoslel , a La Haye,
le xxiie jour d'aoust, l'an de grâce mil quatre cens soixante-neuf. - Ainsi signe
par monseigneur le duc. — J. de Molesmes.
LXI.
COPIE DE LA LETTRE DE LOUIS DE BOURBON DU 10 SEPTEMBRE 1469 , PAR LAQUELLE IL
PROMET FAIRE RATIFFIER PAR NOTRE SAINT PERE LES CHOSES DESSUS DITTES \
Nous Loys de Bourbon , par la permission divine , évesque de Liège , duc
de Buillon et conte de Loz, et nous les doyen et chappitre de la vénérable
I Savoir le. concession, faite, an duc de tel 1469. Voyez ci-deMU., p. 576, 585 et 588.
Bourgosne, en vertu de» Iroi. acte» du 1" juil-
ANALECTA LEODIENSIA. 595
église monseigneur saint Lambert de Liège, à tous ceux qui ces présentes
lettres verront, salut. Comme puis nagaiies nous ayons transporté, pour nous
et nos successeurs, à Irès-hault et puissant prince , monseigneur Charles, par
la grâce de Dieu , duc de Bourgoingne , de Brabant et de Limbourg , conte de
Nandres , etc. , pour lui , ses hoirs et successeurs , masles et femelles , ducs et
duchesses de Brabant et de Lembourg, la place estant en la cité de Liépe .
appelle / Ysle de la cité, en laquelle sont l'église saint Pol et l'abbaye saint
.laques , et les ponts d'icelle , avec les petites ysles enclavées en iceulx ponts et
aussi lisleau de Tourent. ensemble toute telle justice, haulteur, drois , sei-
gnorie et souveraineté temporelle qui, au jour dudit transport, nous compé-
toit et appartenoit en ladite ysle , pons , places et lieux dessusdils . pour y faire
construire et édifier ville fermée et teles fortifications et édifices qu'il lui
plaira, et autrement en joïr et user par lui et sesdils successeurs à leur plaisir
et voulenté, et avec ce lui avons octroyé, consenty et accordé pour lui et
sesdits hoirs et successeurs, ducs et duchesses de Brabant et de Lembourg,
prendre sur chacune des cent et quatre maisons qu'il a consenti construire ei
rédifieren ladite cité, pour la demourance des gens lais mécaniques, néces-
saires pour le service et provision des gens d'église en icelle , un lyon de xxx s
de deux gros, monnoie de Flandres, le soit de rente héritable chacun an, et
sur chacune maison qui seroit rédifiée, ou que raondit seigneur le duc so'uf-
freroit demourer entière es banlieue de Liège et pais de Franchimonl , et aussi
ou pais de Hasbain , au lieu de celles qui y ont esté arses et brûlées , un florin
de Rin de vint sols desdits pris et monnoie, de pareille rente héritable et per-
pétuelle , sauf et réservé les maisons à nous et à ladite église et églises de
Liège appartenans , et que tenons en nos mains, et faisons labourer et cultiver
à notre prouffit par nos gens et censiers , et aussi les maisons des nobles qui
toujours ont tenu le parti d'icelui seigneur et de nous , et que lesdils nobles
ont semblablement tenues et tiennent en leurs mains pour les faire labourer
et cultiver par leurs gens et censiers, à leurs despens et sans fraude ; et avec ce
ayons donné, cédé et transporté à mondit seigneur, sesdits hoirs et succes-
seurs, ducs et duchesses de Brabant et de Limbourg, l'autorité et faculté d'é-
lever à son prouffit tous les droits, prouffis et èmolumens du tonlieu et gabelle
qui se prendra et lèvera sur tous les biens, denrées et marchandises passant
et qui passeront pardessoubz le pont des Arches en ladite cité de Liège, hors
rais les subgez de mondit seigneur , et ce pour le temps et terme de trente ans.
9^\
596
ANALECTA LEODIE^SIA.
comme ces choses et aulres sont plus à plain contenues , spécifiées et déclariez
en trois nos lettres patentes sur ce faictes et passées en la ville de Trect ,
datées du premier jour de juillet l'an mil quatre cens soixante-neuf, lesquelles,
pour seurté des choses dessusdiles, avons foit baillier et délivrer à mondit
seigneur le duc , et lesquelx transports , dons , octroys et consentemens ayons
fais à icelui seigneur pour lui et sesdits hoirs et successeurs , ducs et duchesses
de Brabant et de Lembourg , pour certaines justes causes et raisons , qui à ce
nous ont meu, à plain déclarées en icelles lettres, et il soit ainsi que, pour
plus granl seurté des choses dessusdites , ayons aussi promis et enconvent de
iceulx transports et consentemens y contenu/ faire ratiffier , confermer et ap-
prouver par très-révérend père en Dieu , monseigneur l'arcevesque de Cou-
longne, notre métro[)olilain, et aussi par notre saint père le pape, ou de obtenir
de notredit saint père ung rescript et commission en forme deue , adressant
aux évesques de Utrechl . Cambray , Tournay , Arras, ou autre prélat de par-
deça , pour approuver, ratifier et confermer lesdits transports , oclroiz , inféo-
dacions et consentemens , en la manière et comme contenu est èsdites lettres
et chacune d'icelles : savoir faisons , que nous , désirans fournir et accomplir
lesdites promesses, vueillans user de bonne foy envers mondit seigneur, avons
promis et promettons, par ces présentes, de obtenir les approbations , ratifi-
cations et confermations dessusdiles, tant dudit très-révérend père en Dieu,
monseigneur l'arcevesque de Coulongne, notre métropolitain, comme aussi
de notredit saint père le pape , ou d'icellui notre saint père obtenir lettres de
commission et rescript , adressans aux évesques dessus nommés , l'un d'eulx
ou autre prélat de pardeçà , pour lesdits octroys , inféodations , transports
et consentemens, tels que dessus , au prouffil et pour la seurté de mondit sei-
gneur le duc, ses hoirs et successeurs, ducs et duchesses de Brabant et de
Lembourg , selon et par la manière que contenu est èsdites lettres et chacune
d icelles , approuver , ratifier et confermer en la manière dessusdite. En tes-
moing desquelles choses , nous avons fait apendre le scel de nous ledit évesque
et aussi le scel de nous lesdits de chappitre de ladite vénérable église mon-
seigneur saint Lambeit de Liège , à cesdites présentes. Donné en la ville de
Trect sur Meuze, le dixième jour de septembre , l'an mil quatre cens soixante
neuf. Ainsi signé , par monseigneur en son conseil , auquel estoient les prési-
dent , chancelier, bailly de Liège et autres plusieurs. N. Bosselet. — Encore
ainsi signé par messeigneurs les doyen et chappitre dessusdils. — Johan de
Broechusen.
ANALECTA LEODIEIVSIA. 397
LXII.
«A»D«ENT DE «OKSEIGKEU, LE DUC DE BO0I.GOGNE (21 OCTOBBE UM , „
" CABEL.FS ..SI, .r ««AV^BROECH , A CONTMBUtB AUX BENTE,
CABEL..ES, .,MS ET «U. SE «ETBONT SUS ÈS PAYS DE UÉCE ET DE LOOZ
ceux desdits pays, et aussi au paye»e„; des IJer ^' e^ritT ''
MOUS do.bvent , à cause et au moyen de la paix faie.e .an mMIe aua .t '^"'^
so.xante.sepl, toutt«sfois ils en ont estez e sont reffusam I ^ . ,
veulent contribuer ne payer leur portion des crltr'^^'srlr "■ "^'
sus aud.l pays, pour le furnissement des sommes à „o^" d
s'en excusent; soub. ombre de que. reffus a Zvenu le „0^:'^;"'":
cousin ait trouvé manière de furnir ^t f^- - ^ ^ ^^^^^ ^^
desd..s de Peeit, ^^^n^^: ::z:îz::i:i:z^rzr""'
n.ïes comme desdites gabelles, pour mieulx parvenir IXltr^-
mes a nous deues; et se ainssy eontinuoyent ce nous nn ^ ™"
grand pr,5jucice et reU,.lement de nosdits pav'emens en" ! *""■"" '
veuillons pourveoir de nostre «race et amiabirremTde Cr cITt nt e"-" ""^
ces choses considérées, attendu mesmement la tenure 2^ .^ °"*'
en nostre .Ile de Bruxelles , au mois de Janvierril^lf^T™
' Cre'nées, capitalions.
il
:)98
ANALECÏA LEODIENSIA.
cl nostre dit frère el cousin, par lequel, entre autres choses, est accordé
entre nous et lui i\ue lesdits de Peelt, Lunrjinen et Gravenbroech seroienl
constiaints et contribuables à payer les gabelles el crénées dessusdites : el
que ne voulons le payement el furnissemenl des rentes et deniers à nous
deues par les traiclés précédens estre retardés soubz quelque couleur ou oc-
casion , vous mandons et commettons par cestes présentes, qu'à la requesle
de noslredit frère el cousin , ou son procureur, vous contraigniez les manans
et habilans desdites terres el seigneuries de Peell . Lummen el (iravenbroech
el leurs appartenances, de lui rendre , payer et furnir les sommes des deniers,
à quoy ils ont estez composez et assis, à cause desdiles crénées, el qu'ils peu-
vent debvoir à cause desdiles gabelles , depuis le temps qu'elles furent mises
sus jusques au présent . el qu'en deffault et rcffus d'eulx , il a fallu payer pour
le furnissemet el cours de noslredile rente el des deniers , oullre icelle à nous
deus, el aussi dorénavant el pour le temps à venir, el ce par prinse el dé-
lenlion de leurs biens , el aussi de leurs corps, el autrement, ainsi qu'en tel
cas est accouslumé de faire, sans dissimulation aulcune, et en manière que
nostredil frère el cousin soit salisfaict du passé, et que faulte n'y ail pour l'ad-
venir. Mandons en oullre el commandons à tous nos justiciers el officiers
qu'à vous en ce faisant obéissent, car ainsi nous plaisl estre fait. Donné en
nostre hostel , à La Haye , le xx'f jour d'octobre lan de grâce mille quatre cens
soixante-neuf. — Ainsi signé par monseigneur le duc. — J. De Molesmes.
MS. de la bibl. de l'université de Liège, n» 188 , p. 180.
ANALECTA LEODIENSIA. 599
LXIII.
COMPTES A BRO.X.L.ES ^ A.KA A D.HE ET EELATEH UE PAE CEULX DE DESD.TS COMPTES A
MESSIEURS DES FINANCES, S.B LE DÉMENÉ DU FAIT DE lWfICE DE NICOLAS MATHIEU ^
AD CAUSE DE LA RECEPTE DE TOUS LES DENIERS ORDINAIRES ET EXTRAORDINAIRES, DEUZ
Premiers, comment mondil seigneur, par ses lettres patentes , en date de
X .iij novembris anno LXVII , a ordonné et commis lediî Nicolas audit office
a la charge d en faire le sérement ad ce deu et baillier caution , telle qu'il ap^
parliendroit , el ce es mains desdits des comptes à Brouxelles ^
Ilem , que ledit Nicolas se transporta el vint en la chambre desdits comp-
tes le xe de juing l'an LXVIH , qui est près de sept mois après la date de ses
lettres dessusdites, en y présentant icelles avec aussi unes autres lettres clôt
ses, signées de la main de mons- de Humbercourt, par lesquelles il pria et
equisl ausdits des comptes, de, en faveur de lui , vouloir recevoir ledit nÏ
colas a sérement dudit office, el au regard de la caution que icellui Nico as
estoi, tenu ba.llier ausdits des comptes, selon le contenu de sadite commLsi n
en la manière dicte, mondil seigneur de Humbercourt, par sesdites lettres
en a promis esire son plesge, sa caution et respondant , de telle somme qu"
appartiendrai et se besoing esloit, d'en baillier ausdits des comptes autre
ses lettres telles qu'il appartiendroit , comme lesdites deux lettres sont in-
corporees de mot à mot en ung quayer ataché cy-après.
In 'r^' A "!^"*^; ^""* " . '^''"'" ''"''"■'■^"^ •""• '^ •^^"'"^••^ ^- -«-P»- à Bruxelles ].v.„..«.
la Chambre des Comptes , dit que Zeghere Sueels «« .bch.ves ob .. .b.c.oce TZ A -7
fut nommé auditeur en 1473 , lorsque Charles U n. I / r- """?nE, Jyot^ce htstortque ,ur
. ^ , . ' '""que i.naries- la Uiambre des Comptes, tom I nn l'î 1*4
le-lemeraire reun.l les chambres des comptes 113 et 117 ' ^^' ' ^^'
de Lille et de Bruxelles en une seule . à Malines, 2 Voyez ci-desson, 1. .« • •
et qu'il fut continué dans ces (onctions, lorsque donnée l V/u.Î 1 472 "" '"' '"" '"
la duchesse Marie fixa de nouveau le siège de
■iî'
f
600
ANALECTA LEODIENSIA.
Ilem , que néaulmoins el non obsfanl ce que dit est, est bien vray que les-
ilils des comptes délaïèrent lors aucunement la chose , veu que c'estoit une
chose nouvelle, el dont ilz ne sçavoienl gaires à pailer; ayant aussi regard
ad ce que lesdites ses lettres de commission esloienl jà données près de
sept mois, comme dit est , ensemble aussi de ce qu'il avoit mis et baillié pour
caution mondit s^ de Humbercourt , dont lesdils des comptes firent premiers
ung pau de difficulté, pour ce qu'il esloit officier de monseigneur. Néant-
moins, pau après, messeigneurs des finances, de ce adverti par ledit Nicolas ,
envoièrent unes leurs lettres closes , escriptes à Bruges, le xx^ de may LXVIil,
par lesquelles , veu que leur entendement estoil que , à quelque officier de
mon seig'^ . s'il estoit recéant pour baillier caution, navoient veu faire aucune
difficulté, sinon qu'il fust officier de recepte , ce que n'estoit pas ledit seig»^
de Humbercourt, lesdiU commis mandèrent ausdits des comptes, affin de
recevoir ledit Nicolas à sérement dudit office, et mondit s»" de Humbercourt
pour sa caution , comme il appert plus à plain par sesdites lettres , dont aussi
la copie est incorporée oudit quayer. Ainsi que incontinent après la réception
<ricelles lettres ledit Nicolas a esté receu à sérement par lesdils des comptes,
comme il appert par la vérification de ce faicle , rescriple sur le dos de ses
lettres de commission dessusdites. El ne scèveut lesdils des comptes aulre
chose que ledit Nicolas n'ait ainsi excercé el déservy ledit office sans deffense
ou quelque empescemenl , en ce par eulx mis ou fais en quelque manière.
Item, pour ce que mondit s^ de Humbercourt a promis, entre les autres,
en sadile lettre de caution, se besoing estoit, d'en baillier autres ses lettres
et de telle somme qu'il apparliendroil, si ont lesdils des comptes, ad cesle
cause, par pluseurs fois parlé el communiquié enssemble , pour en faire unes
autres lettres patentes, soubz le seau de mondit s' de Humbercourt, en la-
quelle seroit mise, déclairée et déterminée la somme de ladite caution. Mais
pour ce que lesdils des comptes n'ont peu bonnement estre acertené de la propre
valeur el maniance, ou recepte totale et entière dudit office , ilz ont encoires
différé jusques à ores d'y plus avant entendre ou procéder, jusques ad ce
que mieulx et plus sceuremenl ilz en pourroienl estre advertiz et acertenez ;
meismemenl aussi pour ce qu'il ny avoit pas de haste, veu que lesdiude»
comptes tindrent adès ladite caution desjà mise et faicle par mondit s' de
Humbercourt, el par ses lettres closes, signées de sa main, comme dit est,
pour vaillable , jusques ad ce toutesvoies que ladite somme d icelle caution ,
ANALECTA LEODIENSIA. 601
limitée et déterminée, autres lettres patentes, selon le stile de ladite chambre
en seroienl fa.ctes el expédiées, comme mondit seigneur de Humbercouri
ce a auss, promis de faire par ses lettres closes dessusdiles, el dont aussi
ja longtemps certames minutes ont esté conceues, estans encoires en la-
dite chambre , qui toutesvoies encoires n'ont sorti leur efiFecl , qui est par
faulte de ladite limitation et détermination de la somme de la caution des-
susdites. Et pour vériffier que les lesdils des comptes ont tousjours toutes-
voies tenu lesdites lettres closes pour vaillable, comme dessus, ce semble
assez apparoir parce que , après la réception desdites lettres de mess'- des
finances , lesdils des comptes receurenl incontinent ledit Nicolas à sére-
ment, et ne lui firent oncques , après ce, quelque délay ou empescemenl, en
manière quelconque , ains lui ont laissié plainement et paisiblement ex-
cercer et déservir ledit office, et lui en joïr et user selon le contenu de sadile
commission.
Item, et pour ce que ladite commission , entre les autres, est aussi chergié
que ledit Nicolas est tenu dudit son office rendre bon el loyal compte et
réhqua, au prouffil de mondit seigr, etc. , et pour aussi, par ce, povoir sceu-
remenl sçavoir et estre acertené de la valeur ou somme totale de ladite re-
cepte, affin d'y prendre fondement pour limiter et déterminer la somme
que l'on pourroit mettre èsdites lettres patentes de caution de mondit seig^
de Humbercourt, en la manière dicte, ont lesdils des comptes, par leurs
lettres closes, mandé par pluseurs fois ledit Nicolas, affin de venir rendre
compte de sondil office, à quoy ilz n'ont peu légièreraent parvenir, obslant
certaines autres occupations que tousjours nécessairement, meismemenl pour
à grand paine recevoir les deniers de ladite recepte dudit Nycolas, et autres
affaires touchant aussi sondil office, en quoy il lui a convenu journelement
besongnier, pour à toute diligence recouvrer et parfurnir iceulx deniers, etc. ;
comme se peut aussi apparoir par aucunes lettres d'excusation dudit Nyco-
las (dont entre les autres, l'une est en date de xij de février l'an LXX), nar-
rées de certaines lettres par lesdits des comptes auparavant à lui envoiées,
contenant en substance, que combien iceulx des comptes par pluseurs fois^
eurent rescript audit Nycolas, pour venir devers eulx pour la reddition de
sesdils comptes, néanmoins ilz n'en avoient eu quelque nouvelles, dont ilz
ne se povoient assez esmerveiller, et lui escripvèrent cette fois pour toutes,
que incontinent il venisl î>ans délay, ou autrement il leur en conviendroit ad-
76
il
■I «»1
M
I !
602
ANALECTA LEODIENSIA.
verlir monseigneur le duc, affin d'y pourveoir, elc. Par lesquelles ses lel-
Ires d'excusalion , il dist que la pénultirae fois que l'on lui avoil escripl et
mandé , il pria et requist à raonseig"" le prothonolaire , pour aucunes occu-
pations que ledit Nycolas pour lors avoit, affin de tant faire devers eulx qu'ilz
prenissent ung pau de pacience , et lequel mons*" le prothonolaire lui avoit
depuis rescripl que ainsi Ta voit fait, et que iceulx des comptes furent con-
lens jusques à la chandelleur ou xv jours après; et que , en enssuieuvant ce ,
jà xiiij jours avoit que cellui Nycolas estoit parti de Trecht jusques à Louvan ,
à tout ses papiers, en entention d'aler devers lesdils des comptes, mais receul
illec certaines lettres de messeigneurs de Liège et de Humbercourt , par les-
quelles lui fu mandé de soy retourner audit lieu de Trecht , comment que ce
fust, pour certaine journée qui s'y lendroit, etc. , comme lesdites lettres d'ex-
cusalion dudit Nycolas le contiennent plus à plain , priant pour ce encores
icelluy Nycolas pour délay. Pareillement escripvi alors aussi mondit seig*" de
Liège ausdits des comptes , par ses lettres estans de la meisme date de celles
dudit Nycolas dessusdit , par lesquelles il requéroit pareillement , obstantes
les choses dessusdiles, délay pour ledit Nycolas, comme lesdites lettres tant
dudit Nycolas que de mondit seig^ de Liège le contiennent plus au long , les-
quelles aussi sont trauscriptes audit quayer cy-après.
Item , que pau après, assavoir au xx« jour dudit mois de février, sont venuz
et çomparuz avec ledit Nycolas Mathieu, en la chambre desdits comptes, de
par mondit seig' de Liège, certain^ ses députez , assavoir : maistres Anthoine
Lestournel , Nycolas Uohault , son secrétaire et auditeur en la chambre de
ses comptes, ^t Guillaume Roderborch, de sa ville de S^Tron, prèsentans
iceulx députez certaines lettres closes de mondit seigneur de Liège , escripte
le xv« de février dessusdit, contenant en substance comment ledit Nycolas,
avoit requiz à mondit seig"" de Liège , que les députez des gens des trois estas
de ses pays allassent avec lui et feussent devers lesdils des comptes, pour
estre présens à la reddition de sesdits comptes , que lors il avoit à rendre de-
vant eulx , affin de procéder plus facilement et à plus briève expédition à
l'audition des autres comptes qne ledit Nycolas, comme receveur des gabelles,
avoit à rendre par devers iceulx estas , et aussi de mieulx addreschier et avan-
cier dès lors en avant les payemens de mondit seigneur le duc, etc., comme
icelles lettres le contiennent plus à plain. Présentèrent aussi et baillèrent
ouitre lesdits députez ausdits des comptes certaine mémoire en papier, en
ANALECTA LEODIENSIA.
603
laquelle sont comprins pluseurs poins , dont ilz firent remonstration à iceulx
des comptes; lesquelles mémoire et lettres de mondit seigneur de Liège des-
susd.ts, sont aussi transcriptes oudit quayer cy-après, èsquelles en appert
tout au long. Néantmoins pour ce que lors ledit Nycolas dit encores et re-
raonstra , que pour pluseurs grandes occupations qu'il avoit eu de recevoir
pluseurs deniers èsdits pays de Liège et de Loz, pour et au prouffit de mon-
dit seigneur, ainsi que par icellui s^ et mess" de ses finances lui avoit esté or-
donné, et meismement que jusques alors ne lui estoit baillié aucun ordre pour
mettre en forme et estât sesdits comptes, iceulx ses comptes estoient encore
bien mal pretz, pour rendre et baillier ouitre, ainsi comme par lesdits des
comptes il estoit chargiè: requérant pour ce ledit Nycolas. et aussi que lors
il charge de par monseigneur le duc, de avec maistre Jacques Blanchot se-
crèlaire d'icellui seigr et serviteur de mons^ le prothonolaire de Clupny
incontinent et à toute diligence faire Tenir ens desdits pays , tous les denierl
que illec lui povoient estre deuz, pour iceulx par ledit maistre Jacques en
ouitre estre délivrez là. et ainsi que de par mondit seigneur lui estoit or-
donné, etc. ; de laquelle charge lesdits des comptes furent acertenez par ledit
maistre Jacques. Par quoy lesdits des comptes, eu regard ad ce que dit est
ont renvoie ledit Nycolas audit Liège, pour accomplir sadite charge et lui
assignèrent ung aullre jour prèfix , pour revenir et rendre ses comptes dessus-
dits. Ce que ainsi fut aussi dit et remonstrè ausdits députez , enssemble aussi
se leur plaisir estoit , de retourner audit jour assigné audit Nycolas, que lors
lesdits des comptes y besoingneroient tellement que mondit seigneur de
Liège par raison seroit bien content d'eulx. Toutesvoies ce non obstant, n'a
ledit Nycolas aussi «ceu ne peu venir audit jour prèfix en ladite chambre,
pour rendre sesdits comptes, ne pareillement d'icellui jour prèfix en avant ,
obstant plusieurs charges et occupations à lui tousjours survenues, par quoy
il n'y a peu entendre en nulle manière, sinon haguèresque icellui Nycolas a
esté venu en ladite chambre, en y présentant certain son compte de la ma-
niance par lui eue ad cause de sondit office , comme par pluseurs et diverses
foiz lui avoit esté mandé et ordonné, comme assez devant est touché.
Item , que quand l'on a commenchiè examiner ledit compte et y en-
tendre et volu besongnier, l'on a trouvé icelui compte en tel estai, et si
petitement et sobrement fondé, que lesdits deS comptes n'y ont osé pro-
céder , ains ont ledit receveur fait relraire jusques ad ce que de par eulx, il
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604
ANALECTA LEODIEINSIA.
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seroit remandé, et ont lesdils des comptes, ce temps pendant , par leurs lettres
closes , escriples le premier jour d'octobre derrain passé , en adverti mesdiU
seig" des finances, qui de tout mieulx scèvent à parler, veu aussi qu'ilz en
ont eu plus grande congnoissance que ne font ou ont eu lesdits des comptes ,
affin que, pour leur fondement et arrest, en ceste partie par mesdits seigneurs
des finances leur fust envoie par le porteur desdites lettres en escript par
bonne distinction toutes telles parties et sommes de deniers, fussent héri-
tables, à payer comptans, par termes d'années ou autres, en quelque manière
que ce feust, dont, selon le contenu de ladite commission, l'on doit et est tenu
de chargier ledit Nicolas , affin que après et ce eu , lesdits des comptes eussent
peu sceurement et deuement entendre et procéder à l'examination et clôture
dudit compte comme il appartiendroit, ainsi que lesdites lettres le con-
tiennent plus à plain , lesquelles sont aussi transcriples ou quayer dessusdit.
Item , comment mons»^ de Middelborch * , luy estant à Yppre , après la ré-
ception d'icelles lettres desdits des comptes, et lesquelles lui furent envoiées
par ordonnance de monseigneur, par messieurs les maistres de la chambre,
aux deniers et argentier de mondit seigneur de la \iUe de Crotoy *, qui lesdites
lettres illec premiers avoient receues en absence, de messeigneurs des finances,
qui pour lors furent tous absens de la court , a escript pour responce et
mandé par ses lettres ausdits des comptes , que de ce dont ilz avoient escript
par leursdites lettres il ne povoit ne sçavoit baillier quelque response finale ,
ains lui fauldroit premiers parler et communicquier avec ledit Nicolas, tou-
chant ceste matière , pourquoy il ordonna ausdits des comptes par icelles ses
lettres que incontinent ilz manderoient ledit Nicolas venir devers eulx, et
l'envoieroient à Lille où il seroit encoires bien iiij jours , ou se sitost il n'y
pourroit estre , qu'il lui siuvieroit à S*-Omer , comme lesdites lettres le con-
tiennent plus à plain.
Item , que enssieuvant lesdites lettres de mondit seigneur de Middelborch,
et incontinent après la réception dicelles, iceulx desdits comptes ont à toute
diligence mandé venir devers eulx ledit Nicolas Mathieu , lequel venu ont
incontinent envoie oultre devers mondit seigneur de Middelborch , pour avec
lui besongnier en ceste matière, comme il appartiendroit, et n'en ont de-
puis iceulx des comptes oy quelques nouvelles.
1 Pierre Bladelin , seigneur de Middelbourg
en Flandre.
' Courlrai.
ANALECTA LEODIENSIA.
60:>
llem, encoires par espécial, comment naguères a esté venu en ladite
chambre Robert de Boulongne, avec aussi deux notaires apostolicques, et cer-
taines autres personnes y appeliez comme tesmoings, et y a exibé en pré-
sence d'iceulx certaines lettres patentes de procuration de mondit seig' de
Humbercourt , par lesquelles entre autres il donne povoir audit Robert de
aller et comparoir en ladite chambre des comptes, et illec, en la présence des
gens d'iceulx comptes ou d'une partie d'eulx et de deux notaires apostolicques,
dire et déclairer comment, l'an mil quatre cens soixante-sept, mondit seigneur
le duc ordonna, par ses lettres patentes, Nicolas Mathieu son receveur de
tous les deniers ordinaires et extraordinaires, deuz à mondit seigneur èsdits
pays de Liège et de Loz. à la charge d'en faire sérement et baillier caution en
ladite chambre des comptes , et que alors lesdits des comptes , pour ce que
ledit Nicolas n'avoit point de caution, retindrent en leurs mains lesdites
lettres de commission, combien que mondit seig»" de Humbercourt leur en
avoit escript par ses lettres closes aucune chose touchant ladite caution, dont
ilz ne furent contens, comme il apparut et appert parce que encoires ilz ont
retenu et retiennent lesdites lettres de commission dudit Nicolas, sans les
lui vouloir baillier, par faute de caution, comme dit est; et que toutesvoies
lesdits des comptes, soubz umbre desdites lettres closes de mondit seigneur
de Humbercourt, veulent maintenant entendre, comme l'on lui a rapporté,
que nostredit seigneur de Humbercourt soit plesge et caution dudit Nico-
las , laquelle chose icellui monseigneur de Humbercourt n'entend avoir esté
ne estre, attendu ce que dit est , et ne le entendist oncques, et aussi que
d'ores en avant il n'entend en aucune manière estre plesge ne caution dudit
Nicolas, et de ladite déclaration requérir lettres publiques desdits notaires,
pour lui valoir ce que de raison , et requérir ausdites gens des comptes que
de ce ilz veulent advertir messieurs les commis sur le fait du demaine et
finances de mondit seigneur le duc, comme mieulx et plus à plain il puet
apparoir par lesdites lettres de procuration , aussi transcriptes cy-après. La-
quelle déclaration ledit Robert a ainsi fait par la manière dicte , et en requis
ausdits notaires avoir lettres publiques, pour valoir ce que de raison, et requis
d'en advertir mesdits seigneurs des finances , comme icelui Robert ce bailla
' aussi oultre par escript en une petite cédulle , dont aussi copie est trauscripte
après ladite procuration cy-après.
Item, comment, ce fait, lesdits des comptes bien esmerveilliés de ceste ma-
llltil
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I
606
ANALECTA LEODIENSIA.
I
nière de faire el qui oncques ne oïrent ne vëireni le pareil , incontinent ont
fait retraire lesdits Robert, notaires et autres lesmoings dessusdils, et ce temps
pendant, ont fait copier les lettres de procuration el cédulle dessusdites, et
après fait entrer ledit Robert , en lui respondant que l'on y avoit bien oy ce
que lui avoit pieu dire, el que cestoit une chose bien nouvelle el qui oncques
n'y avoit esté oye ne veue, en lui disant que ladite déclaration ne faisoit ne
froit ne chaut , et que ce qui en avoit esté fait et passé esloit encoires en estre ,
pour valoir tellement qu'il appartiendroit , sans plus. Ainsi que ledit Robert
s'en alla , sans en avoir d'eulx autre responce quelconcque.
Item , pour ce que mondit seigneur de Humbercourt , comme il semble , se
fonde fort sur ce que lesdits des comptes auroient retenu en leurs mains les-
dites lettres de commission dudit Nicolas , pour ce qu'il n'avoit point de cau-
tion, et non obstant que mondit seigneur de Humbercourt leur en avoit escript
par ses lettres closes aucune chose touchant ladite caution , et dont ilz ne
furent ne encoires ne seroient contens; et comme il seroit apparu et apper-
roit, parce que tousjours depuis lesdils des comptes auroient retenu et re-
tiennent ladite commission , etc., en la manière déclairée au deuxième article
précédent ; si fait sur ce respondre , que après l'acceptation desdites lettres de
caution de mondit seigneur de Humbercourt, ou temps que ledit Nicolas fisl
son sérement dudit office , comme devant est déclairé , sesdiles lettres de com-
mission furent baillées à feu Michiel De le Wale, lors en son vivant clerc et
auditeur desdits comptes, pour par lui estre vériffié, soubz son seing manuel
sur le dos d'icelles, affin que par ce il apparust que ledit Nicolas estoit receu
audit office, et qu'il en avoit fait le sérement ad ce pertinent, comme il appar-
tient de faire. Ainsi que depuis le trespas dudit feu Michiel, icelle commis-
sion a esté trouvée entre les autres escriptures , estre en son hostel en ceste
ville , et ainsi entre les autres apportée en ladite chambre , et y est oncques
depuis aussi demourée (ainsi que ledit Nycolas n'en avoit gaires à faire,
comme il semble bien , parce que paravant l'exhibition par lui faicle d'icelles
lettres en ladite chambre , il avoit desjà excercé et déservy ledit office par l'es-
pace près de vii mois, comme dit est, et pareillement a fait oncques depuis
et fait encores à présent), pour lui estre rebailUée, quand il y vendroit et eppor-
teroit lesdites lettres patentes de caution, faicle selon ledit slile de la chambre,
et la somme d'icelle caution seroit limitée et déterminée , ainsi que mondit sei-
gneur de Humbercourt l'a aussi promis de faire par sesdites lettres closes ,
ANALECTA LEODIENSIA.
607
comme plus au long il est déclairé ou iiii^ article cy-devant. Et en ont lesdits
des comptes toutesvoies depuis envoie audit Nicolas la copie autentique , à la
requeste de mondit seigr le prolhonotaire , pour soy en aydier sur les comptes
que lors icellui Nicolas avoit à rendre de son entremise pardevant les estas
dudit Liège , etc.
Et que pour ce, mesdits seigneurs des finances soient de tout bien et au long
advertiz, pour par eulx y estre fait ce que pour le droit, prouffit et sceureté
de mondit seigneur ilz y verront et trouveront estre à faire , et meisme-
ment ausdits des comptes par eulx aussi estre envoiées en escript, par bonne
distinction, toutes telles parties et sommes de deniers, soient héritables, à pair.
compUns, par termes d'années ou autres, en quelque manière que ce soit^
pour quant besoing sera , sur ce povoir fonder les comptes dudit Nicolas Ma-
thieu et à l'examinationet cloiture d'iceulx procéder, comme il appartiendroit,
ainsi que par les lettres desdits des comptes devant touchés, naguères leur a
esté escript et dont aussi mention est faicte cy-devanl.
Fait en la chambre des comptes de monseigneur le duc, en sa ville de
Brouxelles, le xiiii« jour de décembre l'an LXXI.
Archive» du royaume, trésorerie de Brabant : bwcecsel
AEii DE LATE VA!» LDTK , mifiute Originale de la Cham-
bre des Comptes de Bruxelles.
LXIV.
COMMISSION DONNÉE, LE 4 JUIN 1472, A NICOLAS MATHIEU, RECEVEUR DES RENTES
APPARTENANT AD DUC DE BOURGOGNE DANS LE PAYS DE LIEGE ET DE LOOZ ^
Charles, par la grâce de Dieu , duc de Bourgoingne, de Lothier, de Bra-
bant, de Lembourg et de Lucembourg, conte de Flandres, d'Artois, de Bour-
goingne, Palatin, de Haynnau, de Hollande, de Zeellande et de Namur.
marquis du saint Empire, seigneur de Frise, de Salins et de Malines, à tous
' Voyez ci-iJeKttua , p. 1597.
Il
1'
1
608
ANALECTA LEODIEiNSIA.
ceulx qui ces présentes lellres verront, salut. Comme jà piéçà nous eussions
par autres noz lettres patentes commis , ordonné et eslably nostre bien amé
Nicolas Mathieu à la recepte de tous les deniers à nous appartenans es pais
de Liège et de Loz et leurs appartenances, tant en rentes hérilables à rachat
et sans rachat, comme en deniers extraordinaires, et aussi de tous autres de-
niers qui illec nous estoient lors et seroient dès lors en avant deuz et escheuz ,
et il soit que de la part dudit Nicolas Mathieu, nous ait esté remonstré que
puis naguères, de son gré et consentement, nous avons divisé sadite recepte en
deux parties, en baillant charge et commission à nostre bien amé Benoitin De-
par-Dieu, de recevoir tous nosdils deniers extraordinaires et autres à nous deuz
èsdits pays de Liège et de Loz, en réservant à icelui Nicolas seulement la charge
de recevoir èsdits pays de Liège et de Loz noz deniers venaus à cause des
rentes héritables à rachat et sans rachat; par quoy lui est besoing et néces-
saire, pour le recouvrement de nosdits deniers, d'avoir sur ce autres lettres
et commission de nous, ainsi qu'il dit, en nous suppliant très-humblement
qu'il nous plaise icelles lettres lui octroyer et faire expédier , et sur ce lui im-
partir nostre grâce; savoir faisons, que nous voulans recognoistre les services
à nous faiz par ledit Nicolas, tant ou fait de la recepte dessusdile comme au-
trement , icelui , confians à plain de ses loyaulté , preudommie et bonne dili-
gence, avons commis, ordonné et establi, commettons, ordonnons et esta-
blissons de nouvel , en tant que mestier est, par ces présentes , oudit office de
recepte d'iceulx nos deniers venans , à cause des rentes héritables à rachat
et sans rachat, à nous appartenans èsdits pays de Liège et de Loz, et lui avons
donné et donnons plain povoir et auctorilé dudit office de recepte d'ores en
avant tenir, exercer et desservir, de recevoir et faire venir ens à nostre prouf-
fit tous deniers qui desjà sont et autres qui cy-après nous seront deuz , à cause
d'icelles rentes héritables , à rachat et sans rachat, èsdits pays de Liège et de
Loz, de contraindre et faire contraindre à les lui paier tous ceulx et celles
qu'il appartiendra et qui tenuz y sont et seront , par toutes voies deues et
raisonnables , et comme il est accoustumé faire pour noz propres debtes et
deniers , et généralement de faire bien et deuement tout ce que bon et loyal
receveur dessusdit peut et doit faire, et qui audit office compète et appartient,
aux gaiges telz que par autres noz lettres lui seront pour ce cy-après tauxez
et ordonnez, et aux autres droiz, honneurs, prérogatives, libertez, franchises,
prouffiz et émolumens accoustumez et qui y appartiennent , dont, et d'en ren-
ANALECTA LEODIENSIA.
609
dre bon et loyal compte et réliqua chascun an desdits deniers en la chambre
de noz comptes à Brucelles, il sera tenu de faire le sérement à ce pertinent et
bailher caution souffisante es mains de noz amez et féaulx les gens de noz
comptes à Brucelles, que commectons à les recevoir de lui. Si donnons en
mandement ausdits gens de noz comptes à Brucelles, que lesdits sérement fait
et caution par eulx receuz d'icelui Nicolas Mathieu , comme dit est , ilz le met-
tent et instituent ou facent mettre et instituer de nouvel, en tant que mestier
est , de par nous , en possession et saisine dudit office , et d'icelui , ensemble
des droiz, honneurs, prérogatives, libertez, franchises, prouffiz et émolu-
mens dessusdits, ilz, nostre lieutenant de l'advouerie èsdits pais de Liège et
de Loz , et tous noz autres justiciers, officiers et subgez , cui ce peut et pourra
touchier et regarder, leurs lieuxtenans prèsens et à venir, et chascun d'eulx
en droit soy et si comme à lui appartiendra, le facent , seufiFrent et laissent dès
lors en avant, selon et par la manière que dit est, plainement et paisiblement
joyr et user, sans lui faire ou donner ne souflFrirestre fait ou donné quelconque
destourbier ou empeschement au contraire. Car ainsi nous plaist-il estre fait.
En tesmoing de ce nous avons fait mettre nostre seel à ces présentes. Donné
en cité lez nostre ville d'Arras, le iiii» jour de juing, l'an de grâce mil CCCC
soixante et douze. — Par monseigneur le duc. — Barradot.
Le xiii« jour de décembre l'an mil 1111^ LXXII, Nycolas Mathieu, dénommé
ou blanc de cestes , fisl le serment pertinent de l'office de receveur des rentes
héritables, tant à rachat que sans rachat, appartenant à mon très-redoubté
seigneur, monseigneur le duc de Bourgongne et de Brabant, etc., es pays de
Lyége et de Loz , dont ou blanc à l'autre costé de ces présentes est faicle men-
tion , en la chambre des comptes de monseigneur le duc dessusdit, en sa ville
de Brouxelles, et es mains de messeigneurs d'iceulx comptes. — Moy présent.
— Prévost,
Archives du royaume , trésorerie de Brabant : Btvoecsel
AEH DE LAYE TA» LuTCK , Original en parchemin avec le
sceau du duc à demi brisé.
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610 ANALECTA LEODIENSIA.
LXV.
DECRETtM LUDOVICI BORBONII , DE DIE 4 JULIl 1472 , CONTRA PRIOREM ET CONVEPCTUl
CARMELITARUM C1VITATI8 LEODIENSIS , NOLENTES AD REGEHTIAE OFFICIUM ADMITTERE
HUBERTUn LEONARDI *.
Ludovicusde Bourbon, Dei et apostolicae sedis gralia, episcopus Leodiensis,
dux Bulloniensis et cornes Lossensis, etc. Universis et singulis abbalibus, prio-
ribus, praepositis, gardianis, lecloribus et convenlibus quorumcumque rao-
Dasterioruin necnon parrochialiura ecclesiarum et capellarum recloribus per
civitatem et dioecesiin nostras Leodienses constilutis , seu loca tenenlibus eo-
rumdera, ad quem vel ad quos praesentes nostrae litterae pervenerint, salutem
in Domino. Quia nos tara pervigili experienlia quam fide dignorum testimo-
nio jam comperimus eximium famosuraque virum magistrum Hubertura
Leonardi, sacrae theologiae professorem , religiosum ordinis bealae Mariae
de Monte Carraeli, consiliarium et confessorem nostrura, atque in dioecesi
nostra haereticae pravilatis inquisitorem, fuisse et esse virum probatae vitae, et
commendabilis religionis : idcirco alias eidem magislro Huberlo, tune meritis
suis exigentibus promoto et depulato per venerabilem dominum generalem
dicli ordinis ad officiura regentiae in conventu monasterii civilatis nostrae
Leodiensis praedicti ordinis, litteras nostras recomraendatorias et promotorias
concessimus, post quas leligiosos dominos priorem et conventum praedicti
monasterii in dicta nostra civitateconstituti exhorlati fuimus, qualenusdictum
magistrum Hubertum, recommissum ad dictum regentiae officium, admittere
sine difficullate deberent, juxla vim , formam ettenorem litterarum commissa-
riorum sibi a praefato generali suo desuper concessarum, et quanquam ob hoc
non licuerit neque liceat dictis priori et conventui monasterii civitatis nostrae
quidquam pervitiosum sugessisse praefato generali suo, in contemptu littera-
rum nostrarum recommendatoriarum praetacUrum, nisi prius nobis et dicto
1 I. anno 1474 episcopus Dariensi» et Borbo- aclae sunt. De ipsius legatione in Galliam , vid.
nii suffraganeus fuit consecratus , et partem non supra p. 77. Cfr. Ernst, Tableau hùt. de, tuffra-
modicam habuit iis in rébus, quae hoc tempore gans , p. 146.
ANALECTA LEODIENSIA. 6U
raagistro Huberto ad hoc rite vocatis. Nihilominus tamen iidem prior et
conventus, praetendentes se litteras revocatorias ab eodem suo generali contra
praefatum mag.strura Hubertum consiliarium nostrum non vocatum , non
aud^um, neque convictum, propter ejus démérita licet non expressa neque
probata impetrasse et obtinuisse , ob hoc eum ad praedictum regentiae offi-
cum admittere recusarunt et récusant. Et quod deterius est, iidem prior et
conventus, per alias nostras cerli tenoris litteras vocati, quatenus certis die et
hora competentibus,tunc futuris , jamdiu praeterilis, comparèrent coram
nobis per se vel eorum deputatum ad hoc ab eis sufficienter instructum alle-
galuri causas rationabiles, propter quas ipse magister Hubertus indignus foret
offico praetacto, cum ea etiam inlimatione quod si qua labes inveniretur, ipsi
magistro Huberto i m pressa , propter quam veniret ab hujusmodi regentiae
offico excludendus, exlunc sibi per nos quaevis defensio praestari non debe-
ret. Uuod SI nihil reprehensione dignum in eo posset reperiri, extunc ipsi
prioretconvenlus,omnirancoreabjecto,salutaribusmonilisetexhortationibus
nostris parère curarent, coram nobis in termino hujusmodi eis stalulo com-
parère, vel causam aliquam allegare recusarunt. Quin imo spretis pastorali
dignilate nostra I.tterisque et exhortationibus nostris, nobis, eisdem litteris et
exhorlationibus nostris obtemperare non curarunt neque curant, inanimarum
suarumgravepericulum. Verum quia superiorum suorum gratiam non meren-
lur, qui superiores suos agnoscere conlemnunl, idcirco omnes et singulas gra-
lias per nos dictis priori et conventui monasterii carmelitarum civitatis nostrae
Leodiensis haclenus concessas super audiendas confessiones et impendendas
absolutiones m casibus episcopalibus , praedicationibus et quaestis faciendis
divinis celebrandis extra eorum monasterium in aliis monasteriis, ecclesiis'
capellis et locis publicis dioecesis nostrae , praefato magistro Huberto in iis
dunlaxat excepto, cassamus, revocamus et annullamus. atque pro cassatis
revocalis et annullalis haberi volumus; inhibentes vobis omnibus et singulis
supradiclis, sub poenis suspensionis a divinis officiis et excommunicationis la-
tae sentenliae, ne quis vestrum in ecclesiis, monasteriis vel capellis suis, prae-
diclos priorem et conventum aut singulares personas ejusdem conventus ad
confessiones audiendas, praedicationes et quaestusfaciendaaut quaeque divina
celebranda eis ,)er nos olim generose indullas et indulta admittere praesumat •
ahoquin vos et vestrum quemlibet in iis rebelles praetactas poenas et censuras
ipso facto volumus subjacere. In quorum omnium fidem et testimonium prae-
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612
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
613
missorum praesentes literas sigiUi nostri ad causas fecimiis et jiissimus ap-
pensione coramuniri. Dalum in oppido nostro Trajeclensi, sub anno a naliy.-
lale Domini M» CCCC" LXX11« mensis julii die quarla.
Sic signatum de speciali inandalo révérend. Leodiensis, praesentibiis dominis
vicario, praesidenti et pluribus de concilio. — Jo. Lupi.
Collalio facta est de praesenti copia ad originales sanas et intégras cum qui-
bus ipsa concordat sine quaciiraque discrepantia , per me G. de Sanctis , apos-
tolica et iraperiali auctorilatibus notarium publicum.
Bihl. royale , MS. 9149 ; dernier feuillet de garde d'un Sru-
cutOM HisTORiALB , écrit par Laurent de Stavelot.
LXVI.
SIXTI IVCONSTITUTIO, DATA TERTIO «ONAS DECEMBRIS 1472, QUO PRIVILEGIA EXEMPTIONS
ECCLESIARUM COLLEGIATARUM DIOECESIS LEODIENSIS CONFIRMANTUR *.
Sixtus episcopus, servus servorum Dei , dilectis filiis decanis et capitulis
omnium et singularum coUegialarum ecclesiarum civitatis et dioeces.s Leo-
diensium praesentibus et futuris saiulem et aposlolicam benediclionem. Lxigit
devotionis vestrae sinceritas, quam ad nos et apostolicam sedem gerere com-
probavistis, ut vestris humilibus et bonestis votis, quantum m Deo possu-
mus, favorabiliter annuamus. Sane pro parte vestra nobis nuper exhibiU
petitio conlinebat, quod licet omnes ecclesiae collegiatae civitatis et dioecesis
Leodiensis, illarumque decani et capituli, singulique canonici et personae ac
illis suppositi a lanto lempore , cujus contrarii memoria non ex.st.t, ab omni
iurisdiclione, potestate, dominio et superioritateepiscopi Leodiensis pro tem-
pore existentis , suorumque decanorum et otticialium penitus exemptae et sedi
apostolicae subjectae fuerint et existant; ita quod episcopi Leodiensis acvi-
carii et officialis praedicti etiam ratione delicti, contractus vel rei, de illis
» Idem ponlifex anno 1479, ecclesiae calhe- liqui» nova addidU.
dralis Leodiensis privilégia confirmavit, et an-
lanquam exemptis et liberis nullatenus se intromiserint , prout nec moder-
nus episcopus se etiam iniroraillit. Nihilominus quia causante destructione
civitatis Leodiensis , privilégia et exemptiones hujusmodi vel ignis incendio
consumpta vel alias perdita fuerunt, ita quod de illis apparere vel de prae-
diclaexemptione, alias quam per longaevam consueludinem, fides fieri non
potest , dubilatis conlra hujusmodi privilégia et exemptiones moleslari possc
tempore procedente. Quare pro parle vestra nobis fuit humililer supplicatum ,
ut, attenf a hujusmodi longaeva consueludine et quod privilégia ipsa consumpta
vel deperdita sunt , ut praeferlur, quodque lam modernus quam ejus ante-
cessores episcopi Leodienses exemptionem hujusmodi recognoverunt et in
eorum assumplione illi non conlradixerunt vobis, quod sicut hactenus per
eosdem episcopos moleslali non fuistis, ita nec in futuris moleslari possitis
alias quod in praemissis oporlune providere de benignitale aposlolica digna-
remur. Nos igitur quieli et Iranquillilali vestrae et ecclesiarum, necnon
canonicorum, personarum elsuppositorum eorumdem, quantum cum Deo pos-
sumus, providere volentes, hujusmodi supplioationibus inclinati vobis, dum-
raodo de hujusmodi consueludine et pacifica possessione constet , quod sicut
hactenus per ipsos episcopos molestati non fuislis , ita nec in futuris moles-
lari possitis, quodque praesentes lilterae ad probandum plene exemptionem
hujusmodi injudicio et extra ubique sufKciant, et illis sletur firmiter , sicuti
privilegiis praedictis slarelur , m originaliter apparerent , nec ad id prolationis
allenus adminiculum requiralur, aucloritate aposlolica lenore praesentium
indulgemus , decernentes ex nune omnes et singulos processus . sententias
censuras et poenas , quos et quas per modernum et pro tempore exislentes
episcopos Leodienses, eorumque vicarios et officiales, conlra dictam consuelu-
dinem ac tenorem praesentium lilerarum, in odium vel praejudicium eccle-
siarum, decanorum, capitulorum , personarum et suppositorum earumdem
praesentium et fulurorum rerum et bonorum veslrorum et suorum, forsan
haberi vel promulgari , necnon secus quicquam a quoquam quavis aucloritate
scienter vel ignoranter altenlari conligerit, irrita et inania nulliusque exis-
lere firmitatis , non obstanlibus constitutionibus et ordinationibus apostolicis
caeterisque contrariis quibuscumque. Nulli ergo oranino hominum liceat
hanc paginam nostrae concessionis et constitutionis infi ingère , vel ei ausu
temerario contraire. Si quis aulem hoc atlentarepraesumpseril indignationem
omnipotentis Dei et beatorum Pétri et Pauli , aposlolorum ejus , se noveritin-
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614 ANALECTA LEODIENSIA.
cursurum. Dalum Romae apud Sanctura Petrum , anno incarnalionis dorai-
nicae raillesirao quadiaginlesirao sepluagesirao secundo , tertio nonas decem-
bris pontificatus nostri anno secundo.
Bibl. royaU de Bruxelles, MS. n. 10898 10958.
LXVll.
SIXTI IV LITEBAE EXTERSIOMS SEl) DtCLA.ATlONIS COHSI«V»T0»IAE , QUA« MCOIAIIS V
DECKEÏIT , AD ABBATEM «OHASTERII 8. EAIBENTII ET DECAHOS ECCIESIAKUM SS. AFOSTO-
tORU» COtONIENSlS ET S. JOBANNIS TRAJECTERSIS , DATAI SEPTIMO RAIENDAS KOVEIBRIS
1473 '.
Sixlus , episcopus servus servorum Dei . dileclis filiis abbali monaslerii
Sancti Laurenlii cxira muros Leodiensis, et sanclorum a,K.slolorum Colomensis
et Sancti Johannis Trajectensis ecclesiaium decanis saluleni et apostolicam
benedictionein. Gregi divino licet immeriti divina pracordinalione pracsi-
dentes , circa curara ccclesiarum ouini solerlia reddimur mdefessa solliciti ,
ut iuxtl debitum pastoralis officii earuin occuiramu» dispendiis et profectibus
et divina coopérante clementia intendaraus. Dudum siquidem per felicis recor-
dationisNicolaura papam quintura, praedecessorera noslrura, d.lectorum fil.o-
rura decanorura, capitulorum , singulo.umque canonicorun, et personarum
colleriatarum civitatis et dioecesis Leodiensium ecclesiaium conquaeslione
percepta, quod nonnulli archiepiscopi, episcopi, aliique eccles.arum praelat.
et clerici ac ecclesiasticae personnae , tara religiosae quam seculares, necnon
duces, marchiones, comités, barones, nobiles, milites et laie, c.v.Utum
universilates , oppidorum , castrorum , villarum et aliorum locorum , ac al.ae
sinpularcs personae civitatum et dioecesis, parliumque diversarum , contra
laudabiles consuetudines a tanlo tempo.-e , cujus contrarii memona non
exislit inviolabililer observatas, necnon privilégia, indulla, exemptiones , l.ber-
lates , immunitates et francisias, ipsis decanis, capitulis, canon.cs, persoms
■ Vid. supra p- 401.
ANALECTA LEODIENSIA. 613
et ecclesiis in génère vel in specie etiara a sede apostolica concessa , temere
ven.entes , .psos et diclarum ecclesiarum supposita communiter et divisim eo
tortius etgravms .mpugnare praesumebanl , ac majores injurias, molestias et
jacturas eis conabantur inferre , quo per illa erant donati majori liberlate sic
|.ro parte eorumdem decanorum , capilulorum, canonicorum , personarum et
suppositorum e,dem praedeecssori buraillter supplicato, ut cum eis valde
redderelur d.Hicile pro singulis querelis ad praefatam sedem habere recur-
sum, providere .psis super hoc paterna diligentia curaret. Idem praedecessor
vobis, vestns propriis nominibus non expressis, per apostolica scripU dédit
.n mandatis, ut vos vel duoaut unus vestrum per vos vel alium seualios etiam,
s. essent extra loca m quibus depu.ali eralis, conservalores et judices prad
fat.s decams cap.tulis , canonicis , personis et supposais communiter et divi-
s.m efficacs defensionis praesidio assistenles, non permittentes eos veleorum
ahquem contra consuetudines et franciscis ac privilegiorum . indultorum,
exempfonum, l.bertatum et immuni.atum hujusmodi formas et lenores à
praedicus vel qu.busvis aliis indebile molestari vel eis gravamioa vel injurias
■rrogar. , factur. d.ctis decanis, capitulis, canonicis, personis et suppositis
cum ab e.s vel procuraloribus suis aut eorum aliquo desuper esseli, requisiti
de qu.busl.bet mo estns , gravaminibus atque injuriis, tune praesenlibus et fu-
tuns, m .II.S videlicet quae judicialem requirebant indaginem . summarie de
piano sme strcp.tu et figura jud.cii; in aliis vero, proutqualitas eorum exeperit
justitiae complemcntum praesumptores , molesUtores et injuriatores hujus-
raodi, necnon conlradictores quoslibet et rebelles cujuscuraque di,.niutis
sutus, gradus, ordmis, conditionis, praeeminenliae vel nobilitalis forent'
quandocumque et quotiescumque expediret, percensuram ecclesiasticam eî
aha optima jur.s remédia, appellatione postposita, compescendo, invocato ad
hoc s. opus fueril auxilio brachii secularis, prout in ejusdem praedecessoris
htens desuper confeclis plenius continelur. Cum autem , sicuti exhibita nobis
nuperpro parte decanorum, capilulorum, singulorumque canonicorum per-
sonarum et suppositorum praediclorum petilio conlinebat, a nonnullis revo-
cetur m dubium an archiepiscopi , episcopi et alii praelati inferenles eisdem
decanis, capitulis , canonicis, personis et suppositis , molestias , injurias atque
damna m boms mobilibus et immobilibus ad ipsos decanos, capitula, canonicos
personas et supposita, tara ralione canonicatuum , praebendarum ac dipniu-
tum , personaluum , adminislrationum elofficiorum, quae in dictis ecclesiis
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616
ANALECTA LEODIENSIA.
obtinent, qiiam alias quomodolibet perlinentibus , ipsorumque decanoruni,
capitulorum, canonicorum , personarura et suppositorum debilores, ralione
canonicatuum et praebendariim ac dignilatum, personatuum , adminislratio-
num et otticiorum praedictonim et alias eliam alia quam beneficiorum eccle-
siasliconim occasione eorura vobis diclarum litterarum y'iQore in causam trahi
possint et ad judicium evocari, vosque contra eosdein raolestatores , injuria-
lores et debitores juxla eariimdem literarum continentiam procedere et jus-
titiam ministrare velitis , pro parle decanorum , capitulorum , canonicoruno ,
personarum et suppositorum piaedictorum , nobis fuit humililer supplica-
lum , ut in praemissis oporlune providere de benignitate aposlolica dignare-
mur. Nos igitur praedictum ambiguilatis dubiura submovere volentes ,
hujusmodi supplicaliouibus inclinati discretioni vestiae per apostolica scripla
mandamus, quatenus contra archiepiscopos et alios, in dictis litteris expres-
sos, inferentes eisdem decanis, capitulis, canonicis , personis et suppositis
injurias, molestias atque damna in bonis mobilibuset immobilibus , spiritua-
libus et temporalibus, ad ipsos decanos , capitula, canonicos, personas et
supposita , tam ratione quorumcumque beneficiorum suorum ecclesiasticorum
quam personarum suarum ac alias qualitercumque et quavis occasione seu
causa spectantibus et perlinentibus, necnon contra quoscumque eorumdem
decanorum , capitulorum , canonicorum , personarum et suppositorum etiam
alia quam beneficiorum ecclesiasticorum ratione debitores alias juxta diclarum
litterarum continentiam atque formam procedalis, et juslitiam faciatis in om-
nibus et per omnia, perinde ac si in eisdem litteris de bonis et debitoribus
praedictis plena et expressa mentio facta fuisset , non obstantibus praemissis
ac constilutionibus et ordinalionibus apostolicis, necnon omnibus illis, quae
idem praedecessor in dictis literis ^oluit non obstare caeterisque contrariis
quibuscumque. DatumRomaeapud Sanctum Petrum, anno incarnationis do-
rainicae miUesimo quadringentesimo septuagesimo tertio , septimo kalendas
novembris , pontificatus nostri anno tertio.
^16/. royale de Bruxelles , MS. n. 10898-10952.
-in*
11*
ANALECTA LEODIEISSIA.
Lxvin.
UTERAE LUDOTICI BORBOM, , DE D.E 1 FEBRUAKH 1476, QUIBUS CLERI LEODIENS.S
PRIVILEGIA CONFIRMAT.
617
iiJii
â
et eccles.aru™ nostrarum collcgialarum , ,am secundariaru™ civilatis quam
fo ens,um tCquc clero pa.riaru™ et dioecesis nos.rarum Leodie„siu.„T
lutem m Domino scmpiternam.
Grata nobis per vos saepius impensa obsequia , el quae in dies sollicitis
.udns .mpendere non desislilis, aliaque ves.ra mérita nos inducunt , ut vob
ad grat.am reddamur libérales. Volentes itaque vobis praemissorum merito-
rum veslrorum mtu.lu gra.iam faeere specialem , omnia et singula pridem
.n jucundo advenlu nostro per nos. lunceleclum et confirmatum Leodiensem
vob.s allas sub data anni a naliviute Domini millesimi quadringentesiml
qumquagesim, sexli, mensis oclobris diei vieesimae sextae, in civitate nostra
Leodiensi, per nostras anthenticas litleras sub sigillo nostro ad causas, qua-
rum tenores ac s. de verbo ad verbum praesenlibus insertae forent hic ha-
ben volumus pro expressis ', liberaliter concessa, ratificamus, laudamus
mnovamus, et robore nostrae ordinariae auctoritatis confirmamus. Necnon
ad majorem praemissorum declarationem et ex cerla nostra scientia innova-
tionem, jura, privilégia, consueludines , franciziasque , liberlates el exemp-
tiones veslras, ecclesiarumque vestrarum praetactarum ac suppositorum
eorumdem , necnon reformationes d.idum per piae memoriae reverendum
patrem dom.num Jahannem de Heynsberch, praedecessorem nostrum de
et super abusibus tollendis , etc. , de et cum consensu et consilio ven;ra-
biliscapitul. nostri Leodiensis éditas, atque sigiUis ipsorum domini Johannis
etcapilul. rite s.gillatas, ac eliam per sancUm sedem apostolicam confirma-
ta,, mnovamus el ratificamus, volen.es et pollicentes, vos et quemlibet ves,
trum m ill.s manulenere et conservare, necnon ab omnibus et singulis
• Vid. supra , p. 420.
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618
ANALECTA LEODIENSIA.
vexalionibus, oppressionibus et moleslalionibus , vobis etcuilibet veslrum. per
quascuraque personas , lam spiriliiales quain seculares , de fado et injuste ac
contra ecclesiasticam libertatem, franeiziasque et cxemptiones supratactas ,
faclisetillatis, faciendisve vel inferendis, possetenus defendere , atque alten-
lata revocari facere et realiter procurare cum intégra restitutione ablatorura
et damnorum illatonim.
Insuper tenebimus vos immunei ac defendemus, pro posse nostro , ab om-
nibus pensis, talliis seu impositionibus per quascumque personas, spirituales
aut seculares, irapositis seu imponendis , concessisve seu concedendis. Prae-
terea non permiltemus , per aliquera seu aliquos in et circa monasteria et
ecclesias nostrarura civitatum patriaruin dioecesis Leodiensis praedictarum
fieri visitationem, nisi juxta et secundum formam et tenorem sUtutorum sy-
nodalium et curiae nostrae Leodiensis.
Item , volumus et mandaraus statuta synodalia hujusmodi necnon curiae
nostrae' unacum modificationibus et reformationibus felicis recordationis do-
mini Adulphi, episcopi Leodiensis, praedecessoris nostri , necnon majorum
et secundariarum ecclesiarum nostrarum Leodiensiura , super abusibus judi-
cumdelegalorum sanctae sedisapostolicae, necnon officiatorum eoruradem, in
anno Domini millesimo trecentesimo tricesimo seplimo, die duodecima men-
sis decembris édita , in omnibus et per omnia , juxU iUarum et illorum teno-
rem et seriem in singulis suis punctis et arliculis, et praesertim quoad
processus, ut praefertur, per judices apostolicos faciendos, et jura ralione
eorumdem quomodolibet recipienda et exigenda, inviolabiliter observari :
monetas ibidem designatas juxta cursum monetarum moderni teraporis décla-
rantes, videlicet grossum veterem sive etiam Turonensem aestimari debere ad
unum scolerum quondam Henrici, legis Angliae, necnon esterlingum argenU,
ad tertiam partem talis grossi Turonensis sive veteris, quodque illa praedicta
singula parlibus , pro defensionibus jurium et causarum suarum indigentibus,
et petentibus ac volentibus in judioio exhiberi seu exhibere illorum origi-
nalia , seu in et sub authentica forma non negentur. Quorum quidem statuto-
rum synodalium ac curiae nostrae Leodiensis, necnon refbrmationum et
modificationum praedicti bonae memoriae Adulphi praedecessoris nostri,
episcopi Leodiensis , et aliorum praedictorum copiam sub authentica forma
vobis concedimus et annuinms, in archivis yestris fideliter conservandam ac
reponendam; volumusque et auctoritate nostra praedicU praesenUumque te-
ANALECTA LEODIENSIA. 619
nore mandamus, quod quilibet officialium assessorum et judicum , advocato-
rum, col ectorum, procuratorum fiscalium ac procuratorium communi curiae
nostrae Leodiens. praepositi et aliorum achidiacanorum in ecclesia nostra
Leodiensi teneantur et debeant illa jurare et observare, quantum in eis erit
e quemhbet eorum concernere poterit, ac quod nullus praedictorum possit
lia negare , ut praefertur. Quod si secus facere praesumpserint , corrigantur,
et m expens.s condamnentur per judicem illius curiae, ubi hoc aclum fuerit
Quodque quoad conjugatos et bigamos , collectores , ficales et procuratores '
serventur statuta , reformaliones ac modificationes praedictae, mandantes ea^
aéra mviolabiliter observari.
Item, indultfemus, innovamus tenoie praesentiu.n singuli, canonicis prae-
d.ctarum eccles.arura nostrarum , collegiatarura forensium et de confraterni-
Ule ecelesiarum nostrarum secundariarum antedictarum existenlibus prae-
bendafs et residentibus simile privilegium , quod canonieis praebendalis et
residentibus earumdem nostrarum ecclesiarum secundariarum Leodiensium
m reformationibus dicli bonae memoriae domini Johannis de Heynsberch
suprad.ctis, super non denegantes absentes et placet conccssum est, demplo
et salvo quod rebelles contra nos noslrarumque jurisdiclionem et dominium
.pso pHYilegio, rebellione hujusmodi durante, minime gaudeant, nec illud eis
seu cu.l.bel eorum suffragetur, mandantes nostro sigillifero et aliis praelatis
prout m dictis reformationibus circa praelaclum privilegium continetur et
per praefalum dominum Johannem, praedecessorum nostrum, mandatum
tuitet est, ac Tolentes illa observari.
Et iDsuper quia contra et ullra indulta aposlolica , a felicis recordationis
dommo Eugemo papa quarto primo, et deinde a felicis memoriae domino
1 10 papa secundo, sanclaque sede aposlolica ad perpeluam rei memoriam
nobis et successoribns nostris pro tempore exislentibus episcopis Leodien-
sibus, ac ordmariis collatoribus et collalricibus civilatis et dioecesis nostrarum
Leod.ens.um praedictarum , tam super electionibus abbalura , praeposilo-
rum, decanorum et aliorum praelatorum , dignitatum et officiorum, tam in
majori quam caeteris ecclesiis et monasleriis civilatis et dioecesis nostrarum
praedictarum Leodiensium, quam super lurno alternativorum sex mensium in
collatione beneficiorum , sub laxa duarum marcharum in quibusiibet duode-
cim mensibus vacanlium. ac alia conlra tenorem hujusmodi indultorum pra-
tiose concessa per nonnullos dielim turbanlur, electores et collectores ordina-
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620
ANALECTA LEODIENSIA.
rii dignitatum el beneficiorum hiijusmodi volumiis , ordinamus et statuimus ,
noslra auctoritate praelacla ac de consensu venerabilis capiluli nos! ri Leo-
diensis , necnon etiam simili consensu veslnim omnium praediclorum , quod
quilibel omnium praediclorum juret ad manus sui immediali superioris aul
vices ejus gerenlis se observaturum et defensurum pro viribus ac ope, con-
silio etauxiliosuis, praelacla indulla aposlolica juxla earumdem omnimodam
seriem et tenorem, et({uod nemo praediclorum aliquid , per se \e! alium, di-
recte vel indirecte , quovisve quaesilo colore impetrabit, nec impetratis etiam
molu proprio concessis utelur in praejudicium illorum indultorum aut ali-
cujus conlentorum in eisdem , nec dabil directe vel indirecle consensum ,
consilium, opem, operam aut auxilium conlrafacienlibus sive impelrantibus,
sub poena perjurii et allerius correctionis condigni, ad arbilrium sui imme-
diali judicis et superioris et nostrum, si et in quantum opus fuerit. Et quod ab
inceptis vel incipiendis. si casus contingeret, inconlinenler desislat et desistel,
ac quod communibus expensis tam noslris quam omnium praediclorum
contra deinceps allentantes et attenlala fiai resistentia, el fiet realiter et cum
effeclu alque sine mora, omnibus dolo, fraude, interprelalione , caulelis et
subtililalibus seclusis et semotis , obedienlia, recognitione et reverentia sanc-
tae sedis aposlolicae ac sumni pontificis pro tempore existentis semper salvis.
Insuper per veridicos et in ea parle experlos sufficienter informati reperi-
mus in verilale , communi existimatione alque communibus annis , uno ad
alium relato , verum valorem modiorum speltae , quibus communiter béné-
ficia diclarum nostrarum patriarum el in magna parte dioecesis nostrae di-
lala comperiunlur , ad decem sluferos ducis Burgundiae , quorum Iriginta
hoc die et cursu temporis valent unum ducatum boni auri el jusli ponderis,
declaramus et laxamus tam pro nobis quam singulis praelatis, praeposito,
archidiaconis , decanis, collegialis etruralibus, acabbalibus, capilulis, con-
ventibus et beneficialis nostrarum civitalis, palriarum et dioecesis Lcodiensis ,
ducatum in valore praelacto communiter , valere et existimari ad Iresmodios
speltae, et e contra 1res modios spellae valere ducatum valorispraelacli, quod-
que unusmodius duri grani aequiparabitur duobusmodiis speltae et e contra.
Et sic volumus , mandamus , ordinamus et consliluimus observandum esse
et futuris perpetuis temporibus observari debere in omnibus et singulis , in
quibus véniel existimatio facieuda de pecuniis, ad grana el granaad pecuniara.
Item , volumus et consentimus , quod subsidia et alia quaecumque , nobis
ANALECTA LEODIENSIA. ' g^i
valores beniS „1 ^ oJt '^^^^ P''^"^ ~^"- -t, juxla veros
Heynsbercb praenLo^^::^^^^^^^^^ ^^
verificali, levenlur alque solvanlur , sa vTLod si at uat^^^^^^^ ""' '''"^
lumus, praecipmusetordinarT...c • ^""'^» siaoïtur el stari vo-
de appellantc infra temon, Tk . ' caut.onem sufficientem
et r„itoHalibu: e rr ut ïnl r'^ "" ''""'"' '" '''""' "P"'""'-
appellationea, prosequmï et' dl ."PP-'o--"-" et hujus^odi
slando juri coraLudrëoZtent "' 'T ' " «'""-rvando, ac
salvis ,l.„e„ eisde™ u IpriE h' T "" " " P"''' supe.ioribus,
secuadarias ecclesias uoifor™ ,er „ Z 1 ."J"'''"''"'" '^"'" "°''™'
resecationis, qualusTn;'» Z'ëa 'IZir ^'-'T""'^-^ •^^"^
ecclesiarum, ad spoliandun. a i^.! "^'"'""'"'^ "'"1"'' '" "''q"" praediclarum
per très conformes enirt ir^l^Xoa" T T"'"""' J"'^-'^'» ' -^
praeuctam et ean. realiter prllve" t ' '""'' P""'"" ""'^*'-"'
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622
ANALECTA LEODIENSIA.
Insuper quia abbates, decani, capitula et conventus monasteriorum etsecun-
dariarum ecclesiarum nostrarum Leodiensium , hactenus plura onera. vexa-
tiones et labores nobiscum ac cum venerabili capitulo nostro Leodiensi , pro
libertate ecclesiaslica servanda nec non pro resistenlia injuriarum , oppres-
sionum et gravaminum , proh dolor ! nostrae jurisdictioni liberlatique ec-
clesiasticae . necnon clero nostro tam civitatis quam dioecesis nostrarum
Leodiensium praedictarum retroactis tenaporibus illatarum , sustinuerunt ac
passi fuerunt, et judices per amplius sustinent et ferunt in a{];endis ac
communibus dicti totius nostri cleri incessanter occupantur; idcirco in re-
conipensam hujusmodi onerum, vexationum, occupationum et laborum con-
tinuorutn eisdem capitulo nostro Leodiensi ac abbatibus, decanis, monasteriis
et ecclesiis nostris secundariis , singulisque beneficiatis et residcntibus in
eisdem favorabiliter indulgemus ac volumus . ordinamus et statuimus qua-
tenus juribus placet , et absentiae ac cathedratici et obsonii nobis seu sigil-
lifero nostro pro posse nobis , ac praeposito et archidiaconis ecclesiae nostrae
Leodiensis , necnon decanis ruralibus ipsius noslrîie dioecesis solvcndis , prae-
dicti capitulum nostrum Leodiense ac abbates, decani, monasteria, capitula
et conventus, sing^ulique beneficiarii in eisdem résidentes, infra tempus statu-
tum et ab antiquo consuetum, deinceps possint et valeant hujusmodi placet et
absentiam ac cathedraticum et obsonium , per eosdem conjunctim seu divisim
debitum aut debitam, solvique consuetum et consuetam infra dictam nostram
civitatem Leodiensem , dicto nostro sigillifero seu ipsius substituto pro nobis
necnon per ipsos praepositum, archidiaconos, et decanos rurales specialibus in
ea parte commissariis deputatis seu deputandis solvere et de illis satisfacere,
jure tamen dictorum nostrorum decanorum riiralium , in ipsis cathedratico
et obsonio levandis ac g^rossis eapropter recipiendis, ac alterius cujusiibet
semper salvo. Volumus insuper, statuimus et ordinamus quod officialis nos-
ter Leodiensis, pro nobis ac dicti praepositus, archidiaconi et decani rurales,
habeant deinceps et teneanturin dicta nostracivitate Leodiensi habere spéciales
commissarios ad hujusmodi placet et absentiam , cathedraticum et obsonium
temporibus opportunis recipiendum, et quilantias etiam opporlunas desuper,
in quantum opus fuerit et requisiti exstiterint, dandum, et caetera omnia circa
ipsa necessaria facientes facere et deputare, alioquin poenae tam de jure
quam de consuetudine propterea et in defectu solutionis incurrendac in prae-
dictorum minime locum sive cursum sibi Tendicabunt. Quin imo eosdem in
ANALECTA LEODIENSIA.
623
dictis absentia , placet, cathedratico et obsonio obligatos, quamdiu per eos
non steterit quominus satisfécerint in dicta noslra civitate , ut praeferlur de-
super , haberi volumus , statuimus et ordinamus indemnes.
In quorum omnium testimonium praemissorum praesentes nostras litteras
sigilli nostri ad causas jussimus appensione communiri. Datum Leodii ,
anno a nativitate Domini millesimo quadringentesimo septuagesimo sexto ,
mensis februarii die prima.
MS. de M. le prof. Serrure.
LXIX.
LETTEE8 DU 19 MARS 1476 , PAR LESQUELLES MARIE DE BOURGOGNE RENONCE AUX DROITS
QUI AVAIENT ÉTÉ ATTRIBUÉS AU DUC SON PERE DANS LE PAYS DE LIÈGE *.
liiln
By Marie Herthoghinne van Bourgoignen, van Brabant, enz. , doen te
weten eynen yghelicken , dat wy 1er gunsten ende lyefden van onssen lieven
ende zeer gemynden oem bisscop van Ludich , hertoghe van Bullion ende
* Voyez ci-deMU8, p. 74. Louvrex a publié
ceUe renonciation en français, tom. 1, p. 186,
et M. de Gerlache Ta reproduite p. 159. Le
père Bouille remarque, au sujet de cet acte
(tom. II, p. 178), que Louis de Bourbon, après
les premières nouvelles de la mort du Téméraire,
se rendit à Gand auprès de la princesse Marie ,
non-seulement pour la consoler, mais aussi pour
avoir part à ses conseils. Louis travailla à se
faire nommer tuteur de la princesse ; n'ayant pu
réussir , et se voyant sans appui par la mort du
duc de Bourgogne , il résolut de se réconcilier
avec les Liégeois. Dans cette vue, il captiva si
bien Tesprit de la princesse, qu'il en obtint des
lettres par lesquelles elle renonça généralement
à toutes action» et droits qu'elle pourrait avoir
ou prétendre , elle et ses successeurs , en vertu
des conventions faites entre le feu duc son père
et les Liégeois , pendant les dernières guerres ;
elle ordonna aussi qu'on leur restituât les
chartes , documents et tous papiers du pays
qu'on avait transportés à Mons. La ville et le
pays de Liège se virent ainsi délivrés du tribut
annuel de trente raille florins ou environ, qu'on
devait payer au ducde Bourgogne , comme aussi
des droits de voiierie et de beaucoup d'autres que
le duc s'était appropriés par la force. Louis XI
convoitait l'héritage de la princesse Marie ; c'é-
tait aussi pour elle, comme pour Louis de Bour-
bon, faire acte de politique en tâchant de gagner
par des concessions l'amitié des Liégeois.
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V
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lui
624
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
grève van Loen , ende overrails ontlastinghe der zielen willen ons lieff zeer
gheraynden heeren ende vader, dien Gode genaedt : aensiende die grote ende
overlullighe sommen van pennynghen die hy ghehaven heeft van den lande van
Ludich ende van Loen binnen iheen jaren, nu laest leden, in recompensalien
der costen , verlies ende schaden van hem ghehadt ende gheleden bennen den
uerloghe die regneerl hebben in den selven landen ; ende oyek len ynde op
dat onss voirscreven oeni mach vercryghen voer hoem ende voer onss den
goden willen synder onderfeten van synen landen , naer by wy van bon ghe-
dient moghen weerden '; eest dat noit is, ende dat ^\y deylechlich moeghen
syn der ghebeden die daghelix ghescien bennen kerken der selver landen : soe
hebben wy voer onss , onsser erffghenamen ende nakomelinghen hertoghen
ende herthoginnen van Brabant, ghegeven vertyt ghequiteert ende opghe-
draghen ghenen vertyden, quiteren ende opdraghen met desen teghenwoor-
dighen briefiFe aenden selven onssen oem al alsiilkc recht geschilde ende ac-
tien die wy hebben ende hebben moghen op die voirscreven landen , ende
onderfeten by middel des traclaels , van den peysse ghemaickt van ende
aengaende den overghemelde orloghe , zoe van wat groetheiden die syn
moghen , ons afdraghende van allen zulkcn rechten gheschilden ende actien
die verlidende lot synen profyt sonder dat wy ommermeer sullen noch onsse
nakomelinghen moeghen heysschen , haldende nu voertaen voer nyet ende
van gheender weerden, alsoe verre ons dat aengheit, die brieven die ghe-
maecht moghen syn ende ghepasseert vanden voerscreven tractaet - ende be-
velen die ghene die die hebben, dat sy die overgheven aen onssen voerscreven
oem sonder weder segghen : in ghetuygenisse onss namen hier ghesat , den
neghenteensten daichs der maent van meert in't jaer Onss Heeren duysent
veerhondert ende sesendtseventich. Aldus gheteykent. — Marie.
Bibl. royale de Bruxelles, MS. n<> 10917.
1 Ce motif principal de la renonciation est tubjets de tetditt pays, tellement que puisions être
moins explicitement exprimé dans le texte fran- suys d'eulx s^il est besoing.
çais : mesmemeut afin que notredit oncle puisse ^ Voyez ci-dessus les actes des concessions
acquérir pour luy et pour nous le courage de ses faites au duc de Bourgogne, p. 576; 583 et 588.
LXX.
SUPPLICATION ADRESSÉE PAR LES MANANTS ET HABITANTS DE LA VILLE DE LIEGE, AUX COMMIS
ET DÉPUTÉS DU PRINCE AUX ÉTATS-GÉNÉRAUX DU PAYS, LE 15 AVRIL 1477 ^.
A vénérables , nobles et Irès-honnorés seigneurs , messeigneurs les commis
et députés de part mon très-redoubté seigneur monseigneur de Liège, et
les membres et estais de son pays , etc.
Supplient bin humblement vous obéyssans serviteurs et bons amis les ma-
nanset inhabitans de la cité et banlieu de Liège, tant en général comme en
espécial , qu'il vous plaist en faveur d'eulx , et comme l'une des membres dudit
pays , les vous supplier, à la grâce de mondit très-redoublé seigneur leur prince ,
que ayant regart aux grans affaires qu'ils ont eu et sostenu jusques aujour-
d'huy au moiien des guerres et autrement et en pluisseurs et diverses ma-
nières , aftin aussi que d'ors en avant , obstant quelcques choeses faites ou
passeez , bonne paix et transquililé puist eslre , soit et demeure à jamais entre
eulx, il lui plaist accordeir et consentir les pétitions, poins et articles dont ci-
après serai fait mention ;
En protestant sur toutles choeses que leurs opinions , vollenteis ne entende-
mens n*esl autrement senon de demoreir vrais et obéyssans subjectz de mondit
très-redoublé seigneur leur prince, et qu'ilz ne sont venus ne comparus parde-
vanl vous, mesdits vénérables et Irès-honnorés seigneurs, pour prendre ou vol-
loir avoir par vollentei singuleir ou autrement que les auctoritei , puissance
ou mestrie pour mondit très-redoublé seigneur , ou vous mesdits très-honno-
rés seigneurs , par manière de manache ou constrains faire , dire ne proposeir
choese qui puist estre au préjudice de sa grâce ne de vous, mesdits seigneurs,
1 On lit en marge du MS : » Ces présens ar-
• ticles ont aujourd'huy quinzème jour de moys
i> d'avril Tan llll*' LXXVIJ esté présentés à
N mondit très-redoubté monsigneur de Liège ,
• duc deRuillonetcontede Looz, etsurchascun
>• desquelx il a respondu et ordonné ainsi et en
« la manière que les apposiilles y eslbans le con-
» tinent. Fait à Liège , les ans et jours dessusdis ,
» ainsi signé : IHorelle. » — Le père Bouille, t. II ,
p. 182, et M. de Gerlache, p. 164, rapportent
sommairement quelques-unes des demandes con>
tenues dans celte supplique.
79
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IM.I
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«.i-i? ■
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626
ANALECTA LEODIENSIA.
mais humblemenl et par une singuleir amour et afFeclion , plus en plorant et
péraissant qu'autrement, ou nom de tous les autres subjectz de mondil sei-
pneur pour vous démonstreir et avertir de leurs yriff \ dëplents et nécessités,
désirans qu'il vous plaist, par bon avis et délibération, déclareir leur présente
requeste et humble supplication envers la bone grâce de mondit seigneur , et
que ensuyant icelle. vous vuilliés employer lilement et ensi comme ils en ont
plaine entière et parfaite confidence , afHn que du bien qui en pora venir ci-
après, soit apperpétuité fait mémore dudit pays, en rammenant la grâce de
mondit très-redoubté seigneur au fait les grandes oppressions, servitudes,
subiections et vollenteis , ensquelles ilz ont esté tenus jusques aujourd'huy , et
qu'ilz n'eussent jamaix posu ensi paisiblement et passivement porteir , se n eust
esté la grande compassion et pité qu'avoit d'eulx mondit très-redoubté sei-
gneur leur prince et qui vollentier . comme ilz espoirent fermement , y eust
contrevenu de remède de tout son povoir, s il eust esteit en sa puissance ou
qu'il n'eusl doublé de mettre sonditpays en plus grand dangier et péril, et aussi
d'autre part la bonne espérance qu'ilz ont tousjours eu en sa grâce pour le
temps advenir , et les a jusques à ors aidiet porteir et souslenir plus passive-
ment leurs adversités , et sostint encor au présent.
Et pour ce dont que par le consentement et punition divine de nostre créa- .
teur, le temps est au présent ensi disposé, que nostredit très-redoubté seigneur
est seul prince et seigneur vraiement obéy et sens empescheraens d'autruy de
tout sondit pays , supplient très-humblement et le plus pitieusement et affec-
tuesement que faire puelent, que pour le salut d'honneur , bin, prospérité,
paix , union et transquilité de mondit seigneur et de tous lesdits supplians et
autres subjects de sondit pays , il vous plaist de lui supplier et monstre.r que
par sa miséricorde, il les vuille regardeir en pileit, ayant compassion deulx
en les impartant de sa grâce , ensi come fait eust par ci-devant , s il n'y eust .
comme dit est, bonnement polsut remédiier, ensi que puix nagaires les at
li-mesmes libéralement une fois et autres dit et remostreit , tant en la présence
de vous mesdits seigneurs les estas à la dernière journée , comme en devant.
Il s'il y avoit aucuns que pour tenir à perpétuité lesdis supplians et sub-
jectz de mondit seigneur en servitude . volsissent mettre aucun argument ou
impeischement, que Dieu ne consent jamaix advenir, en disant que lesdis
Griffy grief».
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'4*
ANALECTA LEODIENSIA.
627
supplians sont obligiés, par vertut des traitiés de paix en certaines sommes an-
nuelles, les duck et duchesses de Braibant, qu'il plaist mondit très-redoubté
seigneur pour satisfaire à telx argumens ou mis en terme , respondre et alli-
gier ce que de sa grâce puet desjà avoir alligiet à ma damoiselle de Borgongne
sa cusine , en disant que telx traitiés ont esteis fais par force et constrainte de
guerres, aux grans préjudice et servitude de son église et des drois et jurisdic-
lion d'icelle et totale destruction de son pays , ensi que nostre très-saint père le
pape, empereur et roy saront asseis légirement comprendre, et ausquelx pour
l'absolution et délivrement desdiles servitudes, les choeses poront requérir
estre remostreiz, afKn ossi que la grande passience qu'ilz ont eu de leurs
griflFs . dolleurs et playes , qui encores ne sont point bin sauées , leur soit con-
fermées et converties par vostre moyen en joye et consolation , pour éviteir
tousjours la fureur de puple contre ceulx qui ensi durrement et inhumaine-
ment les ont par ci-devant aidiez , tracteiz et governeiz, comme en pluisseurs
pays marchissans est advenu , à quoy jusques à ors ilz ont tousjours à grande
diligence remédié et feront tant qu'ilz poront à leurs loyal pooir.
I. Et tout premier, désirent lesdis suplians que, pour le salut de mondit sei-
gneur, d'eulx-mesmes et autres subjects, ossi délivrement et absolution de
servitudes dessusdites, il plaise mondit seigneur, le plus brieflF que faire se po-
rat, bonnement envoyer pardevers nostredit saint père, pour eslre releveis et
absoulz de telx sermens que par force , comme dit est , il at convenu ladite
église et |>ays faire, attendu mesmement se deisjà lesdits traitiés n'eusent esteit
fais par constrainte , que leurs contre-partie les ont premierment et pluisseurs
fois rompu , en procédant contre iceulx , a ceste cause doncques réputeis de
nulle valleur, et nientmoins ce incorus es paines et abandons y déclarées ^
II. Item, et afhn que Dieu nostre créateur n'eslende encors sa verge de
pugnilion par-dessus eulx , et que les pœuvres âmes trespassées extantes en
purgatoir, qui ont te'stateit et laissiet leurs bins en terre pour sostenir les pœu-
vres membres de Dieu , ne soient privées et frustrées de bénéfices de l'office
divine et des priiers des pœuvres mendians par les pieux lieux , maisons de
Dieu , et hospitaulx desdits pays qui depuix la destruction de Liège, ont esteit
et sont pluisseurs placés piteusement contre Dieu , la vollenté des trespasseis ,
droit et raisons , governées , ensi qu'il est asseis notoire , qu'il plaist à mondit
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* Apostille : « Monseigneur l'accorde et en esl bien content. »
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628
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
629
très-redoubté seigneur, comme bon et vrai prince chreslien et pasteur espi-
rituele, auquel apartienl à battillier pour les povres raembresde Dieu, faire telx
bins dislribueir et governeir d'ors en avant par bons notables borgoix et gens
de bins, ensi que par ci-devant en solloit esire fait et useit , par quoy la distri-
bution en parveigne auxdits pœuvres membres de Dieu, et ensuyvant la vollenté
des trespasseis, et que Nostre-Seigneur lui soit à son âme plus miséricordieu V
m. Item, désirent lesdits supplians qu'il vous plaist à mondit seigneur re-
mettre à mémore le serment qu'il fit à l'entrée de sa réception, avec le contenu
de la sentence rendue par icelui nostre très-saint père , par laquele la seigneu-
rie de sondit pays lui a esté adjugiet sens préjudice des traitiés de paix fais par-
ci-devant, fondées en droit, raison et justice ^.
IV. Item , et veu le consentement que mondit seigneur donnât de sa grâce
espéciale à la dernier journée et congrégation des trois estas de son pays , en
disant qu'il se volloit conduire et useir par leurs conseil et délibération , qu'il
vous plaist d'i tenir le main et lui priier que, comme prince d'honneur, il ne
vuille entreprendre guerres, alliances, mettre sus tailles, faire battre moo-
noie, ou autrement tochant le fait de son pays , se ce n'est par délibération et
ordinance desdils troix estas , comme d'anchienté il a esté useit ^.
V. Item , et pour ce que (par) bon conseil et meure délibération des bonnes •
gens, l'on voit les princes, citeis, villes et pays régner en paix et prospérité,
désirent lesdits supplians que, pour l'honneur, proffit et utilité de mondit sei-
gneur, paix, union et transquilité de tout sondit pays, il vous plaise mondit
seigneur supplier qu'il vuille les subjects de sondit pays en fait d'ottice et con-
seilliers avoir et tenir pour recommandeit avant nulx autres estrengniers qui
ne seroient natifs dédit pays, affin que mondit seigneur mostre tousjours le
bon coraige qu'il at à ses subjetz et qu'ilz soient plus enclins en son amour et
service, ossi que la renommée ne soit es estraingnez pays , à la grande eskan-
dre * et vituper de ceulx des églises et nobles, que pour faulte de sens, il covengne
envoyer quérir des gens eslraingnes , aux grands doraaiges et despens , et qui
jamaix ne poront savoir la nature dudit pays ne eslre si agréables, dont sovent-
foix l'ont voit advenir pluisseurs maulx et inconvéniences , attendut mesrae-
ment qu'il est de si grand nécessité d'en useir en cestui pays et plus comme
es autres pays voisins et marchissans, ausquelx la semblauble requeste a esteit
acordée et consentie ^
VI. Item , combin que ce soit choese asseis notoire, que les guerres qui ont
régné èsdits pays, ont procédé la pluspartpour les abus, forces et compositions
qu'i faisoient les procureurs contre les subjets de mondit seigneur , nientmoins
encore aujourd'huy , obstant les grandes povretés qui sont oudit pays , ilz ne
vuillent entendre à quelque raison , ne mettre en leur exercice règle ne ordi-
nance , ains travillent journelement lesdits povres subjects plus comme en
nulx autres pays, et pour ce suplicnt, comme dit est, qu'il vous plaist mon-
dit seigneur suppliier d'y mettre provision, affin que à cesle cause nulx dan-
giers ne inconvéniences n'en vengne , dont ils seroient très-dolans et voroient
remédier à leur pooir , en ensuyant la paix de Tongre et la modération de
Adoulphff ^.
Vil. Item, et affin que ladicte cité se puist plustost rédiffiier et pour le bien
comon de tout le pays en général , désirent lesdits supplians qu il vous plaist
supplier mondit seigneur, que sa court espirituele qui depux ladite prise de
de Liège a esté mise à Louvaing , à Trecht et à S'-Trond , soit d'ors en avant
remise en ladite cité , comme elle solloit estre par avant -*.
VIII. Item, et que delle auclorileit de mondit seigneur bonne et brieff jus-
tice, sens dissimulation ou déport, soit fait par les officiers de sondit pays,
tant sour les grands , moyens, riches comme poevres *.
IX. Item tiercement, veu la diversité des loysqui durant les guerres ont
eu course en son pays , qu'il plaist supplier mondit seigneur , que d'ors en
avant ung chascun soit traitiés et meneit par droit, par loy , par jugement
des esquevins ou hommes , selon que les cas requéront et que par mondit sei-
gneur et les estas ordonneit sera , et meismement que les officiers de mondit
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• Apostille : « Fiai, sauve le droit et regart que
mondit seigneur y a et doit avoir, de comnoet-
tre comme ordinance, et sauveit aussi la pré-
sentation de vicarie aux Cornillons , ensi que
d'anchiennelé at esteit accouslumeil. »
2 Apostille : » Fiai. »
* Apostille : « Mondit seigneur est content ,
moyennant ossi que lesdits supplians et les es-
tas ne les poront faire sens son bon gré et con-
sentement. •
^ Eskaudre, scandale.
' Apostille : u Mondit seigneur s'i conduira si
• favorablement pour ceulx de ses pays que les
• supplians auront cause pour raison d'estre
n content. •
2 Apostille : « Mondit seigneur porvéra vol-
» lenlier énsuyanl les modérations et réforma-
* tions sour ce faites. » ^
* Apostille: » Mondit seigneur en. sera cou-
» tent que le siège soit remis en cesle cité. *
^ Apostille : u Mondit seigneur accorde Tar-
» ticle , et fera pugnier les délinquans. •
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630
ANALECTA LEODIENSIA.
sei^jneur ne travillent personnes indeuemenl et hors loy, et que silz usoient
de contraire, comme soventfoix et parci-devant est advenu , qu'il y soit lele-
ment porveu que justice puist avoir son lieu à la correxlion et pugnition de
lelx officiers, ainsi que mondil seigneur et mesdits seigneurs les estas vieront
estre le plus expédient *.
X. Item, en ensuyant la délibération faite dernièrement par lesdils estas,
lochant ceulx qui au moyen des guerres puelent estre es limittes des pays de
France et ailleurs, que mondit seigneur par sa grâce et miséricorde les con-
sent et accorde de pooir retourneir audit pays paisiblement , réserveit que
tele rendrée ou revenue ne se face par voye de fait ou hostilité de guerres ,
et à quoy lesdits supplians , quant adont , voroient mettre toutte diligence
pour y sobvenir et résisleir. et de contenu dédit article soit fait aucun cry ou
publication ^, affin que nulx ne puist prendre ignorance '.
XI. Item, et pour mieux entretenir paix entre lesdits supplians et autres
subjets de mondit seigneur, que certain cry et commandement soit fait de
l'auctoritéde mondit seigneur et à son de trompe , à tele paine qu'il lui plaira,
que nulx ne reproche ne de à l'autre quelque injure ou vilonie. tochant le
parti qu'il poroit avoir tenut durant les guerres *.
XII. Item , et affin que tousjours lesdits supplians ayent plus d'affections
envers la grâce de mondit seigneur et en faveur de piteil et miséricorde, qu'il
lui plaist d'ors en avant faire leveir les mains des bens des confiscations de
Bruystem et autrement , qui par ses officiers ou ceulx ausquelx il en poroit
avoir fait aucuns don , sont esteit jusques à ors tenus et ocupeis ; et qu'ilz ne
fuissent pour bin de paix entendu d autres conditions, qui ne sont les autres
bins des confiscations ; et au semblant de pluisseurs héritaiges qui , au para-
vaut ladite prise, solloienty estre aisemences et communes aux inhabitans de
ladite citeit et autres bonnes villes dudit pays , qui comme deseur sont par les
officiers de mondit seigneur tenus et occupeis , à grand préjudice de sesdits
subjetz, et dont la grâce de mondit seigneur nat gaires de proffit ^.
' apostille : >• Mondit seigneur vael ung cas-
* cun traitier par droit et juvtice , comme bon
)> prince , selon que le ca« le requérat. •
^ On lit en marge : 7V<i de mettre en supposé le cry.
^ y^postitle : « Mondit seigneur accorde Tar'
n ticle , comme est tocbiet. »
^ yÉposlille : • Mondit seigneur vuet que ainsi
» sefaceelsurpainecapitaleauxcontrevenans. •
* Apostille : « Mondit seigneur désier que
0 messeigneurs les trois estas envoient leurs dé-
> puteis par devers Ini pour communicquier
» sour le fait et manière de procédeir oudit ar-
I
ANALECTA LEODIEjNSIA.
631
XIII. Item , que ceulx qui par constraintc ou assiette des commis aux ven-
ditions des héritages confiskeis et dont ilz feroient apparoir , aroient achatteit
aucuns cens, rentes , héritaiges , minnes , parchons de fosse, houttes et ustil-
les, eawes, pesseries ou autres bins quelconques, qu'il plaise à mondit très-
redoublé seigneur d'en faire leveir et oisteir les mains , pour d'ors en avant
en laissier joyr ceulx ausquelx lelx bins aroient esteil parlenans ^
XIV. Et se par la daulte de leursdils achas , il estoit Iroveil qu'ilz euyssenl
receu les deniers de leurdite assiette , voir compleit ung muy de spelle Tune
an portant l'autre à dix aidans, ilz deveront parmy ce estre conlans des héri-
tiers, se dont lelx ensi acquis n'avoienl, pour avoir lettres de leur achat, dé-
bourseit aucuns deniers, dont ilz deveroient yestre rembourseis quant il en
apparoil par l'ordonnance des commis ad ce -.
XV. Item , et s'ilz n'estoient remboursez comme aucuns qui aroient esteil
des derniers assis et taxeis , que ledit remboursement , main levée préaKible-
ment desdis bins , soit fait par Tordinance de mondit seigneur et mesdis sei-
gneurs les commis ^.
XVI. Item, et s'il estoit trouveit que aucuns se fuissent avanchis de tireir
par devers lesdits commis pour leur singuleir proffit , et sens assiette ou or-
donnance ilz euyssenl esteil receus à achalteir que au semblant . moyenant
qu'il appeerl de leur payement , qu'il en hostenl leurs mains sans riens avoir
et ossi sans rins restituer, se dont il n'apparoit que audeseur de leurs achas
ils euissent aucune choese receu , ce qu'ilz seroient quant adont tenus rendre
aux héritiers, à l'ordonnance des commis ^.
XVII. Item , que ceulx qui de vollentei se seroient boulleis et intruis es
bins d'autruy, sens les avoir acheté, qu'ilz en hostenl leurs mains et fâchent des
levées, la restitution à ceulx ausquelx il en poroit appartenir. Et avvec ce
soient mis à certaines amendes civilles , pour les applicquer au boin plaisir de
mondil seigneur , soit en la réfection de pont des arches ou autrement aile
ordinance desdis commis ^.
XVIII. Item , et que au semblant soit fait et useil de ceulx qui aroient mis
les mains à maisons d'autruy , qui n aroient esteil brûlées , et que au préjudice
» ticle , espérant de y telement porveoir et con-
» dure que ung chascun aura cause d'eslre
M content. »
' Apostille : « Fiai. »
- Apostille : « Fiat. •
3 Apostille : • Fiat. »
^ apostille : a Fiat. •
•^ Apostille : «■. Fiat, n
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63-2
ANALECTA LEODÏENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
633
des hii-tiers les avoient rompus de fait, en apporteit les boix pour mellre en
autres lieux ou les vendre et faire leurs prolfis *.
XIX. Item, et s'aucuns avoient , en faisant achas desdis hirtaiges , abusé les
commis en prunant ung bonier de terre . preit ou jardin , à mendre pris qu'il
ne vaeroit , que telx achatteurs fuissent tenus de rendre à ceulx ausquelx il en
appartenroit , l'outre plus des proffis que leveit en aroient audeseur de la spé-
cification , déclaration de leurdit acbat et pour leurdit abut en amende civille ,
à l'ordonnance de mondit seigneur, en la manière dicte *.
XX. Item , et s'il y avoit aucuns que pour recouvreir les deniers des som-
mes de leurdite assitte eussent esteit constrains vendre leurs propre hirtaiges ,
et en fait œvres de loy, qu'il plaist à mondit seigneur telx vendeurs accordeir
reschosse ^ ung an entier après les ordonnances départ mondit seigneur
conclutte *.
XXI. Item, s'il y avoit aucuns qui après leursdis achas euyssent obtenu
greit des hirtiers , et que pour tel greit avoir , ilz eussent encor exposé aucuns
deniers, qu'il plaise mondit seigneur consentir que telx héritiers dedens l'an ,
comme dit est, puissent, parmy rendant les deniers que receu en aroient, par-
venir à reschosse de leurs hirtaiges ^.
XXII. Item, et s'aucuns ainsi ayant achatté avoient fait édiFiier , se ceulx
ausquelx telx hirtaiges poroient appartenir ou leurs proismes y voloient re-
tourner fuissent tenus de rendre lesdites réfections par l'ordinance desdits
commis , moyennant que telx édifices ne fuissent faites inutilles , et pour pri-
veir le proisme de non y povoir revenir ^.
XXIII. Item, que ceulx qui auroient gardez maisons d'autruy de feu ou
d'aultre inconvénient , et ilz en euyssent payé aulcuns deniers , que ilz en soient
remboursez ^.
' Apottille : o Choeses Iransportées Jemeur-
ront en estât tele quelle sont de présent. •
"^ Apottille : u Juste calculalion soit faite et
le supérexcressence converty par Tordonnance
de mondit seigneur et de ses estas au profiRt
du bin publicque. •
■* Hetchosse , rescousse.
* Apottille: « Mondit seigneur en est content.
Ainsi signé : JHorelle. »
^ Apostille ; » Mondit seigneur accorde Fan
de reschosse, nantissement fait, assavoir que
le possesseur estant au présent demeurra en sa
possession jusques à ce qu'il avéra esté par le
resGovant remboursé , et dedens Tan. Autre-
ment , ledit an eipireit , ledit rescovant sera
privé de ladite reschosse. •
* Apostille : - Fiat , par ledict des voir-jn-
reis. »
^ Apostille : « L'article est raisonnable et l'ac-
corde icelui seigneur. •
XXIV. Item, et au semblant, s'aulcuns avoient prins places pour les diex
couronnes , et y faict édiffier, se les héritiers y vueillent revenir , soient tenus
de rembourser à l'acquesteur ses despens et missions des édifices, par l'ordi-
nance de mesdis seigneurs , porveu comme dit est, que les édifices ne fuissent
inutilles , défalkeit préalablement le proffit qu'ilz pourroient avoir heu , en
tant moins des sommes à quoy seroient taxez telz édifices *.
XXV. Item , et pour ce que les places estantes de présent en ruyne en la-
dicte cité meuvent et sont tenues de pluisseurs personnes , afin d'éviter toutes
malères de piocès et différens qui à cesle cause porroient susciter entre les
treffonsiers, et d'ors en avant ladite cité soy puist plus légièrement rédifier,
semble ausdis supplians (saiilf la correction mondit seigneur) qu'il soit bin
nécessaire d y porveoir, et tellement que qui y vora faire rédifier pour le sien
préserver, soit premier, moyen ou dernier lausageur ', sache comment il soy
devera conduire soit de tenir ledit hérilaige, après son édiffice faict, ung terme
d'années sans rien payer , ou à demy treffon une bonne espausce de temps .,
selon la quantité ou la valleur de l'édiffice que fait y aroit, ou autrement,
ainsy que mondil seigneur viera au fait appartenir '.
XXVI . Item , et pour ce que durant les guerres , et jusques à ors les officiers
de feu monseigneur le duc se sont avanchy , sur ombre de confiskalions, dons
d'icelui seigneur ou autrement, de mettre les mains aux bins, rentes et reve-
nues que pluisseurs desdits supplians et autres inhabitans du pays mondil
seigneur ont es pays et seigneuries d'icelui feu seigneur, et lesqueles ils
retinent encor aujourd'hui sens en volloir osleir les mains, qu'il plaise à
mondit Irès-redoubté seigneur telement besongnier envers madamoiselle de
Bourgongne sa cusinne, comme duchesse et dame desdits pays, que lesdits
supplians et autres subgets de ses pays puissent retourneir à la joyssance de
leursdils bins, et que de son auclorité main levée en soit d'ors en avant
faite *.
I Apostille : * Fiat , moiennant que la rescosse
■ cl remboursement se Tache en dedens Tan tant
■ desdix couronnes , comme du remiudrement
• et par l'advis des voir-jureis. *
3 Un autre texte porte lausaiyeur.
3 Apostille : « Pour ce que la matère est
» grande et toche pluisseurs personnes tant ec-
0 clésiaslicques comme autres , mondit seigneur
;» vuet qu'il y soit advisé et porvéu par luy et
» ses commis. »
* Apostille : u Mondit seigneur y fera en la
• faveur des supplians tout ce que bonnement
• possible lui sera. •
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634
ANALECTA LEODIENSIA.
XXVÏI. Item, et veu la grande poevreleit et nécessité desdits supplians,
ayant regart mesraement aux tailles, impositions et aiilres subventions, qu'il
leur a covenu jusques à ors, en espécial encor à présent, le course des ga-
belles en ladicte citeitet banlieu , etsens comparation, sont au plus haull prins
qu'elles n'ont esleit parci-devant , qu'il plaise à la grâce de raondit très-re-
doubté seigneur, ayant compassion des poevres, ses subgés deschargier et
son poevre pays desdites gabelles , et que au sorplus ceulx qui par ci-devant
ont esleit commis à les recevoir et leveir en soient tenus rendre bon et juste
compte , et au semblan des assiette et compositsons faites oudit pays , et les-
dits supplians espéroient que, le tout veu et la vérité sceue, Ion Irovera qu'ilz
ont asseis payé, que les sommes dont ilz puelent avoir tenu compte ne por-
tent. Et s'il est trové après lesdits compte rendu , qu'il soit de nécessité mondit
seigneur d'avoir aucunes sommes, soit pour les réfections des murailles ,
pont des arches, acquittement des pensions des églises ou en autres despens,
lesdits supplians y voidront condeschendre à leur léal povoir, et par l'ordi-
nance de mondit seigneur des trois estas de sondit pays ^.
XXVIII. Item, et pour préserver aux grands périlz, qui journelemeut
avynnent sour la rivière de Meuse . à cause de la rotture du pont des arches ,
et affin que marchandiese aient son course en ladite cité, ossi pour le bien
comun et publicquement de tout le pays en général , il plaise à mondit sei-
gneur, le plus breffque faire se pora, d'y porveoir et remédier, telement que
ledit pont soit aucunement pour commenchement rais en esta pour y passeir
ségur de piet et de cheval *.
XXIX. Item , désirent lesdits supplians , pour éviter plus grands périlz et
dangiers, que ceulx qui par grand diligence ont aidiet troveir la manière d'en-
frendre la jurisdiction de mondit très-redoubté seigneur, et au semblau
ceulx tant spirituelx comme temporelx, qui lesdits poevres supplians et autres
subgets de mondit seigneur ont ad ce tenir en grand subjection et pouvreté ,
qu'ils se vuillenl, sour bin de paix et pour éviteir la challeur de peuple, ab-
sentir hors de pays, pourquoy nulle challeur ne se face contre eulx. comme
1 jéposttlk : ■ Mondit seigoftir est content
n que mesdits seigneurs des troix estas donnent
" et baillent leurs députez pour, en ce qui tou-
» che ce présent article , communiquier avvec
> lui et son conseil , affin que par une accord
moiien soit troré d*yestreapointiet et porréu,
en la meilleur manière que faire se pourra, r
- Apostille : « Mondit seigneur fera porveoir
comme dessus. •
ANALECTA LEODIENSIA.
635
en autres pays maixhissans l'on a veu advenir , ou autrement que mondit
seigneur y met tele provision que ce soit exemple à tous autres, et que le
poevre pays puist d'ors en avant abondeir en paix et prospérités *.
XXX. Item, et se en ceste présente requeste , ilz avoient aucune choese
oblié qui polsisse y estre à l'honneur de Diu et de leur prince et aussi Diu
sauble et profiitauble au bin comon et utilité dédits pays en général , alten-
dut que pluisseurs iceulx ont plus grand cognoissance que ung seul mes-
mement des gens de si gros et ruddes entendement , comme ilz sont , sup-
plient très- humblement qu'il vous plaist d'y démostreir vostre prudence et
bonté , en confirmant comme ung des membres des troix estas , vostre vol-
lenté , et avvec le leur , en priant et sollicitant de tout vostre pooir la grâce
de mondit seigneur, qu'il se vuille ausdits articles et autres que adjosteir y
poreis, consentir et accordeir, en les advertissant le plus brieflFque faire se porra
de vostre opinion et comment vous y voidreis conduire, affin que, pour
prendre trop longe dilation ou volloirdissimuleir, plus grands dangiers n'aven-
gnent , auquel ont tousjours porveu et vuelent encor faire de tout leur pooir *.
Archives de la province de Liège , grand greffe des échevins ,
registre n° i^O,ca$e 13. — Foyez aussi le registre 258 ibid.
LXXI.
TOUCHANT LE RESTAUBLISSEHENT DES MAISTRES DE LA CITÉ DE LIÈGE . FAICTE l'aN MIL
CCCC LXXVII, LE 19 AVRIL.
Protestation.
Sabmedi xix« jour du moix d'apvril l'an XIIIIc LXXVII , à l'eur de ix heu-
res de matin ou environ , fut , en la présence de plussieurs de messieurs des
• Apostille : « Déclarent ces supplians ledit
» article plus amplement et overtemeot pour,
> par Tadvis de son conseil et de messeigneurs
» de ses estas, y donneir tele provision qu'il ap-
» parliendra par raison. •>
2 Apostille : « Sur lesquels articles ensi ac-
» cordeis , mondit seigneur n'entent aucunement
» préjudiciier à sa haulteur et seignorie ne au
» contenu de la sentence donnée à son proffit et
» de son église par notre saint père le pape ,
s mais icelle entretenir selon sa fourme et te-
:'^
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636
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
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I :
trois estais des pays de Liège el de Looz , assemblez et aggrëgez ou vénérable
chapitre de Liège , leute de mot à mot la sentence apostolicque , donnée et
proniincée à Rome, par nostre-sainl père Paulus, pape second, entre révé-
rend père en Dieu, hault et puissant prince raons^ Louys de Bourbon , éves-
quede Liège, et ses subjets, laquelle estoit en latin, el pour ceste cause fut
la plus parle du contenu en icelle dèclairé en français , par messeigneurs là-
prèsens ^ , tellement que l'efiFect des poincis , dont pouvoil sourdre diffèrent ,
fut assez entendu , et ce fait incontinent el sans dèlay , assavoir : à l'heure de
diex heures dudiljour , immédiat lesdils députez se transportarent pardevant
mons"^ en son palaix èpiscopale , el là-endroit , ceulx de la cité firent prières
et supplications bien humbles à mondil seigneur , que pour les causes el rai-
sons par eulx humblement remonstrées, elaffin qu'on peusl de tant mieulx,
el d'un commun accord pourveoir aux affaires du pays, le plaisir de mondit
seigneur fusl accorder el consentir qu'en sadicle cité peuissenl eslre faicU
choisis et esleus maislres et jurez , etc. El tout semblablement fut prié et
supplié, pour la parle du vénérable chapitre parles présens à ce, ensemble
par messire Guillaume d'Arenbergh, et par autres messieurs les nobles, par les
bailly et gens du conseil el autres, tant des bonnes villes, que desdils estais en
général. Ouyes lesquelles supplications , mondil seigneur fil plusieurs belles
el grandes remonstrances dèclaratoires des causes el raisons, pour lesquelles
les inconvéniens el guerres passées estoienl survenues , affin que provision y
fuisse mise pour le temps futur, déclarant que tout son désir esloit de vivre
en paix avec son peuple se à lui lenoil. Et si protesta par exprès de rien voul-
loir accorder , rendre ou consentir au préjudice de ladite sentence apostolic-
que, ne au contraire du contenu de ce que lui pouvoil eslre adjugé par icelle.
Et moyennant ce et non aullrement, mondit seigneur rendit el accorda aus-
dits supplians congié, pouvoir, licence etauclorilé, de faire, choisir el eslir
lesdils maislres el jurez, sauve tousjours, comme dit est, ladite sentence
laquelle il désiroit et dèclaroit volloir eslre inviolablement observée el gardée,
par tous ses subgets prèsens et futurs, ce que lesdils de la cité acceptarenl,
rendans grandes grâces el promettans ainsi le faire et observer, et eslre bons
▼raies et loyaulx subjecls. Et mondil seigneur leur promist, s'ainsi le faisoienl,
eslre bon et léal seigneur. El commanda mondil seigneur eslre faicle desdites
* Voycx ci-dessous p. 639.
protestations note pour le temps futur. Présens à tout ce que dit est pour
la parle de la vénérable église Jean de Humières . doyen el prèvosl de Fosses ,
maislre Herman d'Odeur , chancellier archidiacre de Famenne el prèvosl de
Sainl-Denys, messire Arnoul de Hamal , seigneur de Werfezées , chantre
prèvosl de Sainl-Pol, messire Godenoul d'Odeur, escolaslre el prévost de
Saint-Piere de Liège, maislre Jean de Chesne , tous chanoines de Liège ; pour
la parte de messieurs les nobles, messire Guilleame d'Arenberch, seig»^ d'Ay-
gremonlet de Seraing-le-Chasteau , ad voué de Hesbaing, messire Arnoul de
Corswareme , seigneur de Nyel , messire Guilleame , seig^ de Horion , cheva-
liers, Joesse de Coelen, seig^ de Duras, messire Quinlin de Thuyn, oussi
chevalier. Et pour la parte des autres en général , messire Jacques de Moreal-
mez, seigr de Landellins et de Marchenhoven , eschevin de Liège, messire
Jean de la Boverie, chevalier, Gérard Toullel, Joris d'Orvaux, avec autre
grand nombre de notables gens el bons bourgeoix. Ainsi subsigné : Desquelles
remonstrances el protestations mondit seigneur commanda par exprès eslre
faicle nolle à moy J. de Platea.
MS. de la bibl. de l'université de Liège , n» 188 , p. 175.
LXXII.
DONATIO PENSIONIS PER LUDOVICUM BORBONiUM FACTA , DIE 30 APRILIS 1477 , IN
FAVOREM MATHIAE DE CANES.
In nomine Domini Amen. Per hoc praesens publicum instrumentum cunc-
tis pateal evidenter, quod anno a nalivitale ejusdem Domini millesimo qua-
dringentesirao sepluagesimo septimo, indiclione décima, mensis apriHs die
ultima , hora décima ante meridiem aul circiler , ponlificalus sanctissimi in
Christo palris el domini nostri domini Sixti , divina providenlia papae quarti ,
anno sexto , reverendissimus in Christo pater el dominus nosler dominus
Ludovicus de Bourbon, Dei et aposlolicae sedis gratia episcopus Leodiensis,
in mei nolarii publici et lestium subscriptorum , ad hoc vocatorum spe-
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638
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
639
cialiter et rogatorum , praesentia^ personaliter conslitulus uoii vi , melu
dolo aul aliqua sinislra machiiiatione iiiductus aul seductus, sed sua libéra
et sponianea voluntalcac ex certa sua scientia et animo praemeditato , atque
in recompensam plurium serviliorum, sibi per venerabilein quoodam do-
mioum et ma(jistrum Richardum de Tronciilon , utriusque juris dum vi-
▼eret doetorera, canonicum Leodienseiu et ejus Bdelem consiliarium, ileratis
yicibus fideliter inipensorum * , dédit pure et simpliciter et donavil ac as-
siguavit honesto viro et discrète domino Malhiae de Canes, presbytero
Senonensis dioecesis , fralri dum viveret naturali et legitinio antefati quon-
dam domini et ma^rislri Richardi , quinquaginla florenos renenses , com-
munes mercatoriales , viginti scilicet sluferis Bur^roudiae communibus pro
quolibet eorumdem florenorum computatis , per eumdem dominum Mathiam
annis singulis, quamdiu vixerit et non ultra, de et ex illis non nullis cen-
tura florenis rbenensibus annui et haereditarii redimibilis census seu red-
ditus per dictum quondam dominum et majjistrum Richardum, dum adhuc
viveret , erga religiosos ac reverendum palrem dominum abbalem et con-
ventum monasterii sancti Trudonis dictae Leodiensis dioecesis emplis et
sibi acquisitis, et pro nunc sibi reverendissimo in Christo patri et domino
nostro domino episcopo Leodiensi competenlibus, et debitis infia primum
diem mensis augusti , et primum diem mensis februarii cujusiibet annoruni
hujusmodi medietatem habendis, percipiendis et levandis : mandans expresse
et volens idem reverendissimus dominus noster episcopus , talismodi quin-
quaginta florenos rhenenses, eidem domino Mathiae praesenti et praemissa
acceptanti annis singulis et terminis praenarratis , illiusque procuratori seu
receptori , per eum ad praetaclos centum florenos rhenenses, ejus nomine
percipiendos et levandos constiluto, exsolvi realiter et deliberari , dolo et
fraude seclusis. Super quibus praemissis omnibus et singulis antefati re-
verendissimus dominus noster dominus Ludovicus episcopus, et dominus
' Richartliis de Tronciilon , dioecesis Senonen-
sis presbyler , a consiliis academiae Lovaniensis
jam inde ab inilio anni 1450, anno autem 1454
consiliarius sanctioris consilii Philippi Boni, du-
cis Burgundiae , juris utriusque licentiatus, erat
anno 1463 canonicus Leodiensis, et Ludovici
Borbooii vicarius generalis iu spiritualibus et
temporalibus. Anno 1471 die 15 octobris laa-
ream doctoraleoi in utroque jure Lovanii sus-
cepit , cui soleoinitali interluit Ludovicus Bor-
bonius. Ricbanlum a Wilhelmo Arenbergio ,
anno 1474 misère accisum l'uisse, narrât Johan-
nés de Lo», supra p. 71, Cfr. Cbapeafille,
ton. III , p. 189.
Mathias , et quaevis ipsorum pro se ipsis a me notario publico infra scripto
fîeripetiveruntinstrumentumunum publicum sive plura publica instrumenta.
archives de la province de Liège, registre de l'ancientie
cathédrale de Saint- Lambert , n" 111 f^ 51 verso.
LXXIII.
MISE EN GARDE DE LOIS DE LA BULLE DE PAUL H , DU ^3 DÉCEMBRE 1465 , FAITE
LE 24 MAI 1477 ».
L'an de la nativité Nostre-Seigneur Jhésu-Crist mil IIII'^ LXXVII , le nuyt
du chincquemme qui fut le xxiiii^ jour de may -, fut la sentence de nostre
très-saint père le pape , qui estoit translatée de latin ^ en franchoix mise en le
warde de nous , les esquevins de Liège , par mons»^ Guilleame d'Arenberch ,
seigneur d'Aigremont et de Seraing-le-Chestia , voeit de Hesbaing , chevalier,
souvrain mayeur de Liège , à la requeste de messire Jehan , seigneur de la
Vaul , chevalier, et Henri de Hemmericourt, maistres d'hosteil de notredit
très-redoublè seigneur, ayant carge de part la grâce de noslredit très-re-
doubtè seigneur de ce faire fère , comme ilz nous exposarent , et de laquele
sentence , ensi que translatée estoit et apportée pardevant nous , comme dit
est , le tenure s'ensiet cy-endroit :
Copie de la sentence apo8tolicqu£ , pronuncic à Rome par le pape Paulus II,
sur les différenê lors estons entre monseigneur Loi/s de Bourbon ^ e'vesque de
Liège, et ses subjectz, traduicte de latin en franchoix.
« Paclus episcopus, servus servorum Dei, a chose de perpètuele mémoire.
La solicitude et curre pastorale, divinement à nous sur touttes nation de peuple
* Voyez de Gerlache , p. 166. vin» esté reslabli, comme on trouvera en re-
2 On lit au bas de la page : « Nota que ad cely gistrc authentike sour c iiii" et ung foillus. »
miesine jour avoir le siège des mayeur et esche- ^ Voyez le texte original, p. 54â.
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ANALECTA LEODIENSIA.
cristien injoincte, iiousconstiaintà vilierpour le salul des fidèles , affin déyiler
leurs p<:.r,lz et osier les escandies. Comme la dure commotion des Irès-priefz
differens et divisions entre noz ehiers filz Loys, esleu de Liège d'une part et
les maislres , citoyens , eschevins , bourgmaistres , recteurs jurez , et les com-
munes de la cité de Liège, des villes de Tongres et de Saintron, pays de
L.ege, avec ceulx de Loz-le-Chasteau , Hassell, Beringen, Eyck, StLkem ,
Brede , Herck, de la conté de Loz , ensamble daultres lieux à eulx prochains
avec tous et smguliers leurs consors , en ce différent daultre , euisscnt si sou-
vent esme» et puUé le couraige de très-eureuse rccordation, Pius, pape le
second , nostre prédécesseur, que , pour pluseurs et divers excès ausdits lieux
perpètres, Imlerdicl euist èsditecité, villes et lieux, par ordinaire auetorité
<Jud.t esleu premièrement et successivement par laposlolicque esté mis et
par aulcun tamps observé, et duquel interdict apostolicque fut appelle audit
».egeaposlol.cque; icelluy prédécesseur, non immémoralif quelz discrimes
les discordes engenrées entre les princes et subjectz euisscnt aporté , et con-
voitant pourveoir que ladite cité de Liège et pais fuissent par appaisente-
ment desdits differens duictes et heureusement régées, de toutte miysance
préservées, et que accroisire et piouffiler puissent en leurs désirs , euist envoyé
chier filz Pierre , esleu de Thirasonne , audileur pour lors des causes du pal-
lais apostolicque , de la foy et probité duquel très-fort se confioit et non sans
"rJ.L'îrl'rtie,''' «»"'«' «ffin de sïnformer, et de tant qu'il |H)ulroit complaner et rester la-
dites discordes et differens, et relaxer ledit interdict, soubz certaines manières
et formes par ledit prédécesseur à luy données en certaines instructions
soubz lannel du piscaleur, ou auUremcnt pour oyr et référer la cause en
justice. Et combien que ledit Pierre efforcé se soit premièrement de induire
et esroovoir par moyens divers lesdiles partyes à condition et transquilité de
paix , toutesfois pour les turbations et empêchemens du mauvaiz séminateur
'"r™'u':^U*t;'l'' <<i*corde, annemi de l'umain linaige, riens n'a poullu prouffiler, ains a
r.r... convenu les causes desdites dissenlions tiaicter au pais par vray pois et ba-
lance. En quoy comme tout les maislres de la cité, eschevins , burgmaistres ,
gouverneurs jurez , comme les communaultez et aullres susdits consors dudit
";«'.%;"TitC P'"''*^^* ' *"''""*«« ft'issent, tant par lettres comme par juremens , à la juridic-
tion du siège apostolicque , ils obtinrent ledit interdict estre relaxé avec abso-
'°or;l?"l:,tfïS'""°" *•«» ««"'"■•^ ecclésiasticques , desquelles ilz estoienl entrelachiés. Les-
«..„„. quelles choses ainsi faicte», ledit Pierre , esleu de Tirasonne , oy judiciarement
ANALECTA LEODIENSIA.
641
instruit.
ment terme fut pré-
cité aux partyesi pour
par vertu de sa commission la cause entre lesdict parties , et si instruisi le pro-
cès, et puis après observation tant des termes substantiaulx comme daultres
occurens et singulièrement des nécessaires , selloncq la nature de ladite cause,
observé ce qui faisoit à observer par lesdiles partyes, et le tout deutement ins- comment ic procè» fui
Iruit par ledit Pierre, esleu , icelny Pierre esleu, la cause desattemptas pour
la part dudit Loys esleu iniroduicte pardevant luy premièrement et au pays
sententialement et deutement terminée, préfixa certain terme péremptoireaus-
diles partyes, ou vraysemblablement à leurs procureurs ou sindicques, pour
comparoir à Rome, avec mandement. souffissant, ou là la court de Rome seroitcom
pour le temps, pardevant le pontifical de Rome ou pardevant tel ou telz à qui comparoiriRomc'
ou ausqueiz icelluy pontificat coinmetleroit l'expédition et adujinistration de
la justice d'icelle.
» Et puis après ce que ledit Pius avoil payé comme il plaisoil à Dieu le cours
de nature, et nous estons par le disposition divine acceptez à la souveraineté
apostolicque, ledit Pierre esleu , avec ledit procès instruit, et oiissy les ora-
teurs desdicles partyes , relournans pardevers nous , au terme qui préfixé leur
estoit par ledit I*ierre esleu , et iceulx d'une part el daultre plainement oys
et bien entendus, différammes l'expédition de ladite cause par noz lettres apos-
tolicques , sur espérance de bonne concorde , pour quatre mois , injoindanl ce du <idiay de qu.ire
i,.j. . , »,'.,. mois .<ur espérance de
nonobstant ausdites partyes, que se accorder ne se pooyent dedens ledicte concorde.
terme, icelluy passé, ilz comparussent par leurs procureurs lég^itimement
constitués vers le siège apostolicque, affin de faire ladite concorde, ou se
faire ne se pooit , pour ladite cause eî procès continuer et totalement finer.
Cerliftiant icelles que ledit terme passé et nonobstant leur absence, nous, à
la pétition et instance de la partye comparant et justice demandant, procé-
drions, justice devant mise en ladicte cause et procès jusques à ladite sen-
tence oyr, admonestant iceulx par nosdites lettres, et les citant, décernant
et déclarant nulle autre de ce jour en avant citation ou monition estre né-
cessaire. Et ce nonobstant, deffendimes ausdites partyes sur payne d'excom- Inllibilionfaiclcauxpa^-
«• «I» •• n-ii- !• •11/». Il" tvcs de non altemptcr
munication , anatliematisation , d mderdict et de cmcquante mille flonns d or s'urpaine , etc.
de la chambre à convertir au subside de nostre foy à l'encontre des infidèles,
que nulle desdites partyes présumast aulcune chose attempter à préjudice de
l'autre, et se aultrement se faisoit, nous décernions dès maintenant ce de nulle
valleur, ainsi qu'il est plus au plain contenu en certaines noz lettres pour lors
envoyés ou consistoire secret de noz vénérables frères les cardinaulx de la
81
I»
64J
ANALECTA LEODIENSIA.
Touchant l'intrus.
sainte église romaine, aux orateurs desdiles parlyes, bailliez en la présence
de nous et d'aulcuns channones de Liège , messagiers envoyés pour la part du
clergié de Liège. Toulesfois pour ce que informé nous sommes par relation
digne de foy et que l'évidence du fait le démonstre , lesdiU maistres de la
cité, eschevins, bourgmaislres , gouverneurs, jurez et communaultez et les
aultres desusdits consors de ladite cause, après Tacceptation dudit mande-
Le. prom««M non ob- ment , Hc Tont point observé, laquelle chose leurs orateurs avoient promis,
ains contempnés par iceulx les manderaens apostolicques, et les juremens de
droict négligez , avec ce aultres pluseurs excès énormes et reprouchables par
^Tu7é!L"eTa*ciié'^"'®"'' commis, ont leur propre prince et pasteur exclus de la cité de Liège, et
par leur propre ouitrecuidance , ung aultre gouverneur, de la cécité duquel
ilz se sont aveuglez , évocqué et accepté ; et pourtant après ledit terme passé,
et lesdits maistres de la cité, eschevins, bourgmaistres , gouverneurs jurez
et communaultez avec leurs consors audit procès non comparans, ne par eulx
ne par leurs procureurs, ainsi que injoinctieur avoit esté, et touttes noz mo-
nitions proufHtables postposées, que pas ne cuidions, combien que de droit
nous euissions poulu procéder en ladite cause et administrer justice aux par-
lyes, en suywant Tordre de droit, véues par espècial les urgentes suplications
et instantes requestes, qui faicles nous en estoyent par foiz diverses, pour la
part dudit esleu , en la présence de nosdits frères les cardinaulx de la sainte
église romaine , considérée oussy la diligente relation qui faicte nous estoit
des mérittes de laditle cause par ledit esleu de Tirasonne, toutesfois nous,
lepape retar-ensuyvvans la manière du père pitoyable, prolongàmes ledit jugement plus
tcncepourauitresqua- longuement , atcudans lesdits maistres de la cité, eschevins, bourgmaistres,
gouverneurs, jurez, et communaultez, et lesdits aultres consors dudit procès
ou leurs procureurs, pour aultres quatre mois et plus. JVlais considérant main-
tenant que ceste grande dilation tendroit à dommaige , et que par aultre
atenle plus grande hardièce et contemptdu siège apostolicque accroisl, pen-
sansen après que, tant par Tappellation et submission desdites partyes, comme
oussy par la préfixion des termes, par ledit Pière esleu accordez et par nous
proroguez, et par plusieurs aultres manières , la congnoissance et décision des-
se fut dites causes est, et non imméritoiremenl, dévolue à nous et au siéfje apos-
; «pos- .
tolicque ; pour ce pensant meurement et révolvant deutement lesdites soUemnes
citations faicles lanl par nostre audience des contredictes , comme aussy par
deux de noz couriers publicquement ou pallais apostolicque , combien que
Comment
da doo
Comment la eau
dévolue au siège
tolHjue.
ANALECTA LEODIENSL^.
643
pas nécessaire ne fuist, mais affin que de plus en plus la contumace des ab-
sens fuist dépréhensée , récolligées oussy les mérites desdites causes , et toutes
les singulières choses que en icelles avoient esté faictes et maturéement dé-
duictes par lesdites parlyes , tant devant ledit Pière esleu que de Pius aultre-
ment, et observé tout ce que oporlunément faisoil de observer, en nom de
Dieu , pugnissant seloncq l'apostle contumace . du consentement de nosdits
frères . affin que nostre jugement procède de la face de Dieu , avons ordonné ,
de nostre certaine science, procéder à ceste nostre irrévocable et perpétuelment
vaillable sentence, laquelle en contumace desdites citez , nous à ce dignement
excoriez de justice, hors portans et en la manière qui s'ensieult, pronon-
chons et publions :
Sentence.
» Le nom de Dieu invoccpié, nous séans en tribunal, ayans Dieu seul de-
vant les yeulx, par ceste nostre sentence diffinitive, laquelle hors portons,
du conseil de nosdits frères les cardinaulx de la sainte égliese romaine , pro-
nunchons . décernons et déclarons en cest escript la vraye , plaine et totalle sei- La seigneurie dun rves-
.... . . ,. , " ,. que deLIf-ge.
gnourie et junsdiclion , tant en spiritualité comme en temporalité, avec le
pur et juxt impir, par la cité de Liège et villes de Saintron, de Hasselt , de
Loz-le-Chasteau, Beringhen, Eyck, Slockem, Brede, Bilsen, Tongres, Herck,
et aultres lieux de toulte la conté de Loz et pays de Liège , l'institution des
mayeurs et eschevins et de tous aultres officiers de la jurisdiction temporele à
ung évesque ou esleu de Liège pour le tamps , et présentement à Loys de
Bourbon , moderne esleu confermé, et à l'église de Liège aparlenir, avoir ap-
partenu et devoir appartenir, et que ladite cité pais de Liège et conté de Loz
susdits sont soubz la domination et jurisdiction spirituele et temporele de 1 e-
vesque pour le tamps ou de l'esleu d'icelle égliese, et sont subjectz à iceulx, elLespaïs de Liégcti d<
... , !• 1 > I J- Loz sontsubjecis à un
touttes et singuliers icelles choses audit esleu et ses successeurs a ladite évesque.
égliese devoir estre adjugiés, et adjugons, et que ne aux maistres de la cité ,
gouverneurs, jurez, conseliers, et commissaires quelconques, ne à loulle la
communaulté de la cité de Liège, bourgmaistres, eschevins, gouverneurs,
jurez et conseil desdites villes et lieux adversaires , tant communément comme
diviséement, comme telz, nul droict et èsdites dominations, impirs et institu-
tions ou à eux compéler ou avoir compété, et les exactions et promissions des
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644
ANALECTA LEODIENSIA.
prébendes à vacquer à lenlrée dudit esleii à la cité, la cloulurc des portes
d'icelle cité, les injures, inhibitions, comminations, et commandemens sur
^'f^t^^l^^iZ ^^"^^ ^^ l'iudijjnation , aussy d'escripre en leste aux officiers de la jurisdicCion
de ind,gn.i.oa leinporeic et spirituele ou aux serviteurs ou subjectz dudit esleu, les bannition»
ou aulbaniestés des procureurs , advocatz et daultres procédans en la court
Pour u court ecci.;.«s- ecclésiastique, la cognition des causes à ladite court ecclésiasticque apparte-
nantes, les incarcérations des appariteurs ou exécuteurs dicelle, percussions
el coactions de renoncher aux exécutions des lettres et inandemens, et les dé-
tentions et carcérations d'icelles , les congréjjations et séquelles du peuple ou
pallais contre les ofHciaulx ou Fiscaulx et serviteurs dudit esleu, et contre les
procurans révocation de leur condampnation , les compulsions à lesnioingner
contre les fiscaulx et officiers, les proclamations de faire doléances d'iceux au
peuple, privations des officiers et personnes de ladite court, proclamations et
taxations de [)aines , exactions de non payans , relégations et venditions de
leurs biens, reboutemens des commissaires dudit esleu; compulsions à dé-
Pouri anneau du paUis laisscr Ic jugcment dc l'aïuieau , bannitions des officiers et serviteurs quelcon-
ques dudit esleu , compris es actes d'icelle cause ; les albainniestés d'iceulx , el
de Tespeuse Alixandre Berart comme d'ordre de droict non gardé; nulles dé-
De non abaue le, mei- molitious dc maisous ct d'édificcs ; spoliations des biens quelconques avec vas-
"ïe^rbYeHereVur^^''*^"''' mouopolcs , iulerdict de mestiers, congrégations des trois estas ou
membres de pays contre Testât de Tesleu ou de l'évesque pour le tamps ou
contre sa voulenté, les invasions contre les subjectz dudit esleu ; les captiva-
lions el proclamations d'iceulx; les inhibitions au péron ; intrusions des féo-
daulx el exclusion des vrays vassaulx ; l'élévation de colompne ^ ; concessions
^%1^nZr:^\>2Z ^^ P»»v>'%es, de ségurelés ou saulfconduis contre les volentés dudit esleu ou
•*"^* tle l'évesque estans pour le tamps ; les romptures des prisons et éductions des
De, bourgcoi.affor.n». emprisonnés; les réceptions des afiForains en borgois contre l'inhibition de
I esleu ou de l'évesque pour le tamps ; impositions el exactions de tailles es
subjectz dudil esleu contre la voulenté d'icelluy; les élections des officiers de
la cité par dons et prières ; usurpations el occupations de biens apparlenans
aux subjectz dudit esleu comme confisqués; l'appropriation des deniers, des
paines , amendes el exactions ; les exlorcions , dampnificalions et de loulles
aui por- aullres manières , usurpations , nominations et sustentations de massiers el les
Contre ceulx
toieat niasses
' Ici se trouve en marge : « Nota pour le péroii des Sars.
ANALECTA LEODIENSIA.
64o
invasions d'iceulx, alligalions aux arbres, immersions es yauwes, intrusions
es prisons , détentions , vuluérations , effractions , combustions de maisons ,
iarcérations de lettres et registres des excomminiez, les combustions el con-
fractions des repositoires des choses sacrées , les érections de jugemens el con-
sistoires par faintise, les érections des officiers appartenans audit évesque ou contre ceuix qui sedi-
I ■ •.• f ' j • • . t 1-%- /-<• soient nouveaulxiiro-
esleu, les commmations pour hure admmislrer le corps de ^ostre-Selgneur cure«rs.
aux excomminiez et que les excomminiez ne fuissent dénunciés ou évitez,
les ligalions ou instalations es lieux publicques de ceulx èsquels ilz n'avoienl
jurisdiction aulcune , les conspirations et exhortations contre la jurisdiction
ecclésiastique el des officiers d'icelle, colligations entre eulx et avec aultres a
rencontre de l'eslat de leur évesque ou esleu , ou à l'enconlre de sa voulenté ;
les réquisitions affin que le clergié prophanast l'inlerdict ; les extensions et
érections de banières el partir hors avec icelles en armes contre la voulenté Touchant Louier hors
de leur seigneur, les convocations des nobles et inhabitans du pais, et com-
minations qu'ilz se partissent en armes , avec les compulsions de ceulx qui
n'y alloient, affin qu'ilz contribuassent pour les despens, et les inductions au
chapitre de Liège, affin de requérir ledit esleu d'aller avec eulx en armes ou La cité ne doiit et «e
1 .-. ■ ]• Il i.-i^ I .11 peult constraind. leur
de souslituer aulcun en son heu, ou de luy sousbtraire les fruys de sa table seigneur daiier en ar-
par sesdils adversaires el complices dudit procès, tant communément comme
divisement , se ce il ne faisoil.
» Et au sourplus, lousel singuliers les aullres empêchemenspar lesdils ad-
versaires ou leurs consors el massiers en ladite cause ou causes et lesdils nou-
veaulx procureurs , tant communément comme divisement, à l'enconlre dudit
esleu, église et clergié de Liège et de leur jurisdiction ecclésiastique et sécu-
lière , ensamble dudil pur et juxte impir el ecclésiasticque liberté , en l'offense
dudit esleu el des siens el en leur injure et desplaisance es choses présédentes,
el semblablement puis el contre les inhibitions el réintégrations susdites,
ledit procès pendant , et dont mention est faicte es actes des innovations et
alemptas, eslreetavoir esté téméraires , illicites, inicques, indeues et injustes, comment les atiemptas
el témérairement, illicitement , iniquement, indeuement el injustement et ^""^ ^c arc* mjuste
de fait présumé et présumées, el non appartenir ne avoir appartenu, ne
avoir esté licite ausdits adversaires, communément ne divisement ce pooir
faire. Et que toutes lesdites el singulières choses, ainsi quedéduictes sont ès-
dicles actes , de fait perpétrées et commises se doievent révocquer , casser ,
irriter el adnuller et estre remises au premir estai, et que tout ce que par ci-
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646
ANALECTA LEODIENSIA.
devant a par eux ou aulcun d'eulx esté, comment que ce soit, extors et in-
justement exactionné, sont à remettre, réparer, restituer et réintégrer Et les
''~iur«^;:r'^-'"^^«*^^"«"**^ ^«'^^^"^^ •••••l«"s. annulions, réduisons, réparons, réintégrons
et mandons esJre restitué, et au surplus audit esleu par lesdits adversaires et
leurs consors, adhérens et complices èsdi les choses , tant communéemenl
^'eZ^Sr„=!^«"'"^^ diviséemenl, par ce que dit est, avoir esïé faicte énorme injure en
moult de manières , et ledit esleu et les siens avoir soustenu et soustenir moult
de domaiges de despenset d'intérest, et lesdits adversaires et leur complices
communément et divisement devoir estre pour ce condampnés et cons-
trains. Et les condampnons satisfaire condignement et payer audit esleu des-
'^^ïïrtT:,'"''*'^' violences, offences, dommaiges et inlérest par ledit esleu souffertes . en
tTrj/r«.,'!"'""*"'«"^"y^^"^ ^^ ^^'«"^ l'extimation et modération par nous dessus a faire, et les
y condampnons et constraingnons , et lesdits adversaires leur complices , la
cité, communaultez et lieux dessusdits, avoir incouru respectivement excom-
Con,ie.n,nat.o„.„,ce„-munication ct intcrdicl avec les aultres sentences, censures et paines ecclé-
siasticques pronunchées par les status provinchiaulx et sinodaulx pour ce fais
contre les perpétrans telles et semblables choses, lesquelles oussy ilz ont in-
couru par les inhibitions de Pière de Thirasonne et par lettres concédées de
par nous; et avec ce , devoir estre déclarés et déclarons lesdils burgmaislres.
communaultez de Liège, et aullres leurs consors avoir incourru dampnable-
"•^Lbre". "tToL'e!! ""^"^ ^" '^ P^'"^ ^^ cincquante mil florins d'or de chambre, contenue en
Kneurici„,,».ntea.inosdites Icttrcs , cl icclle dcvoir estre convertie en subside de la foy à ren-
contre des Turcs, et iceulx estre pour telz dénunciés par tous crisliens , et les
mandons devoir estre publicquemenl évitez et dénonchiés. Et mandons estre
'"X;!"::;';:"'::! ^^^^'^^ ^ j"'^"^^ ^ ^*^ q" »• '«« «"'•««t révocqué , obéy et satisfait par effect , les
»o«uonde, .«en.p- oppositions , molcstatious , vcxatious , perturbatious . inquiétations. dénéga-
tions , récusations à faiie ladite amende et de cesser desdils excès, injures et
intromissions desdites jurisdictions et aultres avanldites , avec tous empéche-
mens audit esleu et de son église de Liège contre sa personne et des siens, et con-
trelesjurisdictionsetempierssusdits et complices par lesdevantdilsadversaires.
leurs consors et complices es choses dictes et endroit eulx faiz et commis, corn
ment que ce soit , avoir semblablement esté et estre téméraires , illicites, ini-
ques, injustes et présumées de fait : imposons . comme imposer se doit, ausdits
adversaires, leurs consors et adhérens communément el divisement sur iceulx
respectivement, et oussy aux exactions desdiles promissions, coactions , ex-
ANALECTA LEODIEINSIA.
647
torsions, proclamations, bannitions, aulbanniestés, invasions, comminations.
détentions, condempnations, privations, inhibitions, expulsions, démoli-
tions, exactions, monopolles, confédérations, conspirations, intromissions
desdites jurisdictions et irapirs et usurpations devauldites, perpétuele silence ;
condampnant iceulx devoir estre conslrains auxdespens faiz, comment que ce
soit, puis le commenchement dudit procès en ladite cause et à l'occasion d'i-
celluy, ausquelx nous les condampnons et constraindons , et la manière de
satisfaire ladite amende avec Textimalion des dommaiges , intéresl et injures,
ensamble la modération et taxation desdespens , réservons à nous pour le lamps
futur. Mais par ledit adjudication faicte audit esleu ou évesque pour le tamps
de l'universele seignourie n'enlendons préjudicier au droict de la seignourie
de l'abbé de Saintron , en la ville de Sainlron; ne préjudicier au droict des
aultres églises ou nobles dudit pays de Liège.
» Item , n'entendons préjudicier à la modification de la court spirituelle de
Liège, sur la réformation des officiers de ladite court et des archidiacres de
la cité et diocèse de Liège , faicte par bonne mémoire Adulph de la Marche,
jadis évesque de Liège. Ne semblablement entendons préjudicier à la paix de
Tongres, quant aux membres des fiscaulx et l'exercice de leur office. Mais les
aultres articles déduis et spécifiés es actes d'une partel d'aullre, pour cer-
taines causes légitimes mouvantes à ce nostre couraige, ne décidons quant
à présent, différans el à nous réservans la décision et détermination d'iceulx
jusques à ung aullre tamps. Et sur ce que, pour la part de la communaulté
de Liège et de leurs adhérans, estdéduictès actes de ladite cause, toutes et
quantes foiz que pour la part de la cité et de leursdits adhérens serons légiti-
mement requis, nous à l'aide de Dieu administrons justice. N'aparliègne donc-
ques à quelconcque homme ceste paige de nostre promulgation, pronuntia-
tion, constitution, déclaration, adjudication, révocation, cassation, irritation,
annullation, réduction, réparation, réintégration, de mandement, de con-
dempnalion, compulsion , imposition, coaclion, réservation et intention, in-
fraindre ou de hardiesse téméraire aller encontre et se aulcun présume ce at-
lempter, sache soy devoir incourir l'indignation du tout-puissant Dieu et de ses
begnoitz apostres Pière etPol. Donné à Rome, à saincte Marie Majour , l'an de
l'incarnation Noslre-Seigneurmil quatre cens soixante-cincq, les x« kalende de
janvier, de nostre pontificat l'an second. —Ainsi signé : Jo. de Tartarinù. »
Archives de la province de Liège , grand greffe des échevins ,
registre n" 250 , case \Z'.
Le ]>a|ip condamne les
subjccts de monsei-
gneur aux despens du
procès.
La faxation des despcns
est réservce au pape.
Réservation pour l'abbé
deSaintron etdex égli-
ses et nobles du pais.
Le pape réserve les re-
formations de l'éves-
que Adulphe et la paix
de Tongre.
! :t! 1
n.
r.48 ANALECTA LEODIENSIA.
LXXIV.
TRANSPORT d'uNE MAISON FAIT PAR LE CHANCELIER DE BRABANT AIX FRÈRES HAUWEAL, IN
DATE DU !29 DÉCEMBRE 1468.
In nomine Domini Amen. Tenore praesentis piiblici inslriimcnti cunctis
palealevidenter, quod anno a nativitate Domini millesimo quadringentesimo
sexa(Tesimo octave, indictione prima, mensis decembris die vicesima nona ,
hora primae vel circiter, pontiBcatiis sanclissinii in Clirislo paliis et domini
nostri domini Paiili , divina providentia luijus nominis papae secundi, anno
ejus quarto, in mei notarii publiai ac testium subscriptorum , ad hoc voca-
torum specialiter et vocalorum, praesenlia , personaliter conslilulis honora-
libus et circumspeclis viris Petro de Sanbrez, scutifero, tamquam procuratore
et factore, ut asseruil, nobilis et venerabilis viri domini Pelri , domini tem-
poralis dominii de Goux et de Wedeigraete , ac cancellarii illuslrissimi prin-
cipis domini Karoli ducis Bur^^undiae, Brabantiae, etc. . et eo nomine et pro
ipso ex una , nec non Malhia et Johanne dictis Hauweal , civibus Leodiensi-
bus , fratribus, conjuncta manu subscripta procurantium, ex alia parti-
bus; jam dictae partes nominibus quibus supra, ibidem expresse dixerunt et
exposuerunt in eflFectu qualiter illustrissimus dominus , dominus Karolus, dux
Burgundiae, Lottringiae, Brabantiae, Lymburgiae , etc., certas domos,
census et redditus, bona mobilia et immobilia certorum civium et inhabi-
tantium civitalis et etiam patriae Leodiensis, sibi conBscata et ad eum per
triumphum in conflictu nuper apud viliam de Bruestem habitum rite devo-
luta et retenta, et praesertim domum domustadium in civitate praetacta in
noYO vico * civitatis Leodiensis sitam , nec non onmia et singula bona mobilia
et immobilia, videlicet census, redditus, capones et emolumenta ad quondam
Henricum Sordel, civem, dum vixit, Leodiensem, spectantia, praefato nobili
domino Petro ^ suo cancellario ex causa contulit et donatione simplici dédit,
per eumdem dominum Petrura cancellarium perpétue habenda, lenenda ,
* /» IVovo Fico, dans la rue de Neuvice.
ANALECTA LEODIENSIA.
649
possidenda et perfruenda , ipsum dominum Petrum in illa tanquam in rem
suam constituens et inhaeredans ; quodque ob hoc et in vim praemissorum
ipsi Mathias et Johannes Hauweal. fratres, conjuncta manu, ut asseruerunt,
domum praetactam, ut prafertur, sitam, nec non omnia et singula bona mo-
bilia et immobilia, in quibuscumque locis existentia et reperienda, et quibus-
cumque nominibus censeantur, ad diclum quondam Henricum Sordel quo-
rumque et qualicumque modo spectantia , et ad eum quocumque modo et ex
quacumque causa devoluta et, ut praefertur, confiscata, juxta et secundum
formam et tenorem sententiae et appunctuamenti , nuper per praefatum il-
lustrem dominum ducem in palatio Leodiensi , in publico latorum et pro-
nuntiatorum, et in quibuscumque locis situanlur, erga praefatum Petrum,
factorem praedicli domini Pétri cancellarii, id expresse confitentem, rede-
merunt, emerunt et acquisiverunt pro se et ad opus eorum pro summa tre-
centorum florenorum renensium auri , seu eorum vero valore , eidem domino
Petro cancellario, seu ejus vero et certo nuntio porlitori praesentium , in seu
infra festum beali Remigii confessons proxime futurum realiter exsolvendo-
rum et deliberandorum , proviso tamen et salvo , si praesens conlractus inter
praenominatas personas factus saepedicto domino Petto cancellario principali
modo praetacto non placuerit, quod tune idem dominus Petrus principalis
praefatis Mathiae et Johanni fratribus, emploribus seu redemptoribus , infra
unum mensem proxime futurum lejjitime scribet et significabit, et tune res
isU principalis manebit et stabil in eo stalu , que fuit ante contractum hu-
jusmodi, jam factum et initum absque dolo et fraude. Quibus promissis ex-
posilis et illis sic salvis permanentibus, saepedicli Mathias et Johannes, fratres,
conjunctim et pari manu , et quilibet eorum in solidum et pro toto , sponte '
libère et ex eorum certis, ut asseruerunt, scientiis, recognoverunt et reco-
{jnovit eorum quilibet, pro se et pro toto, sese fore obnoxios et obligatos ex
causa praetacta saepedicto domino Petro cancellario principali , licet absenti
tanquam praesenti, praesente tamen dicto Petro ejus factore et praemissa
acceptante, in manu mei notarii publici subscripti légitime stipulantis et reci-
pientis vice, loco et nomine omnium et singulorum, quorum interest seu in-
tererit in futurum, bona fide, loco juramenti solemnis , necnon sub poenis,
perditionis et amissionis corporum et bonorum suorum praesentium et fu-
turorum, praelibato domino Petro, cancellario , seu ejus vero et certo nuntio
porlitori praesentium, supratactos trecentos florenos renenses auri seu eo-
■«■; ;
3[
À
m
630 AISALECTA LEODIEINSIA.
rumdem verum valorem, in seu infra praelaclura festum Sancli Remigii
proximefulurun,, tradere, nun.erare alque realiler exsolvere, se el bona sua
omnia et sin^jula, praeseutia el fulu.a, lam mobilia qua.n immob.l.a, ub.cum-
que locorum siluata el reperienda , el quibuscumque nouiinibus censeanlur,
pro praemissis, pro se suisque haeredibus et successoribus obli^antes et ypo-
thecaiiles El insu[>er proraiserunt dicli Malbias el Johannes emplores, ut
supra , contra praemissa nunquam facere vel venire per se aliuinve seu alios,
directe vel indirecte, publiée vel occulte , quovis quaesito ingenio vel colore ,
dolo et fraude in bis seclusis peuitus el seraolis, renunlianles ob hoc ipsi
Malbias et Johannes, fralres, emplores pro se suisque haered.bus el succes-
soribus, exceptioni dictorum bonorum non habitorum ex causa praelacta
non receptorum , non deliberalorum , sed spe futurae deliberalionis non sic
celebrali conlractus, aliterque fuisse dictum quam scriptum, el è contra nec-
non exceptioni doli, mali fori, fraudis, laesionis, circumvenlionis, actionis m
faclum , conditionis indebitae ob causam el sine causa , ob lurpem el mjusUm
causam eorura praesenlis publici instrumenti, seu ejus nolae etiam per mo-
dum aclorum omnique juris canonici et legum auxilio, omni appellationis
remedio, omnibus feriis et ferialis diebus messium el vmdemiarum mtro-
ductis et introducendis , etiam in honorem sanctorum el inducendis qum-
quennalibus et aliis dilalionibus quibuscumque, petilionibus et oblalionibus
libelli, et summarie petilionibus miserabilis beneficii , cessionibus bonorum,
privilefiio fori epislolae domini Adriani juris el facli, ignorandis omnibus pri-
^ilegiis, graliis, slalulis et consueludinibus aposlolicis imperialibus el rega-
libus et aliis quibuscumque concessis et concedendis tam ab homine quam
a jure, necnon omnibus el singulis aliis exceptionibus , juribus, defensio-
nibus et caviUalionibus quibuscumque . per quos effeclus praemissorum im-
pediri valeal quomodolibet vel difiFerri, aut se in posterum in aliquo juvare,
defendere vel tueri poterunt, et specialiler juri dicenli generalem renun-
liaUonem non valere, nisi praecesserit specialis, et generaliler omnibus aliis
exceptionibus, per quas praemissorum effeclus impediri valeal vel mfringi.
De et super quibus praemissis praelibatus Petrus de Sambrez, nomine quo
supra , sibi a me nolario publico infra scriplo , unum vel plura publicum seu
publica fieri peliit instrumenlum seu instrumenta, si opus fueril. Acta fue-
runl haec in choro venerabilis ecclesiae Leodiensis sub anno , indictione ,
mense, die, hora et ponlificalu praescripUs, praesentibus ibidem honorabi-
ANALECTA LEODïENSIA. 651
iZziZoZ T'"" ''""r '^ ^'"^^' ' p^^^^^^^'- '^-^'-- ^--sis ,
ienrnoTr 1 ' ""'"'' auclorilalibus necnon venerabilis curiae Leol
Îaem ttit^ ; ''T! ' '^"" '"'"""'^ ^™"''^"^ ^' ^'"H"'-^ ^um , sicut
earrfi H :r . T'^^T^ ""^^"^ Praenominalis'teslibusim'erfui,
Zu al eriurfir^ "' '" I-esens publicum instrumenlum
iTLnc p b icam fo^ "" ains occupato negoti.s, scrip.um , exinde confeci e
n hanc publ.cam formam redeg. , signoque meo quo apostolica auclorilate
sub cHp::;:r''" " ^^"^""'^^ '^^ '-^ P-pHa^mea Inu subsir
Jeh^fHlv^Ï' t ^"'' de janvier l'an mil IlUe soixante el huit « , Mathieu et
Jehan Haveal ^ frères , dénommé ou blanc de cesles, ont pavé comptant à
monseigneur de Goux et de Wedergraete , chevalier ;t chaLe li I lo
laform?d d" "^- ' T " ^"/''"^'^" '' '' ---' ~- -d't ^î^n"
a hvie, et de ce qui reste encores à paier à mondit seig. le chancellier sur
a somme contenue oudit blanc , ont lesdits frères baillié'obligation nouve le
laquel e avec ce présent instrument leur sera rendue comm'e acquittée en
archives générales du Boyaume , trésorerie de Brabant
t*ÏE VAN IIITCK, /t(M*C 31 à 38. '
' Alias 1469.
- //auweal.
il]
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l'f
652 ANALECTA LEODIENSIA,
LXXV.
LETTRE DE LOUIS DE BOURBON, ADRESSÉE LE 30 DÉCEMBRE 1470, AUX RECEVEURS DES
GABELLES EN FAVEUR DES DRAPIERS DE TONGRES.
ANALECTA LEODIENSIA.
653
avez fait en nostre ville de Sain-Trond , et ailleurs , et selon que voz instructions
le portent et contiennent plus à plain , sans y vouloir faire faulte , comment
qu'il soit. Très-chiers et bien amez , Nostre-Seigneur soit garde de vous. —
Escript en nostre chastel de Huy, le pénultimejour de décembre l'an LXX. —
Loi/8.
archives du royaume, trésorerie de Brabant , lave van
LDTCK, liasse 21 430.
De par l'évesque de Liège, duc de Buillon et conte de Looz.
Très-chiers et bien amez. De la part de noz bien amez les raanans et liabi-
tans de nostre ville de Tongres, nous a esté remonstré que jà-soit ce que la-
dite ville soit principalement fondé sur le fait de la draperie et que icelle dra-
perie soit l'un des principaulx entretinement de nostredite ville , en telle
manière qu'il n'est point possible que icelle se puisse remettre sus , ne estre
entretenue, ne aussi supporter les charges qu'elle a à supporter, sans avoir la-
dite draperie , néantmoins vous avez voulu et voulez asseoir gabelles en nos-
tredite ville de Tongres , aussi bien sur ladite drapperie que sur les autres
denrées et marchandises qui si vendent et distribuent, en nous requérant que
pour le bien de nostredite ville et de noz subgetz habilans d'icelle , et afin
qu'ilz puissent de tant mieulx fournir à mon très-honoré et redoubté seigneur
frère et cousin , monseigneur le duc de Bourgongne, les deniers qu'ilz lui doi-
vent, et à nous ceulx que semblablement ilz nous doivent chascun an, nous
leur vueillons sur ce pourveoir convenablement. Oye laquelle remonstrance,
nous avons icelle communiquée à nostre Irès-chier et féal cousin le seig» de
Humbercourt, lequel de sa part , ou nom de mondit seigneur frère et cousin
en a esté et reste contenta El pour ce , très-chiers et bien amez, nous escrip-
vons présentement pardevers vous , et vous requérons et néantmoins mandons
que, s'il vous appert que nostredite ville soit fondée sur fait de draperie, ainsi
que dit est , en ce cas vous déportez de mettre et asseoir gabelles sur ladite
draperie en nostredite ville de Tongres, en chargeant de tant plus les autres
denrées et marchandises qui se vendront et distribueront en icelle , ainsi que
* Il existe aux archives du royaume une or-
tloonance de Humbercourt, adressée le 29 dé-
cembre 1469 (1470) aux Commissaires ordonne:
sur le faict des gabelles es pais de Liège et de Loz ,
qui est textuellement conforme à la lettre de
Louis de Bourbon.
LXXVI.
COMPTE DES GABELLES REÇUES EN 1470 DANS LE PAYS DE LIÈGE ET DE LOOZ, PAR LE
RECEVEUR DU DUC DE BOURGOGNE *.
Compte de Nicolas Mathieu, receveur des gabelles de Liège, à cause de une
crénée faite et mise sus en l'an mil 1111^ LXX es pays de Liège et de Looz.
tant pour convertir en paiement de certaine grant somme de deniers qui estoit
deue à mons' le duc de Bourgogne, pour restes qu'il prent et luy sont deus en
et sur lesdits pays de Liège et de Looz, jusquesà la saint Remy mil 1111« LXIX,
pour raison des traitiez de paix qu'il a faiz et accordez à ceulx desdits pays, à
l'occasion des guerres qu'ils lui ont dernièrement fait , somme ou payement
de certaines parties qui estoient deus à Michel Stradier, lieutenantdu capitaine
de Riplemonde , et autres déclarées cy-après en ce présent icelluy compte .
fait à livres de xl gros monnoye de Flandres la Uvre, par la forme et en la ma-
nière qui s'ensieut.
l)e la cité et faubours de Liège a esté receu pour la portion de ladite
crénée générale, mise sus èsdits pays, à cause des arriérages dus à mondit
seigneur le duc, la somme de 900 |iv.
L'assiette de la banlieue de Liège (dont nous omettons le détail)
monte à 2312 liv.
Celle du pont d'Amercourt hors banlieue 878 liv. 13 s.
Autre recepte faite à cause de ladicte crénée en Hasebaing à . . . 4697 liv. (i s.
1 Voyez la chronique de Jean de Los, p. 65.
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ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
6515
Autre receptp faite en la mairie de Montonaken 4149 Ijv, 15 r.
— en la piévAlé de Hevoiijçne 3(il liv. IG s.
— an bailliage de Tliuin , rivage de Sanibre et ailleurs
entre Santbre et Meuse 3()09 liv. 14 s.
Autre recepte faite en la comté de Loz 161i() liv. 6 s.
Des gens d'église du pays de Liège et de Loz :
Couvent deS'-Trond , 20() liv.— Couvent de Herkenrode, 200 I. — Cou-
ventdeBilsen, LK) I.— Couvent de IJeck, 44 I.— Couvent d'Orient, 401.
— Prieuré d'IIeynegowen , 10 I.— Couvent de Milen, :>H I. — Cbapitre de
Cortessem , 07 I. — Cbapitre de Viset , 00 I.— Cbapitre de Tongres, 2(M) I.
— Chapitre de Looz, 100 I. — Cbapitre d'Eyck, 100 I. — Cbapitre de
S'-Trond, 43 I. — Couvent de SMiilles, 154 I. — Couvent de S'-Loren,
-iOO 1. —Couvent de Lefl'e, 20 I. — Couvent de Val-S'- Lambert, 1351.—
Couvent d'Asne, 2(X) I. — Couvent de VVanlborr, 132 I. — Couvent de
Beaufay, 35 I. — Couvent de Florines, 221. — Couvent de Malonne, 1301.
— Couvent de Lobbes, 130 I. —Couvent de S'-Hemy, terre de Roehefort,
121. — Couvent deVivesgnis, 001.— Couvent de Val-lienolt, 84 I. — (k)u-
vent de Hobermont, 30 1. — Couvent de Philippe, terre d'Agimont, 12 1.
— Prieuré de Céronsart, 08 I, — Couvent de l'ospital aile Cheyne, 00 1.
— Couvent des Kscoliers, à Liège, 131 1. — Prieuré des bons Knfans, 2« 1.
— Prieuré de S'-^ieolai en Clen , 20 I. — Chapitre de S'-Lambert, 400 I.
— Chapitre de S'-Pierre, 133 I. 50 s. — Cbapitre de S'-Marlin, 2001.
— Chapitre de S^^-Croix, 133 1. 50 s.— Cbapitre de S'-l)enis, 2(K) I.—
Chapitre de S'-Barlbélemi , 133 I. 36«. — Église collégiale de Dinant,
20 1. — Église collégiale de Thuin, 45 I. — Église collégiale de Florines,
12 1, — Id. de Molhan, 30 1. — Couvent des Augustins de Ilasselt, 20 1. —
Béghines de Hasselt, 141. — Couvent des sœurs de Hasselt, 20 I. — Bé-
ghines de Tongres, 20 1. — Sœurs eniprès Kyck, 24 I. — Sœurs de
Brade, 81. — Commandeurs de Bernissen, 20 1. — Couvent de Croisiers
de Tongres, 4 I. — Couvent des Chartreux de Zellem, 30 1. — Couvent du
Quart ordre S'-Jean, boi-s S*-Trond, 24 1. — Couvent des Sœurs de
Père, 18 I. — xxviij presbitres curés de la cité de Liège, hors ceux d'ille,
30 1. — Bégines hors S'-Trond, 24 1. — Religieux de Zepperen, 8 I.
40 s. — Maîtresse de la maison du tierche ordre de S'-Cendouflle , à
S*-Trond, 6 1. — Maistresse du tierche ordre Opstiennart audit S'-Trond,
44 1. — Hospital de S'-Trond, 24 I. — Prieuré de l'hospital de S'-Jacques,
à Tongres, 8 1. — Pater et sœurs de la tierche règle de S'-François, à
Tongres, 26 I. — Prieuré et réguliers audit Tongres. Il a été reçu pour
autel, 12 I. — Hospital de S'-Séverin, à Liège, 8 1. — Chapelle des clercs,
101. — Hospital de S'-Jean, 50 I. — Hospital Moustarde, 20 I. — Hospital
des Coquins , 20 1. — Chartreux de Liège , 40 1. — Cornillons , 30 1. — Wil-
lemins, 101.— Cordeliers, 6 I. — Hospital de S'-Jullin, 121. — Hospital
de S'-Jac^ues, 4 I. — Bèghinnes de S'-Christophe et hospital Tirebourse,
40 I. — Tous les curés et petis bénélices des pays de Liège et de Loz,
samble 1200 livres.
Total
Autre recepte venant des gens d'église résidens en l'Ille-le-Duc , emprès
Liège.
Croisiers, 20 1. — Ik'ghinnes à la Cbayne, 4 I. — Couvent de Beaure-
paire, 133 I. 6 s. — Couvent de S'-Jacques, 200 I. — Collégiale de S'-Pol,
200 1. — Collégiale de S'-Jean évangéliste, 200 l.
Tôt AI
6091 liv. 8 s.
757 liv. 0 s.
Total de la recepte de ce présent compte : 40,860 liv. 4 sols de 40 gros *.
Archives de la province de Liéye. — Archivesdes états, k ,
no 204 . case 13'.
' Le chapitre des dépenses de ce compte mentionne
les frais de voyages et de vacations, payés aux officiers
chargés d^établir Passiette de cette crénée. En voici les
principaux articles .
« A Jehan do Hodicq. escuier, panetier
de mondil seigneur, six vingt-huit livres
pour les vacations qu'il a faittes et avoir
fait démollir et abattre les murs de la ville
de Viset, par commission de mons*' de
Humbercourt , en quoy faisant il avoit
vaqué par l'espace de \i" ii jours , etc. . 128 liv.
» A monsieur de Humbercourt la somme
de 400 liv . . qui deue luj estoit par le pays
de Loz , à cause de semblable somme qu'il
prenoit sur ladite comté de Looz, chacun
an iOO liv.
» A monsieur de Liège , en deniers
payés à mons*^ de Humbercourt . la somme
de 1000 liv. que mondit seig' de Liège lui
a accordés par lui eslre prinse tant pour
pension qu'il prend d'icelluy seig' que
pour don que luy a fait pour avoir ledit
pays pour recummandé. » 1000 liv.
Les autres articles de ce compte se rapportent aux
deniers rendus et non reçus soit des communes, soit des
églises. Le nombre de celles qui restaient en arrière de
payer , est assez considérable.
1
036 ANALECTA LEOUIENSIA.
Lxxvn.
ACTE DU 3 OCTOBRE 1477 , PAR LEQUEL LOUIS DE BOURBON CEDE ET TRANSPORTE LA
TERRE DE FRANCHIXONT A GUILLAUME d'aRENBERG ^
ANALECTA LEODIENSIA.
657
!
Louis de Bourbon, évesque de Liège, duc de Buillon et comte de
Looz, etc., à tous ceux qui ces présentes veronl, salut. Savoir faisons, comme
pour les très-griefves et grans affaires , que nous avons heu et soustenu en
plussieurs et diverses manières, ausquelz bonnement remédier, sans grans
dommaiges et intérêts de nous, nostre église et pays, pour lesquelz à éviter
et pour le plus grand proffit . bien et utilité de nous , nostre église et pays ,
nostre très-cher et araé féal cousin messire Guillaume de la Marck, chevalier,
seig"" d'Aigremont, etc., nous ait subvenu, preste et loyaulement déboursé
en promptes deniers comptant , la somme de quattres milles florins de Rhin,
assçavoir pour chascun florin deRhin, la valleiirdevingte-chincque solz, mon-
noye d'Artois; et pour ce qu'en ce faisant notredit cousin nous at fait très-
agréable plaisir et gardé de plus grands dommaiges , et recognoissant avec
aussi les bons et agréables services qu'ils nous at fait en temps expiré , nous
faict journellement et avons espoire qu'il nous ferat en temps advenir, et
auffin aussi que nostredit cousin soit mieux sceure de ladite somme de quat-
tre milles florins de Rin, de la valleur comme dictest, nous lui avons cédé
et transporté, donons, cédons et transportons par ces présentes, comme en
lieu de sceureté et gagière, noslre place, forlresse et chastellerie de Franchi-
mont, avec tous rentes, revenues, aventures et tous émolumens à icelle apar-
tenans, pour les tenir et mannier, posséder, joyr et user, luy, ses hoirs et
successeurs, tout et si longuement que nous ou noz successeurs, esleus ou
évesques , avérons ou averont bonnement, réalement rendut et rembourseit à
nostredit cousin , ses hoirs ou successeurs, tout à une fois, la desseuredite
somme de quattres mille florins, avec encore mille florins de Rin, que avons
accordé et accordons à nostredit cousin, mettre à la rédification et réparation
I En 1304, Jean île Horne racheta Franchimonl de Jean de la Marck. Noyez ci-dessus p. 119.
de nostredite place de Franchimonl , sans ce qu'en temps advenir, et pendant,
et jusques à tant que nostredit cousin, ses hoirs ou successeurs, serai ou
seront plainement remboiirseis desdites sommes, nous puissiemes à nostredite
chastellerie riens prendre ne demander. F^t ne serai nostredit cousin, ses hoirs
ou successeurs, tenus de nous ou noz successeurs quelque compte à rendre.
Lesquelles choeses ainsi dictes et déclarées, promettons pour nous et noz suc-
cesseurs de le tenir bonnement et léalement seure el cstauble , sans mettre
nostredit cousin , ses hoirs ou successeurs quelque empeschement au con-
traire, ne souffrir eslre faict en manière aulcune, ains le tenir paisible en
nostredite gagière de Franchimonl, en la forme dicte el déclairée , relen-
nanl toulesfois les services el obéissances à nous deues, el aussi Taide que le
pays est tenus de nous faire, à cause des affaires qu'avons soustenu, tant de
guerre , plaix à Rome, comme autrement, avec autres attributions passées et
accordées par membres et estais de pays, sans mal engien, par condition
loutesfois que nostredit cousin , à cause de^dites gaigières , ferai serment de
fidélité à nous et nostredite église el membres appartenans, de nous secourir
toulesfois que besoing en avérons , ou requis en serai . el qu'il n'entreprendrai
ne ferat guerre contre nuls hors dudil pays de Franchimonl , sinon de noslre
sceu, licence et consentement, el des membres et estais de nostredit pays
de Liège entièrement. Et auflin que ce soit ferme choese elestauble, et pour
nostredit cousin , ses hoirs et successeurs eslre mieulx sceure , si avons à ces
présentes faict apprendre noslre scel épiscopale, et priiéet requis à vénérables,
noz très-chiers et bien aimés doyen el chapitre de noslre église de Liège , que
en confermant et corroborant noz présentes lettres, volsissenl appendre leur
seel capilulair avec le nostre.
Et nous doyen el chapitre délie vénérable église de Liège , cognissanl plai-
nement ce que dit est avoir esté faict en préservation de plus grans grieffs ,
et pour le plus grand proftil, bien, honeur el utilité de nostredite église et
pays de Liège , enlhièremenl à la requesle et prière de très-révérend père en
Dieu , el nostre très-redoublé seigneur mons*^ de Liège susdit , el aussi pour
entretenir ledit messire Guillaume en la bonne affection et vouloir qu'il al
monstre et monstre journellement à l'église , el en espoire qu'encor plus fera,
en ratiffiant, corroborant, et plainement confermant ce que dicl est, nous
avons à ces présentes faict appendre nostre scel capilulaire, avec le scel de
noslre très-révérend père en Dieu , et nostre très-redoublé seigneur , mons<^
83
I
658
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
659
de Liège, en siçne et plaine certiffication de vérité. Faict et donné sur Tan de
grâce délie nativité Noslre- Seigneur Jhésu- Christ mille quattre cent sep-
tante-sept, du nooix d'octobre le troisième jour.
MS. de la Bibl. de l'unicersité de Liège, »"188, p. 189.
Lxxvni.
LETTRE DE l'aRGHIDUC MAXIMILIEN , EN DATE DU 7 OCTOBRE 1477 , A U*> JEAN DE
SCOENHOYE^ GARDE DES CHARTES DE BRABANT , POUR LA MISE EN SEQUESTRE DES
33,000 FLORINS , QUE CEUX DE LIÈGE LUI DEVAIENT ANNUELLEMENT,
Très-chier et bien araé. Pour ce que à la journée nagaires tenue entre
noz gens et députez, avecques ceulx de beau cosin l'évesqiie de Liège, a esté
entre autres choses pourparlé , que les lettres de xxxiij raille livres, qu'ilz noz
doivent annuellement de rente, à cause de feu nostre très-chier seigneur et
beau-père, cui Dieu pardoinst , et des traictiez faiz avecques lui , seront mises
en main séquestre à Couloingne, à Aix , en Alemaigne, ou en nostre ville de
Trecht sur Meuse , jusques à ce que par nostre saint père le pape Sixte mo-
derne, en qui nous et nostredit cousin devons compromettre, sera cogneu du
droit par nous prétendu à cesle cause , et que le temps approche endedens
lequel le séquestre desdites lettres se doit faire , nous vous ordonnons , man-
dons et commandons , que d'icelles lettres vous faites faire à noz fraiz et
despens le plus secrètement que pourrez, et par gens à nous féaulx , ung vi-
dimus autenticque , lequel volons par vous estre gardé ou lieu desdites lettres.
Et en ce ne faictes faulte , comment que ce soit , car tel est nostre plaisir.
Très-chier et bien anié , Nostre-Seigneur soit garde de vous. — Escript en
nostre ville de Bruges, le vij«^jour d'octobre l'an LXXVll. — Maximilianug.
A nostre amé et féal secrétaire en ordonnances et garde de noz Chartres de
Brabant, rnaûtre Jehan de Scoenhove.
Copie. — Àrthive» du Royaume , trésorerie de Bmbant ,
LAIE nn LDTCK , /i'cumSI à 50.
LXXIX.
SIXTI IV BULLA CONFIKMANS PRIVILEGIA CATllEDRALI LEODIENSI PER EUGENIUM IV , 7 ID.
APRILIS 143^, ET PER PlUM II, 13 KAL. FEBR. 1458, CONCESSA , NOVAQUE EIDEM
ADJICIENS , DATA 9 JANUARII 1479.
SiXTUs, episcopus, servus servorum Dei, ad perpetuam rei raemoriara. Licet
ea , quae pro pacis et quietis praesidiis ministrandis ac ecclesiarum praecipue
cathedralium insignium decoris augmento per apostolicam sedem concessa
sunt, plenam oblineant firmilatem, nos lamen aliqua extendenles iliis et aliis,
quae propterea aut ex consueludine processisse compeiimus, interdum apos-
tolicis muniminis robur addiximus, ul eo firmius et illibata praesistant , quo
magis noslro fucrint praesidio communita : diidum si quidem a fclicis recor-
dationis Eugenio quarto et Pio secundo pontificibus et praedecessoribus
nostris successive emanarunt lillerae hujusmodi sub tenoribus :
« EuGENius , episcopus, servus servorum Dei, dilectis Bliis capitulo Leo-
diensi, salutem et apostolicam benediclionem. Laudibus et honore dignissima.
quae de veslro necnon Leodiensis, in qua divinis vacatis obsequiis ecclesiae
statu, fama celebris effert praeconia, paternis contemplantes effectibus non
immerito ducimur, utvestras quibus, praeserti m status ipse féliciter prosperari
et cum omni propagatione cultus ejusdem ecclesie decus adaugeri possint,
petitionum quantum cum deponimus ad exauditionis gratiam favorabiliter
admittainus. Tum itaque sicut exhibita nobis nuper pro parte pelilio contine-
bat, vos pro confirmalionejurisdictionis et jurium ecclesiae praedictae nec-
non patriae Leodiensis, singulariumque ex vobis personarum sustenlationis ,
pluiimaadqiiaepraebendarum dictae ecclesiae fruclus, redditus etproventus,
plerumqiie non sufticiant, onera sustinere fiequenlius habeatis, et si plures
ex vobis ab ipsa ecclesia contingeret abesse , vos et illa in cuitu praedicto ,
necnon consiliis et auxiiiis, etiam quoad capilulares actus, vobis et eidem
patriae, non mediocriter oporlunum, magnum subiretis deliimentnm. Nos
ecclesiae poliori, quae notabilium , qui praemissis insistunt obsequiis, sup-
positorum numéro fulciatur, et patriae praedictarum , necnon nostris in-
fi
660
ANALECTA LEODIENSIA.
demnitatibus. super hoc consulere cupientes^ vobis ac omnibus et sing^ulis
praesentibus Futurisque dictae ecclesiae canonicis, auctoritate praesentiuni
indul^remus, ul ipsi canonici apud ecclesiam praedictam pio tempore rési-
dentes, fruclus, reddilus et proventus omnium beneficiorum suorum eccle-
siasticorum cum cura et sine cura, quac in quibusvis aliis praeterquam cathe-
dralibus ecclesiis sive locis oblineret et inposterum obtinebunt , etiam si
canonicatus et praebendae , dig^nitates , personatus vel o^Kcia in colle^riatis ec-
clesiis, et ipsae dignilates inibi principales fuerint et ad illos ac hujusmodi
personatus vel officia consueverint qui per electionem assumi , eisque cura
immineatnostrarum cum ea integritate quotidianis distributionibus, duntaxat
excepli libère percipere valeanl, cum qua illos perciperent, si in ecclesiis aliis
vel locis hujusmodi personaliter résidèrent et ad residendum intérim in eis-
dem minime teneantur, nec ad id a quoquam compelli possint inviti ; quodque
intérim fructus, redditus et proventus hujusmodi , quibusvis ))ersonis etiam
laicis , cum quibus suam ac dictorum beneficiorum conditionem efficere po-
terunt meliorem ad tempora de quibus eis videbitur arrendare, locare seu ad
firmam et annuam pensionem concedere possint dioecesanorum locorum et
cujusvis alterius licentia super hoc minime requisita : non obstante si alias
vobis dictisque canonicis, ut in aliquibus vestris beneficiis résident, seu alias
illorum fructus , redditus et proventus imperpetuum, vel ad certum tempus ,
jam forsan vel nondum elapsis praecipere valeretis, apostolica vel ordinaria
fuerit auctoritate conccssum . etiam si dicti canonici in eisdem ecclesiis aliisve
locis primam non fecerint personalem residentiam consuetam, ac felicis re>
cordationis Bonifacii, papaeoctavi, praedecessoris nostri , per quam conces-
siones hujusmodi sine praefinilione temporis fieri perhibentur, et quibusvis
aliis tam aposlolicis quam provincialibus et synodalibus, conciliis genera-
libus vel specialibus constitutionibus, necnon statutis et consuetudinibus,
ipsarum aliarum ecclesiarum contrariis, juramenti confirmatione, apostolica
vel quacumque firmitate alia roboratis, etiam si dicti canonici de illis servan-
dis et non impetrandis litteris apostolicis contra ea , litterisque praefatis non
utendo, etiam ab alio vel aliis impetratis , seu alias quovismodo concessis , per
se vel eorum procuralorem praestiterint , vel eos in posterum praestare con-
tinent forsan juramentum ; seu si locorum ordinariis a sede apostolica sit
concessum vel in antea concedi contigerit, quod canonicos et personas eccle-
siarum suarum , civitatis et dioecesis , etiam in dignitatibus vel officiis cou-
ANALECTA LEODIENSIA.
661
stitutis, per substractionem provenluum suorum beneficiorum ecclesiaslico-
rum vel alias compellere valeaut ad residendum personaliter in eisdem ; aut
si ordinariis pracdictis et dileclis filiis ipsarum aliarum ecclesiarum capitulis,
vel quibus aliis commiiniter vel divisim a praedicta sit sede indultum vel in
|>osterum indulgeri cotilingat, quod canonicis et personis ecclesiarum et lo-
corum hujusmodi , etiam in dignitatibus , personatibus vel officiis constitutis ,
non residenlibus in eisdem , aut qui hujusmodi primam in eis residentiam
non fecerint, fructus, reddilus et proventus suorum canonicatuum et prae-
bendarum ac dignitatum, personatuum, officiorum, aliorumque beneficiorum
ecclesiasticorum minime ministrare tenenlur, et ad id compelli non possint
per litleras apostolicas , non facientes plenam el expressam ac de verbo ad
verbum de indulto hujusmodi mentionem, et quibuslibet aliis privilegiis, in-
dulgentiis et litteris apostolicis generalibus vel specialibus, quorumcumque
tenorum existant, per quae praesentibus non expressa vel lotaliler non inserta
eflFectus earum impediri valeat quomodolibet vel differri, et de quibus quo-
rumcumque totis tenoribus de verbo ad verbum habenda sit in Utteris
nostris monitio specialis, proviso quod bénéficia hujusmodi debitis propterea
non fraudentur obsequiis , et animarum cura in eis, quibus illa immineat.
nullatenus negligalur, sed per bonos el sufficientes vicarios, quibus de ipsorum
beneficiorum proventibus necessaria congrue ministrautur, diligenler exercea-
tur, et deservialur inibi laudabiliter in divino. Nulli ergo homini liceal liane
paginam noslrae concessionisinfringere vel ei ausu lemerario contraire ; siquis
autem hoc attentare praesumpserit, indignalionem omnipotentis Dei et beato-
rum Pétri et Pauli, apostolorum ejus, se noverit incursurum. Datum Romaeapud
sanclum Petrum, anno incarnationi» dominicae millésime quadringenlesimo
tricesimo secundo , septimo idus aprilis , ponlificatus nostri anno secundo. »
« Plus, episcopus, servus servorum Dei, ad perpetuam rei memoriam.
Laudanda sedis aposlolicae reclitudo, etc. ^. »
Etcumsicut accepimus inler alia staluta et ordinaliones ecclesiae Leodiensis
caveri dicitur expresse, quod nul^us in ipsius ecclesiae canonicaluaccipi possit,
nisi de militari génère procreatus aut doctor vel licenliatus existât, ac in ipsa
ecclesia sit anliquaetapprobata hactenus a tanto lempore , de cujusnunc me-
moria hominum non existit, pacifiée observala consueludo, quod majoris
' lloc locu intégra inseritur Pii II bulla , quae supra p. -i->o legiUir.
il
t !
f
66â
ANALECTA LEODIEINSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
663
V
Leodiensis officia , et illius etiam major ac principales aliarum ci?italis et
(lioecesis Leodiensis collegiatarum ecclesiarum dignilales fere omnes ac prae-
|>ositura ecclesiae Sancti liumoldi Mechliniensis, Cameracensis dioecesis. aliis-
qiie canonicis aclu praebendatis ipsius ecclesiae majoris conferri , aut com-
mendiiii ne(iueanl ciim eflFecUi ; quodque dilecli Hlii decanus et capitulum
dictae ecclesiae majoris pueios aplas \oces ad canlandum divinis officiis ha-
bentes , eliam in aliis ecclesiis salariatos et siib nominibus duodenorum ordi-
nales in qualibet aliarum ecclesiarum praedictarum, quolies et quandocumque
eisdem decanoet capitulo placuerit, ad canlandum divina olKcia in dicla ma-
jori ecclesia assumere, ac in quibusvis causis in omnes civitalis el dioecesis
praedictarum clericosfuerinlimperliti, jurisdictionem per se vel eorum officia-
lera aul alium vel alios ad id depulandum vel depulandos exercere, easdem
personas ad judicala parendi el alias quomodolibetper censuras ecclesiaslicas
cohercere possunt, necnon quolies contin^rit fieri de aliqua persona electio-
nem ad aliquam dijjnilatem, eliam abbalialem vel abbalissalem in civilale el
dioecesi praediclis existenlem, cujus confirmatio a venerabili fralre noslro
episcopo Leodiensi obtinendasil, decrelum eleclionis hujusmodi primo eldein
capitulo praesenlari deberel per eleclam personam hujusmodi aul procura-
loris ad visum et effeclum , ut viso et inlelleclo tenore decreli hujusmodi illud
eidem capitulo per eum confirmanlem vel infirmanlem, proul sibi videbilur,
remittatur: ac quod canonici Leodienses, dum in majori ecclesia hujusmodi
résident, leneantur solum et duntaxal pelere ab episcopo praediclo et dilectis
filiis archidiaconis vel eorum otticiariis, sub quibus alia canonicorum eorumdem
bénéficia consistant cerlo anni tempore, graliam, placel el absenlias, nuncupa-
lam ac occasionem graliae hujusmodi aut illius re^rratiaturae jura peralios quam
canonicis Leodiensibusresidentibussoivi soluta, non solvere leneantur; et insu-
per capitula, canoniei , el supposila colle^iatarum ecclesiarum dictae civitalis
in certis anni solemnitatibus, causis specialibus, processionibus el aliis divinis
officiis in eadem majori ecclesia et alibi suas praesentias exhibere ac nonnulla
alia obsequia et servitia in divinis officiis impendere leneantur, ac major ec-
clesia hujusmodi illiusque praepositus decanus, archidiaconi, canonici et sup-
posila ab omni jurisdictione, dominio. potestate et superiorilale episcopi
Leodiensis pro tempore existenlis suorumque vicariorum ac officialium f)e-
nilus exempta el sedi apostolicae immédiate subjecla fuit, ita quod episcopi
Leodiensis ac vicarii et officiales praedicti eliam ralioue dicti contraclus
vel rei de illis tanquam exemplis et liberis nullalenus se inlromiltere possenl,
ac nonnulla alia privilégia immunitalis, graliae conservatoriae , ac indulla per
Donnullos alios romanos ponlifices , praedecessores noslros seu pro romanis
pontificibus in eorum obedienliam habitis, eliam per praelalos , imperalores ac
romanorum el alios reges, duces , comités el barones pro augmenlo divini cullus
ipsiusque majoris ecclesiae décore concessa pariter el indulla , ac nonnulla
staluta et ordinationes per dileclum filium decanum seu vicedecanura et capi-
tulum ecclesiae majoris hujusmodi conjunctim vel divisim édita el ordinata
fuerinl. Verumtamen sicul etiam accepimus, saepe conlingil praeposilum ,
decanum , archidiaconos, capitulum , canonicos el supposilos contra lilteras,
privilégia, staluta et ordinationes, consuetudines, exempliones et indulla
per nonnullos, qui nomen Domini in vanum recipere non formidant, indebile
moleslari; nos praedecessorum praediclorum vestigiis inhaerentes, ac Iran-
quiliilati et paci praeposili, decani, archidiaconorum , capiluli, canonicorum
elsupposilorum praediclorum, quantum cum Deo possimus, providere cupien-
les, aliorumque consuetudinum, slalulorum, ordinationum , privilegigrum ,
lillerarum, exceplionum et indultorum hujusmodi formas, lenores et nume-
rura, ac si de verbo ad verbum inserenlur, praesenlibus pro expressis habenles,
raotu proprio, non ad praeposili, decani, archidiaconorum, capiluli , canonico-
rum el supposilorum paaediclorum vel quorunivis aliorum nobis super hoc
oblatae pelitionis inslanlias, sed de noslra raera liberalitate et apostolicae po-
teslatis pleniludine , Eugenii necnon Pii praeinsertas ac alias quascumque lil-
teras , privilégia el indulla ac exempliones ecclesiae majoris, ac praeposito,
decano , archidiaconis , capitulo , canonicis el suppositis praediclis lam con-
junctim quam divisim concessas et concessa , necnon ponlificum , imperato-
rum,regum, praelalorum, ducum. comilum, baronum, acomniapraemissa el
alia staluta et consuetudines non expressa, quatenus rationi consona sunt, ex
nunc in perpeluum auctoritale apostolica et ex cerla eorum scienlia tenore
praesenlium confirmamus el approbamus , supplentes omnes et singulos de-
fectus tani juris quam facti ac solemnitalis omissarum, si qui forsan interve-
nerint in eisdem, ac htleras Eugenii, praedecessoris nostri. hujusmodi cum
omnibus el singulis in eis conlenlis clausulis et processibus inde secutis ad
singulas personas in dicla ecclesia majori hujusmodi beneficio nunc pro tem-
pore obtinenles . motu , scienlia el auctoritale similibus exlendimus , ipsasque
personas in eadem ecclesia majori bénéficia, ut praeferlur, nunc et pro tem-
664
ANALECTA LEODIENSIA.
pore obtirientes. lilteris ac processibus hujiismodi perinde in omnibus et per
omnia , ac si ipsae litteraea principio eis specialifer et expresse concessae pro-
cessusqiiedesuperhabili eldecreti fuissent, perpetuo gaudere et uti , absque
praejudicioepiscopi etarchidiaconorum piaediclorum in placet, absentiis prae-
diclis et causarum regratiationes, posse et debere volumuset decernimus, et
quod omnia et singula canonicatus et praebendae ac dignitates, personatus,
adminislrationes et officia caeteraque bénéficia ecclesiastica cum cura et sine
cura diclae ecclesiae majoris , etiam si in iila dignitas major post pontifi-
caleni existât, et ad illam ac alias dignilates, personatus, adminislrationes vel
officia hujusmodi consueverinl, qui per electionem assumi eisque cura im-
mineat, nulli personae cujuscumque dignilafis, status, gradus vel condi-
tionis existai, etiam si episcopali dignilale praefulgeat, commendari possint,
ac commode de eis pro tempore fiendae nullius existai roboris vel momenti ,
quodque alia persona cnjusvis ordinis regularis ad canonicatus et praebendas
acdignitales, personatus, adminislrationes vel officia caeteraque bénéficia eccle-
siastica cum cura et sine cura dicJae ecclesiae majoris recipi aut admilti non
possit, motu, auclorilale, scientia et tenore praedictis , perpetuo slatuimus
et ordinamus , ac quod per quascumque lilteras sive mandala apostolica . qui-
busvispersonis, cujuscumque dignilatis, status, gradus vel conditionis existant .
per sedem praefatam vel ejus legalos sub quibusvis verborum formis et expres-
sionibus, ac etiam clausulis praesenlibus spécifiée et expresse derogantibus
continentia, praesenlibus nullatenus derogari possit, nec etiam censerelur
esse derogatum , nisi derogatio ipsa per Irinas litleras juxla formam et leno-
rera praeinsertarum lillerarum Pii , praedecessoris pracfali , cum praesen-
tium praedictarum loto de verbo ad verbum inserlione, a sede apostolica
obtenla fuerit , ac quidquid per quoscumque quavis etiam aucloritale scien-
ter vel ignoranler contra lilleias, slatula , ordinationes, consuetudines, privi-
légia , indulla, exemptiones hujusmodi allentatum forsan est hactenus vel
in poslerum contigerit attentari , irritum et inane fuisse et esse, motu, auc-
lorilale , scientia , poteslate et tenoi e praedictis etiam decernimus et decla-
ramus. Et nihilominus dilectis filiis abbati monasterii sancli Jacobi Leodiensis
et decano ecclesiae Coloniensis ac officiali Trajectensi , per apostolica scripta ,
molu , scientia et auclorilale similibus mandamus, quatenus ipsi vel duo aut
unus eorum per se vel alium seu alios praemissa omnia et singula, ubi et
quolies eis expediens fuerit, solemniter publicanles, ac praeposilo, decano,
ANALECTA LEODIENSIA
665
archidiaconis et capilulo canonicorum , necnon aliis personis in majori ec-
clesia hujusmodi bénéficia oblinenlibus , pro tempore etiam super exten-
sione lillerarum hujusmodi in praemissis omnibus et singulis efficacis defen-
sionis pracsidio assislcnles non permiUanl eos contra lenorem praesenlium
in loto vel in parte quoquo modo per quoscumque molestari , perlurbari
seu etiam impediri directe vel indirecte, quovis quaesilo colore, molesta-
tores impedientes supradictos quoslibct vel rebelles per excommunicalio-
nem, quam co ipso contra facientes incurrant et a qua nonnisi a romano
pontifice praelerquam in morlis arliculo constituli absoivi possint, necnon
suspensionem a divinis ac alias senlenlias, censuras et poenas ecclesiasticas,
et alia juris remédia appcllalione poslposita compescentes, invocalo ad hoc
si opus fuerit auxilio brachii secularis : non obstante piae memoriae Boni-
facii papae octavi , etiam praedecessoris nostri, quibus cavelur, ne quis extra
suam civitalem et dioecesim , nisi in cerlis exceptis casibus et in illis ultra
unam diaetam a fine suae dioecesis ad judicium evocetur, seu ne judices a
sede depulali praedicla extra civilatem vel dioecesim, in quibus depulati fue-
rint, contra (juoscumque procedere sive alii vel aliis vices suas commillere
praesumant , ac de duabus diaelis in concilio generali editis ac aliis consti>
tutionibus et ordinationibus apostolicis conlrariis quibuscumque , aut si ali-
quis communiter vel divisim ab eadem si sede indultum , quod inlerdici,
suspeudi vel excomnmnicari aut extra vel ultra cerla loca ad judicium
evocari non possint, per litleras aposlolicas non facientes plenam et expres-
sam ac de verbo ad verbum de indulto hujusmodi mentionem , conliadiclo-
res per censuram ecclesiaslicam appcllalione poslposita compescentes. Nulli
ergo omnino hominum liceat banc paginam noslrae confirmationis , appro-
bationis, suppictionis, exlensionis, voluntalis conslitulionem, staluli ordina-
tionem , decreli declaralionem et mandati infringere vel ei ausu lemerario
contraire; si quis aulem hoc atlenlare praesumpserit, indignationem omni-
potentis Dei et beatorum Pétri et Pauli aposlolorum ejus se noverit incur-
surum. Datum Romae, apud Sanclum Petrum, anno incarnationis dominicae
millesimo quadringenlesimo septuagesimo nono. nona januarii, pontificalus
nostri anno nono.
£ibl. royaU de Bruxelles , MS. n» 10947.
84
666
ANALECTA LEODIENSIA
ANALECTA LEODlENSïA.
667
LXXX.
LES NOVELLES ORDONNANCES ET MODÉRATIONS DU 30 JANVIER 1479, TOUCHANT
DEIINNEMENS, ADJOURS DE QUINSAINE ET CONTREPANS.
Modérations faites par membres et estas du pays, touchant les poins subescrips
m Fan mil II 11^ et LXXIX, proclamée au Péron à Liège, et mieses en
warde de loy , le péntdtime Jour dejenvier l'an stisdit.
Comme après les guerres et divisions, qui ont rengne? en ceste pays de
Liège et de Looz , et après les arsins et riiynes des grans manoires et ëdiffices,
qui paravant le prieze ^ delle cité esloient en icelle, aient esteit faites pluis-
seurs reraonslrances par pluisseurs bonnes gens, tant par devers le grâce de
nostre très-redoublé seigneur, monseigneur de Liège, vénérables seigneurs
doiien et cap.lle de sa vénérable église de Liège, comme pardevers les autres
membres et estas de ses pays, sur pluisseurs journées tenues pour ceste cas
et pour pluisseurs autres ; sur quoy pluisseurs notables personnes euissent
de part nostredit très-redoubté seigneur et lesdits autres membres et estas
de ses pays, esté députez, commis et ordonnés pour sur lesdis poins faire
ordonner et aviseir le melleur, selon ce que ilz trouveroienl au cas appartenir,
et pour d'ors en avant en pooir et devoir par loy useir en la meilleur manière
que faire se poroit, considéré la disposition du temps qui estoit autre que
elle n'avoit esteit devant ladicte prise de Liège; et ensi soit que sur ce lesdits
députez, ensuyant la carge à eulx donnée par nostredit très-redoublé sei-
gneur et lesdits membres et estas de sesdils pays, soy soient trais ensem-
bles , communicket, avisé et ordonné les ordonnances chi-après contenues,
par delès lesquelles nostredit très-redoublé seigneur et lesdits membres et
estas de sesdils pays, à une autre journée, après ce que visentées les oerent ,
soient plainemeut et enUèrement demourès, en passant et accordant qu'elles
* Prieztj prise.
1
est au commandement de nosl.ed.l 1'«* '^^^° l- ordonnances
.,„eUe aesdUs memb^et es.a. de ^f^;;:^:^^^ seigneu.-
eryéesel publnees au 1 eron a L âge d p ^^^^^^^^^^ ^^^ ^^^^^^,^^
et par son mayeur ^^ ^'«8« ^ "^ «" ^^^ ^^„.^., ,, d,,...^„ de nostredit
desadlleclé la-presens en p.esence d ^^^^^.^ ^^^^.^^
très-redoubté seigneur, f^ ™7' f;.,'';;:'^^^^^^^^^ Jhésu-
rrUl ni;' Um dr^oi. 1 enver .e p.m.Umme .our. Les,ueK
Chnsl, mil nii u.^^*^ , _„ ^:» *»*! *'pns euvenl et sont :
poins ordonnés , passés «--; ^ ;~ ^^ lU:;! devera useir des
Premier , touchant 1 arl.cle , faisant ""^""° ^^-^^^^ ,es
aéminnemens ^ ^^ J^ ^^^^^^^^^^ ^^^'T ^'^
r'TTue irX tire démineir par deux quinzaines es hauUeurs
?n: tns'*::"..- «t .ssans dont >« P-- J-— ^ «^^
«et par le fores.ier de l^^'-^-'l-^rlr::!, si avant ,u'i. soit
et à sa propre boche ^ ™; -" ^ ^^^^^„, ,,„,, d„ p^ys , on le doit publier
demourant en pa s et U^t de ^^ ^^^ ^, .^ ^^^^ ^^^^^^ ,,
en scampne de lad. e ^^^ 8^^^^^„, ,,^^ signification, moyenan.
avant que l on y poi oïl iiciuenic n'enten-
que l'héritaige fu.st assés suffisant ^^^^^^^^^ \Z deuyst plus
dons, s'il n'estoit point suftissant, ams de pe ' ' seullement,
avant alleir que aux prosmes et ''^;"''"^''"^, "''J '"«^ „ais aprèsles-
et le seconde déminnement se pora ^^^ ^-^f;;/;; r ,,nt pLéder,
dits deux déminnemens expne., - P^ ^;^fj ^^^;:, , ,3 Jière sus-
î.ru:::;r^;:::elsi^-=
quel ladite ^V^^^^^^^^ .„, jedens la cité et franchiese de
Uem, et quant est aux hcnta-geso ^^.^^ ^.^.^^^^ ^^^ „„g
Liège, les borgoix de Liège ^^*""^Pj^„„i„,,|„es, en signifiant par
«ayeur et deux ^J^'^j: J a itl à ce.y ou ceulx sur les-
';SMa::i:nr::;:::fais,s'il.sontdemouransdedens ladite cité et
668
ANALECTA LEODIENSIA.
franchiese, et s'ilz sont demorans dehors ladite cité et franchiese. on les
pora faire signifier, pour plus };rand fraix eskiweir, par ung mayeur, présens
deux lesmoings qu'il y pora appelleir. Après laquelle signification faite , et
lesdits deux déminnemens par deux quinzaines expirées, cely qui fera dé-
minner devra faire adjourner cely sur quy il déminnera à quinzaine, pour
veyr prendre saisine par le sergant délie haulle justice.
Item, et louchant les hérilaiges, ausquelz on revint, par adjour de quin-
zaine , ensuyant le tenure des lettres sour ce faites, on en pora useir selon le
contenu des lettres, comme on at useit anchiennement, mais cely qui ferat
faire tel adjour arat le chuyse et option de prendre saisine par devers le
chieff, s il ly pleest, pour plus grand fraix eskiweir, ou par devers le haul-
teur, là telz hérilaiges sont situés, et que quant saisine en sera rendue par
devers ledit chieff, et que on apportera le copie signée des clercques secré-
taires dudit chieff par devers les haulteurs, là telz hérilaiges sont gissans ,
que lesdits haulteurs ne puissent eskondir de faire les exéculions des pelis
comans et des grans coinans , pour partie resaisie parvenir à joyssance de
ses waiges, ensi que loy requiert.
Item, pourtant que les plais sont mult longues par qualtre quinzaines de
provances et oltretant d'alligances et contremonstrances, louchant héri-
laiges , à la manière que useit en al esté anchiennement , et que parties par-
suyanles sont souvent par telz longs termes vexées et travelliés, est avisé,
pour abbrévier les matères et avoir plus légèrement expédition de loy et de
justice, que les mayeurs, esquevins, courts, jugeurs et justice, par devers
lesquelz plais et procès s'esmouveront . poront lesdits termes acourchir et
abbrévier plus brieff, selon ce qu'ilz sentiront les matères disposées, et que
aucasappartenra,en préfigiantaux parties certains jours compétens et raisona-
bles, de povoir faire leurs prouvances et parellement débas , alligances et contre-
monstrances, sens y quérir fraude, déception ne mal engien, réserveit causes
cryminelles et causes touchantes aie Ihonneur, desquelles n'entendons point
les quinzaines et termes de loy anchienemenl observées y estre transmuez.
Item, touchant l'article faisant mention des contrepans des maisons, arses
et brûlées, est aviseit que se héritier ayant cens ou rentes sour aucuns hé-
rilaiges puet revenir à ses uâiges et contrepans, il le puel par loy par-
suyre, mais se li lausageur vuet détenir sa place, et le vuille remaisonner,
et y met ou fâche faire édiffices qui soient si vallables que pour y estre con-
ANALECTA LEODIENSÏA.
669
i
Irepans suflfissans assez , son contrepant que paravant avoit fait sour autre
hérilaige sera parmy icelle réfection et remidreraent quitté et déligiet. El
se faire ne le vuel, dont doil emporteir l'héritier le moitié dudit contrepant,
et le lausageur l'autre moitié. El s'il pleest à cely qui sera désaisis, purgier
le saisine que prise seroil sour ly, dedens l'année d'icelle faire le pora et en
estre devantrain devant lous autres.
Item, louchant les hérilaiges et maisons, arses et brûlés, est acordé que
celuy que soy vora retraire à son hérilaige et lausaige pour remaisonner , se
pora et devera traire pardevers les Ireffonsiers et ceulx dont il tenra ledit
lausaige , lesquelx Ireffonsiers y poront et deveronl condeskendre , en faisanl
doucheur et raba raisonnable , doiichemenl et gracieusement , et soy en
accorder et appointier l'une à l'autre amiablemenl , se faire se puel. El se
accorder ne s'en puelenl amiablemenl, revenir deveronl pardevers justice,
laquelle justice , oyues les raisons d'une partie et d'autre , ara l'auctorité et
puissance de y ordonner, appointier, modérer et lesdiles parties accorder,
soit par amiable ou par rigeur de justice, sur tel différent que parties en po-
roienl avoir , selon ce que ladite justice viera et senlera la matère disposée
et à cas appartenir, lousjours en bonne manière sens fraude. Car on doil
entendre que les héritiers et lausaigeurs, ausquelx lesdils hérilaiges appar-
lenoient, doient lousjours i)ar pris raisonnables y estre plus prochains et
devanlrains de ravoir leurs hérilaiges et lausaiges , qui ne soient les eslrain-
irnes, moyennant que de temps et d'heure soy Irayenl avant el en fâchent
diligence , sens forpasser les termes que loy el justice y poroienl comprendre ,
sens par lelz lausaigeurs pooir stanchier les déminnemens , que telz héritiers
feroienl faire, s'ensi dont n'esloil que lesdils lausageurs volsissenl remaison-
ner , pour avoir grâce ou raba en le manère desseure déclarée. Item , et
se le lausageur que seroil désaisis voUoil purgier ladite saisine , dedens l'an-
née d'icelle saisine , faire le poroil el en deveroil estre devantrain , devant
lous prosmes , parmi rendant ce que audit purgemenl apparlenroil , avec
remidremens el réfections que par loy mieses y seroienl.
archives de la proiince de Liège , grand greffe des ëchevins .
registre 250, case 13*.
670
ANALECTA LEODIENSIA.
LXXXI.
LITERAE EXECUTORIALES DE DIE VÔ APRILIS 1480. QUIBl'S ARNOLDUS DE BERCKT , ABBAS
S. JACOBI, A SEDF, APOSTOLICA DEPUTATUS , ECCLESIAE ET CLERI LEODIENSIS JURA ET PRI-
VILEGIA IN INTEGRUM RESTITL'IT JUXTA TENOREl BULLAE SIXTI lY.
Universis el singulis reverendis in Christo patribus dorainis, archicpiscopis,
episcopis, eorumqiie in spiritualibiis et lemporalibus, \icariis el officialibiis
generalibus. necnon abbatibiis, prioribiis, praepositis, decanis, archidiaconis^
caeleiisqiie praelalis el qiiibiisvis aliis in dijjnitalibus constilutis ac canonicis
el capilulis quanimlibet ecclesiarum collegialarum ubilibel conslitiitis, omni-
biisque el singulis aliis quorum inleresl vel inlereril seu inleresse et quos in-
frascripUim tan(rii negolium seu tangere poleril quomodolibel in futurum,
quibuscumque uominibus censeantur aul ciijusciimqiie praeeminenliae. ex-
cellentiae, di(}nilatis, status, (jradus, ordinis Tel conditionis existant, tais
communiter quam divisiin , Arnoidus de Berckt. Dei paticntia abbas monas-
terii Sancii Jacobi Leodiensis, ordinis Saneti Benedicti, judex , conservator
et executor jurium , jurisdictionuni , privilegiorum , rerumque domini epis-
copi pro tempore Leodiensis, necnon venerabilium el circumspeclorum viro-
rum dominorum praepositi , decani , arcliidiaconoruni et suppositorum
insignis ecclesiaeLeodiensisad infrascripta una cum infrascriptis nostrisin hac
parte collegis, modo et forma infrascriptis a sancta sede apostolica ac sanctis-
simoin Christo pâtre el domino nostro domino Sixto, divina providentia papa
quarto.^ sub titulo nostrae abbatialis dignitatis hujusmodi datus specialiter el
deputalus, salutem in Domino sempiternam el praesentibus noslris , imo verius
apostolicis firmiter obedire mandatis. Lilteras apostolicas sanctissinii in Christo
patris et domini nostri domini Sixti papae praedicti, ejus vera bulla plumbea
in cordula canapis more romanae curiae impendenti , bullatas. sanas et inté-
gras, non \itiatas, non cancellatas, non abrasas. nonabolitas. nec in aliqua
carura parte suspectas, verum omnibus prorsus \ilio el suspicioiie carentes,
h
i
i.
ANALECTA LEODIENSIA.
671
nobis pro parte dictorum reverendi patris ac venerabilium el circumspeclo-
rum virorura dominorum episcopi , praepositi , decani , archidiaconorum
dictae ecclesiae Leodiensis in eisdem apostolicis ac sanclissimi domini nostri
domini papae praedicti litteris principaliter nominatorum , coram nolario pu-
blico el testibus infrascriptis , rite praesenlalas , nos cum ea qua decuil reve-
rentia récépissé noveritis, hujusmodi sub tenore :
Sixtus, episcopus, servus servorum Dei , dileclis, etc. , ut in bulla ^
Posl quarum quidem lillerarum aposlolicarum hujusmodi praesentalionem
et receplionem nobis et per nos , ut praemittilur , factas, fuit nobis pro parte
dictorum reverendi patris domini, domini episcopi, praeposi'i, decani , ar-
chidiaconorum et suppositorum dictae ecclesiae Leodiensis expositum gravi
cum querela, quodnonnulliarchiepiscopi, episcopi , aliique ecclesiarum prae-
lati et clerici ac ecclesiaslicae personae, tam religiosae quam seculares, nec-
non rector, doclores, magislri el scholares universilalis oppidi Lovaniensis
dictae Leodiensis dioecesis , atque duces . marchiones, comités, barones , no-
biles, milites atque laici, communia civitalum , universilates oppidorum , cas-
trorum villarum et aliarum locorum , ac aliaesingulares personae civitalum
el dioecesis el aliarum partium diversarum occuparunl el occupari fecerunt
castra , villas el alia loca, terras, domos, possessiones , jura et jurisdictiones,
necnon fructus, census, reddilus, proventus dictorum reverendi patris, do-
minorum episcopi, praepositi, decani, archidiaconorum el suppositorum
dictae ecclesiae, el nonnullaaiiabona mobilia elimmobilia , spirilualia el lem-
poralia ad eos conjunctim aul divisim speclanlia el perlinenlia seu spectantes
et perlinenles , et ea delinenl indebile occupala seu sallem ea delinentibus
praeslanlauxilium, consilium vel favorem , nonnulli etiam civitalum dioecesis
et partium praedictarum , qui nomen Domini in vauum recipere non formi-
dant, eisdem reverendo patii dominis episcopo, praeposilo, decano, archi-
diaconis et supposilis dictae ecclesiae super praediclis castris , villis el locis
aliis , terris, domibus el possessionibus , juribus el jurisdictionibus, fructibus,
censibus, reddilibus el provenlibus eorumdem el quibuscumque aliis bonis
mobilibus et immobilibus creditisque et actionibus spirilualibus et lempora-
libus, aliisque rébus ad eos conjunctim vel divisim speclantibus, multipliées
molestias, perlurbationes et injurias inferunl atque jacluras, necnon eteosdem
» Vid. supra, p. 659.
671
ANALECTA LEODIENSIA.
ac îpsonim episcopi , praeposili , decani et capitiili in ea parle faclores ac ofH-
cialos rile ad hoc depiilalos, c|iiofiiiiuis jiiribus , jiirisdiclionibus , rébus , de-
bilis, bonis et possessionnibiis ipsis competenlibus uti et gaudere, ipsaquc
bona percipere et levare possunt et valent impediverunl , el judices impediunl.
Quapropter pro parle anlediclorum reverendi palris domini ac dominorum
episcopi , necnon venerabiliiim et circumspectorum virorum dominoruni
praeposili , decani , archidiaconorum et capiliili , eorunidenique supposilorum
qiiorumcumqiie, fiiiiniis debila ciim inslanlia requisili, qiialenus ipsos lam
conjunclim qiiani divisim super praemissis de remedio opportune providere
et ad praeinsertarum lillerarum aposlolicarum contentorumque in eisdem
execotionem juxta vim, formam , continentiam el lenorem earumdem proce-
dere, ipsisque lilteras et processus contra supradictos occupalorum, deten-
torum et injuriatorum ac alios quoscumque in praemissis inobedicntes el
rebelles seu eosdem quominus , etc. , ut m folio papiri , impedienles insolita
et indebila decernere et concedere , necnon el eosdem ad abinde desislenles
via juris compellere vellemus et dignaremur.
Nos igilur Arnoldus, abbas . conservalor , judex et exécuter praediclus ,
allendens requisilionem hujusmodi juslam fore et rationi consonam, et quod
justa pelenti non est denegandus assensus, ac volens tanquam obediens fi-
lius mandalum apostolicum nobis in hac parte directum reverenter ut lene-
niur, exequi , lilleras noslras imo verius aposlolicas et processus executoriales ,
ut praeferlur praepelilis , supradiclis reverendo palri domino , domino epis-
copo Leodiensi alque venerabilibus et circumspeclis viris dominis praeposilo,
decano, archidiaconis et capilulo Leodiensi eorumderaque supposilis qui-
buscumque decernendum duximus et concedendum ac decrevimus praesen-
tium lenoreet concedimus modo et forma inferius descriplis. Quaepraemissa
omnia et singuia supra et infra scripla, praelaclasque lilleras aposlolicas et
hune noslrum processum ac omnia et singuia in eis contenta vobis omnibus et
singulis supradiclis ac cuilibet vestrum inlimamus, insinuamus , notificamus,
et ad vestram el cujusiibet veslrum notiliani deducimus et deduci volumus
per praesentes. Quocirca vos omnes et singulos supradictos lam clericos quam
laïcoset quoscumque alios cujuscumque dignilatis, status, gradus, ordinis,
conditionis aut praeeminenliae fuerilis, etiam si reclor, doclores, magislri et
scholares universitalis oppidi Lovaniensis Leodiensis dioecesis aut eorum ali-
quis exslileril , hujusmodi caslrorum, villarum, terrarum ellocorum aliorum,
ANALECTA LEODIENSIA.
673
\)
junsdiclionum , jurium et bonorum , mobilium et immobilium , reddiluumque
et provenluum ac aliorum debilorum quorumcumque et bonorum ad prae-
falosdominosepiscopum, praepositum,decanum,archidiaconoselcapitulum
eorumquesupposilos speclanlium, occupalorum , delentorum , praesumpto-
rum , moleslalorum injurialores et debitores, necnon conlradictores et impe-
dmienlum praeslanles quoslibel et rebelles, ipsisque occupatoribus. delenlo-
toribus , moleslaloribus , debiloribus et injurialoribus et impedimentum
praeslanlibus, consilium , auxilium vel favorem praeslanlibus pariter et prae-
benlibus, aposlolica auctorilale praesenlium lenore requirimus et monemus,
primo, secundo , lertioet peremplis, vobisque nihilominus et ipsis ac veslrum
et eorum cuilibet in virlule sanclae obedientiae et sub poenis infrascriptis
dislricle praecipienles mandamus, qualenus infra Iriginla dierum spalium
post insMuialionem et notilicalionem praesenlium vobis el eis faclas immé-
diate sequentium: quorum Iriginla dierum decem pro primo, decem pro se-
cundo el reliques decem dies pro tertio et peremplis termine , ac canonica
menihone vobis et ipsis ac veslrum et eorum singulis praefigimus el assigna-
mus, hujusmodi altenlala r^vecetis el detenta ac alia praemissa restituatis ,
ac revecent et restituant , atque de et a praelactis melestiis , injuriis , jacturis
per vos eleos illalis et inferendis, desistalis el désistant, alque de ipsis et aliis
commissis et cemmillendis, laesis el injuriam ac impedimentum passis cen-
dignam satisfaclionem impendalis et impendant realiter et cum effectu. Alio-
quin SI infra diclum Iriginla dierum terminum praemissa non adimpleveritis
seu adimpleverint, nos singulariter in singulos delinquenleset rebelles, exnunc
preut ex tune et ex lune preut ex nunc, dicta canonica moniliene praemissa
excemmunicalien.s senlentiam in iis scriptis ferimus et eliam premulgamus
Praelerea lam m vos praediclos occupateres delentorum praesumpterum
moleslalorum, mjurialorum et impedimentum prestanlium quam omnes alios
et singulos clericos et persenas ecclesiaslicas seculares et regulares necnon
archiepiscopos , episcopes et ecclesiarum praelates , ducesque, marchiones
comités, barenes, nebiles, milites et laicos , communia civilatum ac univer-
silates oppidorum, caslrorum, villarum et aliorum lecerum, ac alias sinpu-
lares persenas civilatum et dioecesis partiumque diversarum, etiam rectorem
doclores , mag.slros el scholares diclae universil^tis oppidi Lovaniensis
dicta aposlehca auctorilale , praesenlium tenore ut supra , requirimus et me-
nemus, vobisque et eis ac veslrum et eorum cuilibet in solidum districte
85
674
ANALECTA LEODIENSIA.
praecipientes mandamus et a praenarratis occupalionibus , delenliouibus
praesiimptionibus, molcslationibus , injuriis et impedimentis ac aliis prae-
missis, dcinceps penitus et omnino abstineatis, desistetis ac abstineaiit et dé-
sistant , necnon et antctactis reverendo patri domino domino episcopo ,
praeposito, decano , archidiaconis et capitulo Leodiensibus eorumdcmque
suppositis, quibuscumque eorum debitissatisfaciatis seu satisfaciant, ac illatis
injuriis lani conjunctim quam divisim emendara condi{rnam praesletis et fa-
ciatis, inhibentes et expresse interdicentes vobis et eis ac vesirum et ipsorum
cuilibet ne quidquam contra praemissa seu aliquod praemissorum attentare
seu innovare praesumatis aut pracsumant. Alioquin in vos ac ipsos omnes et
singùlos contradictores impedimçntum praestantes , quoslibet et rebelles qui
talia commitlere seu altenlare praesumpseritis seu praesumpserint, singulares
scilicet personas, ex nunc proutextunc et ex tune prout ex nunc, dicta cano-
nica monitione praemissa excommunicationis^ necnon in communitatesetuni-
\ersitales omnium et singulorum lalia commiltentium, civilates , oppida,
castra , villas, terras et loca , interdicti sententias in iis scriptis ferimus et etiam
promul^ramus. Vobis vero dominis archiepiscopis , episcopis supradictis ,
quibus ob reverentiam vestrarum poutificalium di(;nitatum in hac parte dé-
ferre Yolumus, si contra praemissa seu aliquod praemissorura feceritis per
vos vel submissas personas publiée vel occulte, directe vel indirecte, quovis
quaesilo in[]^enio aut colore, sex dierum canonica monitione praemissa in-
gressum ecclesiae interdicimus in iis scriptis. Si vero hujusmodi interdictum
per alios sex dies praetactos sex dies immédiate sequentes animo, quod absit ,
sustinueritis indurato, vos et vestrum quemlibet eadem canonica monitione
praemissa in eisdem scriptis a divinis suspendimus offîciis; verum si praefatas
interdicti et suspensionis sententias per alios sex dies praefatos duodecim dies
immédiate sequentes animis vestris, quod absit, sustinueritis induratis, vos
et vestrum quemlibet eadem canonica monitione praemissa in eisdem scriptis
a divinis suspendimus officiis. Verum si praefatas interdicti et suspensionis
sententias per alios sex dies prafatos duodecim dies immédiate sequentes ani-
mis vestris, quod absit, sustinueritis induratis, vos et vesirum quemlibet, ex
nunc proulex tune et ex tune prout ex nunc, dicta canonica monitione prae-
missa excommunicationis sententia innodamus.
Caeterum cum ad executionem dicti nostri imo verius apostolici mandati
faciendam , quoad praesens aliis arduis nostris et dicti nostri mooasterii prae-
ANALECTA LEODIENSIA. 675
pediti negohis commode personaliter interesse nequimus, universis et sin-
b^ulis domm^ abbatibus prioribus, praepositis, decanis, archidiaconis , can-
tonbus , scholaslicis , thesaurariis , ecclesiarum tam cathedralium quam
collegialarum canonicis, parochialium ecclesiarum rectoribus et locatenenti-
busearumdem acpresby.eris, curatis et non curatis, clericis , notariés et
tabel|.on.bus publics quibuscumque per provinciam Coloniensem et alias ubi-
l.bet conshtutis et eorum cuilibet in solidum super ulteriori executione prae-
dict. mandat, apostolici atque nostri ultenus facienda, praesentium tenore
plenane comm.ll.mus vices nostras , donec eas ad nos duxerimus revocandas •
ipsosque et eorum quemlibet requirimus et per praesentes monemus primo"
secundo, lerlio et peremptis, eisque niliilominusel eorum cuil.bet, in virtute
sanctae obedientiae et sub excommunicationis poena , quam in ipsos et eorum
quemhbet, ex nunc prout ex tune et ex tune prout ex nunc , trina monitione
canon.ca praem.ssa ferimus in iis scriptis si ea quae ipsis in hac parte com-
m.tlnnus et mandamus neglexerint aut distulerint adimplere , districte prae-
c,p.entes mandamus, quatenus infra sex dierum spatium post notificationem
seu praesenlationem praesentium csfactam, et postquam pro parte dictorum
révérend, patns et domim domini episcopi necnon venerabilium et circums '
pectorum v.rorum dominorum praepositi , decani, archidiaconorum et capitul.
Leodiensis, eorumdcmque suppositorum, vigore praesentium super hoc requi-
s. I fuennt ac eorum alter fuerit requisitus, àa tamen quod in iisexequendis
alter ahum non expectet nec unus per alium se excuset ad vos omnes et sin-
Çulossiq>rad.ctosacal.as quascumque personas ecclesiasticas et seculares ubi
quando et quoties expediens fuerint, et accedere fuerint requisiti personaliter'
accédant et accédât eorum alter et praedictas litteras apostolicas , huncque
nos trum .mo venus aposlolicum processum et singula in e.s contenta et des-
cnpta levant , msmuent, publicent et fideliter publicari procurent, necnon
praefatos reverendum patrem et dominum dominum episcopum necnon prae-
posuum decanum , arch.diaconos et capitulum Leod Jse eorurdemque
upposaos contra supratactos occupatoresseu detentores, praesumptores mo-
esat.res, mjunatores, impedimentum praestantes et contL.^^^^^^^
et rebellesomn.busvnsetjuribus,remediisprotegantetdefendant,lvocato
ad hoc s.opus fuent, auxil.o brachi. secularis, ac ab eis occupala seu deten a
sup^d.eta restuu. laesisque et injuriam passis sat.sfieri et satLct^nem r-
pend. facant reahter et cum effectu , et ^eneraliter omnia et singula nob.s
676
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
677
in hac parle commissa pleuarie exequanlur juxta tradilam seu nobis a sede
apostolica praedicla direclam formam , non obstantihus omnibus et sin(}ulis
nuaediclus sanclissimus in Christo paler el dominus doniinus Sixlus papa mo-
dernus in praeinserlis suis ac aposlolicis literis voluit non obslare , ila lamen
quod ipsi subdelegali nostri aul qualiscumque alius nihilin praejudicium prae-
diclorum reverendi in Clirislo palris el domini domini episcopi Leodiensis
venerabilium el circuinspeclorurn dominorum praeposili , decani , archidia-
conorum el capiluli Leodiensis ac eorumdem supposilorum valeanl allenlare ,
neenon circa praefalos nostros, inio verius aposlolicos processus per nos ha-
bilos, el senlenlias per nos lalas, absolvendos vel suspendendos , super quibus
ipsis el eoruin cuiiibel poleslalem omnimodam denegamus. El si conlingal
nos super praemissis in aliquo procedere, de quo nobis poleslalem omnimo-
dam reservamus , non inlendimus proplerea commissionem noslram hujus-
modi in aliquo revocare, nisi de revocalione hujusmodi specialem el expres-
sam in noslris lilleris hujusmodi fecerimus menlionem ; per processum aulem
noslrum hujusmodi noiumus nec inlendimus noslris in aliquo praejudicare
coUegis, quominus ipsi vel eorum aller, servalo cum hoc noslro, imo \erius
aposlolico processu , in hujusmodi execulionis negolio procedere possinl et
valeanl, prout eis seu eorum alleri visum fueril expedire, modo el forma in
praeinserlis aposlolicis ac sanclissimi domini noslri papae praedicli lilleris
lalius expressalis. Praefalas quoque lilleras aposlolicas el hune noslrum imo
verius aposlolicum processum volumus pênes praelibalum reverendum in
Christo palrem el dominum dominum episcopum , neenon venerabiles el cir-
cumspeclos dominos praeposilum decanum , archidiaconos el capilulum Leo-
diense ac eorumdem supposilos vel eorum procuralorem vel procuralores
legilimum seu legilimos remanere, el non per vos seu quemquam alium conlra
eorum volunlalem quomodolibel delineri ; mandamus lum copiam fieri de
praemissis eam pelenlibus el habere debentibus , pelenlium quidem sumpli-
bus et expensis.
In quorum omnium et singulorum praemissorum robur, fidem el verilalis
teslimonium , praesenles lilleras seu praesens publicum instrumenlum , hune
noslrum, imo verius aposlolicum processum , in se conlinenles sive continens,
per nolarios publicos infrascriplos exinde fieri et in banc publicam formam
redigi signarique et subscribi mandavimus, noslrique abbatialis dignilalis si-
gilli jussimus et fecimus appensione communiri.
Dalum el aclum in abbalia sive monaslerio Sancli Jacobi Leodiensis prae-
tacto , sub anno a nativitale Domini millesimo quadriugenlesimo octuagesimo.
indiclione terlia décima, mensis aprilis die décima quinla , ponlificatus sanc
lissimi in Christo palriseldomini noslri domini Sixli , divina providenlia papae
quarli, anno nono, praesenlibus ibidem discretis viris et honesli A et V.
Archives de la province de Liège, registre de rancietifu-
cathédrale de S'- Lambert, n" 111 , fol. 2i>9 verso.
LXXXIF.
LITERAE QUIBUS LUDOVICUS BORBOMUS , DIE 20 APRILIS 1480 , CLERI LEODIENSIS
PRIVILEGIA CONFIRMAT ET EXTENDIT.
Ludovicus de Bourbon , Dei el a|>oslolicae sedis gralia episcopus Leodien-
sis, dux Bulloniensis et comes Lossensis, dilectis nobis in Christo abbatibus ,
decanis, prioribus, vicedecanisque , capitulis et convenlibus monasleriorum
et ecclesiarum nostrarum collegialarum , tam secundariarum civitatis quam
forensium, lolique clerc patriarum et dioecesis nostrarum Leodiensium sa-
lutem in Domino sempiternam. Grala nobis per vos saepius impensa obsequia.
el quae in dies soliicitis sludiis impendere non desislitis , aliaque mérita
veslra nos inducunt, ut vobis ad graliam reddamur libérales. Volentes itaque
vobis praemissorum merilorum veslrorum intuitu graliam facere specialem ,
omnia el singula pridem in jucundo adventu noslro, per nos tune eleclum el
confirmatum Leodiensem , vobis alias sub data anni a nativitale Domini mil-
lesimi quadringentesimi quinquagesimi sexti , mensis oclobris diei vicesimae
sextae, in civitate noslra Leodiensi, per noslras authenlicas lilleras su\) sigillo
noslro ad causas * , quarum tenores ac si de verbo ad verbura praesenlibus
inserli forent hic haberi volumus pro expressis liberaliter concessa , de nostri
capiluli consensu ralificamus. laudamus. innovainus el robore noslrae or-
* EstUnt siipr.i , p. 420.
G7R
ANALECTA LEODIENSIA.
dinariae auctorilatis confirniamus. Necnon ad majorem praemissorum de-
clarationem et ex certa noslra scienlia innovalionem, jura, privilejyia , coii-
suetudines francisiasque , liberlales et exemptiones vestras eccicsiarumque
veslrarum praetactariira ac suppositorum earumdem , necnon reformaliones
diidiiiii per piae memoriae reverendum palrem dominum Johannem de
Heynsberch , praedecessorem noslriim de et super abusibus tollendis, etc.,
de et cura consensu et consiiio venerabilis capiluli nostri Leodiensis éditas ,
atque siij^illis ipsorum domini Johannis et capituli rite sigillatas, ac etiaui
per sanctam sedem apostolicam confirmatas, de dicti nosiri capituli expresse»
consensu innovaraus , approbamus et ratificaraus , volentes et pollicentes vos
et queralibet vestrum in illis raanutenere et conservare necnon ab omnibus
et sin^ulis vexationibus, oppressionibus et molestationibus vobis et cuilibel
vestrum per quascumque personas tara spirituales quara saeculares de facto
et injuste ac contra ecclesiaslicara libertatera francisiasque et exemptiones
supralaclas faciendas vel inferendas, possclenus defendere atque attenlari,
revocari facere et realiter procurare cura intégra restilutione danraorura
inferendorura. Insuper tenebinius vos inimunes et defendemus pro posse nos-
tro ab omnibus pensis , talliis , gabellis sive impositiouibns per quascuraqut^
personas tam spirituales quam seculares irapositis seu imponendis, concessis
et seu concedendis. Item, volumus et mandamus statuta synodalia Léo-
diensia hujusrnodi necnon curiae nostrae unacum modificationibus et refor-
mationibus felicis recordationis domini Adulphi , episcopi Leodiensis, prae-
decessoris nostri , necnon majoris et secundariarum ecclesiarum nostrarum
Leodiensium, super abusibus judicum delegalorum sanclae sedis apostolicae,
necnon o^Hciatorum eoruradem, in anno Domini millesinio trecenlesimo tri-
cesimo septimo die duodecima raensis decerabris édita , in omnibus et per
omnia juxta illarura et illorura lenorem et seriem in singulis suis punctis et
articulis, et praeserlim quoad processus, ut praefertur, per judices apos-
tolicos faciendos et jura ratione eorumdera quoraodolibet recipienda et exi-
genda, inviolabiliter observari ; nionelas ibidem designatas juxta cursum mo-
netarum moderni temporis déclarantes, videlicet grossum veterem seu etiara
turonenseni extimari deberi ad unum scuterum quondara Henrici régis An-
gliae . necnon esterlingum argenti ad tertiam parlera talis grossi turonensis
sive veteris. Quodque illa praedicta singula partibus pro defensionibus ju-
rium et causarum suarura indigentibus et petentibus ac volentibus in judicio
ANALECTA LEODIENSIA. (579
exhibere, seu exhiberi illorura orginalia seu in et sub aulhentica forma non
negentur ; quorum statutorum synodaliura ac curiae nostrae Leodiensis , nec
non reforraafonura et modificationura praedicti bonae memoriae Adulphi
praedecessons nostn, ac aliorum praedictorura , copiara sub authentica forraJ
Tob.s conced.raus et annuiraus in arch.vis vestris fideliter conservandam et
reponendam Volumusque et auctoritate nostra praedicta praesent.uraque
tenore et .s. ra. h ter de expresso consensu capituli nostri supradicti mandamus ,
<luodqu.libetofhaalorum, assessorumetjudicura, advocatorura, notariorum
collectorum procuratorum fiscalmm et procuratorura comm^nium cun"
nostrae Leod.ens.s, praepositi ac ahorura archidiaconorum m ecclesia nostra
Leodiens. teneantur et debeant illa jurare in manibus officialis nostri
praesentibus deputat.s ecclesiarum nostrarum secundariarum praedictarum
desuper vocandis, si interesse voluerint aut notario publico per ecclesias ad
hoc deputando et sub juraraento hujusrnodi , illas et illa obse.vare, quantura
m e.s ent , et queralibet eorura concernere poterit , ad quod nullus praedic-
torura possit Illa negare , ut praefertur, quod si secus fecerint , corn^antur et
m expensisconderanentur, et perjudicem competentera, qmjudex, si ne-
ghgens fuera, tune per nostrura ofHcialera Leodiensera corrigatur. Quod-
que quoad conjugatos et bigaraos, colleclores, fiscales et procuratores ser-
ventur statuta, raodificationes , reforraat.ones , necnon apostolicae desuper
sub anno mcarnationis dorainicae raillesirao, quadringentesirao quinquage-
smo primo kal. novembris concessae confirmaliones , mandantes illas et illa
de ejusdem nostri capituli consensu inviolabiliter observari, déclarantes ac
de ejusdera capituli nosiri expresso consensu mandantes, et sub poena cenlura
florenorum rhenens.um ac privatione officii inhibenles, ne quis bi.araus aut
conjugalus vel ornicarius seu aduller publicus, vel usurarius raanifeslus.
horaicida, vel rafarais quovisraodoper se vel aliuraexercere praesumat aliquod
officium vel sallem vices gerere judicis, cui incurabit cognilio, correctio sive
corapositio negotiorura, seu sacraraentaliura auteliara secrelorura presbvte-
rorura sive rerura ecclesiasticarura. Itéra, indulgemus et innovaraus tenore
praesentium canonicis praedictarum ecclesiarum nostrarum forensiura et de
confraternitate ecclesiarum nostrarum secundariarum anledictarum exis-
tentibus praebendatis et residentibus, siraile privilegiura, quod canonicis
praebenlatis ac residentibus earumdem nostrarum secundariarum Leodien-
sium , m reformationibus dicti bonae memoriae domini Johannis de Heyns-
•»
680
ANALECTA LEODIENSIA
berch supradiclis, super non denegandam absentiam et placet , concessum
est. Derapto et salvo quod rebelles contra nos nostramque jiirisdiclioneni et
dominium ipso privilef^io, hujiisnaodi rebellione durante, nninime g^audeant
née illud eis seu cuilibet eorum suffragatur, mandantes sigillifero nostro et
aliis praelatis, prout in diclis reforma tionibus circa praetactum privilegium
continetur et per praefalum dominum Johannem, praedecessorem noslrum ,
mandalum fuit et est, ac volentes iila observari. Item, volumus et consen-
tinuis, quod subsidia et alia ({uaecumque nobis a vobis bucusque gratiose
concessa, et quae adhuc levanda sunt , infra claustrum ecclesiae nostrac
Sancti Pétri Leodiensis, prout consuetum est, juxta veros valores beneficio-
rum prout in regislro super subsidio domino Jobanni de Heynsberch prae-
libato novissime concesso confectodescripti suntatque veriHcati, leventuratque
solvantur, salvo quod si aliqua bénéficia minuta fuerint medio tempore et
usque ad praesens diminutorum super quibus veris valoribus bodiernis et
lemporibus solutionis fiendae stabitur ac stari volumus, praecipimus et ordi-
namus, juramentis seu juramento reclorum eorumdem beneficiorum in ma-
nibus decani seu vicedecani Sancti Pétri et aliorum deputatorum secunda-
riarumecclesiarum noslraruaj pnietactarum praestandisseu praestando, etiam
eo salvo quod in relevamine cleri forensis, etiam ecclesiarum forensium infra
mensem post terminos vobis gratiose concessos forenses ipsi de illis satisfacere
pos^int et valeant deputatis seu deputandis per eosdem in suis conciliis abs-
que iucursu poenae seu aiiquarum expensarum periculo , et quod si ita ege-
rint,exindenon vexentur necalitjuomodo vexaripossint. Insuper quia abbates,
decani , capitula et conventus monasteriorum et secundariarum ecclesiarum
noslrarum Leodiensium bactenus plura onera, vexationes etiabores nobiscum
et cum venerabili capitulo nostro praetacto pro liberlate ecclesiastica ser-
vanda, necnon pro resislentia injuriarum, oppressionum et gravaminum, proh
dolor ! nostrae jurisdictioni libertatique ecclesiasticae necnon clero nostro
tam civitatis quam dioecesis nostrarum Leodiensium praefactarum retroactis
lemporibus illatorum, sustinuerunt et passi fuerunt, ac in dies per amplius
sustinenl et ferunt, in agcndisque communibus dicti totius nostri cleri inces-
santer occupanlur , idcirco in recompensam bujusmodi onerum, vexationum,
occupationura et laborum continuorum eisdem capitulo nostro Leodiensi ,
ac abbalibus, decanis, monasteriis et ecclesiis nostris secundariis singulisque
beneficialis et residenlibus in eisdem fa\orabiliter indulgemus ac volumus,
ANALECTA LEODIENSIA. ggj
diaconis ecclesiae nostrae L.nH 11 ' ■ " "" P^OP"'"» et archi-
....jus.od^ p'acet^raCVjratrdrrJrr •^°^'" ^ ^^'^^-^
■nfra d.ctan. nostra™ civitalem Leodie„se„, praed 1" ' n"*""''''"
ipsius substitulo nro nnhk „„„ pracaicto nostro sigilhfero seu
decanos rura.ret'speciaÏbùsin . T '""' '''"'"''''"'" ' -«^idiaconos e,
dis solvere et de I 's S" '^ " """"'"''''- '^'^P"^^- «- depuUn.
ruraliun, i„ pst ,hTd Îic„ ,' K " 7" f'"""'" ""'''''"'"' ^-»~
dis, ac a.teriLe^Ct~^^^^^ -«..ossiseapropterrecipien-
nanjns, ,uaten jofficiaiii n^::s:::^z^z!:::::rr "'''-
cbidiaconi et decani mmlnc i k . i • ^^ "^"'^ ^<^ "'<^t' Praeposilus, ar-
et caetera omn. *" '<"'"""•" °P"* '"«"' «l requisiti exsti.erint, dandun.
caetera omnia créa ipsa necessaria faciendum facere et den„i».„ .
poenae tam de jure quan. consueludine propterea etÎn He7 . '"'^"'"
inciirrptirliirr. .r. • 1- • piupierea ei m dehectu so utionis
quan.diu peleo" non ,1,7 '""' "' '''"""° "' -"-^ralico obligatos,
ut pra fer'ur desZ IT "^"T""' '""^f--'"' '" J-'" "os.ra civiiate
vos ptéfetarumno '""'7 ""''" "P""" """^"^" ^»'-'- ' ^"0^
dlrdecan 1 V T"" '•'^""''''--'" -<='--- "ostrae civitati leo-
osr e^ ra Ib , "" ''"^"'""' "" P— '-- ^ «b hoc ab officia
Zlnts pra tat! T ' " --"-dum et deputandun., contra in-
eorum aliouod . "'^''""''"'"'' ' "'" «"""•a «a^de- seu praemissa aut
officiai losïrn '""T""" ''" '* '"' """" '"'^ ^nl-venientes coram eodem
othcal. nostro praed.cto tan, ad correclionem Iransgredientium seu infran
genUun.d.ctas.atu,a,modificationes,ordinationeset'reforn,atrnesqûarad'
poenas jun consonas et ad resti.u.ionen, ablatorum ac ad en.endas ;rdi"„at
86
682
ANALECTA LEODIENSIA.
procedere et ipse officialis nosler minus idoneos deponere omnino et amovere
possit etvaleal; mandantes officiali nostro Leodiensi, quantum possumus , qua-
tenusvobisaut procuratori praedicto, toties quoties opus eril, conslituendo,
ut praemittilur, atque renovando contra rebelles aut infringentes praefala
statuta , modificaliones et reformaliones summarie et de piano sine strepitu
judicii, procedens justiliae ministret complementum : aliis autem lilleris pri-
dem a nobis noslrisque praedecessoribus quomodolibet emanatis ac per nos
et nostros pra^edecessores ac capitulum nostrum si^jillatis, necnon per sanctam
sedem apostolicam seu romanos ponlifices confirmalis et approbatis, quibus
per praesenles minime derojjari volumus , in suis robore et viribus perpeluis
temporibus duraturis. In quorum omnium et singulorum praemissorum fidem,
robur et teslimonium bas litteras sigilli nostri ad causas fecimus etjussimus
appensione communiri. Datum in civitate nostra Leodiensi, sub anno a nati-
vilate Domini millesimo quadringentesimo octuagesimo , mensis aprilis die
vicesima.
MS. de M. le prof. Serrure.
LXXXIII.
DÉCLARATION DE LOUIS DE BOURBON , DU 28 AVRIL 1480 , EN VERTU DE LAQUELLE LES
DRAPIERS DE VERVIERS CONSERVENT LE DROIT DE VENDRE LEURS DRAPS AUX HALLES A
LIÈGE.
Louis de Bourbon , par la grâce de Dieu évesque de Liège , duc de Bouillon
et comte de Looz. Comme plussieurs de nos subjetz de nostre ville et bang de
Vervier , pays de Francbimont, eussent, samedi xxii« jour d'avril, apporté
ou fait apporter en notre citeit une quantité de draps , faits et drappez audit
lieu de Vervier, pour iceulx vendre en noz halles scituées en près de notre
palais, ainsy qu'il est de couslume, et que lesdits de Vervier disoient que
bien faire le povoient, est advenus que les gouverneurs et autres gens du
mestier des drappiers d'illec notre citeit, eux opposans et conlredisans à la
vendition susditte , maintenant que faire ne se povoil ou devoit, ont iceux
ANALECTA LEODIENSIA.
683
sn^dï:- j:r::r^ -pf-rr :.;£-:: i r
soient à autre jour pa d"va„rno '''T'"""' '««"'^" P-'es représentées se
parte et dautr p uS e .aX: 17'^"' "" '^'"'"^ " P^*"^"-- '^'""^
■a déposition de'plus.eurtosl J'CeTr^r"'"'''^ """""""""'' ^ ^^
sur le tout bonne examination et vLabn 1 1 T'.''"'"' "' "'"""'"'''' ''°'"
dits maislres à ce présents .J.llT.A "" '" ""''"' '""'<=" ' '"^
comun de nos.redrc " ^avl .. ! ' '"""'"' "' """'''■"'' '« *>-"
lettres , escrip, e apparu n„, T' ' "'" '"'""'^'^ '"""'""""'' ' «^^artes ,
n^ent du temps Te fou de bol ''".""'^r''"^'^""''"'''' f-'" auten.icque:
que de Liège en son vi,am 1 r?"": ''"''''"' ""'"'^ P-d'-sseur éves-
îl.e de .a purT-eat : S.re Da^ V „T "T '^T^ ""'"'-'^' '-
causeset rasons, ordonnance! et nT "" ''" '*''"''"« '''"''«' '«»
l'advisetdéIibératio7desdri?. r'°"'" "'^"" "'"""'"'^^ ''-•''' P""-
tant de nostre ha te iustt nue H' "> ""'"f "' "'"' "' '''"'"^ P'"^''="-
oyes en tout ce nu Tr 1" j "T """ ' '"'"'" P'"''^''' P-mièrement
des. mettant iustln' Ti «'-^-'-"ues en tous ses points et arti-
lesdit. .Irapp LTe aussvT T' ""^"^ ''""'' ""^'"'^ ''^ ^^^^' P-
eulx et leurfnT T^ "" "" '^^"''^ P"' «"" donnée, de laquelle
pays disonsirr/ .'' " " '°™"'" P*-"*' '^' ''«^''•«dite «ileit et
lesdits draplr et de- de Lr. f "k t ''"f ''"^''^ """'"•*'' '^"^ <»« P-'
ppiers et deux de part les hall.ers , lesquels es«ardeurs feront le se-
684
ANALECTA LEODIENSIA.
riment, ensuivant le contenu d'icelles lettres, en réservant à nous et à noz
successeurs évesques de Liège , Tinterprétation desdites lettres , aidsi que ré-
servé est.
Faitet prononchiet, en notre plain conseil, le 28« jour d'avril, l'an XllII*' et
lll.I" , en la présence de nos très-chers et féalz conselliers maistre Johan
Picourt, vicaire, Johan de Marbaix, chanoine de noslre église de Liège, mais-
tre Martin Vanderelen , doyen de l'église saint Denis , Tielman Valdoreau ,
maieur, et Johan le Proidhome , esquevin de nostre citeit , et de parte nostre-
ditte citeit messseigneurs Guilleaume de Ornyst , S"" de Berlo , Quentin de
l'uyn , seig"" de Gehen , chevaliers , maistres d'icelle pour le temps , Guille
Surlet, Bauduyn de Corbion et autres plussieurs; en tesmoing desquelles
choses fait nous avons appendre nostre seel, requérant lesdits maistres que
sembiablement le facent pour l'approbation de ce que dit est.
Archives de la province de Liège, registre du grand greffe
des échevins . n» 361 , fol. 19C.
LXXXIV.
CRY PROCLAMÉ AU PÉRON A LIÈGE, LE QUATTRIEME SEPTEMBRE l'aN 1480, POUR QUE NULLE
ASSISTANCE NE SOIT DONNÉE A GUILLAUME d'aRENBERG OU A SES COMPLICES *.
L'on fait assçavoir de parle mon très -redoublé et souverain seigneur et
prince monseigneur de Liège, les maistres, eschevins, jureis et conseil de sa
cité, en ensuyvant le contenu de la sentence pronunchée et publiée à Liège ,
par les susdits maistres, eschevins et jureis , le 4« jour dudit mois de septem-
bre, qu'il ne soit nul ou nuls, de quelque estât, vacation ou condition que
ce soit, qui de ce jour en avant face ou donne confort ou assistence, en quel-
conque manière que ce soit, à messire Guillaume de la Marche, Tilman
d'Heure , et autres ses complices et adhérens , plus ou loing dénommés ens-
'Yoy. sur la reprise des brouilieries entre Guil- nique de Jean de Los, ci-dessiis p. 79; Rouille,
laume d'Arenberg et Louis de Bourbon , la chro- lom. II , p. 190, et M. de Gerlache , p. 168.
ANALECTA LEODIENSIA.
68o
dites lettres de sentence, et ce sur incourir es pênes, toulesfois et si souvent
que trouvé seroit, contenues plus ou loing èsdites lettres et autres lettres,
crys et publications sur ce faictes.
MS. de la bibl. de l'université de Liège , n» 1 88 , p . 262 .
LXXXV.
CRY PROCLAMÉ AU PÉRON A LIÈGE LE V^ JOUR DE SEPTEMBRE l'aN 1480, CONTRE GUILLAUME
d'aRENBERG , CONDAMNÉ AU BANNISSEMENT ET A LA CONFISCATION DE SES BIENS.
L'on faicl assçavoir de parle nostre très-redoublé seigneur, monseigneur
de Liège, que tous ceulx et celles qui par ci-devant et jusques aujourd'hui,
datte de cette, ont eu la manniance, recepte, administration ou possession
des biens meubles , rentes, revenus , offices de justice ou autres bénéfices, ap-
partenans à messire Guilleame d'Arenberghc , eslans es pays et seigneurie de
noslredit très-redoublé seigneur , posé ores que ce soit à tiltre d'advouerie, par
commission ou garde de chastellerie , maisons, fortes places ou autres, en
quelconque manière, fachon ou condition que ce soit, qu'ils en lèvent et
oestent les mains, endedens tiers jours après la publication de ces présentes,
en mettant ou faisanl mellre lesdiles places, maisons, chastelleries , offices,
bénéfices , biens , rentes et revenus ens mains de nostredit très-redoubté sei-
gneur , pour les faire régier , gouverner et recepvoir par ses commis , tels que
ci-après ordonné y pourrat, et ce sur et à peine d'incourir en la grieff indi-
gnation de nostredit très - redoublé seigneur; et que finalement les desseu-
redis et un chascun d'eulx , endedens lesdits tiers jours , et sur les peines dictes ,
rapportent et meclenl es mains des gens des chambres des comptes de nos-
tredit très-redoubté seigneur , touttes lettres , registre, chartres , commissions
ou autres exploix , faisans mention desdils offices, bénéfices , biens, rentes et
revenues. Item , en oultre auffin de nourir paix et union entre la grâce de
nostredit très-redoubté seigneur , les membres et estas de ses pays, et que les
lettres et crys par ci-devant faict, tant des lettres d'alliance, ossi des lettres
686
ANALECTA LEODIENSIA.
de bannissement derainemcnt fais contre la personne diidit messire Guil-
leame et ses complices , comme des crys que ce ensuyvant en ont esté faits ,
soyent mieulx entretenus , et que nul ne puist prétendre ignorance , l'on fait
assçavoir, comme dessus, de parte nostredit très-redoubté seigneur, qu'il
ne soit nul ou nulles de quelconques condition que ce soit qui d'ors en avant,
et sur incourir es peines contenues èsdites lettres, reçoive lettres ou mes-
saigesquelconcques, ne pour quelque afiFaire que ce soit, du prénommé mes-
sire Guilleame d'Areuberghe, Tilman d'Heure et autres ses complices bannis,
plus au loing dénommeis es lettres dudil bannissement.
MS. de la bibl. de l'université de Liège, n° 188, p. 2C3.
LXXXVI.
LETTRE DU 14 OCTOBRE 1480, PAR LAQUELLE EVRARD DE LA MARCK DÉCLARE Qu'iL TIENT
EN FIEF DE l'ÉVÉQUE DE LIÈGE LE CHATEAU DAGllOiNT ^
Je Evrard de la Marcke, seig^ d'Agymout, fay sçavoir à tous et recognoy
par ces présentes, pour moi , mes hoirs et successeurs , que je tiens en fief et
hommaige de révérend père en Dieu , haut et puissant prince et mon très-re-
doubté seigneur mons' Loys de Bourbon, évesque de Liège,, duc de Buillon
et comte de Looz , et de sa vénérable église , la fortresse , terre , haulteur et
seigneurie d'Agyraont avec toutes ses appartenances et appendices à icelle, si
avant qu'elle meut de mondit seigneur et de sadite vénérable église , et luy en
aye faict le sériment et debvoir de reliefiF tel qu'il apartient , et il soit ainsi que
ledit révérend père en Dieu m'ait ensuivant les traictésetappoinctemens , faits
par ci-devant par mon très-cher damoiseau père avec les prédécesseurs éves-
ques de mondit seigneur, sommer et requérir, parla vertu des jugemensdeses
hommes féodaux par trois ad vis à trois quinzaines, pour parvenir et avoir l'ou-
verture de madite place d'Agymont, ausquels advis aie toujours fait respouce
» Voyez Manlelius, Hùt. Lo$s. , p. 183, et Foullon , t. II, p. 25, el t. III, p. 28».
ANALECTA LEODIENSIA.
687
(jue mon intention estoil el est voloir faire à mondit seigneur el à sadite vénéra-
ble église ce que tenus suis par raison , sans en mannière nulle contrevenir aus-
dites lettres obligatoires. Je, en accomplissant madile responce , pour lesdites
lettres entretenir, promés el aie encouvenl par ma foy , loyauté el sériment
pour moi, mesdils hoirs el leurs successeurs, que madile fortresse d'Agy-
mont serai de ce jour en avant ouverte audit révérend père en Dieu el mon
très-redoublé seigneur el ses successeurs, évesques et esleus de Liège, sadite
vénérable église de Liège el pays , pour y avoir entrée el yssue, toutes el quan-
tesfois que mondit seigneur le requéral * , el que ne souffray ne permellraie
entrer ou recepvoir personne aulcune en icelle madite place, pour faire guerre,
nuire ou grever les seigneurs el pays voisins à sondil pays de Liège , ne ^ui
soit ennemi publicque de mondil seigneur ne ce de sondil pays, si ce n'esl
par le gré el consent dudil révérend père en Dieu el des membres el estais
desondit pays. Ains entretiendrai fermement el léalmenl lesdils Iraiclés faicls
par mondil très-cher damoiseau père , comme ilz se contiennent, sans rien re-
nier ne accepter. En lesmoing et confirmation de ce j'aie à ces présentes faict
appendre mon propre seel , armoyé de mes armes , el signé de ma propre
main , le xiiii« jour d'octobre, l'an de la nativité Noslre-Seigneur mille qual-
Ires cens et quatres-vings. — Ainsi signé : Everart de la Marke ^.
MS. de la bibl. de l'université de Liétje , n» 188 , p. 179.
» Au mois de juin de Pannëe suivante, Evrard » principalis signala sigillo ac signalura mauu
de la Marck ne se conforma point à une de- » propria ipsius domini de Agimonl, reposila
mande des étals. Voyez ci-dessous p. 690. - est in archivis venerabilis major.s eccles.ar
2 On lit à la suite de celte pièce : « Lillera » Leodiensis. «
688
ANALECTA LEODIENSTA
LXXXVII.
INSTKIJMENTUI PUBLICL» , MENSE APRILI ET WAIO 1481 EXARATUM, QUOAD PECUNIAS LtODII
COLLETRAS AD OPLS INDULGENTIARUM ORDIISIS HIEROSOLYMITANI '.
Anno a nativitale Doiiiini Xllll^ ocliiaoesimo primo, mensis aprilis die dé-
cima sexta , praesenlibus in insigni ecclesia Leodiensi discrelis viris Johanne
Eiigelberti de Echt, Henrico de Slyers, Arnoido de Bniexken et Theodrico
Spirinc, clericis, nolariis publiais, leslibus, aperlus fuit pro prima vice
Iruiicus, in dicta ecclesia Leodiensi positus, pro colleclione oblalionum et pe-
cuniarum oblatarum ad opus indulgentiarum ordinis Jherosolymitani in ipsa
Leodiensi civilale , in quo reperli fuerunt pro tune quadringenti sexaginta
octo floreni Rhenenses, et quindecim stuveri communes, quos venerabilis
pater dominus Robertus Berlrandi, decretorum doctor et dicti ordinis pro-
fessus , tanquam substitulus procurator reverendissimi patris domini et fratris
Johannis de Cardona , principalis procuratoris , illorum calculo desuper
prius habito , secum delulit et portavit atque eosdem de et ex eodem trunco
se récépissé , habuisse et ad opus antetacli ordinis assecutum fuisse recogno-
vit sua sponle et confessus fuit , modo et forma in instrumento publico de-
super confecto et per me notarium infrascriptum signato et subscriplo latins
descriptis. Super quibus , etc.
Deinde anno praescriplo , mensis tamen maii die décima sexta , praesen-
tibus in eadem ecclesia domino Jaspare de Morialmeiz , canonico Sancli JNIa-
terni in ecclesia Leodiensi , Jolianne Engelberli de Echt et llieodrico Spirinc ,
notariis publicis, testibus, apertus fuit secundario truncus praescriptus , in
quo reperli fuerunt, illorum calculo débile praehabilo, quingenli quadraginla
no\em floreni Rhenenses communes, decem et sex stuveri Burgondiae com-
munes, et decem et octo solidi communis pagamenli Leodiensis, verum vi-
ginli stuveris Burgondiae communibus , pro quolibet dictorum florenorum ,
* De (lecimis in subsidium coolra Turco» nés de Los, supra page 80.
Leodii a legalo aposlolico colleclis agit Juliaii-
ANALECTA LEODIENSLL
689
ex praetacto trunco reccnk<o l.oK. . . ^ «eimuit, lilosciue se de et
antefalusdo™i„usnobcr,us,„o™inequosup.a site "' '"'■'"*'
eapropler vcnerabiles et ci.cumspec.os vil d'^ '' "'"" ""'"■ ^'
diclae i„si«„is ecclesiae LeodTeTs i 7 bÎir: "°""' "^' """'""'""^
prae„ar.a.is pecu„i,s per eu„, , ut p.!;: :' ;"^^^
qmtav t et quitos clamavir rïo ;ir ^ ,.' ''^'^^^P"^^ "abitis et assecutis
quitosatliberosperfidel su.JJ,,^2rZZZ^ '"'""" ''"^'""^^
raliter praestilam iu manu mei notir.i Zw T "^ jurament. corpo-
praesUta™ ae sub ^u.^r:2^:;^T:2'''""^ " ''''''""''
tenere et servare convenit et prorl t dl It f T""'?'""'^ """"''
•ians , etc. Super quibus , etc. ' '"''"'^' '"'^""' • ''"'""-
mlUdral, d, S'-lamberl , ». 1 1 1 , /■„(. 2S9 recto.
87
690
ANALECTA LEODIENSIA.
LXXXVIH.
RÉPONSE d'ÉVRARD DE LA HARCK , EN DATE DU 11 JUIN 1481 , AUX ÉTATS ET MEMBRES DU
PAYS DE LIÈGE , POUR ÊTRE DISPENSÉ d'aDXETTRE UNE GARNISON DANS LE CHATEAU d'a-
GIXONT '.
Vénérables et honorez seigneur, très-chiers et espéciaulx amis. J'ai receu
\oz lettres par ceslui porteur, escriptes le ix« jour de ce présent naoix, conte-
nant que me requérez que vous face ouverture d'icelle ma place , pour y mettre
gens en garnison pour la préservation du pays, comme vostredite lettre con-
tient. Sur quoi, vous plaise sçavoir que jusques au présent nuls dangiers n'en
sont sourvenus, et aussi je suis sur frontières, dont il m'est nécessaire de moy
garder et préserver à mon pouvoir , car jusques au présent j'aie heu peu et
petitte assistence des foulles qui me ont esté faictes , et en ce faisant ce seroit
mon destruction. Et samble estre aussi la foulle et destruction du pays que de
mettre garnison, et vauldroit mieux à remédier et pourveoir pour le bien par
autre mannière , car il me semble que soyons peu et mal puissans de résister
par telles manières. Pourquoi vous prie que me ayez pour excusé et estre con-
tent de moy, car mon intention nest point de me faire destruire, le plus
longuement que pourray. Vénérables et honnorez seigneurs, très-chiers et
espéciaulx amis, INostre-Seigneur vous ayt en sa saincte garde. Escript à Agy-
mont ce xi« de juing , l'an quattuorze cent quatlres-vingts-et-ung. — Ainsi signé :
► Everard de la Marke. — Et au dos : A vénérables et han7iorez seigneurs très-
chiers et espéciaulx amis y messeigneurs delà vénérable église , viaistre et con-
seil de la cité de Liège.
MS. de la bibl. de l'université de Liège , n \SS,p. 17U.
* Voyei ci-clessu», p. 686.
ANALECTA LEODIENSIA.
691
LXXXIX.
INSTRUIENTUM APPELLATIONIS DE DIE 3 DECEMBRIS 1481 , PRO CLERO LEODIENSI A
NUNTIO APOSTOLICO CUM POTESTATE LEGATI DE LATERE ^
InnomineDomini , amen. Per hoc praesens publicum instrumentum cunc-
tis pateat evidenter, quod anno a nativitatc ejusdem Domini millesimo qua-
dragintesimo ocluagesimo primo, indictionequarta décima, mensis decembris
die tertia , décima hora anle meridiem aut circiler, pontifîcatus sanctissimi
in Christo patris et domini nostri domini Sixti.divinaprovidenlia papae quarti
anno undecimo , in mei notarii publici et testium subscriptorum ad hoc vo-
catorum specialiter et rogalorum , sub corona majori in médium insignis ec-
clesiae Leodiensis in altum pendenti, loco quidem quo haec et similia instar
edicti publici fieri soient, praesentia personaliter constitutus honcstus et dis-
crelus vir dominus Wilhelmus Molitoris, collegiatae ecclesiae sanctae Crucis
Leodiensis canonicus , ut cttanquam syndicus seu procuraloret eo nomine pro-
curatoriocleri ,abbatum,priorum,sanctimonialiumquemonasteriorumetcon-
ventuum civitatis et dioecesis Leodiensium , habens et suis in manibus tenens
folium uniim papiri in tribus suis paginis descriptum , certas provocationem
et appeilationemac apostolorum petilionem et alia in se, ulasseruit ac ex illo
legebatur , continens , illud mihi notario publico infrascripto in manibus re-
cipiendum ibidem legendum et publicandum tradidit et porrexit atque per
me noiarium praetactum et subscriptum ibidem legiacalta, sonora et intelli-
gibili voce publicari petivit instanter instantius et instantissime ac requisivit.
Quod siquidera provocalionis et appellationis ac apostolorum petitionis papiri
folium ad ejusdem domini Wilhelrai Molitoris, nomine quo supra, instantem
petilionem et requeslam , illico légère ibidem incepi altaque sonora et intelli-
gibili voce publicavi , cujus ténor talis esse dinoscilur. Çuoniam notarié ad
extremum, etc. , usque in finem tune sic. Quo siquidem provocationis et
* V. CbroD. Joannis de Los , p. 80. et documenlum quod mox sequilur.
69â
ANALFXTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
693
appellalionisacapostolorura pclilionis folio, sic ut praescribilur. parlim per
me lecto et publicato, antefatus dorainus Wilhelmns Molitoris, illiid pro lecto
liabens nomine qiio supra, de et a gravaminibus etaliis in praeinseila provo-
cationis et appcllationis ac apostolorum pelitionis cediila latius conlentis et
descriptis, omnibusquealiiset singulis comminatis et atlenlatisautallentandis,
modo et forma inibi expressatis prose, nomine quo prius et sin^'ulis sibi ad-
haerentibus . adhaerere volentibus et adhaesuris contra et adversus reveren-
dum in Christo patrem et dominumSilveslrum, Dei et apostolicae sedis gratia
episcopum Clugiensem, in eadem ap|)eIlalionis cedula nominatum illique ad-
haerentes, adhaerere volentes et adhaesuros provocavit et appellavit ac apos-
tolos sibi dari et de illis, si quis adesset qui illos sibi daro et de eisdem respon-
dere posset , et praesertim a me noiario publico infrascripto , de apostolis sallem
testimonialibus responderi pelivit , aiiasque in omnibus et per omnia fecit et
facit,proutet quemadmodum in praescriplo provocalionis et appellationis ac
apostolorum pelitionis papiri folio latius continebalur et conlinetur ac descri-
bilur. Unde ego nolarius praelaclus et infrascriplus supradiclo domino Wil-
helmo Molitoris, nomine quo supra appellanli , aposlolosque sibi dari et de
eisdem responderi pelenti , in quantum de jure potui et debui, apostolos sa liera
testimoniales dedi et concessi , et illico praemissis sic peraclis, antefatus do-
minus Wilhelmus Molitoris, nomine quo prius, appellans, assumptis secum
me noiario et testibus praelactis et infrascriplis valvas principaliores ante-
lactaeinsignisecclesiae Leodiensis versus palalium episcopaletendenles accessit
et ibidem praescriptis provocalione et appellalione ac apostolorum pelitione
et concessione inhaerenlibus , easdem provocationem et appellationem ac
apostolorum pelilionem et concessionem in et ad ipsas valvas, instar publico-
Tum ediclorum, per menolarium publicum praelaclum publicari et insinuari
ac ad cujusiibet interesse habentis noliliam deduci inslanler pelivil. Unde
ego nolarius praelaclus praenarratum provocalionis et appellationis ac apos-
tolorum pelitionis papiri folium anlelactis valvis affixi et aliquandiu dimisi ,
provocationem et appellationem ac apostolorum pelilionenj inibi descriptas
sic publicavi , insinuavi et rntimavi ac ad cujusiibet interesse habentis noti-
tiam , via, jure , modo , causa et forma raelioribus quibus scivi , potui et debui,
deduxi. Super quibus praemissis omnibus et singulis antefatus dominus Wil-
helmus Molitoris, appellans nomine quo supra, sibi a me noiario publico
infrascripto fieri pelivit instrumentum unum publicum , sive plura publica
instrumenta. Acia fuerunt haec successive in anletacta venerabili et insigni
ecclesia Leodiensi et illius locis praenarratis. sub anno. indiolione , mense,
die, hora et ponlificatu suprascriplis , praesenlibus ibidem discretis viris et
honestis Johanne Cloestenere, Johanne Engelberli de Echt, et Theodrico
Lichueit , clericis Leodiensis dioecesis et notariis publicis , testibus ad prae-
missa vocatis spécial iter et rogatis.
archives de la province de Liège , registre de l'ancienne
cathédrale de S'-Lambert, n" \\\. f" 332 recto.
XC.
ALTERUM INSTRUMENTUM APPELLATIONIS DE DIE 14 DECEMBRIS 1481, PRO CLERC LEODIENSI
A 10N1T10NE NUWTH SIVE ORATORIS APOSTOLICl CUM POTESTATE LEGATI DE LATERE
. 1
In nomine Domini amen. Per hoc praesens publium instrumentum cunclis
pateat evidenter, quod anno a nalivitate ejusdem Domini XIIII*^ LXXX primo,
indiclione quarla décima , mensis decembris die vicesima quarla , hora nona
ante meridiem aut circiter, pontificatus sanctissimi in Christo palris et domini
nostri domini Sixti, divina providentia papae quarli anno undecimo, coram
reverendo in Christo pâtre et domino domino Silveslro, Dei et aposlolicae sedis
gratia episcopo Clugiensi , nunlio ut asserilur apostolico , in meique nolarii
publici et lestium infrascriptorum ad hoc vocatorum specialiter et rogatoruni
praesentia personaliter conslilutus honestus vir el discrelus dorainus Wilhel-
mus Moliloris, syndicus sive procurator, ut asseruit, totius cleri, abbalum,
priorum , sanctimonialiura , monasleriorura et conventuura civilalis, el dioe-
cesis Leodiensis, habens et suis in manibus tenens cedulam unam papiream
abintus duntaxat descriptara, certas provocationem et appellationem ac apos-
tolorum pelilionem et alia in se , ut asseruit , ac ex illa legebatur , continen-
lem, illam raihi noiario publico infrascripto in manibus recipiendara praediclo
reverendo patri domino Silvestro episcopo et nuntio apostolico legendam et
1 Vid. supra p. 691.
694
ANALECTA LEODIENSIA.
publicandam Iradidit et porrexil , ipsique reverendo palri eani per me legi et
piiblicari petivit, prout et illaui lam ad ipsoriimdoniini episcopi et nuntii apos-
tolici quam syndici sive procuraloris insUntiam et petilionem , ibidem pu-
bliée alla et mtelligibili voce legi et publicavi hujusmodi sub leiiore : Coram te
notnrio, etc., ut in cedula. Qua siquidem provocationis et appellationis ac
aposlolorum petilionis cedula per me sic lecta et per ipsum dominum epis-
copum, ut praefertur, andila,aulefatusdominus WilhelmusMolitoris, nomine
quo supra de et ab eodem reverendo pâtre domino episcopo ac nunlio alque
gravaminibus , faclionibus , et processibus aliisque in praeinserla provoca-
tionis et appellationis ac apostolorum petitionis cedula contentis latius et des-
criplis ad sanctissimum in Christo patrem et dominum nostrum dominum
Sixtum papam praedictum ejusque sanclam sedem apostolicam et universalem
ecclesiam j)rovocavit, appellavit sive recurrit, ac apostolos sibi per eumdem
reverendum patrem desuper taies, quales sibi de jure debeantur, dari petivit,
ac alias in omnibus et per omnia fecit et facit, prout et quemadmodum in
eadem praoinserta provocationis et appellationis ac apostolorum petitionis ce-
dula latius contineturet describitur, copiam veram ejusdem cedulae eidem
reverendo patri recipiendam, manu etminuto meo signo signatam et subscrip-
tam, tradendametdeliberandam. Unde dictus dominus episcopus et nuntius,
praeinserla cedula appellationis per eum audila, illico quemdam suum fami-
liarem ibidem adstantem tanquam notarium, ut dixit, publicum , ad se vo-
cavit, et de injuriis sibi et honori suo pro parte appellantium in praeinserta
appellationis cedula tactorum per ejusdem cedulae contenta, nisi illa rite pro-
baverint, ut asseruit, illatis, protestatus fuit et protestabatur cerlis modo et
forma desuper, ab eodem et minime a me notario subscripto sibi instrumen-
tum unum vel plura sub adstantium aliarum personarum testimonio fieri pe-
tivit. Et ulterius raox dicto domino Wilhelmo iMolitoris . quo supra nomine
appellante et id denuo repetente, respondit per hanc dictionem sive vocabu-
lum, videlicet refutatorios. Super quibus, antedictus dominus Wilhelmus
Molitoris, nomine quo supra, sibi a me notario publico infrascripto fieri petivit
instrumentum unum publicum sive plura publica instrumenta. Acla fuerunt
haec in quadam caméra sive cubili uno monasterii Belliredditus Leodiensis,
ordinis Praemonstratensiscontiguae aulae abbatiali ejusdem monasterii slanti,
subanno, indiclione , mense, die, hora, et pontificatu suprascriptis , prae-
sentibus ibidem discretis viris et honestis Johanne Haghen de Trajecto supe-
ANALECTA LEODIENSIA.
695
riori, et Petro Fabri de Gheynick , clericis Leodiensis dioecesis, testibus ad
praemissa vocatis specialiter et rogatis.
Archives de la province de Liège , registre de l'ancienne ca -
thédrale de St-Lambert, n' III, /v> 335.
XCI.
ROBERTUS DE MARKA CO^STITUTUS CASTELLANUS BULLONIENSIS , DIE 31 AUGUSTI 148i.
Ultima augusti , obtenta per uobilem et generosum ac strenuum virum do-
minum Wilhelmum de Mercha, alias de Arenberch, civitate Leodiensi, quam
potenti manu et vi introïvil hesterna die , sede episcopali vacante , venera-
biles domini Jobannes de Humyers, decanus, et capilulum Leodiense eorum
et ipsorum dominio utendo , ut asseruerunt, constituerunt generosum domi-
num Hobertum de Mercha , dicti domini Wilhelmi fratrem , militem , castel-
lanum castri de Bullone, mcdiante juramento, per illius castellanos praestari
consueto , quod et ibidem solemniter praestitit, praesentibus in capitulo rétro
chorum, hora nona de mane autcirciter, discretis viris et honestis dominis Jo-
hanne de Faukenberch et Jaspare de Morialmis , presbyteris ejusdem ecclesiae
claustrariis et capellanis testibus. Super quibus, etc.
Archives de la province de Liège , registre de l'ancienne ca-
thédrale de Si-Lambert , n" 112.
XCII.
WILHELMUS DE MARKA ELECTUS MAMBURNUS LEODIENSIS, DIE 31 AUGUSTI 1482.
Eodem die, ' completorium, praesentibus in praetacto capitulo testibus an-
tedictis, antedicti venerabiles domini decanus et capitulum , volentes , ut
* Deest vox anie ^ a</vel pott.
/
696
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
697
assemeruni, ecclesiae. civilati et palriis Leodiensibus , Bullonensibiis et Los-
sensibus, proptersedem, piohdolor! vacantem, vocelenus de idoiieo providere
mamburno, pro qiianlo in eis fuit et est, et salvo moderamine trium statiium
patriarum praelaclarum , elegerunt in eorum et dictanim patriarum mam-
burnum et defensorem antedictiim streniium et illustrera dominum Wilhel-
mum de Mercha, praesenlem et acceplantera, mediante juraniento per mam-
bui nnni earumdem patriarum praestari consueto, et in libre cartarum ecclesiae
Leodiensis descriplo, quod idem illic ad statim praeslilit.
archives de la province de Liège, registre de l'ancienne
cathédrale de S'- Lambert , n» 112.
XCIII.
DEPL'TATIO PETRI ROEQl'AF.R IN VILLICU» LEODIENSEM PER MAMBURNU» . SEDE EPISCOPALI
TACANTE , DIE 2 SEPTEMBRIS 148^1.
Secunda septembris, hora capilulari demane consuela, praesentibusin prae-
lacto capitulo rétro cliorum dictae ecclesiae Leodiensis dominis Johanne de
Faukenberch, capellano, et Jaspare de Morialmis, canonico Saneti Materni, in
eadem ecclesia et ejusdem ecclesiae claustrariis, testibus, illiistris et strenuus
dominus Wilhelmus de Mercha, mamburnus praedictus viva voce praesen-
tavit dictis venerabilibus dominis decano et capitulo. in eorum capilulari loco
praetacto capitularitercongregatis, virum lionestum Petrum Roechaer^ suuiu
familiarem, in villicum sive scultetum Leodiensem, petens illum per eosdem
dominos ad hoc admilti, prout et eidemdomini eumdemadmiseiunt, receplo
prius ab eodem et praestito juramento per villicos Leodienses praestari con-
sueto , salvis juribus , etc. Super quibus , etc.
Ibidem.
' Seu Rotquaer.
XCIV.
PROCUHATORIUM XAGISTRI UtNRlCI DE LOEVENBORCH AD ELIGENDUM FUTURUM DOMINUM SEU
EPISCOPUN (8 SEPTEMBRIS 1482.)
Octava septembris (1482), praesentibus in ecclesia Leodiensi, hora quarta
posl vesperas, dominis Johanne Uleix. canonico col legiatae ecclesiae beatae
Mariae Virginis oppidi Trajectensis , et Eustacio Toelinck, familiaribusvenera-
bilis domini et maçislri Henrici de Puthem, canonicis Leodiensibus testibus ,
venerabilis dominus et magister Henricus de Loevenbrech canonicus Leodien-
sis. constituit dominos et magistros Johannem deQuercu, JohannemdeMyerlo
et Henricum ex Palude, decrelorum doclores, licet absentes tanquam prae-
sentes.et eorum quemlibet in solidum, ad eligendum ipsius constitutoris no-
mine illustrera virum dominum Johannem de Mercha , praelibati domini
Wilhelrai filiura naturalera et le[]^itiraura . aut saltem postulandura euradera in
fulurum episcopum seu electiim Leodiensem in forma meliori , promittens, etc.
Super quibus , etc.
Ibidem.
xcv.
PROTESTATIO DOWINORUM DECANl ET CAPITULI LEODIENSIS , ANTEQUAM PROCEDERETUR AD
ELECTIONEM FUTURI DOMINI , FACTA DIE 13 SEPTEMBRIS 1482.
Décima terlia septembris anni praescripti , hora capilulari de mane, et
statim anle summam missam , praesentibusin solito capitulari loco, rétro sum-
mum allare situato, discrelis viris et honestis dominis Jaspare de Morialmeiz ,
canonico Saneti Materni ecclesiae Leodiensis, et Johanne de Faukenberch, in
88
698
ÀINALECTA LEODIENSIA.
ATSALECTA LEODIEiSSIA.
699
eadem ecclesia capellanis, presbyleris et ejiisdcni ecclesiae claiistrariis , lesli-
bus, venerabilesdoraini Johannesde Humirez,decanus, AlexandcrdeSeranio,
(iilberlusdeSeranio, praeposilus Hiiyensis, Petms de Hollenfjnoiil, Wilhel-
mus de Lyberme , Theodoricus de Xanclis , Antbonius Asleruel , Johannes
de Biisco , Johannes d'Esne , Johannes de Terney , Jacobus de Lybermey ,
Hiijjo de Lannoey , Joliannes de Myerle, Wallerus de Coersuarem et ma-
gisler Henricns de Loevenborch , canonici Leodienses, corani venerabilibus et
ciiciimspectis viris, dorninis et m«gistris Renero Bormans, Sanctorum Peiri ,
Johanne de Eyck , Pauli , Henrico Bormans, Marlini, et * Bartho-
lomei decanis, necnon Johanne Fabri , Carolo Laduyns, Jacollin et Jonathe^
dicto Gentis, Sancli Pelri , Aegidio de Leodio, Johanne Moll, inveslilo de
Leerneur, Petro de Myerle, Wilhelmo de Blisia , VVilhelmo Molitoris ,
Sanctae Criicis , Martino Schowart , Aegidio Huberti, Johanne de Floeyon,
Godefrido de Baslonia , Johanne Goeswynstoren , et - de Bruxellis,
Sancli iMaitini, Johanne Hoengne, Argenthieri , Gabriele Baker, Baldiiino
Baker, et Andréa Gioet, Sancti Johannis, Leonio de Baest , Anthonio Hap-
part, Sancli Pauli ^, Greoorii investito de Saito, Johanne Groel , can-
tore Sancli Dyonisii , Johanne de Opheers , Aegidio Jainesins , Johanne de
Colouia, et Gerardo Eckers, Sancli Bartholoniaei Leodiensis collejriataruro
ecclesiaruni Leodiensium canonicis, pUiribusque ahis vivae vocisoraculo vene-
rabilis domini et niajjjistri Henrici de Loevenborch, eoruni confralris prae-
dicli , dixenmtet exposueriint, in praelacto eoruin capilulaii loco capitiilariter
congregali et capitulantes, capitulo eliam ad et propler hoc specialiler indicto
per quanadem eorum citationem ab eis eniissani , eorum confratres canonicos
Leodienses, infra provinciam sallem Coloniensem exislenles etdejientes, citatos
fuisse et esse peremplorie Leodii coram nobis in et ad locum eorum capitu-
larem solitura, ad craslinamdiem, ad procedenduni solito more et procedi vi-
dendum et audiendum ad fuluri episcopi Leodiensis sive electi aut postulali
eleclionem, elc Et eapiopter proleslati fuerunt et expresse protestabanlur
ac protestantur via , jure , modo , causa et forma melioribus quibus potuerunl
el possent , quod non tenent locum civilatis Leodiensis secundum Clementi-
num aut alium quemcumque canonem interdiclum, et quod ideo per prae-
* Locus vacuus in MS.
* Idem.
* Locus vacuus in MS.
tactam eorum cilalionem ad dicUim eorum capitularem locum emissam el
executam et subsequendam eleclionem novi episcopi electi aut poslulati non
voluerunt neque volunt sanctissimum dominum nostrum papam Sixtum , ejus
sanctam sedem apostolicam vel collegium reverendissimorum dominorum
cardinalium , aut quem'cumque alium in aliquo offendere , sed id fecisse fa-
cereque velle tanlummodo pro conservalione juris eorum ecclesiae et ad
providendum illi de iis quae ei competunt, etc. Super quibus ipsi venerabiles
domini mei petierunt ipsis a dorninis N. Bergerines, Sanctae Crucis, Johanne
de Gandavo et me Johanne Spirinc fieri instrumenlum unum publicum sive
plura publica instrumenta. — Joh. Spirinc.
Archives de la province de Liège , registre de ranrienne ca-
thédrale de S' - Lambert , n» 112.
XCVI.
EXCOMXLNICATIO IN WILUELMIM DE MARCKA EJUSQUE COMPLICES AB ARCBIEPISCOPO COLO-
NIENSI , OB NECEM LUDOVICI BORBONII EPISCOPI LEODIENSIS , LATA DIE 23 SEPTEMBRIS
1482.
Hermannus ^ Dei gratia archiepiscopus Coïoniensis, sacri Romani imperii
per Italiam archicancellarius , piinceps elector acWeslphahae et Angariae dux
legatusque natus ; universis et singulis dominis abbatibus , prioribus , prae-
posilis, decanis, scholasticis, cantoribus, succentoribus el tam melropolitanae
nostrae Coïoniensis quam calhedraliura Leodiensis , Trajeclensis , Monaste-
riensis, Osnabrugensis et aliarum quarumcumque collegialarum canonicis
parochialiumque ecclesiarum , capellaniarum et allarium ac dominiorum rec-
toribus, necnon quoruracumque monasteriorum , conventuum per civitatem
et dioecesim Coloniensem, Leodiensem, Trajeclensera, Monasleriensem , Osna-
brugensem, totamque provinciam noslram Coloniensem, ubilibet constitutis ,
» Is est Hermannus , Ludovici Ilassiae Cas- elecluin in regem , solemni ritu coronavit , die
selensis landgravii filius , qui Maximiliamim I . 9 aprilis, non vero die 20 septembris annil486.
700
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
701
prioribus elfralribus, caeterisqiie presbyleris, curalis et non curalis. ciericis^
notariis et tabellionibus publicis quibuscumque, per easdeni ci\itatemet tlioe-
cesim atque provinciam constilutis, salutem in Domino et nostris infrascriptis
parère mandatis.
Cum non plane satis crebremala, inimicitiae, (juerrae, ecclesiarum eteccle-
siasticarum personarum infeslationes , et aliae imniinere diversorum generuni
plajjae iis relro temporibus proh dolor! adeo invaluerint^ bineque nialitia in
tantam furiam saevierit, ut non solum ecclesiae Dei decastenlin -, veruni
etiam pontifices, quod dolenter referimus, manus crueutas subire co{jantur,
unde cum fama illa infausta nationes istas etprocul ab eis distantes de nefando,
delestabili et sacrilejjo illo facinore per Willermum de Marcka , suosque com-
plices et satellites, in bonae meraoriae dominum Ludovicum de Bourbon, epis-
copum Leodiensem , manus violentas in unctum Domini injiciendo, ipsumque
crudelissimo martyrio interimendo et occidendo conspeiserit , nedum sacri
canones et ecclesiasticae constitutiones , verum etiam légales sanctiones eos
qui in simplices clericos, diabolo suadente, manus injiciunt violentas , graves
poenas, in pontificum occisores arctiores infligant, itaque nos fama praedicta
acclamante et notorietate dicti facinoris, non sine vebementi cordis amaritu-
dine, ad plénum deducta, lali videlicet quae suum auctorem manifeslissime
prodit, adeo quod nulla possit tergiversatione celari, ejusque evidentia iUi
clarescat, quod accusalor clamare non indigeat, veritate etiam fidedignorum
informatione comperla, non valentes tantum flagitium sub nube aut conni-
ventibus oculis transire, volentes uti juris ministri jura canonica in praemissis
sibi locum vendicant executioni debitae , prout tenemur demandare , prae-
falum Wilhelmum de Marcka , dicti sceleris auctorem suosque complices et
satellites ac omnes et singulos alios dicti facinoris socios consiliarios , fautores
et scienter defensantes , sententiam excommunicationis et anatbematis in ca-
none St quis snadente 17 q : iiii, ac poenas in poenis aliisque juribus poe-
nalibus super hoc editis contentas temere et de facto propter praemissa
incidisseetincurrisse, ipsumque Wilhelmum a feudis, locationibus et officiis
quibuscumque , quae a dicta ecclesia Leodiensi forsitan obtinet , cecidisse , et
ea ad ipsam ecclesiam rediisse ac ipsius filios per masculinam lineam descen-
dentés usque ad secundam generationem , ad quaecumque bénéficia eccle-
siaslica in civitate et dioecesi Leodiensibus obtinenda inhabiles ledditos fore ^
terram quoque ipsius Wilhehni et locum in quo dictus bonae memoriae do-
minus Ludovicus occisusesl , juxla tenorem diclae Clementinae , ecclesiastico
interdicto subjacere, justitia medianle, idque exigentibus tam melropolitica
et causis praedictis quam legatione apostolica auctoritatibus praedictis, duxi-
mus delarandum et decernendum, prout declaramus atque decerniraus per
praescntes : quae omnia et singula vobis omnibus et singulis supradictis ac
vestrum cuilibet notificamus, inlimamus , insinuamus alque ad vestram et
cuilibcl vestrum nolitiam deducimus et deduci volumus per praesenles. Vobis
nihilominus ac vestrum cuilibet in soliduni , in virtute sanctae obedientiae ,
quam dictae sedi apostolicae et nobis respective debetis , et sub excommuni-
cationis poena, quam in vos et vestrum quemlibet trium lanlum dieruni
canonica et peremptoria monitione prima , auctoritatibus praedictis ferimus
hisscriptis, nisi feceritis quae sic vobis injungimus, districte praecipiendo
mandamus, quatenus in veslris ecclesiis, monasteriis , capellis , et in locis aliis
publicis, ubi necessarium et oportunum videbitur, et quolies super hoc hie-
rilis requisiti aut ali<|uis vestrum fuerit requisitus, praemissa omnia et singula
publicari, necnon supradictum Wilhelmum de Marcka, ejusque complices et
satellites in dicto forefacto socios , consiliarios, fautores et taies scienter defen-
santes, singulis diebus dominicis et festivis, campanis pulsatis candelis accen-
sis et extinctis ac in terram projectis pedibusque conculcatis, excommunicalos
et anathematizatos publiée denuntielis. Et nihilominus in terra dicti Wilhelmi
et in loco in quo dictus bonae memoriae dominus Ludovicus interfectus est,
interdiclum ecclesiasticum juxta dictamClementinam primam etillius formam
et tenorem slriclissime observetis, ac inibi a divinis cessetis, donec et quous-
que ipse Wilhelmus et alii excommunicali et anathemalizati praedicti benefi-
cium absolutionis a sanlissimo domino nostro papa , prout illam sibi reser-
vatam constat , meruerinl obtinere , diem seu dies ac modum et formam
publicandi et denuntiandi ac aliorum praedictorum nobis liquide rescribentes.
In quorum fidem nostras litteras sigilli nostri appensionecommuniri fccimus.
Datum in Castro Zuytstrom, mensis septembris die 23, anno Domini millesimo
quadringenlesimo ocluagesimo secundo.
MS. de la bibl. de l'université de Liège, n» 188 , /b/. 171 .
702
ANALECÏA LEODIENSIA.
XCVII.
LETTRK DE PHILIPPE DE CLÈVES ET DE JEAN DE CHALON . ADRESSÉE LE 18 OCTOBRE 1-48^
A CEUX DE LA VILLE DE HASSELT, RELATIVEHENT A LA DESTRUCTION DE LEURS FORTIFI-
CATIONS^ SELON LES TERMES DU TRAITÉ DE PAIX CONCLU ENTRE LE DUC PHILIPPE ET LES
LIÉGEOIS.
Besoiidere goede vriende. AIso u çeordineert ende bevolen is geweest, dat
ghy une poirten ende mueren afdoen ende breken soudt ende die vesten ende
graven sleciit maken ende vullen , d'welc als wy versiaen ghy nyet en hebt
gedaeu , daer af ons boven maten veruondert scriven wy dair oni liegewoir-
delic aen u, ontbiedende endebeveliende alnocb zeer ernslelic desen mael voer
al, dat ghy une voirscreven poirten ende mueren van slont afdoet endebrecl
ende de veslen ende de graven siecht maect ende vull sonder daer eenege
slercle oft vasticheyl meer te latende , wetende oft ghy des nyel en doet wy
de gantze stat ende edificien sullen doen raseren ende destrueren. vanden
welken wy u adverleren met desen brieve oni u daer na weten te rechten.
Besondere goede vriende, Onse Heeren zy met u. — Gescreven te Loven op ten
xviii^e" dach van oclobris anno Xlllh LXXXIJ. — Phe {Van Cleve). —
Jehan de Chalon.
Den eer baron horghenneesteren , schepenen ende tngesetenen der xtad rati
Hasselt onsen gemmden vrienden.
Archive» du royaume, trésorerie de Brabant , iatb vam
Lmck, lùMieSl à 5U.
AINALECTA LEODIEXSIA.
703
XCVIII.
LETTRES DONNÉES A BRUXELLES, LE 24 OCTOBRE 1482, PAR LESQUELLES l'aRCHIDUC
«AXIMILIEN ORDONNE MAINLEVÉE DE LA SAISIE DES BIENS DU CLERGÉ DE LIÈGE, ETC. '.
Maximilian , par la grâce de Dieu duc d'Austrice, de Bourgongne, de Lo-
Ihier, de Brabant, de Lembourgli, de Luxembourg et de Gueidres , comte
> Dans le MS. cité de la bibliothèque de Liège, expédient advisé estre nécessaire vendre rentes ,
fol. 244, se trouve une Supplication à Wons, le bèrilables et viagères pour parvenir audit paye-
duc tfOttrice pour le reliépement des églises de ment; mais pourtant qu'il esloit vraisemblable
Liège, contre le bourgeois d'icelle cité, en suivant non pouvoir trouver achapleurs , si prcmière-
teur obligation. Cette pièce , qui est sans dale et ment asseurez n'esloienl de pleiges , cautions et
qui présente quelques lacunes , me semble pou- respoodans de gens ayans terres et seigneuries ,
voir èlre rapportée ici. rentes et revenus suffisantes , scituées et assises
« Au rov des Romains noslre sire, et à Mons'. èsdits pays de mons' le duc, pour lors où lesdites
l'archiduc son fdz. ' renies acquérir sedebvoient, suppliarent lesdits
" Uemonstrent et supplient le plus humble- de la cité et requéroient mess" les doyen et cha-
ment que faire puellent (voz humbles chapel- pitre de la grande église , les abbez, prieux et
lains et serviteurs) les prélatz , abbez , doyens, couvenis . doyens et chapitres des secundaires
chapitres, tant de l'église cathédrale et première, églises susdites, ayant plussieures terres, renies
que des collégialles et secondaires de la cité et et revenues signories scituées et assises es pays
banliewe de Liège , que comme il soit ainsi que de mondit seigneur le duc , pour le furnis-
en l'an de la nativité Nostre-Seigneur mille quat- sèment desdits deniers deuz et promis pour le
I res cent soixante-huit, après la réduction d'icelle bien de paix , comme dit est. Offrans pour ce les-
cilé et pays et l'appoinctement pour lors faict dits de Liège ausdils supplians obliger et sub-
avec feu de noble mémoire mons"^ le duc Charles mettre, tant en nom de ladite cité et communaulté
de Bourgongne, de Brabant, etc., que Dieu par- comme en leurs propres et privez noms, et eux
iloinst, ladite cité fuist redebvable envers ledit faisans forts pour tous autres inhabitans de la-
duc Charles en la somme de vi" milles lyons. dite cité et banliewe , rachater icelles renies et
chascun lyon du pris de Ix gros monoye de Flan- pensions, payer et furnir le cours d'icelles aux
dres, à payer en deniers comptans, pour les causes termes qu'elles eschéroient , de rendre et resti-
contenues et déclarées es lettres sur ce faicles. tuer tous dommaiges , despens et interrest qu'à
et pour lequel payement accomplir et fournir, ceste cause lesdils supplians pourroyent porter
tailles et crenées furent lors mises et assises sur et souslenir , et de les rendre francz , quittes et
les habitans de ladite cilé et banliewe d'icelle. indemnes sur leur honneur et sour paine d'estre
(^uoy nonobstant ladite somme ne se peut pour réputez parjures et de eulx jureir la mengaille
lors recouvrer ne recueillier. Si fut pour le plus jusques au nombre de ii<^, quant requis en se-
704
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIEiNSIA.
705
kit
I
(le Flandres, d'Artois, de Bourgongne, palatin, de Haynaiilt , de Hollande,
de Zeelande, de Namur et de Zulphene, marquis du S*-Empire, seig»" de Frize,
de Salins et de Malines^ à noz sëneschaulx de Brabant , de Lembourgh , Dael-
hem et Faulcoumont. à noz maires de Louvain et de Tillemonl. baillv de
Wyvelle et de nostre romant pays de Brabant, Lembourch, Daelhem et Fal-
quemont, ou à leurs lieutenans et chascun d'eulx en son endroit sur ce requis,
salut.
De la parte de noz bien aimez les chanoines, officiers et supposlz des secon-
daires églises de la cité de Liège, ensemble des abbés, religieux et couvcns des
monastères de ladite cité , nous at esté remonslré comment eulx voyans que
messire Guillaume d'Arembergh avoit piteusement occis et mis à mort feu
ront. Oueis lesquelles prières , offres et promes-
les, lesdits supplians, véans pour lurs la dépopu-
tion de ladite cité, marchandise faillie, laboureu rs
cessée, touttes (jabelles diminuée, avec autres
inconvéniens . et que pour lors , {jrand nombre
des bons bourgeois estoient hors
du pays, meus iceux suplians de pitié et de com-
passion , ayans leur .... et courai{]re au bien
publicque, accordarent, moyennant ce que dict
est,eten acceptant lesoffresetconditionssusdites
plus amplement déclarées es lettres obligatoires
sur ce l'aides , dont lesdits supplians produisent
le double avec ces présentes tous leurs rentes et
revenues qu'ils avoyent et possédoyent èsdits
pays, jusques à la somme de cinquante milles
livres monooie dite, sur ferme espoire d'estre re-
levez tant du principal comme des accessoires et
despens, desquels ilz doibvent estre creus par
leur simple parolle apparaut par lesdites lettres
obligatoires; toutes lesquelles promesses , obli-
gations et conventions nonobstanles, lesdits de
la cité et banlieuAve ont obmis, postposé et né-
gligé payer, furnir et accomplir les cours desdites
rentes et pensions, non pas d*un terme tant seu-
lement mais de plussieurs , à Toccasion de quoi
et pour leursdites faultes et négligences , les
biens, cens , rentes et revenus desdits supplians
estans es pays , terres et seigneuries de vostre
Doble grâce sont arrestez , pris , détenuz et dis-
•ipei, distribuez et vendus au proffit desdits pen-
sionnaires , au très-grand grieff et dommaige
desdits supplians, exiimez et monlans Juste cal-
culation fnicle oultre la somme de ... . mil
florins de Rhin d'or, ou plus, qui redonde pré-
sentement à la lésion , irréparable perdition et
destruction desdils supplians, qui de présent ne
soavent de quoi vivre, veu le grand foulle et
perte que souffert ont par les guerres, et plus
feroit si au moyen de ladite obligation et par la
vertu d'icelle ne leur esloit pourveu de remède
propre et convengnable. Et pourtant que lesdits
de Liège et de la banlieuwe d'icelle ont obligé
et ypotecqué tant leurs corps comme leurs biens,
mesmemcnt ceulx qui sont scituez et assis soubs
vostre puissance, pour estrc vendus et exploictez
seignourieusement par tous juges et justices où
ilz pouroyent estre trouvez et qu'il plairat aus-
dits supplians d'eslire et choisir , comme par
leursdites obligation» appert, que vostre plaisir
soit, si que prince de justice, fauteur espécial de
réglise, juge et exécuteur en ce cas pris, choisis
et esleus par lesdits supplians, accorder, con-
sentir et faire expédier voz lettres patentes exé-
culoriales de ladite obligation suret allencontre
des personnes, ceus et rentes, seigneuries , (ten-
sions, marchandises, prouffits, émoluments, que
lesdits de Liège , cité et banliewe susdits puel-
lent ou pourroyent avoir par tous voz pays ,
terres et seigneuries, et par espécial en voz villes
de Treict sur Moeuse et de Uui . . . • <1"' ***°^
nostre très-chier et très-amé cousin messire Louis de Bourbon , en son vivant
évesque de Liège . son père espirituel et seigneur naturel, et que ledit messire
Guillaume estoit entré en ladite cité à grand nombre de gens d'armes, noz
ennemis et adversaires, el faisoil piller et rober lesdits remonslrans, avec aussi
les menachoit de faire plussieurs autres oulhaiges , maulx et dommaiges; ils ,
considérans les très-grands horribilité et délestablilé desdits énormes faictz ,
perpétrez par icellui messire Guillaume et autres noz ennemis, el que lesdits
remonstrans point ne vouloyenl estre favorisans ou aulcunement consentans
ne adhérans à iceulx noz ennemis ne en ladite morte et occision de leur dit
père espirituele ne aux autres énormes et détestables faits de nosdits en-
nemis, et aussi qu'une grande partie de leurs biens et héritaiges estoyent
gissans en noz pays, terres el seigneuries, s'estoienl et sont retraits soubz
nous et en nostre obéissance , espérans y estre traitez en loutte doulceur ,
raison et équité et comme noz subjectz propres, et que néanlmoins ils estoient
advertis qu'aulcuns de leurs dits biens el héritaiges avoyent esté de parte nous
saizis, prins et mis en nostre main, soubz ombre et à l'occasion des entreprinses
faictes sur iceulx nos pays par ledit messire Guillaume et autres ses alliez , qui
leur tourne à très-grand desplaisir, intéresl el dommaige , si comme ils dient,
en nous requérant pour ce de nosli e grâce et provision convenable.
Sçavoir vous faisons que nous, ces choeses considérées, inclinans favorable-
ment à la requesle desdits remonslrans, nostredile main el tout autre em-
peschement, mis départe nous èsdits biens el héritaiges pour la cause dite,
avons levé et hosté, et de grâce espéciale, se mestier est, levons et oeslons
par ces présentes; el avec ce aussi, de nostre plus ample grâce , avons prins et
mis, prennonset mettons par cesdiles présentes iceulx remonstrans, ensemble
tous et quelconques leursdits biens el héritaiges, en nostre protection et sauve-
leurs retraictes et hantises principales et plus
prochaines , pour les faire détenir, appréhender
et vendre par tous juges et justices , cris el publi-
cations, et de donner les sceurelez d'entretenir et
mander à faire entretenir les achapteurs en leurs
achapts, comme faire se doibt en tel cas, auffin que
les deniers venansetprocédansdesdile-svendition
puissent estre convertis au payement desdil s pen-
sionaires préallablement et subsèquutivementau
remboursement enthier desdils supplians pour
leurs inlérest et dommaige; aussi que le service
divin grandement diminuée el en diverses par-
ties par faultes desdiles renies délaissié, conti-
nuer se puisse et résumer* à l'honneur de Dieu,
et consolation des âmes des fondateurs d'icelles.
En quoi faisant vous ferez ce qui à l'office de
bon prince et seigneur appartient, el lesdits sup-
plians prieront Dieu pour vous et tous voz pro-
géniteurs. »
• II faut sans doute ajouter dans nos églises.
89
706
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
707
I
garde espéciale. Si vous mandons et à chascun de vous, sur ce requis, que de
nostre grâce et main levée vous faictes, souffriés et iaissiés Icsdits remonstrans
plainement et paisiblement jouir et user, sans leur faire ni souffrir eslrefaicl
aulcun destourbier ou empeschemeut au contraire ; ains se leurs corps ou aul-
cuns de leursdits biens et héritaiges estoient encorsaizis, prins ou arreslez,
à la cause dite , vous les mettez ou fait mettre tantocst et sans délaye, à plaine
et entière délivrance, en les deffendant et faisant deffendre au surplus de
toutte voye de faict, car tel est nostre plaisir et voulons que ainsi le faictes,
nonobstant quelconcques droits par nous faicts ou à faire d'iceulx biens, or-
donnances, mandemensou deffenses à ce contraires. — Donné en noire ville de
Bruxelles, le 24« jour d'octobre Tan de grâce mille quattres cens quattres-
vingts et deux. — Ainsi signé par monseigneur le duc : Ja. Htijoel.
MS. de la bibliothèque de l'université de Liège, n. \M. f" i43.
XCIX.
COPIE DE CERTAINE OBLIGATION FAICTE LE 1 1 AVRIL 1483 , PAR LE PAYS DE LIÈGE, DE 30
MILLE LIVRES, EN FAVEUR DE HESSEIGNEURS JEUAN DE CHALON ET PHILIPPE DE CLEVES ^
sur l'obligation de tous noz biens, payer noslredit seigneur Philippe deClèves,
ou nom et au proftit de lui et de tous lesdils autres , ausquels il serat trouvé
computer et apartenir , chascun en son endroict , en dedens les jours et termes
qui s'ensieull, assçavoir dix mille hbvresarlois en dedens le jour de la nativité
Nostic-Seigneur que premier attendons , autres dix milles , tels que dits sont,
eu dedens le jour de la nativité saint Jean-Baptiste , tanlosl après ensieuvant ,
et les autres dix milles libvres, par accomplissement ladite somme de trengle
mille libvres en dedens le jour du Noël subséquent ensuyvaut, qui serat
l'an Xllll*^ llll" et chincque, stiele de Liège. El parmi ce, seront et demeure-
ront à ceste occasion abolyes et défaittes toutes promissions ou pétitions
qu'aulcuns de la partie desdits seigneurs pourroyent à ceste occasion préten-
dre et demander. En lesmoing de quoi nous avons sur cesdites présentes faict
appliquer les seels de la vénérable église de Liège, pour le membre d'icelle
église , de messire Baus de Guygoven , seigneur de Goursen , et messingneurs
Henri de Serain , seig"^ de Bocourl, chevaliers, Conrard, advoué de Liers,
pour le membre de la noblesse, et les seels des cité de Liège et ville de Huy ,
pour le membre de commun, sur l'an de grâce mille qualtre cents quatre-
vingts-et-lrois , le onzième jour du mois d'apvril.
MS. de la bibl. de l'université de Liège , n° 188 , /■» 257.
Nous les membres et estas du pays de Liège , de Bouillon et de Looz , salut.
Scavoir faisons à tous ceulx qui ces présentes verront , que pour recognois-
sance et rémunération des grands faveurs et plaisirs , que nous ont fait en
certains noz grands affaires , haulx , puissans et très-honnorez seigneurs ,
messeigneurs Jehan de Châlon , prince d'Orainges , et Philippe de Clèves et
de la Marcke, capitaine général de Brabant , et autres de leur compaignie,
nous avons accordé et conclud à eulx debvoir estre faicte et expédiée une grâce
de la somme de trengte mille libvres artois , de quarante gros , raounoye de
Flandre la libvre, laquelle somme pour accomplissement et expédition de ce
avons promis et promettons par cesdites présentes, par noz foys, honneurs et
* Voyez ci-<lessou8 la DOte p. 707.
C.
APPOINCTEMENT FAIT ( VERS LE COMMENCEMENT DU MOIS D AVRIL 1483) DEVANT LA VILLE
DE HUY *.
Pour parvenir à bien de paix avec ceux du pays de Liège , sont accordez
les articles qui s'ensieuvent :
Primo que lesdits de Liège bailleront es mains de mons« Philippe de Clèves,
' Ver» la fin de février 1 483, rarchiiluc Mali- Huy; mais le» frères de la Marck ne lui per mi-
milieu »'empara de la ville de Bilsen , el au moi» rent pa» de cou»erver «e» po»ition».
de mar» il alla mettre le »iége devant la ville de Le» deux parties fatiguée» de la guerre, son-
r
708
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
709
I
ou nom du duc et des estais du pays de Brabant , le chasteau de Huy. pour
scîurelé dudil Iraiclé et pour raccomplissemenl des poincts y contenus, j>our
par lui ou ceux qu'il commettra estre gardé, soubz l'obligation d'icellui seig»
et desdits eslats , de rendre icellui chasteau es mains de l'évesque qui serai
confermé par noslre sainct père , après ce que les seuretez de furnir ledit
Iraiclé seront baillées par lesdits de Liège. Henry de Huy et Thiri Pouillon ,
sont commis à l'aide et garde soubz ledit nions"" Philippe, en faisant serment
à luy , au nom desdits duc et estas, aussi à l'église de Liège , de le bien garder
et rendre, comme dessus, et pour Tcelle garder furniront ceulx de Huy les
frais de trengtes personnes durante ladite guerre.
Item que messire Guillaume de la Marcke se partira dudil pays de Liège ,
tant qu'il plairai au duc et estas dudil pays de Brabant.
» Cesl article est consenti par condition qu'icellui messire Guillaume jouirai
du sien , quelque parte qu'il soil. »
Item que lesdits du pays de Liège obéiront à toultes provisions qu'il plairai
ordonner à noslredil saint père, louchant l'èveschè de Liège, en lui faisant
toulle obéissance et autres debvoirs qu'ils sont tenus de faire,
c( Cesl article est consenti. »
Item que lesdits de Liège payeront d'ores en avant la rente annuelle de
xxxiiii mille livres par an laquelle sont tenues de payer, comme aperl par
lettres sur ce faicles , mises en déposl es mains du chapitre d'Aix , à la reddi-
tion desquelles lettres ceux de Liège consentiront.
» Sur cesl article est consenti que lesdiles lettres soyenl mises es mains du
duc et desdils estas de Brabant pour y poursuivre leur droicl par justice . selon
le contenu desdites lettres et sans les innover ne enfraindre. »
Item que de l'amende honorable des arrèraiges de ladite rente, painne de
cent mille escus et des dommaiges et inlèrest, exlimez à i200 mil escus qu'ont
lesdits estas de Brabant , ilz se submetteront à mondit s"" ou tels seig*" et villes qu il
gèrent à faire la paix. Une trêve jusqu'aux fêtes manuscrit d'où nous l'avons extrait. L'acte du
de Pâques fut enfin conclue par Tentremise de 11 avril ^ par lequel les Liégeois s'engagent à
Philippe de Clèves et du prince d'Orange. Elle payer une somme de trente mille livres à Plii-
ne fut pas de longue durée ; les frères de la lippe de Clèves , ne doit-il pas faire supposer
Marck recommencèrent bientôt les hostilités. que Vappoinctement a été fait vers le commence-
Cest à cette trêve que semble se rapporter ment du même mois?
cet appotnclement (\ui ne porte pas de date dans le
serai advisè , el ce quil serai par eux ordonné et appoinclé accompliront les-
dits de Liège. „ i ivi . t '
u Geste submission est consentie sur l'ung ou deux des villes de Mets, 1 rêves
el Coulogne, tels que lesdits estas esliront, el auront lesdis de Brabant élec-
tion de choisir premièrement. »
Item promèneront lesdis de Liège de non jamais faire ne souflFrir faire
guerre du pays de Liège aux duc el pays de Brabant ne à autres pays d'i-
cellui duc el ses successeurs , el ce par serment solempnel et soubs l'obUgatioii
de tous leurs biens esUns auditpaysde Brabant, et aussi sur painne de 500 mil
escus , el de ce bailler leurs seels suthssans des trois estais au proffit desdis
duc el estas de Brabant.
« Cesl article est consenti. »
Item tous ceulx qui ont tenu le parti de feu monseigneur de Liège , eut
Dieu pardoinsl, tant avant son trespas que depuis, aussi de mondit seigneur
le duc el des pays, et semblablemenl ceux qui ont tenu le parti desdis de
Liège, durante cesle guerre, tant gens d'église, nobles, bourgeois, mai-
chans el autres, retourneront el viendront de plain droicl au leur el en loul
tel estai qu'ils le trouveront; el tout cas advenu avant ledit trespas el depuis
dudil seig' de Liège , pour le fait de ladite guerre , sont el demeureront abolis
d'une parle el d'autre. El toutes ces choses passées el accordées l'armée pré-
sente desdils duc et estais se partirai dudil pays de Liège. Avec ce seront
baillées lettres el scellées desdits duc el estais, d'entretenir ledit Iraiclé, comme
dessus est déclaré.
MS. de la bibl. de l'université de Liège, n' 188, p. 17_.
CI.
HANDATIJM SYWDICATUS STATUtM PATRIAKUM LEODIEISSIS . BULLOMENSIS , ETC.. DEDIE
18 APRiLis 1483.
Vicedecanus el capilulum Leodienses ac nobiles el mililares civilatis el pa-
iriae Leodiensis. ducalus Bulloniensis elcomilatus Lossensis, nec non burgi-
710
ANALECTA LEODIE^NSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
711
^i
magislri , consules et jurali civilatis Leodiensis et oppidi Huyensis, Leodiensis
dioecesis , universis praesentes iioslras lilteras inspecluris, nolumfacimus quod
nos 1res status patriarumpraedictaruQi repiaesenlanles, unanimileret unanimi
consensii , certis legilimis ex causis animos nostros ad hoc moventibus , prae-
sertim et probono paciset concordiaemaniitrnendae, venerabiles nobilesque ac
honestos et discretos sayacesque viros dominos Waltenim de Coerswai em ,
canonicum Leodiensem , Conrardum de Bubays,advocalumdeLieis, Henricum
Morlet, Walterum Paylhe,civesLeodienses,et Johannem Burien, oppidanum
Huyensem, licet absentes tanquam praesentes , nostros et cujuslibet slatuuni
praedictorum fecimiis, constituimus , creavimus , noniinavimus et solemnilei
ordinavimus, ac praesenlium lenore facimus, constituimus, creamus. no-
rainamus et solemniter ordinamus syndicos ac procuratores , actores et fac-
tores ac negotiorura nostrorum subscriptorum gestores nunlios(|ue spéciales
et générales, ita taraen quod specialilas generalitati non derogel nec e contra,
adcomparendum, nostriset triumstatuum palriarum praetactarum nommibus
ac pro nobis seu cujuslibet nostrum , coram \enerabilibus et circumspectis viris
dorainis decano seu vicedecauo et capitulo collegiatae ecclesiae beatae Mariae
Virginis gloriosae urbis Aquensiset ibidem in hoc quod quaecumque litleraeet
cartae per oratores sive nunlios illustrissimi principis doraini doraini Maximi-
liani . Austriae , Brabantiae, etc. , ducis, illiusque patriae Brabantiae statuum
nuper juxtatenoremcujusdam compromissiin et sub custodia sive manutenen-
tia eorumdem venerabilium dominorum decani et capituli, tanquam deposita-
riorum , de anno scilicet septuagesimo septimo et undecima mensis octobris
aut circiter depositae, eisdem principi et statibus seu illorum nuntiis, orato-
ribus sive procuraloribus ad illos recipiendum missis sive mittendis, ad hoc
spéciale mandalum habenlibus in sequenleni tenorem certorum interdictum
illusirissimum principem dominum ducem illiusve status patriae Brabantiae ,
ex una , ac status patriarum Leodiensis , Bulloniensis et Lossensis noviter con-
cordatorum reslituantur , tradantui et realiter deliberentur consentientes ,
necnon et quascumque protesta tiones et requisitiones in et circa earumdem
restitutionem , traditionem et deliberationem necessarias et requisitas fa-
cientes , caetera omnia et singula in iis et circa ea juxta tenorem praelactorum
concordatorum necessaria et requisita facientes et procurantes , quae nos-
metipsi oranes et singuli faceremus seu facere et exercere possemus et debe-
remus. si illis praesentes et personaliler interessemus, etiam si talia forent
nuae mandatum exigant magis spéciale et majora forent praenarrat.s. Pro-
initlentespraesentium tenore per fides nostrasperpeluo tenere et habere ratum ,
rratum atque firmum totum id et quidquam in praemissis et circa ea per dictos
noslros procuratores constitutos conjunctim aul divisim dictum, actum , fac-
tum restumve fuerit seu alias quomodolibet procuratum , ipsosque nostros
procuratores hujusmodi et eorum quemlibet, quos per praesentes relevamus
ab omni onere satis dandi relevare sub hypotheca et obligatione omn.um et
sinjrulorum nostrorum bonorum praesentium et futurorum. In quorum om-
nium et singulorum robur, fidem et testimonium praemissorum nos vu^ede-
canusetcapitulum ecclesiae nostrae ad causas, nos vero nob.les et m.l.tares
praedicti nobilium et generosorum dominorum , Rasonis de Gudegoven , do-
Lm temporalisde Haneff et Thins , etc. , etHenrici de Seramo , domim tem-
poralis de Rocourt, et nos burgimagistri, consules et jurât, civitatis Leod.ensis ,
atque nos burgimagistri ., consules et jurati oppidi Huyens.s , ejusdem opp.di
siriUa quibus in hac parte pro nobis et statibus patriarum antetactarum prae-
sentibus nostris litteris utimur , duximus appendenda. Sub anno a natmtate
Domini xiiiic Ixxx tertio , indictione prima, mensis apnl.s d,e décima octava
pontificatus sanctissimi in Christo patris et domini nostr, dommi Sixti, d.vma
providentia papae quarti , anno duodecimo.
archive» de la province de Liège , registre de l'ancienne
cathédrale de saint Lambert , n» 111 , Z"» 340.
CIL
,»ST»«..NTU» PKOCUKATIoms CO««ISSA«,«..« m *gV»S «.S90.CM, ETC. , »ATU« 1...^ 23
APRILIS 1483.
In nomine Domin. amen. Teaore praesen.is pubhc. .nslrumeot. eu .cl..
pat«at évidente.., quod anno a nalivltale ejusden. Don,.n. n..lles.mo quad .n
geniesimo ocluagesi.no terlio, indiclione prima, die ve.o ">«;<="■•"' ^^^7;
Ltia men.,is aprilis, n.ane, intra nonau. eldeciman. horasante mer.d.em aul
712
ANALECTA LEODIENSIA
circiter, pontifîcatus sanctissimi in Christo patris et domini nostri domini Sixti
divina providentia papac quarli anno duodecimo, coram venerabilibiis . egre-
giis et circumspectis viris, doniinis decano et capitulo iosignis ecclesiae bcalae
JVlariae Aquensis, Lcodiensis dioecesis. inque nostra notariorum piiblicorum
ac lestium infrascriptorum ad hoc vocalorum specialiter et rogalorum prae-
seniia personaliter coiistiluti, venerabiles ac strenui et sagaces viri domini
Wnlterus de Coerswarem , venerabilis et insignis ecclesiae Leodiensis canoni-
eus, ex parte ejusdem ecclesiae capituli, Conrardiis de Bubays, advocatus de
Leirs, ex parte nobiliiim civitatis et patriae Leodiensiiim, Henriciis Morrelet,
unus quatuor Violetlae, et \\ alterus Paylhe. ipsius civitatis manburnus gene-
ralis et ex parte civitatis ejusdem, necnon Johannes Bueren, ex parle Huyensis
et aliorum dictae patriae Leodiensis oppidoru m, tanquam très status dictarum
civitatis et patriae repracsentantium, commissarii cum pieno mandato in bac
parte, ut asseruerunt, missi et deputati vivae vocis oraculo dicli Walteri
Paylhe, ibidem exposuerunt et asseruerunt, quod jam noviter fuisset certus
tractatus pacis et concordiae per etinter illustrissimum principem et dominum
dominum Maximilianum. archiducem Austriae, Burgondiae, Brabanliae etc.,
atque très status patriae Brabanliae ex una, necnon très status patriae Leo-
diensis partibus ex alia , de et super novissimis guerris sive dissenlionis ma-
teriis inter ipsos lune exorlis proh dolor ! et pendenlibus conceplus, firmatus
et conclusus, quodque in hujusmodi pacis traclatu foret inter alia unus arti-
culas, concernens nonnuilas litteras nuper per praefali domini archiducis nec-
non Irium statuum patriae Leodiensis ad hoc depulatos commissarios pacis,
dictos dominos decanum et capituluni , deposilas, sicque ad hujusmodi arti-
culo satisfaciendum eaedem praedictae partes sibi mutuo diem dominicam
proxime praeteritam de sero in hospitio ad hune locum concurrendi assignas-
sent et concurrere statuissent. Quapropter ipsi domini W alterus, Conrardus,
Henricus, Walterus et Johannes commissarii, sic ut praefertur, per dictos Ires
status patriae Leodiensis missi et deputati, animo etintentione traclalum dictae
pacis ac praetactum arliculum in eodem traclatu comprehensum insequendi
illique realiter et efiPective parendi et optemperandi, ad hune statutum et assi-
gnalum locum venissent et jam tertia dies esset quod praediclorum illustris-
simi principis et domini archiducis ac Brabanlinorum commissarios in bac
parte mitlendos exspectassent , et tandem inlellexissent ipsos in itinere usque
ad oppidum Dyest fuisse et iterum retrocessisse, causam ob quam ignorantes;
ANALECTA LEODIENSIA.
713
nnde hujusmodi sic facta expositione, iidem domini Walterus, Conrardus,
Henricus, Walterus, et Johannes, commissarii deputati antedicti , proteslati
fuerunt atque protestabanlur, quod ipsi tanquam commissarii, sic ut praemit-
lilur, per dictos Ires status patriae Leodiensis missi et eorumdem trium statuum
nomine illic coram dictis dominis decano et capitulo dictarum lilterarumdepo-
silariiscomparuissentet cum pleno mandato comparèrent, animo et intenlione
praenarrato dicti tractatus articulo et eidem traclatui secundura omnes sui
formam et lenorem salisfaciendi , quodque parali essent illi parère cum omni-
bus suis punclisetobtemperare; et quod per ipsos non stetit neque slat, quo-
minus dicto traclatui in hac parle satisfactum sit seu satisfiat. De et super
((uibus praemissis omnibus et singulis memorati domini Walterus, Conrar-
dus, Henricus, Walterus et Johannes commissarii deputati petiverunt sibi ,
quo supra nomine, a nobis notariis publicis infrascriptis unum publicum in-
strumenlum fieri seu plura publica, si opus fueril, instrumenta. Acta fuerunt
haec anno, indiclione, die, mense, hora, pontificalu et loco praediclis, prae-
sentibus ibidem honestisetdiscretis viris dominis Jacobo Tzanl, artium magis-
tro , parochialis novae curiae Bcghinarum urbis Aquensis pastore , et Johanne
Pistoris, praedictae beataeMariae Aquensis capellano ecclesiarum^ presbyteris
dictae Leodiensis dioecesis, testibusad praemissa vocatis specialiter et rogalis.
Et ego Wilhelmus Sceevarls, presbyter Lcodiensis dioecesis, publicus apos-
lolica et imperiali aucloritalibus , necnon venerabilis curiae Leodiensis nola-
rius juratus , quia expositioni , assertioni , protestalioni aliisque praemissis ,
omnibus et singulis, dum sic, ut praemitlilur , fièrent et agerentur, una cum
honesto viro Johanne Spirinc, meo in hac parle connotario infrascriplo, ac
teslibus praenominalis, interfui . eaque sic fieri scivi et audevi, idcirco prae-
sens publicum instrumenlummanualterius, me aliis praepedito negotiis, fide-
liler scriptum exinde confeci et in hanc publicam formam redegi , signoque et
nomine meis, quibus utor per et posl creationem notariatus apostolici, una cum
eodem connotario meo subscripsi etsignavi, in fidem et testimonium omnium
et singulorum praemissorum, rogalus pariter et requisilus.
Et ego Johannes Spirinc de Aelborch, clericus Leodiensis, publicus sacra im-
periali aucloriale el veneiabilium ecclesiae curiaeque Leodiensis notarius jura-
tus , quia expositioni, assertioni , protestationi aliisque praemissis omnibus et
singulis , dum , sic ut praemillilur, fièrent el agerentur, una cum provido viro
domino Wilhelmo Sceevarls, presbylero, meo in hac parle connotario supra-
90
lu
I; t
714
ANALECTA LEODIENSIA.
scripto. ac lestibus praenominatis. praesens inlerfui,eaquesicfieriscivi el au-
divi. Idcirco hoc praesens publicuni instrumcntum^ manu allerius niei Bdelis.
mealiisardiiis praepedito negoliis, fideliler scriptum^ exinde confeciet in hanc
publicam formam redegi , sijjnoque et nomine meis solitis et consuelis, una
cum codera meo connotario, me hic propria mea manu subscribente signavi ,
rogalus et requisitus, in (idem et lestimonium omnium et sin^julorum prae-
missorum.
y4rchivesdela province df Liège, registre de l'ancienne cathé-
drale de S'-Lambert, n» 1 1 1 , /"'' 303 ver$o.
cm.
COILATIO PRAEBENDAE JOHANNIS DE FERNEY ROBERTO FILIO EVERARDI DE «ARCUA .^ FACTA
DIE 3 JUNM 1483.
Feria tertia post sacramenti , die tertia mensis junii , de sero, hora septima
aut circiter, praesentibus in capitulo relro chorum domino Jaspare de Morial-
meiz , canonico Sancti IMatèrni , Theodrico Spirinc, Martino de Fexhe, virgi-
fero ac Michaële Bolgry et pluribus aliis lestibus . venerabiles domini Jo-
hannesdcQuercuet WalterusdeCoerswarem,fratres, Liberius Senior, Petrus
Hollengnoul et Busco,.... contulerunt illustri domiccllo Roberto . filio domini
Everardi de Marcha, clerico , id flexis genibus petenti , canonicalum et prae-
bendam Leodienses, vacantes per obitum , etc., dicti domini Johannis de
Ferney , et eidem eorum jure utenti inde providerunt , qui illico juravil per-
sonaliter. Quo praestito juramento, illico dominus Gilbertus praedictus eum-
dem in corporalem et aclualem posuit possessionem , ducens eum in slallis et
locum in choro assignavit. Super quibus, etc. Et respondit dominus Jacobus
de Coerswarera pro juribus, etc.
Archives de la province de liège , registre de l'ancienne
cathédrale de S^ - Lambert , n' 112.
ANALECTA LEODIENSIA.
715
CIV.
ACTADIeGeT lOJULII 1483. QUOAD SUMMAM DUCENTORUM FLORENOHUn RHENENSIUM, QUAM
GLILLIELni'S DE MARCKA AB ABBATE STABULENSI AG HIALBIUNDARIENSI UUTUO ACCEPIT.
Anno a nativitate Domini miltesimo quadringentesimo octuagesimo tertio ,
indictione prima, die vero sexta mensis julii, hora decantationis summae mis-
sae in ecclesia Leodiensi aut circiter , pontificatus sanctissimi in Christo patris
et domini nostri domini Sixti, divina providentia papae quarti, anno duode-
cimo, in mei notarii publici ac testium infrascriplorum praesentia persona-
liter constitutus honorabilis vir Petrus dictus Rocquart , villicus pro lempore
Leodiensis, procurator et eo procuralorio nomine honesti viri Johannis Tomp-
sen * , armigeri et castellani castellariae de Franchimont, Leodiensis dioecesis,
ad infrascripta facienda, ut dixit, ab eodem sufHcienler constitutus, de cujus
quidem procurationis mandalo legitimis constat docu mentis, sponteetexcerta
ejus scientia animoque praemeditato minimeque etiam coactus ad hoc, ut
asseruit, aut seductus, recognovit et in veritate confessus fuit nobilem et
generosum dominum Guilhelmum de Marcha , dominum lemporalem domi-
niorum de Agimont et Lumpinay , etc., per se et suos in ea parle factores ha-
buisse et récépissé amore amicabilis mului in prompta et numerata pecunia
de et a reverendo pâtre venerabiiique et religioso viro et domino domino
Jaspare , monasteriorum Stabulensis et Malmundariensis , Leodiensis et Colo-
niensis dioecesis, canonice unitorum abbate, ducentos florenos rhenenses com-
munes, viginti scilicet stuveris Burgundiae communibus pro illorum quolibet
compulatis. Quosquidem ducentos florenos idem Petrus, procuralorio nomine
quo supra, pro praefato nobilietgeneroso domino Guilhelmo ititercedenlenon
solum et fidejubenti, sed et diclum Johannem Tompson principalem debito-
remeorumdemducentorum florenorum rhenensium constituendum, praedic-
tum Johannem Tompson. eidem reverendo domino abbati aut ejus successo-
* Hic per instrumentumcondiliim die 27 junii hannem Gregorii , canonicum S. Pelri Leodien-
ejutdem anni procuratores suos constiluerat Jo- sis , et praediclum Petrum Rocquart.
716
ANALECTA LEODIENSIA.
ribus seu saltem ejus vel illortim procnralori reddere et resliluere promisit
indilato ad oralionem ipsius domirii abbatis seu ejus successoris aul ejus pro-
curaloris ad boc sufficiens mandalum babentis^ monitionem et requisitionem,
infra sex menses. postqiiam illustris dominus Jobannes de Mai cba , aul quivis
aller confirmationem episcopatus Leodiensis a sanctissimo in Cbrislo pâtre et
domino noslro domino papa praefalo aul successore suo oblinuerit, omnibus
dolo et fraude sive cavillatione semotis, eumdem Jobannem Tompson, prin-
cipalcm suum dominum suosque baeredes et successores ac omnia et sin^rula
sua et ipsorum bona baereditaria et alia quaecuraque mobilia praesentia et
futiira in meliori forma , cum omnibus clausulis ad boc necessariis et requi-
silis, erga praedictum dominum abbatem illiusve baeredes et successores aul
causam ab eo seu eis babentes^ obligavit pariter et ypolbecavit, subjiciens
eumdem Jobannem jurisdictioni omnium judicum spiritualium et lempora-
lium, etc.. eliam substituens quoscumque procuratores omnium curiarum
apostolicarum spiritualium et temporalium pro terapore exislenlium . quo-
rum nomina et cognomina bic baberi voluit pro expressis. ad confitendum
bujusmodi debitum , etc. , renuntians omnibus privilejriis juris canonici et
civilis ac municipalibus, etc. , promittens, etc. Acta fuerunt baec in ecclesia
Leodiensi, anno, indiclione. die, bora , mense et pontiBcalu quibus supra,
praesentibus ibidem discretis viris Jobanne de Ecbt, Jobanne de Cyney et
Theodrico Spirinc clericis Leodiensis dioecesis, testibus ad praemissa \ocatis
specialiter et rogatis , etc.
Oeinde anno supradiclo, mensis julii die décima quinta, bora decanlalionis
summae missae in ecclesia Leodiensi , praesentibus discretis \iris et bonestis
domino magistro Jobanne de Quercu, decretorum doclore, canonico Leo-
diensi et Jobanne de Naerfonteyn armigero, testibus, generosus vir Dyonisius
dictus Corbeal, civis Leodiensis, sponte et ex certa sua scientia ac animo prae-
meditato, non \i, melu aul alias coactus seu seductus. sed sua spontanea vo-
iuntate, nomine et pro illustri domino Guilbelmo de Marcka, milite rétro no-
minato non solum fidejubens, sed et se principalem debitorem ducentorum
florenorum rbenensium supratactorum constituens, animo etiam novandi de-
bitum eorumdem et illud in se suscipieus, recognovit ac alias in omnibus el
per omnia promisit pro se ipso, prout et quemadmodum Petrus Rocquart,
procuratorio nomine retroscripto, ut etiam rétro scribitur, Jobannem Tompson
rétro nominatum , obligavit se ipsum , el singula etiam sua bona ejusve bae-
ANALECTA LEODIE^SLA.
717
redes et successores. prout latins et rétro langitur, obligavit pariter et ypotbe-
cavit, etc. , ut in forma meliori renuntians , etc. — Spirinc, quoad praemissa
notarius.
, archives de la province de Liège, registre de l'ancienne
cathédrale de S'- Lambert , n" 112.
CV.
INSTRl'MENTUV PROMISSIONIS ET 0BLIG4TI0N1S PRO CLENODIIS ECCLESUE CATHEDRALIS
LEODIENSIS FACTARUM , DE DIE 10 JULII 1483.
Tn nomine Domini. Per boc praesens publicum instrumentumcunctispateat
evidenter , quod anno a nalivitate ejusdera Domini millesimo quadringente-
simo octuagesimo tertio , indiclione prima, mensis julii die duodecima , bora
decanlalionis summae missae in ecclesia Leodiensi, aul circiler, pontiHcatus
sanctissimi in Cbrislo palris et domini noslri domini Sixti, divina providentia
papae quarti,annoduodecimo, in mei nolarii publicietlestiumsubscriptorum
ad boc vocalorum specialiter et rogatorum praesentia, personaliter consti-
tuli illustres nobilesque et generosi viri domini Everardus de Marcka, de
Arbercb, Mirwar, etc., Wilbelmus de Marcka, civilalis et palriarum Leo-
diensis, Lossensis et Bulloniensis mamburnus el gubernalor, de Agimonl,
Lumpinay , etc., dominiorum domini temporales, milites el fralres, et una-
cum ipsis generosi domini Ghiselberlus de Canne , Jobannes le Pollain , mili-
tes, Guilbelmus de Anplines, Rigaldus de Tbys, Dyonisius dictus Corbeal de
Poesseur, armigeri , Andréas de Webongne , Jacobus de Bolseez , Jobannes
del Falloes , Arnoldus Lambert , Jobannes dictus le Roque , cives Leodien-
ses, necnon Petrus dominus Roquarl, de Herina, villicus Leodiensis, tam suo
quam Jobannis Tompsen , castellani castellaniae de Francbimonl, procura-
loriis nominibus, ab eodem ad infrascripta sufficienter constitutus , de cujus
procurationis mandalo legitimus conslabat et constat documenlum , etc.,
sponte et ex cerlis eorum scienliis ac animis praemeditatis et deliberatis, non vi,
melu, dolo, aul fraude, ut dixerunt, seducti, recognoveruut et in veritate
confessi fuerunt, tam conjunctim quam divisim, accommodasse, ac veri , puri
718
ANALECÏA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSÏA.
719
lii
et leçitimi commodali titiilo, récépissé de et a venerabilibus et circumspectis
egreqiisque ac nobilibus dominis vice-decano et capitule insi^jnis ecclesiae
Leodiensis, ciipientes atque intendentes periculis, malis, iiicommodis, jac-
turisatc|iiedamnis, ut ex actibus conslabat gravi mentis cum amariludine,
vensimilitereventuris, non quidem mediocribus praeoccurrere, capilulariter
confîiejratis capitulantibus et infiascripla acceplantibus , nonnulla clenodia et
jocaha aurea et arjjentea et alia diclae eorum ecclesiae paramenta subscripta :
Et primo iraaginem unam sancti Georgii cum ejus lancea, vexillo, dracone
auiicale , supia quod imago felicis recoidationis principis dudum ducis Karoli
Buigondiae ad genua jacuit , quadam galea et duobus cerolecis per omnia de
pum auro confectis, pondérantes simul tredecim marcas ami puri.
Ilem, pedem ejusdem imaginis, super quo ipsa imago slabat et stal, argen-
teum deauralum, ponderantem novem marcas argenti puri.
Item, unam imaginem bealae Mariae Virginis gloriosaeargenteam, cum ejuii
filio, in cathedia una sedentis, ponderantem decem et sex cum dimidia marcas
argenli puri.
Ilem, adhuc unam aliam imaginem beatae Mariae Virginis gloriosae yvo-
riam, clausam cum notabili labernaculo argenleo deauralo, slantem super
quatuor leones argenteos deauralos, in cujus exteriori parte laleris illius sunl
imagines beatoium Pétri et Pauli aposlolorum . et in anleriori parle ejusdem
labernaculi annuntiatio bealae Mariae Virginis cxistit, ponderantem quatuor-
decim marcas argenli.
Item, unam aliam imaginem sancti Johannis-Baptislae argenleam , cujus
barba deaurala existit, siculi et etiam eadem imago in pluribus aliis suis locis
deaurata existit, in cujus capile unum magnum os reliquiarum reclusum est,
ponderantem viginli duas marcas et sex uncias argenti.
Item , adhuc unam aliam imaginem sancti Pétri argenleam , cujus crines et
barba deauralae existunl, habentis etiam clavem unam in ejus manu , ponde-
rantem decem et sex marcas argenti.
Item , adhuc unam imaginem sancti Pauli apostoli cum gladio in ejus manu
argenleam, cujus barba deaurata existit, ponderantem quindecim et dimidiam
marcas argenti.
Item, adhuc tabulam unam quadrangularem, cum imagine Chrisli crucifixi
m ligno crucis pendentis, de auro confeclam, ponderantem quatuor marcas
et sex uncias auri puri.
Item, adhuc unam aliam imaginem beatae Mariae Virginis gloriosae, haben-
lem in ejus superiorilale crucem unam , cum imagine raatris Christi et Johan-
nisevangelistae sub cruce, auri puri, et pluribus perlis, quae crux et imagines
aureae exislentes , ponderantem quatuor uncias et sex esterlingas minus unam
quartam partem auri puri.
Item , imago beatae Mariae praetactae , habens in ejus dorso imaginem
beatae Mariae cum ejus filio a cruce deposilo; est ponderis duarum marcarum
et duarum cum dimidia unciarum argenti.
Item, fibulum unum argenteum cum pluribus lapidibus, in cujus medio
est imago una alba cum figura hominis et uno animali biwk dicto, ac pluribus
saphiris, ponderantem duas marcas et decem esterlingas argenti.
Item, adhuc unum alium fibulum argenteum, habentem unum canonicum
ad genua ante imaginem beatae Mariae Virginis jacentem, qui per beatum
Lambertum praesentatur dictae beatae Mariae, pênes quam stat sanctus Ser-
vatius, ponderantem quatuor marcas et duas uncias argenti.
Item, adhuc unum alium fibulum argenteum, instar unius cordis confcc-
lum, habentem lapidem cum una facie in medio et sub illo lunam unam blavei
coloris, cum aliis sex lapidibus diversorum colorum, aliis majoribus, qui plu-
res simt , ponderantem duas et dimidiam marcas argenti.
Item, adhuc unam magnam et notabilem crucem , ante processionem por-
tandam, argenteam deauratam, cum pluribus et diversis lapidibus et imagine
crucifixi, habentem martyrium sancti Lamberti inibi sculptam, etiam et vitam
ejusdem sancti Lamberti a rétro sculptam , ponderantem quatuordecim mar-
cas et duas uncias argeuti.
Item, adhuc unam pretiosam et valde notabilem vestem supra casulam,
per episcopum celebrantem induendam , quae habet in anteriori ejus parte
imaginem unam beatae Mariae Virginis gloriosae, cum ejus filio, et in illius
reteriori parte Christum crucifixum. de perlis valde pretiose confectum, unde
in pluribus aliquae perlae videbantur deperditae ^
Ad capiendum desuper et mutuo recipiendum summam seu valorem qua-
tuor millium ducatorum aureorum, seu eorumdem verum valorem, in usum
MI y a dans 1^ registre une noie volante ainsi Ilem, unum paramentum pro uno novo epi»-
conçue : « Item , adhuc unam cappam valde no- copo, appellalum superhiimerale, haben» in se
tabilem, infinilis figurisde perlis ornalam. in ma- plures lapides pretiosos. »
gna mullitudinc per omnia quasi cooperlam.
7^
ANALECTA LEODIENSIA.
expedilionis lilterarum apostolicarum , confirmationeai poslulalionis illuslris
nobilisque et generosi domini Johannis de Marcka, in el ad episcopatum Leo-
diensem poslulali , exponendam el converlendam et non alias; quae quideiii
aurea et argcntea et alia cienodia anletacla in et siib pondère praescripto , an-
tefali recognoscenles oinnes et singuli lam conjunclim quam divisim, el eoruni
quilibet per se et in solidum per eorum Hdes corporales , per ipsos el ipsorum
quemlibel, in manusmei notarii subscripli^ stipulantes et recipientes vice, loco
et nomine omnium etsingulorum quorum inlerest, inlereril seu interesse po-
teril quomodolibet in fulurum, propler hoc corporaliter piaeslifas, lato ju-
ramcnto. atque sub excommunicalionis poena, convenerunt et proniiserunl
antedictis venerabilibus dominis vicedecano el capilulo Leodiensibus prae-
sentibus et acceptantibus , bene , intègre , realiter el legaliter reddere , consi-
gnare el resliluere ad locum thesaurariae Leodiensis, ex qua supradicla sunt,
sine cuslibus, periculis, damnis el expensis , in eo valore et esseulia in quibus
lempore deliberationis fuerant, reponere seu reponi et reduci facere, infra
sex menses confirmalioniem poslulalionis episcopalus Leodiensis, dolo el
fraude seclusis , proxime el immédiate sequentes, sese et eorum corpora ,
necnon omnia singulaque eorum bona, mobilia et immobilia sive liaeredilaria,
castrave el dominia quaecumque, ubicumque locorum siluala, el ad eos spec-
tanlia, et quocumquenuncupentur nomine, proplerea erga eosdem veuerabiies
dominos vicedecanum et capilulum Leodienses obliganles pariler el hypothe-
cantes. Et insuper pro majori securitate praemissorum , ac ut dictis venerabi-
libus dominis vicedecano el capilulo Leodiensi tulius cavealur, de praemissis
submiserunt sese antefati recognoscentes el praesenlibus se submillunt, sub-
misilque eorum quivis jurisdiclioui, cohercitioni, compulsioni, foru el examini
quorumcumque judicum, principum, ducum, comilum, baronum, mililum,
terrarum el dominiorum dominorum , eorumve spiritualium sive ecclesiasli-
eorum necnon el lemporalium villicorum et scabinorum ac jusliliariorum ,
consenseruntque et consensil eorum quivis per se, quod ipsi recognoscentes,
tam conjunclim quam divisim , eorumve haeredes et successores quicumque ,
etiam utriusque sexus corporaliter, necnon bona quaecumque eorum mobilia
el immobilia sive haereditaria, praesentia el fulura. eliam feodalia, eorumdem
dominorum seu ipsorum villicorum et scabinorum ac jusliliariorum polentia
et auclorilate capi et arreslari ac in arresto delineri , vinculisque mancipari
atque ad realem etactualem reslitutionem praetaclorum cienodiorum via juris
ANALECTA LEODIENSIA.
721
aul legis et legidice compelli possint el arclari , etiam et iidem judices spiri-
tuales et temporales principesve duces, comités, barones, milites, terrarum
et dominiorum domini quicumque, illorumve villici, scabini et jusliliarii , ubi
ipsi recognoscentes eorumque bona conjunclim aul divisim , quaecumque
reperianlur, inveniantur, apprehendantur , seu a quibus illa raoventur et
descendent, vendantur, transferantur, Iransporlenlur et alienentur, indeque
legis opère requisitae quas ex nunc prout ex tune , et ex lune prout ex nunc
in dictum evenlum ratas habenl et acceptas , ea emenles seu acceptantes per
personasquascumque , quas etiam ad id faciendum suos fecerunt et constitue-
runl procuratores, more legis fiant ad opus diclorum venerabilium dominorum
vicedecani et capituli , el quod pretium exinde proveniens seu quaecumque
pecuniarum summae abinde provenientes eisdem venerabilibus dominis vice-
decano et capilulo aul abeis causam adhaec habenti seu liabentibus Iradantur,
exsolvanlur et realiter deliberentur , ipsique domini illos percipiant, lèvent et
assequanlur per se aulalium seu alios, eorum nominibus, donec et quousque
anletacla jocalia , cienodia el paramenla in et sub pondère el valore prae-
notatis reddila fuerint, restiluta el liberala , reposila et ut praestita reassi-
gnata, necnon et de quibuscumque damnis, custibus, expensis et interesse
ob hoc per eosdem venerabiles dominos quomodoUbet sustinendis, quorum
in ea parte simplicibus verbis credenl et lempore ac loco congruis, absque
aliquibus juramenlis aut probationibus desuper faciendis credi volunt, et
stari plenarie el inlegraliter fuerit el sit satisfactum. Quae si quidem haeredi-
taria eorum bona praenarrata , antefati recognoscentes proplerea , ex nunc
prout ex tune , et ex tune prout ex nunc, erga antedictos venerabiles dominos
vicedecanum et capilulum obligarunt pariter et hypolhecarunt, nil ipsis juris
aut actionis ad illa, in quantum praemissis contrariari poterunt, retinentes;
imo ex nunc prout ex tune ea ad manus judicum , de quibus moventur, ad
opus ecclesiae et diclorum dominorum faciendo episcopum legis opéras trans-
portarunt et transtulerunt. Et insuper adhuc ultra praemissa pro majori se-
curitate praemissorum , dictis venerabilibus dominis vicedecano et capilulo
Leodiensibus danda el praestanda, voluerunt supradicli recognoscentes et
eisdem venerabilibus dominis plenarias potestatem , facultatem et mandatum
dederunt spéciale, quod ipsi venerabiles domini in casu quo iidem recognos-
centes in praemissis defecluosi fuerint seu négligentes, et eisdem dominis jo-
calia, cienodia et paramenla anletacla infra terminum seu terminos prae-
91
722
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
723
lit
expresses non reslituerint, ut praenarralur, polerunt et possent de et ex
eisdem recognoscentibusdecem personas quascumque eorumad beneplacitum
per se aut certes eorum depiitalos aut deputandos procuralores sive commis-
sarios nominare et eligere, qui tenebuntur et obligati eruntabsque quacumque
contradictione, sub poena perjurii etamissionis honorum eorum, quemcum-
que locura seu quaecumque loca , hospiliumve seu hospitia ipsis per eosdem
dominos seu iliorum commissarium aut commissarios ex parte eorumdem
nominandumetassignandum, seu nominandaet assignanda , ad comestus, sub-
mtrare cum totidem equis et inibi comestus servare ac expensas solito more
facere. Quilibet scilicet eorum usque ad summam ponatur deceni unius flo-
reni post... quolibet in die ascendentem et abinde clam vel secrète publiée
aut occulte non recedere , donec antetacta jocalia , cienodia et paramenta ,
et omnia et singula, unacum singulis expensis, damniset interesse, per eos-
dem venerabiles dominos , ob eorumdem jocalium , clenodiorum et paramen-
torum non restitutionem realem, sustentis quomodolibet et perpessis sive
quomodolibet sustinendis, restituta fuerint realiler et deliberata ; in quibus
solo verbo ipsorum dominorum seu eorum commissarii aut commissariorum
stabitur et stari (débet), ut praedicti voluerunt, absque aliquibus probationi-
busdesuper fiendis, proviso etiam quod , si ipsi sic ex dictis recognoscenlibus
eligendis ad comestus négligentes fuerint et remissi , et locum sive hospitium
locave seu hospitia praetacta ad comestus non intraverint aut ab illis quomo-
dolibet recesserint eorumdem dominorum absque licentia , quod ex tune ipsi
sic electi et nominati perjurium incurrent et eorum honores perdent et amil-
tent omissione sola ; quodque ipsi iidem recognoscentes in talis modi casu
corporaliter et eorum tam propria corpora quam singula bona, mobilia et
immobilia sive haereditaria quaecumque, auctorilale et potentia quorumcum-
que dominorum judicum, tam spiritualium et ecclesiasticorum quam secula-
rium et temporalium , etiam et quibuscumque in locis capi , arrestari et deti-
neri possint et valeant , donec et quousque antetacta cienodia, jocalia et
paramenta ipsis dominis vicedecano et capitulo, seu potius ecclesiae Leodiensi
restituta fuerint et realiter ad locum sacristiae Leodiensis ecclesiae reposita
et reassignata , relocata et reliberata eorum custibus et expensis exstiterint ,
ut praefertur. Quorum si quidem dominorum judicum hujusmodi jurisdic-
tioni judiciis, foris et examinibus, ipsi recognoscentes sese submiserunt et
praesenlibus submittunt, ita et Uliter quod contra illos et eorum judicia exci-
pere, dicere autallegare non valeant quoquo modo. Consenseruntque iidem
recognoscentes, quod vidimus praesentium principaliura litterarum et instru-
menti seu instrumentorum, in quibuscumque judiciis ecclesiasticis et secula-
ribus stetur et stari débet, ac fides adhiberi tanquam principalibus ; quodque
ipsi etiam ac eorum haeredes et successores contra ea dicere seu allegare non
poterunt plus quam contra principales, renunliantessupradicti recognoscentes
conjunctim et divisim omnibus et singulis exceptionibus doli, ma!' et fraudis,
laesionis, circumvenlionis rei aliter geslae quam scriptae, ac juris et facti et
praesertim epistolae domini Adriani novae constitutionis de fidejussoribus
beneficio cedendarum actionum , conditioni indebiti et sine causa ac ex in-
justa causa et ob turpem causam , praesertim etiam quibuscumque impetra-
tionibus sive proprio motu concessionibus , apostolicis et imperialibus , seu
aliorum quorumcumque principum , et generaliter omnibus et singulis aliis
quibus praemissorum effeclus impcdiri posset quomodolibet aut differri,
maxime etiam et juridicenti generalem renuntiationem non valere nisi prae-
cesserit specialis etiam et quibuscumque privilegiis, francisiis et libertalibus
quorumcumque civitatum et oppidorum, nundinarum Antvverpiensium, Ber-
gensium, Francfordensium et Coloniensium , consentientes expresse quod, illis
et iliorum libertatibus et francisiis non obstantibus, iidem recognoscentes cor-
poraliter et quaecumque eorum bona in eisdem locis et quibuscumque aliis
detineri , capi et arrestari atque finaliter vendi possint et valeant. Super quibus
praemissis omnibus et singulis antefati venerabiles domini mei vicedecanus
et capitulum Leodienses, ipsis pro se et eorum successoribus singulisque ip-
sorum confratribus interesse in hac parte habentibus , a me notario publico
infrascripto vivae vocis oraculo venerabilis domini et magistri Johannis de
Quercu eorum vicedecani fieri petierunt instrumentum unum publicum sive
plura publica instrumenta. Acta fuerunt haec in majori capitulo dictae insi-
gnis ecclesiae Leodiensis , versus palatium episcopale, ad sinistrum latuschori
ejusdem ecclesiae situato, sub anno indictione, mense, die, hora loco et
pontifîcatu praescriptis , praesentibus ibidem discretis viris et honestis domino
Nicolao de Graez , presbylero , magistris Theodorico de Brouheze , notario
publico, Johanne Paren , artium , magistris Pelro de Halloes et Johanne
Isembaert, ac pluribus aliis notabilibus civibus Leodiensibus , teslibus ad
praemissa vocatis specialiter et rogatis.
archives de la province de Liège, registre de l'ancienne ca-
thédrale de S'-Lambert , £ \ii , case 2% ^" 346.
724
ANALECTA LEODIENSIA
ANALECTA LEODIENSIA.
72o
CVI.
COLLATIONES CANONICATUS ET PRAEBENDAE ECCLESIAE LEODIENSIS, FACTAE DIE 15
OCTOBRIS 1483 EVRARDO FILIO ROBERTI DE MARCàA , ET PUILIPPO FILIO LUDOVICI
DE IIARCKA.
CVII.
SIXTI IV CONSTITl'TIO CONTRA ARENBERGIOS GIRCA ANNUX 1484, UT VIDETUR , LATA V
Décima quintaoclobris, feria scilicel post Dionysii , horacapitulari de mane
consueta , praesentibus in capilulo relro chorum dorainis Rasone de Hollen-
gnoul , claustrario, presbytère, Martino de Fexhe , et Jobanne iMantels, clerico ,
Leodiensis dioecesis, teslibus, venerabiles domini raei vicedecanus, scilicet
Johannes de Quercu etcapitulum Leodiense contulerunt canonicatum etprae-
bendam ecclesiae Leodiensis, vacantes per mortem seu liberam resignatio-
nem venerabilis domini quondam Johannis de Humires, canonici, dum vive-
ret , et decani Leodiensis noviter defuncti , generoso viro domino Evrardo de
Marcka , filio generosi viri domini Roberti de Marcka, clerico Leodiensis dioe-
cesis , tanquam ad illos obtinendos habili et idoneo.
Eisdem die , hora , loco et praesentibus testibiis , anledicti venerabiles do-
mini meivicedecanusetcapituUim contulerunt, sede episcopali vacante, eorum
ipsis in ea parte competenti jure utendo, canonicatum et praebendam diclae
eorum ecclesiae Leodiensis, vacantes ad praesens per mortem seu liberam resi-
gnationem venerabilis domini et magistri quondam Anthonii AsterueM , eorum
dum viveret, confratrisillorum ullimo possessoris, extra romanam curiam et
in partibus defuncti, generoso domino Philippo de Marcka, filio domicelli
Ludovici de Marcka , domini de Agimont, etc. , tanquam ad illos obtinendum
habili et idoneo *.
Archives de la province de Liège, registre de la cathé-
drale, no 112.
A\i»s Jslournel. S. Pauli canoniciim, proiit constat et inslru-
» Die 11 junii 1484, Philippus de Marcka , mento quod legiturin citalo registre calhedralia
canonicalus et praebendae possessionetn coepit ecclesiae L«odieDsis , n» lli Archivii proviii-
per procuratorem Henricum de Monte , ecclesiae cialis.
Ad futuram ret memoriam.
Ad reprimendas insolentias transgressorum et transgressiones insolentium
refraenendas si nervusecclcvsiasticaedisciplinae tepescat, eorum ad peccandum
voluntas fit proclivior , et impunitatis exemplum periculosius in alios deriva-
lur. Propter quod ad praesidenlis officium pertinet, sic debitam executionem
adhibere justitiae, quod commissa causa puniat et committendorum imposte-
rum audaciam interdicat. Sane ad nostrum relatione veridica non sine magna
mentis amaritudine pervenit auditum , quod Everardus et Robertus ac Johannes
de Marcha , alias de Areraberch , et Johannottus, bastardus de Scadous , ac
nonnulli alii iniquitatis filii et perditionis alumni , a quorum oculis Dei timor
abcessit , in civitate , patria et dioecesi Leodiensibus ac etiam extra illas cons-
tituti , non atlendentes quod subditis in principem ac laïcis in clericos et per-
sonas et res ecclesiasticas nulla est attributa potestas, praetextu guerrarum ,
quibus proh dolor ! civitas , patria et dioecesis praediclae illarumque incolae
jamdiu multipliciter ai¥Iictae fuere, continue affligunlur; ac alias non con-
tenti nefanda, detestabili. horredaequecrudelitalis nece bonae memoriae Lu-
dovici episcopi Leodiensis, quem quondam iniquitatis filius Wilhelraus de
Aremberch*, dictorum Johannis de Marcha genitor et Everardi frater, ac Ro-
berti patruus, et Johannotti socer ejusque complices adhaerentes. satellites et
sequaces , sacrilega manu apud civitatem ipsam nequiter interimere non for-
midarunt, et sparso sanguine tanti praesulis sacrati ab eodem tempore citra
in clericos et ecclesiasticas personas saeculares et regulares, etiam in di-
gnilatibus constitutas civitatis , patriae et dioecesis praedictarum , eorum sa-
crilegas et violentas manus injiccre, easque capere , detinere, carceribus mao-^
' Codex ex qiio hoc descriptum est documen- locis deduci posset eam datam fuisse , postquam
tum ., non est omnino integer. Wilhelmus Ârenbergius morlis suppliciam su-
^ Ex hoc aliisque pontificiae constitulionis bierat io civitate Trajectensi.
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ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
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cipare, tormenlis subjicere , verberibus caedere, vulnerare, morli tradere et
crudelibus affliclionibus ad redempliones indebitas personaliter cohercere ,
eisque tallias, subsidia el alia onera indebita imponere, ecclesias quoque,
raonasteria , hospitalia et alia pia loca secularia et regularia dictarum civilalis
et dioecesis capere, frangere, violare, profanare, occupare, occupata deti-
nere, diruere et incendio concremare, ecclesias quoque raonasteria et loca
ipsa libris, calicibus, vasissacris, crucibus, sanclomm reliquiis, jocalibus,
paramentis et ornamentis aliis divino cultui et usui depulatis spoliare , ac
hujus raodi libros, calices, vasa sacra, cruces, sanctorum reliquias, jocalia,
paramentaetornamenta usu sacrilego, necnon fructus , redditus , proventus,
reset bona alia personarum ecclesiasticarum , ecclesiarum quoque et monaste-
norum , hospitalium et aliorum locorum piorum hujusraodi tara in ipsis ec-
clesiis quam etiam extra illas existenlia , fructus etiam , redditus et proventus
et bona peculiaria mensae episcopalis Leodiensis violenter rapere , depraedari
ac in praedam abducere seu asporlare , vendere, impignorare, alienare, ma-
nibus pollutis contractare ; insuper et civilatem ac palriam Leodienses eorum-
que oppida , castra , arces , villas et loca bosliliter invadere ac illa , erecta in
principem suura cervice rebelli . per tyrannidem occupare, civitatemque , pa-
triara , dorainia, castra , oppida, arces, villas, loca patriae et dioecesis prae-
dictae eorumque incolas subdilos et res et bonacapereet in praedam abducere ,
partira populari et partira suae lyrannidi subjicere; ac etiara venerabili fratri
nostro Johanni episcopo Leodiensi fidèles subditos farailiares et devotos quam
pluriraos in eadera patria seu extra eara capere et coraprehensos sirailiter de-
tinere, carceribus mancipare, quaestiouibus subjicere, verberibus caedere,
vulnerare, morti tradere, illisque tallias et alia onera indebita etiara irapo^
nere, stupra , adulteria et alia crudelia ac enorraia dictu quoque horrenda el
sacrilegia in ecclesias, in ecclesiasticas personas religiosas et seculares, raonas-
teria, sacra et pia loca ac sacraraenta ecclesiastica, subditos quoque et horaines
ac incolas utriusque sexus dictarum civitatis , patriae et dioecesis ac domi-
niorum ecdesiae Leodiensis et dicti Johannis episcopi committere , exercere
et perpetrare; ac in eisdera civitate , palria et dominiis jurisdictionem et supe-
rioritatem ad praefatura Johannera et pro terapore existentem episcopum
Leodiensera spectantia et pertinentia , tyrannice sibi usurpare; ipsi Johanni
episcopo ac suis officialibus et officiariis ac judicibus , tara ecclesiaslicis quam
secularibus in spirilualibus et temporalibus, propria sua temerilate nullius ad
hoc potestatem habentis legitirai superioris auctoritate suffuiti , inhibere eo-
ruraque summas et processus retractare et annullare ac alias raultipliciter
jurisdictionera tara spiritualera et ecclesiasticara quara teraporalera dicti epis-
copi ejusque liberura exercitiura necnon euradera Johannera episcopum in
assecutione et perceptione fructuum , reddituum et proventuum raensae suae
episcopalis ac alioruraeraoluraentorura, rerura et bonorum ipsi corapetentium
ctdebitorurairapedire, laedere, perlurbare et raolestare, edicla et proclamata
facere , proponere et proraulgare , décréta , sententias et mandata facere et
eraittere ac judicare, monetara cudere et publiée expendere et expendi facere
praeter et contra consensura et voluntatera dicti Johannis episcopi , collegia
quoque et congregationes iliicita ac conjurationes et conspirationes in vitara
etstaturaejusdera Johannis episcopi facere, coraraovereetconcitare , et insuper
raaia raaiisaccuraulando, nunc proxirae effluxisdiebus , procurantibus et coo-
perantibus perditionis et factionis filio nefandissirao Gilekinetto , cive Leo-
diensi, proditore , etnonnullis ahis tara civitatis quara illiadjacentiura locorura
incolis ejus sequacibus , civitatera Leodiensera praefatara violenter denuo occu-
pare ac dilectura filiura nobilera virura Jacobura comitera de Hoerne, episcopi
fratrera gerraanura, aliosque raultos ex proceribus ac nobilibus et subditis ipsius
Johannis episcopi , quos pro dictae civitatis custodia dictus Johannes episco-
pus ad earadera raiserat,ac alios nonnullos tara ecclesiasticos quara seculares
eidera Johanni episcopo fidèles subditos farailiares et devotos capere, captivare,
detinere et carceribus raancipare, ac diversis poenis, injuriis, raolestiis, exac-
tionibus etoppressionibus afficere , raultos etiara ex eisdera crudeliter et irapie
trucidare et occidere. Nonnulli etiara seculares judices ac teraporalera juris-
dictionera habentes clericos et ecclesiasticas personas , eoruraque ac mensae
episcopalis Leodiensis fructus, redditus, proventus, res et bona saeculari po-
testate sua arrestare , distrahere , personis saecularibus et ecclesiasticis eis
gratis assignare, eosque clericos et ecclesiasticas personas ad standum juri
corara eis judicatoqueabeis parendura realiter et personaliter cohercere prae-
surapserunt. Hactenus et eorura aliqui adhuc continuare ac nonnulla prae-
dictis similia in dies comraittere non verentur. Propter quod clerici et per-
sonae ecclesiarura , raonasteriorura , hospitaliura etaliorura piorum locorum ea
coacti deseruerunt, unde ecclesiae, raonasteria et alia pia loca hujusraodi
obsequiis divinis et Christi fidèles sacraraentis ecclesiasticis ac pauperes et
înfirrai piae hospitalitatis subventione fraudati fuerunt et fraudantur; pariter
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ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
729
^
li
ac civitalis, dioecesiset palriae Leodiensis incolae, liomines et vasalli maximam
sustinuerunt el sustinent jacturam ; qiiodque nonnuiii , qui gloriantiir cum
malefecerint , hujusniodi criminum palratores, necnon clericos et pcrsonas
ecclesiasticas , ut praefertur, captas, ac iosuper bona et res hujusmodi per
eos in praedam abducta seu asporlata scienter in civilalibus , oppidis , castris ,
villis, fortalitiis, terris et aliis locis receplaveruni et receplant; aliqui vero
praemissa omnia seu nonnulla ex eis fieri seu commitli fecerunt ac etiam
mandaverunt, seu eorum nomine aul raandato facla seu conamissa rata ha-
bueruntethabent, alii etiam eisdem praedictorum criminum patratoribus in
committendis ac prosequendis eisdem ac aliis similibus excessibus per se vel
alium seu alios praestiterunt el praestant auxilium , consilium et favorem; et
quoddolenter eliam referimus , nonnulli ecclesiarum praelati ecclesiasticaeque
personae trépidantes et plus timentes temporalem quam aetcrnam oiFendere
majestatem , talibusnon tam temere quam periculosc acquiesciveruntet assisti-
verunt; eaque omnia quae in gravem etiam divinacmajeslalisoffensam, anima-
rumpcriculum, ecclesiasticae libertatis contemptumet plurimorum scandalum
cedere dinoscunlur, in civilale, patria et dioecesi Leodiensi praedictis sic
sunt notoria , sic ea fama divulgat , sicque noloria experientia manifestât ,
quod tergiversatione aliqua nequeant occultari. Nos igitur ad quos spec-
tat similia cohercere, et ne grege dominico per quempiam injuria irrogetur
providere , ac talibus et lantis iniquitatibus debitis remediis obviare cupien-
tes , praemissis omnibus débita meditatione pensatis , adversus temeritatem
ipsam occurrere ac huic morbo , ne per moras temporum factus chroni-
eus fomenta respuat medicinae , oporlunam et congruam adhibere medelam,
motu proprio non ad dicti Jobannis episcopi vel alterius pro eo nobis super
hoc oblatae petitionis instantiam , sed de nostra mera deliberatione et ex nos-
tra scientia et auctoritate apostolica Everardum, Hobertum, Johannem de
Marcha , Johannottum , Gilekinettum ac alios omnes et singulos praefati Jo-
bannis episcopi et suae episcopalis jurisdictionis ac superioritatis usurpatores,
perturbatores , molestatores , monetarios , conjuratores, conspiratores, conci-
tatores ac Jacobi comitis et aliarum personarum ecclesiasticarum et secula-
rium utriusque sexus praedictorum captores, detentores, carceratores , tor-
tores , verberatores , vulneratores , injuriatores , exaclores . oppressores , oneris
impositores, interfectores , occisores, trucidatores , stupratores ecclesiarum,
monasteriorum , hospilalium et piorum ac aliorum locorum civitatis, dioece-
sis et dominioruYn praedictorum ecclesiae Leodiensis , ac rerum , bonorum et
fructuum eorumdem efiFraclores, violatores, profanalores , detentores, in-
cendiarios, spoliatores , raplores, depraedatores , iuvasores, depopulatores ,
arrestatores , distractores, alieuatores, sacrilegos, mandatores, auxiliatores,
consultores, fautores , complices , sequaces, adhaerenteset receptatores eorum
ac alios quoscumque , tam qui nunc sunt quam quos in futurum , quod absit,
esse continget in praemissis quomodocumque culpabiles et delinquentes , tam
ecclesiasticos quam seculares et ordinum quoruracumque regulares , quam
etiam laïcos ubilibet consistentes , cujuscumque status, gradus \el conditionis
existant et quacumque ecclesiastica etiam archiepiscopali , episcopali et mun-
dana , etiam ducali , marchionali et coniitali seu quavis alia dignitate et auc-
toritate praefulgeant, tam praemissorum occasione ac canone , vel per provin-
ciales et synodales constitutiones seu alias excommunicatos, quorum nomina
et cognomina ac si specialiter exprimerenlur hic pro expressis haberi et in
praesentium publicatione exprimi posse volumus auctoritate apostolica prae-
sentium tenore requirimus el monemus, ac mandanus eisdem , quatenus om-
nibus excusationibus cessanlibus , semotisque oppositionibus et appellationi-
bus quibuscumque per praedictos aut aliquem eorum seu alios quoscumque
in contrarium praemissorum et infrascriptorum forsan antepositis, vel in
futurum interponendis, qualescumque sint aut fuerint, duas ex nunc prout
ex tune et e converso, nullas et frivolas ac illis nullalenus per quoscumque
difiFerendura fore , tenoie praesentium decernimus et declaramus , quatenus
infra novem dies post habitam per eos praesentium notitiam immédiate se-
quentium , quorum très primos pro primo et très secundos pro secundo et
alios très ultimos dies pro tertio, ullimoetperemplis lermino, eis et cuilibet
eorum canonicamonitione praemissa adhocassignamus, Everardus, Robertus,
Johannes de Marcha , Johannottus , Gilekinellus ac alii omnes et singuli usur-
palores, perturbatores molestatores , monetarii, conjuratores, conspirato-
res, concitatores , captores, detentores, carceratores , tortores, verberatores,
vulneratores, injuriatores, exaclores, oppressores, onerum impositores,
interfectores, occisores, trucidatores, stupratores, efiFraclores, violatores,
profanalores , detentores , incendiarii , spoliatores , raplores , depraedatores , ^
invasores, depopulatores, arrestatores , distractores, alienatores et sacrilegi
supradicti praefalum Jacobum comitem et captos quoslibet alios supradictos
relaxent, ipsosque pristinae eorum libertati restituant, et quo illi \oluerint, tute
m
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AiXALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
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libère et secure sine ullo impedimenlo ire el stare, pari modo quo poterant
anle captivilatem praediclain , permitlant; spoliata qiioque rapta et deprae-
data, abducta et asportata qiiaecumque restituant realiter el cum efiPectu, ac
deipsis et aliishujusmodi per eos commissis et perpetralis, lam dicto Johanni
episcopo quam ecclesiis monasteriis et aliis locis clericis quoque et ecclesias-
ticis ac aliis quibuscunaque quibus restitiitio facienda el satisfactio impen-
denda existit, realemetdebilam satisfactionem et restitutionem faciant et ira-
pendant, aut cuni eisdem alias desuper concordent et componant, arrestaque
per eos posita supradicla tollant et amoveant, nec non ab hujusmodi arresta-
tionibus, detentionibus disiractionibiis assignationibus, compulsionibus et
aliis ac similibus per eos commissis el perpetralis excessibus el facinoribus
supradiclisomninoabstineant;mandatore8vero,auxiliatores,con8iiltores,fau-
tores, complices, seqiiaces,adhaerentesetreceptorespraefati a mandatis, auxi-
liis, consiliis,favoribiis, sequelis,adhaesionibiisetreceplalionibus hujusmodi
penitus cessent alque désistant , dictumque Johannem episcopum et quosvis
alios spoliatos supradictos in et ad pristinam et debilam suam possessionem
realiter et cum effectu reducant, reponant et restituant, et lam ipsi quam alii
quicumque tam praesentes quam fuluri similia de caelero conmjittere seu
attenlare non praesumanl. El si Everardus , Roberlus, Johannes de Marcha,
Johannottus, Gilekinetlus, acalii omnes et singuli moniti praefati monitioni ,
requisitioni et mandato nostris hujusmodi infra dictos novem dies non parue-
runt, nos in eosdera Everardum Robertum Johannem de Marcha, Johan-
uotlum , Gilekinetlum ac alios omnes etsingulos usurpatores, perlurbatores
molestalores , monetarios , conjuratores , conspiralores , concilatores . captores ,
detentores, carceratores, torlores, verberalores, vulneratores, injuriatores ,
exaclores oppressores , onerum impositores , inlerfectores , occisores , trucida-
lores, stupralores, effractores, violalores, profanalores , detentores, incen-
diarios , spolialores , raptores , depraedalores , invasores , depopulatores ,
arrestatores, distraclores, alienatores, sacrilegos, mandalores, auxiliatores, con-
sultores, faulores, complices, sequaces, adhaerenles el recepUlores et alios
moniloset quemhbet eorum qui sic non paruerint, aut ut non parealur, seu
quod pareri dififeratur consuluerint , suaserint, fecerint, dixerint \el procura-
verint seu alias , qualilercumque in hoc culpabiles fuerint , directe vel indi-
recte, tacite vel expresse ex nunc prout ex tune et e contra majoris excommu-
nicalionis sententiam promulgamus ac eos et quemlibet eorum incurrere
Tolumus. eo ipso a qua praeter quam in morlis articulo constituti ab alio quam
romano ponlifice, eliam praetextu cujusvis facultatis cuiquam pro tempore
desuper concessae , nequeanl absolulionis beneficium oblinere, ita ut si quem-
piam eorum tanquam in tali articulo conslilutum absohi continuât, qui posl-
modum convaluerit in eamdem excommunicationis sententiam reincidat eo
ipso, nisi postconvalescenliam monitioni requisitioni et mandato nostris prae-
dictis paruerit cum effectu. Et si Everardus el alii monili et excommunicati
praedicti dictam excommunicationis sententiam per alios quatuor dies dictos
novem dies immédiate sequentes animo . quod absil, sustinuerint indomito,
ex nunc proul ex tune et e converso civitalem praediclam Leodiensem et
quaecumque oppida , terras , castra , villas et loca dioecesis et patriae ac do-
miniorum praediclorum , quorum universilales eisdem Everardo ac aliis mo-
nitis et excommunicalis supradiclis parent vel adhaerent aut in futurum pa-
rère vel adhaerere continuât in praemissis, necnon alia quaecumque, civitates,
terras, castra, villas, oppida el loca tamindiclis dioecesi et palria ac dominiis
quam extra illa consislenlia ad quae aliquem eorumdem monitorum et ex-
communicatorum declinari, in quibusve ca])tivos et res ac bona hujusmodi
detineri conligerit, quamdiu in illis permanserint ibive fuerint, et Iriduo
post recessum ejusdem seu eorumdem, et quae in eisdem sunl, ecclesias,
monasteria relig;iosaacpia loca quaecumque, praefata auctoritate ecclesiastico
subjicimus inlerdicto, ila ut illo durante, in illis eliam praetextu cujusvis
etiam apostolici induiti, personis, ordinibus vel locis concessi, praeterquam
in casibus a jure permissis et in illis aliter quam clausis januis, excommuni-
calis et inlerdiclis exclusis, et submissa voce nequeanl missae et alia divina
officia celebrari. Si veromonili, excommunicati et interdicli praefati per alios
duos dies dictos quatuor dies immédiate sequentes ad cor reverti et dictum
Jacobum comilem ac alios captos quoslibet el delenlos . spoliata quoque rapta,
depraedala , abducta et asportata quaecumque supradicla realiler et cum ef-
fectu relaxare et restiluere ac de ipsis et aliis hujusmodi per eos commissis
realem ac debilam satisfactionem et restitutionem, ut praemitlitur, facere el
impendere. aut alias, ut praeferlur, desuperconcordareet componere. arres-
taque per eos posita supradicla lollereelamovere, necnon ab hujusmodi arres-
tationibus, detentionibus, dislraclionibus. assignationibus , compulsionibus,
mandatis. auxiliis, consiliis, favoribus. sequelis,adhaesionibus, receptationibus
et aliis ac similibus per eos commissis et perpetralis excessibus et facinoribus
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732
ANALECTA LEODIENSIA
ANALECTA LEODIENSIA.
733
I
supradiclispenilusetomnino cessare atqiie desislere et abstinere, praefalum-
que Johannem episcopuin et alios quosvis spoliatos peaediclos in et ad pris-
linam el debilain suani possessionem realiter et cum effeclu reducere, repo-
nere et restiluere, ac noslris monilioni, requisitioni et mandalo praedictis
obtemperare distulerint, et in sua voluerint cordis duritia el perver«a obsli-
natione permanere, eosdein Everardum , Robertum, Johannem de Marcha,
Johanotlum , Gilekineltum et alios omnes sinjjulos dieti Johannis episcopi et
siiae episcopahs jurisdictionis ac superiorilatis usurpalores , perlurbatores,
molestatores, monelarios, conjuratores,conspiralores, concilalores ac Jacobi
comitis et aliariim personarum ecclesiasticum et secularium ulriusque prae-
dictorum captores , detentores, carceralores , torlores, verberatores, vulne-
ratores, injiirialores, exactores, oppressores, onerum impositores, inter-
feclores , occisores , trucidatores , stupratores ecclesiarum , monasteriorum ,
hospitaliumel piorum ac alioruni locorum ci\itatis^ dioecesis et dominioruni
praedicloruni ecclesiae Leodiensis ac rerum bonorum et frucluiim eornmdem
eflFractores, violatores, profanatores , detentores, incendiarios , spoliatores,
raplores, depraedatores , invasores , depopulalores , arreslatores , distractores ,
alienatores, sacrilegos, raandatores, auxilialores, consullores, fautores, com-
plices, sequaces, adhaerenles et receplatoreseorumac alios quoscumque, tam
quinuncsuntquam qiios in futurum, quodabsil, esse continuât inpraemissis
quomodocumqueculpabiles et delinquentes , tam ecclesiaslicos quamseculares
etordinumquonuncumque regulares, quam etiam laicos ubilibet consistentes
ciijuscumque status , gradus velconditionisexistantetquacumque ecclesiaslica
etiam archiepiscopali , episcopali et mundana , etiam ducali, marchionali
et comilali seu quavis alia dignitate et auctorilale praefulgeant anathematis
et aeternae maledictionis ac perpeluae damnationis, cum Dathan et Abiron
quos terra vivosabsorbuit, mucroneligamus, aceosdemin eorum iniquo pro-
posito persévérantes , si ecclesiasticae personae lam seculares quam regulares
fuerint, ecclesiis , monasteriis, prioratibus, dignitatibus , personatibus , ad-
ministrationibus et officiis , etiam curalis et electivis , nec non aliis cum cura et
sine cura secularibus et quorumcumque ordinum regularibus beneficiis eccle-
siasticis per eos in titulum vel commendam , et easdem ac alias laïcales personas
omnibus et singulis privilegiis, concessionibus, gratiis et indultis, juribusque et
bonis omnibus quae in feudum vel emphiteosim aut alio quovis titulo a Romana
seu Leodieusi vel aliis ecclesiis , monasteriis et locis ecclesiasticis quibuscum-
que , obtinent , tenenlet recognoscant , seu obtinebunt , tenebunt et recognos-
cent, ita ut illi ad quos pertinent hujusmodi feudorumet aliorurajurium et bo-
norum proprielates eldirecladominiapossinldeillis ulpole ad eos reversis pro
eorum libéra voluntate disponere, necnon jure patronalus , si quoad et super
quaevis ecclesiastica bénéficia habent et in posterum forsan habebunt , ac aliis
eorum bonis omnibus, ita ul ex illis nil transmitlant ad posteros eorumdem ,
eisdem motu , scientia et auctoritate privamus , destiluimus et ab illis amove-
musacad illaet quaevis alia ecclesias, monasteria, bénéficia , dignitates, hono-
res , administrationes , et officia tam ecclesiastica quam secularia , juraque et
bona hujusmodi inposlerum oblinendum inhabilitamus, et tam eosdem quam
universilates praedictas, sic excommunicatos, aggravatos, reaggravatos , in-
terdictos , anathematizatos , maledictos el damnatos , ac ligatos et irretitos ,
privatosque etdeslitutos, amolos el inhabiles esse , ecclesias quoque, monaste-
ria, prioralus, dignilales, personalus, administrationes, officia et alia bénéficia
eorum eo ipso vacare et ecclesiasticis idoneis eliam quaecumque , quoscumque
et qualiacumque bénéficia ecclesiaslica quovis modo oblinentibus conferri et
de illis etiam provideri, necnon feuda^ privilégia emphileolica caeteraque bona
eljura praedicla aliis laicalibusseu ecclesiasticis personis juxla eorum et eorum-
dem statu m mérita el exigentiam perpeluo vel ad tempus concedi seu alias
de illis disponi et ordinari posse ac debere lam per sedem aposlolicam quam
alios ad quos spécial, volumus alque decernimus el declaramus. Et ul alii
eorum exemplo perlerriti similia in posterum non allenlent, ex lune infâmes
existant et ad testimonium non admitlanlur , lestamenla et codicillos condere
et aliis ex testamento vel ab inteslato succedere et quoscumque legilimos actus
facere non possint. Et si jurisdiclionem obtinent, illa privati existant nec va-
leant eorum sententiae , neque alia quae illius praetextu jurisdictionis fièrent
ab eisdem. Nullus pro eis, nec ipsi pro aliis procurare possint , et si qui eorum
notarii existant , instrumenta per eos confecla non valeanl , sed cum auctore
damnalodamnenlur , debilores eorum ab iis quae eis debent liberali sint. Nul-
lus eis, sed bene ipsi aliis super quocumque negolio de jure respondere ten-
eantur ; fiUi quoque et nepotes ac alii descendenles eorum, usque ad quartam
generalionem, ecclesiis , monasteriis, prioralibus, dignitatibus, personatibus ,
administrationibus etofficiis caelerisque beneficiis tam ecclesiasticis quam sae-
cularibus, quae nunc obtinent vel eos in futurum jureoblinere contigerit, sine
spe restitulionis eo ipso sint privati, et ipsis ac aliis natis nunc et qui postmo-
il
(
I
734
ANALECTA LEODIENSIA.
dum nascenlur iisqiie in generalionem praedictam ad illa, quibiis sic privati
forent, et alia ccclesiastica bénéficia et quosciimque ordines, di{rnitates et ho-
nores ecclesiasticos et mundanos sit aditus et ascensiis omnino praeclusus. Et
nihilominus *
ac aliis quibuscumque eliam metropolitanarum
et cathedralium , collejriatarum et aliarum quariimciimque ecclesiarum prae-
lalis etcapitiilis canonicis et recloribiis monaslerionim el prioraliium, abbali-
bus, prioribus, conventibus, monachis et relijjiosis, necnon domorum etconven-
tuum etiam mendicanliiim ordiniim guardianis. prioribus, fralribus el verbi
Dei praedicatoribus ac aliis saecularibus et regiilaribusecclesiaslicis personis, qui
desuper fuerant requisiti , per apostolica scripta ac sub similibus poenis et pari
modo, ut praefertur, incurrendis , motuque scientia et auctorilate praedictis
nnandamus quatenus ipsi vel plures aut unus eorum per se vel alium seu alios
aliquibus diebus dominicis aut aliis festivis in eorum ecclcsiis, monasteriis,
capellisetlocis, dum ibi major populi multiludo convenerit ad divina. pulsatis
campanis et accensis candelis ac demum exlinclis et in terram projectis et con-
culcatis cum crucis vexillo et Irina lapidum projeclione, Everardum , Rober-
tum , Johannem de Marcha . Joliannotum, Gilikinettum ac alios omnes el
singulos usurpatores, perlurbalores, molestatores, monetarios , conjuralo-
res, conspiratores, concitatores, caplores. detentores, carceratores, tortores ,
verberatores , vulneratores, injuriatores, exactores, oppressores, onerum im-
positores, interfectores , occisores, trucidalores, stupralores, effractores,
violatores, profanatores, detentores, incendiarios, spoliatores, raptores, de-
praedatores, invasores, depopulatores. arrestatores, distraclores, alienatores,
sacrilegos, mandatores, auxiliatores , consultores, fautores, complices, sequa-
ce8, adhaerentes et receptatores ac alios ({uoscumque monitos, excommuni-
catos. açgravatos, reaggravatos , inlerdictos, analhematizalos, maledictos,
damnatos, privalos, destitutos, amotos ac inhabiles supradictos et quemlibet
eorum qui infra decem dictos duos ultimos dies immédiate sequentes corura
praedictos *
seu altero eorumdem si diclis nostris monitioni , requisitioni et mandato plene
et intègre in omnibus et per omnia cum effectu , prout unumquemque eorum
respective concernunt, paruisse et obedivisse légitime non docuerint , excoro-
ANALECTA LEODIENSIA.
73o
' Verba quaedain desunt.
2 Alia hic quoque tlesideraiilur.
municatos, aggravalos, reaggravatos, inlerdictos, anathemalizalos, maledictos,
damnatos, privalos, destitutos , amotos et inhabiles ac aliis censuris et poenis
praedictis ligalos et irrelilos publiée denuntient, et ut laies pubticent facianl-
que el mandent ab aliis publiée nunliari et ab omnibus arctius evitari, ita ut
omoes alii Christi fidèles eos évitent et eisdem cuncta alimenta denegent mi-
nislrare, donec compuncli corde spiritum assumentes consilii sanioris moni-
tioni, requisitioni el mandato hujusmodi nostris plenarie et intègre realiter el
cum effectu in omnibus el per omnia paruerint, aut desuper cum iis quorum
intereslconcordaverint, necnon ab excommunicationis et aliis poenis et cen-
suris praedictis absolutionis el inlerdicli hujusmodi relaxalionis beneficium a
iiobis vel successoribus nostris romanis ponlificibus quibus lanlummodo , ne
sub spe veniae consequendae occasio forte delinquendi aliquibus praebeatur,
absolulionem el relaxalionem hujusmodi reservamus , meruerint oblinere. El
insuper carissimos in ChrislofiliosnostrosFredericum imperalorem el Maximi-
lianum regem llomanorum, semper Augustes, elquoscumquearchiepiscopos,
episcopos, praelalos, principes, duces, marchiones, comités, barones, nobiles,
milites el alios temporales dominos lam Gallicanae quam Germanicae nationis
ac aliarum circa adjaccnlium parlium eorumque officiales, elgenlium armo-
rum capilaneos pro reverenlia, quam adsedem aposlolicam gerere quolidiana
experienlia comprobanlur , horlamur et requirimus, eisdemque archiepis-
copis, episcopis elpraelalis sub inlerdicli ingressus ecclesiae et a suarum ec-
clesiarum regimine et adminislralione suspeusionis, principalibus vero duci-
bus, mardiionibus , comilibus, baronibus , nobihbus , mililibus, dominis,
otticialibus et capilaneis sub similibus censuris el poenis , quos si non parue-
rint eo ipso incurranl , dislricle praecipientes praefata auctorilate injungimus ,
ul eidem Johanni episcopo in recuperanda possessione civitalis Leodiensis et
locorum aliorum ad eum et mensam suam episcopalem et ecclesiam Leodien-
sem perlinentium occupatorum , et consequenda liberalione dicli comilis el
aliorum captorum , delenlorum el arreslalorum eorumque ad pristinam li-
berlatem, reposilionem el ablalorum omnium sibi etmensae ac aliis personis
et ecclesiis praedictis bonorum et fructuum inlegrali restitutione cum damno-
rum el intéresse, quae ipse el suae Leodiensis el aliae ecclesiae, monasteria ,
hospitalia el pia loca aliaeque personae praediclae ecclesiasticae el seculares
praemissorum occasione pertulerunl, plenaria refectione pro posse eorum
assistant, el oporlunos favores ac quae ipse Johannes episcopus pelierit auxilia
736
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA
737
praeslare non onriittant. Et quia ad dictum Everardiim et alios siipradictos
in eorum propriis personis tutus non patet accessus, difficileque foret prae-
.sentes litteras ad singula loca in quibus expediens foret déferre, volumus
quod earumdem pracsentium litterarum vel illarum transsunipti aulhentici
seu copiae collationatae et manu alicujus publici notarii subscripti publicatio
in duobus aut tribus locis praedictae civitali Leodiensi vicinis, de quibus sit
verisimilis conjectura, quod litterarum earumdem nostrarum lenor possit ad
eorumdem monitorum notitiam pervenire, perinde eosdem sic monilos arctet
ac si litterae apostolicae praesentes eis personaliter praesentatae et insinuatae,
aciectaedeverboad verbum exstitissent. quodque earumdem litterarum (rans-
sumplo sigillo alicujus praelati ecclesiaslici munito et manu notarii publici
subscripto eadem prorsus detur et adhibealur fides, iliique stetur in judicio et
extra , quae daretur et prout staretur ipsis praesentibus litteris orig^inalibus, si
exhibitae essent vel ostensae. Non obstantibus constitutionibuset ordinatio-
nibus apostolicis caeterisque contrariis quibuscumque seu si eisdem monitis
vel quibusvis aliis communiter \e\ divisim a sede apostolica indultum existât,
quod inlerdici, suspendi vel excommunicari , aut suis beneHciis . feudis, privi-
leçiis sive bonis privari vel destitui , seu ab aliis amoveri non possint per lit-
teras aposlolicas non facienles plenam et expressam , ac de verbo ad verbum
de indulto hujusmodi mentionem et quibusiibet aliis privilegtis, indulgentiis
et litteris apostolicis generalibus vel specialibus quorumcumque tenorum
existant , per quae praesentibus non expressa, vel totaliter non inserta effectus
eorum impediri valeatquoniodolibet vel differri et de quibus quorumque lotis
tenoribus Iiabenda sit in nostris litteris mentio specialis , quae quoad boc eis
noiumus aliquatenus suffragari. Nulli ergo, etc Si quis autem , etc....
Datum ^
^16/. royale de Belgique , MS. nMOUlO.
' Desideranlur illa in nis.
CVIII.
IN8TRUCT10 ANNO 4484 (UT VIDETUr) AB AHCHIDUCE MAXIMILIANO PROBATA , AD OBTI-
NENDUM A SEDE APOSTOLICA SUPPRESSIGNEM CATHEDRALIS ECCLESIAE LEODIENSIS ET
ERECTIONEM NOVORUM EPISCOPATUUM LOVANII ET NAMURCI SEU TRAJECTI AD MOSAW ^
Primo, quod ad ipsum sanctissimum Dominum noslrum sanctaraque ejus
sedem apostolicara pertinet dividere et unire episcopatus, ad quod Sanctitas
ï In fronle hujus documenli. quod a viro
cl. Leglay accepimu» , legitur haec annotatio
ab uno Godefredorum scripta : « Instruclion
» originale , signée Maximilianus , conlenanl
» (un projet) le» raisons et motifs avec les moyens
« et expediens du démembrement et division
» de l'évesché de Liège, afin d'en faire et com-
» poser deux éveschez , l'un à Louvain et l'autre
» à, etc. »
De hac episcopatus Leodiensis Iranslalione
mentio est apud Johannem de Los , supra p. 91 ,
et in codice Hermanni de Wachlendonck : « Jo-
annes Chapeaville (inquit) in Joanne de Horne
dicil, quod in charlis publici» civilatis Leo-
diensis habeatur quod per quosdam Romae ac-
tum fuerit, ut in detestationem caedis commis-
se in personam Borbonii , sedes Leodiensis et
clerus alio transferrentur ; el quibus mediis ne-
jjolium impcditum fuerit. Sedilla sublicet , quae
ad longum debuisset enarrare. Videtur impedi-
lum fuisse per oratores el legatos Roniam missos
per stalu» ecclesiae, patriarumque Leodiensis,
Lossensis el Rulloniensis, uli copia sequens in
«criptis Dni Langii reperla fidem faciet : —
' M Beatissime et clemenlissime pater. Po»t pe-
• dum oscula beatorum. Proficiscuntur in prae-
» senliarum ad pedes V. B. nostra parle et no-
■ mine R"*"' in Chrislo pater et D. D. Huberlus
» episcopus Dariensis , sacrae theologiae pro-
» fessor ac ecclesiae Leodiensis suiTraganeus ,
« nobilesque sagaces ac prudentes viri Wallhe-
f rus de Corswarem et Urbanus de Villari , ar-
1) migeri ; quibus nonnulla restaurationem ,
)> praeservationem et statum ecclesiae , civitatis,
i> patriarumque Leodiensis , Lossensis et Bul-
» lonensis concernentia veslrae Sanclitali humil-
» limeexponenda pariter et supplicanda commi,
» simus. Quas ob res eisdem vestris Sanclitali
n el Beatitudini quam devotissime supplicamus ,
» quatenusobreverentiam Dei et ecclesiae Leo-
» diensis, devotissimae et peculiaris filiae ves-
n trae Beatitudinis et sanctae sedis apostolicae ,
0 praedictos nostros missos (imo polius nos) pro
n consueta suae Beatitudinis cleraentia bénigne
» audireel exaudire dignetur. Quae , ul indubie
o credimus , ad honorem Dei , landesque innu-
>> meras diotae veslrae Beatitudinis cessura
n sunt, et effectus praedictos productura . nos-
0 cal Altissimus, qui veslram sanctilatem pro
>' ecclesiae universalis honore et statu conser-
» vare dignetur ad tempora longiora. Scriptum
» Leodii, die 24 mensis novembris anno 1 485>. —
» E. V. E. el S. — Devotissimi oratores eccle-
» siae , civitatis el status repraesentantes pa-
» Iriarum. »
93
738
ANALECTA LEODIENSIA.
sua potest el débet moveri , quolies commodilas seu ulililas rei id exposlulat.
Item , quod ecclesia Leodiensis habet raagaam etamplamdioecesim , conli-
nentera in lon^nludine quiiiquadinta leucas, el in latiliidine Irijrinla vel cir-
citer, rationc cujus inulta onera iricumbiint episcopo seu piaelato ipsius
ecclesiae, quae non possunt per euin soluni expediri. Ideo duos cogitur ha-
bere suffraganeos, illosque babet de praesenti.
Item etco maxime, quia dicta dioecesis se extendit ad diversa dominia
lemporaha diveisosquc ducalus el coraitatus, quorum aliqui habenl lini^uam
galbcam et aiii theulonicam.
Cum hoc , tam ipsa civitas Leodiensis quam mulla magna oppida castraque
et arces al.aque fortalitia subjiciunlur ipsi ecclesiae et episcopo ejus tempora-
bter, lia quod m eis baereat omne dominium temporale, pmut et quemad-
modum principes et domini temporales habent et habere possunt in suis
dorainiis et dilionibus lemporalibus.
Item , quod fructus et proventus ecclesiae , pertinentes ad mensam episco-
palem ascendunl m summam triginta millium florenorum annui redditus vel
circiter , qui fructus et proventus sufficerent et sufficere possent pro dote et
fundatione duarum magnarum el amplissimarum ecclesiarum cathedralium
Item, quod ista duo , videlicet ainpliludo dioecesis et magnitudo reddiluum
et proventuum ejus secundum juris dispositionem sunt causae sufficientes
ut dividatur ipsa dioecesis in duas, et quod cuilibet episcopo assignetur dil
midia pars ipsms dominii et dioecesis, tam in spiritualibus quam in lem-
poralibus.
Item , et licet duae praedictae causae videanlur sufficeread hoc, quod ipsa
dioecesis et dominium dividanlur in duas , subest lamen alia causa quae maris
stringit , debelque et potest movere ipsum sanctissimum dominum noslrum
videhcel pelulantia el insolentia populi existentis sub dominio temporali ipl
sius ecclesiae. Ipse enim populus adeo est el ab aevo fuit petulans et insolens
ut facile insurrexeril contra proprios episcopos el dominos, et fréquenter
sumpserit arma, ut eos depellerel.
Item et non solum insurrexit ipse populus contra proprium episcopum
sed euam contra sibi vicinos principes maxime contra duces Brabantiae et
cornues Namurcenses, quibus el palriis eorum inlulerunl multiplicia damna
propler quae orla fuerunl bella successive xvii, excepto praesenti , et mulla
aha exorbilanUa contigerunl.
ANALECTA LEODIENSIA.
739
Item, quodhaec pelulantia, insolentia seu prompliludo arma sumendi et
cornua contra superiores el vicinos erigendi ., populo Leodiensi innata esse cre-
ditur, eo polissimum quod, cum ipse populus est mullus et magnus, simul
adunalus el unilus, ideo cilo superbit el confidil in viribus el feritalibus
propriis, el in fortaliliis episcopi , quibus ut plurimura majores nalu ejusdem
populi praesunl, quo sic ut quaecumque cupianl seu cogitent, conentur
adimplere.
Item, pro evidenlia el demonstralione praemissorum, primo proponelur
quod in anno Domini millesimo qundrinijentesimo octavo , incolae dominiorum
temporalium ipsius episcopalus se commoverunl et erexerunl contra el ad-
versus quondam dominum Johannem de Bavaria , lune episcopum Leodien-
sem , ut eum vi el armis dejicerenl de episcopalu suo.
Secundo, ulid adimplerent, congregaverunt magnum elcopiosum exerci-
lum , quo medianle fuerunl ausi confligere lam cum diclo domino Johanne
de Bavaria , eorum episcopo et domino, quam cum quondam bonae memo-
riae domino Johanne de Burgundia , el domino Guillelmo , comité Hannoniae,
dicti domini episcopi auxilialoribus , in quo conflictu dicli Leodienses vicli ,
fracti elproslrali usqueadxx™, pelierunl pacem, quamoblinuerunt, median-
tibus certis condilionibus in litleris diclae pacis contenlis , sed posl aliquos
annos infregerunl diclam pacem, nihil aut parum de promissis per eos ob-
servando.
Tertio, quod non solum infregerunl diclam pacem sed iterum insurrexe-
runt conlra el adversus quondam bonae memoriae dominum Philippum, ducem
Burgundiae el Brabantiae, filium, haeredem el successorem dicli domini Jo-
hannis Burgundiae ducis , a quo simililer oblinuerunl nova foedera pacis, sed
eis non observatis, idem erexerunl cervices suas conlra el adversus reveren-
diim in Christo patrem illustremque principem dominum Ludovicum de Borbo-
iiio, novissimum eorum episcopum el dominum , quem non solum aliquandiu
captivum tenuerunl, sed el loto conatu voluerunt de propria sede depellere.
Quarto , quod ipsum de sede expulissent , nisi advenlassel illuslrissimus
princeps primo Philippuset deindedominus Carolus, dux Burgundiae et Bra-
bantiae, unacumrege Franciae moderno, qui ad requisilionem sedis aposlo-
licae, congregala magna manu copiosoque exercilu , conflixil bis cum diclis
Leodiensibus, quos in ulroque praelio fregit et devicil, el dictum dominum
Ludovicum episcopum in jus et possessionem dicli sui episcopalus manule-
740
ANALECTA LEODlEiNSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
741
nuit alque défendit ; propler quod Leodienses ineffabilia terris ducuui prae-
dictorum intulerunt damna.
Quinto, quod licet ipse dominusdux Carolus in vindictam et ullionem prio-
runa foederuiri loties et tantis vicibus per dictos Leodienses infractorum po-
tuisset et jure merito totam patriara Leodiensem delere, raisericordia tamen
nQotus et ad humillimas preccs ipsorum Leodicnsiuni , concessit eis novam
pacem sub certis conditionibus, pactis et pronaissionibus in litteris dictae
pacis contentis et declaratis.
Sexto, quod licet ipsae promissiones , vivenle diclo domino duce Carolo,
fuerunt observalae, ipso tamen vila functo, dicli Leodienses non solum resilie-
runt ab ipsis promissionibus , quin imo multas molestias intulerunt patriis et
subditis ipsius domini ducis, prout faciunt et inferunt de praesenti.
Seplimo , quod plus est . licet ipse quondam dominus Ludovicus de Bor-
bonio, episcopus Leodiensis, lototempore sui rejjiminis Iraclaverit diclos Leo-
dienses subditos suos in omni justitia et mansueludine, sicut decet bonum
praelatum et dominum , ipsi tamen erexerunt cervices suas contra eum , et ut
ei magis ac magis nocerent , inierunt foedera cum quodam Guillelmo de
Arenberch, ejusinimico, exule et interfectore quorumdam sacerdotum et mi-
nistrorum Dei.
Octavo, nec sunt veriti assumere sibi arma et cum dicto Guillelmo de
Arenberch invadere dictum dominum Ludovicum episcopum eorum et prin-
cipem, quem impie et crudeliler trucidaverunt, propter quod se privarunt et
reddidcrunt indignos sede episcopali , et insuper inciderunt in alias graves et
multipliées poenas a jure introductas.
Mono, ducatus Brabantiae insignitas, qui inter caeteros imperii principatus
pollens clarusque habetur, multum débet movere sanctissimum dominum
nostrum ad decorandum tantum ducatum una episcopali sede, cura raulli,
nedum inferiores ducatus, verum etiam comilatus. marchionatus et pleraeque
longe minores provinciae , bac praerogaliva radient.
Item , ex praedictis patet dictos Leodienses esse et ab aevo fuisse homines
insolentes et seditiosos, qui saepius rebellarunt contra proprium dominum et
ecclesiam, cui subjiciuntur, quodque seditio, rebellio et insolentia eorum pro-
\enit habetque fundamentum ex Bducia quam sibi assumunt, tam et nume-
rositate populi sui quam fortalitiorum quorum regimen sibi semper usurpa*
verunt , prout et usurpant.
hem, et ad tollendum fundamentum ipsius insolentiae, ut cessent opéra sua
seu scelera, quae hactenus inde provenerunt. nihil melius aut consultius vi-
deturquam dividere ipsum episcopalum in duos, etassignare cuilibet ipsorum
duorum episcoporum medietalem dominii et patrimonii ipsius ecclesiae ; per
hoc enim diminuentur vires et superbia ipsius populi, et insuper providebitur
securitati episcoporum et ecclesiarum.
Item, et quia, ut dictum est, civitas Leodiensis per trucidationem proprii
episcopi reddiditse indignam sede episcopali, supplicatur serenissimus Domi-
nus noster quod placeat Sanclitati suae erigere in dicta dioecesi duas ecclesias
cathédrales, unam videlicet in oppido Lovaniensi, eo quod sit insigne et am-
plum oppidum', habens universitatem scholarum multasque ecclesias tam secu-
lares quam regulares et alia multa insignia , ubi nuper episcopus defunctus
suum consistorium transtulit, ibique in honore et reverentia et quiète viguit
aliquandiu, et aliam in oppido Namurcensi vel Trajeclensi, quae similiter sunt
oppida insignia et habentia multas ecclesias tam collegiatas quam parochiales.
Item, et quod ad divisionem ipsius dioecesis patrimoniique ejus placeat
Sanctitati suae committere aliquos providos, graves et expertos viros qui
aequaliler dividant dictum patrimonium et assignent cuilibet ipsorum epis-
coporum id quod eis magis conveniet. His rationibus possunt et alia addi ad
suadendum banc divisionem , videmus enim quod est necessarium episcopo
Leodiensi habere, ut praefertur , duos suflFraganeos qui vix cum ipso possunt
sufficere muneribus et oneribus ipsius episcopatus. Quare melius salubriusque
videtur tantam dioecesim committere duobus qui partis sibi commissae curam
habere possint, quam uni soli qui non facile tantae rei sufficiat.
Haec faciendo augeturcultus, eruntenim duae insignes ecclesiae cathédrales
loco unius, et in earum qualibet sufficientissimusnumerus canonicorum, puta
triginta unus , dividendo Ixii canonicatus qui sunt in ecclesia Leodiensi aequa-
liter.
Nec obstat praedictis, si quispiam eorum qui postulai] sunt ad dictam ec-
clesiam Leodiensem vellel conlradicere divisioni ipsius dioecesis, nam cura
poslulatus nullura jus habeat nec in re nec ad rera , potest sedes apostolica .
raaxiraecum causa subest, procedere ad ipsam divisionem, quocumque pos-
tulato reluctanle seu contradicente.
Item, et nirais débet attendicontradiclio filii praefatiGuillelmi de Arenberch,
qui se postulatum ad dictam ecclesiam praetendit , quum illius postulatio,
742
ANALECTA LEODIENSIA.
si qua fuit, fuit notorie violenta , et sic ex hoc capite nulla. Praeterea ipse non
solum fmclu liujus postulationis , sed etiam quovis alio minimo beneficio in
Leodiensi exislenle inhabilis atque incapax ea ratione dinoscitur esse , quia
dominus de Arenberch, paterejus, novissimum episcopum jugulavit.
QuoddictusGuillelmusel Leodienses, post prjtefati domini episcopicaedcm,
eliam ducales invaseruut agros iiostiliter atque occuparunl castra et arces de
Phalays ducatus Brabantiae , et de Durbu ducatus Luxemburjriae , molieban-
turque pejora, nisi eis a serenissimo domino duce occursum fuisset, (jui non
solum agros suos strenuissime tutatus est et praefatas recepit arces, sed eliam
oppidaSanctiTrudonis, Tongris, Hasselt et omniaoppida incomitatu Lossensi
existentia uuiversumque ipsum comitatum manu militari in siiam ditionem
brevi spatio redegit.
Item, et quod nisi fuisset spes, quam ducalis celsitudo liabel in divisione
episcopatus obtinenda, praefalum couiitalum omuemque Leodiensem agrum
ferro atque igné funditus evertisset , quod adhuc non lam libenter quam ne-
cessario sibi faciendum erit pro suarum jiatriarum tutela et securiiate, nisi
ipsa divisio fiât, cum nullum aliud sibi relictum sit securitatis remedium ,
attentis insolentia et recidivatione Leodiensium, qui loties violalo jurejurando
atque pace et religione contempla, Brabantiam , Limburgiam. Lucembur-
giam, Namurcum et Hannoniam Iiostiliter aggressi sunt. Quareul provideatur
indemnilati principum subditorumque suorum, aut episcopatus ipse est divi-
dendus aut tota patria Leodicnsis funditus necessario deienda.
Item quod haec divisio non solum proderit populo Leodiensi, verum etiam
et clero ibi existenti propler fréquentes ipsius populi insolentias et in serenis-
simam Burgundiae domum injurias quinqueaut sex \icibus a qumdecim annis
vel circiler suorum bonorum jacluram praedamque passi sunt, quac incom-
moda eis obvenire cessabunt , potenlatu et insolentia ipsorum Leodiensium
modo quo supra divisis.
Et ad istum fmem possunt allegari plures divisiones, quae nedum ex taoi
vehementibus sed etiam multo levioribus aut fore nuliis aut saltem volunta-
riis etiam aevo nostro per apostolicam sedem factae sunl , ut est videre in
episcopatu Enepiensi per ipsum ponlificem in honorem suae originis, et in
episcopatu Caslelensi ad preces domini marchionisMonlisferrati permoderuum
ponlificem ereclis , et in ecclesia Tolelauensi in quinque diversas ecclesias
per Johannem xxii et in constilulione ejusdem quae incipit : Salvator, et in
ANALECTA LEODIENSIA.
743
Pictavensi ecclesia facla melropolitica , instante Carolo quarto a Maguntinensi
provincia est divisa.
Ultra i^raemissa significabitur pontifici summo, quatenus ista rebellione
Leodiensi per divisionem hujusmodi domata, speratur pax universalis in iis
lerris per matrimonium inler delphinum et nostram filiam contrahendum
secutura, de qua merito dominus noster sanctissimus gaudebit.
Item , exorabitur pontifex ut sicut dominia domini ducis jara sunt libéra a
commendis , quod aliquandiu scripsit in eisdem , quod sua sanctitas dignetur
illa sic pura et libéra praeservare ab eisdem, nec credal quibuscumque orato-
ribus suis quascumque etiam credentias habentibus, si pro commendis novis
aliquid persuadcant suae sanclilati , quum immobilis et constantissima prin-
cipis mens est nullatenus commendas admiltere aut in pensiones ex suis mo-
nasteriis et beneficiis solvendas consenlire quovis modo *.
« Faciatis melius negocijs nostris Johannijs de Ennetn... in factu abbatie
» sancti Trudonis et in factu reservationis sue, sicut cardinalis noster Tor-
» nacensis vos ad longius informabit et cum adjutorio suo isla et omnia alia
» expedielis, quia paternitalem suam intelligimus esse semper, sicut hue
» usque fuit , principalis noster amicus , faulor et solicitator versus sanctissi-
» muni dominum nostrum patrem. Item de factu audientiarij nostro pro factu
» prepositure Daventryensis , quem etsiam vobis recommendamus. — Maxi"\
» — Me praesens, Cromme.
Original aux archives de l'ancienne chambre des comptes de
Flandre , à Lille.
CIX.
EVERARDUS DE MARCKA , UT MAMBURNUS COMITATUS LOSSENSIS , DIE 2 FEBRUARM 1484
ANGELINO DE HAnAlIA GONFERT CANONICATUIH IN ECGLESIA LOSSENSI.
Nos Everardus de ISlarckain Arenberch, Novo-Castro, Mirwart, etc. domi-
nus , Hasbaniae et Sancti Huperti in Ardenna praefectus haereditarius , etc. ,
' ^uae «equunlur et UDcinis inclusa sunl, propria manu scripsit Maximilianus.
744
ANALECTA LEODIENSIA.
vacante episcopali sede ecclesiae Lcodiensis^ ejusdcm ac ducalus de Bullione
iiecnoii comitalus Losscnsis mainburniis sive çiibernalor , dileclo nobis in
Chrislo Ancelino de Hamalia^ naturali filio generosi domini quondam Arnoldi
de Hanialia, canonici dum viveret et canloris Leodicnsis^ clerico Leodiensis
dioecesis, salutem et dilectionem. Vitae et morum honestas aliaque laudabilia
probilatis et virtutum mérita, quibus apud nos fidedignomm commendaris
testimonio, nos indiicunt ut tibi ad g^ratiam reddamurliberales, teque favoribus
proseqiianrïiirgratiosis. norumigitur etaliorum vesirorum meritonim intuitu,
canonicatum etpraebendam colleyiatae et parochialis ecclesiae SancliOdulphi
oppidi Lossensis dioecesis Leodiensis, vacantes ad praesens per mortem seu
liberam resignationemdile?cli nobis inChristodominiquondamArnoldideSley-
vordia presbyteri , iiltimi illorum , dum viveret , possessoris , extra romanam
curiam et in partibus defuncti, quorum collalio, provisio et praesentatio seu
alia quaevis dispositio , vacationis temporibus , ad comitem pro tempore Los-
sensem, ratione jurispatronatus ejusdem comitalus, nuncque ad nos, qui dicti
comitatus Lossensis ratione mamburnatus sive ^ubernii nostri et alias pro
tempore possessores sumus, spectare dinoscuntur, pleno jure et pertinere tibi
contulimus et praesentium ïcnore conferimus, cum juribus et pcrtinenliis
suis universis, providemusque et in Dei nomine de eisdem promillimus per
praesentes , investientes te de eisdem canonicalu et praebenda praesentium
nostrarum lilierarum traditione. Quocirca vos venerabiles et circumspeclos
viros dominos decanum et capitulum dictae collegialae et parochialis ecclesiae
beati Odulphi oppidi Lossensis, ad quos ejusdem ecclesiae canonicorura receptio,
admissio, institutio et quaevis alia dispositio ratione ejusdem ecclesiae etiam
spectat et pertinet, ro(;amus pariter et in Domino hortanun-, quatenus anle-
dictum Ancelinum de Hamalia clericum, tanquam ad eosdem canonicatum et
praebendam obtinendum habilem et idoneum vel suum precuratorem lepili-
mum pro eo et ejus nomine, in et ad praelactos canonicatum el praebendam
antetactae ecclesiae, sibi per nos, ut praefertur, collatos, recipiatisetadmitlatis,
nec non in eorumdem canonicatuset praebendaejuriumque el pertinentiarum
ejusdem corporalem , realem et actualem possessionem , ul moris est, ponatis
et inducatis, stallum sibi in choro et locum in capitulo ejusdem ecclesiae cum
plenitudine juris canonici assig;nando, atque eidem Ancelino clerico vel suo
procuratori iegitimo pro eo et ejus nomine de fructibus, redditibus, proven-
tibus, juribus et obventionibus universis eorumdeiu canonicatus et prae-
ANALECTA LEODIENSIA.
745
bendae. quantum in vobis est, respondealis et ab aliis, prout ad vos spectat et
pertinet nostri ex parle responderi mandetis el faciatis, temporibus et locis
ad hoc aplis. In cujus rei testimonium , praesentes nostras litteras propria
nostra manu si(jnalas el subscriptas exinde fieri el proprii nostri sigilli jus-
simusel fecimus appensione communiri. Dalum et actum in civitate Leodiensi,
anno a nativilate Domini millesimo quadrin^^entesimo octuagesimo quarto,
indiclione secunda , mensis februarii die secunda , ponli6catus sanctissimi in
Christo palris el domini nostri domini Sixli , divina providenlia papae quarti
anno tertio decimo, praesentibus ibidem, etc.
archives de la province de Liège , ret/istre de Vancienne ca-
thédrale de S'-Lamhert, n' 3 , f' 350.
ex.
PAIX ET ACCORD CONCLUS A TOISGRES , ENTRE JEAN DE UORNES , ÉLU DE LIEGE, ET GUILLAUHE
DE LA MARCK, LE 22 MAI 1484 ^
Johan de Bornes, par la grâce de Dieu esleu confirmé de Liège, duc de
Bouillon, conte de Looz , à tous ceux qui ces présentes lettres oront et veront
salut en Nostre-Signeur auteur de paix, d'union et concorde. Comme despuis
le trespas de feu nostre prédicesseur messire Louys de Bourbon, en son vi-
vant évesque de Liège , par le moyen et occasion des désordes , discors et
divisions, qui régnoient en nostre pais de Liège, duché de Bouillon et conté
de Looz, la guerre, nourrisse mère de tout mescheiffet de toutes misères et
généralement de tous maulx, fut suscitée, et y eut course et règne longue
espace de temps entre nous parens el amis et adhérens d'une part , et nostre
• Voyez Jean de Los, p. 91 , cl Rouille, l. II,
p. 209. — Nous publions le texte de celte paix
d'après la copie de Waclitendonck et le MS. de
la bibliothèque de Tuniversilé de Liège. Van den
Berch dit avoir copié la pièce tout au long danS'
les registres des Chartres ( Libri cartarum) de
mons' de Liège. Cette copie diffère cependant
beaucoup de celle qui se trouve dans le MS. de
Wachtendonck. Nous aurons soin d'indiquer les
diirérences tlans les notes, et de compléter le
texte d'après les sources que nous venons de
citer.
94 -
746
AlVALECTA LEODIENSIA.
très-chier et aymé cousin messire Guillaume de la Marche , chevalier, seigneur
d'AigremonI, comme mambour de nostre église et pais de Liège, ses parcas,
amis et adhérens d autre part; et nous meu de pilié et com|>assions (|u'a?ons
eu sur les angoisseuses calamités et morleles oppressions , que par la rigeur
de ladite guerre , nostre pauvre peuple supporloit , souslenoit et enduroit ,
ayons avec noslredit cousin, par les commis et députés d'une part et d'autre ,
tenus plusieurs et divtrrses journées, afin de trouver et pratticquer ensemble
paix et amour, et mettre fin à ladite guerre , par laquelle nosdils pais estoient
en voye de cheoir en misérable ruine et destruction irréparable ; et finalement
après plusieurs communications et parlemens tenus par lesdits commis et
députés, ensemble ayons convocqués et assemblés les trois estatz de nosdits
pais en nostre ville de Tongres , et illec venus et assemblés, en bon et compé-
tent nombre, le faict remonstré bien et au long, les naissances et principes
originaux de ladite guerre, les innumérables misères qui en sourdoicnt, et
pour y remédier les conseils et advis conceus et dressés par lesdits commis
et députés, affin de parvenir au moyen et traicté de paix heureuse et félice,
requérans nosdits estats avoir sur le tout leurs advises, conseilles, conforts et
adresses, par lesquelles nous désirions et voulions nos afiPaires estrc addres-
sées , conduyctes et réglées.
Sçavoir faisons que, ouye et entendue la responce de nos estatz , accordans
uniformément et en tout à la besongne desdits commis et députés pour le
bien universele de nosdits pais et subjccts , ausquels nous avons singulier
regard et pour i*elever et résoudre nostredit pauvre peuple des afflictions,
oppressions, misères et dommaiges èsquels il est escheut et environné de
toutes parties, aussi pour éviter effusion de sang humain, par les conseils,
advis et meure délibération de nous très-cheirs et Irès-aymés frères le conte
de Horne et signeur de iMonteigny, nos parens, amis et adhérens et des trois
estats de nosdits pais, avons passé, accepté, conclu et accordé, et par ces
présentes, passons, acceptons, concluons et accordons le traicté de paix
union et concorde faicte et conclus entre nosdits parens, amis et adhérens
d'autre , selon les points et articles , et par la forme et manière que cy-après
est exprimé et déclaré.
1. Et premirement, pour parvenir au traicté de paix, mondit signeur de
Liège s'employerat et mettra en tout devoir à réduyre, par voye d'admonition
et autre , les chanoines de son église de Sa i net- Lambert ad ce qu'ils se res-
ANALECTA LEODIENSIA.
74:
joindent ensemble par amour fralernele et représentent un chapitre en l'é-
glise de Liège, comme de raison ils le doivent faire.
II. Item *, que maître Johan de Chaisne ^, docteur ens décretz, chanoine de
ladite église Sainct-Lambert , messire Jehan le Poulain ^ , chevalier , et Cor-
beau de Pousseur, escuier, ambassadeurs détenus prisoniers au chasteau de
Huy , seront délivrés et mis hors de prison , et leurs serat faict restitution et
remboursement des deniers payés par eux , et déboursés avec leurs despens
et pertes qu'ils ont soustenus à l'occasion de leur prinse, desquels sommère-
ment en serat mis la somme desdits deniers payés et déboursés avec lesdits
despens et pertes, à prendre hors la somme grande qui se ceuiilerat et rece-
vrat des gabelles et impositions qui seront mise sus , pour avoir et recevoir la
somme qu'ils bailleront par déclaration au jours et termines qui seront advisés
par les députés et ceux que l'on ordonnerat à faire l'assiete desdites gabelles.
III. Item , mondit signeur de Liège ferat restituer à messire Guilhaume de
la Marche la place de Seraing avec ses dépendances, de laquelle il se dit avoir
esté exspoliè estant en [)ossession ; et serat content icelluy messire Guillaume
d'estre et respondre à droict contre tous ceux qui voudront clamer action
pardevant tels juges qu'il appartiendrai.
IV. Item , ledit messire Guilhaume pour aulcuneraent le récompenser des
despens et missions qu'il at supporté pour la garde de la cité et du pais à
l'entour, aurat pour luy trente mille livres de quarante gros, monnoie de
Flandres, chacune livre, dont il serat assuré comme il s'ensuyt : c'est assavoir
que la place et terre de Franchimont, ainsi qu'elle se comprend et extend,
laquelle il tient desjà par engaigure , serat rachaplée prestement en deniers
comptans. Et ce fait lui serat derecheff rendue icelle terre avec celle de Bouil-
lon, pour en jouir en tous proffis, émolumens jusques qu'il serat remboursé
de ladite somme de xxxvi mille livres, pourveu que ledit messire Guilhaume
baillerat ses lettres, soub son scel et caution suffissante, de rendre à mondit
seigneur de Liège lesdits places et terres, incontinent après ledit rembourse-
ment. Et messire Frédéric de Hornes, chevalier, S»^ de Montegny , aussi pour
récompense des despens, mises et charges qu'il at supporté et suslenu, pour
causes des gens de guerre qu'il lui at convenu mettre sus et entretenir à ses
très-grands despens , tant en l'année passée comme depuis , pour tousjours
• Ici commence la copie du manuscrit de l'u-
DÎversilé de Liège.
2 Alias, de Cheneux.
3 Alias , le PoUain.
748
ANALECTA LEODIENSIA.
prëserver ladite cilé et pais de Liéjje de ruine et destruction, comme aulcuns
l'avoient délibéré et conclu de faire, aurat xxiiii mille livres dudit pris, qui
sont ensemble iesdites trois sommes, soixante mil livres, dont ledit messire
(Guillaume, oultre et pardesseur la seureté desseurdite, et ledit messire Fédé-
rick, ensemble auront lettres de mons' de Liège, de mess" de chapitre de
ladite é{;lise de S^-Lambert , les seels des villes de Liège , de Iluy , de Tongres,
de S'-Trond, de Hasselt, d'Eyck, Slockem et autres bonnes villes dudit pais;
pour lesquelles lettres et seels seront obligés les susdits de payer ladite somme
de Ix mille livres endedens les jours et termes qui seront advisez et dont Ies-
dites obligations feront mention en la meilleure forme que faire se pouidrat.
V. Item, ledit Jehan de La Marck, fil dudit messire Guillaume, sera por-
véius en bénéfices jusques à mil livres par an, quant le cas y eskéra , ou de
plus grande somme, se le bénéfice ou bénéfices dont il serat pourveu , le
donnent ou valent ^
* Au lieu de cet article on lit dans le manus-
crit de Wachtcndonck , ce qui suit :
« Item, messire Frederick de Homes, cheva-
lier, signeur de Montigny, aussi pour le récom-
penser des despeiis mis et charges qu'il al sup-
portés et soustenus pour puursuyvre la confirma-
tion de Téleclion de mondit signeur de Liège ,
tant à Rome qu'aultre part, et pour défendre
par tous moyens , que luy ont esté possible , la
rémission et translation de l'église de Liège, à
quoy plusieurs conlendoient et s'efforooient le
faire , serat récompensé et remboursé par mondit
signeur de Liège , de la somme de vingt-qnattre
mille livres, dudit pris, dont mondit signeur de
Liège et messigneurs du chapitre de ladite église
de sainct-Lambert, avec les cité de Liège et villes
de Huy , de Tongres, de Sainctron , de Ilassell ,
d'Eycke, de Stockhem et aultres bonnes villes
dudit pays, luy donneront leurs seels, et pour
icieux seront obligés de luy payer ladite somme
de vingl-quatlre mille livres dedens les jours et
termes qui seront advisés , et dont Iesdites obli-
gations feront mention , en la railleur forme que
faire se pourat.
Item , Johan de la Marche, fils dudit messire
Guilhaumc , serat pourveu en bénéfices jusques
à mille livres par an , quand le cas y eschèrat ,
ou de plus grande somme, si le bénéfice ou bé-
néfices, dont il serat pourveu le donnent ou
valent. Et aurai siex mille livres dudit pris, en
récompense de» despens qu'il at faict; lesquels
siex mille livres seront payés prestement avec les
cincq mille livres ou autre tele somme que con-
tienent les lettres de la gagière, que ledit messire
Guilhaume avait par avant sur Franchimont.
Pour laquelle somme de onze mille livres, ledit
messire Guilhaume tiendrai Stockhem , tant qu'il
en sera payé.
Item, tant ce qu'ai esté levé par ledit messire
.Guilhaume, ses officiers ou commis, des de-
niers appartenans à la table épiscopale , quels
qu'elles soyent, en domaine ou autrement, et
pareillement pour ceux de l'église demeureront
receu , pourveu qu'il eu appert deulemenl sans
fraude. Et tous cas , excès , délicls criminaux et
autres perpétrés en son temps et gouvernemenl
de ladite mambournie , pardonnes et remis par
luy comme mambour , demeureront pardonnes .
moyennaot qu'il en appert de la rémission et par-
don. •
ANALECTA LEODIENSIA.
749
VI. Item , que les chincques eschevins de Liège et tous offices à vie, donnés
par ledit messire Guillaume coiTïme mambour ou par son lieutenant, demeu-
reront donnés, réservez ceulx qu'il at donné à Huy, desquelz en la faveur et
pour Tamour de mondit S'" de Monligny , il s'en est déporté de son greit, sans
préjudice de droict de la mambournie da Liège, mais s'il plaist à mondit
S»" de Liège bailler ausdits chincques eschevins de Liège et autres, nouvelles
commissions, sans faire aulcune mention du don fait par mess^ Guillaume, faire
le pouidrat , par la forme que les gens du conseil des duc d'Austrice et de
Julliers ont advisè. C'est assavoir qu'en faveur d'eulx et à leur requesle ,
mondit S"" de Liège pourvoirat ausdits offices par les personnes y commises
par ledit messire Guilheame.
VII. Item , mondit S'' de Liège pourat pourveoir des offices, estans à rap-
j)el, à tel personnes qu'il lui plairat, pourveu que les derniers qu'auront
estez baillez audit mess*'' Guillaume en prest pour iceulx offices seront rendus
à ceulx qui les auront déboursez et prestez , lesquels deniers montent à la
somme de sept ou huit mil livres et non au-dessus, et demeureront en leurs
offices tant et Jusques à ce que plain remboursement leur serat faict de leurs-
dits prestes.
VIII. Item . touchant les xii'^ livres ^ procédantes de feu Henry Grégoire
que l'on dist estre prestées sur ladite terre de Franchimont, le rembourse-
ment s'en ferai par l'ad vis de mons' de Liège , de son conseil et des estas dudit
pais.
IX. Item , tous cas commis par faict de guerre, roberies, pilleries, courses
et autres exploicls de guerre, fait de l'une partie contre l'autre tant par gens
d'église qu'autrement, seront pardonnez et abolis, réservées les propriétez et
Ireffons des héritaiges ausquelles chascun retournerat tant d'ung costé comme
d'autre , et à tous ses autres biens quels qu'ils soient , en Testât tel qu'il les
trouverai, sans ce que jamais pour Iesdites pilleries, roberies ou autres entre-
prises, faictes jusques au jour de la présente paix , en quelque manière que
ce soit, Ton en puist faire poursieute ou question aulcune pardevant juge
ecclèsiasticque ou autre quel qu'il soil^.
X. Item , et sans préjudice dudit article, pour le bien de ladite paix et pour
' Douze cent mille livres^ dans le MS. de Wach- ^ Cet article et le suivant sont placés plus bas
lendouck. dans la copie de Wachlendonck.
750
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
751
certaines considérations, monditS' de Liège, en tant qu'en lui est, consen-
lirat que messire Evrard de la Marck porrat rachapter la place et terre de
Sedan •, acquise f)ar feu Adam de Clermont endedans demi-an prochain, ou
tellement asseurer ceulx à cui il appartiendrat, que par raison il debveront
estre contens.
XI. Item, incontinent ladite paix conclue, mondit S' de Liège et ledit
messire Guillaume se feront quicles de toutles leurs gens de guerre et les fe-
ront wuider hors dudil pays de Liège, à la moindre folle ^ du peuple que
faire se pourrai.
XIL Item , tout ce que par ladite guerre a esté appali ', tant d'ung costé
comme d'autre, et dont pour aulcunes sommes prisonniers ou ostagiers sont
desjà détenus, se payerat et acquitera envers ceulx à cui ont lesdits prison-
niers et hoslagiers, sans que nul se puist aidier de cesle dite paix au con-
traire.
XIH. Item, messire Robert de La Marck, chevalier, S' de Sedain , pour
récompense de la garde , et pour la réparation faicle par lui à la place de
Bouillon, aurai la somme de huict mille livres dudil pris, qu il dicl lui avoir
esté aflPermé par * ses gens et officiers, esté payé à certain jour qui serai advisé.
El au regard de la demande qu'il faicl de ses inlérests, despens el dommaiges,
sustenus à l'occasion de la guerre, el emprisonnement de son corps, il s'en
est rapporté à l'appoinctement de bonnes gens qui cognoisseront son cas , et
à ce que mondit S»^ de Liège, sondit conseil el les esUls y vouidront avoir
regard pour lui contenter, ainsi que de raison et par le contentement qu'il
en aurai, rendrai ladite place à mondit S^ de Liège , qui le ferai ac(|uiler de
son seriment envers ledit chapitre de S*-Lambert.
XIV. Item , el au regard de messire Robert de la Marcke le joesne , pour
le réparations , dommaiges el despens qu'il aurai souslenus à la garde de
Stochem , en serai faicl selon ce qu'il en apperral deuemenl par l'ordonnance
et délibération de mondit S"* de Liège, sondit conseil el desdits estais.
XV. Item, que d'ors en avant ceulx qu'auront les places, chasteaux ou
Yilles, el les tiendront par gaigière, ne feront aulcunes réparations sur les-
diles places , sans en avoir exprès mandement de mondit S"^ de Liège, lesquelles
' Seuvt , dans le MS. cité.
- Folle ou foulle , oppression , surcharge.
' Appaiiet , dans le MS. de Wachlendonck.
^ Pour, ibidem.
places lui seront rendues , en les acquittant des deniers desdites gaigières el
de celles sommes que concluront les lettres sur icelles faictes sans faire aulcuii
remboursement d'aulcunes réparations faictes depuis cesledite paix , selles
n'esloyent faictes par son sceu el commandement exprès , dont il apparral par
lettres el autre suffissammenl.
XVI. I tem, à l'entrée que mondit S"" en sa cité de Liège ferai, ferai le seriment
accoustumé comme ses prédécesseurs esleus et confirmez de Liège , et se ferai
accompaigner par ledit messire Guillaume , pour le servir à ladite entrée el
lui faire tel service comme vassal et subjecl est tenu de faire ; el * mondit S"" de
Liège le traicteral comme son parent, vassal el subjecl.
XVII. Item, les choeses ainsi faictes, les villes, fortresses et places seront
mises es mains el obéissance de mondit S"" de Liège, réservé celles qui sont
baillées en gaigière , lesquelles demeureront es mains de ceulx qui les tien-
nent , jusques à ce qu'elles seront acquilèes desdites gaigières ^.
XVIII. Ilem , mondit S»" de Liège contentera mons*" le comte de Bornes,
avec ceulx qui se sont entremis à faire cesle paix, el avec ceulx seront comprins
les gens du conseil desdilsdeux ducs, messire Everard de la Marck et autres
de la partie dudil messire Guillaume, et le loul serai mis en une somme pour
l'asseoir avec la grande.
XIX. Item, ïilman d'Heur serai restitué en son eschevinaige de Liège,
que al occupé jusques à ors Gilles de Huy , qui en serai déporté ^.
XX. Item , tout ce qu'ai esté levé par ledit messire Guillaume, ses officiers
ou commis des deniers aparlenans à la table episcopale, quels qu'ils soyenl,
en domaine ou autre , et pareillement de ceulx de l'église , qui peut monter
environ 300 livres, demeureront receus, pourveu qu'il eu appert deuemenl
el sans fraude *.
XXI. Ilem , les questions et différents, procédans pour prisonniers ou bu-
tin d'un coslè ou d'autre qui ne sont encor décidez ou seront au jour de cesle-
dite paix , se poronl vuider et décider, après ladite paix conclue , pardevanl
les juges qui seront ordonnez par mondit S"" de Liège el ledit messire Guil-
» Et iemblablement , dans le MS. cité. ^ Dépote , dans le MS. cité.
2 Après cet arlicle , on lit dans le MS. cilé : * Cet arlicle el le suivant sont placés plus
■ Ilem, mondit signeur de Liège accorderai que loin dans le MS. cilé. Après cet article XX, suit
les deniers promis par les députez des estais du- Tarlicle I.
dit pays seront payés. »
T:yl
ANALECTA LEODÏENSIA.
ïaume , au profFit de cellui ou ceulx qu'il appartiendrai, sans ce que nul des
parties se puissent aider du contenu en ladite paix ^
XXII. Item, mondit S"^ de Liège, cçulx qui seelleront la paix et pareille-
ment les Irois eslats dudit paix de Liège , prometteroul d'aider à deffendre et
garder de force ledil messire Guillaume , ses frères etadhèrens avec leurs ser-
viteurs, audit pays de Liège, pour tous cas advenus et passés.
XXIII. Item , sur ce (|ue ledit messire Guillaume al fait remonslrer à mon-
dit S' de Liège, que pour la garde de la place de Bouillon la revenue et rentes
d'icelles ne sont suffisantes pour furnir tous despens et missions, requérant
pour ce avoir de mondit S^ de Liège aulcune provision « , pour supporter les-
dils fraix, despens et missions, icellui messire Guillaume serai content d'en
attendre telle ordonnance ou appoinclement que lui et mondit S»^ de Monligny
en appoincteront ensemble.
XXIV. Item , et s'il advenoit que Ion voulsisl invader et porter dommaige
ou courir sus par voie de faict audit messire Guilleame, ses parens, adhèrens
et lenans son parti jusques au jour de cesle paix , mondit S' de Liège et les
estais de sondil pays seront tenus de les aider et deflFendre dedans et dehors
ledil pays, pourveu que la cause de l'invasion procéderai pour la guerre dont
cesle paix procède, et qu'il leur en soit apparu , ensuivant le contenu du 22«
article ci-dessus.
XXV. Item, et se mondit S^ de Liège al fait quelque alliance avec quel-
concque prince que ce soit ^ , i! scj at tenu de y renoncier , et ne se pourat
allier d'ors en avant à quelconcque prince ou pays que ce soit, sans le con-
sentement desdits estais.
XXVI. Item, le jugement rendu contre ledit messire Guilleame, ses ser-
viteurs et adhèrans, sans y estre ouy en leurs deffenses, jaçois ce que les trois
estais du pays eussent passé et accordé conjunclemenl qu'il le fust *, serai
tenu et réputé à tousjours de non-valleur \ El demeureront les eschevins
» Apre» celarticle il s'en trouve encore un aiilre mewire Guilhaume comme des autres oflBcierê
dans le MS. cité : • Item, et quant est de mettre dudit pais. •
hors dudit pays les {jens de guerre , et eo estre - Pension , dans le MS. cité,
quicte, conviendrai , pour le payement d'icieux , 3 Le MS. cité porte : aree quelque prince, #t-
trouver façon d'avoir argent comptant par gneur , cité ou bonne ville que ce soit.
preste, lequel ce pourat trouver sur les ga- < Ç>*'H* le fussent estes ,ihiàem.
belles ou aultremenl, à la moindre charge du pays * De nulle vaillance , ibidem,
que laire pourat , par l'aide et conlort , tant de
ANALECTA LEODIENSIA.
753
qui prononchèrenl ledit jugement pour ladite raison hors et suspendus de
leurs sièges, ausquels ne pouront jamais rentrer, sans avoir le consentement
de mondit S»" de Liège , dudit messire Guilleame ou de son ayant-cause, con-
junclemenl.
XXVII. Item , el louchant le bannissement qu'at esté faict contre la per-
sonne de Rocha et se» complices , nonobstant quelque choese qui en ayet esté
faicle, seront abolis à lousjours et à jamais ^
XXVIII. Item, par cesle paix ^ les discords survenus entre monseig»" le
comte de Hornes et messire Ghys de Kanne, seront soppis et abolis du tout,
sans porter préjudice aux deniers promis audit Ghys par les subjects de
mondit S»" le comte , lesquels le payeront , nonobslanle cestedile paix.
XXIX. Ilem, et en cas que mondit seig'' de Liège et ledit messire Guilleame
seront d'accord, icellui messire Guilleame, ses frères et autres leurs adhè-
rans, ayans puissance en cesle matière, prometleront d'aider et tenir la main
ad ce que mondit S"" treuve les deniers nécessaires sur sondil pays , soit par
moyen de taille, de gabelle, ou autre imposition, et ainsi que serai advisé
par eulx , au plus grand proffit el la moindre foulle dudit pays ^.
XXX. Item, et afin que lesdit articles de paix el appointements soyent
fermement, constamment et inviolablement tenus, mondit signeur de Liépe
pour sa part , et ledit messire Guillaume pour la sienne, s'obligeront solem-
nellemenl, et prometleront par leur foid, créance et sériment, et sur leurs
honneurs, mesmement mondit signeur de Liège prometleral en parolle de
prince , sur peine mise el habandonne de cent mille florins de Rhin de pris
telle que dessus , de tenir , garder et entretenir, accomplir les poincts et ar-
ticles de ladite paix , en la manière qu'il est cy-dessus contenu.
XXXI. Item, el laquelle paine mise et abandone de cent mille florins,
tels que dit sont , en cas qu'elle seroit commise , ou encourrue par l'un d'i-
cieux signeurs , que Dieu ne veuille permettre ne souffrir , serai appliquée
el convertie au droict , proufit el utilité de Irès-révérend père en Dieu mon-
* Pierre Rocha , bailli du Condroz et l'un des 2 j){fg pg^j. . jap^ |g ]i||g çjj^^
principaux partisans de la famille de la Marck , 3 Après c«t article suivent , dans la copie de
est nommé ailleurs Roxha , Hochut, Rockar Roec- Wachtendonck , l'article 3 ci-dessus , par lequel
quaer, Roechaer et Rouchart. Jean de Los en le château de Seraing avec ses dépendances est
parle dans sa chronique, p. 77 et 93. Voyez restituée Guillaume «l'Arenberg, ainsi que les
aussi Polain , Recils hist. sur l'ancien pays de articles 9 et 10. La suite du texte du Iraité est
liège, pag. 195. entièrement extrait du MS. de Wachtendonck.
95
754
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
755
signeur Tarchevesque de Couloiijjno, et très-haut et puissant si^jneur le duc
de Juliers^ ensemble pour la moitié part de ladite peyne, montant cinc-
quante mille florins d'or de ladite pris ; et l'autre moitié de la semblable
somme serat convertie au prouBt de celle desdiles parties laquelle entretien-
drat ladite paix.
XXXII. Item, et pour l'exécution desdites peynes et mise, laquelle ne se
pourat faire sans la porsuylte et plaincte de celle desdites parties, qui entre-
tiendrat ladite paix, à l'encontre de celluy qui la romperal et infraindrat,
icieux signeursse submettront, c'est à sçavoir, mondit seigneur de Liège, à
la jurisdiction , correction et contraincte de mondit signeur de Coulongne ; et
ledit messire Guillaume à la jurisdiction , correction et contraincte de mondit
segneur de Juliers : lesquels par vertu de ladite submission pouront procéder
à rencontre de celluy desdits signeurs qui contreviendrat à ladite paix, en
saisissant et appréhendant réellement et de faict les biens meubles et immeu-
bles dudit infracteur, jusques à l'accomplissement de ladite peyne et mise ; à
laquelle exécution faire , les trois estatz dudit pays de Liège seront tenus don-
ner ayde , confort et touîe assistance possible.
Toutes lesquelles choeses , ainsi et par la manière que cy-dessus est exprimé
et déclaré , nous Jehan de Hornes , eslu confirmé, dessus nommé, avons pro-
mis de garder, fournir et accomplir, de poinct en poinct, inviolablement, sans
jamais faire, dire ou aller encontre, directement ou indirectement. Et par
ces présentes le promettons et avons en couvent, sur les peynes et aban-
dons, tels que ledit Iraicté de paix et appoinctement le contiennent . en nous
submettant à la jurisdiction , correction et contrainte de très-révérend père
en Dieu l'archevesque de Coulongne, notre père et métropolitain. Et quant à
ce, renunçons à tous privilèges, franchises, libertés, exemptions, status,
ordonnances et exceptions quelconcques de droict canon et civil , que nous
pourroient ayder et patrociner , en venant , faisant , disant ou allant à l'en-
contre et au préjudice de ceste notre obligation , promesse et submission ; et
au droict disant générale renunciation ne valoir si la spéciale ne [)recede. En
tesmonaige desquelles choeses nous avons faict mettre et appendre notre scel
armoyé de nos armes à ces présentes lettres.
Et je Guillaume de la Marche, chevalier, signeur d'Aigremont, pour le
temps mambour des églises et pays de Liège , duché de Bouillon et conté de
Looz, ayant pour les regards et considérations, teles que cy-dessus sont expri-
mées, lesdits traiclé de paix, union et concorde pour agréables, ay promis
par l'appension de mon scel armoyé de mes armes à ces présentes, promette en
parolle de noble homme, sur les peynes introduictes et conclues cy-dessus
audit traicté de paix, de tenir, garder et accomplir tous les poincts et arti-
cles y contenus, sans jamais par moy faire ne aller au contraire , en appert ne
en couvert, directement ne indirectement; et me submet quant à ce à la ju-
risdicJion et correction ou contraincte desdits signeurs de Coulongne et de Ju-
liers, en leur donnant authorité, puissance et faculté, de procéder et faire
procéder à l'encontre de moy, par toutes les voyes de justice, pour l'accom-
plissement et furnissement des peynes et mises, tels qu'ils sont èsdits traiclés
de paix , en cas que de ma part aucune choese dudit traicté seroit infraincte
ou rompue au préjudice d'icelle. Et quant à ce, ay renuncé et renunce à
tous privilèges, franchises, libertés, exemptions et exceptions quelconcques,
tant de droict canon que civil, dont je me pouroye garantir et ayder, pour
dire , faire ou aller à l'encontre de ceste mienne obligation , promesse el sub-
mission.
Et nous les trois estatz et membres des pays de Liège et de Looz , cognois-
sant le grand bien, commodité et proufit, qu'il peut avenir et aviendrat de
l'entretènement, accomplissement dudit traiclé de paix, à la conclusion et
clause de laquelle nous avons estes huchiès * et appelles , et de notre sceu et
consentement at esté passée, agréé, conclue et accordée par la manière cy-
dessus exprimée et couchée; promettant de notre part de tenir fermement
et accomplir tous les poincls et articles, en la forme et manière que cy-dessus
sont déclarées, sur les peynes, mises et habandons qu'y sont apposés. Avons
en ratifiant notredit consentement et tesmonaige de tout ce que cy-dessus
est dit et escript , à sçavoir est , nous doyen et chapitre de l'église de Liège ,
pour le membre de l'église de Liège : nous Guillaume de Horion , signeur
d'Oley, de Gransaxhe, etc., Raes de Gudegoven , signeur de Gorsen, de Ha-
neflF, etc., Guillaume de Doubelstein, signeur de Haren, chevaliers, et Guil-
leaume d'Emptine, signeur de Hermalle, escuier, pour nous et pour les
autres du membre de la noblesse, chacun son propre scel armoyé de ses
armes; et nous les maîtres, jurés, conseil et université de la cité de Liège
et des villes de Huy, de Dinant, de Tongres , de Sainctron , de Fosse et de
* Huchicr (en bas latin huceiare) , appeler, ciler , assigner.
/
756
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSÏA.
757
Thuin, de Covin, de Looz, de Hasselt, de Herck, d'Eyck, de Breede. de
Blyse • , de Beringhen , de Stockhem , pour le membre du comun , les sceU
desdites cité et bonnes villes mis et faict mettre à ces présentes.
Et nous, Engelbert de Nassawe, signeur de Vianen , de Breda , etc. , Vin-
cent, conte de Meurs, de Zaervverden , et Philippe, conte de Wernenburg,
de Nuwenaer, signeur de Fassemberg, etc., requis de noz cousins révérend
père en Dieu , Jehan de Hornes , esleu confermé de Liège , messire Guillaume
de la Marche, leurs parens et amis, et les nostres, pour les mesmes considé-
rations , meus et enclins au grand bien sourdant de la paix , avons pour l'en-
tretènement et accomplissement d'icelle en tous ses poincts et articles, et
soubs les obligations des peynes , mises et habandons y couchés et apposés ,
faict mettre et appendre à ces présentes noz seels armoyés de nos armes , en
approbation et tesmonaige de la vérité.
Et nous Jacques, conte de Hornes, et Frédéric de Hornes, chevalier,
signeur de Montigny, désirans ledit traicté de paix sortyr son plain effect,
pour le comodieux et proufitables fruycts qui s'ensuyvrat à la ressource et
relièvemenl du pauvre peuple, avons à la requeste de révérend père en Dieu,
haut et puissant prince et notre très-chère frère, pour entretenir et garder
ladite paix en tous ses points et articles, sur les peynes, mises et habandons,
tels qu'en ladite paix sont déclarés et couchés , en tesmonaige et approbation
de vérité , chacun de nous faict appendre à ces présentes nos seaux armoyés
de nos armes.
Et nous, Everardde la Marche, attain et touché de la poincte de compas-
sion et pitié qu avons eu sur la douloureuse oppression et lamentable affliction
du peuple de Liège, désirant sa ressouce et reliévement , et complaire à nostre
très-chère frère, messire Guillaume de la Marche, qui touché de mesme
poincture, nous at prié et requis pour laccomplissement de ladite paix et
tous ses poincts et articles, et sous l'obligation des peynes, mises et haban-
dons, dont ladite paix fait mention , avons ^, pour tesmonaige et approbation
de vérité, chacun de nos seels armoyés de nos armes.
Ce fut faict, passé et conclu et accordé en laditte bonne ville de Tongre ,
où lesdits princes et leursdits amis et adhérens , avec les trois estatz dudit pays
de Liège , duché de Bouillon et conté de Looz furent assemblés le vingt-deu-
sième jour du mois de may, Tan rail quatlre cent quattre- vingt et quat-
tre K
MS. de la bibl. île l'univ. de Liège , n" 188 , fol. 279 , et
MS. de TFachtendonck , de la bibl. royale de Bruxelles.
CXI.
LETTRES DE l'aRCHIDUC MAXIMILIEN ET DE PHILIPPE SON FILS, DU 15 SEPTEMBRE 1484,
POUR CONTRAINDRE LES ÉTATS DE LIÈGE A PAYER A PHILIPPE DE CLÈVES LA SOMME DE
TRENTE MILLE LIVRES ^.
Maximilian et Philippe, par la grâce de Dieu , archiducs d'Autriche , duc de
Bourgongne, deLothier, de Brabant, de Lembourg, de Luxembourg et de
Gueldres, comtes de Flandres, d'Artois, de Bourgongne, Palatins, de Heynault,
de Hollande, de Zeelande, de Namur et de Zutphene, marquis du S*-Empire, sei-
gneurs de Frise, de Sahns et de Malines. A nos maîtres de Louvain, bailli de Ro-
mant pays de Brabant, escoutettes de Trichl et de Diest, marquis de Thillmont
et de Hallen , ou à leurs lieutenants , au premier de noz messagiers ou autre de
noz officiers, cui ce regarde, sur ce requis, salut. De la parte de nostre très-
cher et féal cousin messire Philippe de Clèves nous at esté remonstré comment
en deffaultdecequeceux des estats des pays de Liège , Buillon et Loz ont diffé-
reit de lui furnir et payer ce qu'il lui doibvent de termes escheus par leurs
lettres obligatoires, montant à la somme de trengte mille livres de 40 gros, mon-
noye de Flandres le livre , pour les causes contenues èsdites lettres faictes et
et passées soub les seaulx desdits estats, nostredit cousin at puis nagaires obtenu
noz lettres patentes en forme d'arrest, contenantes appobation^ pour en vertu
d'icelles recouvrer son dit deu sur les biens desdits des estats de Liège, estans
I Bilsen.
- Fmict appendre à ces présente».
' Par rapport à la date du traité, on lit
dans le registre de la cathédrale de Liège, n*> lia,
aux archives de la province : « Feria sexta post
dominicain Cantate , vicesima prima maii , con-
cepta luit , conclura et expedita ac sigillata ac
proclamala pax in oppido Tungrensi.... Die sab-
bali sequenli , xx secunda maii , fuit eadem pax
in civitate Leodiensi ad Peronem Leodiensem
lecta et publicala. » C'est par erreur que quel-
ques historiens rapportent la date au 22 juin.
2 Voyez ci-dessus p. 706.
3 Approbation ou appointement ?
758
ANALECTA LEODIENSIA
en nostre pays de Brabani , lesquelles il at fait mettre à exécution selon leur
forme et tenure; et leiJemenl qu'il, en vertu d'icelles, atfaict saisir et mettre en
arrest plusieurs et divers biens appartenans à aucuns desdits des états de Liège,
pour y recouvrer sondil deu desdits termes escheus par ladite obligation , où
combien que de la parte desdils des estats de Liège ne de leurs gens et tennans
ni aiet heu opposition baillée, toutefois sans autre plus ample provision , icel-
lui nostre cousin ne pourroit recouvrer sondit deu, si comme il dict, nousde ce
suppliant très-humblement. Pour ce est-il que nous, ces choses considérées, et
mesme qu'en faisant ledit arrest, personne ne s'est opposée, comme dict est,
voulans nosiredit cousin eslre payé de son deu, vous mandons et commettons
par ces présentes , qu'à la requeste d'icellui noslre cousin , vous contraigniez
réalement et de faict et comme il est accoustumé de faire pour nos propres deb-
tes et deniers ceulx qui tiennent lesdits biens apartenans auxdits des estats de
Liège, obligées au payementde ladite somme de 30 mille livres, à payer à nos-
iredit cousin tout ce qu'ils doibventet debveront à cause d'iceulx biens jusque»
à plaine et entière satisfaction de ladite somme de 30 mille livres , à la charge
toutesfois de rendre par nostredit cousin compte auxdits des états ou à ceulx
qu'ils y commettront de ce qu'il auroit reçu en cesle partie. Car ainsi nous
plaist-il et de ce faire vous donnons pouvoir, mandons et commandons à tous
autres noz justiciers, officiers et subjectz de nosdits pays et duché de Brabant et
à ceulx des vassaulx seigneurs , qu à vous en ce faisant ils obéissent et enten-
dent diligemment, vous prestant et donnant confort, aide et assistence, si
mestier en avez et requis en sont. Donné en nostre ville de Bruxelles , le quin-
zième jour de septembre, I an de grâce mille quatre cens IIII" et quattre.
MS. delà bibl. de l'université de Liège, n- 188, f 258.
ANALECTA LEODIENSIA.
759
cxn.
PROCURATORIIIM DE DIE 13 OCTOBRIS 1484, AD REGALIA DOMINI LEODIENSIS OBTINENDA
APUD FRANCOFORDIUM- VIDELICET DOniNI JOUANNIS DE HORNE.
Gloriosissimo et invictissimo principi et domino domino Frederico, divina
favente clementia , Romanorum imperatori semper Augusto, Ungariae , Dal-
maliae, Croatiae, etc., régi, ac Austriae , Styriae, Carinthiae et Carniolae
duci, comilique Tyrolis, etc. , subjectionem et reverentiam débitas imperii-
que regnorum et dominiorum vestrorum felicis prosperitatis augmentum ;
Johannes de Horne . Dei et apostolicae sedis gratia electus confirmatus Leo-
diensis, etc., providisque etdiscretis viris dominis scabinis sive judicibus im-
perialis civitatis Franckfordiensis ac quibuscumque aliis, quorum interest seu
interesse poterit quomodolibet in futurum , salutem in Domino sempiternam
cum infrascriptorum verilalis agnilione. Notum facimus per praesentes quod
nos ex cerïa nostra scienlia fecimus , constituimus , ordinavimus et solemni-
ter deputavimus ac tenore praesentium facimus, constituimus, creamus,
ordinamus et solemniter deputamus omnibus melioribus via , modo , jure ,
causa et forma, quibus melius et efficacius potuimus et debuimus ac possumus
et debemus, discretos viros dominos et magistrum Johannem de Platea, scho-
lasticum ecclesiae nostrae collegiatae Sancti Johannis ewangelistae , et Arnol-
dum de Fleron, Sancti Materni in venerabili ecclesia nostra Leodiensi canoni-
cos, praesentes consiliarios nostros, conjunctim seu divisim, et eorura quemlibet
per se et in solidum procuratores , adores et factores ac negotiorum nostro-
rura gestores nuntiosque spéciales et générales, ita tamen quod specialilas
generalitati non deroget, nec e contra, quodque polior non existât conditio
primitus occupantis neque deterior subsequentis , sed quod unus eorum in-
ceperit, id alter eorumdem prosequi valeal, mediare pariter et finire, ad
vice et nomine nostris coram vestra imperiali majestate , si ea pro lempore in
partibus Rheni personaliter resederit seu commode adiri potuerit, alioquin
coram vobis scabinis sive judicibus imperialis civitatis Francofordiensis et seu
760
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
761
j. i
M '
!
quibusciimquc aliis, coram quibiis pro infrascriplis faciendis et expediendis
de jure vel de consueludine comparere oporluerit, rationabilescpie causas
noslrae absent iae et non personalis comparitionis proponentes et allej^anles
regalia sive imperialem inveslituram de feudis etdominii, ecclesiae noslrae
Leodiensis a sacro romano imperio dependenlibus ab eadem veslra imperiali
majestate, si illius praesentia uiodo praemisso commode haberi poteril,
alio([uin a vobis scabinis et seu quibuscumque aliis praemissis , qui bujus-
raodi reçaiia sive inveslituram de jure aul regni consueludine lel privilegio
dare aul concedere habueril el polueril, pelenles, levanles et recipienles, ac
fidelilalis sive boma(];ii juramenlum in lalibus de jure requisilum inler alias
praeslari solilum et consuelum in animam nostram praeslanles, lilleras quas-
cumque et qualescumque impériales vel alias desuper nobis et ecclesiae nos-
lrae necessarias et ({uomodolibet oporlunas impetrandas el oblinendas , ac
quaecumque alia, etiam si mandatum exilant magis spéciale quam est expres-
sum; el sing^ulacirca praemissaet eorumquodlibclnecessaria etquomodolibet
oporluna, et quae per praedecessores noslros in lalibus el circa ea fieri sunt
solila et consuela, et quae nos ipsi faceremus, si praesenles commode adesse
possemus el adessemus faciendum , exercendum, dicendum., gerendum, el
fieri, dici, exerceri, et fieri procurandum. Dantes el concedentes eodem le-
nore praesenlium ipsis el eorum cuilibet pro se et in solidum , plénum et
spéciale mandatum, omnia et singula praedicla, modo el forma quibus prae-
scribitur, et prout de jure et consueludine fuerit faciendum , expediendum
dicendum, gerendura , ac fieri , dici, exerceri el geri procurandum, ralum
gratumel firmum quidquid per cerlos noslros procuralores el eorum quemli-
bel in praemissis et circa ea, aclum , dictum , faclum , geslum , procuralumve
fuerit perpetuo habiturum, obligantes nos ac omnia et singula bona noslra
mobilia et immobilia, praesentia et futura, in manus notarii publici infrascripti
vice el uomine omnium quorum interesl vel intéresse poteril , lanquam per-
sonae aulhenlicae solemniler stipulantes el recipienles pro singulis quae per
dictos noslros procuralores el eorum quemlibet in solidum circa praemissa
fuerint, ralificanda et fideliter adimplenda. lo quorum omnium el sinpulo-
rum fidem et leslimonium praemissum, praesenles noslras lilleras per nota-
rium publicum infrascriplum subscribi el signari mandavimus, sipillique
nostri jussimus et fecimus appensione communiri. Datum et actun in oppido
Doslro Trajectensi, sub anno a nalivilate Domini millcsimo quadriopeDlesimo
ocluagesimo quarto, indiclione secunda^ secundum stylum et usum scribendi
in civitale et dioecesi nostris Leodiensibus, die vero mercurii , décima tertia
mensis oclobris, majestale vestra imperiali régnante, praesentibus ibidem
honorabilibus viris dominis Nicholao Rohault, Sancli Pétri Leodiensis, Jo-
hanneSander, Sancli Odulpbi Lossensis ecclesiarum nostrarum canonicis,
Petro Brails, sculteto dicti nostri oppidi Trajectensis, et Arnoido de Vooct,
nolario publico , pluribusque aliis testibus fidedignis , ad praemissa vocalis
specialiler et rogalis.
Et ego, Anthonius, filius Pelri de Yplaer, de Ghynnecken, diocesis sacra
imperiali auclorilale publicus et venerabiliscuriae Leodiensis notarius juralus,
quia supra nominatorum procuralioni , constitulioni , mandati praescripli
dationi el concessioni ac bonorum suprascriptorum obligalioni caelerisque
praemissis omnibus el singulis, dum sic, ut praemittitur, per reverendum in
Cbrislo patrem el dominum dominum Jobannem electum confirraatum Léo-
diensem fièrent et agerenlur , unacum praenominatis testibus , praesens in-
lerfui eaque sic fieri vidi, scivi et audivi. Idcirco lias praesenles lilleras manu
alterius, me aliis praepedilo negoliis, fideliter scriptas, de mandalo dicti
reverendi palris,exindeconfeci el in hanc publicam formam redegi, signoque
et nomine meis solitis et consuelis hic propria mea manu subscribendo si-
gnavi ac una cum appensione sigilli ejusdem reverendi patris domini Johan-
nis electi confirmati Leodiensis corroboravi , rogatus pariter et requisitus in
fidem et leslimonium omnium et singulorum praemissorum.
MS. de la bibl. de l'université de Liège, n» 188 . f" 254.
96
762
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
763
CXIII.
COMPARITIO REVERENDISSIXI IN CURISTO PATRIS ET DOXINI NOSTRI DOVINI JOHANNIS DE
HOERNE ^ FLECTI COISFIRXATI LEODIENSIS PER ILLIUS PROCURATORES (dIE 2È OCTOBRIS
1484).
In Domine Domini. Amen. Tenore praesenlis publici instrumenli cunctis sit
manifestiim , quod anno a nativilale Domini LXXX»"» quarto , indiclione se-
cunda^ mensis octobris die vicesima secunda, feria scilicet sexta post festiim
undecim millium virjjinum , ultimo praeleritiim , seu in crastino ejusdem
fesli, hora decantationis summae missae in insi(jni ecclesia Leodiensi, aul cir-
citer. ponliBcatiis sanctissimi in Chrislo patris et domini nostri domini Inno-
centii divina providentia papae octavi anno primo, coram venerabilibus et
circiimspectis egregiisqiie ac nobiiibus et generosis viris dominis decano et
capitulo Leodiensi, in eonim solito capitulari loco, rétro summum altare ejus-
dem ecclesiae situato, capitulariter congregatis et capitulantibus , capitulo
etiam ad et propter hoc specialiter indicto, in raeique notarii publici et tes-
tium infrascriptorura , ad hoc vocatorura specialiter et rogalorum , praesentia
personaliter conslitutis venerabili et circuraspeclo egregioque viro domino et
magistro Tilmanno SIecht, collegiatac ecclesiae sanctorum apostolorum Co-
loniensis praeposito , utriusque juris doctore, reverendi in Christo patris et
domini domini Johannis de Hoerne, Dei et apostolicae sedis gratia elecli con-
firmati Leodiensis , procuratore , et eo nomine , de et ub eodem ad subscripta
et alia facienda rite et légitime conslituto, prout et de hujusmodi suae consti-
tutionis sive procurationis mandato edocuit et fidem fecit sufficientem , littera
una pergamenea procurationis patente manu et minuto signo honorabilis viri
domini Johannis Sanderi , publici sacra imperiali aucloritate et venerabilis
curiae Leodiensis notarii jurati et ipsius reverendi patris domini elecli secre-
tarii , his dictionibus : Sanderi quoad praemissa notarius subscripta etsignata ;
necnon ipsius reverendi patris domini domini electi confirmati Leodiensis si-
gillo ad causas rotundo de rubea cera in duplici cauda pergameni illi trans-
fixa impendenti sigillata et munila per eum ob hoc illic exhibito in médium
et producta ; necnon una cum eodem nobiiibus et generosis dominis Olivero
de Marcka , Wilhelmo Doubelstein , Johanne Maschereel , militibus , Renero
Bormans , Sancti Pétri decano , magistro Petro de Cortenbach , Sancti Pauli
Leodiensis ecclesiarum collegiatarum canonico ac sigillifero Leodiensi , ac plu-
ribus aliis antedicti reverendi patris domini electi ambaciatoribus illic prop-
terea missis, antefatus venerabilis et circumspeclus dominus et magister
Tilmannus SIecht, habens et suis in manibus lenens certas apostolicas ac fe-
licis recordationis sanctissimi domini nostri domini Sixti , divina providentia
papae quarti, litteras pergameneas ejus, dura viverel, bulla plumbea in cordulis
canapis more romanae curiae impendenti, buliatas, sanas et intégras, non vi-
tiatas, non cancellatas non abrasas nec in aliqua earum parte suspectas, sed
omnibus prorsus vilio etsuspicione carentes, illas coram antedictis venerabi-
libus dominis meis decano et capitulo exliibuit in médium et produxit,quarum
tenoressubscribuntur : dixilque ullerius elsubjunxit antedictoreverendissimo
palri et domino domino Johanni de Hoerne de hujusmodi insigni ecclesia et
episcopatu Leodiensi, certis modo et forma in eisdem litteris apostolicis con-
tentis pridem vacantibus ejusque sanctam sedem aposlolicam per praelibatum
recolendae memoriae sanctissimum dominum nostrum dominum Sixtum pa-
pam quartum canonice fuisse et esse provisum , pelens eapropler quatenus
praefati venerabiles et circumspecti domini decanus et capitulum ipsius insi-
gnis ecclesiae Leodiensis hujusmodi procurationem sive mandatum et litteras
easdem apostolicas per eum exliibitas coram ipsis legi facerentetaudirentur, et
post hoc suum ullerius continuaret sermonem. Ad cujus siquidem ipsius do-
mini et magistri Tilmanni SIecht instantem petitionem, ego notarius subscriptus
hujusmodi tam procurationis mandatum quam litteras apostolicas exhibitas
in manibus meis recepi, ac de mandalo speciali dictorum meorum venerabilium
dominorum, publiée alla el inlelligibili voce coram eisdem legi et publicavi,
quarum quidem apostolicarum litterarum tenores sequantur et sunt taies :
« Sixtus episcopus, servus servorum Dei, etc. » , ut in bulla. Quibus quidem
mandato procurationis et apostolicis lilleris exhibitis sic per me lectis et publi-
calis ac per dictos venerabiles dominos meos auditis sane et intelleclis, iidem
venerabiles domini volentes, ut asseruerunt, sese super praemissis deliberare,
commonuerunt antediclos venerabilem dominum et magistrum Tilmannum ,
quo supra nomine procuralorem , aliosque nobiles et generosos viros secum
ibidem existentes praetactum eorum capitularem locum exire. Quibus egressis
I
\\i
764
ANALECTA LEODIENSIA.
et postaliquantulumtemporis intervallum, in et ad illum revocatisac eumdem
locum reingressis , anlefati venerabiles domini raei decanus et capitulum su-
pradictis venerabilibus nobilibusque et generosis dominis Tilmanno SIecht
procuratori et aiiisambaciatoribus praedictis ibidem secum existentibus, vivae
vocis oraculo venerabilis domini Peiride [lolien{]^noul canonici et cantoris Leo-
diensiseorum confratris, responderunl super praemissis per haec aut simifia
in effectu verba: «Venerabiles domini, procurator nobilcsque et generosi viri
domini ambacialores , domini mei audiverunt litteras reverendi patris et do-
mmi nostri domini elecli confirmali Lcodiensis sibi a sanctissimo recolendae
memoriae domino Sixto papa praedicto et sancta apostolica sede concessas ,
ac sane inteliexcrunl , et quia ^ in illis narratur nos ipsi reverendo patri do-
mino Jobanni de Hoerne, obidienliam praestare debere, salva nobis protes-
tatione de non consentiendo , in hoc quod ei obedire teneremur, ipseque in
nos senlentias aiiquas ferre poterit, quum tantummodo sanctissimo in Christo
patri et domino noslro domino papae ejusque sanctae apostolicae sedi subesse
dinoscimur, iidem domini mei , tanquam obedienles filii sanctissimi in Christo
patris et domini domini papae ejusque sanctae apostolicae sedis mandatis pa-
rère \oIenles semper et obedire, eumdem reverendum in Christo patrem et
' In regislro e quo hoc documentum descrip-
tum est. ibliolum addilur, in quo hacc legun-
lur : • Et quia ex illarum lenore videlur sanc-
tissimuni bonae memoriae dominum Sixlum
papam praediclum nobis mandare inter alia, qua-
tenus diclo domino Johanni eleclo obedientiam
et reverenliam exhiberemus ac nionita et man-
data ejusdem suscipereaius dévote et adimplere
curaremus , Domini mei et ego protestamur qiiod
per receptionem earumdem litterarum et suae
reverendissimac paternitatis non volumus aut
iolendimus eidem reverendissimo domino noslro
aliquam recognoscere obedientiam . aut nos ad
illum sibi subjici , nosque in aliquo suis moiiitis
parère teneri aut obedire , quoniam omnino
sanctae sedi apostolicae et reverendissimo do-
mino noslro papae subsumus et ab episcopi nos-
tri seu electi omnimoda jurisdictioue exempti
peniluseî privilegiali , libertatibus, privilegiis ,
et exemptionibus apostolicis nobis e( ecclesiae
nostrae bactenus concessis atlentis et causauti-
bus. (^)ua protestatione eisdem venerabilibus
dominis meis salva et mediante , antedicti vene-
rabiles domini mei de tanli nobilis viri nobis
praefecti promotionc multifarie gaudentes , ac
speranles quod, dirigente Domino actus suos,
ecclesia nostra sub ejus felici regimine , divina
sibi assistente gralia, utiliter regetur et prospère
dirigelur , apostolicis litteris pariter et mandatis
tanquam obedientiae Fdii parère semper et obe-
dire volentes , anledictum reverendissimum do-
minum nostrum et illustrissimum principem in
personam vestram et vos illius procuratorio no-
mine in ecclesiae nostrae Leodiensis eleclum
confirmatum et futurum episcopum recipiunt
et admittunt, Juribus , juramento , statutis et
consuetudinibus ecclesiae nostrae, pro quibus
Robertus de iUomalia , ecclesiae subcomputator,
respondil, salvis. Quibus sic faclis, illico, etc. •
ANALECTA LEODIENSIA.
760
dominum noslrum dominum Johannem de Hoerne , in personam vestram et
vos iUius procuratorio nomine in et ad episcopatum ecclesiae nostrae Leo-
diensis tanquam illius electum contirmatum admittentes duximus et admisi-
mus, ac per praesentes in Dei nomine., juribus, juramentis, statutis et con-
suetudinibus ejusdem nostrae ecclesiae salvis. «idmiltimus. » El mox ex tune
antefatus dominus et magister Tilmannus SIecht, procuratoris nomine quo
supra, juramentum per episcopos Leodienses seu illius electos conBrmatos
praestari solitum , manu tactis per eum ob hoc sacrosanctis Dei et imagine
crucifixi , ut moris est , pracstitit modo et forma in primo libro carlarum
ipsius ecclesiae Leodiensis de magna sive rotunda lillera descriplum, et ulte-
rius ultra illud in sequentem formam juramenti per bonae memoriae domi-
num quondam Ludovicumde Bourbon, episcopum, dum viveret, Leodiensem ,
ut asserebatur, in ejusinlroïlu praestiti et per dominos decanum et capitulum
ejusdem ecclesiae Leodiensis tune ordinali , juravit etiam quod impedimenta
facta contra judicium pacis Leodiensis et pacis régis Philippi Franciae tollet
et amovebit , similiter et contra jurisdictionem ecclesiasticam , non solum in
Brabantia et in patria Namurcensi, imo et in aliis domaniis infra dioecesim, et
etiam in patria, per barones, milites et militares, ac bonas villas, et quod faciet
in curia Leodiensi statuta tam synodalia cum suis modihcationibus quam
etiam curiae Leodiensis per suos praedecessores facta observari , et transgies-
sores puniri. Quodque se promoveri faciet in sacerdotem infra unum annum
proximum , nec in contrarium utetur quavis dispensatione obtenta vel obti-
nenda: et quod non faciet nec acceplabitguerram contra aliquem principem aut
dominum , seu etiam coiligantiam aut confoederationem sine consilio et con-
sensu trium staluum patriae suae Leodiensis; et si in posterum peti contingat
décima per romanorum regem seu imperatorem a clero , ecclesia seu ecclesiis
ac toti clero dioecesis Leodiensis eisdem assistet etadhaerebit rationabiliter re-
sislendo et clerum injure et consuetudine defendendo; quodque castra ipsius
ecclesiae ruiinosa in suis defectibus ruiinosis faciet débite reparari ; et quod in
feudis ecclesiae Leodiensis relevandis prosequeretur vasallos, (qui) illa rele-
vabant.
Sed super reliquis aliquibus punctis per venerabiles dominos capituli
Leodiensis ad jurandum ordinatos, videlicet quod ipse reverendus pater do-
minus dominus Johannes de Hoerne, electus conBrmatus Leodiensis praedictus
deinceps ponet et deputabit suos sigilliferum ofHcialem , et cancellarium in
766
ANALECTA LEODIENSIA.
I:
l
ecclesia sua Leodiensi , el quod officia curiae Leodiensis non vendel aul im-
pensionabil , el quod idiolas et minus sufficienles in officiis existenles desti-
tuet. ac lilleralos el honeslos viros ad ipsa officia depulabil , et quod amodo
diaelas lenendas tenebit et servabil suis expensis , et expensas ministrabit
praesertim iis quos per capitulum mitti continget; quodque non sustinebit
quod ecclesia et patria onerentur seu gravenlur pensione aliqua. seu tribu-
laria fièrent , atque capitulo assistet et adhaerebit , si ipsum desuper appellare
contigerit, se retulit dictus procuralor, quo supra nomine, ad reverendura
dorainum electum confirmatuni Leodiensem et illius per eum tempore opor-
tuno praestandum juramentum , id juraie aliter recusans. Quo sic per dictuni
procuratorem praeslito juramento, supradictus donainus Petrus de Hollen-
gnoul , canonicus et cantor Leodiensis, illico ad antefatum dominum et ma-
gistrum Tilmannum SIecht, quo supra nomine procuratorem, in et ad cho-
rum ejusdem ecclesiae adduxit, et in episcopali sede ad dexterura latus
ejusdem chori solito more installa\it, ac deinde in et ad capitulum ejusdem
ecclesiae rétro summum allare illius siluatum reduxit, dictoque reverendo
patri domino domino Jobanni de Hoerne , electo confirmato Leodiensi , in
ejus personam et sibi, procuratorio nomine quo supra, episcopalem sive supe-
riorem locum assignavit.
Super quibus omnibus et singulis praemissis, dictus dominus et magister
Tilmannus , nomine quo supra , sibi a me notario publico infrascripto fieri
petivit instrumentum unum publicum sive plura publica instrumenta. Acta
fuerunt haec praemissa in locis praetactis, sub anno , indictione, mense, die,
hora et pontificatu praescriptis, praesentibus ibidem honorabilibus yiris do-
minis Gerardo de Haucbie, Rasone de Hollengnoul , presbyteris, ejusdem
ecclesiae claustrariis , Petro de Bodeur, Martino de Fexhe et David de Fonte-
mailhe, ejusdem ecclesiae virgiferis, testibus ad praemissa \ocatis specialiter
et rogatis.
jirchives de la province de Liéye , registre de l'ancienne ca-
thédrale de Saint-Lambert , n" 1 13.
ANALECTA LEODIENSIA. 767
CXIV.
INTRONISATIO ILLUSTRISSIMI REVERENDISSIMIQUE PATRIS DOMINI DGVIM JOHAIVNIS DE HOERNE.
ELECTI CONFIRMATI LEODIENSIS, DIE 7 NOVEMBRIS 1484 *.
Deinde, anno, indictione et pontificatu praescriptis, mensislamen novembris
die septima, hora quarta posl vesperas aut circiter, dictus reverendus in
Christo pater et dominus dominus Johannes de Hoerne, Deiet apostolicae sedis
gratia electus confirmatus Leodiensis, per suos populum , ministeriales , sub-
ditos, ac cives Leodienses, in arma, cum magna coraitiva, carthisiis cereis
ardenlibus, et eorum vexillis ex earum cameris exlensis, ac diu desideratus
et exspectatus, unacum illustribus nobilibus, generosis comitibus dominis
Vincentio de Morsa , suo avenculo , Jacobo de Hoerne , suo fratre , Frederico
domino de Montengis de Hoerne, etiam ejus fratre, Olivero de Marcka, Eve-
rardo et Wilhelrao de Marcka, fralribus, Wilhelmo Doubelstein, Johanne
Maschereel , pluribusque aliis in maximo numéro militibus nobilibus et ar-
migeris, intergenerosos viros dominum Johannem le Polleyn, militem, ab ejus
dextro, etWalterura de Coerswarem, armigerum, magistroscivium pro tempore
civitatis Leodiensis , ab ejus sinistro lateribus equitantes , suam civitalem Leo-
diensem intravit , jocundumque suum introïtum notabilissime fecil et usque
ad gradus ecclesiae Leodiensis equitans venil , ibidemque a suo equo valde
notabili, quem dominus Petrus de Hollengnoul , cantor Leodiensis, tanquam
sibi ratione suae cantariae competentem ad se recepit el liabuit, labardo uno
de rubeo veluto indutus, descendit et statim gradus àoxnus àicidie délie destroit,
quo scabini Leodienses pro Iribunali sedere soient, ad insignem Leodiensem
ecclesiam, prout ex recognitionis instrumento eorumdem scabinorum desuper
confectoel in arcbivis ejusdem ecclesiae deposito spectandum etperlinendura,
ascendit, atque tabardum praelactum, quem dominus Gerardus de Haucbie,
supremus claustrarius ejusdem ecclesiae Leodiensis tanquam sibi ratione sui
officii praetacti debitura habuit, ibidem exuil , et alium longum notabilem
* Vide supra, p. 762.
768
ANALECTA LEODIENSIÂ.
ANALECTA LEODIENSIA.
769
ni
tabardum cum supeipellicio nolabili induit, sicque gradus ejusdeui domus des-
cendens per veneiabiles dominos decanum et capiluluni praediclos processio-
naliter ibidem expeclanles recepliis, ac in et ad ecclesiam Leodiensem et illius
chorum usque ad et ante illius summum altare notabililer mlroduclus fuil ,
ubi flexis jrenibus. inter veneiabiles nobilesque et generosos vuos dommos,
Walterum de Coersuarem, decanum , et Gilberlura de Seranio, praepositum
Huvensem, canonicos Leodienses. suas dévote per modicum tempor.s spalium
effudil oiationes , post quas surgens dictum summum allare accessit, et ibi-
dem manu lactis per eum sacrosanctis Dei et imagine crucifixi , juramentum
in primo libro carlarum ipsius ecclesiae scriptum praelactum, illud propr.o
suo ore legens. solemniler praeslilit sub bac verborum forma : « Ego Joban-
,, nés de Hoerne, eleclus confirmatus, juro quod canonice sum adeplus episco-
„ patum , quod clerum , terram et patriara ac jura Sanctae Mar.ae sanctique
„ Lamberti defendam pro viribus contra omnes hommes; quod hdehs ero
„ ecclesiae et patriae; quod nihil alienabo de bonis episcopatus, nec infeu-
„ dabo de novo , sine consensu capiluli :, quod alienala pro viribus repetara et
„ hoc amore, odio . prece vel pretio non dimiUam ; quod privilégia , staluta
,> ecclesiae beati Lamberti et consueludines bonas conservabo pro viribus ; quod
„ scabinatus , maiorias civilatis Leodiensis , op,>idorum Hoyensis et Dyonan-
„ tensis non vendam alicui , cum vacaverint. Item, juro quod praeter con-
„ sensum et volunlatem piaepositi , decaoi et archiadiaconi et capituli Leo-
„ diensis , castra , oppida , villas firmatas seu raunitiones vel jurisdictiones non
« alienabo nec obligabo pro aliqua summa pecuniae vel alia i e. Item , et quod
„ pacera, quae dicitur de Fexhe, inler dominum Adulphura de Marcka,
« Leodiensem episcopum , capilulum , cives Leodienses et alios de patria
» factam observabo. » Quo sic per ipsum reverendissimum patrem dominum
dominum electum solemniter praestito juramento, et cum reliqua puncta per
dictos veneiabiles dominos decanum et capilulum ad jurandum nuper ordi-
nata atque per bonae memoriae dominum Ludovicum de Bourbon, episcopum
dum viveret Leodiensem , in suo primo introïtu ibidem jurata , eliam supe-
rius descripta eidem reverendo patri ad jurandum praeponerentur legique per
dictum venerabilem dominum decanum inciperenlur, idem reverendus domi-
nus electus illa pro sibi lectis habens ac exposilis. in theutonico idiomate dixit
se illa per omnia vidisse, scire et audivisse, sese ea per omnia jurare, que-
modmodum dictus quondam reverendus dominus Ludovicus, ejus praede-
cesser, juraverat, praenarratis sacrosanctis per eum tactis et osculatis. Et
illico dictus dorainus Petrus cantor eumdem reverendum dominum Johannem
episcopum ad locum suum in choro sive sede episcopali superiori ad dexte-
rum lalus stantem duxitet installavit. Quo sic facto, idem reverendus domi-
nus episcopus ab hujusmodi loco recedens, turrirn majorera, ad dexterum
latus chori ejusdem ecclesiae stantem, accessit, et ibidem praestita prius per
eum cautione pro tabardo quo indutus fuerat et juribus feodalium malricu-
lariorum et aliorum in ea parte intéresse habentium , cordam unam de turri
praetacta pendenti ad majorera carapanam alligatam , in signura verae pos-
sessionis episcopatus et dorainii Leodiensis, sonanlibus unacura pluribus aliis
personis, ipsum in ea parte propter illius gravitatera seu ponderositatem ju-
vantibus, traxit*. Sed illius sonura propter magnos illius populi ruraores
audire non valui. Et sic ab ipsa ecclesia palatiura episcopale unacura dictis
venerabilibus dominis accessit.
Acta fuerunt haec omnia praemissa immédiate praescripta Leodii , in locis
praetactis, sub anno, indictione, mense, die, hora et pontificatu supra-
scriptis, praesenlibus ibidem antefatis dominis Gerardo de Hauchie, Rasone
de Hollengnoul, ejusdem ecclesiae claustrariis , Petro Bodeur, Martino de
Fexhe, David de Fontemailhe, ejusdem ecclesiae virgiferis, ac pluribus aliis
testibus, ad praemissa vocalis specialiter et rogatis. — Joh. Spirimi, quoad
praemissa notarius.
Archives de la province de Liège , registre de l'ancienne
cathédrale de S^-Lamberl, n» 112.
1 Hue «pédant quae in eodem codice eccle-
siae calh. Leodiensis legunlur. — « llem, dictus
reverendissimus dominus Johannes de Hoerne,
eleclus confirmatus Leodiensis, adepta prias
per eum anletacti episcopatus possessione , ut
proxime suprascribilur , misit io et ad ecclesiam
Leodiensem pallium unum sive vestem notabilis-
simam deauratam circumsutam nigro panno de
velulopretioso, supra sepulcrum reverendissimi
quondam in Cbristo patris et domini domini feli-
cis recordationis domini domini Ludovici de Bour-
bon, episcopi dum viveret Leodiensis, ejus prae-
decessoris, ponendum, prout ad id, siculi dice-
balur, obligatus e&stitit et sunt singuli de novo
electi aut episcopi facere eorum praedecessori-
bus, quemadmodum vestis ipsa posita fuit supra
quamdam quadripedem mensam illic supra ejus
sepulcro , ante summum altare ecclesiae Leo-
diensis et ad illius dexterum latus stanti , posi-
tam. n
97
I
II
i I
770
ANALECTA LEODIENSIA.
cxv.
QUIBIS lEDIIS DOMINUS WILHELMUS A MARCKA , DOIINUS d'aIGREIOKT , CIRCUWVENTUS ,
CAPTUS ET MORTI TRADITUS FUIT (18 JUNII 1485 >.
Quamvis jam anlea pax fuisset facla inler dominum de Home, episcopura
Leodieiisem et fratres ipsius, \idelicet dominos Jacobum, secundumeomitem
de Home, dominum de Aliéna, Fredericiim de Home, dominum de Monti-
gny in Osirevant, nec non parentes et amicos ex una ; et dominum Wilhel-
mum de Marca , fratres ipsius , nec non parentes et amicos ipsius, ex altéra K
Et ut magis firma et rata haberetur, eadem per très status patriae confirmala
et omnium et singulorum sigillis roborata fuerat, prout uberius patet ex
ipso tractatu pacis 2. Quam postmodum praedictus dominus episcopus in suc
jucundo introïtu ( 1484 inter caetera ; , eamdem pacem cura juramento super
sacrosancta evangelia praestito promiserat se servaturum. Qua pacefacta.
non fuerunt postmodum visa lanta signa amicitiae spatio unius anni , quam
episcopus et fratres sui siraulabant se habere erga dominum Wilhelmum et
suos fratres, ilaquod populus Leodiensis exultaretet laetaretur , sperans quod
in posterum ea de causa rixae et bella cessarent, et exularent ab eis. Quid
mirum? lanto ficlilio amore prosequebanlur praedictum dominum Wilhel-
mum nocte dieque, ut simul in uno lecto decumberent, biberent, comede-
renl, luderent, et ostenderent maxima amicitiae , electissima xenia sibi mutuo
iransmitterent , quae longum esset omnia recensere : ita ut propter praedicla
dominus Wilhelmus nullo modo dedisset fidem informationibus conlrariis,
nec putasset cas fore tara versipelles , uti postea ipso facto declararuut. PuU-
bat siquidem eos fore ejusdem conditionis uti ipseerat, qui potius elegisset
mortem suam propriam , quam talia perpelrare , ne dicam cogiUre. Unde
* Partibus.
2 Paix el accord faits à Tongret , U 22 mai 1 484 . Supra p. 74» .
ANALECTA LEODIENSIA.
771
ut ipsum magis illaquearent , si quando episcopus (solus vel cum fralribus)
proficisceretur aliquo, ut puta versus S. Trudonem, Curinghen , Hasselt vel
alio, subito vocabatur dominus Wilhelmus pro comité et socio, ita ut per
illam nimiam familiaritatem etamicitiam omnino tîdebat ipsis , nulloque modo
praecavebat insidias eorum. Tandem cum esset praedictus dominus episco-
pus una cum fratre suo domino Jacobo comité de Horne in S. Trudone,
mandavit domino Wilhelmo veniret ad eos , ut simul cum aliquibus amicis ,
qui apud se vénérant gratia solatii . hilares essent. Qui nihil mali suspicans
venit eo cum septem aut octo equitibus , ubi per très aut quatuor dies in
maxima hilaritate fuerunt , ita quod dominus comes de Horne et dominus
Wilhelmus in eodem decumberent lecto , jucundissimumque convivium ha-
buit episcopus in monasterio S. Trudonis, praesente etiam domino abbate
ejus loci cum aliis domicellis et domicellabus. Post plurima igitur laetitiae
signa exhibita tympanizando, fistulando, choreas ducendo, praedicti duo
germani episcopi facto prandio sesimulabant velle Lovanium adequitare , etc.
Egressi itaque oppidum S. Trudonis , iter versus Hamaliam jocando , lu-
dendo , etc. , dirigunt.
Tandem cum ibi per aliquot dies fuissent , applicuit et eo dominus de
Monligny, frater episcopi , cum majori comitativa quam ordinaria. De cujus
adventu dominus Wilhelmus cerlior factus, idem notificavit dominis epis-
copo et comiti de Horne , qui simul procedendo ei obviam , post consuetas
salutationes et amplexus, idem de Montigny amicabiliter (utprae se ferebat)
salutans dominum Wilhelmum. Inquit dominus Wilhelmus : « Resest magni
» raomenli , domine Montigny , nepos charissime , quod hue tam festinanter
)) appuleris? » Cui aller : « Verum quidem; el gaudeo te hic esse, nam opto
» tecum esse hilarem et jucundum. » — « Et ego tecum vice versa , » inquit
dominus Wilhelmus.
Vix credendum in quanta laetitia simul fuerint , comedendo, bibendo , tri-
pudiando, pila ludendo et in aliis diversimodis jocis. Ita ut eodem die domi-
nus de Montigny iret coenatum apud dominum Wilhelmum in aedibus
suis propriis , et summo mane veniens ad eosdem , simulans se ulterius pro-
(icisci velle. excitavit dominum Wilhelmum, cupiens ante discessum suum
cum eo sumere jentaculum : qui surgens et cum caeteris audita missa, simul
sumpserunt jentaculum, hilariter bibendo uni ad allerum. Tandem dominus
de Montigny ail domino Wilhelmo : « Habeo pallium coccineum, novo more
772
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
773
» factum, quem precor bono animo a me accipias ^. » Cui dominus Wil-
helmiis : a Ex animo accipio, inquit, et si quid alias a me pelieris, tuura
» erit. » — « Intelligo, inquit Montiçny, te habere lam velocem equum;
» vellem videre an nostros praecurreret. » Cui dominus episcopus : « Pulo
» me habere similem^ qui velocitate ipsum excédât; et certabo tecum , do-
a mine Wilhelme , pro una sella (cupiens educere ipsum extra oppidum in
n campis); qui velocitate tuum superabit. » Igitur sumpto prandio, ibant
cum equis ad campes , ubi videlicet certarent de cursu equorum , dominus
episcopus et dominus Wilhelmus. Intérim dominus de Monti{][ny instruxerat
suos, ut inter se certarent baiistis. jaculando versus unum caputium ^ in lo-
cum termini ab ipsis positum, et quod lente tenderent et emitterentsuas sa-
gittas. Intérim dominus episcopus colloquendo cum domino Wilbelmo , tam
longe eum abduxit ab oppido , quod essent inter Brusthem et praedictum op-
pidum , et ibi ab omnibus supradictis circumseptus capitur 18 junii 1485 '.
Cui tune dominus de Monligny ait : « Tandem, domine Wilhelme, lecaptivum
» habeo , quem a longo tempore desideraveram , et pluries in vanum labora-
)) veram. » Cui dominus Wilhelmus : c Montigny , si te pro proditore habuis-
)) sem , facile fugissem tuas insidias. Sed heu ! a longo tempore debueram
» illud providisse , quando fratertuus episcopus dixerat mihi, se maximo odio
» prosequi dominum protonotarium Croy ', eo quod proponi fecerat Romae,
» quod non esset dignus ad administrandam ecclesiam Leodiensem, eo quod
» ipse et omnes sui essent proditores. Putabam tune ipsum maie loculum
» fuisse , sed heu ! te melius et tuos cognoverat quam egomet ipse. » Et tune
ipsum ligatum et vili equo impositum (quem etiam aliquo tempore pedes ire
fecerunt), et per obliquas vias, per saltus etarbusta, circum pagos euntes,
ne forte rustici vel alii ipsum succurrerent. Tandem cum Tungris venissent,
timentes ne introïtus et exitus ipsis denegaretur, detecto facto, barbam do-
mini Wilhelmi absconserunt, et capite cum magno cucullo ( y u\qo chaperon)
Allemaniae teclo, ita per Tungrim et alias vias processerunl, quousque ve-
nientes Trajecti , ipsum ablato cucullo detexerunt , sciebant enim quod odio
esset Trajectensibus. Yenerunt ibidem de sero , duxeruntque eumdem in pa-
1 Ad calcem paginae in cod. MS. nolatur hii- - In margine notatur : « Alias 17 janii. —
jus pallii meDtionem fleri in appellalioue per do- » Maxime per commissarios domini Haximiliani,
minos de iYIarca eorumque adhaerentes facta. » archiducis Austriae. «
Vid. iui'ra N. CXVII. ^ Vid. supra apud Johanoein de Los, p. 91.
latio episcopi , in ipsa caméra in qua alias episcopus dormiebat. ibique com-
pedibus ligatum famuli domini de Montigny custodierunt eum ; et circa
médium noclis, congregatis scabinis, Trajectenses eum morti condemna-
verunt.
Cumque in itinere consanguinitatis vocabulo nepotes compellaret , ne
quoquo modo Trajeclum adveheretur, sciebat enim se illius oppidi hostem
proscriptum, vix responsis a consolatione illum dignati sunt. Vespere ergo
(ut praedictum est), adequitantibus lanceariis, consilio (ut fertur) Maximi-
liani, avidae genti exhibitus est , postridieque jussu antistitis educlus, quum
illum e fenestella respicientem intendere suae neci advertisset, perfîdiae et
inhuraanitatis insimulabat. Deinde mortem magni consliluram praedicens
quum barbam in ore involvisset , et verbis carnifici animum addidisset , cer-
vicem tetendit, gladioque supposuit, cum sonitu campanae, cunctis coram
hominibus *. Qua statim amputata, in coenobio Dominiealium , quum ejus
confessionem Prior recepisset , sepulturae ad aram summam tradilus est tertio
dccimo calendas julias, ipso die SS. Gervasii et Prothasii martyrum ^.
' Hujus supplicii meminil Molinet :
J'ay veu la fière barbe
Qui tant te rebarba ,
Uous comme saiacle Barbe
Quand on le desbarba,
Sant couvrechiefqui bue
A Trecbt fut dcbarbé
De ta barbe barbue.
Car il vent â jubé.
Cfr. Chronique métrique de Chattellain et Moli-
net , arec det notices sur ces ailleurs et des remar-
ques sur le texte corrigé , par le baron de Reiffen-
berg; p. 100.
^ ■ Notandum , inquit de Wachtendonck , er-
rorem per historicos faclum in numéro dierum
mensis junii anni 1485, in quibus captus el de-
capitalus fuit Wilhelmus a Marcka. Placentius
dicit eum fuisse necalum 13 kal. julias, id est
19 junii ; aliud vero chronicon Jacobi Chabot
referl apprehensum fuisse 18 junii et altéra die
19, scilicet die sabbati , fuisse decapilatum ', al-
téra die , quae erat dies dominica , fuisse ea de
causa magnum disturbium Leodii ; in quibus
errât, quia si altéra die (utidebuit esse , quia die
praecedenti juxta texlum erat dies sabbati) in
quo dominus Wilhelmus decapitatus fuit , erat
dies dominica , ergo debuit esse decapitatus 18
junii et non 19, quia iitera dominicalis illius
anni 1483 erat B, et 19 junii erat et est sem-
per B. Quod adhuc probatur per aliud chroni-
con Henrici Masson, quod dicit ipsum fuisse
captum 18 junii (et maie), et altéra die mane in
festo SS. Marci et Marcellini decapitalum , quod
festum semper incidit in 18 diem junii, el sic
debuit esse captus 17 junii. Quod ullerius pro-
batur per certam appellationem factam per fra-
tres praedicti domini et eorum complices ratione
certi homicidii perpetrali in personam Gerardi
Vanden Laer, ubi inter alia narratur praefatum
dominum Wilhelmum captum fuisse feria sexta
ante festum nativitatis Joannis Baptistae (quae
incidebat illo anno in 17 diem junii ) , et die im-
médiate seqnenli fuisse detruncatum. Et sic ve-
risimiliter juxta rationes praedictas fuisse cap-
tum 17 et detruncatum die iSjunii 148o. » Supra
p. 9â supplicii dies etiam die 19 junii notatur
apud Joannem de Los.
774
ANALECTA LEODIENSIA.
Eodem tempore , quo vinclura ducebanl dominum Wilhelmum , \enit eis
obviam in Ryckel Gisberlus de Ryckel (alias Einsbrouck), scultelus oppidi
Lossensis , quem eliam captivum diixerunl , eo quod essel in omnibus prae-
dicli domini VVilhelmi faulor et assecla , et maxime causa de caede unius
civis Trajeclensis; qui el eodem die decollatus est, et in quatuor partes
divisus.
mbl. royale de Brux., MS.de ff'achUndonck.
CXVÏ.
EYERARDI DE «ARCKA PROTESTATIO ET APPELLATIO l'ACTA DIE 9 JULII 1485 , OCCASIONE
HORTIS FRATRIS Sl'l WILHELMI.
In nomine Domini, amen. Per hoc praesens publicum instrumentum
cunctis pateat evidenter quod anno a nalivilale ejusdem Domini , millesimo
quadringenlesimo ocluagesimo quinto , indiclione lerlia, mensis Julii die
nona , hora summae missae in ecclesia Leodiensi , aut circiler , pontificatus
sanctissimi in Chrislo patris, et domini nostri domini Innocentii , divina Pro-
Tidenliu papae octavi , anno primo, in mei notarii publici et testium infra-
scriptorura ad hoc vocatorum speciaUler et rogatorum praesentia personaliter
constitutus iiUistris et strenuus vir dominus Everardus de Marcka, miles , do-
minus temporalis castri et dominii de Arberch , etc., dixit \iva voce et expo-
suit adejus novissimepervenissenolitiam iilustrissimumel praepolentissimum
principem el dominum dominum Maximilianum , Auslriae, Burgondiae,
Brabantiae , etc. , ducem , nonnullas venerabilibus dominis decano et capitule
burgimagistrisque juratis et consulibus civitatis Leodiensis misisse litteras et
scripta. eum et ejus honorem concernentes, seu concernenlia , et ea [)ropter
roelioribus via, jure, modo, causa el forma, quibus scivit, potuil el debuil,
ac sic polest et débet , ut dixit , se de el super omnibus et singulis sibi per
reverendissimum in Chrislo patrem et dominum dominum Johannem de
Hoerne , eleclum cenfirmalum Leodiensem imposilis seu quomodolibet im-
ponendis occasione seu ex causa mortis illuslris domini quondam Wiihelmi
ANALECTA LEODIENSIA.
775
de Marcka , sui dum viverel fratris , oblulit et expresse protestatus fuit se
contra et adversus antedictum reverendissimum in Chrislo patrem ac domi-
num dominum eleclum conBrmalum Leodiensem ac illius fralres et quoscum-
que alios eum desuper impelere volenles , juri slare velle coram sanclissimo
in Chrislo paire et domino domino noslro papa praediclo ejusque sancla sede
aposlolica, necnon reverendissimorum palrum dominorum sacrosanctae ro-
manae ecclesiae cardinalium collegio , reverendissimoque in Christo paire
Coloniensi archiepiscopo el quibuscumque aliisepiscopis, necnon serenissimo
principe domino domino Frederico Romanorum imperalore semper auguslo .
dictove iliuslrissimo et praepolenlissimo principe Auslriae, Burgondiae,
Brabantiae duce , atque Juliacensi duce ac quibuscumque ahis principibus ,
ducibus, comilibus, marchionibus , aul insuper coram tribus statibus civi-
tatis et patriarum Leodiensium , Bullonensium et Lossensium , submittens se
eisdem conjunctim el divisim et eorum cuilibet eorumve dictis , arbitrio el
ordinalionibus , atque ullerius eapropler renuntians omnibus et singuHs viis
facli et violenliarum, acfrancigiis, privilegiis, hberlalibuselindulliscivitalum,
oppidorum , villarum et aliorum quorumcumque locorum el dominiorum,
necnon omnibus et singulis aliis exceplionibus doli, mali , fraudis, laesionis,
circumvenlionis , rei aliter gestae quam scriptae jurique dicenli generalem
renunlialionem non valere nisi praecesserit specialis, aliisque singulis quibus
praemissorum effeclus impediri possel seu valeret. Super quibus pracmissis
omnibus et singulis antefalus nobilis el generosus dominus Everardus sibi a
me nolario publico infrascripto fieri pelivit instrumentum unum publicum
sive plura publica instrumenta. Acta fuerunl haec in capitulari loco insignis
ecclesiae Leodiensis , rétro illius summum allare silualo , sub anno , indic-
lione, mense, die, hora et ponliBcatu praescriplis , praesenlibus ibidem ^
Archivez de la province de Liège , registre de Vancienrie ca-
thédrale de St- Lambert ,n" 1 1 1 , /b/. 4 1 7.
1 La pièce n*est point aclievée, et il est à re- mencement et à la fin les mots von faclis.
marquer que le notaire a écrit en marge au corn-
776
ANALECTA LEODIEXSIA.
CXVII.
APPtLLATIO PER DOMINOS A MARCKA E0RU.1QUE ADHAERENTES FACTA ANNO 1485, AD
SUMMUM PONTIFICEM INNOGENTIUM VIII ET AD METROPOLITANUM COLONIENSEM , CONTRA
LEODIENSEM EPISCOPUM *.
Corain te nolarîo publico el leslibus hic adstantibus, nosEverardus a Marca,
Robertus de Marca senior, RoberUis de Marca junior, Guido de kanne, mi-
lites, INicolaus de Marca , Joannes de Marca, Johannes dictus Jenol le bastard,
Godefridiis de Ayedrenich, Gerardus Overlender, Andréas de Bell, quidam
diclus Slosberch, nec non Petrus Rouckairl, Rosseer deWandres, Collardus
le Heure, olim gubernalor ministerii hullariorum civilalis Leodiensis, Egidius
diclus Gilkinel, Egidius de Bearewais, Henricus de Kock, Joannes del Hee,
Godefridus de Cvnev et Theodoricus dictus Thirion de Tylo, tam conjunc-
tim quam divisim , pro nobis nostrisque complicibus et fautoribus ac nobis
adhaerentibus . in ea parte adhaesuris , animo et inlentione provocandi , ap-
pellandi, apostolosque petendi, ac alia quae sequunlur faciendi, omnibus
melioribus via, modo, jure causa et forma, quibus melius possumus et
debemus, in bis scriptis dicimus et proponimus. Quod licet conslari valeat
dominos Petrum Duys, et Johannem Haller presbyleros et quemdam Gerar-
dum Van den Laer praetensum clericum , in oppido Trajectensi Leodiensis
dioecesis pro tune moram suam habentes, et infra inclytam insignemque civi-
tatem Leodiensem praelaclam pro suisnegotiisperagendisexislentes, per non-
nullas parliculares personas invasos, laesos et vulneratos fuisse, et antedictum
Gerardum praetensum clericum ex laesionibus sibi illalis vitam humanam
finisse, uti praetendilur : quod tamen fateri non intendimus per nos aut
aliquem noslrum fuisse aut esse commissum ; nec non dominum Joliannem
• NolaldeWachlendonckinhocdocumentoplura eodem anno 1485 aul sallem initio anni »equen-
occurrere nolalu digna, quae per historicos Léo- lis, quod facile eruitur ex iis quae appelUntes
dienses omissa sunt. lp»a auiera appellalio fada in oiedium proferunl.
fuit paulo posl mortem Guillielaii Arenbergii ,
ANALECTA LEODIENSIA.
777
de Horne, venerabilis et insignis ecclesiae Leodiensis episcopum, de et a ci-
vitale Leodiensi praetacta ac nonnullis aliis locis patriarum ipsius ecclesiae
Leodiensis et comitatus Lossensis absentem el seclusum , ac dominio ac supe-
riorilate inibi sibi competentibus quoad regimen el exercilium impeditum
fore; nosque Everardum , Roberlum et Robertum de Marca, Guidonem de
Kanne , milites , el alios praenominalos seu noslros aliquos génies armorum
in eisdem civilate et patria Leodiensibus ac comitatu Lossensi, pênes nos pro
nostra ac diclorum civilalis el patriarum defensione tenere et habere ; ob hoc
tamen per antedictum dominum Johannem de Horne episcopum Leodiensem
seu ejus in ea parte commissarium aut officialem deputatum excommunicari ,
anathemalizari seu de el a sanclae malris ecclesiae gremio excludi , tam de
jure quam eliam slatuloruni provincialium Coloniensiumac synodalium Leo-
diensium auclorilate, non debuimus neque potuimus prout nec possumus
neque debemus : nec eliam in dicta inclyta civilate ac tara insigni loco, ubi
tantus clerus, cultusque divinus solemnissimus viguil ac vigere solel , exis-
tentibus eliam specialissimis et antiquissimis praerogativis et libertalibus inibi
inconcusse observalis , propler factura particulare et per parliculares perso-
nas commissum , ecclesiaslicum inlerdictum seu cessus a divinis poni , decla-
rarique seu servari debuil neque poluil, causis eliam et rationibus infrascrip-
tis, alque lucidius suis loco el lempore in processu causae appellationis
infratactae declarandis atlenlis. Cura fuerit el sil verum publicum alque noto-
rium praeter el absque eo, quod nos Everardus, Robertus et Robertus de
Marca, Guido de Kanne milites, et alii praenominali tam conjunclim quara
divisim , praetensos excessus , crimina et delicta antetactos nobis imposilos
commiserimus aut de praesenli coraraisimus, uti praetendilur, seu ad hoc
consilium , auxilium , vel favorem praestilerimus aut aller noslrorura praes-
titit. Quin imo fuit el est verum, publicum alque notorium, praeter eliam el
absque eo, quod praefatus dominus Joannes de Horne, modernus Leodiensis
episcopus, lam anle quara post ejus promolionem el provisionem, cilra in-
juriam de quo protestamur, se in regimine el adminislralione antediclae
pontiBcalis dignilatis. potissime adversus suara ecclesiara et sponsara , nec
non subditos civilalis et palriae ejusdera suae ecclesiae , quemadmodum bono
et pic pastore alque ponlifici de jure, rationeque, el equilate, sanclorum-
que palrum et ponlificum sancliones facere el exhibere inlerest et decuit,
ac ipse ex juramento per eum in rcceplione et admissione ad hujusmodi pon-
98
778
AiNALECTA LEODIENSIA.
tiBcalem dîg^nitatcm soleraniler prnestito adstrin^rebatur , gesseril et rexeril.
Imo quod deterius est, fania publica et rei evidentia quamplurimum attes-
tantibus, ipse dominus Johannes episcopus sanctorum patrum ac piorum
pontificiitn vestigia postponens et vilipendens, qiiadam iiatiirali inclinatione
ad crudelitatem vindictamque et oppressionem in suos proprios subditos ci-
YJtatis et patriae Leodiensis comilatusque Lossensis, jam pluribus annis per
diversas ferocissimas guerras proch dolor ! multipiiciter oppressos et fere ex
loto desoiatos coiitinuandas, multifarie accensus^ nullaque pielate motus,
in eosdein continue saevire scelestissimus ac crudelissimus suis persecutioni-
bus, per quas se penitus inhabileni et incompetentem atque suspectum subdi-
torum suorum hujusmodi judicem et rectorem reddit, ipsos suos et ecclesiae
subditos affligere non cessât. Nec saniorum atque seniorum suorum parentum
et amicorum maturo consilio , sed proprio suae voluntati , ac si io minoribus
adhuc constitutus esset , utens , in eisdem severitate et crudelitate continue
insistit, in maximum ipsius suae ecclesiae et subditorum ejusdem praejudi-
cium, detrimentum etgravamen. Nam pridem ante apostolicam provisionem
sibi domino Johanni de dicta pontiBcali dignitate factam, idem dominus Johan-
nes tune canonicus Leodiensis eidem ecclesiae et illius subditus ad Hdelitatem
merito adstrictus, cum Brabantigenis et aliis anledictae Leodiensis ecclesiae
civitatisque et patriae Leodiensis et comitatus Lossensis hostibus io totalem
lem ruinam etdesolationem eorumdem ecclesiae civitatisque et provinciae Leo-
diensis ac comitatus Lossensis pro tune anhelantibus et tendentibus, se
partem faciens, multipliées crudelitatis et ferocitalis invasiones, rapinas, de-
praedationes , occisioues, incendia, agrorumque depopulationes , nec non
oppidorum et \illarum ruinas, devastationes , depopulationes, concrematio-
nés et exterminia nefanda, in eorumdem ecclesiae civitatisque et patriae
Leodiensis ac comitatus Lossensis illorumque vassallos , cives , incolas et inha-
bitatores tam ecclesiasticos quam seculares, eorum demeritis minime exi-
gentibus, lemere etabsque causa multifarie commiserat^ et ad illas commit-
tendas auxilium, consilium, favorem et assistentiam possibilem adhibuerat.
Super quibus tandem gravibus damnis et dispendiis eorumdem ecclesiae,
civitatisque et patriae Leodiensis ac comitatus Lossensis eorumdemque va-
sallorum, civium, incolarum, et inhabitatorum pax per et inter iltustrissimum
dominum Maximilianum, Austriae, Brabaotiae, etc. archiducem, ac très sta-
tus provinciae Brabantiae eorumque complices, de quorum numéro ipse
ANALECTA LEODIENSIA.
779
dominus Johannes de Hornc tune unus exslilit ex una, nec non eosdem eccle-
siam civitatem et provinciam Leodienses ac comitatum Lossensem illorumque
vassallos, cives, incolas et complices ex alia partibus, facla et inita atque gra-
vibus pecuniarum poenis vallata et firmala exstitit. Sic et paulo post hujus-
modi pacis tractatum, atque provisionem apostolicam sibi domino Johanni de
Hornede eadem pontificalidignitatefactam, idem dominus Johannes de Horne
episcopus in divinae majestatis oflFensam citrainjuriam , praetactas graves poe-
narum in hujusmodi pacis traclatu apposilas poenas non formidans , in
eorumdem ecclesiae, civilatis et patriae Leodiensis comitalusque Lossensis
vassallos , cives, incolas et inhabitatores sese eumdem dominum Johannem in
pontiBcem eorum dominum quam cito literas apostolicas super provisione apos-
tolica sibi facta oportunas et necessarias afiFerrel et ostenderet, mediante solito
et consueto juramento per pontifices Leodienses praeslari solito , sponte reci-
pere et eumdem in omnibus licitis et honeslis obedire velle offerenles, infrae-
nala ferocitate iterum exasperans, quadam iniquissimae temeritatis audacia,
una cum domino de Montigny suo fratre, quem generalem in suum ad hoc
capitaneum depulavit , et comité de Horne etiam suo fratre , multisque aliis
ac diversis gentibus armorum secum adductis, praelactos ecclesiam, civitatem
et patriam Leodiensem comilatumque Lossensem et illorum vassallos, cives,
incolas et inhabitatores hostiliter invasit, crudelesque depraedaliones , incen-
dia, rapinas, occisiones, aliaque quamplurima tyrannica crimina commit-
tere, ac totam fere patriam iterum devastare, terrasque arabiles et agros ad
depopulationem et sterilitatem reducere, ac plurimos ipsarum civitatis et
provinciae subdilos per captivitates et incarcerationes durissimas et arctissi-
mas, ad graves et magnas pecuniarum summas componere et arclare, ac ab
eisdem subditis patriae quamplurimas pecuniarum summas et impositiones
extorquere , et praesertim a» lASi venerabiles ac spectabiles viros dominum
et magistrum Joannem de Quercu (de Hervia), decretorum doctorem, cano-
nicum Leodiensem, presbyterum , dominum Joannem Le Pollain, militem,
et Corbellum de Pousseur, clericura , magistros civium civitatis Leodiensis,
earumdemque ecclesiae et civitatis Leodiensis pro lune ambacialores de et a
cerla diaela in oppido de Valenchyns cum illustrissimo domino domino Maxi-
miliano , Auslriae, Brabantiae, etc., archiduce, servata redeuntes et in salvo
conduclu seu salva gardia ipsius domini archiducis existentes , hiraldumque
ejusdem domini archiducis secum habentes, violenter et hostiUter captivare
780
ANALECTA LEODIENSIA.
et ia Castro de Huyo ad ecclesiam Leodiensem spectante, et eotunc in manibus
et obedientia illustrissimi domini archiducis praescripti cxistenle, captivos
ducere ac dirae et strictae captivitatis vinculis raancipatos. inibi plurium men-
sium septimanarumque et dierura spatio delinere, ac ad crudeles tyranni-
casque quaestiones dicton raagistros temere et de facto ponere et subjicere ,
ipsumque magistrum Johannem canonicum et presbylerum , ipsius domini
Johannis episcopi confratrem innoceotem , indigne nocturno lempore inter
duos tortores, saccum ad ipsum submcrgendum, ut dicebant , ostcndentes,
extra dictum castrum singulis lacrymantibus , in vilipendium ecclesiae Leo-
diensis totiusque ordiuis clericalis, educere, nulla pielate , compassione aut
censurarum melu ductus seu motus, eosdem très ambaciatores presbyterum
et clericos : cum praetactum castrum de Huyo ad manus ipsius domini
Johannis episcopi reposilum esset, verumque dominium ejusdem idem do-
minus episcopus haberet, et possessionem , ac in eo personaliter rcsideret,
ipso domino episcopo \idente et cognoscente, non sine gravi Dei offensa,
atque ordinis clericalis jactura et contumclia , spretis canonibus, sic capti-
ves detinere seu detinendos permillere et facere, magnasque pecuniarum
summas ab eisdem extorquere, ac plurima alla nefandissima crimina et
maleticia tam in ecclesiasticos quam seculares personas earumdem civi-
tatis et patriarum committere, devastare et ad desolationem reducere :
seu saltem ad hoc consilium , auxilium , favorem , vel consensum et man-
datum praestare non abhorruit ^ Et quamquam ex tune gravibus damnis et
expensis subditorum praetactarum ecclesiae, civitalis et patriae Leodiensis ,
comitatusque Lossensis, per médium reverendissimi in Christo patris et do-
' Hoc loco notât a Wachtendonck quae se-
quuntur : <• Iste praedictus dooiinus Johannes de
Quercu, erat inter primo» in capitulo. Leotiiensi
vir opulenliis et magnae aactoritatis , factus
Perusii decretorum doctor. Is tempore domini
Ludovic! de Bourbon episcopi Leodiensis fuerat
legatus missus ad Paulum secundum pontifî-
cem maximum occasione interdicti et XI" duca-
torum eo nomine petitorum. Scribit se in Hoyo
(cum magislro civium et milite captum fuisse
anno 1483 nuUa culpa praecedente, tempore
guerrarum , incarceratumque in turri Damiet-
tae, et quod pro liberatiooe sua extorserint
ipsi 1 400 florenos rhenenses , uti patet in roar-
ginibus chronici Leodiensis propria sua manu
scripti , quem babeo. Is fundavit unum altare
in Hervia , quod adbuc eju» consanguinei jure
patronal us conferunt , et modo 1608 hujus
altaris est rector dominus Jaspar de Quercu
quem ex sacro fonle baplismatis suscepi. Pu-
blicaverat is, pro tune canceilarius in ecclesia
Leodiensi, electionem faclam domicelli Joannis
de Marca, uti ex praecedentibus constat, et ex
hoc praesumendum odium domini de Home in
eum. »
ANALECTA LEODIENSI A.
781
mini domini archiepiscopi Coloniensis dictae ecclesiae Leodiensis metropo-
litani , illustriumquc principis et dominorum ducis Montensis et Juhacensis ,
comitumque de Nossouwe et Moirse ac plurium aliorum dominorum per et
inter antedictos dominum Joannem de Horne , tune electum confirmatum
Leodieusem suosque fratres , videlicet comitem de Horne , et dominum de
Montigny, ac alios eorum complices ex una , necnon venerabiles dominos
decanum et capitulum praetactae venerabilis et insignis ecclesiae Leodiensis,
nos quoque Everardum , Robertum , et Robertum ac quondatii Wilhelmum
et Adulphum de Marca, nostrosque complices et amicos necnon très status
civilatis et patriae Leodiensis comitatusque Lossensis ex alia partibus, pax
iterato fuerit in oppido de Tongris inita, firmata et conclusa, necnon per
eosdem dominum Joannem de Horne , et suos fratres solemniter jurata , si-
gillisque eorum etcaeterorum aliorum principumet dominorum preatactorum
sigillata, ac magnis pecuniarum poenis vallata , in qua inter alia iidem do-
minus Joan nés de Horne, eleclus, et sui fratres, praefatum quondam domi-
num Wilhelmum de Marca et suos fratres alque adhaerentes, una cum eorum
servitoribus in patria ecclesiae Leodiensis , de et pro quibuscumque causis
seu factis in antea habitis et cotnmissis, de et a violentia contra quoscumque
eosdem invadere , seu damna in corpore et bonis eisdem via facli violenter
inferrç, volenler defendere et eisdem assissentia m omnimodam praestare, et
se ad hoc una cum tribus statibus civitatis et patriarum praetactarum obli-
garunt. Promisitque similiter et se obligavit idem dominus Joannes de Horne
tune electus nuncque episcopus Leodiensis, etc., quascumque alligationes
et confoederationes, cum quocumque principe aut domino, civitate, pro-
vincia aut oppido per eum in antea factas, revocare et eisdem renuntiare , et
se deinceps cum quocumque principe , aut provincia quacumque , sine con-
sensu trium statuum civitatis et patriae Leodiensis et Lossensis praetac-
tarum non obligare seu confoederare deberet quoquomodo : praeraissisque
mediantibus et salvis , antefatus dominus Joannes de Horne , tune electus
nuncque episcopus Leodiensis, cum solito per eum solemniter praestito jura-
mento , in quo inter alia juravit inviolabiliter observare pacem quae dicitur
de Fexhe , qua cavetur , quod ipse dominus eleclus episcopus Leodiensis
omnes et singulos ipsius civitatis et patriarum praetactarum vassallos, cives,
incolas , subditos et inhabitatores quoscumque juridice aut legidice per suos
judices compétentes, sub quibus degunt et subesse dignoscuntur , tractare,
782
ANALECTA LEODIEÎNSIA.
ac fraocisias et privilégia atque liberlales civitalis el patriarum hujusinodi
servare iliaesas deberet , ad realem el actualem possessionem ipsiiis ponliti-
calis di(rnitatis admissus , receplus el iiilronizaliis fueril : el post haec et a
subdilis civitatis et patriarum praetaclarum ex gratia speciali magnam sub-
ventionem bene ad quinqua^rinta iniilia floreiioruni rhenensium ascendentem
( sub spe quod vassallos el subdictos suos sic gratiose el bénigne regere et
Iractare deberet) habueril el receperil : sicque eliam antefatus quondam do-
niinus Wilhelmus de Marca^ miles vassallusque ipsius ecclesiae Leodiensis et
ejusdem dominiepiscopi non mediocris, ac clericus et civis antetaclae inclytae
civitatis Leodiensis, ciim unica et virgine conjugatus, et ut talis privilegiatus,
in praemissis omnibus plenarie conHsus. praefatum dominum Joannem de
Horne, episcopum, elejus fratres de HorneetMontigny,cum omni revereulia,
honore et benevolentia, atque familiarilate, cum eisdem comedendo, bibendo,
ludendo et quandoque dormiendo , pecuniamque suam eisdem mutui ami-
cabilis titulo concedendo , fraternalique amore conversando , usque ad diem
amaram infractalam prosecutus fuit, adeo etiam el in tantum , quod ipsi
dominus .loannes episcopus el sui fratres nullam penitus causam odii vel ran-
çons adversus euujdem dominum Wilhelmum assumere poteranl. Nihilo-
niinus tamen antedicti domini Joannes episcopus et sui fratres de Horne el
Montigny , alias diabolica suggeslione ducli , quadam feria sexla anle festum
nalivitatis beati Joannis Baptislae jam novissime praeterili ^, qua insimul cum
ipso domino Wilheimo infra domum habitationis suae propriam, in oppido
S. Trudonis, eo tune de mane jentacuium fecerant, el plures mutuas ami-
cabiles (licet dolosas el conficlas) conversa tiones et festi\aciones habuerant,
et qua etiam die ipse dominus de Montigny eodem domino W ilheimo (quem
nepolem suum nunliavil) mantellum unum de rubro scarlato ficle et dolose
amiciliae tilulo propinaverat, in morlem el sanguinem ejusdem domini Wil-
helmi mililis famosissimi conspirantes et sitienles, eumdem dominum Wilhel-
mum suis Bctis el dolosis blanditiis exhorlarunl , qualenus ad conducendum
elassociandum ipsum dominum episcopum, se versus Brabantiam accessurum
dolose asserentem, extra praetaclum oppidum S. Trudonis usque ad campum.
ad videndum cursum cerlorem equorum , venire vellel. El cum exlunc idem
dominus \\ ilhelmus precibus seu exhortationibus anletactis obtemperando ,
/
I Vide supra , p. 772 not. 2.
ANALECTA LEODTENSIA.
783
cum eisdem domino Joanne epîscopo et suis fratribus causa honoris el ami-
ciliae impendentis veniret, ipsi domini Joannes episcopus el sui fralres, una
cum pluribus balistariis in quodam loco absconso in ipso campo latitanti-
bus et ad hoc subornalis, balistas lensas et sagittas suppositas et aliorum
armorum gênera secum habentibus, eumdem dominum Wilhelmum , ipsius
domini episcopi et ecclesiae Leodiensis, ulpraemillilur, vassallura nobilem, cle-
ricumque accivemLeodiensem, communiler moram faciendis, cum una et vir-
gine conjugatum , ac in habitu et tonsura clericalibus pro tune constitutum,
tanquamagnum ad occisionem ductum, el dolo seu fere osculo traditum, ausu
delestabili atque sacrilego hostiliter crudeliterque ac tyrannide et traditorie
cilra injuriam de quo protestamur, invaserant, circumvallaruntin morlem ejus
clamando , et ad hoc omnimodam disposilionem faciendis, iisque mediantibus
manus suas temere violentas in eumdem injecerunt, alque eumdem invilum
el quantum potuit renilentem per vim ac violenter captivarunt, atque capti-
vum non quidem juridice aul legidice impelilum seu convictum , de el a
dominio praetacti oppidi S. Trudonis per patriam Leodiensem et comitatum
Lossensem , in et ad oppidum Trajectense , ubi lex patriae Leodiensis ne-
quaquam cursum habel , duxerunt invilum , el inibi die immédiate sequenti
de mane die praemeditatis crudelilerdetruncarunt, necarunlque eldeca-
pilarunt, seu id fieri fecerunt, mandarunt el procurarunt, aul id facientibus
consilium praestileruut, auxilium et favorem, suspensionis a divinis et excom-
municationis , ac alias poenas et censusas de jure et stalutaria dispositionc
inflictas ipso facto damnabiliter incurrentes; nec non perjurii iniquaeque tra-
dtlionis atque perfidiaeet clericidii crimina commillendo, et praemissis tradi-
toriis , perfidissimisque ac detestabilibus criminibus et deliclis in personam
antefali quondam domini Wilhelmi de Marca commissis; praefatus dominus
de Montigny, ipsius domini Joannis episcopi frater, et capitaneus per ip-
sum dominum episcopum deputatus, non satiatus, sed per amplius in sangui-
nem filiorum ejusdem domini quondam Wilhelmi de Marca sitiens , ac ad
majorera crudelilatera et Iradilionem commiltendam accensus , diabolicaque
suggeslione duclus , nonnullos viros armorum , videlicet Joannem diclum
Grand Johan. le capitaine borgne, Pierre de Mealx Poulet, et L'Angelo de Re?is,
eorumque complices pro lune in servicio nobilis viri el domicelli Joannis de
Marca, filii legilimi et primogeniti quondam domini Wilhelmi de Marca, ut
praefertur, crudeliter tradili et inlerempti, seu ejus amicorum exislentes et
784
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
78o
proprielalem eorumdem lenenles . ad hcc ut ipsi viri el servilores ejiisdem
domicelli .loannis seu amicorum ejiisdem ., antedictum domicellum Joanoem
eorum dominiim seu magistruni traditorie caperent, atque captivum una cuni
Castro de Franchimont sibi domicello Joanni pio certa ma^jna pecuniaesumma
impignorato et obli^rato * , ac in manibus ejusdem domicelli Joannis légitime
ioco piguoris deposilo, in et ad ipsorum dominorum Joannis episcopi, de INlon-
tigny sui fratris^ seu allerius eorumdem , vel saltem certorum balistariorum
el armatorum eorundem dominorum episcopi et de Montigny, ad hoc in
certo propinquo Ioco illic transmissorum^ ad opus eorumdem dominorum
episcopi et manus Iradentes et deliberarent, cum et mediante certa raajjna
pecuniarum summa in parte praefalis Johan . le (irant Johan et Petro, dicto
Piere de Mealx, servitoribus ipsius domicelli Joannis. pro arris ad finem prae-
lactum soluta, et pro residuo eisdem promissa , jam noviter alque recenter
conduxit et subornavit seu conducere etsubornare, seu conduci etsubornari
facere non adhorruit, literas suas obligatorias patentes sigillo suo sigillatas,
eisdem virisdesuper Iradendo et deliberando, prout nonnulli ex eisdem viris
sic conductis seu eorum complicibus ad quaeslionem posili , idipsum factum
expresse recojrnoverunt, ul attestatifuerunl, ac in hoc constanter decesserunt.
Quodque per diclos dominos episcopum seu Monlijjny ac eorum balistarios
ad praemissa niissos non stetit , quominus haec facta et perpetrata fuerunt,
falsae traditionis crimen denuo committentes et graviter delinquentes. Et
quamvis praenarratis flagitiosis perfidissimisque ac detestabilibus ipsius do-
mini episcopi et suorum fratrum traditionibus criminibusque et delictis in
personam quondam antedicli domini Wilhelmi de Marca famosissimi militis
ut praefertur commissis, ad civitatem Leodiensf m ubi nos antedicti Robertus
de Marca, ejusdem quondam domini AVilheimi frater, aclNicolaus. ejusdem
Roberti filius, et piures alii nostri consanguinei , fautores, amici et servitores
pro tune fuimus , et extiterunt delata et perventa ex tanta iniquisissima per-
fidie in tantum famosissimum virura commisse, in eadem ci\itate et non im-
merito eo tune illico gravissimus excitatus existens insultus et populi commo-
tio : adeo et in tantum quod culpa ipsius domini episcopi de maxima sedilione
propterea in populo tam intraneo quam extraneo commiltendo videbatur in
hujusmodi insultus et populi commotionis primis motibus valde ferventibus.
' Vide supra C06.
Et postea de ac nostri ftoberti de Marca, Guidonis de Kanne, militum , Nicolai
de Marca et Pétri Rocquart ac aliorum nostrorum amicorum et servitorum
adjutorio seu assistentia gratiose extinctis , ipsius domini Joannis episcopi et
suorum fratrum culpa per aliquas particularespersonas, ex arrupta furia prae-
nominati domini , Petrus Duys et Joannes presbyter et quondam Gerardus
Vanden Lare, utpraetenditur, clericus deoppido Trajectensi, ubi praetactum
neFandum scelus in personam antedicti domini Wilhelmi de Marca eo tune
recenter perpetratum extitit, oriundi seu inibi moram facientes; pro tune in
eadem civitate pro suis peragendis negotiis existentes, ex eo quod de Trajecto
essedicebantur, in vasi, laesi et vulnerati exstiterunt. uli praetenditur, adeo etiam
quod ipse quondam Gerardus ex laesione sibi illata vitam finierit humanam.
DumqueGodenolus deEldris, canonicus et scolasticus Leodiensiscancellarius,
Renerus Bormans, Sancti Pétri, Egidius de Lapide, S. Crucis decani, et Petrus
Coelensoen, S. Dionysii ecclesiarum canonicus, et in eorum domibus recepti
captivi seu se et bona sua de vi abscondere aut fugitivos reddere compuisi fue-
runt : praefatusque dominus Joannes de Horne, episcopus Leodiensis, de et a
civitate Leodiensi praeterita ac nonnullis aliis locis patriarum ipsius ecclesiae
Leodiensis absens seu seclusus ac dominio et superioritale inibi sibi com-
petentibus quoad regimen et exercitium illarum impeditus fuerit el existai;
nosque nonnullos servitores et socios armorum , pro noslra et dictarum civi-
tatis et patriarum defensione , in eisdem civitate et palria pênes nos ha-
buerimus et tenuerimus et ad hoc collectam aliquam receperimus. Tamen
propter praetensa praenarrata crimina, ad falsam suggestionem cujusdam Ar-
noldi Alberti praetensi procuraloris fiscalis ipsius domini Joannis, episcopi,
nobis imposita , in quibus nullam penilus habuimus aut habemus culpam ,
neque consilium . auxilium , favorem seu assislentiam ad hoc , sed potius pro
defensione et praeservatione praefatorum dominorum et servitorum ipsius
domini Joannis episcopi, et ne laederentur seu afficerentur, assislentiam nobis
possibilem adhibuimus, per antefatura dominum Joannem episcopum, judi-
cem in ea parte suspectum el parlialem , excommunicari , anathemalizari ,
aggravari et reaggravari nequaquam debuimus neque debemus , prout nec
ecclesiasticum interdictum et cessus a divinis per eumdem dominum episco-
pum seu ejus officialem in dicta civitate Leodiensi aut aliis locis, ubi nos do-
minos Everardum, Roberlum de Marca, Guidonem de Kanne, milites, el alios
eorum complices, declinare seu slare, comedere, potare aut pernoctare con-
99
786
ANALECTA LEODIEiNSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
787
ligerit, poni aiit declarari debuit neque debel ; preserlim viso et allenlo quod
nos et alii ad hoc interesse habenles ad videnduin taies declarationes ac cen-
surarum fiilminaliones fieri seu informationem débitant aut summariam de-
super recipi ad allegandum causam rationabilem , quare fieri ea non debeant,
uti deberemus légitime vocali non Fuimus neque fuerunt. Praefatusque domi-
nus Joannes de Horne episcopus uli praenarralur in culpa omnium praemis-
sorum nobis lemere impositorum et aliorum praenarratorum exlitit et est.
Unde damnum, quod sua culpa sentit, sibi, non alleri, imputari débet. Ipseque
eliam dorainus Joannes episcopus per praenarrala flagitiosa perfidissiraaque
et delestabilia crimina , per eum et suos fralres atque servilores tam conjunc-
tim quam divisim coraraissa , et quae in dies ac incessabiliter in subditos suos
committunlur et perpelrantur , se penitus inhabilem et inidoneum (citra in-
juriam) reddidit et reddit : et ob hoc tanquam partialis, suspectus et incom-
petens judex et execulor in ea parle exlilit. jNihilominus tamen diebus decera
nondum effluxis, prout quadam vaga relatione ad nostrum (seu aliquoruui
nostrorura)pervenit audilum^ antediclusdominus Joannes de Horne episcopus
(citra injuriam) praenarratorum crudelium nefandorumque maleficiorum et cri-
minum principalisperpelrator, inhabilis, suspectus et incompetepsin ea parle
judex el execulor, ad praefali Arnoldi Alberli praetensi sui procuraloris fiscalis
sinistram injustamque insinuationem seu petitionem , afflictionibus praetactis
graviores superaddens afflictiones per certas suas patentes laies quales lilleras.,
innosRossealde VVandres, CollardumleHuere, Egidium^dictumGilkinet, Egi-
diumdel'Abbaie, HenricumdeKock, Joannemdel Heye, GodefridumdeCbiney
et Theodoricum , dictum Thirion deThylo, tanquam praenominati Gerardi
de Lare , clerici , uti praetenditur , occisores, et dominorum Pétri Duys et
et Joannis Haller, presbylerorum, percussores el oflFeusores, in praemissis ta-
men minime culpabiles ac penitus insonles, senlentiam excommunicalionit
et anathematis per dictum canonem , Si quis suadente, etc., ac statuta pro-
\incialia Coloniensia et synodalia Leodiensia , desuper uti praetenditur édita
latam firmiter observari , innovari et aggravari , singulis dominicis diebus el
feslivis , candelis accensis exlinctis et ad terram projeclis , campanisque pul-
salis, nos noslrasque familias extra ecclesiam teneri et a divinis vilari fecil,
praecepitque el mandavil , nobis ad videndura el audiendum super praetactis
criminibus et excessibus seu illorum notorietale debilam aut summariam in-
formatioDem fieri et recipi , vel ad allegandum causam , qua liaec fieri noo
debuerint neque debeant , in jus coram eo aut aliquo competenti judice non
vocatis, nec auditis neque conviclis, quod tamen de jure omnino faciendum
exlitit. Et nihilominus nos nec non ecclesiasticas personas et cives civitatis
Leodiensis, quoad ecclesiaslicum inlerdictum propler praetensa praetacta
crimina observandum seu declarandum, coram officiali suo in oppido S. Tru-
donis residenti , cui vices suas in hujusmodi negotio commisit et committit,
in et ad in idem oppidum , ad quem locum obstantibus ferocibus guerris
per ipsum dominum episcopum et suos fratres et eorum complices in patria
Leodiensi el comitalu Lossensi ac dicto oppido S. Trudonis , ubi dictus de
Montigny de praesenli ad incendia el incendiorum exactiones per totam
patriam commiltenda existit et residet, et dielim pendentibus et existenti-
bus, ac etiam vehemenlemperfidiositatem per eosdem dominum episcopum et
suos fratres, ut supra narralur (citra injuriam , de quo protestamur) commis-
sam , nobis ncquaquam tutus palet accessus , ad cerlos diem et horam etiam
incompétentes cilari fecil et mandavit, contra Arnoldum praetensum procu-
ralorem fiscalem , ad videndum et audiendum per eumdem suum commissa-
rium judicem , nobis ex causis praenarralis suspeclum el penitus incompe-
lentem . de et super praemissis summariam informationem sua auctoritale
per testes el alia recipi; sicque desuper summarie el de piano informari, ac
informatione propria recepta , per eumdem dominum episcopum . seu ejus
commissarium anletactum pronunliari, decerni, et declarari in praetîicta
inclyla et insigni civitate Leodiensi , ubi , uti praetenditur , praetacta delicta
dicuntur seu praetenduntur forecommissa , ecclesiaslicum inlerdictum etces-
sum a divinis officiis, juxta statutorum synodalium Leodiensium lenores,
observandos fore et observari debere. El consequenter nos Everardum , Ro-
berlum el Roberlum de Marca , Guidonem de Kanne, milites, et singulos
alios praenominalos, qui propler gravissimam perfidiam in antediclum quon-
dam dominum Wilhelmum de Marca , mililem, clericumque et vassallum ac
civem ecclesiae el civilalis Leodiensis, ut praenarralum est, commissam , et
tolalem diffidcntiara , quam el non immerito , nedum nos , sed lolus commu-
nis populus civilalis et palriae Leodiensis, adversus ipsum dominum episco-
pum gerimus et habemus, atque gerit el habel , compuisi fuimus et sumus
pro nostra defensione el lutela génies armorum pênes nos habere et tenere,
ac eivitalem et patriam Leodiensem comitatumque Lossensem illorumque
subditos pro viribus noslris contra ipsius domini episcopi et suorum fratrum
788
ANALECTA LEODIENSIA.
continuas invasiones, depraedationes, rapinas et laliiamm gravissimarum
impositiones , incendiique perpetraliones, exactiones et exlorsiones , et ad
tolalem deplorationem , depopulationem patriarum et terrarum ( proh do-
lor!) tendentes defendere, ad suam nefandam peifidiosilalera amplius in
nos et fautores nostros commiinesque subditos ejusdem patriarum praetacta-
rum et civitatis continuando et perficiendo, sub poena excommunicationis
latae senlentiae, sua praetensa aucloritate per litteras suas antelaclas moneri
et requiri fecit quatenus infra viginti quatuor horai um spatium post hujus-
modi monitioncin immédiate sequens , civitatem et patriam Leodiensem exi-
remus, ac eum inibi, juxta suae voluntalis libitum, disponere permitteremus
praemissis omnibus non obstantibus. Alioquin hujusmodi viginti quatuor
horarum spatio elapso, nos excommunicationis sententiae subjacere et ex-
communicatos esse, ac palam et publiée in ecclesiis denuntiari decrevit,
praecepitque et mandavil. Et nihilominus civitatem Leodiensem praelactam
etalja loca quaecumque patriaeetdioecesisLeodiensis, quametnosnostrosque
complices et fautores et adhaerentes, auxiliumque consiliumetfavorem nobis
praestanJes et exhibentes, ac qui praestiterunt , praestabunt aut praestare
conabuntur in futurum, occupamus de praesenti, seu in quibus sumus, ac ad
quae et in quibus nos conjunctim vel separatim venire, bibere , comedere,
negotiari, pernoctare, seu alias declinare contigerit, ecclesiastico inter-
dicto, atque in singulis ecclesiis civitatis Leodiensis et locorum praetactorum
post lapsum viginti qualuor horarum spatii praetacti hujusmodi ecclesiasticum
interdiclum et cessum a divinis firmiter servari praecepit et mandavit nobis
et ains tam ecclesiasticis quam saecularibus personis ad ea interesse habenti-
bus, ad praemissa fieri et declarari videndis vel causara, vel causas rationabi-
|es, SI quas contra praemissa quare ea fieri non deberent , haberemu», seu alii
interesse habentes haberent, allegandis et proponendis, minime vocatis in
judicio neque auditis, licet perperam injusteque et de facto; nec non taliter
qualiter contra omnem juris ordinem. Et quia per taies quales ipsius domini
episcopi fulminatas statutorum litteras et inibi contenta, poenarumque et
censurarum ,declarationes et executiones; illarumque praetensam suspensio-
nem et continuationes , ut asseritur, factas, caeteraque praemissa gravamina
omnia et singula contra juris ordinem impetratas et obtentas et factas atque
continuatas, ac omni juris, legis et rationis fundamento carentes, prout in
deductione causae appellationis, dante Deo, lucidius deducetur. Sentiraus nos
ANALECTA LEODIENSIA.
789
nostrosque complices et fautores ac nobis adhaerentes et adhaesuros indebite
et injuste fore et esse gravatos, et oppressos. Timeamusque verisimiliter per
illos et illorum occasione peramplius in futurum gravari et opprimi posse ; id-
circo praemissis et aliis causis in futurum clarius declarandis et deducendis
attentis, ab hujusmodi praetensarum litterarum statutorum fulminatione
impetrationeque et concessione, poenarumque et censurarum inibi taclarum
declaratione , monitioneque et singulis aliis inibi contentis , illarumque exe-
culione praetensa, contra nos factis decretisque, petitis , concessis et factis
ac comminatis ;et in quantum quovismodo contra nos factaeetconcessaesunt,
seu factae videntur, tanquam iniquis et injustis, illarum nullitale salva ac ab
omnibus et singulis gravaminibus, damnis, molestiis, perturbationibus, prae-
judiciis et detrimentis, per et propter illas seu illarum occasione nobis tam
conjunctim quam divisim comminatis ac inferendis, quodabsit, quodiibet
in futurum; in bis scriptis provocamus atque propterea melioribus via
modo, jure, causa at forma quibus possumus et debemus pro nobis nostris-
quecomplicibus et fautoribus nobisque adhaerentibus et adhaesuris, contra
et adversus praelibatos dominum Joannem, episcopum Leodiensem , judicem
suspectum et incompetentem , necnon Arnoldum Alberti, ejus procuratorem
fiscalem praetensum , impetrandis, ac alios quoscumque factum hujusmodi
concernendis seu eis in ea parte adhaerere volentes et adhaesuros; ad sanc-
tissimum in Christo patrem et dominum nostrum dominum Innocentium, pa-
para octavum , et ejus sanctam sedem apostolicam seu illius legatum aut
nuntium , vel commissarium apostolicum ad hoc poleslatem specialem vel
generalem habentem et infra suae legationis hmites existentem seu saltem re-
verendissimum in Chrislro patrem et dominum Hermannum, Dei et aposto-
licaesedis gratia, archiepiscopum Coloniensem et ejus sedem metropolitanam ,
in bis scriplis provocamus et appellamus , apostolicosque nobis dari et de illis
responderi petimus, iterum petimus et repetimus, instanter, instantius et
instantissime, si quis adsit qui nobis illos dare et de eis respondere possit aut
velit. Submiltentes nos tam conjunctim quam divisim nostrosque complices
et fautores ac nobis adhaerentes et adhaesuros , ac causam nostram supratac-
tam protectioni , tuitioni et defensioni antedicti sanctissimi domini nostri do-
mini papae ejusque sanctae sedis apostolicae , seu illius legati , aut nuntii vel
comraissarii ad hoc polestatem specialem vel generalem habentis , seu saltem
antedictum reverendissimum dominum dominum archiepiscopum Colonien-
790
ANALECTA LEODIENSÏA.
sera et ejus sedis raelropolitanum. Protestantes lam conjunctira quam divisim
de liac nostra appellatione et provocatione iiilimanda et insiriuanda^ notiti-
canda et prosequenda , addendaque, minuenda , corrigenda, mutanda et in
meliiis, si opus fuerit, ac toties quoties nobis seu alteri nostrum videbitur
expedire reformanda. Quodque de praemissis omnibus et singulis , quae ci-
tra injuriam ipsiiis donnini episcopi aut cujuscumque alterius pro justiBca-
lione nostrae appellationis dicimus et proponimus, nobis valeant ea quae
probabimus citra tanien omnis alicujus superfluae probationis ac alias, ut est
juris, moris alque styli , super quibus petimus a te notario publico nobis seu
alteri nostrum fieri instmmentum unum publicum aut piura.
MS. de tf^achtendonck , de la biblioth. royale de Bruxelles ,
comparé avec une copie de l'époque.
cxvm.
IX CAU8IS , QUAE INFERIUS NOTANTUR , CONSTAT SATIS LUCVLENTER OBERRAKE LEODIENSES
PLURIMOS,QUI EXCABCATI NON PERTIMESCUNT PROPRIUM EORUX CALVMNIARI ET ACCUSARE
DOniNUM , EX QUO DIEBUS ISTI8 NOVISSIMIS PERMISIT CUl LEGE ET JtSTITIA DOIINUM
WILHELMUn DE MARCKA EAM RECIPERE MERCEDEl QUAM PECCATA IPSIUS MERVERUNT SAE-
PISSIUB ^.
Prima causa. Si spatio long^iori potuisset supervivere dominus Wilhclmus
brevissime et infallibiliter praestolabatur reverendissimus dominus Leodiensis
sui ipsius ab administratione destitutionem scandalosissimam et fortasse totius
episcopatus privationem abhominandam. Quomodo autem hoc fieri potuisset
taliter ostenditur : nam efiBcienle domino W ilheimo, fuit hucusque faliaciter
retardata solutio illius pecuniae , ad quara juxta tractatum et promissa Leo-
dienses se obnoxios alias coustiluerant. Neceliam sensit dominus Leodiensis
' Tali» esl in MS. codice inscriplio hujus do- a Marcka, continet. Re« ip»a déclarât documeo-
cumenti, quod Episcopi Leodiensis juslificatio- lum eodem anno 1485 fuisse exaralum.
Dem seu apologiam, quoad supplicium Wilhelmi
ANALECTA LEODIENSÏA.
791
quod ipsi Leodienses de proximo cum a débite redimere quovismodo inten-
derent , cum eorum voluntates erant suasu praefati domini Wilhelmi omnino
depravatae. Optime enim cognovit dominus Wilhelmus quod ob defectum
solutionis antediclae mercatores Lumbardi censuras fulminatas, infatigabili
mora, contra dominumet singulos ejus fidejustores nequaquam exequi desti-
tissent, unde mox ipso jure oportuisset dominum ab exercitio pontificalis
dignilatiset omni administratione peniluscessare. Etinpraefatocasu dominus
Wilhelmus jam caute disposuerat suflFragio aliquorum in capitulo, in civitate
suum efficere filium administratorem patriae et dioecesis. Pensato quippe
eveutu supradicto , deberent merito Leodienses usque ad ruborem confundi
qui suum calumniantur et mordent principem , propter eam justitiam quam
recle jussit fieri contra delinquentem , cum scriptum sïiProverbwrum œvii' :
« Non est bonum perculere principem , scthcet h'ngua, qui recte judicat , etc. »
Mirabilis horum conditio hominum in Leodio. Non enim commémorant epis-
copi eorum, sacerdotis cujusdam et innocenlum plurimorum trucida lionero,
sed bene auclorera necis, qui occubuit per legem, luctuose deplangunt, in
hoc satis demonsUantes quo cultu et quali affectione illos semper prosequan-
tur qui propriis eorum dominis soient infesti esse et obsistere. Rem profecto
non novam . imo veterem notam et usitalam , quoniam ultra memoriam homi-
num nemo unquam episcopus cum pace et gaudio diem clausit novissimum
m Leodio. Quid vero mali nunc egit dominus reverendissimus Leodiensis per
justitiam quae facta est , nisi quod suae utilitati et patriae cum jactura do-
mini Wilhelmi consuluit, prout juris equitas suadet atquepermittit in hujus-
modi casu. Ad hune nempe finem suffragatur optime illud Innocentii papae
ad honorem de auctoritate et usu pallii , ubi sic scribit cuidam legalo cardi-
uali videlicet : i- Si oporleat ut vel nos vel lu ex hoc negotio confundamur, eli-
gemus potius te confundi , quam laedamus sedis apostolicae dignitatem. » De
multis namque millibus hominum vix esl unus episcopus qui non maluisset
per justitiam virum dictis confundi quam suo episcopatu tam ignominiose et
confusibiliter privari. O quam contumeliosa et insatiabilis fuisset laesio reve-
rendissimo domino Leodiensi ejusque lineae consanguinitatis , fidejussoribus
et amicis suis , si , velul statuerat dominus Wilhelmus, ipsum expellendo tam
enormiter sauciasset, unde incunctanter novum bellum, strages et innume-
rabilium advenisset excidium. Lèvent idcirco oculos in directum Leodienses
ut videant qualiter prostrati fuerunt et abducti , laetenlurque de ea justitia ,
792
ANALECTA LEODIENSIA.
per quam redempUis est eorunri episcopus ab intolerabili confusione, quam
alias verisimililer nuiiquam evassissel nisi per allerius laesionem.
Secunda causa. Nisi in lempore raigiasset ab hoc saeculo dominus Wil-
helmus , niinquam solus el insolidiis reverendissimus dominus Leodiensis
suum potuisset regere episcopalum , quemadmodura faciunt aiii episcopi per
universum , sed habuisset semper compelitorem et correctoiem dominum
Wilhelmum, necnon el omnes de beuda illius. Oslendilur haec proposilio :
nanj per tractaUim Tongrensem omni iniquitate et multiplici dolo suffultum
ac divinae legi contrarium , quem peiplexus alque in extrema fere necessi-
tudine constriclus iniit , dominus reverendissimus Leodiensis taliter se-
ductus erat quod dominia majoris importanliae et uberiora palriae ofKcia
remanserunl in manibus domini Wilbelmi etsuorum. ila ut vix licuit aliquid
facere domino, nisi quod fuit illi et suis placitum. Primo posthaec vidit
talem negotiorum babitudinem dominus reverendissimus Leodiensis quod
suum majus concilium integraret ex illis etiam qui consulendi nullam vel ad
minus insufBcientem habuerunt aptiludinem, nisi duntaxat quod in singulis
agendis vices gesserunt fidelissimos domini Wilhelmi cum intuilu eos domi-
nus elegit invilus consiliarios. Et ultra banc largam dominandi aiictorilatem,
quid non fuit satiatus dominus Wilhelmus? semper telendit indusiriose ad
ampliorem , ulpote docet sati experienlia. Num praeler Stockhem . France-
mont, Sarraneum , Boelyon et Longe-Caslrum satagebal consequi Greven-
broeck, necnon quaedam alia magna loca, etc. In sancto Trudone pedem
taliter fixit et per liberaturas , vestes ac suasus versipellis ibidem sibi invisce-
ravit homines , quod in aliquo casu periculoso fuisset dicto oppido usus. non
solum contra dominum Leodiensem , sed etiam ducem et vicinas patrias. Ipse
Rocha, actor domini Wilhelmi ,astutissimusinventor,jam Montfort, castrum
valde forte, accumulavit, quod etiam fortificat in dies. Dominus Robertus
fuit plurimum intentus ad emeudum Kiekenpoes cum inlentione fortiHcandi
iliud. Item subtili providentia acquisivit per matrimonium Filii sui dominus
Wilhelmus dominium et fortalitium de Keyken nec fuit alia intentio iiujus
latae acquisitionis , nisi quod dominum reverendissimum Leodiensem et ejus
successores in futurum Arenbergenses per hujusmodi dominia arctius cons-
trinxissent. Item quoad officia est idem quasi sermo. Nam praeter villicatus
Leodiensem , Huyensem , Montenakensem, et baliiviatus Hasbaniae, Condroes
ac alia pulchra officia per quae dominabatur votive Arenberch , disposuit ad-
ANALECTA LEODIENSIA.
793
hue circa instans feslum Jacobi legem pro libito suo habere in Leodio, vide-
licet burgimagistrura Rocha cujus nulu et con-
silio cuncta fuerunt hucusque gesta, necnon etiam el similes ministeriorum
gubernatores, quorum ope et corrupta volunlale omnia fuissent acla juxla
vota domini Wilhelmi. Item , ne tandem fuisset aliqua reservata domino juris-
dictio , tantuni egit dominus W^ilhelmus sub specie cujusdam simulalae aequi-
latis, quodfueruni constilutinonnullicommissarii, omnes deligaejus, quisin-
gula negotia ex bello descendenlia judicarent, dans inlelligere populo levi in
Leodio quod taie judicium esset ad loliendum mullas lites in patria. Placuit
haec seditiosa inventiomulliludini, quae non modicum formidabat, quod per
jusliliam ordinariam plures fuissent cohercili ad rcslilutionem injuste ablato-
rum. Hi profeclo commissarii omnis jusliliae immemores non solum contra
bonos et pro suis judicabant, verum etiam omnes causas ad officialem et sca-
binos hinc inde pertinentes cognoscere voluerunt. Horum rêvera adeo in im-
mensum excrevit aucloritas praesumpla, quod evolutis aliquot diebus, tota
pêne fuisset extincta domini jurisdiclio temporalis et spiritualis. Praeterea nt
nunquam deficeret in attenlatis suis el regimine dominus Wilhelmus, sedilio-
sum et conspiratorium percussit foedus Leodii cum bis qui vulgo decem ho-
mines nuncupantur, et sunt isti pars insigniorum civitatis ac bannalis leucae,
quibus solum pertinuil juxla usus veteres el primaevam inslilutionem domino
et legi per arma in arduisassislere. Sed nuncproh dolor! aliter persuasi obliga-
verunl forte se, ut inlerteneanl dominum Wilhelmum et singulos de sanguine
ejus, quodque etiam illi qui tempore malo et rebellionis extra Leodium fue-
runt el de adhaerenlia domini Leodiensis arma et officia gerere nunquam
permitlerenlur in civitate , quasi bene agenlibus poena deberetur Leodii
alque peccalores laudandi forent in desidcriis eorum et iniqui benedicendi.
Quantum, inquam , mililet istud conlra dominum Leodiensem el quorsum
perrexil hujusmodi conspiratio, crimen laesae raajestalis aperle sonans non
possel levi sermone exprimi. Quis igitur miretur et slupeal, si dominus reve-
rendissimus Leodiensis non volueril hune hominem et tantarum iniquitalum
auctorera habere concurrentem , attenta sedis aposlolicae senlentia quae epis-
copo Leodiensi soli el non alleri mixtum et merum imperium adjudicat, ac
per cujus effîcaciam continentia praefati Iractatus Tongrensis penitus mortifi-
canda venit. Quomodo tamen in malis praemissis fides restringilur el juramen-
lum non sil semper observandum , quod minus caute faclum vergit in pejo-
100
794
ANALECTA LEODIEiNSlA.
ANALECTA LEODIENSIA.
795
rem exilum habelur 22, q. 4' per lotum; ul utinatn Leodienses non lam
fie(|uenler suorurii episcoporiiinjuramerilacommemorenl, sed magis propria,
(pium ab armis iiiultis eoiumdeiu Iransgressoies salva honeslale probabililei*
argui posseul, maxime quaiido intuitu diligenli coiisiderabitur C. de forma fide-
tilalis 22 «j. v., in quo capilulo sic dicilur: uQiii domino Hdelilalem jurât isla
sex sempcr débet in memoria habere , videlicel incolume , tutiim , honestum ,
utile, facile, possibile. Incolume, ne sil in damnum domino de corpore ejus;
tutum, nesit ei in damnum de secreto sue vel demunitionibus suis, per quas
tutus esse potcst^ honestum, ne sit ei in damnum de justitia sua vel de aliis
causisejus, quae ad lionestatem ejus perlinere videnlur; utile, ne sit ei in
dannium dt; suis possessionibus ; facile, vel possibile ne illud bonum , quod
dominus suus leviter facere poterat, faciat ei difficile , ne vi illud quod possi-
bile eratreddateiimpossibile. » Haec ibidem. Perhancutiqueobligationem qua
lenelur subdiUis domino suo manifeste salis apparet, quod nunquam lam mi-
serabililer obiisset eorumepiscopus , si unam ex sex clausulisaliquando obser-
vassent. Sermo, inquam, eorum fuit et semper est, quod vivere et mori
volunt cum episcopo, raro tamen correspondent ullima primis. Quomodo
enim possent singuli in Leodio a morte li\jpa sacrilej^a omnino se immunes
reddere, cum ipsos necatores contra juranienta , libertates, francisias, post
factum lriunq)liabiliter adorando coluerunt, et quod pejus est, adhuc ne
taies punianlur tolis viribus defendere eos molinutur. Foeda haud dubium
atque omni vitup^rio hominum istorum conditio ! INam alienigenae per uni-
versum , et minus obli^jali , mortem episcopi et maclatores illius detestantur ,
malum pêne eisdem continuo imprecantes. Et hi qui subditi sunt ac in terra
ecclesiae nati nullatenus de tam horrendo facinore contristantur. Imo spretis
episcopo et suis adhaerentibus , semper se jungere cupiunt maleBcis, in hoc
morem per omnia servantes judaeorum , qui maluerunt ut privilegium super
dimissionem alicujus malefactoris serviret Barrabae latroni et seditiosissimo
hominum quam innocenli Christo , in quo nulla erat macula et qui eos redi-
mere venerat. Quam tamen grave peccatum existât episcopos detinere aut
aliquem eorum jugulare patet per constitutionem ecclesiae, unde !23 q. 4 c.
In hoc enim capitulo memorabile illud habetur quod Sylvester Dei vicarius
in terris usque ad extremum judicii diem eum anathematizavit et excommu-
nicavit, qui aliquem episcopum per detentionem unquam deciperet, sicut et
ipse fuit deceptus. Praeterea 26 q. 2 c. Ita nos sillaciorum. In lioc capitulo
Gelasius papa civitatem illam privandam decrevit episcopo et episcopaïibus
praesidiis, quia cruenta caede episcopus extitit in ea morti Iradilus. item
extrade pe. c. Siquis suadenle, inCle. Sedes apostolica multis involvit male-
diclionibus et opprobriis eos qui non perlimescunt detinere vel occidere pon-
tifices. Quid ve çeneraliler senliendum sit de his omnibus qui iufideliter cum
principe suo agunt, clareexprimit c. si 22 q. ullima , sic inquiens : Si quis laïcus
juramenlum violando profanavit, quod régi et domino suo jurât, et postea
f)erverse et dolose ejus regnum traclaverit et in morte ipsius aliquo machina-
menlo insidialur. quia sacrilegium peragit in chrislum Dei manum millens,
anathema sil , nisi per dignam poenitenliae satisfactionem emendaverit, sicut
constitutum a sancla synodo, id est, sanctum relinquat, arma deponat et in
monasterium eat et poeniteat omnibus diebus vilae suae haec agens. His
nempe juribus seu aliis plerisque rationibus profunda mente et sufficienter
perscrulalis, incilanlur ubique recti Christiani praeterquam in patria Leo-
diensi ad obsecrandum vindictam de hujusmodi peccatoribus, qualiter ergo,
ut dictum est, ipsi Leodienses non verentur episcoporum suorum juramenla
loties recensere , quae exlorta et in mollis valde illicita non deberent merito
vinculum esse iniquilatis, et sua jvramenta episcopo praestila ad obediendum
humiliter velut sunt obnoxii, nullatenus ponderare volunt; ob cujus lamen
defeclum ira Dei contra Leodienses invalescit , el ad probandum hanc propo-
nere valet insignis et imaginaria visio Zakariae quinto suo capitulo, ubi spi-
rilus minalur captivâtes ac peccatoribus de Jherusalem el Juda egredientem
super faciemlerrae raaiedictionem ; propter haec dico peccata, furtum scilicet
etperjurium. Adpropositum : Siconlreclatio rei alienaeinvito patrono furlum
diciUir etperjurium existai in aliqua sex conditionum praedictarum, deficere
juxla praelibatum capitulum. Quis sanae mentis non concedel ultra memo-
riam viventium per superhabundantiam in Leodio furlum et perjurium vi-
guisse, quare etiam justo Dei judicio gladius, tempeslas, divisiones. scis-
mala, slrages, incendium et aliae tribulaliones non recesserunt ab eo, nec
(timendum est) in sempiternum recèdent, nisi dunlaxatilligubernareet domi-
naricessabunt, quos a sella judicis exlerminandosdoctrinalitermemoralEccle-
siasticus capilulo 38. In quo capilulo praeclare dicilur, quod licel civitas non
aediticelur sine ministerialibus, altamen illi tanquam simplices vel caeci el
claudi non debenl eivilatem regere, quum lalium praesidentia el regimine so-
ient insignes el populosae civilales exterminium habere, de quo optimum ha-
\<M
796
ANALECTiV LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
797
beliir documentiim per litteram 2 re. v, qiiae déclarai qiialiter Inciis Jebuzeo-
riim munituH et forlissimiis expii^natus fuit et excidium patiebatur . quia iilis
custodiam in arce habuerunt caeci et claudi. Sic ad proposilum : quaiido mi-
nisteiiales suscipiunt curam . qui caeci sunt, propler i(][Dorantiain rerum
agendariun, atque ctiani claudi propler impotentiam , tiuic périt Iota multi-
ludo , cui taies praesunt. O quam luculenler patuit islud replicata vice Gan-
davi, in Leodio et Trajecto inferiori , ubi viiiores adminisirationes et officia
occupare vohierunt. Nec praelereundum est silentio de illis Iradiloribus et
conspiraloribus , quorum directione , tempore aliquo ante adventum ducis
iMaxiniiliani , omnia fiebant Lovanii , Bruxellis , Antwerpiae et per gyrum
Brabanliae , quod lernpus appellalur 3hieterie.
Tertia causa. Si , propitiante Altissinio, non fuisset ablalus de medio do-
niinus Wilhelinus, seraper in patria Leodiensi facinorosae et impietates variae
ad coelum usque clamantes iiremediabiliter et absque correctionis exercitio
domini permansissent, unde dominus reverendissimus Leodiensis non resis-
tens vehementer usque ad sanguinem et patriam totam Leodiensem per tole-
rantiam contra se iram divinae majeslalis formidabiliter provocasset. Satis
liquet baec propositio. Quoniam ipse dominus AVilhelmus existimaos propter
commissa piacula sacrilegium, honiicidia^ depraedationes, stuprum^ conspi-
rationes, falsam monetainet alia niulta inenarrabilia, de proximoadversitates
sibi imminere , pressit et an^rariavit adeo traclores in pace Tongrensi , 'quod
obcaecata patria Leodiensis universa se obnoxiam effecit, ut adversus omnes et
singulos qui in fulurum vellent ipsum exturbare, constanterdefensabit et tue-
bilur. Quis unquam talem actam illicitam audivit obligationem , videlicet quod
populus qui ecclesiae pertinet contra omnia jura ecclesiae se ad pugnandum
constringit pro turbationc libertatis ecclesiasticae, quasi bomines isti non
scirentaliosdiligere, nisi eos qui principibus insidiari contendunt et bellandi
occasiones ministrant : quam tamen sit iniquum non corrigendo defendere
iniquoset utile talibus renili scripturae plures insinuant. Item.... q. 3 c. non
inferenda, ubi dicitur : Qui non repellit a socio injuriam mI potest, lam est in
vitio sicut ille qui facit. A fortiori, si dominus Leodiensis princeps justitiae
diutius permississel Arenberch opprimere justos, sicut incessanter fecit, non
remansisset ipse dominus sine culpa gravijuxta illud 83 dis. c. c Errorcui non
resistilur approbatur, et yeritas cum minime defensatur opprimitur; » negli-
gere quippe , non perturbare perverses, nihil aliud est quam favere , nec caret
scrupule societatis occultae qui manifesto facinori desinit obviare. Videatur
historia ad propositum in judicum xx^, quae exterminium commémorât civi-
tatis Gabaa, quia oppressores aliquos recepit et defensare voluit*. Praeclara
estetiam historia de viro Belial nomine Seba, 2 regum xx°, qui Israël commovit
ad rebellandum contra principem suum David. Hic licet fugeret ad civitatem
Obelas, ibidem tamen exstilil tamquam seditiosus decollatus, alias exercitus
David in diclam civitatem potenler irruisset. Item Machabaeorum .......
....QuumvideretMachatias, quae fiebant in populo Juda et Jherusalem, dixit:
Vae mihi ! ut quam natus sum videre contritionem populi mei et civitalis
sanctae sequilur et accensus est furor ejus secundum judicium legis, et in-
siliens quemdam Irucidavit super arcam sacrificare idolis volentem et cum pe-
riculo vitae suae. Item potest non immerilo illud Abacuc primo dici Leodio
civitali peccalrici, videlicet : Quare non respicrs super inique agentes et taces,
devoranle impio justiorem se. Item ad sciendum gravilatem peccati eorum
cpii flagitiosos protegere moliunlur, haec etiam notanda, videlicet c. de bis
qui. . . . vel aliis . . . reos occul. I. prima et c. 1 de homine libero glossa
circa verbum receplarenl, etc. Insuper defensato in suis attentatis domino
AVilhelmo, ut pradicitur, quos unquam speciepotuit habere, quodalii rebelles
a domino Leodiensi potuissent aliquando corrigi , quando ipsi omnium ini-
quilatum auctores maxima gerunl, practicante domino Wilhelmo officia et
delicta perpétrant vel ad minus agentes semper in omni loco favorizando
defendunt illos. Nec etiam vivente Arenberch sperabal dominus reveren-
dissimus Leodiensis aliqua ex emendis vel compositionibus cessura sibi emo-
lumenta , quia minis aut armatis precibus relaxari per se vel suos impetrare
talia non cessavit, maxime quum illi de benda ipsius argui sceleris debe-
bant, quorum numerus copiosior est in patria Leodiensi. Quid namque ré-
gnante bac injustilia per eam patriam , quae domino Leodiensi est commissa,
ipse dominus respondisset ante tribunal aeterni judicis et coram coetu judi-
cantium in bac valle lacrymarum, cum ad ipsius curam pastoralem peccan-
tiura coërtio sub interminatione maledictionis perpetuae spectare omnino
dinoscatur. Debuit profecto in exemplum transire domino Leodiensi reve-
rcndissimo. quod 1 regum xv» commemoratur de Samuele justo, qui reserva-
tum principem blaspbemigladioextinxit, dicens illi : Sicut fecit absque liberis
' Id margine adJitur : Nota hic uttlitalem, quando resistilur malis.
798
ANALECTA LEODIENSIA.
miilieres gladiiis liius, sic absqueliberisinler mulieres eril maler liia. 0 qiiam
nolabile est in hoc passu et oplime ad proposilum , quod Saul , etc. coiilra
mandatiim Domini servavit praefalum Agag peccalorem , et soluni interfecit
quod vile erat et reprobum , quare eliam Diabolo traditiis est. Et iitinaiii
dominus Leodiensis piae memoriae non reservasset hune homineiii , cum sa-
cerdotem vicarium ejus necavit imnianissime, etc. Quis igilur prudens un-
qiiam suasisset domino reverendissinio Leodiensi nioderno, quiim vilando
malum pessimi régis Saul imilatus fuisset Samuelem sanclissimum inlerfec-
torera scelerati Agag. Praeterea ultra praetactum onus impoitabile reveren-
dissimus dominus Leodiensis inevitabiliter expectasset , durante Arenberch,
jacluram longaevae persecutionis et hoc propterea quia diu non soient quieli
perseverare Leodini , quum bellum moveant eorum episcopo. Certum est, quod
in hujusmodi casu paucos inveniet qui opère ferendo adstabunt cordialité!'
inopugnato et periclitanti domino Leodiensi. Nimirum quia hucusque claro
lumine singuli didicimus conculcatis melioribus omnes malos esse mullipli-
citer per officia et favores sublimatos, quare, etc. ^emo deinceps volet esse
fidelis domino , sed magis inter malos numerari. Sciunt, ni fallor, Huyenses,
Trudonenses et plerique boni in patria, quot a Leodiensium et Arenbergen-
sium turma cruciatus sustulerunt , quia felicis recordationis episcopi necem et
varia malignorum attentata confirmantes ewangelizare recusarunt, nec potest
etiam succincto evoivi sermone quales recepit improperationes reverendissi-
mus dominus Leodiensis, ex quo elevatis viris Belial tam immisericorditer
innocentes ac bonos opprimi permisit alque ab omni regiiiiine et honore
eosdem semoveri, quod lamen vix uncpiam remediari valuisset, subsistente
duntaxal insuocursu votivo Arenberch praefalo, qui sine dubio contra domi-
num se opposuisset murum , nec in hujusmodi resistentia sibi defecissent
adjutores signanter conira dominum , quoniam raro anle tempora visiun est,
quando Leodienscs pro illis se paratos exhibuerunt , qui adversus eorum
episcopum et principem erexerunt , imo talibus inseparabiliter adhaeserunt,
atque taies honorifice colendo ad astra usque extulerunt . in hoc lypum ac
similitudinem gerentes plurimorum veteris legis. Quamvis namque Moyses
sanctus et mitissimus nunquam cessasset bene agere erga filios Israël , semper
tamen contra illum musitantes insurrexerunt , utpote habeturexo. ix^ et ^^,
numeri 16 xii*», 14", 17 \x et xxi. Item Josue 9" murmuravit vulgus contra
principes. Item 1 regum 8. Quamvis Deus clementer populum Israël tan-
ANALECTA LEODIENSIA.
799
quam sibi peculiarem régi fecit per judices spirituales, ipsi tamen hac gratia
abulentes petierunt amotisjudicibus habere regem , quodque inodium eorum
fecit eis indulgeri Deus. Sic in proposito : Nec fuerunt Leodienses unquam
contenti subesse episcopo. Quare Deus adversus ipsos Leodienses merito
exasperatus illis concedil, quod per aliquos viles laicos fuerunt enormiter recli
etspoliati. Item cum Absalon superbissimus contra patrem suum capul ele-
varet, mox illi adsliterunt fihi Israël, ut legitur. R. xvii et 18. Item quam
pridem filius quidam Belial, nomineSeba, conspirator seditiosissimus plebem
excitare praesumeret contra David principem, illico habuit audientes in po-
pulo 2 reg. xx». Item quando tribus decem commoti erant conira rcgem suum
vocabant Jéroboam profugum , quatenus essel eorum rex qui sua iniquitate
populum ila excaecavit, ut spretis Deo et principe eorum facli sunl idolatriae
pessimi et rebelles, lamdiu quousque exterminati penitus fuerunt. Nota his-
toriam 3 il. 13. Item quia rex Cyrus permisit draconem et Bel idola vana
destrui per Danielem , congregalionem fecerunt Babyloniielindignatidixerunl
régi eorum, ut traderet eis Danielem, ahas regem ipsum interficerent. Nonne
haec vox est Leodiensium frequentissima contra eorum episcopum , quando
enim considérant proprios seductores per justitiam debere poenam suslinere,
omnes simul insurgunt, quatenus laies défendant et viriliter lueantur , alle-
ganles in odium principis eorum et ad favorizandum iniquissimos, libertales ,
privilégia et franzizias. Quid plura? More Babyloniorum draconis confrac-
lionem continuo deflent, nec vel relictum paliunlur quomodolibet extermi-
nari. Dignum est, inquam , nunquam sit Leodium sine nefandis hominibus
qui ipsos persequanlur , quando taies habere volunt, illos honorant, pro
talibus bella capiunt sicut civilas Gabaa. Judicura xx». El tandem cum ipsis
malis civitas peribil.
Quarla causa. Si in hoc seculo dominus Wilhelmus potuisset suos diulius et
votive transigere dies, haud dubium domini archidux Austriae et episcopus
Leodiensis discrimine urgentes et infelices occursus aliquolemporeexspectas-
senl , necnon et eorum patriae. Nimirum quando ipse Arenberch fréquenter
cum illis communicationes et intelligentias habuit, quos per experientiam
iiovit jam ab antiquo diclis principibus adversari, tacito tamen nunc de Fran-
cis, Gelrensibus, Coloniensibus , Leodiensibus et Trajectensibus quorum ad-
jutor corde vel opère contra duces Brabantiae et episcopos Leodienses olim
fuit. Dicendum est modo de occurrentibus negotiis et praesentitempore. Dum
800
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSÎA.
801
vero revoIvunUir verba, qiiae ipse Arenberch in odium diicis Austriac saepius
dicbus islis novissimis elfiidit. et considerala nuntioruiii frequciilia (juae apiid
ipsiuii brevi est liabita ex castris et habitaculis domiiiorum ducis LoUoringiae
Philippide Crevecurnecnon et Flaminyoriini, satis innolescit quo aiiimus ejiis
dcteiidebat et qualia suo lempore egissel, cum oportunitas sibi dictasset lo-
cum. Necest bicsileiilio quovis facto praetercundum qualiter infradiespaucos
bastardus Loltorinjjiae cum sua armata liabuil (juenidam Trudoiiensem ob-
vium cuidixit : « Cum ad palriam redieris, faciès me commeiidalum Leodieii-
sibus, dicendo illisetunicuique eorum.quodinvia et inboc statu me vidi.sli. »
Quasi voluisset indicare, quod illis brevi et domino VVilhelmo lem faceret (jra-
tissimam. Quid plura? bomo iste sollicita proseculione omni lempore ad se
studuil trahere bomines et plurimorum animos lucraii, imo [)er vestes, libe-
raturas, informaliones, minaruni asperilates ac multas subtiles vias tantum
quasi effeceral, ut mulli eliam domestici et servilores domini reverendissimi
Leodiensis magis gaudebant illi quam majjislro proprio complacere. Patel
sermo iste, quum nihil tam fuit in domo domini aut caméra ejus secretuni
quum mox palam boc exliteril domino Wilbelmo. Venenosa est profecio haec
pestis et turpissima, quando scilicet domestici alicujus principis efliciuntur
secreto inimici ipsius aut faulores inimicorum. Quid plura? cum certum fuit
virum praediclum continuo anhelare, ut dominos ducem Leodiensem et pa-
trias vicinas per faclores et aliorum sufFragia praeler ralioncm deturbasset ,
dignum , ralionabile et aequissimum erat quatenus princeps ipsius dominus
reverendissimus Leodiensis |)er legem et justiliam eum turbari ali([uando per-
mitteret. Verum potuit reverendissimus dominus Leodiensis de Arenbercb
saepefalo illud congementer dicere, quod Josue a iebat contra Acbor. scilicet :
Quia turbasti nos, exturbet te Dominus. Iiidie bac et illico lapidavit omnis po-
pulus peccatorem Aclior cunclaque illius substautia fuit consumpta. Habetur
islud Josue 4». Denique buic proposilo couvenit illud 23 q. 4. c. Si ea de
quibusDeus vebementer offeuditur, insequi vel ulcisci deserimus, ad iiascen-
dum utique divinitatis patientiamprovocamus. Nonne Acbor filius Zarae prae-
teriit mandatum Domini et super onmem populum Israël ira ejus incubuit,
et ille erat unus bomo; alque utinam solus periisset in seculo suo.
Quinta causa. Ex fortuna , victoriis, prospero successu et plurimorum ap-
plausu tantum dominus VVilbelmus in dies elevabatur, ut sibiomnia , quae vo-
luit, licere penitus existimaret. nec immerito potuisset sibi illud dici quod per
Danielem meruit superbissimus Baltbazar de paire suo audiens Nabugodo-
nosor, videlicet quos volebat inlerficiebat et quos volebat perculiebat. et
quos volebat exaltabat , et quos volebat bumiliabat. Nonne vir iste Nabugo-
donosor in suo génère similis praesumpsit abbalissas et praelatas violenter
removere atque eas in officio constituere, cum quibus etiam suspecta babuit
consorlia. Hic patrem et confessorem in Peer multae probitatis virum , et so-
roribus valde utilem amovit et dejecit. Voluisset tandem vi ad sua vota sigil-
liferum babere. quatenus spiritualis jurisdictio sicut et temporalis ad manus
ipsius defluxisset. Quales enormilates in Herkenrode et aliis monasteriis exer-
cuit, nerao sanae mentis ignorât, \iros eminenles et ecclesiasticos non ob-
stante tractatu Tongrensi a patria Leodiensi deturbatos exclusit violenter , nec
scabinos sustinuit in Leodio, quos optavit dominus reverendissimus scabina-
tura occupare. Imo gratum secretarium non potuit secum ad Leodium ducere
princeps : bas rêvera plerasque et alias immensas et execrabiles violentias non
valuit restringere dominus reverendissimus Leodiensis, unde tamen susti-
nuit opprobria et redarguliones a multis. Imo nisi antedictus dominus Wil-
helmus ultimum diem conclusisset, magis ac magis per tyrannidem et cru-
delitates indubilanter excrevisset, etiam principis auctoritate contemptibiliter
abrepulata.
Sexta causa et ultima. Omnibus aliis gravior et major haec est. Videlicet
nisi benignitas Cuncti-Potentis vivendi terminum imposuisset domino Wil-
belmo, nunquam sine metu corporis et vitae suae fuisset reverendissimus
dominus Leodiensis. Etsi ex multorum secretis et quolidianis censamentis
hoc domino reverendissimo innotuit, attamen suntaliquae non solum verisi-
miles sed oppido probabiles causae, per quas clare potest ostendi dictum
dominum Wilhelmum ad hoc fuisse intentum , ut tandem finem fecisset de
domino reverendissimo Leodiensi. Prima ratio, unde assumpta horribilis pro-
positio declarari potest , talis est : Una quippe dierum , sensu perturbato et
animo stomachatus dominus Everardus , multis audientibus , dixit reveren-
dissimo domino Leodiensi et in caméra ipsius, quod non posset ignorare quod
factum esset de suo praedecessore , quare sibi cavendum attendus foret ne
tali consilio quo ipse fretus erat negotia sua ageret. Quo enim hujusmodi
pergebant verba , potest unusquisque sani consilii deprehendere. Secunda
vehemens praesumptio quare reverendissimus dominus Leodiensis mortis
evenlum superstite domino Wilbelmo fortiter debuil metuere. Nam quidem
101
80^
ANALECTA LEODIENSIA.
Famosiis et inultac acstimationis apud dominum illiislrissinium ducem et ma-
jores ciiriae diidum secroto accusavit duos ex consilio domini Leodieusis , di-
cens ut ante se vidèrent atque cautius domino eorum prospicerent propter
pericula illi imminentia , etc. Et ciim ii duo illum affectuosius urgerent
({uatenus clare et ex ore loqui vellet, respondit quod si per juramentum con-
slringelur verilatem innuere, deponeret conslanler se plus quani decies a do-
mino Wilhelmo audivisse quod more sui praedecessoris expediret dominum
Leodiensem , si ei, sicut incepit , obsistere praesumeret. Hoc tamen obsecra-
bat horum relator ne de nomine ipsius fieret ulla comraemoralio , cum do-
minus Wilbelraus, quem babebat palronum et fautorem secretissimum , sibi
multum indignaretur , quando sciret ipsius occulla dicta per eum lali illuces-
cere. Tertia conjectura per quam quisquis efficaciter polest agnoscere quem
tinemexpectasset dominus Leodieusis, si diulius vixisset homo ille. Nam paulo
ante mortem suam, cum laetus sederet in Sancto Trudone convivans, secum
babendo creditos et paucos in camerella sua quae stufa appeliatur, tandem
illis ex animo dicebat ut laeti essent patientes atque animali , quum brevi
filium ejus episcopum vidèrent Leodiensem eliam quomodocumque , etc.
Nec est ficta haec propositio , vekit satis lucessit ex ea confescione çoram dua-
bus legibus facta Trajecti per Gbiselbertum de Eynsbroeck qui s<iepius et
constanti animo ante mortem suam praesentem se fuisse asscruit dum hujus-
modi verba in domo sua Sancti Trudonis Arenberch jaclanter et ex animo
protulisset. Praelibatis igilur longe lateque profundatis, restai nunc altendere
quod nulla sit persona privata tam vilis aut quum eodem in casu
violentiae omnino permitlatur se defendere, imo et vi vim possetenus repel-
lere, et ad probationem hujus dicitur C. , uude vel recle possidenti ad defen-
dendam possessionem quam sine vitio tenebat incuipalae lutelae moderamine
illatam vim propulsare licet. Item, FF. de justi et in L. ut vim atque injurias
propulsemus. Nam boc jure evenit ut quisque ob tutelam corporis sui fecerit,
jure fecisse exislimatur; secunda quod consequens est bominem hominem in-
sidiari nefas esse , etc. Cum ergo reverendissimus dominus Leodiensis non
existât persona miserabilis aut parva, sed excellens et publica, cujus etiam in-
terest plurimum baud dubium fuisset tempestas subsecuta , non debuit esse
deterioris conditionis, verum juste potuit illi resistere qui per insidias mul-
tipliées inire malum, ut superius notatur , sibi paraverat. Quis namque inter
mullos ita est perfectus bis diebus aut vitae propriae tantus contemplor qui ad
ANALECTA LEODIENSIA.
803
salvandum se non mallet ejus potius adversarium perire. Imo ipsi filii in hu-
jusmodi casu patribus déferre non vellent. Unde exemplum legitur 4 regum
xix et 2 p. ali. 3^ de filiis Senniicberib , qui proprium patrem adorantem in
templo Nesracb occiderunt , timentes quod per oblationem illos interfecisset ,
velut textus ibidem latius déclarât.
MS. de la bibl. de Bourgogne ^ no 10918.
CXIX.
SUMMARIUM PaCIS FACTAE DIE 17 SEPTF.MBRIS 148o IN TRAJECTO *,
Notandum quod post necem domini Wilhelmi a Marca, domini d'Aigre-
mont. episcopus seclusus a civitate habuerit recursum ad illustrissimum
dominum Maximilianum , arcbiducem Austriae , ducem Brabantiae , etc.
(uli textus pacis aperte indicat) tanquam supremum advocatum civitatis et
patriae Leodiensis : ut ipse sua auctoritale vellet acceptare onus ad omnes
querelas et rixas dirimendas et decidendas , inter ipsum et civitatem Leo-
diensem ortas occasione praedictae necis. Quod onus acceptavit , vocatis prius
et requisitis statibus totius patriae Leodiensis , qui in illud omnes consense-
runt, supplicantes eumdem ut vellet misereri populo et patriae Leodiensibus,
et partes redderet concordes.
Missis igitur legatis ad civitatem Leodiensem (in profesto S. Bartholomei ,
ut praedictum est, et videntur juxla contenta pacis bis ibi venisse) , in primis
fuit illis per civitatem responsum et dati articuli, quod in primis et in omnibus
vellent obedire et bonorem praestare suo domino et episcopo tam in spiri-
tualibus quam temporalibus. Item , quod non intromisissent milites , ut
nocerent domino episcopo, sed ut se ipsos servarent, et tractatu inito, subito
eosdem dimitterent. Et pro majori securilate offerebat civitas suis expensis
domino Leodiensi in reditu suo ex singulis 32 ministeriis usque ad quatuor
' Vide supra, p. 92. — Ail de Wachtendonck schedis Joannis de Platea decani S. Joannis, qui
se lioc pacis summarium collegisse ex cliartis et ipsemcl toli iuterfuil negotio.
y
804
ANALECTA LEODIENSIA.
viros per ipsum eliçendos pro ciistodia sui corporis. Item , quod non vellent
se immiscere de querela dominorum de Marca, et quod si quae medio teni-
pore ablata fuissent ofFiciatis doniini episcopi, datent omnem operam ut ea
reslituerentur. Item , quod non dederint aliquod auxilium iis de Stockhem ,
ut domino episcopo nocerenl. Item, supplicant a domino episcopo remis-
sioncm generalem omnium delictorum hue usque a quibuscumque perpe-
tratorum absque uila reservatione. Item, quod juxta paces per antea faclas ,
in posterum unusquisque \ocaretur in jus coram judice suo compétente,
juxta privilégia et antiquas consuetudines. Item , antequam aliquid conclu-
dalur, supplicant, ut domino Ghisberto de Kanne, domino de Spauwe, vil-
lico majori Leodiensi, Petro Rouchart, baillivo Condrosii , et Henrico de
Laval, dicto Rousseau, villico in Avroto, singulis solvantur et restituantur
pecuniae per ipsos expositae, vel ipsis debilae, prout in posterum dilucidius
poteiunt docere. Item, quod post praedictum tractalum conclusum omnes
{>oterunt redire et reverti ad propria, et omnibus suis bonis mobilibus ^.
Item, in exoneralionem civilatis, quod omnia acla conclusa et décréta per
très status patriae Leodiensis, tempore istius disturbii habebunlur rata et
firma. Item, pro majori securitale pelunt ab archiduce, casu quo una pars
conlrahentium non vellet servare praediclos articulos, ex nunc prout ex tune,
<]uod adjungat se parti obedienti , ad cogeudum alteram ad praedicta ser-
vanda; supplicantes quod adjungat sibi archiepiscopum Coloniensem et
ducem Juliacensem , ad praedicta exequenda. Item , pro majori robore po-
nalur poena C millium coronatorum solarium aureorum parti delinquenti ,
cujus summae duae partes cèdent arbitris seu executoribus praediclis , tertia
parti lesae ; dantes eidem archiduci potestatem interpretandi praedictos ar-
ticulos, casu quo orirelur aliqua difficullas ea de causa. Quos articulos prae-
diclus dominus archidux confirmât, acceplatque contenta suae commissionis
et executionis. Submiltit se praediclis et eisdem consentit dominus Joannes de
Horne , episcopus Leodiensis una cum consanguineis suis. Et ad eadem quae
supra, magistri, scabini, jurati, consilium et universitas civitatis Leodiensis
consenliunt quae roborentur sigillis dominorum archiducis, episcopi Leo-
diensis et sigillo magno civitatis Leodiensis. Datum Trajecti 1485, 17 sep-
tembris.
* Desuiit quaetlam j forte libère uti.
ANALECTA LEODIENSIA. 805
Sequttur summarium actus notariorum.
Anno 1485, 18 seplembris, in praesentia illustrissimi principis Maximiliani,
archiducis Austriae, etc., episcoporum , abbatum , nobilium, dominorum
deputatorum per status patriarum Leodiensis et Lossensis , coram nobis
notariis infrascriptis comparuerunt, reverendissimus dominus Joannes de
Horne, episcopus Leodiensis, ex una, reverendi, venerabiles, honorandi (et
nobiles) domini , Gerardus abbas S. Jacobi Leodiensis, magistri Theodoricus
de Zanctes, et Joannes Billeton, licentiati juris etcanonici Leodienses, dominus
Robertus de Mouges , canonicus S. Pétri , Joannes de Plalea , canonicus et de-
canus S. Joannis, et Henricus, decanus in Bastoingne , canonicus S. Pauli :
dominus Joannes de la Bouverie et Joannes le Poullain, dominus de Waroulx,
milites, Jacobus de Cressignees, in praesenti magister civium, Corbellus de
Pousseur, scabinus , Andréas Bourlet et Joannes Jacob, dictus le Clerc, consi-
liarii civitatis ex altéra partibus , ad hoc speciahter deputatis , constitutis et
nuntiatis(ad componendum in oppido Trajectensi ad effectum supradiclorum)
per magistros, juratos, et totum consilium civitatis, sigilloque civitatis mu-
nilis de data 1485, 16 septembris : cujus copia ad longum in praesenti actu
notariatus inseritur. Qui praedicti supranominati, videlicet dominus episco-
pus Leodiensis ex una , et ex parte civitatis omnes et singuli supranuntiati ,
lectis ad longum in eorum praesentia supradictis articulis, ratificaverunt , ac-
ceptaverunt et approbaverunt eosdem , juxta formam et poenas supradictas,
absque aliqua reservatione , sub fide et juramento omnium et singulorum
praedictorum , nobis notariis infrascriptis praestilo. Et quia in constitutione
Leodiensium inter caetera habebatur talis clausula (juxta commissionem seu
negotium per nos nobis datum) declaraverunt iidem constituti nihil habere
vel habuisse in mandatis , quam praedicta concludere modo et forma prae-
diclis, spondentes quod isle tractalus sigillaretur sigillo civitatis, dummodo
arliculus in quo fit mentio domini Ghisberti de Kanne , Bouchart et Rousseau
observaretur juxta contenta ipsius. Acta fuerunt haec in monasterio S. An-
thonii Trajecti ad Mosam , ubi tune temporis illustrissimus dominus archidux
Austriae hospitabatur, in inferiori aula magna , circa 11 horas ante meridiem,
anno, die ut supra, praesentibus ibidem reverendis, illustribus et nobilibus
viris, Henrico de Berghes, episcopo Cameracensi, Lieberto, episcopo Bericensi,
806
ANALECTA LEODIEIVSIA.
ANALECTA LEODIENSIA
807
Joannede Lannoy, abbale S. Berlini, Anthonio, abbale S. Trudonis, Joanne,
domino de Lingne , Joanne de Berjjhes , domino de Maingoval , Carolo de
Chalon, comité de Joinj^ny, Jacobo Caliol, domino de Chanleraine , Oliverio ,
domino de la Marche, Michaelo Croy , domino de Sempy , Jacobo, domino
de Jasse, Philippo Lebbecte (aut Lewecle), Huçone de Mellin, et pliiribus
aliis nobilibus, mililibus , sculiferis, et plebeis ad hoc speciaHler vocatis.
Pnce condusa, sed fion stabilita neque firmata, habentur in iùdem cartis
sequenlta gallice , qtiac summarie hic deducuntur,
Certa média et condiliones (|iiae offerimus, nos Henricus de Berghes, epis-
copus Cameracensis , Joannes de Lannoy , abbas S. Berlini , et Ohverius do-
minus de la Marche, cubicularius et magnus oeconomus, omnes consiliarii
archiducis Aiistriao, et praesentamiis, inquam, magistro Joanni Myrile sacrae
tlieologiae doctori , canonico Leodiensi , magistro Joanne de Plalea , decano
S. Joannis, magistro Jacobo de Cressignees in praesenli magistro civium,
Corbello de Polisseur et Nicolao (Collinet) de Wangy , secrelario civilatis
Leodiensis ad hoc conslitutis ex parle civilatis, ut pax quae hic Trajecli pu-
bhcata fuit anno 148Î3, 17 septembris, sortiatur ubiquc suuni effeclum. In
primis dabunlur ad hoc dcpulatis in praesenli oppido residuum pecuniarum
quae debentur domino Ghisberto de Kanne, RoucLart et Rousseau, juxta
contenta declaralionis dalae, et de quibus docebunl ea ipsis deberi , omnia
juxta contenta pacis praedictae. lia tamen quod pecunia salisfacla et debilo
soluto , praedicti de Kanne et Rouckart , reddent omnes lilleras obligalorias
praedicli debiti. Ultra quae, quod civilas dabit desuper lilleras sigillalas per
quas fatebuntur praediclam f)ecuniam debilumque solutum et articulum, de
quo in pace de praedictis fit mentio , esse adimpietum et eos in omnibus esse
satisfaclos. lia tamen quod in inslanti dabilur pax praescripta, in tribus
membranis descripla , unaquaeque sigillala civilatis sigillo, ut iisdem super-
addatur sigillum domini Leodiensis, et illis per episcopum sigillalis, red-
datur civilati una praedictarum litterarum , reservando sibi duas alias, lia
praedictis adimpletis, nos legali supradicli offereraus dare lilleras remissionum
omnium delictorum tam in generali quam in speciaii perpelratorum , et hoc
die tali per Leodienses praefigenda. Offerunt iusuper iidem , quod pètent a
domino archiepiscopo Coloniensi et duce Juliacensi , ut velint munire litteras
pracdictas pacis, sigillis suis, ita quod dabunt litteras securilatis petitas per
dominum Ghisbertum de Kanne et Rouckart, quo possint habere locum li-
bère et secure degendi, tali forma qualiter per ipsos dabilur per ipsos minuta :
salvo quod ralionis erit, ad id solum ad quod tenemur. Et casu quo non vel-
lent fidere nobis, neque deliberare praediclas 1res pacis litteras sigillatas
ad manus nostras, sumus contenli ut easdem deponant ad manus capiluli
Aquensis , de qua depositione per dominos capiluli praedicli cerliores facti ,
et per aliquem per nos ad hoc deputatum eu m originali pace Trajecli facta
collatione, promissioneque fada per praediclum capitulum praedictas lit-
teras, et Iraclatus nobis restiluere , in inslanti quando ipsis per nos docebitur
de quitantia solularum pecuniarum et receptarum per praediclos de Kanne
et Rousseau. Prolestanles nos suprascripli ambaciatores , attentis praedictis
oblationibus , quod non slabit per nos quominus pax praedicta non sortiatur
suum eflFeclum : danles praedictis legatis Leodiensibus terminum deliberandi
unius diei inlegri , videlicet sabbato 17 hujus mensis, et illa adimplendi die
lunae proximo, quo ipso die et nos legali offerimus adimplere omnia et sin-
gula in pace et propositione nostra facta cura proteslatione , etc.
SequciUia erant et sunt latina, quae de verbo ad verbuin hic inseruntur.
Audila proteslatione per ambaciatores illustrissimi ac praepotentissimi prin-
cipis domini archiducis Austriae, etc., proteslati sunt pariformiter amba-
ciatores venerabilis ecclesiae et civilatis Leodiensis quorum nomina scribuntur
inferius , etc. Quod per nos non stetit quominus traclalus pacis de quo
supra, nedum lamen sigillatus per Leodienses, suum non fuerit consecutus
effeclum. Nam prout lucidissime constat, traclalus ipse pacis conditionem
habet specialem limitatam et expressam , qua cavetur quod primo et ante
omnia tenebunlur ambaciatores principis illustrissimi praefati, remboursare
ac conlenlos realilerel cum effectu reddcre dominum Guydonem de Kanne.
militera, Petrura Rouckart et Henricura, diclura Rousseau, super pecuniis per
eos mutualis domino Leodiensi episcopo, juxta formam et tenorem litterarum
super mutuis praefatae expeditarum. Quodque ad compleraentura pacis ip-
sius minime lenerentur Leodienses ipsi , nisi primo et ante omnia praeces-
808
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
809
sisset aut praecederel realis ipsorum denarioriim reslilutio plenissima. Qua
restitutione facta, paratos se dicebant et firmabant ambacialores praefati ec-
clesiae et civitatis Leodiensis ad complementum tractatus ipsius pacis. quan-
tum in ipsis erat et ad eos spectabat juxta eis datam facultatem. Super quibus
protestât! sunt et protestantur. — Nomina ambaciatorum ecclesiae et civitatis
Leodiensis :
Magister Joannes Mierle, sacrae paginae professor, canonicus Leodiensis.
Magister Joannes de Platea, decanus ecclesiae S. Joannis evaugelistae
Leodiensis.
Jacobus de Cressignee , burgimagister Leodiensis.
Corbeau de Poucheur , scabinus Leodiensis.
MS. die tf^achtendonck f de la bibl. royale de Bruxelles.
CXX.
COPIE DE LA GAGIÈRE DE HUY VERS MONS'* l'aRCHIDIC d'aVSTRICE POIR XII IILLE LIVRES.
( 9 OCTOBRE 1485. )
Maximilien et Philippe, par la grâce de Dieu archiducs d'Austriche, ducs
de Bourgongne, de Lothier, de Braibant, de Linabourg, de Luxembourg et
deGueldres , comtes de Flandres, d'Artois , de Bourgongne , palatins, de Hay-
Dault, d Hollande, de Zeelande, de Namur et de Zutphen, marquis du
Saint-Empire, seigneurs de Frise, de Salins et de Malines, à noz aînés et
féaulx les commis sur le faict de noz domaines et finances, salut et dilection.
Noz voilons et vous mandons que par nostre amé et feauble consillier et ar-
gentier, Hugues de Mont, et des deniers de sa recepte, vous faictes baillier
et délivrer à révérend père en Dieu , nostre très-chier et amé cousin , l'éves-
que de Liège, duc de Bouillon et comte de Looz, ou à son comand pour
lui , la somme de douze milles livres du pris de quarante gros de nostre
monnoie de Flandres la livre , en preist , qu'à sa très-instante prière et re-
queste lui en faisons présentement , pour convertir et emploier en aulcuns
ses urgens et nécessaires affaires, et par lappourtant avec ses présentes lettres
de recept de noslredit cousin , Tévesque de Liège , de ladite somme de xii
mille livres, par laquelle sa lellre il obligera, luy, ensemble ses pays, terres,
seigneuries et subgetz de noz rendre et restituer ladite somme endedens siex
mois prochains veiians. Et avec ce, promettrat de, pour nostre plus grande
seurté, mettre dez maintenant en noz mains les ville et chastel de Huy , ap-
partenant à luy et à son église de Liège, sans jamais les reprendre ne que-
reller, jusques à ce qu'il nous aura duement et à une fois remboursé d'icelle
somme, et promeltera aussi de, à ce faire consentir le chapitre de sadite
église , et de , sur ce , noz baillier leurs lettres-patentes en bonne fourme. TNous
voulons ladite somme dedouzes milles livres de presl, en monnoie quedesseur ,
eslre passée et allouée es comptes et rabatue de la recepte dudil Hugues de
Mont, nostre argentier, par noz amès et féaulx, les gens de noz comptes à
Lille, ausquelz mandons qu'ausy le fâchent sans diffigultè, car ainsy nous
plaist-il , nonobstant quelconques ordonnances, deslrinctions, mandemens
ou deffences à ce contraires. Donné en nostre ville d'Anvers , le septième
jour d'octobre, l'an de grâce mil qualtres cent quattres-vingts et sincque.
Ainsi signé par monseigneur l'archiduc : Vos. Messire Baldewin de Lannoy,
seig"^ de Molenbaix , messire Piere Lanchaul , maislre d'hoslel , et autres pré-
sens. Bescr. Et sur le doz a escript : Les commis sur le faict des demaines
et finances de monseigneur l'archiduc d'Austriche, duc de Bourgongne.
Hugues de Mont, conseillier et argentier de noslredit seigneur, dénommé à
blanc de cestes, accomplisses le contenu audit blancq, tout ainsy et par le
fourme et manière que icelluy seigneur le veult et mande estre fait par
icelle. Escript sur les signes manuels de deux noz , cy-mis le ix^ jour d'octobre
l'an mille quattres cent quattres-vingts et chincques. — Ainsi signé : De Nassou
et Lanchalë.
MS. de la bibl. de l'université de Liège, n» 188 , p. 185.
102
810
AINALECTA LEODIENSIA.
CXXI.
COPIE DES LETTRES Dfc PRESTE DE XII ÏILLE LIVRES TOUCHANT HLY (9 OCTOBRE 1486).
Jehan de Homes , par la grâce de Dieu , évesque de Liëge , duc de Buillon
et conte de Looz , confessons avoir receu de Hues de Mont , conseillier et ar-
gentier de mon très-honnoré et doubté seigneur, monsingneur l'archiduc
d'Austrice, duc de Bourgogne, etc., la somme de douzes railles livres du pris
de quarante gros , monnoye de Flandre la livre , que par le commandement et
ordre de mondit seigneur et en vertu de ses lettres-patentes, données en cesle
sa ville d'Anvers le chincquième jour de ce présent moix d'octobre, il noz a
bailliée et délivrée pour prest , que à nostie très-instante prier et requeste
icellui seigneur noz en fait présentement, pour convertir en aucuns noz
urgens et nécessaires affaires touchant le bien de noz, noz pays, terres, sei-
gneuries et subgés. De laquelle somme de douzes mille livres du pris, et pour
la cause que desseur, noz noz tenons pour content et bien payé, et promettons
par ces présentes en bonne foy et sur nostre honneur, et en parolle de prince,
de bien et léalement payer et rendre et restituer à mondit seigneur, ou à por-
teur de cestes pour luy , ladite somme de douzes mille livres du pris et mon-
noie que dessus endedans siex moix prochains venans, et noz obligeant ad ce
tous et quelconcques noz biens, pays, terres, seigneuries et subgés. Et pour
la plus grande seurlé de mondit seigneur avons promis et promettons , comme
desseur, mettre dès-maintenant en ses mains, ou de ses commis et députez à
ce noz ville et chastePde Huy , avec touttes et quelconcques leurs apparte-
nances et appendices que noz appartiennent et à nostre église de Liège, sans
jamais les reprendre ne quereller en quelconque manière que ce soit, jusques à
ce que l'aurons, ou ses hoirs et successeurs, entièrement et à une fois remboursé
d'icelle somme. Promettons en oultre, comme dessus, de endedens trois
moix, de à ce faire consentir le chapitre de nostredite église et de sur baillier
à mondit seigneur leurs lettres-patentes de ratifhcation expédiées en la meil-
leure forme pour ladite seurté que possible serat. Eu tesmoing de ce, nous
ANALECTA LEODIENSIA.
811
avons signé ces présentes de nostre saing manuele et icelles fait seller de
nostre scel . audit lieu d'Anvers, le neuflfième jour dudit moix d'octobre, l'an
de grâce mille quattre cent quattre-vingt et chincque. — Ainsi signé : Jehan.
Et sur le ploy de ladicte quictance est escript ce qui s'ensuit : Du comman-
dement de mondit très-redoublé seigneur, présens mons*" de Selstain, le
maieur de Louvain, le scelleur de Liège et maistre Guilleame Daiflin. Jo. Pauli.
— Collationnez aux lettres originales par moy. — Lefùvre.
MS. de la bibl. de l'université de Liège, n" 188, p. 180.
CXXII.
ABOLITION DE TOUS CRIMES ET EXCÈS PERPÉTRÉS PAR CY-DEVANT PAR LES LIÉGEOIX ET
LEURS ADHÉRANS ( AVRIL 1486).
Maximilien. par la grâce et clémence de Dieu , roy des Romains , tousjours
augmentant , et Philippe , par la mesme grâce , archiduc d'Austrice , duc de
Bourgoingne, de Lothier, de Brabant , de Lembourg , de Luxembourg et
de Gueldres , comte de Flandres, de Tyrolle, d'Artois, de Bourgoingne,
palatin, de Haynault, d'Hollande, de Zeelande, de Namur et de Zuitphen ,
marquis du S*-Empire , seig»" de Frize , de Salins et de Malines; savoir fai-
sons, à tous présens et advenir, que comme par le traicté de paix naguères
par nous faict en ceste nostre cité sur les difiFérens estans entre révérend père
en Dieu , nostre amé et féal évesque de Liège , duc de Buillon et comte de
Loz, d'une part, et ceulx de nostre cité et banlieu de Liège, leurs adhérens
et complices, d'autre, at esté traicté et accordé que lesdits de la cité et ban-
lieu de Liège, leurs dits adhérens et complices, auront abolition générale de
tous crimes et excès par eux commis à cause de la guerre, de tout le temps
passé jusques à ce jourd'hui , sauve qu'ils ne pouront par ce déroguer au droit
des parties et que de ce leur en ferons dépescher noz lettres-patentes en tels
cas pertinentes. Nous, voulans user de bonne foie envers lesdits de la cité et
banlieu de Liège leurs adhérens et complices, avons à leurs très-instantes
n
812
ANALECTA LEODIE\SIA.
ANALECTA LEODÎENSÏA.
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prières et requesle, el en ensieiivanl ledit traiclé, abolli et eflPacé. abolissons
et efFaçons de nostre certaine science et grâce espéciale par ces présentes tous
et quelconcqiies les crimes, excès, délictz et mésus par eulx commis, à cause
de la guerre allencontre de nous et leurdit évesque , noz subjectz et les siens,
de tout le tamps passé jusques à ce jourd'bui , dacte de cestes, sauve ce que
àcaused'iceulx l'on leur peut, ores et au temps advenir, quereler ou demander
aulcune chose en manière quciconcque, sauve qu'ils ne pourront par ce dé-
roguer au droit des parties, et que moyennant ce ilz seront tenus de furnir,
entretenir el accomplir le traiclé de paix de poinct en poincl , selon sa forme
et tenure. Si donnons en mandement à noz très-chier et féaulx, le seig"" de
Chamvaus et de Sore-sur-Sambre * , nostre chancellier, et les autres gens de
nostre conseil en Brabanl, lieutenant et gens de noslre conseil en Gueidre,
gouverneurs et gens de nostre conseil à Luxembourg el Namur, séneschal de
Limbourgh , drossart de Valkenbourg et de Dalhem , et à tous autres noz
officiers et justiciers, leurs lieutenans et chascun d'eulx endroit soi el si
comme à lui appartiendrai que de nos présente grâce et abolition , ainsi et
par la manière que dict est , et de tout le contenu en ces dites présentes ils
faschent suffrent et laissent lesdits de la cité et banlieue de Liège, leurs adhérens
et complices, plainement, paisiblement, perpétuellement jouir et user, sans
leur faire, mettre ne donner , ne souffrir estre faict, mis ou donné, ors ne
pour le temps advenir, aulcun destourbier ou empeschemenl en corps ne en
bien, en aulcune mannière au contraire^ car ainsi nous plaist-il. El auffîn
que che soit chose ferme el estable à tousjours, nous avons fait mettre
nostre seele à ces présentes, sauve en aultre choese nostre droit et Taltrui en
toulles. Donné en nostre cité de Couloingne, au mois d'apvril Tan de grâce,
mil quatlre cent quattre-vingl-syx , el de nostre règne le premier. — Ainsi
signé : Moœimûien. El de parle le roy. — De Gordebault.
MS. de la bibl. de runivenité de Liège , n' 188 , p. 259.
CXXIII.
EXTR\ITS DE DIVERSES ORDONNANCES ET PROCLAMATIONS FAITES A LIÈGE DEPUIS LE MOIS DE
MAI 1486 jusqu'au MOIS d'aout 1488.
Cry proclameit à Pérou, àLïége,par Wautelet de Collongne, nostre sieryant,
qui le témoigna l'an XII I*^ II 11^^ et F/, le ix^ jour de may.
L'on fait assavoir de part Irès-hault, très-puissant prince et nostre très-re-
doubté seigneur monseigneur de Liège , et les maistres jureis et conseil de sa
cité , que ne soit nulx ne nulles, de quelconques estât que ce soit, que de ce jour
en avant soy reprochent l'ung l'autre, à cause ne pour toutes coeses advenues
ne passées , en ensuyvanl le conlracq de la paix. Sy hault que sur paine d'estre
puingnies etcorrigiés à la détermination de mondit seigneur, maistres et con-
seil de sa cité. El que nulz, de quelconques estai qui soit, de ce jour en avant ne
port armes ne basions , s'ils ne sont privilégiés , sur incorrier en telle paine
que par ci-devant en a esté usé ! Item encore que nulles personnes, de quel-
conques esta qui soit, ne s'avance d'alleir après x heures par la cité, s'il n'est
du nombre de gaet, sur incorrier en la paine de trois florins, se doncques
n'avoient lumyre, etc. Item s'il y a aucuns, de quelconques estât que ce soit,
qui pour double de son corps soient transportez hors de la cité, pouront fran-
chement et ligement sur le leur retourner, faisant paisiblement leur marchan-
dise et labure, et s'il y a aucuns qui leur vuille quelque coese demander . faire
le pourront par loy el par justice . car mondit seigneur veull que ung chascun
de ses subjets soient Iraicliés par loy el par justice et non aultrement.
Archive» de la province de Liège, registre du grantl
greffe des èch€vins,n" 2G3.
' MeMÏre Jean Caroudelet.
Cry proclameit à Pérou, à Liège, par Wautelet de Collongne le xvj^ jour de
rnay o° LXXXVI.
0ns fait assavoir de part très-haull , très-puissant prince el nostre très-re-
doblé seigneur monseigneur de Liège el les maistres, jureis et conseil de sa
814
ANALECTA LEODIENSÎA.
ANALECTA LEODIENSIA.
815
W
citéqui ne soil nulz ne nuelles , de quelconcqnes estai ou condition qu'ils soient ,
que de ce jour en avant soy avanche de alleir es lieux et places de Stoxiiem ,
Eagremont , Longue, Montfort, Franchymont ou autres lieux où sont les enne-
mys de mondit seigneur et desdits maistres , sur paine d'en eslre peuignies et
corrigiés à la détermination de mondit seigneur et desdils maistres. Et que
pareilhemenl tous hostes tenans hosteil en ladite cité ne herbegent de jour ou
de nuyt persones aucunes qu'ilx ne les viengnent nunchier à maieur de mon-
dit seigneur et auxdits maistres, sur paine de x florins et que tous estrangniers
vendent hors de ladite cité dedens soleil luysanl , se doncques n'ont gré de
mondit seigneur el desdits maistres.
Archives de la province de Liège, registre du grand greffe
des échevins, n" 3Gô.
Cry proclameyt à Liège par Collongne, nostre sergant sermenteit, qui le tes-
moingna Van XIIIP IlII" et VI le xxif jour de may.
Ons fait assavoir de part monseigneui le maieur et leseschevins de Liège,
s'il est personne quelconcque , de quelconcque estât ou condition qu'il soit ou
soient, que le dimence après le Saint-Remy dierain passeil, à heure de vespre,
fuisse ou fuissent à lieu de Serain sur le rivaige, et à Jemeppe, el là-meismes
à main armée, de fait pourveu el d'obsat , à piet et à chevaul , armez et abas-
toonez, de gleyves , espeez , marlealz, culeaulx el de plussieurs autres bas-
tons, coru sus Jehan Lambert, Gielet Rivaige, son frère, Hellin, etaultres leurs
proismes el amis , el illec slichiel , lanchiet, quassiet et navreit les susdis, tel-
lement que ledit Jehan Lambert en est parvenu à mort, el lesdis Gielet,
Hellin et autres leursdis proismes el amis , comme dit est , quassiés el navreis
en plusieurs lieux de leurs corps: et que plus est les faictueles, pour plus
lieslemenl parvenir à leurdil obsat et entreprinse cryoienl plusieurs fois :
« Tuwons-les tous ces traîtres , car ce est se fait et adveu de la cité. » El
quand les bonnes gens voloient passeir la baiche dudil Serain, lesdits faictuelz
les defFendoient de ce faire , dissanl t Que volés-vous faire? Vous volez vous
honnier • c est le faicl de ladite cité, » avec plusieurs autres malvaiz lengaiges.
Qui ce a fait ou fait faire conselhel ou inhorteit ou y donné aide, faveur el
assistence en fait ou en parolles , en secreit ne en appert , ou assistant ou con-
fortant lesdils faictuelzs, en quelconcque manière que ce soil, le vengne
ou vengnenl cognoislre el ung chascun par ly dedens tyers jours à la hault
justice de Liège, ou après les tyers jours passeil , ons en ferai enqueste, et
qui coupauble en serai trouveil , il serai peuigniel et corregiet selon le loy
du pays.
Archives de la province de Liège , registre du grand greffe
des échevins, C, n<» 263 , case ^5'^.
Cry proclame it à Pérou, à Liège, le xxiif jour de julle a" LXXXVI.
Ons fait assavoir de part mon très-redoublé seigneur monseigneur de
Liège , maistres , jureis et conseil de sa cité qu'il ne soil nulx ne nueles per-
sonnes de quelconcque estai que soient, qui fâche eatqe^, en fais, en dis ou
en parolles , en favorisans nous morteulx ennemis , on les porat assommeir
comme ennemis de mondit seigneur de nostre cité el pais, sans meffaire; et
ossy que toulles personnes dudil pais, tant délie banlieu comme dehors *....,
pour aidier , déboultenl les ennemis, et ce sy haullquesour yeslre ennemis
de mondit seigneur, délie cité et de pays.
Ibidem.
Cry proclameit à Pérou, à Liège, à son de trompe, le Ht" jour du mois d'aoust
a- LXXXVI.
L'on faite assavoir de parle nostre Irès-redoulé seig»' el prince mons'' de
Liège, les maistres, jureis et conseil de sa cité, que toulles femmes, mesquin-
nes ^ , serviteurs et familles de ceulx qui sont hors de pays el qui se Ireuvent
sur les fortresses, places el maisons, courant et piellant* sur ces pays, wye-
' Outrage? \ie\i\.-èVrehn\.W\\Tceatye, aatye, •' Mesquinnes, servante. On dit encore en
qui, en langue romane, veut dire querelle, at- rouchi, une méquenne dans le même sens. Fla-
toque. mand mesken, italien meschina.
- £space laissé en blanc dans le MS. ^ Pillant.
816
ANALECTA LEODIENSIA.
dent incontinent de solel luysant. Et que iinjj chascun soit tenu ad ce. et se
meclent sus tellement qu'ilz ne laissent ne suftVenl alleir, fréquenteir , passeir
ne converseir les ennemis de iiostredil Irès-redoubté seigneur et prince ne de
ces pays ens ne parmy le pays, courant, pilhant. foullant ne aultrement en
manière aulcune et (|ue touttes personnes les prendentet apougnent^ se faire
se pueit; et se prendre ne les puelent, qu'il les assomment^ fèrent jus et tu-
Avent. Et ce fait, ce siéra l'adveue de nostredit très-redoubté seigneur et prince
et de ladite cilé;»et (|u<* loultes personnes soient tenus de férier à la clocke et
resuyr lesdits ennemis le plus aspremenl que faire se porat. Et s'il y al aucuns
qui présume allencontre de ce qui dit est, ou qui favorise lesdits ennemis en
secré ou en appert, que teil.v faclueles soient pugnies et corregiés comme en-
nemis de nostredit très-redoubté seig"" et prince et de ladite cité, en ensuy vaut
les crys et publications pour ce faix cy-devant. Et fut mis en warde.
Archives de la province de Liège , registre du grand greffe
dei échevins , C, w 203 , case 15«.
Procès-verbal dit chapitre pour la levée de V Interdit , le 18 aoiU 1486.
Feria sexta post feslum assumptionis bealae Mariae virginis gloriosae , die
décima octava mensis augusti ^ anni LXXXVI praescripti, praesentibus in in-
signi ecclesia Leodiensi et illius medio discretis viris et honestis generosisque
dominis Rasone de Warouz, Deodato de Linteris, domino de Heercaslri, Sv-
mone de Herbeys , Gerardo de Hauchie , Rasone de Hollengnoul , Petro de
Bodeur , martino de Fexhe et David de Fontengneal . virgiferis ecclesiae Leo-
diensis, atque quampluribus aliis testibus fidedignis, hora décima ante me-
ridiemautcirciter, reverendissimusin Cliristopateret dominusnoslerdominus
Johannes de Hoern, episcopus Leodiensis, certis legitimis ex causis animum
suum ad hoc moventibus, ad instantiam , petitionem et requestam venera-
bilium et circumspectorum egregiorumque virorum dominorum decanorum
et capitulorum majoris et secundariarum Leodiensium et totius générale cleri ,
ï Une noie volante, placée dans le registre, tatiouis Mariae xviii Julii anno Xllllc LXXX
contient le commencement de l'acte de Jean de lexto.
Hornes et porte pour date : Feria sexta post visi-
ANALECTA LEODIENSIA
817
burgimagislrorumque consulum et juratorum, nec non villici et scabinorum
et totius universitalis populi civitatis Leodiensis . id flexis genibus coram eo
comparentium, cessum a divinis et ecclesiaslicum interdiclum, tam metropo-
lilica (juam sua ordinaria aucloribus etiam et apostolica auctoritale in suis
civitate Leodiensi et illius circumjacentibus locis quomodolibet positum , ju-
vanle eis prius saluUri poeuitenlia et praevia sibi satisfaclione condigna tollit
misericordîler et relaxavil ipsosque a quibuscumque excommunicationis sen-
tenliis ac aliis poenis et censuris ecclesiasticis quibus forsan praemissorum
occasione innodati existunt, absolvit et ab excessibus per eos in et de hoc
quomodolibet commissis quitavit penilus et libéra vit, recognoscens se eosdem
ab inde sufficienter correxisse . super quibus , elc. — Joh. Spirinc.
Archives de la province de Liège, registre de l'ancienne ca-
thédrale de S'-Lambert, n ' 112.
Cri/ proclameit au Pérou à son de trompe le œœvi^ jour du mois d'aoust
par Collongfie.
On vous fait assavoir de par mon très-redoblé seigneur mons»" de Liège et
les maistres et conseil de ceste cité , que tous ceulx et celles de quelconque
estât ou condition qu'ilx soyent, qui ont aucuns bins, joweaulx, oir ou argent,
ou autres quelzconques bins appartenans aux anemis de mondit s^ et de ladite
cité, incontinent sur paine de confiscation de corps et de bins, viennent et
les apportent et mettent es mains des maistres de ladite cité sur paine, quant
aux deffaillans, d'estre corrigiés aile ordonnance de mondit très-redoubté seig'
et (lesdits maistres, jureis et conseil.
Ibidem.
Cry proclameit au Pérou à son de trompe le if jour du mois de septembre par
Collougne.
Défense à tous, tant ceulx qui tinent cheruwaiges , comme aussi gens ren-
iés, marchans et autres, leurs serviteurs et facteurs, que de ce jour en avant
103
I
i
818 AISALECTA LEODIENSIA.
on vende ne maine ou fâche vendre et menner hors du pays de Liège et de
Loz quelconques grens creyus en iceulx.
Archive, de la province de Liège , registre du grand greffe de,
eckevins , C, n" 263 , cate 13'
ANALECTA LEODIENSIA.
819
Note du greffier des échevinH inscrite dans le registre en date du
17 septembre 1486.
Le jour saint Lambert, Tan Xllll" UH" et six, en la vénérable église de
Liépe, la grâce de très-victorien, Irès-hault, Irès-pu.ssant pr.nce et nostre
très redoblé seigneur monseigneur Johan de Hocrnes, évesque de Liège, duc
de Buillon et conte de Loz, etc . , célébrât en icelle sa première messe, et le con e
de Hornes, père de mondit seigneur chantât léwangile ' , et le eonte de Sol-
mes. son cusin, lépistle, et adu.inistroienl à l'aulté deux prélaU, assavoir abbe
de Saint-Trond et le suffragant de mondit seigneur de Liège et esto.ent pre-
sens le conte de Hornes, frère de mond.t seigneur, le conte de Muers, e plu-
sieurs autres à grand nombre. Dieu doinst à tous ceulx qui ameront nostred.t
prince de boin cuer. bonne vie et longe et accomplissement de tous boins
desiers! rt(^„.
Cry proclameit en le fore à Liège, le xa>vi''jour de septembre «» ////" et VI,
touckatU les monnaies et mis en warde de loi '.
Monnaie doer.
Item, premier, le croix saint Andn* j xxxiiii aidan» '.
L'escu Cuilhelmus
Le florin de Rhin j uiiii aidans.
Leseu Johannes rfi udtiii.
Le salut et ducal Jennevois
• Il aTail ori. rhabil Je saiol f raojoi. , Jao. k o««- « principal d. li«,. , depui, l'<m 1 477 jj«,ii«i |«-
II avait pris 1 n.o. ,,„((1475), in-4'; Liège. cheiGuillaume HenrjMTOl.
""'i'crrdTpTr^orde Liège pot.r les monnaies a été II y a quelques différences dans les deu. textes,
déjà imprimé dans 1« recueil intitulé : Édit, et publica- ' Aidants ou l.ards.
UoMde, monnaie,, U,quelU,onteucour,parU,pay,
Le chevalcheur et ducal hoDgrois xlii aidans.
Le coronne à soleil xl aidans.
Le coronne de Franche xxxix aidans.
Le noble Henricus iiii florins viii aidans.
Le noble de Flandre iiii florins vi aidans.
Le noble aile rocse iiii florins xviii aidans.
L'angelo iii flor. v aidans viii s.
Le coronne de liurUigne < ...
, J ^ ."^ } XXXVI aidans.
Le coronne de Savoie ■
Le lyon 1 aidans.
Le clincquart Philippus
Le florin David aile harpe 1 xxxiv aidans.
Le piètre d'oir \
Le Borbon d'oer \ xxvi aidans.
Le chevaucheur de Geldre *
Le florin d'Outreicht xxix aidans.
Le florin Arnoldus «vi aidans.
L'angle *xv aidans.
Le florin de Juleil rampant ''^^* aidans
Le florin de Beaiwier ^
Le viez postulatiis ^ xxii aidans.
Le postulatiis Hertine ■
Le postulatiis Martine \ xx aidans.
Le postulatus de Borbon *
Le postulatus de Hornes xviii aidans.
Le postulatus de messire Guillaume xiiii aidans.
Le postulatus Jehan de La Marck xii aidans.
Monnaie dargent.
Les dobles aidans et ceulx d'Ostriche \ ... . ,
^ , „ .„ . , , , \ m aidans.
Ceux de Castille et autres semblable )
Les dobles aidans à deux lions •»• aidans moins '.
Les dobles aidans Philippus ^ ••• -j
Les viez stoeters et ceulx de Collongne \ ^ •
Les aidans Philippus xl solz.
Les blans de Franche et dWustrice i aidant.
Les viez deniers de Collongne xxx solz.
Ceux de Nuys et les Oxhehey i aidant.
Les deniers ducats romains et autres xxxvi solz.
8^0
ANALECTA LEODIENSIA.
Tous les deniers de Clèves
Les Karolus aile kongne de Bourgongne
I^es petites tarées ' de Biirtagne
Ijes deniers d'Outreicht. .
Les deniers de Savoie
Les deniy lewekin /
i^es deniers Groningiie à G \
Les deniers de Clèves à plaines armes > xxvii solz.
Les deniers de Collongne à trois couronnes ;
Les viez blaffars Johannès « .... , ,, ^
Les doubles deniers d'Outreicht '
Les blaffars Johannès de Braibant xl solz.
Les blaffars Philippus • Mxiii solz.
Le Healme de Hinsberch
Le denier Valenciennes \ xxx solz.
Les hayes Guilhelinus
Les haies Johannès
Les haies ducissa
I ."1
Les grands deniers de Clèves Johannès ' \x\ii soiz.
Armoyeis de Clèves et la Marek
Les deniers Englebertus ' à rins.
Les stoeters de messire Guillaume à Pcron ii aidans.
Et les autres ' iiii boddreaz.
J^es demy aidans de Jehan de la Marck et ceux à tout ung lyon et
ung petit schuchet, à tout un aigle, à rins. Les deniers de mes-
sire Guillaume armeis que l'on solloit aloweir à rins pt)ur xxx solz. à rins.
archives de la province de Liège, registre du grand greffe
des échevins , C, n" 263 , case 1 3«.
Cru proclameit à Pérou, à Liège ^ à son de trompe, le premier jour d'octobre
l'an XIXIIP LXX VI.
0ns fait assçavoir de part très-haiilt , très-puissant prince , et nostre très-
redoblë seigneur , mons"" de Liège , et les maistres , jurés et conseil de sa cité ,
qu'il ne soit personne aucune , de quelque estât ou condition qu'il soit ou
' Tarées , targes ^ écu9.
ANALECTA LEODIENSIA.
8^1
soient, que de ce jours en avant , fâche ne fâchent ou Pattemptentsur les in-
habitans du pays de Franchimout, en corps ne en bins (ont fait et feront
serment à mondit seigneur dedens owyt jour prouchain) , par voie de fait ou
^ autrement , se ce n'est par droit , par loy ou par status , et mondit seigneur
les prent en sa sauvegarde et protection, comme ses boins et vraies subgetz,
ayans obtenu! sa bonne grâce. Sur paine de incorir en l'indignation de mon-
dit seigneur et de sadite cité. Et fut mis en warde.
Archives de la province de Liège, registre du grand greffe
des échevins , C^n» 263 , case 1 3«.
Cry proclameit le œiiij^jour d'octobre , par Collongne , nostre sergent, qui
le témoingna.
Ons fait assavoir de pari nostre très-redoublé seigneur et prince , mons""
de Liège, et les maistres, jureit et conseille de sa cité, que tous bannis et
albens satisfacent leurs partiers dedens lundi prochain, ou après ledit jour
passé, ons en userat selon loy et status, en la manier accoustumée. Au sou-
plus , que les Hesbengnons ou aultres ammennans grens en cest cité , nient
desoubz 1 muy despelte à une fois, ou un demy muy de fin froment, envers
ceulx èsquels il en sont tenus , seront francque chascun sapmaine le semedi ,
sens que à moiien de auchun bannissement oualbennesté l'on les puist pren-
dre ne appréhender ou corps ne en biens.
Ibidem.
Cry proclameit à son de trompe, le œiij^ jour de novembre.
Ons fait assçavoir de par nostre très-redoubté seigneur et prince , monsei-
gneur de Liège, les maistres, jurés et conseil de sa cité, qu'il ne soit per-
sonne aucune, de quelconcque estât ou condition que ce soit, qui voise de
jour ne de nuyt desguysé , cief émuselet , parmi la cité , sour paine capitale ,
et s'aucuns le font , que chascun puist estre forestier pour les appréhender
sens aucune chose forfaire.
822 ANALECTA LEODIENSIA.
Item , ons fait assçavoir comme dessus , que se quelcque alarme se faisoil
sur la cité, de jour ou de nuyt, se l'on Irouvoit personne aucune faisant
semblant d'assister les ènemis, que l'on les puist férir jus , sens riens forfaire ,
et ce sera le fait et adveu de nostredit Irès-redoubté seigneur et de sadile cite.
Item , que tous bannis et albens soient frans jusques à rapeal de nostredit
très-redoublé seigneur et desdiU maislres et conseil. Et fut mis en uarde.
Jrchivet de la province de Liège, registre du grand greffe
des échevint , C, n» 263 , co»e 1 5«.
Cry proclameit à Peron, l'an XII II' IIH'^ et et VU, le dernier jour
de jenvier.
L'on fait assavoir de part noslre très-redoublé seigneur et prince , mons-^
de Liège, et les maistres, jureis et conseil de sa cité, que celi ou ceulx, de
quecique estât ou condition qu'il soit ou soient, qui a ou ont factet, détret
et escript les céduUes , qui le jour délie conversion St-Poulderain passé furent
meses en la trailhe au gro pilleir, en l'englise de Liège, et aussi devant la
porte du palais nostredit très-redoubté seigneur, et semblamment celles qui , a
ce matin , ont esté aplacquiés sur les huisseries de la porte dudit palaix et sur
la porte messire Jacque de Corswaremme , ou qui en scèvent à parleir, le vien-
gnent congnoistre et anunchier à nostredit très-redoubté seigneur et ausdits
maistres, endedens l'espase de xxiiij heures, si hault que sur musdre. Car,
après les xxiiij heures expirées , l'on en fera enqueste , et celi ou ceulx qui en
sera ou seront trouvés cargiés ou coulpables , seront pugnies et corregiés
comme musdreurs , aile exemple de tous autres.
Ibidem.
Cry proclameit le derainjour de marce II 11'^ et VII ^
Ons fait assavoir de par noslre Irès-redoubté seigneur, monseigneur de Liège
> Cet édil sur les monnaies ne se Irouve point dans le volume cité plus haut , p. 818, note i.
ANALECTA LEODIENSIA.
823
elles maistres , jureis et conseil de sa cité , que tous demy-aidans , à la barbe ,
de messire Guillemme , se bailleront chescun pour ix sols. Item , touslesdemy-
aydans du filz dudit messire Guillemme , demi-aidans aile aigle , et tous au-
tres contrefais, pour viij s. Item , tous quars de patars à iiij s. , réservé ceulx
de Bourgongne, de Bourbon, et les anchiens quars de patars, dont ici n'est
fait point de mention, mais demeurent comme devant; et tous les bruleis
aussi qu'ilx sont cryés les troix pour xij deniers. Et, à reffusant, le paine de
iij florins d'or , à applichier tierce-part à mondit seigneur , le tierce-part à la
cité, et autre tierce-part à rapourleurs.
Etqu'il nesoit persouequi tailhe , cope ou fâche tailler et coper az fortiffications
de Bêche et Jhérusalem , sur paine de perdre le pongne. Et fut mis en warde.
Archives de la province de Liège , registre du grand greffe des
échevins, C, n' 265, case 13'.
Cry proclameit le a^v^jour de may l'an IIII^^ et VII.
Ons fait assavoir de par noslre très-redoubté seigneur et prince , mons» de
Liège, et les maistres, jurés et conseil de sa cité, que tous marchans et
marchandes de ladite cité , franchise et banlieue , en furnissanl la paix novel-
lement faite , apporteront journellement pardevant la haulle justice de Liège,
sur le Destroil, loultes leurs mesures, poix, olnes, et louttes autres tiers de
mesures , pour les visenter et faire sceller par loy , comme au cas apartiendra,
sur telle paine que ladite paix contient, et que loy sauve et warde.
Ibidem.
Cry proclameit à Pérou, à Liège, Van XIIII<^ IIII^^ et VII, le xe jour
de Julie.
Ons faitassavoirdepart noslre très-redoublé seigneur elprince , monseigneur
de Liège , maislres , jureis et conseil de sa cileit, que toutes personnes sommeis
M:
824
ANALECTA LEODIENSÏA.
ANALECTA LEODIENSÏA.
825
pour amenneir chairs, cherios, chevaulx , avuec tous aultres insirumensde
guerre, soient preste , en ceste citeit , à demain à giest, sens y fairefaulle , sur
paine deincorir, en la grieff indignation de mondit seigneur et de sadite citeit.
Item , qu'il ne soit personne aucune qui présume de pillier , robeir ,
prendre prisonier, ne faire quelcque hastililé de guerre sur les inhabi-
tans du pays de Franchymont , en corps ne en biens , sy hault que sur in-
corir en la painne susdite. Item , que tous bannis et albens qui venront en
service de mondit seigneur et de sadite citeit, seront francs le temps pendant
de ceste présente année.
Jrchivés de la province de Liège , registre du grand greffe
des eehevins , n» 203 , C, case 13*.
Cry proclameit à Péron, à Liège, l'an IIII^^ et VII, le xinyjour du moia
de Julie.
L'on vous fait assavoir de part mon très-reboubté seigneur, mons»^ de
Liège, que tous ceaux qui sont ordonneis et esleus de la citeit et banlieu , et
de tout le pays , pour servir de piet mondit seigneur , en sa présente armée ,
se lient soubz monss^ le conte de Home . le grant maire de Liège, et le ca-
pitaine Thiry Poillon, et soubs l'estandart de mondit seigneur, sains en
partir ne habandonneir iceluy estandart sains congiet et licence d'iceulx capi-
taines ou de l'un d'euk , sour paine d'estre pungnyes , comme à cas ap-
partiendra.
"^ Ibidem.
Cry proclameit le xxv^jour dejullet l'an IIII'-^ et VIL
Ons fait assavoir de part nostre très-redoublé seigneur et prince , mons*"
de Liège , les maistres et jurés et sa conseil de sa cité , que tous cèaulx qui
seront commandé à faire le ghait ou surgayt en ladite cité , le fâchent en
propre personne, sens y envoyer leurs serviteurs ou autres, sur paine et
amende de \ aidans, toutes et quantes fois que ce feroienl.
Item , ons fait à savoir que tous les desniers ' de ladite cité soyent tenus
chascun jour, à vespres, de, en la maison de ladite cité, apporteir es mains
d'ung des quatre conseillers d'icel , par noms et sornoms. tous ceaulx que par
eulx aront esté commandé à faire le ghait , deffallans de faire ledit ghait , ou
autres y commandeis. Lesdits premiers payeront d'amende x aidans , et les
autres v aidans, sans rémyssion.
Item, que tous ceaulx que estoient en l'armée avec mondit seigneur, de la-
dite cité et pays , que sont revenus , y retournent incontinent dedens soleil
luysant , sur payne de la hart. Et que tous persons que sont assis et taxez ,
tant sor la parroiche que aultre part, ayent payé chascun sa quoete, sur
paine d'estre appréhendé en corps et en bins. Et fut mis en warde.
Archives de la province de Liège , registre du grand greffe
des èchevins , n" 203 , C , case 13«.
Cry proclameit à Péron, à Liège, l'an III I^^ et VII, le derainjour de
jenvier ^, par Collongne, etc.
Ons fait assçavoir de part nostre très-redoublé seigneur et prince , mons""
de Liège, les maistres. jurés et conseil de sa cité, que ce que ceulx des bons
maislresdesheulheurs^ el mâchons, ont commenchiet faire et feront ci-après
tochant la démolution de la maison des Charlroux , près de Liège, at esté et
est l'adveu et le fait de nostredit très-redoubté seigneur et de ladite cité, et
que ne soit personne aucune qui , pour ceste cause, parolle ou murmurre
sureaux, sur painne de incorir en l'indignation d'icelui seigneur et de sadite
cité. Et fut mis en warde.
/bidem.
' Dizeiiiers. el qu'il y a erreur dans le registre.
3 J'ai lieu de croire qu'il faut lire décembre, ^ Houillour«.
104
û
826
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
827
Note du greffier du nouvel échevinage , lors de la rentrée des La Marck
à Liège.
Du leraps des commis et députeis à l'adminislralion de justice, par mons'
Éverar de la Marcke , prolecteur , governeur et défensseur des églises , cité
et pays de Liège, ensuyvant les apointemens et sequeilles des membres et
estas du pays.
Cry proclameit à Péran, à Liège y l'an XIII I*^ III I^^ et VIII, le xif jour
de Julie.
0ns fait assavoir de part monseigneur Éverar de la Marcke , protecteur,
governeur , et défendeur des églises , citeit et pays de Liège , que ensuyant
les appointemens et sequeilles des membres et estas du pays , justice est or-
donnée , en ceste cité , pour ung chascun administreir justice et raison , et
soy tenront les premier plais ce merquedi prochain , qui serat le xvj« jour de
cedit moix mille lll^ IIII''^ et VIH. El partant, ung chascun qui y arat à
besongnier , soy porat adréchier pardevant les commis et députés ad ce or-
donneis, qui tenront les plais sourie Destroit, à Liège, audit jour.
archives de la province de Liège, registre du grand greffe
deséchevins, n» 263, C, case 13«.
Cry proclameit à Pér<m, à Liège, par Robert le Galochier, varlet, qui le
tèmoingna Van II 11^ et VIII, le xviifjour dejulle.
L'on fait assavoir de par noble, puissant et très-honnoré seigneur, mons»^
Éverar de la Marcke, seigneur d'Arenbergh, Mirwar, Nouchasteal, haut
voeit de Hesbaing , protecteur et défenseur délie église et églises, cité et pays
de Liège, et les commis et députés de part les troix estas desdits pays à l'ad-
ministration de justice , s'il est borgoy ou fil de borgoy , clercs , lays , ou
autres de quelconcques estât soit ou soient, qui fuisse ou fuissent, le propre
jour que mons' de Liège rentrât en ceste cité, après la mort de feu messire
Ghys , auz treisce en ysie , environ ix ou x heures de nuy t , armeis , abastooeis
et autrement, etià-meisme, de fait porveyu, sus corut, quassiet et navreit
pitieussement Jehan Kachet , batteur , en pluisseurs lieux de son corps dont
il en est parvenu à mort ; et ossi qui a inhorteit de ce faire , favorisiet et don-
neitaide par conseil, secrètement ou autrement, alleit, fréquenté ou retourné
auvecque les faituelz , le vengne ou vengnent cognoslre ausdits commis et
députés à l'administration de justice , dedens tiers jours prochain , pour au
sorplus enestre useit selon que on trouverai d'avis, à l'exemple de tous autres.
Archives de la province de Liège , registre du grand greffe
des échevins , n» 263 C, case 13«.
Cry proclameit au Pèron, à Liège, l'an XII 11^ LXXXVIII, le xf
jour d'aoust.
On fait assavoir de part mons»^ le protecteur et defiFensseur des églises ,
citez et pays de Liège , et les maislres et conseil délie cité de Liège , que les
monnoies sont avaluées et mises à teil pris et valleur qui applacquiez seront
aile usse* délie vénérable église de Liège, et que cescun lez prende et les
alowe à teil pris, sur paine de troix florins d'amende , à applichier moitié au
seigneur , et Tautre aile dicte cité.
Et tout premier ' :
Les florins de Borbon à l'ymage Nostre-Dame xliij aidans.
Item, les croix S'-Andries xliij aidans.
Item, les escus Guilhelmus semblament xliij aidans.
Item , les lyons iij flor. viij aidans.
Item, les ridderset les ducas de Hongherie Iviij aidans.
Item, les salus Ivij aidans.
Item, les nobles Henricusd'Engleterre aile rosette vij florins.
Item, les ducas et demy noble '^*J aidans.
Item, les quars aile avenant * .. " .
Item, les nobles Éduar d'Engleterre ^ij ^orms.
Item , les quars et demy-quars aile avenant » »
Item, l'ange aile rose ' îiij flor. xiij aid. viij s.
' Us$e huis, porte. cité plus haut. p. 818, note 2, mais a?ec plusieurs dif-
■ Cet édit sur les monnaies est imprimé dans le livre férences.
828
ANALECTA LEODIEiNSlA.
ANALECTA LEODIENSIA.
829
1.
Ilein, les viflhes c'oronnes az deux fleurs de lys \l\iij aidans.
Item, le coroiine à solleilhe ^ï"' a'^î»»»-
IteniJescoroiinesdeSavoe xlvij aidans.
Item, les piètres et florins de Bonbon, et ridders de Geidre . . . . xxxviij aidans.
Item, les florins d'Outreit xxxix aidan».
Item, l'anjîe «"^"J «''^«n»-
Item.lesPhilippusdeNamur xxxvj aidans.
Item, les florins de Hins xlij aidans.
Item, les nobles de Flandres vj flor. viij aidans.
Item, les florins de lieayvier et les vies i)OSlulas xxxij aidans.
Item, les florins Arnoldus xxij aidans.
Item, tous postulats xxv aulans.
Item, les florins de Juleit xlj aidans.
Item, les ridders et roaels de Burtaingne xlviij aidans.
' •••••!
Item, les postulats de Horne xxiiij aidan».
La blanche momioie.
Item, les doubles lyonsKarolus, Maria et Borbon iiij aidans.
Item, les simples et les deniers de ClèvcJobannes ij aid. 1 quart moins.
Item, les doubles Karolus pattars, les deniers de Collongne, de Rom-
mes et de Castilhe iiiij aidans.
Hem , les viez simples Philippus "J a>uans-
Item , les demv aidans de Borbon et Maria x»J »•
Item, les blans de Franche, les stoeter Henrieus et Kduar, le tarche
de Burtaingne et les doubles Philippus ▼ aidans.
Item , les demy aile avenant * "
Item, les aidans de Tornais et les blans de France as coronnes.. . . i aidans i quart.
Item , les doubles deniers d'Outreicht "j aidans.
Item, les demy aile avenant ■ "
Item, les awez' au 0 et piètres > ««^ant i quart.
Item, les Johannes braspenninck et les vies heanies as coppeltes, el
les doubles bousghe iij aidans.
Item , les demy aile avenant • »
Item, les Guiliielmus aile baye et deniers de Collongne aile ruwe *. . ij aidans i quart moins.
Item, les blaffars de Namur ij aidans.
Item, les deniers messire Guillemme à Pérou iij aidans i quart.
Item, les deniers messire Guillemme aile croissette iij aidans.
Item, les deniers le filx messire Guillemme ij aidans.
* Jwex,oiti. * Ruwe,TWt.
Item, les simples deniers messire Guillemme ij aidans.
llem, les noes' deniei*s messire Kverar iij aidans.
Item, tous les deniers de Tanaz ^ qui solloient valloir ung aidant . . xxiiij solz.
Item, les gros de Trive iiij aidans.
Item , les deniers de Horne doubles iiij aidans.
Item, les demv aile avenant » »
Item, tous bruleis les iij pour xij deniers.
archives de la province de Liège, registre du gratul greffe
des échevins , n» 263 , C , case 13«.
CXXIV.
ASSIGNATION FAITE LE 12 MARS 1487, ACX ÉGLISES DE LIÈGE, PAR CEUX DE LA CITÉ
TOUCHANT LES PENSIONNAIRES DE BRABANT.
A tous ceux qui ces présentes leltres veront et oront, les inaistres, jureis et
conseil de la cité de Lié{;e, salut en Nostre-Seigneur. Comme pour faire cesser
les rigoreuses exécutions el arrestes, vendilions et dissipations , qui se font es
marches de Brabant, sur les biens apartenans aux vénérables églises, tant
cathédrale que secundaiies, abbez, prélalz et autres de ceste cité et banlievve,
lesquelz, par ci-devant, à nostre prière et requeste, et pour préserver ladite
cité et subjects d'icelle de plus grands dommaiges , ont estez et sont encor
obligiez envers les pensionnaires de Brabant, el lesquelles églises sommes,
comme il appert par noz patentes , tenus relever indempnes ensemble, et pour
trouver moyen et manière que les bourgeoix . marchans , el autres surcéans
d'icelle cité, puissent hanter, converser et communicquer par les pays de
Brabant et autre part, où besoing leur serai, avons, par meure advis el dé-
hbération de conseil, assigné ausdites églises, pour le remède de ce que dict
est, prendre, lever el percevoir les deniers procédans de la gabelle des bres-
sines , bières, keules el cervoises de cesle cité el banlieuwe , qui montent pour
Tannée présente , à la somme de Iroix mille neuflF cent florins de Rhin , de
vingt aidans le florin, de deux moix en deux moix . ainsi qu'ils eschéiront,
• IVœs, nouveaux.
* Dans le recueil des édils sur les monnaies, il est écnl deniers de l'aval.
830
ANALECTA LEODIENSÏA.
dont la première termine de ladite assignation commencera le sixième jour
du moy de may prochain venant, et ainsi continuant de deux moix en deux
moix, jusques à ce qu'avons desligé icelles églises, en suivant la forme et lenure
de nostredite obligation qu'ils ont par devers eulx, sçavoir faisons, qu'en conti-
nuation et corroboration de nostredite assenne promise, nous avons promis et
promettons , par ces présentes lettres, le plus solempnelleraent que faire pou-
vons, non révocquer ladite assignation, icelle empescher ou retarder en ma-
nière'aulcune, mais la ferons sortir effect à la fin susdite, et constraindrons
ceulx ausquelx donné nous avons ou donner pourrons charge de lever lesdits
deniers, que ladite assenne sorlist son totale et enthier effect, sans faveur ou
dissimulation aulcune. Car nostre conclusion est telle. Et ainsi promettons
faire tenir, comme dit est. Tesmoin ces présentes, ausquelles avons appendu
ou faitappendre le scelde ladite cité, sur l'an de grâce mil qualtrescent ', du
moix de mars le xij« jour , stile de Liège. — Ainsi signé par le commandement
desmaistres et conseil. — N. de Blangy.
MS. de la bibliuth. de l'université de Liège , n" 188, fol. 246.
cxxv.
LETTRE DES TREFFS , PAR ET ENTRE LES SEIGNEURS DE LA MARCR ET LA CITÉ DE LIÈGE. D UNE
PARTE, ET MONDIT DE LIÈGE ET LA VILLE DE TREICT , D AUTRE (29 MAI 1488).
De la grâce de Dieu , nous Friderich , marchis de Brandenbourch , de
Stettin, Pomern et duc-chastellain de INurenberg et prince de Rugen, et nous
Wilelme , duc de Julliers et du Mont , comte de Ravensbergh et seigneur de
Hynsberch et de Leewenbergli , faisons savoir, par ces lettres, que nous
avons traictiet et fermet unes catholiques treuges , entre le révérend maistre,
espécial ami messire Jean, évesque de Liège, et la ville de Trecht, d'une
part, et les nobles, vénérables, honorables et saiges, noz chiers cousins, et
espéciaulx Éverart de la Marck, seigneur d'Arenberch, doyen et chapitre
délie vénérable église de Liège, burgemaistres et conseil de la cité dudit Liège,
' Lisez : mil quatre cent quatre-vingt-sept.
ANALECTA LEODIENSÏA.
831
d'autre parte, et tous les leurs, d'une parte et d autre, qui commencheront
aujourd'hui le jeudi après ledimenche Exaudij à soleil couchans, et fineront
le jour S*-Jehan Baptiste , le soleil levant , et que l'une part et l'autre , durant
lesdites termes , entretenront l'une et l'autre bonnement et léalement. Et s'ensv
estoit que iTiessire Robert de la Marck, seigneur de Seden ne voulust ces
treuges accepter ou entretenir , quant de la parte dudit messire Everard en
serat requis, se ne debveront nientmoins messire Everart, chapitre et cité de
Liège, ledit messire Robert ne les siens laissier ou permettre hors des cité
de Liège et autres places qu'ils ont en leurs puissances , durant lesdites treu-
ges, faire aulcuns dommaiges audit évesque, à ladite ville de Trecht, ne
aux leurs, le tout entendu sens fraude ne malengien. En tesmoingnace de ce,
avons à ces présentes faict appendre noz scels , et pour plus grande seureté
et entretènement de cesdites treuges , se ont ambedeux parties leurs scels
appendu à cesdites présentes, lez et avec les uoslres, que furent données le
judî après le diraenched'£:rat/c/i; ^ , après la nativité Jhésu-Christ , quattuors
cent Ikuictante-huicte ans.
MS. de la bibl . de l'université de Liège , n» 1 88 , p. 1 85.
CXXVI.
TRANSLAT d'aLLEMAND EN FRANÇOIS, CONTENANT LA PAIX FAICTE AVEC l'eMPEREUR , LES
SEIGNEURS DE LA MARCR ET LA CITÉ DE LIÈGE (^9 MAI 1488).
Nous Everard de la Marck , seigneur d'Aremberch , hault vouiet de Hes-
bain, protecteur et défenseur des églises , cité et pays de Liège , les doyen et
chapitre, maistres, jureis et conseil de ladite cité de Liège , à tous ceux qui
ces présentes salut. Comme resplendissans princes et seigneurs mons'" Fré-
dérich, marchis de Brandeburch , de Stettin , Pomeren , etc. , duc , castellen
hèritable de INurenberg et prince de Rugen , capitaine impérial, et monsei-
gneur Guillaume, duc de Julliers et du Mont, comte de Ravensberg et seigneur
I Le dimanche d'£.rati(/t est le sixième dimanche c'est donc au 29 mai que se rapporte la date de
.iprès Pâques , qui tombait , en 1488, au 6 avril j cette lettre.
iiij
..*
. 1.
I' f
83â
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
de Heynsberg et de Lewenberg, noz très-honorez seigneurs, louchant les
différens et allrications d'entre très-resplendissant prince et seigneur mon-
sieur Maximilian roy des Romains, nostre très-redoublé seigneur, d'une
parle , et nous d'autre , ayent faict ung certain Iraiclé et appoinclemenl leil
qu'il s'ensicul de mot à mot :
De la grâce de Dieu , nous Frédérich , marchis de Brandenburch , de Stel-
tin , Pomeren , etc, duc, chaslellain de ^ure^berg et prince de liugen, ca-
pitaine impérial, et nous Guillaume, duc de Julliers et du Mont, comte de
Ravensbergh, seigneur de Heynsberg, de Leeuenberg, cognissons et faisons
sçavoir par ces lettres à ung chascun et à tous. Comme certains différens
et altrication ayent esté entre très-resplendissant prince et seigneur , mon-
sieur Maximilian, roy des Romains, archiduc d Osleric , de Hourgoingne, etc.,
nostre très-honoré seig"^ d'une parte , et les nobles, vénérables , honorables et
saiges, noz chers cousins et espéciaulx , Éverar de la Marck , seigneur d'A-
renberg, doyen et chapitre de Liège, burghemaistres et couseil dudit Liège,
d'autre parte, lesquels n'avons poinct voulentiers veius, se avons comme
obéissans princes de la Sainte-Empire , travailhiel et diligente envers nostre
très-redoubté seigneur l'empereur de Rome et ledit de Arenberch, tellement
que la majesté impériale de la parte de nostre très-honoré seigneur le roy
des Romains, fils de sadite majesté impériale, nous at donné plain pouvoir
et consentement, et lesdits de Arenberch, doyen, chapitre de Liège, bur-
gemaistres et conseil dudit lieu fidèlement promis , que de tenir ce que par
ceste nostre amiable senteuce et pronunciation dict et ordonneit serat. Sur
ce dissons-nous que cely d'Arenberch renderal incontinent Mazeyck à la di-
gnité réaie, et s'en départira et les prisonniers y prins, qui n'ont point servy
nostre amy l'évesque de Liège sieutement au dommaige dudit d'Arenbergh,
seroient ligement mis au délivre, et pendant le temps des différens extans
d'entre nostre amy l'évesque de Liège et ceulx d'Arenberch, cité et pays,
ne serat fait ausdits d'Arenberch , cité et pays, hors dudit Mazeyck aulcuns
dommaiges. Et quant est touchant les prisonniers de Lembourch, ledit d'A-
renberch et les siens feront diligences à eulx possibles, que iceulx prisonniers
soyent aussi mis au délivre, et le vrantschat entretenu selon le contenu des
lettres sur ce faictes, et seront sur ce de tous costées appoinctiés et appa-
sieis, et noz très-redoubtez seigneurs Tempérer de Rome et le roy des Ro-
mains seront ausdits d'Arenberch , cité et pays , boins et gracieux seigneurs,
833
et lesdits d'Arenberch, cité et pays, seroint à leurs majesteis sujés et obéis-
sans, et ne debvra faire ne souffrir faire l'une partie contre l'autre par elle
ne les siens, et par espécial ceulx d'Arenberch, cité et pays de Liège, eulx
ne les leurs, hors des places qu'ils tinent aulcuns dommaiges. Et pareillement
ne seront lesdits de Arenberch, chapitre et cité de Liège, ne les leurs, de la
parle ne de coslè de la majesté impériale et dignité réale ne des leurs, tra-
vailhiés ou adomraagiés. Et s'ensi estoit que messire Robert de la Marck ,
seigneur de Seden, ne volsist cesti traicliet et appoinclemenl accepter et en-
tretenir, quant de le parte dudit messire Everart en serai requis, se ne deb-
veront lesdits d'Arenberch, cité et pays, permettre ne consentir que ledit
messire Robert fâche, hors des cité et pays et places qu'ils ont en leur puis-
sance, faire aulcuns dommaiges à mon très-redoublé seigneur l'empereur de
Rome et roy des Romains ne aux leurs, le tout sans fraude ou malengien.
En tesmoing de ce si avons-nous de ceste nostre pronunciation fait faire deux
lettres pareilhes et chascun de nous y fait appendre noz seels. Donné le jeudi
après le dimenche Eœaudi^ ^ après la nativiteit Jhèsu-Christ, mille qualtre
cents huictanle-huict.
Sçavoii- faisons que nous avons promis et promettons , par cesdites pré-
sentes , de nient procéder contre la tenure de ladite pronunciation , mais que
icelle entrelenrons et ferons entretenir par nous et les noslres bonnement et
léalement, le tout entendu en bonne foy et sans malengien ; et auflin que ce
soit ferme choese et eslable avons, en lesmoingnage de vérité, à cesdicles pré-
sentes faict appendre les seels de nous d'Arenberch et desdicts chapitre et
cité, ledit judy après le dimenche Eœaudt après la nativité Noslre-Seigneur,
mille qualtre cents huictante-huictes.
MS. de la bibl. de l'université de Liège , n" 188 , p. 185.
* Voyez la noie, p. 831.
105
!i|!
'' H-
834
AINALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
835
CXXVII.
DAYIDIS DE BURGUNDIA, EPISCOPI TRAJECTENSIS , PROCESSUS SEU «ONITORIUl VIGORE
LITTERARUM APOSTOLICARUM, DE DATA 4«» ID. JULII 1488, PRO JOHANNE DE MORNE,
EPISCOPO LEODIENSI , ADVERSUS AREXBERGIOS.
David de Burgundia, Dei el aposlolicae sedis gralia episcopus Trajeclensis,
judex et exécuter unicus ad infrascripla a sede apostolica specialiter depu-
tatus, universis et singulispresbyteris, capellanis, clericis, nolariis, et tabel-
lionibus piiblicis diclae sedi apostolicae subjectis, ad quos praesens nostrum
ymmo verius apostoiicum pervenerit maDdatum , salutein in Domiuo sempi-
ternam , ac nostris hiijusmodi yramo verius apostolicis firmiler obedire raan-
datis. Lilteras sanclissimi inChristo palriset domini nostri domini Innocentii,
divina provideotia papae oclavi , ejus vera bulla plumbea cum eordula cana-
prae more romanae curiae impendenli bullatas , sanas et intégras , non vi-
tiatas, non canceliatas neque in aliqua sui parte suspectas, sed omnibus
prorsus vilio et suspicione carentes , nobis per venerabilem dominum et ma-
gistrum Petrum de Cortenbach , praepositum ecclesiae beatae Mariae oppidi
Tongrensis, Leodiensis dioecesis ac canonicum et sigilliferum Leodiensera ,
reverendissimi in Chrislo patris et domini Jobannis de Hoerne , episcopi Leo-
diensis, ducis Bulloniensis et comitis Lossensis principalis, in ipsis litteris
apostolicis principaliter nominali, procuratorem , prout de ipsius procura-
lionis mandato nobis légitime constabat , prout constat documentis coram
nolario publico et testibus infrascriptis praesentatas , nos cum ea qua decuit
reverentia noveritis récépissé hujusmodi sub tenore :
€ Innocentius episcopus, servus servorum Dei, venerabili fratri David, epis-
copoTrajectensi, salutemet apostolicambenedictionem. Humilibus supplicum
\otis libenter annuimus eaque favoribus prosequimur oportunis. Exhibita si-
quidem nobis nuper pro parte venerabilis fratris nostri Johannis , episcopi
Leodiensis petitio continebat, quod licetquondam Wilhelmus de Arenberch,
alias de Marcba , laycus Leodiensis dioecesis , qui , interempto nequiter per
eum bonae memoriae Ludovico , episcopo Leodiensi , civitatem et patriam
Leodienses, ducatum Bullonensem et comitatum Lossensem, ac fere reliqua
omnia dominia ecclesiae Leodiensis occupaverat, et revoluto jara anno, et ultra
tempore promotionis ipsius Johannis ad dictam ecclesiam, per obitum dicti
Ludovici vacantem , illos detinuerat et detinebat, detentionem eamdem per
raultos menses post proraolionem hujusmodi continuaveril , usque quo non
sine gravi onere impensarum , grandi armatorum exercitu pro ipsius Wil-
helmi expulsione et ecclesiae Leodiensis ab ejus tyrannide liberatione per
ipsum Johannem episcopum , parato; ac tandem per ipsum Wilhelmum ex-
tortis ab ipso Johanne episcopo promissionibus mullorum millium flore-
norum et pro illis retentis dicto ducatu et magna parte dicti comitatus ac
marchia seu patria Franchimontensi , civitatem et reliqua dominia dictae ec-
clesiae dimisit Paulo, ante ipsius Johannis episcopi primam receptionem. Et
eodem Wilhelmo vita functo, ejus complices, Arenbergenses nuncupati, civi-
tatem ipsam rebellem fecerint ac fere per annum occupaverint, fueritque in-
térim patria ipsa hostilibus incursibus et agrorum depopulationibus vast^ta ,
ac ejusdem et dicti comitatus nonnulla oppida etiam per eosdem occupata ,
nec potueril adhuc ipse Johannes episcopus ad totalem dominiorum dictae
ecclesiae possessionem pervenire, et praemissorum occasione fructus mensae
episcopalis Leodiensis adeo extenuati fuerint ut ex eis onera eidem Johanni
episcopo incumbentia perferri et annua pensio raille quingentorum flore-
norum auri super illis tempore ejus promotionis praedictae, dilecto filio ma-
gistro Jacobo de Croy , canonico Leodiensi , notario nostro , per sedem apos-
tolicam reservata, integraliler solvi non possint, Nihilominus illam intègre
exigere nititur ab eodem et praetendens eumdem Johannem episcopum ia
illius solutione de facto et non de jure cessare per assertum subexecutorem ,
hlterarum reservationis praediclae eumdem Johannem episcopum , interdicti
ingressus ecclesiae et suspensionis a regimine et administratione ecclesiae Leo-
diensis, [)oenas incurrisse declarari ac eumdem censuris involutum et ligatura
publiée nuntiari et contra eum usque ad brachii secularis invocationem pro-
cedi. Etiam postquam ab codera subexecutore iteratis vicibus ad sedem ap-
pellatum eamdem et ad ejusdem etiam sedis examen causa hujusmodi , cum
partibus per eumdem subexecutorem remissa fuerat, obtinuit. Unde post-
modum ipsius civitatis iterata rebellio et fratris ipsius Johannis episcopi et
suorum ca[)tura . cum nonnuilorum caede , tara ecclesiasticorum quam secu-
836
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIEiNSIA.
837
ii
larium aliaque mala plurima pervenerunt, et eliam ne majora evenianl formi-
dalur. Quare pro parle dicli Johaniiis episcopi nobis humililer fuit suppli-
calum , et eum a censuris hujusmodi ad cautelam absolvi et ad solutioneni
dictae pensionis non teneri , deceini, aut sallem illani per quam enormiter
|Travatur moderari , mandare , aliasque sibi super his oporlune providere de
beni(jnitate apostolica dignaremur. iNos igilur hujusmodi supplicalionibus
inclinât! , eumdem Johannem episcopum a quibusvis excommunicationis ,
suspensionis et interdicti aliisque ecclesiasticis censuris el poenis a jure vel ab
homine quavis alia quam praemissorum occasione vel causa lalis et mflictis,
quibus forsan quomodolibet liyatus exstitil quoad hoc duntaxat ul praesen-
tium consequitur efFeclum absolventes et absolutum fore censentes fraterni-
tati tuae commiltimus et mandamus , qualenus \ocatis diclo Jacobo el aliis
qui fuerinl evocandi eumdem Johannem episcopum , si id humililer pelierit,
praeslila per eum prius caulione idonea, super eo inlerdiclus, suspensus el
excommunicatus habelur, quod si hujusmodi interdicti , suspensionis et ex-
communicationis sentenlias reppereris in eum fore juste lalas ejus et eccle-
siae mandatis parebit ac eliam de solvendo realiter et eum effeclu eidem
Jacobo infra compelenlem terminum per le praefigendum omrte id in quo
idem Johannes episcopus ipsi Jacobo lam ralione pensionum praeteritarum
quam expensarum litis hujusmodi de jure teneri el obligari comperlus fueril
ab interdicti , suspensionis et excommunicationis senlenliis hujus modi auc-
loritale noslra hac vice duntaxat ad caulelam eum reincidentia absolvas; el
inlerdictura si quod in ecclesia , civilate aut dioecesi forsan propterea posilum
sit eum simili reincidentia relaxes ac le de praemissis diligenler informes. Et si
perinformationem hujusmodi ita esse, ulpraemiltitur, reppereris, pensionem
praedictam rationabiliter reducaselmodereris, prout rehgioni el conscientiae
tuae videbilur, illiusque solutionis in lempusseu tempora , de quo seu quibus el
prout libi visum fueril suspendas, processusque desuper décernas eum censu-
rarum fulminatione quibus ipse Johannes episcopus ad eorum observanliam
quae praesenlium vigore statueris compellatur, el ipse Jacobus de pensionis
hujusmodi per te reducendae el moderandae solulione sit securus. Super
quibus omnibus et singulis conscienliam tuam oneramus et insuper eorum-
dem Johannis episcopi et Jacobi accedente consensu exorlis dictae pensionis
occasione et aliis quibusiibet eorum et adhaerenlium eorumdem conlrover-
siis, prout eorum et illius palriae quieli expedire pulabis, finem imponas ac
desuper inter eosdem dissidentes eorumque adhaerentes pacem firmam seu
treugas et sufferentias sub spe pacis indices, observarique eliam eum cen-
surarum aggravatione facias. Alioquin quae inveneris et per quem stelerit
quominus quae tibi visa fuerint efficere nequiveris, quidve tibi faciendum
videatur nobis referas, plenam et liberam tibi in praemissis el circa omnia
quae quietem civitalis el dioecesis , ac partium el adhaerenlium praediclorura
quomodolibet concernunl, statuendi, faciendi et ordinandi quae expedire
pulabis, eaque omnia el singula per censurarum et poenarum apposilionem
firmandi ac conlradictores quoslibet et rebelles , per censuras ecclesiasticas
el alia juris remédia, compescendi facullalem, licenliam pariter etpotestatem
harum série concedentes , non obstantibus praemissis ac conslitutionibus et
ordinalionibus aposlolicis, caelerisque contrariis quibuscumque. Datum Ro-
mae apud Sanclum Petrum , anno incarnationis dominicae millesimo qua-
dringentesimo octogesimo oclavo, quarto idus julii, ponlificatus nostri anno
quarto. » ^
PosI quarum quidem lilterarum apostolicarum, praesentalionem et recep-
tionem nobis et per nos, ut praemiltitur , factis, fuimus per praefalum ma-
gistrum Petrum de Corlenbach , procuratorem . nomine quo supra procura-
torio, personaliter coram nobis constitutum, débita eum instanlia requisiti,
qualenus sibi citationem legitimam una eum inhibitione contra et adversus ,
venerabilem el nobilem virum Jacobum de Croy , protonotarium dictae sedis
apostolicae, canonicum Leodiensem , ex adverso principalem , in ipsis litteris
aposlolicis ex adverso principaliter nominatum, omnesque alios et singulos ,
sua communiter vel divisim interesse putantes, et in execulione praesenlium
lilterarum nominandos . juxta et secundum praeinsertarum lilterarum apos-
tolicarum vim, formam et lenorem in forma débita et consueta decernere et
concedere dignaremur.
Nos igitur David, episcopus , judex et execulor praefalus , attendentes le-
quisitionem hujusmodi fore justam et consonam rationi , volenlesque in causa
hujusmodi rite el légitime procedere ac parlibus ipsis, dante Domino, jus-
titiam ministrare , ut lenemur auctoritate apostolica nobis commissa el qua
fungimur in hac parte, vos omnes et singulos supradictos, quibus praesen-
tes nostrae litterae diriguntur, lenore praesenlium, requirimus el monemus
primo, secundo, tertio et peremptis communiter vel divisim vobisque nihi-
iominus, et veslrum cuilibet in virtute sanctae obedienliae , et sub excom-
838
ANALECTA LEODIENSIA.
municalionis poena , quem in vos et qiiemlibet veslrum , si ea quae vobis in
hac parte committimus et mandamus neglexeritis , seii dislulerilis , conluma-
citerdistulere, canonica monitione praemissa fecimus in his scriptis dislricte
praecipientes , mandantes qiiatenus infra sex dierum spatium posl praesen-
tationem , seu notificationem praesentium vobis , seu alteri vestrura factis , et
postquam pro parte dicti reverendi patris domini Johannis , episcopi Leo-
diensis principalis. \igore praesentium fuerilis requisili , seu aller vestrum
fuerit requisitus, immédiate sequenles quorum sex dierum duos pro primo,
duos pro secundo , et reliquos duos dies vobis universis et singulis supra-
dictis, et vestrum quilibet pro tertio et peremptis termino, ac monitione ca-
nonica assignamus , ita tamen quod in his exequendis unus vestrum alium
non exspectet, nec unus pro alio se excuset, praefatum venerabilem et nobi-
lem dominum Jacpbum de Croy, ex adverso principalem in dictis lilteris
apostolicis, superius insertis, ex adverso principaliler nominatim , omnesque
alios et singulos sua communiter vel divisim interesse putantes , et in execu-
tione praesentium litlerarum nominandos in eorum propriis personis , m
ipsorum praesentias, commode habere poteritis, alioquininhospiliis habita-
ttonum suarum , si ad ea vobis pateat accessus et m parochiali seu parochia-
libus. sub qua vel quibus degunt et morantur. Sin autem in cathedrali
Leodiensi, ac parochiali seu parochialibus antediclis, aliisve locis et ecclesiis
publicis quibiiscumque de quibus ac ubi , quando et quoties expediens fueril,
infra missarum et aliarum horarum divinarum solemnia , dum ibidem po-
puli multitudo ad divina audienda convenerit, seu alios congregata fuerit,
ex parte nostra , imo verius apostolica . publiée alla et intelligibili voce, pe-
remptis cilare curelis. Ita tamen quod verisimile sit citationem noslram hu-
jusmodi ad ipsorum cilandorum notiliam pervenire, quos nos etiam tenore
praesentium sic citamus , quatenus vicesima die post citationem vestram ,
hujusmodi ipsi domino Jacobo de Croy, seu aliis per vos, seu allerum ves-
trum factis immédiate sequenles, si dies ipsa vicesima juridica fueril, et nos
adjura reddenda pro tribunali sedere conligerit, alioquin prima die juridica
ex tune immédiate sequenti , qua nos in Castro nostro de Uuersteden prope
Wyck, ad jura reddenda et causas audiendas pro tribunali sedere conligerit,
corapareant in judicio légitime coram nobis, per se vel procuratorem , seu
procuratores suos idoneos, ad causam seu causas hujusmodi sufticienler ins-
tructas, cum omnibus et singulis aclis, aclitalis, lilteris, scripturis, privilegiis.
ANALECTA LEODIENSIA.
839
instrumentis, juribus et munimentis. causam seu causas hujusmodi tangen-
tibus, seu quomodolibet concernenlibus praefalo reverendo in Chrislo patri
fralri noslro. domino Johanni, episcopo Leodiensi , duci Bullonensi et comiti
Lossensi , principali vel faclori, seu procuratori suo legitimo pro eo de et su-
per omnibus et singulis in praeinserlis lilteris apostolicis, de justitia respon-
suri ac in causa et causis hujusmodi ad omnes et singulos aclus et terminos
juridicos gradalim et successive usque ad sententiam dilHnilivam inclusive ,
debitis et consuetis terminis et dilationibus praecedentibus , utmorisest,
processuriel procedi aliasque dicluri , facturi, allegaturi, audituri , oslensuri,
jurisperiluri et recepturi, quod justitia suadebit et ordo diclaverit rationis.
Et insuper atlendentes quod causa et causis hujusmodi sic coram nobis in-
decisis pendenlibus , nihil sit per quempiam allentandum vel innovandum ,
idcirco vobis omnibus et singulis supradiclis, quibus praesentes nostrae lit-
terae diriguntur , dicta auclorilate apostolica committimus et mandamus qua-
tenus posl legilimam diclae citationis executionem universis et singulis
olficialibus, judicibus, commissariis , delegatis, subdelegatis , executoribus ,
subexeculoribus, ordinariis, extraordinariis, ubilibel conslitutis quacumque
auclorilate fungenlibus , et praesertim praefalo domino Jacobo de Croy , ex
adverso principali omnibusque aliis et singulis , quorum interest, inlererit aut
interesse poleril quomodolibet in futuris de quibus, pro parle anledicti re-
verendi in Chrislo patris fralris noslri , et domini Johannis , episcopi Leo-
diensis, principalis, fuerilis requisili seu aller veslrum fuerit requisitus,
inhibeatis, quibus nos etiam tenore praesentium sic inhibemus ne ipsi seu
eorum aller in causa et causis hujusmodi coram nobis indecisis pendenlibus ,
in lile pendenlibus hujusmodi, ac nostrae imo verius aposlolicae sedis juris-
dictionis vilipendium et conlemptum, dictique reverendi patris fratris noslri
domini Johannis episcopi, et jurium suorum praejudicium quidquam per se
vel alium seu alios publiée vel occulte , directe vel indirecte , quovis quaesilo
colore al tenta re vel innovare praesumant seu praesumaL Quod si secus fac-
tura fuerit , id totum revocare et in stalum pristinum reducere curabimus
justitia medianle, certiticantes nihilominus eosdem citatos et in eventum
inhibitos et eorum quemlibet , sive in dicto termino citationis hujusmodi
comparuerint sive non. Nos nihilominus ad praemissa omnia et singula juxta
yim, formam et tenorem dictarum litlerarum aposlolicaru m in mafori Tra-
jecleasi , necnon Sancti Johannis Baplistae parochiahs et collegiatae io Wyck,
840
ANALECTA LEODIENSIA.
ecclesiarum valvis procedemus el procedi faciemiis, justifia mediante diclo-
rum citatoriim cl inhibilorum conliimacia, in aliquo non obslanlibus decer-
nendis ex nunc execulionibus quorumcumque mandalorum noslronini
necessariorurn in dictis valvis faclis et faciendis validis esse, i[>sosqiie inbibilos
el citatos el eonim queniiibel perinde arctari debere, quasi in ipsoruni prae-
senlia forent , diem vero sive dies cilalionis el inhibitionis ac formam execu-
lionis vestrarum hujusmodi, et quid alias in praemissis fecerilis nobis litleris
vestris praesentibus Iransmiltalis. aul alias sub conipelenli leslimonio liquide
rescribalis vos praesenlium execulores , absolulionem vero omnium el sin-
ijulorum qui praefalam noslram excommuuicalionis senlenliam incurre-
rinl sive incurrerit, quoquomodo nobis vel superiori noslro lantummodo
leservamus. In quorum omnium el singulorum fidem leslimonium praemis-
sorum praesenles litteras sive praesens publicum inslrumentuni hujusmodi
nostras cilationem et inhibilionem in se continentes sive coutinens, exinde fieri
et per nolarium publicum infrascriplum subscribi et publicari mandavimus
nostrique sigilli jussimus el fecimus appensione communiri. Dalum et aclum
in Castro noslro Duersleden, prope Wyck, anledicto sub anno a nalivilale
Domini Xllll«= LXXXoclavo, indictione sexta, die vero luuae vicesima quinta,
mensis Augusli, hora vesperorum, vel quasi, ponlificalus praefati sanclissimi
in Christo palris el domini nostri domini Innocentii , divina Providenlia papae
octavi. anno quarto; praesentibus ibidem venerabili et spectabilibus viris
domino et magislro Johanne de Witle , iegum licentialo , canonico ecclesiae
noslraeSancliFelriTrajeclensis,acvicarioinspirilualibus generali, et Johanne
Wycheri , reddiluario , noslris lestibus ad praemissa vocalis specialiter el
rogatis.
Et ego Ghysberlus de Merlo, filius Slephani, clericus Trajectensis dioe-
cesis-, publicus sacra imperiali auctoritale ac ordinaria admissione notarius,
necnon venerabilis curiae archidiaconalis causarum juratus et hujusmodi
causae coram reverendo in Christo paire et domioo David de Burgundia ,
episcopo Trajeclensi , judice el executore apostolico unico praefato scriba ,
quia diclarum lilterarum aposlolicarum praesenlalioni et receplioni ac
dictis cilalioni unacum inhibilione, petilioni el decreto, omnibusque aliis el
singulis praemissis, dum sicut praemittilur agerentur et Berent, unacum
praenominatis lestibus praesens interfui eaque sic fieri vidi el audivi , idcirco
hoc praesens publicum instrumeotum , maou alterius fideliter scriplum , de
ANALECTA LEODIENSIA.
841
mandato antedicti reverendi palris et domini domini episcopi Trajectensis,
judicis et exécutons , exinde confeci, subscripsi, publicavi et in hanc publi-
cam formam redegi, signoque el nomine meis solilis et consuetis , Unacum
appensione sigilli praefati reverendi in Christo palris et domini domini epis-
copi Trajectensis, judicis et exécutons, signavi rogatus et requisitus, in fi-
dem et leslimonium omnium et singulorum praemissorum.
MS. de la bibl. royale de Bruxelles , n" 10921 .
cxxvin.
DIAETA LEODII FACTA IN CAPITULO S. LAIVBERTI , DIE 11 MARTII 1489, AD INSTANTIAM
JAGOBI CROY ^
Decanus et capitulum Leodienses, nec non Joannes Le Polleyn, dominus
temporalisa Waroux, miles, GerardusVirron, unus burgimagistrorum oppidi
Huyensis , Joannes Hoyon , ballivus Hasbaniae , Joannes de HoUonia dominus
temporalis de Hollonia ad lapides, Wilhelmus Zurlet, dominus lemporalis
de Xhokier, Wallherus de Corswarem , olim burgimagister Leodiensis , con-
rardus de Bubax , advocatus de Lyers , Joannes Urbani de Villari , Heylman.
nus Burry, Wericus Frontgeal, Arnoldus Lamberti , nobiles, tam noslrorum
quam reliquorum omnium et singulorum militum et armigerorum civitalis et
patriae Leodiensis ac comitatus Lossensis nominibus, stalum militum, nobi-
lium et armigerorum in hac parle repraesentantes : atque Arnoldus le Bierlier,
unus burgimagistrorum civitalis Leodiensis, Joannes de Bearwaerl, nobilis et
generosi viri domini Joannis de la Bouverye, militis, et alterius ejusdem civi-
'tatis burgimagistrorum locumtenens, rite deputatus ; Joannes Urbani, Joannes
des troix I)ys, Henricus de Cock, Joannes Martini, proconsules; Lambertus le
Clauleur, Joannes le Fendeur, Joannes Fexhet, Joannes Lambillon, Henricus
le Patenier, Lambertus le Pottier, Egidius Le Poltier, Martinus le Bolengier,
Gervasius Bannehea , quidam diclus Badon de Wotlem , Egidius Grain
d'orge, Joannes Doreil, Renerus , diclus Rennekin Denixhe, Bartholoraeus de
Sainct George, Leouardus Walgart, Arnoldus de Vivgnis, quidam diclus
* Vid. siipra, p. 757,
106
842
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
843
Tollet d'Averoit, Egidius de Coiilonjjne , Liberlus Libon , Joannes Borleit de
de Bierleur, Joannes del jNage, quidam diclus Estienne Dannea^ E^idius le
Mailhe^ Wilhermiis Lonhea, E^rjdius del Clockin , Jacobus de Papejjay , Ho-
bertus del Sloile, Michaël le Banselier, Joannes, filiiis Lamberti le Clauleiir ^
Wilhelmus le PoUea, Antbonius Bourlar, Evrardus de Laigle, Renerus de
Sauvaige homme, Eustatius de Crexhanl, Joannes Tristan, E(]^idius d'Heure,
Titus le Tindeur, quidam diclus Morea le Clauteur, Frackot de Montingney,
Joannes Loys , Libertus de Tliourines, Joannes L'entailheur. Joannes Leo-
nardi , Huberlus le Xhahier, Joannes Soure, Henricus , dictus Henrosset le
Xhohier, Lambert de Stier; quidam dictus Hellin de Floyne, Laurentius del
Cioffe, Joannes Reneri, E^ridius d'Othée, Jacobus le Mairinier, Eustatius le
Mairinier, Joannes le Bastar, Joannes Dannea, Joannes Rondea, Joannes Gielet,
Michaël de Namur, Hermannus le Charpentier, Collardus leiMoisne, Collardus
Gilolton , Martinus le Machon , Joannes Borgeux, Joannes del Salvenier,
Hermannus le Scaileteur, quidam dictus Li Bosset d'Ans, Egidius Brocquet,
Servatius le Corbesier, quidam diclus Costan le Corbesier, Joannes Thiry,
quidam dictus Herlet le Viel , Gerardus de Bressin, Dionysius le Texheur,
Joannes de Rosy, Egidius Georgy , Collardus le Bailhier, Joannes Burnea,
Michaël le Barbier , Arnoldus Cleyne, Joannes de Tiege, Joannes le Marchant,
Arnoldus de Mommale , Jacobus, diclus Jacquemiu de Hodeige, le joene,
Joannes le Bron de Jemmeppe, Egidius Poron le joene, Henricus del Roge,
Joannes le Peaslier, Constantinus, dictus Costan Malerbe, Joannes Christi-
nelle, Wilhelmus le Sellier, jurati et consules ejusdem civitatis Leodiensis ,
très status civitatis et patriae repraesentautes , in capitulari loco solito ec-
clesiae Leodiensis, rétro summum allare ejusdem ecclesiae situato capitula-
riter congregali et capitulantes, capitulo etiam ad et propter hoc specialiter
indiclo, omnibus melioribusvia, jure, modo, causa et forma quibus melius et •
efficacius scivimus et potuimus ac scimus et possumus, protesUimur ut in
sequentibus. A voluntate et beneplacito aut ordinatione vel ordinandis Sanc-
tissimi in Christo patris et domini nostri domini Papae sanctaeque sedis apos-
tolicae, citra materiam de qua infra , sacris quoque canonibus, decretis aut ,
sanctionibus in aliquo discedere aut ipsis obviare non intendimus , quin po-
tius illis et illorum cuilibet simpliciter, firmiter et absolute inhaerere volu-
mus. Et banc protestationem insequendo , guerris novis futurisque periculis
ahis^ quae ex ordinatione adminislratorum incoguiti extra personam reve-
rendissimi principis Jacobi de Croy, sedis apostolicae prothonotarii , canonici
Leodiensis, verisimililer possint exoriri , pro intellectus nostri capacitate, in-
tendentes occurrere, atque urgentia mala finiri , ecclesiam quoque veneran-
dissimam Leodiensem pensione oneralam liberari summo affectu exoptantes,
necnon sanctissinmm dominum nostrum sanctamque sedem apostolicam ad
tcrminationem afflictionum et angustiarum , ab ecclesia , civitate et patriis
longo lempore . quod dolenter referimus, passalarum, quarum finis apparet
in nullo inclinari , summe desiderantes , nec immerito attendentes concur-
rentiam voluntatum rationibus verisimiiibus fulturam , regalis scilicet celsi-
tudinis . procerum , cleri maxime cathedralis ecclesiae atque populi , in casibus
similibus infrascriptis non parum apud sedem apostolicam valere atque va-
luisse ante temporis, inhaerendo respective litteris divisim per nos capitulum
praedictum et status alios pridem sanctissimo domino nostro sanctaeque sedis
apostolicae directis , praesertim clausulae continenti, quod si forte vestrae
beatitudinis circumspeclissimae providenlia decreverit per ordinationem ad-
minislratorum pro conditione temporum id expediie, judicans providere usque
in finem ejusdem per quam nominatim praediclus reverendus dominus Jaco-
bus prothonolarius, sine cujusquam injuria vel jactura per nos capitulum
Leodiense praedictum specialissime ultra quemlibet ignotumalium ad effeclus
praedictos vit in dicta clausula taclos ac in evenlum, de quo in eadem sanctis-
simo domino nostro commendatur. praedictae protestationiinsistendo.dictum
reverendum patrem dominum Jacobum prothonotarium, canonicum Leo-
diensem, si in quantum prout in evenlum quo sanctissimo domino nostro
papae sanctaeque sedi apostolicae reverendum dominum prothonotarium in
administralorem ecclesiae. civitatis et patriarum Leodiensis et Lossensis de-
putare aut ordinare placuerit afFectualilerque ordinaverit, et non aliis neque
alio modo tenorem praefatae litlerae insequendo, saepedictum dominum pro-
thonotarium canonicum Leodiensem voluntatumconcurrenlia. aliisqueex eau-
sis praedictis opinione nostra rationabilibus moti. tanquam habilem et idoneum,
veluti tamen humana fragilitas nosce sunl (?) . praedictis sub conditionibus
continentiam dictae clausulae insequendo pro adminislratore in praedictum
evenlum nominamus ; ita tamen quod medio tempore donec extiterilconditio,
de qua supra, et ante conditionis ejusdem evenlum , in nullo administrationi
episcopatus se ingérât, juxta et secundum prohibilionem faclam electo non
confirmato, in c. avaritiae , de elec. L. Sexto, ne forte secus facientes ani-
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ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
84o
mus sanctissimi domini noslri ad conirarium ejus quod intenditur aliqua-
tenus inducatur^ cujus occasione possenl ecclesia , civitates et palriae prae-
dictae in futurum praegravari. Dixitetiam et habetur in C. qualiter de electo,
et estdocirina aposloli ad Hebraeos, quinto, ut nemo sibi assumât honorem,
sed qui vocatur a Deo tanquam Aaron. Et sequilur sic : Et Christus non setnet
ipsum clnrificavit ut pantifex fieres , sed qui locutus est ad eum, /iliiis meus
es tu; hodie genui te. Quemadmodum et in alio loco dicil : Tu es sacerdos in
aeternum secundum ordifiem Melchisedech. Cum igitur omnium instructio sit
Chrisli actio, qui non a semelipso sumpsit sacerdotium , convenit ut in even-
lum praediclum nominatusordinationem sanctissimi domini nostri sanctaeque
sedis apostolicae praestolelur , ila ut nulialenus administrationi episcopatus
se ingérât ante conditionis praediclae eventum. In quorum robur, fidem et
lestimonium praeraissorum , nos decanus et capilulum etalii praedicti^ prae-
sentes nostras patentes lilteras, per fidèles nostros Joannem Spirinc. Nico-
laum Verguz et Joannem Mombors, publicos sacra imperiali auctoritate et
venerabilis curiae Leodiensis notarios juralos infrascriptos , exinde fieri et
signari mandavimus, nostiorumque decani et capituli ad causas, Walleri de
Corsvvarcm olim burgimagistri Leodiensis, Conrardi de Bubays, Joannis de
Holoniae. nobilium praedictorum pro statu nobilium , atque ci vi ta tis Leo-
diensis, ad causas sigiilorum jussimus et fecimus appensione communiri.
Datumetactum in capitulo sive capitulari loco antetacto, relro chorum insi-
gnis ecclesiae Leodiensis situato, sub anno nativitatis Domini millesimo qua-
drigentesimo octuagesimo nono, indictione septima, mensis martii die unde-
cima, hora summae (missae) in ecclesia Leodiensi aut circiter, pontificalus
sanctissimi in Christo patris et domini nostri domini Innocentii, divina pro-
Yidentia papae oclavi, anno quinto, praesenlibus ibidem discretis viris et
honestis dominis CrispinoRoeffs, collegii parvae mensae in ecclesia Leodiensi
canonico, et HasonedeHollengnouI, in eadem ecclesia Leodiensi capellano, et
ejusdem ecclesiae clauslrariis presbyteris, necnon Joanne Groetboy, clerico
Dotario publico et cive Leodiensi , et quampluribus aliis fîde dignis testibus , ad
praemissa vocatis specialiter et vocatis ^.
MS. de Wachtendonck de la bibl. royale de Bruxelles.
' In registre ecclesiae catlieJralis Leodiensis • Décima sexla Martii hora non.i ante mer^r
leguntur sequentia quae ad idem negotium diem, praesentibus in caméra curiae veoerabilis
speclant : capituli I^eodiencis domioo Malhia Coperdraet
CXXIX.
TRAITE DE PAIX ENTRE JEAN DE DORNE ET LA MAISON D ARENBERG
SIGNÉ LE 10 AVRIL 1490 V
Soit sceu en publicque à tous ceulx qui ces présentes lettres d'appaisement
verront et oront lire, que comme ainsi soit qu'à l'occasion de la mort de feu
noble messire Guillaume de la Marck , guerre, inimitié, dissention se soient
élevées et démenées entre le révérend père en Dieu et seigneur messire Johan
de Homes, évesque de Liège, duc de Buillon et comte de Looz, etc. La ville
de Treict et aussi aultres villes du pays de Liège, de son obéissance d'une
part; et les nobles messires Everart de la Marck, avec ses fils, seigneur d'A-
presbytero provisore luminaris insignis ecclesiae
Leodiensis, Jolianne Cloestene, procuralore fîs-
calis curiae venerabilis domini Arcbidiaconi
Hasbaniae in ecclesia Leodiensi et Wilhelmo
Vander Culen clerico, teslibus, venerabilis do-
minus Godenolus de Eldris, canonicus scliolasli-
cus Leodiensis, dixit et exposuil qualiter nupcr
post ingressum domini Ëverardi de Marcka in
civitatem Leodiensem et post festuni Paschae
ultime praeterilum dominus prolbonotarius de
Ooy cum nonnullis litteris et mandatis petivit
juxta tenorem illarum per dominos de capitulo
procedi , unde iidem domini illis non parentes
exspeclare decreverunt secundam jussionem ,
oui îpse dominus scholasticus inhaereret. Et
quia de post pluries pro parte ipsorum domi-
norum et per eos scriptum exstitil ad sauclissi-
mum dominum nostrum papam et cardinalium
collegium necnon ad regemFranciaediversimode,
in favorem ipsius domini prothonotarii , pro-
teslatur illa scripta nunquam de mente sua pro-
cessisse et si ipse ausus fuisset contradixisset et
se illis opposuisset, quod dimisit ob melum sui
corporis. Praeterea quia pro tune satis noviter
facla est et exislit quaedam nominatio adminis-
tratoris de persona ejusdem prothonotarii , pro-
testatur eliam eamdem nunquam fuisse de mente
sua nec esse quovismodo quidquam facere in
praejudicium reverendissimi patris et domini
nostri domini Lecdiensis episcopi aut quemquam
nominare, sed se semper retulisse et adhuc re-
ferre et refert adhuc ad declarationem sanctis-
simi domini nostri papae, prout et eliam nun-
quam ratifîcavit aut ratificare intendit, neque
etiam constiluit aliquos procuratores ad denun-
tiandum aliqua in romana curia contra dictum
reverendissimum dominum nostrum dominum
Leodiensem et alias, ut inmeliori forma. Super
quibus, etc. El ita extendalur modo expedilo.
— Joh. Spirtnc. »
' <• Copia pacis (dit Wachtendonck) de verbo
ad verbum ex germanico idiomale in gallicum
translata per dominum Johannem de IMatea ,
decanum S. Johannis evangelistae, ex chartis et
schedis ejusdem domini. »
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846
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
847
rembeig, messire Roberl de Marck , sieur de Sedain, el aussi le fils dudit feu
messiie Guillaume, el autres seijrneurs d'Aremberjr ayant empris celle guerre,
el avec eulx la cité de Liège, d'aullre part, plusieurs grans effusions de sang
el aussi dégasls tant à l'église qu'à pays de Liège soient advenus; alfin de ré-
duyre tout à paix, accord el union, les Irès-illusfres, Irès-grans el Irès-puis-
sans roys des Romains el de France, aussi les Irès-révérend et les très-nobles
princes el seigneurs, messire Herman , archevesque deColoigne, prince élec-
teur, duc de Veslfale et de Lnglierex . messire Guillaume, duc de Juliers et
d(îs Mons, comte de Ravensberch, s^ de Heynsberg el de Leeuvenberghe , ont
envoyé à la requête des différentes parties, leurs députés, ambassadeurs, con-
seilliers et amis cy-après escripls , à savoir nomméement de la part de nosdils
Irès-redoutés sires, les deux roys, le noble seigneur, messire Engelberl,
comte de Nassouwe et de Viâne , seigneur de Bréda, premier chambelain:
messire François de Busieden , docteur, Dom prévosl de Liège, conseilliers el
ambassadeurs de noire Irès-redouté seigneur Maximilian , par la grâce de
Dieu, roi des Romains; messire Robert Lotlen, Anthoine de Gimel, el Ber-
nard de la Roca, conseilliers el ambassadeurs dudit roi de France, messire
Charles de Vergier , docteur, conseillier de notre Irès-redouté seigneur le roy
des Romains; el de la part dudit archevesque de Coloingne le révérend sei-
gneur Henry Scheybbeck, docteur en droit canon, prévosl de S. George à
Colloingne et ofKcial. etc. El de la part du duc de Julliers, messire Goelschalck
de Herne, seigneur d'Alsdorp, séneschal général du pays de Julliers; messire
Henry de Hompeescli , seigneur de Wickeroede , mareschal , tous deux che-
valiers : el noble seigneur Vincent, corale de Moers et de Zarwerden, comme
prochain parent dudit évesque de Liège; el messire Everart de Seyen , comte
de Witghensteyn , seigneur de Homborch, comme prochain parent desdils
seigneurs d'Aremberg, à ce convocqués el appelles : lesquels avec les dépu-
tés. pour entre les différentes parties el aussi le bon pays de Liège, mettre
bonne paix et union . ayder el conseiller le mieux el Iraicler , ont faicl loutles
diligences , estude el labeur à eulx possibles , et le tout si avant mené el con-
duyct, que lesdils seigneurs el parties à leurs requestre sont entrées en paix
ferme , estable el perdurable, en la manière que par escripl s'ensuyt.
Premièrement est à sçavoir, que de tous diffèrens et questions eslans entre
lesdits seigneurs de Liège el d'Aremberch. louchant la mort dedil feu messire
Guillaume, les deux parties se sont submises en la cognoissance des dessus-
dits deux princes, de Colloigne el de Juilliers, el du comte Engelberl de
Nassauwe dessusdits, lesquels sur ce, endedens quallre mois prochains ve-
nans de la date de ces présentes : assigneront jour aux différentes parties , en
l'une des deux villes Colloingne ou Aix , laquelle qu'il plairai à eux , pour
ouyr d'une part et d'autre les dessusdits différents, dissenlions el doléances;
et lors sur ce endedans trois mois prochains ensuyvans ledit jour , par le con-
seil des députés desdits deux roys el aussi du duc de Saxe, messire Albert,
au cas que leur plaisir soil de y envoyer , mettre par escript leur finale sen-
tence arbitraire el icelle scèlée envoyer aux différentes parties , laquelle sen-
tence accepter, furnir et accomplir sans contradiction, chacune des différentes
parties a dès maintenant promis l'une et l'autre, soubs les conditions cy-
après escriptes.
Et comme aussi questions et différent se soyent esmeus et eslevez entre
lesdils seigneurs d'Aremberch et la ville et eschevins de Treicl, touchant la
mort diidil messire Guillaume, ont les parties aussi, en la manière que dessus,
remis leursdits diffèrens en la cognoissance et arbitraige desdits princes et sei-
gneurs, aux jour el temps dessusdits. Saulff toutefois que s'il fust trouvé,
que lesdits seigneurs d'Aremberch, aussi monseigneur de Liège, la ville el
eschevins de Treicl , eussent à tort et sans raisonnable cause à domraaige el faicl
la guerre, en ce cas, ils seront tenus de leur en faire restitution et amende,
à l'ordonnance desdits princes et seigneurs, demeurant tousjours lesdiles villes
et loy de Treicl en leurs privilèges. El se cy-après semblable cas ou autre
advenoil, lesdiles villes et loy de Treicl ne seront tenus d'eux pareillement
submeltre, s'ils ne s'y consentent ; el de ce leurs bailleront leurs deux princes
et monseigneur le roy des Romains , et mondit seigneur de Liège leurs lettres
el saillez. Et seront tenus ceux de la cité de Liège , avec ceux de leurs appen-
dances , faire amende proffilable à mondit seigneur de Liège, s'il est cognu et
ordonné par les princes el seigneurs dessusdils ; en laquelle amende ne seront
tenus contribuer ceulx qui ont tenu le parli d'icelluy seigneur. El ne serai pour-
tant la somme d'icelle amende à juger audit monseigneur de Liège diminuée.
El moyennant ce a ledit seigneur de Liège enthièremenl el totalement remis el
pardonné , remet et pardonne aux habitons de ladite cité de Liège , et à tous
ceux de leurs appendances, tout ce en quoy depuis la mort dudit feu mes-
sire Guillaume jusques aujourd'hui, dalle de cestes, qu'ils pouvoienl avoir
mespris et offensés envers luy ou les siens, à l'occasion de ladite guerre,
f I
«48
ANALECTA LEODIENSÎA.
ANALECTA LEODIENSIA.
849
leurs promettant que , à ceste cause , il ne prendra jamais d'eux aulcune ven-
^ance , en quelques manière que ce soit; ne aussi ne le souffrera faire, demeu-
rant toujours ladite submission faite pardevant lesdits princes et seigneurs
en sa force et vertu. Et pour plus grande seurelé de ce, at ledit seigneur de
Liège , les trois estais du pays de Liège , nommément ceux dont il est main-
tenant puissant, et qu'il at en ses mains, et aussi la ville de Treict, faict seil-
ler et promettre avec luy , en tel façon que s'il advenoit que monseigneur de
Liège contrevenisse à ladite rémission et promesse en aulcune manière , et ne
volusse ainsi garder et entretenir, tellement que par les dessusdits princes et
seigneurs ainsi fust trouvé à la vérité , et que de ce selon leur arbitraige ne se
voulusse déporter et amender, en ce cas ne seront lesdits trois états et ville de
Treict tenus ni obligés de luy estre obéissant ou féal touchant ce, si premier
lesdites contraventions et infractions ne soyent mis jus et réparés à l'ordon-
nance desdits princes.
Item, aussi un chacun reviendrat à ses biens et en son office, ainsi qu'il le
trouverat. soit ens ou hors ladite cité de Liège, pour d'ores en avant en jouyr
paysiblement et en repos, sans empeschement ou retardement quelconques,
sans ce que a aulcuns puisse aulcune chose estre demandée, pour raisons des
biens que durant ceste guerre, jusques à la date de ceste, ont estes prins et
transportés.
Item, les habitans de la cité de Liège, avec leursdites appendances, seront
tenus de faire d'ores en avant audit seigneur de Liège soubs les conditions cy-
après déclarées , toulte obéissance telle qu'il appartient , comme à leur vray
prince et seigneur, et eux maintenir envers luy comme bons et léals subjectz
sont tenus de faire, sans mal engien. Et si ainsi ne le faisoient et que en ce
fussent aucunement défaillans , en ce cas il ne seroit tenu ne obligé de obser-
ver ne entretenir ce présent traictié , sinon à l'ordonnance desdits princes et
seigneurs. Et quant ces lettres de paix et submission seront parsailées et livrées
à ceux de la cité de Liège, lors pourat ledit seigneur de Liège entrer en sadite
cité de Liège , ou y envoyer ses députés en son nom , ayant de luy plein pou-
voir : et au devant de lui ou de sesdits députés , serat tenu ladite cité de Liège
envoyer demie-lieuwe dehors un homme de chacun mestier d'icelle , habillés
en habillement noir , et teste nuwe , lesquels députés ladite cité et mestier
prieront à luy ou à ses députés en son nom mercy, de tout ce que depuis la
mort de feu messire Guillaume , à cause de la guerre et diffèrens que dessus ,
ils peuvent avoir mespris et offensé envers luy. Et ou casque par lesdits princes
et seigneurs fut cognu ladite amende non eslre sulfisante, seront tenus de celle
faire plus ample, au dit et ordonnance desdits princes et seigneurs. Et lorsque
lesdites lettres seront parsaellées et délivrées, comme dit est , mondit seigneur
de Liège ferat et pourat faire , en dedens un mois prochain en suyvant, assem-
bler les trois estais dudit pays de Liège , lesquels aussi en ce lieu seront obéis-
sants, et en ce le suyveronl en quelcques convenable place dedans ledit pays, là
où il lui plairat, pour sur ladite cité et pays de Liège asseoir et imposer une rai-
sonnable somme de deniers , laquelle on ordonnerai et emploira au rachapl de
telles places , que au sceu des chapitres el trois eslals dessusdits et des pays de
Liège sont transmises et engaigèes. Ettantost que tel argent selon le contenu
des lettres de gaigière serat donné pour l'acquit desdites places, seront icelles
places mises et délivrées eu la main de mondit seigneur de Liège. Lesquels de-
niers, ainsi que dit est, imposés , la cité de Liège contribuera pour sa part et
portion. Et de ce luy furnir, icelle cité baillerai dès maintenant es mains de
mondit seigneur de Liège par ces lettres et saillées, sceurelè et promesse.
Item, que ceux auxquels lesdites places sont engagées, seront tenus de
monstrer à mondit seigneur de INassouwe ou ses députés , et audit comte de
Moers les principaux et origine, les lettres seillèes, afin de sçavoir en quelle
façon et pour quelle sommes ils détiennent lesdites places, et comment par
lesdites lettres elles leur sont obligées , et avec ce, de faire sceureté et pro-
messe audit seigneur de Liège , que tantosl que les deniers de rachapt seront
prest selon le contenu des différentes lettres ; el que iceux deniers on leur
vouldrat délivrer , que lors ils les recepvront, et rendront incontinent et sans
refus ou dèlay icelles places es mains de mondit seigneur de Liège.
Item, touchant l'emprisonnement du comte de Homes el aussi de Waroux
et Corlembach , que Jennot-le-Baltard délient au chasteau de Longue , est
dit que durant le temps que monseigneur de Liège avec monseigneur Eve-
rart d'Aremberg , son fils Everart , avec son nepveu messire Robert et le fils
dudit messire Guillaume sont appointés et appaisez, icelles parties ne aultres de
par eux ne se pourront en tremeltre ne mesler desdils prisonniers el place de
Longue, ne iceux prendre, sinon au prouffit et utilité dudit Jannot: mais
iceux prisonniers et place seront et demeureront au proufit et utilité dudit
Jannol , et ledit seigneur de Liège ne s'efforcerat par force de gainguer ladite
place de Longue , durant le temps de prison dudit Jennot.
107
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850
ANALECTA LEODIENSIA.
Item, les différents el dissenssions qui sont entre ledit seijjneur de Liège
et aulciins chanoines, que durant ceste guerre se sont tenus en ladite cité,
mondit seigneur de Liège pardonnera tout ce qu'ils ont par escriptures , pa-
roles, ou faiz, mespris, ou faict à l'encontre de luy, s'ils le requièrent. El
aussi icelluy seigneur s'employra et fera toute diligence à luy possible d ap-
paiser et d'accorder les différents que les seigneurs du chapitre de l'engliese
de Liège peuvent avoir entre eulx.
Item , ledit comte de Nassouwe , ou celluy-là qui il donnera la commission,
à la requestre de mondit seigneur de Liège, prendra incontinent après la date
de cestes , en ses njains comme en main séquestre , ladite cité , en telle façon
que ledit seigneur de Liège fera sceller les lettres de cest appoinctement et
submission , jusques au nombre de quattre lettres ., desquelz iiij lettres il fera
les unes délivrer à la cité de Liège et aux leurs. Et ce incontinent, ou pour
le plus tard en dedens deux mois prochainement venant. Et ou cas que en ce
il fusse défaillant, et que ne le fist dedens le temps dessusdit, tellement que
la dèfault de la sigillature procédasse de luy ou des siens, en ce cas, ledit
comte de Nassou, ou son dit commis en ladite cité, remectra et rendrat icelle
es mains dudit messire Everart ou des siens, en tout tel estât qu'elle luy
aurat esté délivrée el mise en sa main.
Item, aHin de en la manière dessusdite furnir et accomplir ceste paix , ledit
messire Everart, son Bis Everart, messire Robert de la Marck et aussi Jehan,
fils dudit feu messire Guillaume, ensemble tous les eslrangiers qu'ilz ont amené
avec eux en Liège, ou qui après , soit à cheval ou à pied, y sont venus aussi
estrangiers, seront tenus de, endedens huyt ou diex jours prochainement ve-
nant, vuider avec les leurs la cité de Liège, et aussi de demeurer hors d'icelle
jusques à ce que, par les princes el seigneurs dessusdils, la sentence arbi-
trale serai rendue , comme dessus est dit. Pendant lequel temps , ils ne pour-
ront venir en ladite cité ne en aulcune autre ville oîi fortresse , estant en la
main de mondit seigneur de Liège, mais pourront aller et converser par le
pays de Liège, en leurs maisons ou places où ils auront à faire, au nombre
de 30 ou 40 personnes et chevaux où au dessoubs, et tout ce, sans le dom-
maige dudit seigneur de Liège et des subjects de son dit pays. Et pareille-
ment ne seront lesdits d'Aremberch endommagiès dudit seigneur de Liège ne
des siens.
Et pour ce que touttes lesdites choeses , poincts et articles , contenus en ces
ANALECTA LEODIENSIA.
851
présentes ont esté accordés et consentis par nous, les parties dessus nom-
mées , et que de ce avons estez conlens pour chacune de nos parties, et donné
l'un à l'autre , pour nous , nos aydans , adhérens et aydans des aydans , vraye,
ferme, eslauble et perdurable paix, el parmi les présentes le donnons et ac-
cordons, avons promis par notre valleur, serement et honneur, pour autant
que à nos parlhies en général ou en particulier touche, d'entretenir ferme el
estable cedil traiclé et paix , avec tous ses poincts et articles , sans aulcun
contredit ou deffaullc. En lesmoignaigne de la vérité, et en plainière et ferme
stabilité de ce, nous Jehan de Hornes, évesque de Liège, dessus nommé, et
nous les trois estais du pays de Liège, et nous les bourgemeslres et conseil de
la ville de Treict, et en oullre, nous Everart de la Marck, seigneur d'Arem-
berch , Robert de la Marck , seigneur de Sedain , Everart de La Marck , fils
d'Aremberch , Jehan de La Marck el Guillaume de La Marck , frères , enfans
dudit feu messire Guillaume: el nous, bourgmestre el conseil de la cité de Liège,
avons, pour nous et les noires dessusdils, appendu à ces présentes lettres de
traiclèes de paix les seaulx de nous tous. El pour ce que prèsenlemenl Guillaume
delà Marck fils dudil feu messire Guillaume, nepveuel frère de nous seigneurs
de la Marck dessusdits est présentement hors des pays, confians , quant il se-
rai retourné . il serai content de ce présent Iraiclié el paix , et icelluy entre-
tiendra , nous Éverarl el Everart de la Marck , frère el fils seigneurs d'Arem-
berch , Robert de la Marck , seigneur de Sedaen el Jehan de la Marck , fils
dudit feu messire Guillaume, avons promis el promettons que au cas qu'il ne
voulsist entretenir ne estre content de ce dit Iraiclié et paix , nous ne luy
ferons, quant alors, par nous ni par aullruy ayde, conseil, souslenance ne
assislence de gens , ne chevaux , couverlemenl ne en appert , contre lesdits
évesque de Liège, ville de Treiclneles leurs. Et pour encore plus grande sta-
bilité el sceurelè , avons prié, el en vertu de cestes, ensemble affectueusement
prions au dessusnommès el leurs arbitres, princes el seigneurs, qu'il leur
plaise d'entreprendre cette besoingne en la manière dessusdile , et de ce à ces
présentes prumières faire appendre leurs seaulx emprès les nôtres. Et s'il ad-
venoil que cedit traiclé et seille par aulcuns de nous parties dessusdit fust
enfraintet non entretenu , que alors ils veuillent faire à la partie enlrelenanle,
à sa requeste, leur assistance el ayde, el que la partie enfreingnanle ils tien-
nent en ce. si souvent quemeslier serai, que de sadile infraction el conlreve-
nance elle se déporte el d'icelle face réparation à la partie entretenante , sellon
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852
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
853
leur ordonnance. Enquoy. nousHerman, par la grâce de Dieu , archevcsque de
Coloingne , prince électeur, duc de Weslfaele et de Engheren, etc., Guillaume,
duc des Julliers et de Mons, comte de Ravensberghe, seigneur de Heynsbergh,
Engelbert, comte de Nassou et de Viane, seigneur de Breda , dessusnom-
més, recongnoissons que pour l'affection que avons auxdites deux parties,
et que aussi pour le bien du bon pays de Liège , qui est un membre du sainct
empire, avons, en la manière que dessus, enlreprins ceste besoingne, et à ce
nous enthièrement adonnés. Et en tesmoingnaigne de vérité avons chacun
de nous faict appendre nos seaulx à ces présentes , qui sont données l'an de
Notre-Seigneur , mil quatre cents quattre-vingt et diex , le dixième jour du
mois d'avril.
MS. de Wachtendotick de la bibl. royale de Bruxelles.
CXXX.
PAIX FAITE A DONCHERY ET CONFIRMÉE A MAESTRICHT . LE 5 MAI 1492 *.
Ou nom et à la louenge de Dieu le tout-puissant, aucteur de paix, union et
concorde, de la glorieuse vierge Maria, de monseigneur S*-Lambert, et de
toutte la court céleste. Sachent tous présens et advenir qui ces présentes let-
tres verront et oront, que comme [)Our totalement estaindre , accorder et
appaiser tous les différens, guerres et dissentions . discors et divisions, qui de-
puis le trespas de feu monseigneur Louys de Bourbon , en son vivant évesque
de Liège, etc. , et de messire Guillaume de la Marck et d'Arembergh, seigneur
d'Aigremont, de Lummen, etc. , et à cause d'iceux se estoient meuz , suscités
' Tertia aprilis 1492. (dit Wachtfndonck )
reversi suntnostri amhaciatores de Francia, (ubi
tentala fiierat diaeta in DoDchery)ulriu8que par-
tis, videlicel domini Leodiensis et dominorum de
Marca , et die sequenti declararunt coram po-
pulo quid egissent. Et tune ordinala est diaeta
patriae , quae servata est 23 apnlis , videlicel in
tertio festo Pascliae in oppido Trajecleosi , ad
quant muiti proceres totius patriae ibidem appa-
ruerunt . lam spirituales domini quam tempo-
rales. Sed el dominus Robertus de Marca cum
sua armatorum comitaliva ex Geiria Leodium
rediit. • Pacis instrumentum descriptum est ex
charlis Johannisde Plates.
et eslevés es pays et évesché de Liège, à l'occasion desquels plusieurs et divers
maulx et grand effusion de sang et autres innumérables misères et calamités,
s'en estoient ensuyvis , tant aux églises et cité de Liège , que par tout ledit
pays et évesché de Liège en général : serablablement pour éviter la conti-
nuation desdits maux, dangiers, inconvéniens qui estoient encore apparens ,
par lesquels lesdites églises, cité et pays estoient en voye de cheoir en totale
ruine et destruction irréparables, et icelle réduyre et remettre en bon estat^
tranquillité, repos et vraye obéissance de leur prince, faire et mettre "paix
finale et union , accord et bonne intelligence , à tousjours entre la maison de
Horneet les seigneurs de la Marck et d'Arembcrgli, la cilè de Liège el tous
leurs parens, seigneurs et adhèrens et complices, en général et particulier,
ayant favorisé, assisté el tenu partie, tant d'un coslé comme d'aullre ; ayant
estes tenues plusieurs el diverses journées , tant es villes d'Âix , Treict, Ton-
gres, Huy, Sainct-Tron . comme ailleurs , finalement à la place, pour ce com-
prise et tenue, en la ville de Donchery par messire Christophe, seigneur de
Rochefort, lieutenant de monseigneur de INevers, seigneur d'Orvale, gouver-
neur de Champaingne, Gerlacht de Brandebourg, seigneur de Jamie, gou-
verneur de Relhel et Ancheau de Gy mel , mareschal des logis du roy de France,
de par ledit roy et mondit seigneur le gouverneur de Champaingne, et de par
monseigneur le duc de Lorraine, monseigneur le bastard de Waudemont,
seigneur de Dampvillers, Jehan de Harcourt, seigneur de Chavensy , le sei-
gneur de Bruynne et maistre Jehan de Nayeves, docteur, etc. , pardevant
lesquels se sont trouvés les députés de monseigneur de Liège, à scavoir :
monseigneur Richard de Merode, seigneur de Huffalize, de Morialmés. de
Rameru , etc. , Claude de Cilly , seigneur de Pouchey , maistre d'hoslel de
mondit seigneur, et Gérard Viron, escuyer; de la part desdits seigneurs de la
Marck . messire Robert de la Marck , S»" d'Esden el de Florengen: et du coslé
de la cité, messire Jacques de Corsuarem, chanoine de la vénérable ègUse ,
Jehan, seigneur de Hollongne, à présent maistre de Liège, Jehan le Ruytte ,
jadis maistre, Melchior Hembyer , Jehan le Clerc, conseilliers, et Jehan
Groetboye , clerc d'icelle ; après plusieurs débats, remonslrances et allé-
gations faicles par iceux députés , a par les dessusdits seigneurs comme
moyenneurs el traicteurs en ceste partie esté advisé, conclud et ordonné ce
que s'ensuyt. El premièrement, que les trois estais dudit pays de Liège, duché
de Bouillon el comté de Loz , pour accorder et appaiser lesdits différents entre
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854
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
855
ladite maison de Bornes et tous les seigneurs de la Marck et d'Aremberg,
payeroient à iceulx seigneurs de la Marck et d'Arembergh , tous en général ,
la somme de cinquante raille florins de Rhin de 20 paltars , comme monnoie
à présent courante en ladite cité de Liège la payer, et ce endedens huyt ans
continuels l'un après l'autre ensuyvanl, par égale portion, à certaines termines
et payemens, dont le premier terme de payement entrera et commencera
au jour et fesle de la nativité de monseigneur S^-Jehan Baptiste, qui sera
l'an 1493 , et ainsi d'an en an jusques en fin dudil payement desdils cinquante»
milles, dont pour ségurlé lesdits des estats en ont baillé leurs lettres obliga-
toires.
Item , que tous cas de crime et excès, faicls et commis d'une part et d'autre
par quelque personne et de quelques estât ou condition qu'il ait esté ou
soyent , et en quelconcque forme ou manière qu'il puist avoir esté commis et
perpétré , soit contre la personne de mondit seigneur de Liège et de ceulx
ayant tenu son party , les seigneurs de la Marck et d'Arembergh, ceux de
l'église et de la cité et aullres quelconcques de leurs faveurs et assistences,
soit en dicts ou en faicts, en secret ou en appert, et généralement en quel-
conques aultres manière que ce puist avoir esté, le temps de guerres et à
l'occasion et dépendances d'icelles depuis le Irespas des susdits et de tout le
temps passé , jusques à la conclusion de ceste paix inclusivement , doivent
estre et sont d'une part et d'autre remys quittés , annihilés et abohs. Et aussi
tous deniers levés par confiscation et autrement, à cause de la guerre,
comme dit est, tant d'une part que d'aulUe, demeureront levés sans qu'à
l'occasion d'iceulx , celluy ou ceux de l'une partie ou d'aultre s'en puissent
l'une contre l'autre quereller, traire en cause ou arraisonner pardevant
quelconques juge ou justice spirituel ou temporel , ne en quelconcques
aultre manière . dedens lesdits pays de Liège , Buillon , de Loz ou hors d'i-
ceux; ainsi sont et doivent estre tenus et réputés comme nuls, et si jamais
n'eussiont esté dits faicts ou perpétrés ; comme tout ce mondit seigneur de
Liège , lesdits sieurs de la Marck, les prélats, nobles, cité, bonne» villes et
habitans d'icelles . ayant tenu partie tant d'un costé comme d'aultre, ont cha-
cim d'eulx promis et faict sérement solemnellement, chacun selon sa vaca-
tion et tel que au cas appartient , en général et en particulier, et bien et lèale-
ment immuablement observer et entretenir . et aussi ce présent Iraicté de
paix en touttes ses parties sans fraude et mal enghien. Et que, ou cas que
rupture ou infraction y survienne, que Dieu ne veuille, fusse par mondit sei-
gneur de Liège ou ceux de la Marck , ce cognu et apparu par la détermina-
tion des juges et conservateurs à ce ordonnés cy-après nommés , lesdits pré-
lats, nobles, cité et bonnes villes , n'i donneront ou feront assistence ne faveur
à la partie enfraindante, en quelcques manière que ce soit , mais assiste-
ront, ayderont et conforteront les entretenans; et dès-maintenant pour lors,
sont-ils envers la partie enfraindante, quant à ce exemps et absouls de tous
tels séremens , fidélités et homages qu'ils peulent avoir faict, feront ou pou-
ront faire cy-après, par lesquels ils se pourroint ou vouroient excuser de non
satisfaire ou observer le contenu de ce présent traicté. Et aussi , si par aulcuns
membres, ou personnes particuliers, soyent prélats, personnes ecclésiasti-
ques, nobles ou aultres de quelconcques estât ou condition qu'ils soient, si
rupture ou infraction survenoit audit traicté ou en aulcune partie d'icelluy ,
ce aussi cognu et apparu par lesdits juges, la correction et punition en serat
faictepar eulx, tel que au cas appartiendra, comme infracteurs de paix, sans
rémission nulle , et à l'exemple de tous aultres. Et si , pour faire telle punition
ou correction, nécessité fusse auxdits juges, auront assistence d'icelluy ou d'i-
ceulx sur lesquels l'infraction seroit faicle : l'on sera tenu et obligé , toutes
excusations cessantes, le faire et donner à leurs requestres, jusques à ce que
l'exécution de leur ordonnance et exécution serat faicte. Et se en ce faulte y
avoit de part le prélats et nobles ou aulcun d'iceux , eulx pour ce suffisament
semons et requis, ils encoureront l'amende, selon leur faculté et puissance,
à la discrétion desdits juges. Et se faulte y avoit par le corps de ladite cité ,
elle semblablemenl, ainsi que dit est, sommée et requise, encourra en la
peine et amende de mil mars d'or envers et au profit de mondit seigneur de
Liège; et se par aulcunes des bonnes villes, elles encoureront chacune en
amende de iiij™ florins de Rhin d'or envers et au proufil de ladite cité. Et
néantmoins pour telle dèfaulte, infraction ou rupture, si quelcques trou-
vée y estoit en aulcun de sespoincts , un ou plusieurs, par qui que ce soit, que
Dieu ne veuille , elle ne sera pourtant tenu ne réputée enfrainct ou annichi-
lée ; mais seront incontinent les entrefaicts réparés : et soubs couleur d'au-
cune enfraincte, ou de la justice ou réparation non faicte, l'on ne pourra
procéder par voye de faict ou contre venge ne retourner à la guerre , ainsi
sera seulement l'infracteur défaillant et refusant, comme dit est , pugni et cor-
rigié par les juges et conservateurs à ce ordonnés , assçavoir : messire Wal-
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856
ANALECTA LEODIENSIA.
Ihier de Corswarem , doyen, messire Tliery de Saincles, messire Pierre de
Hollengnoule, prévosl de Fosse, et messire Conrard deSarlo, couslre, lous cha-
noines de ladite vénérable église de S»-Lambert de Liège ; messire Guillaume
d'Odeur, Godenoulle Elderen , chevalier, messire Gérart Dynt, seigneur de
iNeufaille, Thery de Mommale, de Broncsetde Nonneit, Godefroid de Ble-
heiu, seigneur d'Aubée escuier, Johan, seigneur de Hollongne , messire le
Foullain, chevalier. Andrien de Vihoengne, Ernoult le Berlier , Jehan de
Beaurewair, Jehan de Lonchin , Jacquemin Pellechon, mayeur de Uermees,
BeynerdeBoulenghen, dit du Saincl Esprit, Thiry de Clocquier , dit de Wa-
leve , Thiry de Seyne, seigneur d'Aulrent (alias d'Autan , Jelian le Charpen-
tier, Jacques Henry, messire Deuys Sgornlz, Bigault de Staples, Fierchon
Warnier, Jehan Tilleman, Willame Bors et Juan Types, auxquels est donnée
la puissance et auclorilé d'avoir la cognoissance à faict de la punition des cas
susdits, sans contredit de personne ou appelalion quelcoucques durant le terme
et espace de siex ans enthiers et conlinuels et ensuyvans, selon le contenu des
lettres pour ce à eux données. Et à moyen de ce que dit est, retournerat un
chacun d un costé et d'autre sur la propriété de son hérilaige , en tel estât
qu'il le trouvera, sans mal enghien ; et pourra et deverat raondit seigneur de
Liège, incontinent ou quand bon lui semblera, retourner en sadile cité,
comme un bon prince peult et doibt faire , sans attendre plus grand délay ,
s'il ne lui plaisl.
Item , que mondit seigneur de Liège ferat tout devoir acquit et diligence
à luy possible pour obtenir la ratiticatiou de la rémission , abolition et pardon
du roy des Romains , et de monseigneur l'Archiduc son fils, par eulx donnée
à ceux de la Marck et d'Arembergh et de la cité et de leurs adhérens , afin
d'entretenir ses pays en paix avec et envers tous.
Item , quen vertu de ce que dit est, mondit seigneur de Liège, les églises,
cité, bonnes villes et subjecls , manans et habitans desdits pays de Liège ,
duché de Buillou et comté de Loz , demeureront en bonne paix et neutralité,
en suyvant les lettres sur ce obtenues des deux roys et de monsieur l'archiduc
d'une partie et d autre. Et que nonobstant les choses dessusdites, demeurent et
demeureront lesdiles église et églises , cité et bonnes villes desdits pays de
Liège, Buillon et Loz en leurs libertés anciennes, paix faicte.s, franchises et
privilèges , saulf et réservés tant seulement ceux qui seront trouvés infrac-
teurs de ce présent Iraiclé, lesquels en seront privés, quand appercevra de
ANALECTA LEODIENSIA
837
leur infraction, comme dessus est dit, et non devant ne autrement, le tout
entendu à ta bonne foi et sans fraude ne mal enghien.
Toutes lesquelles choses, ainsy et par la manière que dessus est dit, escript
et déclaré Nous Jehan de Hornes, par la grâce de Dieu, évesque de Liège,
duc de Buillon et comte de Loz, meus de pitié et compassion , que avons sur
les angousseuses calamités , mortelles oppressions et innumérables afflictions,
misères et doumaiges, que par la rigueur et continuation desdites guerres et
divisions, notre pauvre peuple supportoit, soustenoit et enduroit, èsquels
nosdites église et églises, cité et pays en général, estoitescheuz , circuis et envi-
ronnés de touttes pars , et aussi pour éviter l'eflFusion du sang humain , et
mettre fin à tous les maulx et inconvéniens dessusdits, avons par lesconsaulx ,
advis et meurs délibérations de notre très-chère et très-aimé frère Jacques,
conte de Hornes , seigneur d'Altena et de Cortessem , de Craendonck , et nos-
dits estats, par lesquelles nous désirons et voulons nos affaires estre dressés,
conduicts et réglés, passé, accepté, fermé, conclu et accordé, et par ces pré-
sentes passons, acceptons, concludons, fermons et accordons , en promettant
sur notre foy et honneur et en parolle de prince et sur notre sériment pour
ce solemnellement faict, de bien léalementet in violablement tenir, observer,
furnir et accomplir ce présent traicté en tous ses points et articles, et sur les
paines susdites, sans jamais faire ou aller, ne souffrir d'estre faict ou allé de
notre part au contraire. Et en tesmoing et approbation de ce, avons à ces pré-
sentes faict appendre notre seel aux secrets. Et pour plus grande ségurté et
corroboration de ce que dit est, avons prié et requis, prions et requérons
mondit seigneur le duc de Loraine et de Bar, et notre très-aimé et très-cher
oncle Vincent , comte de Meurs et de Saerwerden , qu'ils y veuillent aussi
faire appendre leurs seaulx. Et je Jacques, comte de Hornes, seigneur d'Al-
tena. de Cortessem , de Craendonck, etc. , pour les considérations susdites,
ay aussi pour Tentretiennement du traicté d'icelle paix en tous ses points et
articles cy-desssusescripts et déclarés faict appendre à ces présentes, pour au
nom de moy et de tous ceulx de ma maison de Hornes, mon seel, promettant
en parolle de noble homme , sur ma foy , honneur et sériment, pour ce so-
lemnelement faict , et sur les paines cy-dessus déclarées, ledit traicté de paix,
sans jamais, en manière qu'il soit, faire ou aller au contraire, entièrement
tenir , furnir , garder , observer et accomplir.
El je venant comte de Meurs et Saerwerden dessusdit , meu aussi et en-
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ANALECTA LEODIEINSIA.
clin au grand bien sourdant de la paix , y ay aussi faicl mettre le nian à la
requeste de mesdits neveus.
Et nous Evrard de la Marck, seigneur d'Arembergli , de xNeulchasleau, de
Mirwart hault vouwé de Hesbaing et de St-Hubert d'Ardenne , Robert de la
Marck, seigneur de Sedain , de Florenge , etc., et Jehan de la Marck, sei-
gneur d'Aygremont , de Lumpnen , etc. , ayans ledit regard , et, f><3ur les con-
sidérations telles que dessus sont exprimés et déclarés, ledit traicté de paiJt
et union et concorde pour agréable, icelluy et tous ses points et articles y
contenus avons pareillement passé et accepté, conclut, fermé et accordé,
passons et acceptons , fermons et concluons et accordons , pour nous et tous
autres de notre sang, nos parents, amis et adhérans quelconques, et en
parolle de nobles hommes, sur nos foys, honneur et sériment pour ce so-
lemnellement faicls , et sur les paines susdits , avons promis et promettons
ensemble, et chacun de nous pour soy , par cesdites présentes, soubs nos
séaulx y appendus , ce présent traicté, en tous ses points et articles dessus-dits,
bien et loyaulement et inviolablement tenir et observer, furnir et accomplir,
sans jamais par nous , en général ou en particulier, et en appert ne en secret,
directement ou indirectement, par quelque voye ou manière que ce soit, aller ,
ou faire ne souffrir estre faict, ou aller au contraire. Et, outre ce , avons prié
et prions notre très-honoré et doubté seigneur , monseigneur Jehan d'Al-
brecht, comte de ISevers et de Rethel , seigneur d'Orval , etc. et gouverneur
de Champaingne , que pour plus grande ségurté et approbation de ce que. dit
est, il veuille aussi faire appendre son seel auxdites présentes.
Et nous les trois membres et estats desdits pays de Liège, de Buillon et de
Loz, cognoissans le grand bien, commodieux et prouHitable faict. qui peult
advenir et advenra de l'entreliennement et accomplissement dudit traicté de
paix, à la conclusion de laquelle nous avons estes appelés et, qui par notre sceu
et consentement exprès a esté passé et accepté , conclu , fermé et accordé par la
forme et manière cy-desseur exprimée et touchée, avons , en ratifiant nolredit
consentement, acceptant et aggréanl tout ce que dessus est dit et escript,
rais et appendu, faict mettre et appendre à ces présentes, nous , le chapitre
de la vénérable égUse de Liège, notre seel accoustumé ; et nous Vincent, comte
de Meurs et Saerwerden, Guillaume de Egmont, seigneur de Horps et de
Boxhmeer, Loys de la Marck, seigneur de Neufchasteau , de Rochefort el
d'Aigrymont, Éverard de la Marck, seigneur d'Agimont et de Drubu, Engle-
ANALECTA LEODTENSIA.
859
bert de la Marck , seigneur d'Orchymont, frères, enfans dudit Loys, Herman
de Bronckhost et de Battenborch , seigneur de Steyn , Jehan de Mérode ,
seigneur de Petershem , Ricald de Mérode , seigneur de Dypenbeeck et de
Liesdael ; Guillaume de Lingny, baron de Brabanchon, seigneur de Bossu et de
Breellez , Ricalde de Mérode , seigneur de HufFalize , de Morialmez , de Rame-
reu, BriflFeu, etc. , Marie de Ville, dame de Fymes et de Vierues, Balduin,
seigneur de Fontaine, Guillaume de Fontaine, seigneur de Melain, Gils, sei-
gneur de Sombreff, de Farchines et de Torgunnes, Philippe de Bersel , Wou-
tier de Couving, Simon de Herboys, Jehan de Halstron , seigneur de Hamale
etdeBruystem, Willame de Hamale, seigneur de Manyel d'Odeur, Willaraede
Wlodorps, seigneur de Lent et d'Alenborch, Jacques, seigneur d'Argenteau
et de Hermale, Guillaume d'Odeur, seigneur de Ghenoule Eldren , Adrian
de Bloes, seigneur Donsticnt, Jehan de Rouer, sér^-^schal de la comté de Loz,
Guillaume d'Ordinghen, seigneur de Weray , Lancelol, seigneur de Boussut,
Waltier d'Odeur, seigneur de Monceau, Jehan de la Bowerie, Jehan le Pol-
lain, seigneur à Varoux, chevalier . Willame de Mérode , seigneur de Houllon-
goe, Dieudonné de Rivière, seigneur de Heer, Horraal, etc. , Raes de
ÂVarfengnies , seigneur de Voroux , d'Ossoingneetde Waroux , grand mayeur
de la cité de Liège, ïhiri, seigneur de Mommale et de Breue, Willame de
Horion, seigneur de Grandtaxe et d'Engys, raessire Gérard d'Yve, Raes de
Corswarem, seigneur de INiel, de Maleyve , Loys, seigneur Dyve, messire Gé-
rard d'Yve, seigneur de INeufvilIe, Gérard de Marbais, seigneur de Louverval,
Loys, seigneur de Celles, Engelbert d'Emptynes, seigneur de Nouffin et de
Hermalle , Jehan d'Argenteau, seigneur de Doxhen, Jehan de Corswarem,
seigneur de Landillies, Lambert du Bois, seigneur de Moberthingen et de
Chastelinau, Jehan, seigneur de Preelles, Husiin , seigneur de Modave,
Jehan le Charpentier , seigneur de Haverson , Jehan de Boussut , seigneur de
la Motte , Jehan de Cortembach. sèneschal de Bilsen , Guillaume de Horion ,
seigneur d'Ordinghen, Henry Surlet, seigneur de Gudeghoven , Raes de
Prinlhaguen, Guillaume de Colen, seigneur de Buvinghen, Renarl de Rou-
vroit, Jehan de Grevenbrouck , Henry de Grevenbrouck , Raes de Greven-
brouck, Adam de Kerkem , Engelbert , Renier de Sckelons . Jehan de Kestel,
Claes de l>onck, seigneur de Bicht, Guillame du Bos, Cristiane , seigneur de
Raroelo. Jehan de Floyon, bailli de Hesbaing, GérartViron, Willame Surlet,
seigneur de Chocquier, Jehan de Serain, seigneur de Houtain , Henry de
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860
ANALECTA LEODIENSIA.
Serain, seigneur de Haii-sur-Sarabre, Conrarl de Boubais, vouwé de Liera ,
Thiry Pouillon, Loys de Marneffe, Jehan Skelarl, Herman van Eynelen, sé-
nescha! deSlockem , Jehan de Eynelen , de ISueflFchasteaii , Jehan de Kinghen-
borch, Claes Wilters, Art Lamboye, dit Parad , Jehan de Best, Jehan Mal-
breet, et plusieurs autres, constituans et représentans Testât des nobles,
avons prié et requis Richard de Mérode, seigneur de Huffalize , naessire Guil-
lame , seigneur d'Odeur, messire Jehan d'Alferen , seigneur de Haniale , mes-
sire Jehan de Rouert, chevalier, Raes de VVerfengnies, Dieudonnë de Ri-
vière , Gérart de Marbais, messire Gérart d'Yve, Willame de Horion, seigneur
d'Oley, Thiry de Mommale, Engelbert d'Einplines, Jehan de Floyon , des
susdits, qu'ils veuillent, pour et en nom d'eux et de nous et dudit estât, à
ces présentes faire mettre et appendre leurs séaulx. Ce que nous, les dessus-
dits , pour et en nom que dit est , avons voluntiers faicts.
Et pareillement aussi , nous les maitres, jurés , conseil et communaulté de
ladite cité de Liège , et des villes de Huy, Dinant, Tongres , Sainctron , Fosse,
Thuing, Couving, Loz , Hasselt , Herck , Bree, Bilsen , Beringhen , Stoc-
kem, représentans le tyrs membre et estais desdits pais, avons à ces pré-
sentes faicl appendre les séaulx desdites cité et bonnes villes, promettant de
notre part, tous en général, et un chacun en particulier, sur ce noz fois,
honneurs et séremens, pour ce solemnellement, par un chacun, selon sa vo-
cation, de nous faicts, de bien léalement, fermement et inviolablemenl tout
ce présent Iraicté , en tous ses points et articles prescrits , enlhièrement furnir,
garder, accomplir et observer, sans jamais, en manière que soit, aller ou faire
au contraire, sur les promesses y apposées.
Et, nous lesdils trois estais, pour plus grande corroboration et tesmoin-
gnage de ce que dit est, avons tous ensemble prié et requis, prions et re-
quérons par ces présentes, à vénérables religieux , nos biens-aymés en Dieu ,
messire Ancheau de Berghes , abbé de Sainctron , messire Barlholomy de
Longchamp, abbé de S^-Lauren , messire Gérart Hadelingen, abbé de 8»-Jac-
ques, messire Jehan de Liège , abbé d'Aine , messire Jehan de Hersey , abbé
du Val-St-Lambert , messire Henry deTheux, abbé de Neufmoustier, mes-
sire Jehan Dary, abbé de S^-Giel, messire Balduin de Courtevain , abbé de
Floen, messire Barlholomy, abbé de Beaurepart, messire Jehan de Sohey,
abbé de St-Huberl en Ardenne, l'abbé de Maloene , de Florines et le prieur
des Escoliers, qu'ils y veuillent aussi faire appendre leurs séaulx. Et nous les
ANALECTA LEODIENSIA.
861
abbés dessusdits, à la requeste desdits estais, avons requis et prié les abbés
de Sainctron, S*-Laurent , S*-Jacques, de notre Dame d'Aine et de Neufmous-
lier, qu'ils y veuillent mettre leurs séaulx pour eulx et nous tous en général ;
ce que nous les devants dits avons volontiers faicl. Donné et finableraent
conclu en la ville de Treicl, le cincquième jour du mois de may, l'an de la na-
tivité de Noire-Seigneur Jésus-Christ, mil quatre cent quatre vingt et douze.
MS. de IVachtendonck de la bibl. royale de Bruxelles.
CXXXI.
ABOLITION DONNÉE AUX LIÉGEOIS PAR LE ROY DES ROMAINS ET MONS"^ l'aRCHIDUC SON
FiLz (juin 1492).
Maximilian , etc. Savoir faisons à tous présens et advenir que de la parte
de révérend père en Dieu , noslre très-cher et très-amé cousin l'évesque de
Liège , duc de Bouillon et comte de Looz , nous al esté exposé et remonslré
comment , à la requeste de ceulx de la cité de Liège, icelluy exposant se soit
condescendu et aicl esté content de accorder et passer certain Iraicté et ap-
poinclement avec ceulx de la Marck ayant tenu la partie desdils de la cité
de Liège, et les autres leurs complices et adhèrens de son pays, en faisant
lequel Iraicté iceulx de la Marck , et ceulx de sadite cité et autres leurs adhè-
rens ont requis avoir abolition générale de nous, de tout ce enlhièrement
qu'ils et leursdils adhèrens ont et peullent avoir offencé envers nous, noz
pays et subjeclz, tant en pilleries, roberies, comme en vrantschats , boutle-
menl de feuz , comme autres forces et violences par eulx et leursdites gens ,
faicles et commises en et sur nosdils pays et subjects , depuis le Irespas de
messire Guillaume de la Marck jusques au présent, si comme en ledit expo-
sent, en nous requérant bien instamment que, pour le bien de paix, veuillons
accorder ausdits de la Marck et ausdils de la cité de Liège et leursdils adhé-
rans dudit pays de Liège , ladite abolition , et sur ce leur faire expédier noz
lettres patentes en tel cas pertinentes; parquoy nous, les choeses dessusdites
considérées, inclinans à la requeste de nostredit cousin de Liège, en consi-
dération et faveur raeismement des grans et loyaulx devoirs , en quoy il s'est
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ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
863
mis et entretenu envers nous, et les grans services et assistances qu'il nous a
fait contre noz rebelles et ennemis , avons ausdits de la Marck , ausdiU de la-
dite cité de Liège et autres dudit pays de Liège . qui les ont adhéré , aidé et
assisté contre nostredit cousin de Liège ou cas dessusdit, quiclé, abolli et
pardonné , et de noslre certaine science , auclorité et plaine puissance , quic-
tons, pardonnons et abolissons de grâce espéciale par ces présentes, tout ce
enthièrement qu'ils et cbascun de eulx en général ou en particulier, ont et
peullent avoir mespris et oÉFensé envers nous, noz haulteur et seigneuries,
tant à cause des courses, pilleries et roberies, vramcatz, ranchonnements ,
compositions, boutemenl de feuz , forces, violences, comme de tous autres
exploicts de guerre, par eulx faiz, commis et perpétrez en et sur noz pays et
subjecls quelconcques , depuis le trespas dudit messire Guilleame jusques au
présent, ensemble tout peines, amende et offence corporele, criminele et
civile , en quoy il et cliascun de eulx ont et peullent avoir meffaicl , offensé
et eslre encouru envers nous, nosdits haulteur et justices, imposant sur ce
silence perpétuel à nostre procureur générale et tous autres noz officiers et
justiciers quelconcques , pourveu toutesfois que lesdits de ta Marck et lesdils
de ladite cité ue recommenchent la guerre, ne fâchent, ne fassent telz et
semblables exploiz sur nosdits pays et subjects, sur pêne de perdre le béné-
fice de cesdites prés-ntes et décheoir de Teffecl d'icelles. Si donnons en man-
dement à nostre chier et féal chevalier et chancellier le S-^ de Champvaus et
de Sors-sur-Sambre et à noz amez et féaulx les gens de noslre grand conseil,
chancellier et gens de noslre grand conseil de Brabanl , lieutenant et gou-
verneur de Luxembourg, séneschal de Lembourg, Valkenburg et de Dalera,
grand bailly de Haynault, gouverneur de >iamur, maire de Louvain , aman
de Bruxelles, marcgrave d'Anvers, escoutelte de Boes-le-Uuc, de Treict sur
Meuse , lieutenant et capitaine de Huy , et à noz autres justiciers , officiers et
subjects quelconcques, présens et advenir, cui ce peult estre ou pourrat tou-
cher et regarder, leurs Ueutenans et cbascun d'eulx endroit soy , et si comme
à luy apartiendrat , que de nostre présente grâce , quictance , pardon , abo-
lition et de tout le contenu en ces présentes, sellonc, par le manière et soub
la condition susdite , ils facent , sueffrent et laissent lesdits de la Marck et la-
dite cité de Liège et leursdits adhérens dudit pays plainement et paisible-
ment jouir et user , sans leur faire , mettre ou donner ne souffrir estre faict ,
mis ou donné . ors ne en temps futur, aulcun arrest, destourbier ou empes-
chement au contraire en corps ne en biens, en manière quelconcque ; ainchois
se ils ou aulcuns de eulx ou de leurs biens sont ou estoient ci-après pour ce
pris , saisiz, arrestez ou empeschiez en aulcuue manière, les mettent ou facent
mettre, tantoest et sans délay, à plaine et enthière délivrance, car ainsy nous
plaisl-il estre faict. Et auffin que ce soit ferme choese et estable à tousjours,
nous avons fait mettre nostre seel à ces présentes , saulf en autre choese noslre
droict et I aullrui en tout. Donné en noslre ville de Malines, ou moix de juing,
l'an de grâce mil quatlres cens quattres vingts et douzes , et des règnes de
nous roy, assavoir de celluy des Romains, le septième et d'Hongrie le se-
cond. —Ainsi signé : Par le roy , mo?u^ le duc de Sassen , lieutenant général ;
vous, ie sire de Wal/iatn, premier chambellain de mons»^, les sires de Coul-
Ion (?) de Borsel, de la Marck, les prévost de Treict et Liège présens. —
Numai/.
JVS. de la bibl. de l'université de Liège, n» 188, p. 187.
cxxxir.
LETTRKS DU 22 OCTOBRE 1492 , PAE LESQUELLES JAN DE HORNE INSTITUE EVRARD DE LA
MARCKE, MAIEUR DE LléCE*.
Jehan de Horne , par la grâce de Dieu , évesque de Liège , duc de Buillon
et conte de Loz, savoir faisons à tous, que pour les sens, discrétion, vail-
lance et suffisance que par expérience savons et cognissons eslre en la per-
sonne de noslre Irès-chier et féal cousin Evrard de la Marcke , filz aisnè d'A-
remberg, icellui, confians à plain en ses sens, lèaultè, proud'hommie et bonne
diligence, avons^ pour ces causes et autres nous à ce mouvans, commis, or-
donné , institué et estably , et par ces présentes commectons, ordonnons, ins-
tituons et establissons en l'office de nostre maieur en nostre cité de Lièpe , et
ses appartenances et appendices , ou lieu de noslre Irès-chier et féal conseillier
et premier chambellain Basse s' de Warous, de Vorous , d'Ossogne , etc. ,
lequel pour certaines causes en avons déporté et déportons par ces présentes.
* Voyeï ci-dessus , p. 109.
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ANALECTA LEODIENSIA.
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Auquel nostre cousin avons donné et donnons plain povoir, puissance, auc-
lorité et noandement espécial dudit office en toutes ses parties , si avant que à
icellui doibvent appartenir, d'ores en avant tenir, exercer et desservir par lui
ou ses commis , ung ou plusieurs à ce ydoines et suffisans , de composer de
toutes amendes, adventures, forfaitures, accidens et autres droitures à nous
appartenans à cause dudit office , de , à la semonce de noz eschevins , faire et
administrer loy à chascun selon son bon droict ou délict, de cueillir, lever,
recepvoir, pourchasser, conslraindre et faire venir ens tous les deniers pro-
cédans desdits amendes et compositions, par toutes voyes et manières deues
et raisonnables, et ainsi que l'on est accoustumé de faire de noz propres de-
niers. Desquelz deniers il sera tenu nous faire et rendre bon, juste compte et
reliqua, toutes et quantes fois que par nous requis en sera, en la chambre
de noz comptes, où il sera tenu , pour ce , faire le serment, et généralement
de faire bien deuement et léalement , toutes et singuliers, les choses que bon
et léale maire dessusdil fait et doit faire , et que audit office compétent et
appartiennent, aux gaiges, drois, sallaires, honneurs, prouffiz , prééminen-
ces, libertez, franchieses et émolumens accoustumez et y appartenans. Sur
quoy , et de soy bien et léalment acquitter en l'exercice d'icelui office , il a fait
le sérement en noz mains en tel cas pertinent. Sy donnons en mandement à
nous amez et féaulx les eschevins de nostredile cité , prions et requérons
vénérables noz très-chiers et bien amez confrères , doyen et chapitle de nostre
égliese de Liège que , d'icellui receu le sérement deu et pertinent , ilz le ad-
mettent et rechoipvent oudit office . et le tiennent et réputent pour tel. Man-
dons en oultre à tous noz justiciers , officiers , serviteurs et subgez , que à lui
son office faisant obéissent et entendent diligamment, car ainsi le nous plaist.
En tesmongnage desquelles choeses , nous avons à ces présentes fait appendre
nostre seel aux secrez. Donné en nostre ville de Sainctron , le vingt-deu-
ziesme jour de mois d'octobre, l'an mille quatre cens quatre-vings et douze. —
Joh. Spirinc , quoad copiam facta collatione cum principali.
archivée de la province de Liège, registre de l'ancienne ca-
thédrale de St- Lambert, n» 112.
CXXXIII.
ORDONNANCES MIESES EN WARDE DE LOY, LE 5 JANVIER 1493.
L'anXIlllc llll"et Xlll, le iiiie jour de jenvier, source que de part nostre très-
redoubté seigneur, monseigneur de Liège, et les membres et estas de ses pays,
après les guerres et la paix deraincment sour ce faite, ayent, par plusseurs
raisons eulx ad ce movanles, en considérant la disposition de temps, fait et
ordonneit certaines ordonnances, lesqueles les esquevins de Liège entendent
voUoir faire mettre en leur warde, remonstrent lesdits esquevins que de touttes
bonnes ordonnances sont-ilz joyeux, mais portant qu'ilz ne scevent propre-
ment le contenu d'icelles, comme ceulx qui à les faire et conclure n'ont point
esté convockeiz ne appeleis, si que esquevins ne autrement, et que à leurs
institutions et réceptions endit eskevinage, on les at fait faire plusseurs séri-
mens aile observation et entretènement de la loy du pays , de la paix de Fexhe
et de plusseurs autres paix faites, concernantes la protection de ladicte loy du
pays, franchieses, libertés, drois et observation, tant de la jurisdiction, hau-
teur et seigneurie de nostredit très-redoublé seigneur , franchieses et libertés
des églises, borgoix délie cité, surséans de pays comme autres, pardevant
eaux resortissans de loy et de justice. Se font lesdits esquevins protestation
que point ne vuelent empeschier de mettre lesdictes ordinances en leur warde
mais pour ce ne s'ensiet point que par icelles on les puist reprochier ne at-
tempteir d'avoir procédé allencontre ne en préjudice de ladite loy de pays,
ne des sérimens qu'on les at fait faire et jureir, comme dit est, et que, se useir
les covint desdites ordinances en tout ou en partie, en binfaisant selon le dis-
position de temps à leur loyal pooir , ilx protestent comme dessus , que ce
aussy ne leur puist préjudiciier tochant leursdits sérimens et professions , re-
quérant leurdile protestation yestre ossy miese en warde de loy.
L'an xiiiic iiii" etxiii, le v^jourde jenvier, furent les ordinances subescriptes,
ensuyant les lettres envoiiez pour ce faire par nostre très-redoubté seigneur
monseigneur de Liège , mieses en le warde de nous les esquevins de Liège ,
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avvec les protestations par nous faictes, comme chi-devant appert , par noble
homme damoiseal Everar de la Marche , aisneit fil d'Arembergh , souvraiu
mayeur de Liège , présens les deux raaistresde la cité, assavoir Wathier Hu-
war et Jehan deMeeff, publiiez au péron à Liège, à son de trompette, présente
la généralité délie cité , lesqueles ordinances s'ensieuent et sont teles :
Pour nourir et entretenir entre les subgez , manans et habitans de pays
de Liège et de Loz , tant ecclésiasticques que seculeirs, bonne paix , amour et
et union , et éviteir tous inconvéniens que allenconlre de ce , à cause des ri-
goreux procès de l'une contre l'autre, se poroient sourdre, susciteir et esmo-
voir, est adviséet conclu , à la journée tenue par mon très-redoubtè seigneur
et prince monseigneur de Liège et ses estas en sa cité de Liège, »e mardy xxix«
jour d'octobre et autres jours ensuyans , en Tan de grâce , mille iiii« un" et xii,
d'avoir regart as poins et articles qui s'ensuyent :
Premier, pour ce que, ou temps des guerres survenues èsdils pays de Liège
et de Loz, depuix letrespasde feu monseigneur Loys de Borbon, en son vivant
èvesque de Liège, cui Dieu pardoint, ceulx qui ont tenu et tinent les héri-
tages d'autruy, les aucuns par accense hèritauble, et les autres par lowage ,
ont soffert plusseurs dommages d'arsins, de pilleries, d'eraprisonnemens de
leurs corps, de petit gangnage et autrement, comme il est, et que nonobs-
tant lesdits damages, selon la rigueur de justice, par droit et autrement, on les
poroit constraindre à plaine et entière satisfaction de deu , et que toutes voies,
attendue la disposition du temps, ilz ne poroient supporteir; semble bon,
affin que les labourreurs, mécanicques et autres, puissent plus favorablement
demoreir au pays en bonne seurté et repos, que quand pour avoir advis et
regart ausdits damages, et que les seigneurs des église et églises, nobles et bor-
goix, chascun selon sa vocation, se puissent aussy raisonnablement entre-
tenir et vivre du sien , et que , en ce pourchassant, soient évitées la prolixité
du temps et la multitude des despens, de tant qu il est possible , qu'il en soit
useit par les fourmes et manières ensieuvanl :
Assavoir , que quant loche les astargiez en cens , rentes , pensions escheues
pendant lesdites guerres , et jusques au jour de la publication de la paix , sour
ce dernière faite , et de touttes debtes et redevablitez faites cedit temps pen-
dant, par quelcque fourme que ce soit , celui à cuy l'on debvera le deu pora
sur ce par adjournemens et autres exploix de justice, faire covenir le debteur
pardevant juge compétent, et illec les parties venues ensemble , ledit debteur
aura la chuyse ^ et option , et devera incontinent eslire s'il vuel respondre et
procédeir pardevant ledit juge comme juge ordinaire, selon la qualité ou
mérite de son office, ou pardevant icelui juge comme arbitre et amiable
compositeur. Laquele élection aussy faicte , devera delà en avant ledit juge
procédeir en icelle cause entre lesdites parties, ou cas premier, selon le stille
accoustumé de son consistoire, par droit et selon les loys et coustumes du pays,
mais ou second cas, y procédera ledit juge sommairement par bonne discré-
tion en Dieu et sur sa conscience, à la maindre foulle desdites que mieux faire
se pora , ung chascun oy en son droit, tant en demandant comme en deflFen-
dant l'une contre l'autre , et de tout juste information priese en fera icelui
juge détermination et widenge, de tant que en luy en sera et il trovera à cas
appartenir, au plus tart endedens l'espausce desiiex sepinaines après le procès
encommenchiet, à la bonne foix, non point selon la rigeur de justice, mais
comme arbitre et amiable compositeur, par amiable composition, selon équité
et raison, et que lui sera apparu des damages et autres choeses déduittes oudit
procès.
Item , et pour oster toute suspition , donneir bon corage à ung chascun et
avoir spécial regart à toutes les choeses susdites, monsigneur ordinera et in-
stituera en chascun quartier du pays chineque hommes de bien , sages et
expers, tant ecclésiastiques que seculeirs, ausquelz, se par adventure sembloil
à aucune desdites parties qu'elle fuist bleschèe et foliée en son droit par la
sentenche et arbitrage dudit juge, procédant et sentenciant, ainsy que dit est,
comme arbitre et amiable compositeur, se pora icelle partie se plendante
radreschier et avoir recors en temps deu, comme à ceulx qui de part et ou nom
de mondit seigneur seront chiefz et souverains des arbitrages susdits, lesquelz
tous cincque ou plusseurs mondit seigneur pora à son bon plaisir desmeltre
ou destitueir et en leurs places mettre et institueir ung ou plusseurs autres ;
lesquelx devandits aussy deveront et seront tenus ^ après bonne et diligente
Visitation desdits procès, sentences et arbitrages, en faire détermination et
widenge par leur sieulte comunne ou de la pluspart d'eulx , endedens quinze
jours ou à plus tart troix sapmaines, après ce qu'ilx auront receu lesdits procès,
sentences et arbitrages , sens fraude et à la bonne foix , sur la charge de leur
conscience , selon équité et raison, par amiable composition , et non pas selon
' Ckujfse, choii.
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rigeur de justice comme dessus: laquele détermination et amiable composition,
tant de principal comme des despens^ les parties seronl tenues de inviolable-
ment entretenir, furnir et acomplir, sur labandon et peine, tele et si griefve,
et ausy à applichier, que iceuix députez ordineront et délermineir voidront.
Item , et affin tele que par ces ordinances présentes ne soit à aucun donne
occasion d'aucune choese entreprendre contre la haulteur et jurisdiction de
mondit seigneur et son église, est pour ce et sera, en tout ce que dit est, tous-
Jours exceptée et réservée icelle haulteur, seignorie et jurisdiction , et le inter-
prétation de mondit seigneur, se quelcque difficulté ou obscurreté y sorvenoit.
Et durera tant seulement la dite ordinance l'espausce d'une an prochain
suyant après la publication de ces présentes, et après non vaillauble. Ains delà
en avant les juges ordinaires jugeront partout entre les parties, et en tous
cas selon les drois, loys et coustumes du pays. Est aussy hors de ladite ordi-
nance excepté expressément tout ce qui puel estre deu à mondit seigneur,
tant à cause de sa demaine et table épiscopale que autrement , car mondit
seigneur vuet ses debteurs et subgés faire par ses officiers, receveurs, cerriers
et autres telement traitier qu'ilz n'aront cause de soy plaindre. Et se iceux ses
cerriers, receveurs et officiers volloient iceuix ses debteurs et subgets autre-
ment Iravellier que de raison , mondit seigneur les fera faire et donneir ra-
drèche pardevant son conseil, telement qu'il ne sera jà besongne d'en avoir
recours à autruy. Et parellementest aussy, en ce que dit est, entendu et expres-
sément réservé que lesdits de Tégliss et églises, nobles et borgoix de ladite
cité , ne seront tenus de demoreir en droit pardevant les justices des autres
quartiers du pays ne à aucuns d'iceulx, ains en demouront exemps, ausy que
de tout temps passé.
Item , est advisé et conclu que quant tochant les amendes, que les seigno-
rages et autres poroient demandeir, à cause des arrirages et astargiez passés,
par quelcque fourme que ce soit que dessus, que d'icelles amendes ne soit
faicte aucune mention , ains soient abolies et pardonneis, considéré le dispo-
sition de temps dont il est notoire.
Item , quant touche les cens , renies , trescens et autres revenues , qui es-
chéront pour une année après ladite paix publiée, aboutez et gisans sur
héritages adommagez au moyen des guerres susdites , ceulx ausquelx appar-
tint ladite redevablité, s'en poront adreschier à justice, comme dit est, ou
cas toutes voies que la partie adverse ne leur en voidroit faire la raison.
Item , quant est tochant les rentes en espelte , aboutez et gissaus sur maison
et habitation en ladite cité et fourbours d'icelle , où il n'a point de repriese
ou labourage escheuz pendant ledit temps desdites guerres, et encor pour
le treschen à venir à la Saint-André prochain venant, est advisé que l'on
payera pour le muy de spelte xx patars, comon payement, et non plus, à cui
que ce soit. Et au semblant sera fait des autres revenues en cens, chappons,
et autres semblables sur ledit héritaige gissans . pour payer chascun en son
équivalence et au marmontant que dessus, selon la discrétion du juge, ou
cas que parties ne s'en poroient accordeir.
Item , et quant est tochant les cens el rentes en espeltes , gissans sur mais-
sons et jardins ensemble , pour l'an présent, et dont on auroit fait les proffis,
est advisé que l'on payera, pour le muy de spelte, demy muy en grain ou
trengte-denx patars pour le muy, à payer ladite rente première et seconde,
dedens le Nostre-Dame Purification, ou au plus tart à grant Quaremme. Et
en cas dedeffaulte, iceuix deffallans seront priveiz de bénéfice de ces ordon-
nances, et pora ung chascun quant adoncque porsuyr son droit, selon quil
trovera d'advis.
Item , sur la supplication et requeste oultre donnée par ceulx de la ville
de Loz , attendu et considéré la faculté de ladite ville , et comment par plus-
seurs foix elle a esté foullée, tant de passages de gens d'armes comme de sé-
jour et autrement, et que ladite ville se tumbe en ruyne, et plus feroit se n'y
estoit |K)rveu ; par ces causes et autres , a esté conclu que l'on payera , pour
ung muy de regon , abouté et gissant sur maison et habitation , située en la-
dite ville et fourbours d'icelle, où il n'a point de repriese synon le demeure,
assavoir, pour tout le temps desdites guerres passées, et pour encore siiex
trescens à venir, chascun an, seulement Irengt patars moien du lieu, en-
tendu toutesvoies que la maison et habitation devera estre de part le debteur
réparée et entretenue, comme au cas appartiendra , sens fraude. Mais se
avvec ladite maison et demeure estoient aucuns jardins de bonne quantité,
preiz ou terres , dont l'on auroit fait le proffit ledit temps pendant , en ce cas
l'on payera, pour chascune d'icelles années, assavoir, pour chascun muy de
regon, et tel semblable à l'advenant, ung florin d'oir ou le valleur moien du
lieu que dessus.
Item, semble bon et raisonnable que tous vendages, fais par quelcque per-
sonne que ce soit, en propriété etengageure, par deniers comptans, depuis
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ANALECTA LEODIENSIA.
la mort de feu mondil seigneur de Bourbon, que Dieu absoille, et aussy que
l'année n'estoit expirée au jour dudit trespas, se poront rédimeir et venir à
reschosse , assavoir ce qui at esté vendu et assigné singuleirement sur maison
et habitation, tant dedens bonnes villes comme dehors, dedens deux ans pro-
chains, commenchans au jour de la publication de ces présentes, et ce qui
a esté vendu et assigné sur hériUges à desnariier ^ , se pora rédimeir dedens
siiex ans prochains commenchans comme dessus, le tout entendu parmy rera-
borsant autant d'argent et à teil pris, que l'on auroit pour ce payet, avvec
les réparations , remidremens et les fraix prisiez et extimeiz par loy et par
justice, entendu aussy que quand le principal vendage seroit suffissamment
remboursé , que icelui vendeur ou son proisme suffisamment fondé y pora
revenir, parmy baillant seurté dudit remidrement et réparation , de payer par
jours et termes compétens, à la discrétion déjuge, et selon que au cas et à la-
dite matère appartiendra.
Item , et pour l'agmenlation du pays , et que plusseurs maisons et porpns
tombent en ruynne , à cause des guerres passées , et plus feroient s il n'y estoit
porveu, a esté advisé et conclu, que se aucun personnage avoit aucune rede-
vablité sur héritage qui fust appartenant à aucun orphenien déseagiet ou à
autre estant hors du pays, et que celluy héritage fust demouré vaghe , quant
adoncques celui qui auroit ladite redevablité sur celui héritaige pora ledit
héritage faire visenteir par ensengnement de justice, pour par l'ensengnement
et ordonnance de ladite justice faire répareir et détenir ledit héritage, affin
que quant ledit orphenien ou autres , exlanl hors du pays comme dessus , y
voldroit retourneir, qu'il le truve en estât deu et que revenir y puist dedens
le terme que la loy du pays porte, parmy payant tel deu et redevablité , avvec
réparation, qu'il seroit troveit par loy et par justice, sens fraude.
Item , et s'il estoit que aucuns euyssent achateit par ci-devant aucuns
héritaiges , et que iceulx héritaiges , non pas par le coulpe ou négligence de
l'achateur , mais pour cause des guerres , euyssent demoureit vagues et en
triexhes par aucune espace du temps et sens laboureir , fust de tout ou en
partie , telement que ledit achateur n'y auroit point pris de profit ou à l'ad-
venture bien peu , et que pendant le temps de ladite reschosse et par la ma-
nière dite, le vendeur ou autre son proisme suffisamenl fondé y volsist re-
i Héritaiget à detnaiier. Deux paragraphes fit et desnairs. Ce sont donc des héritages ea
plus loin ils sont appelés héritages à plain prof- plein rapport.
ANALECTA LEODIENSIA.
871
venir par reschosse, par vertu de ces ordinances, sentans que lelx héritages
seroient à plain proffit et desnairs , semble de raison que en ce cas celuy qui
voldroit faire ladite reschosse y pora revenir, en payant avvec le rembourse-
ment du principal vendage, par la forme susdite, audit achateur, la rente
d'une année ensieuvant. Quant az réparations et remidremens , s'aucuns en
y a, l'articke précédent de ce fait mention.
Item, tous testa mens et conventions de mariage , fais par ci-devant et dont le
jour et terme d'approbation d'iceulx n'estoit expireit au jour delà mort feu mon-
dit seigneur de Bourbon , cui Dieu absoille , se poront approveir dedens troix
ans prochains, commenchans au jour de la publication de ladite paix.
Item, semblablement sera fait de toutes saisines, prieses et non expirées à
cedit jour, parmy remboursant et payant le deu d'une année, parquoy ladite
saisine auroit esté priese, avvec les fraix et remidremens, par ensengnement
de justice , ung chascun oy eu son droit, ensy qu'il est de raison.
Item , tous telx deniers, cens, rentes et grâces, que le pays en général ou
aucune place particuleire puet avoir vendu, depuix le trespas feu mondit sei-
gneur de Bourbon, que Dieu absoille, et jusques au jour de la publication
de la paix, seront payez annuellement en tele valleur d'argent, comme pour ce
a esté payet et débourseit , et se pora faire la reschosse à tousjours , selon le
contenu des lettres, parmy remboursant autant d'argent et à tel pris qu'ilz ont
esté payez comme dessus.
Item , pour la seurteit , repos et solagement d'une chascun , a esté advisé
et conclu, veu le contenu de la neutralité , etc. , que se aulcuns malvais gar-
nimens et personnages, quelz qu'ilx soient ou fuissent, venoient de nuyl ou
de jour ou se tenoienl au pays pour le foulleir, pillier ne faire aucun griff
quant adoncque , l'on se pora et devera mettre sus , par fourme deyue et re-
quise , parsuyr les malfaiteurs , mettre la main à la clocque et de tout pro-
cédeir contre eulx , soit par appréhension ou plus griflF, se le cas le requirt ,
comme ennemis , et ce que fait en sera en ceste partie pour la deffense du
pays et des subgez d'icelui , sera entièrement le fait et adveu de pays en gé-
néral , et en seront les porsuyans et deffendeurs contre lesdits ennemis et
malfaiteurs porteiz quittes et absoulx de seignorages et des parties, en en-
sieuant les cris, publication et ordinances que pour ce en ont esté faictes par
ci-devant et dont il est notoire.
Item, pour le bien publicque est advisé estre expédient et raisonnable,
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87â
ANALECTA LEODIENSIA.
que la monoie (loir el d'argent soit entretenue d'un pris et valeur par tout le
pays, el y soit également priese , tenue et alow ée partout az cry et à valuation
de mondit seigneur.
Item, sur les remonstrances faictes à cause des deniers, accordez par vertu
de la paix et autrement , à quoy ung chascun se doit par raison emplouer
pour la satisfaire, mesdils seigneurs des estas ont advisé et conclu que tout
persoene ayant office laycale ou marchandiese publicque, en quelcques quar-
tier que ce soit , sera tenu de conlribueir ausdites assiezes , tailles et subven-
tions, à cause de ladite marchandiese publicque ou office desseurdis, sens
quelcque contredit ne reproche.
Item , pour ce que plusseurs plaintes ont esté bailliez sur le fait de pam ',
que fait journelement les serviteurs et officiers de mondit seigneur , tant à
poursuite des biens procédaus de la demaine, comme pour deniers promis , et
pourquoy lesdits officiers et serviteurs ont de nouvel accoustumé prendre et
avoir grans et excessives despens pour leur sallaire , mondit seigneur at déli-
béré , conclu et accordé que quant aucun pain sera fait dedens aucun village,
posé miesme qu'il y euist plusseurs exécutions , que pour ce faire et exécu-
teir, l'on paiera seulement ausdits officiers et serviteurs en général vingt
palarscomons pour chascune foix.
Réservé lousjours, en tout ce (|ue dit est, la haulteur, supériorité et juris-
diclion de mondit seigneur et de son église , avvec son interprétation , se
quelcque difficulté ou obscurreté y sourvenoit. — Ainsy signé : Donné par
copie extraite de la principale minute par moy. — Ja. de Cambray.
Item , et affin que ung chascun aient plus grande occasion de bin faire, se
remettre sus et demoreir au pays , est ordonné que Ton ne })ora constraindre
les bannis et aubains par justice , sinon ainsy qui s'ensiet : Assavoir . que
tous bannis et aubains contenteront leurs parties de ce qu'ilx leur doibvenl el
dont ilx sont condampneis, la moitié à Pasques, et l'autre aile Sainl-Remy
prochain venant, ou senon, lesdits termes expireiz, pour chacune foix et
de chascun terme , l'on pora procédeir contre eulx par exécution de corps el
biens par Tordinance des juges, par lesquelx ilz sont condampneiz , les-
quelz auront regart à la faculté des personnes et à la disposition des choeses,
pour lesqueles teles condempnations seront incorues à la bonne foix.
' Pain j saisie, arrêt.
ANALECTA LEODIENSFA. 873
liera, el pour ce que, ledit temps durant, plusseurs debtes et obligations
se sont faicles, tant par les corps de la cité, bonnes villes et autres subpés
desdits pays de Liège et de Loz , aile occasion desqueles ilz ne puevent han-
teir ne converseir d'un lieu en autre , sens eslre arresteiz ne empeischiés à
cause d'icelles, est advisé el ordonné pour le bin publicque, que en ladicte
cite el chascune desdites bonnes villes et autres lieuz el places, où l'on a ac-
coustumé tenir marchiel, ung chascun subgez et surséanl desdils pays sera
a cause desd.tes debtes el obligations , sens pour icelles povoir eslre aresté
franc el quile ung jour de marchié en la sapmaine. à la détermination de'
mondit très-redoublé seigneur et jusques à son rappale.
Item, que les députez desdiles ordinances sur le quartier de Liège facenl
sérimenl, es mains du grant raaieur de mondit seigneur en sadite cité, de bin
et léalment excercer leur carge, ensieuanl leur commission sour ce donnée
Fait lei.je jour de janvier a» HH- et XIH. _ Ainsy signé : Par monseigneur
en son conseil. — Ja. de Cambrai/.
.archives de la province de Liège . registre du grand greffe
des échevins , n" 250 , case 1 5«.
CXXXIV.
COPPIE DE l'aPPOINTEMENT DE TONGRES , DESROBÉE PAR LOYS DE VAULDRÉ EN LAN 1494 V
■'l]
Articles conceuz, à la communication tenue par monseigneur le chancelier,
monseigneur le comte de Nassou , les seigneurs de Beriches, de Molenbais'
le seigneur de Maigny , président du grand conseil et autres à ce commis
par mon Irès-redouté seigneur, monseigneur l'archiduc d'Autriche, duc de
Buigongne, etc.; avec messires Jehan Arnoulds, chancelier, Martin Vander
Keelen, Simon de Julliers, docteurs, chanoines de Liège, Claude de Cilly,
• Louis de Vauldreou Wadry, était capitaine de décembre 1194, Wadry s'empara de la ville
du régiment des gar.les de Tarchiduc Maximi- de Tongres, qui fut rendue à l'évoque de Liège
lien. Le régiment . après avoir été licencié , ra- au mois de janvier de l'année suivante. Voyez
vagea les pays de Liège et de Looz , el au mois Bouille , tom. II , p. 259.
110
PM'^
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874
ANALECÏA LEODIENSIA.
.nessire d'hoslel , Harman Typol. majeur de Curinghe.i . conse.ll.ers de mon-
seipneur de Liëge, Jehan de Meers, jadit mail.e de la cité de Liège, Hern.aii
UlenbroMck, bu.gmeslre de Sainclron, Arts Melders, jadis burgmeslre de
Hasselt, députés de part monseigneur de Liège et ceux dudit pays de Liège,
sur le différent estant entre le roy notre sire , comme ayant enpr.s et advoue
le faict de la prinse de la ville de Tongres, faict par Loys de Vaudrey, escuir,
et ceux de sa compaingnie estans dedans ladite ville d'une part , et mondit
seigneur de Liège , et ceux des estats dudit pays d'autre.
Premier, que mondit seigneur de Liège, et ceux des estats dudit pays de
Liège, se submettront de tant ce que le roy notre sire, ayant enpris la ma-
tière dudit diffèrent, comme dit enl, voudra demander à mond.t seigneur
de Liège et ceux dudit pays , à cause de la portion et des «ubs.des par cy-de-
vanl accordés au roy par ceux du sainct empire, et de tous douma.ges et
intèrest, que à ceste cause le roy notre sire prétend et demande à monsei-
rneur de Liège, et pour lesquels ladite prinse de Tongres at este faicte au
dict et ordonnance de messeigneurs les archevesques de Mayence et de Cou-
longne, et de messeigneurs les ducs Albrecht de Saxen et de Juillets, qui
seront à la prochaine journée devers le roy , à Aix.
Et semblablemenl , le roy notre sire , ou nom que dessus et comme ayant
ad voué ledit faict se submectra sur les seigneurs archevesques et ducs dessus
nommés, de ce que mondit seigneur de Liège et ceux dudit pays de L.ege
vouidroient demander pour les intèrest et doumaiges, qu .1 prétendent leur
avoir esté faict par ledit Loys de Vaudrey et ceux de sa compaingnie, et qu ils
ont supporté à cause de ladite prinse de Tongres et choeses susdiU.
Que le roy et mondit seigneur de Liège, et ceux des estais dudit pays de
Lièpe et chacun d'eux seront tenus d'accomplir ce que par mesdits seigneurs
de Mayence et de Coulongne , de Saxen et de Julliers , ou les trois d eu^,.serat
dit et ordonné sur les différents et choeses susdits, et de ce en bailler de»
maintenant leurs lettres et seelz en bonne forme.
Que moyenant ceste submission , et après que lesdites lettres en seront de-
Hvrées d'une part et d'autre, mondit seigneur de Liège et ceux qui sont
avec luY au siège devant ladite ville de Tongres, se lèvera et se retireront.
Et le roy ferat quant et quant wyder ledit Loys Vauldrey et ceux de sadite
compaingnie de ladite ville de Tongres.
Que Ion ferat cryer en ladite ville de Tongres , avant le département des-
m
ANALECTA LEODIENSÎA.
875
dits gens de guerre, sur payne de la hart , que nuls d'eulx n'emporte aulcuii
butin ne biens appartenans aux manans et habitans d'icelle ville. Et se aulcun
estoit trouvé faisant ou avoir faict le contraire, il seroit constrainctà restitu-
tion , et pugny et corrigé par ceux qui seront commis de part le roy à faire
vuyder iceux gens de guerre, selon que dit est, sansdepport ou dissimuation.
Que tous prisoniers d'une part et d'autre, en Testât qu'ils sont, seront dé-
livrés, convictes et sans payer ranchon ne despens.
Que mondit seigneur de Liège ne pourra, ors ne en temps advenir, de-
mander ou quereller aulcune choese sur les corps ou biens desdits gens de
guerre estans dedans ladite ville , ou qui se sont mêlés de la prinse d'icelle ,
ne aulcuns d'eulx, soit qu'ils soyenl ses subjects ou aultres, pour cause de
ladite prinse, ne des choeses faictes, advenues et commises durant qu'ils ont
esté en icelle ville, en quelcque manière que ce soit, mais est, sera et demeu-
rera le tout aboly et conmie s'il n'estoit advenu.
Et que les cédulles et les obligatoires, que ledit Loys de Vauldrey, ou autre
de ladite compagnie, estant en ladite ville de Tongres, ont de monseigneur
de Liège, demeurront en leur valeur et vertu, tout ainsi et pareillement ,
qu'il estoient auparavant de ladite prinse de Tongres, et nonobstant icelle et
ce que s'en est ensuyvy.
Desquels articles at esté faict rapport à mon très-redoulé seigneur qui les
at eu pour agréables. Faict à Malines le diex-neuffième jour de janvier , l'an
mil quatre cent quattre-vingt-quinze. Ainsi signé : Phs. Et un peu plus bas.
Moy présent : Nvmay.
MS. de JFachtendonck de la bibl. royale de Bmxelle».
cxxxv.
INSTRUIEIITUI SUPER EXAHINATIONE CERTOKUM TESTIUM SUKMARIE AD PERHIBENDUM SUAE
VERITATIS TESTIMONIA SUPER CONTENTIS CUJUSDAM ARTICULI PRODUCTORUM ( 14 AUGUSTl
1498).
In nomine Domini amen. Universis et singulis hoc verum praesens publi-
cum instrumentum visuris, lecturiset audituris, palam sit notorium et ma-
Pi
W:\\
U
M
876
ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
877
nifeslum, quod aniio a nalivilate ejusdem Domini millesimo qiiadringenlesimo
nonagesimo oclavo, indiclione prima , mensis augusli die décima quarta ,
hora primarum de mane, pontificalus sanclissinii in Chrislo palris et domini
noslri domini Alexandri divina providenlia papae sexli anno septimo , in nos-
Ira nolariorum piiblicorum et leslium infrascriptorum ad haec vocalonim
specialiler et rogalorum praesenlia personaliter conslilulus honorabilis vir
Aegidius diclus Gilkinel Serval, civis Leodiensis, tanquam manburnus, ul as-
seruit , seii procuratornobiliset slrenuiviri domini Uoberti de Marka, mililis,
domini lemporalis dominiorum d'Esdain, Florenge, etc., et eo nomine ibi-
dem coram nobis nolariis ac testibus infrascriplis exposuit et narravit , qua-
liter alias nobili viro domino de Foret, tempore ullimae captionis oppidi
Sancli Trudonis, in eodem oppido reperto etcaplo, alque ad civitalem Leo-
diensem per praelibalum dominum Robertum de Marcka et suos captivo
duclo, ipse dominus de Foret, priusquara ex manibus dicli domini Hoberli
evadere potuit, fecisset sibi domino Roberto cerlas promissiones, fidem prop-
terea dando , atque cum eodem pro summa duorum millium florenorum re-
nensium se composuisset et ranlionasset, necnon alia eidem addixisset et
promisisset , quae in qiiodam arliculo gallico idiomale conscripto per eumdera
obhoc ibidem exhibilo in médium realiter et produclo, plenius et diflFusius
asseruit conlineri, cujus siquidem arliculi ténor sequilur de verbo ad ver-
bum et est talis :
c Articulée Gilkinet Serval, cilain de Liège, comme monbor et procureur de
noble et honnoré seigneur messir Robert de la Marck, chevalier, seigneur
d'Esdain, de Florenge, etc. Et dit estre choese vraie que à la dernier prinse
de Sainclron la ville , mons^ du Foret fut constitué prisonnier envers ledit
messire Robert, liqueil S»^ du Foret, avant son département de Liège, soy
ranchonna à la somme de deux mil florins de Rins et promist sur le marchiet
à Liège, par sa foid pour ce corporelment crantée, en la main dudit messire
Robert , ce stipulant et acceptant de payer ladite somme endedens quinze
jours ou à plus tart dedens trois sepmainesadont ensuyantes et lors expirées,
ou de soy relivreir prisonnier, à la sommonche dudit messire Robert, en la cité
de Liège ou ailhors , où mieulx luy pleroil ; et que de ce ledit de Forret en a
fait cognoissance pardevant gens de biens , dignes de foid en diverses lieu et
par plusseurs foix. >
Quo siquidem articulo sicut praefertur exbibito et leclo, idem Aegidius
nomine quo supra sermonem suum conlinuando, dixit ulteri us et asseruit ho-
norabiles viros Petrum de Oca in villa de Juppilia prope Leodium commo-
rantem, Pelrum de Becca, Ludovicum Garry , Henricum Louhea et Wil-
helmum Louhea , fratres, cives Leodienses, ibidem adslantes ac propterea
secumadductospraesentes fuisse dum praeinserli arliculi contenta accidissenl,
illosque eisdem interfuisse atque de illis veram et indubilatam nolitiam seu
scientiam habuisse et habere. Et quia praelibatus dominus Roberlus de
Marcka, suus dominus, de in hujusmodi arliculo conlenlis docere alque ea
verificare et probare habuil et liabet, piumque esset veritali leslimonium per-
hibere , rogavil cum inslanlia eosdem qualenus, subeorum et cujuslibet ipso-
rum propterea praeslandis juramenlis, meram verilatem de et super praein-
serli arliculi conlenlis illorumque circumslanliis universis dicere et deponere
vellent. Quiquidem Pelrus de Oca, Petrus de Becca, Ludovicus, Henricus et
Wilhelmus praefati, volentes pelitioni et rogatui dicli Aegidii, nomine quo
supra procuraloris, annuere ac veritali leslimonium reddere, taclis priusper eos
et eorum qucmlibet sacrosanclis Dei in imagine Crucifixi ac praestilo ab eis
et eorum quolibet solemni et debilo verilalis juramenlo, tali videlicel quod
de et super conlenlis et narratis in praeinserlo arliculo illorumque circums-
lanliis universis puram et meram dicerent et deponerenl verilatem , omnibus
amore, odio, timoré, prece, prelio , dono et fraude seclusis , tanquam testes
dixerunletdeposuerunt,acdicuntetdeponunt, antefaliscilicet Pelrus de Oca,
Pelrus de Becca et Ludovicus Garry, contenta et narrata in hujusmodi arti-
culo fuisse el esse vera, indeque veram et indubilatam nolitiam habuisse et
habere ac se illis inlerfuisse alque ea ila fieri vidisse el audivisse ac conligisse
et accidisse, proul in eodem arliculo conlinelur el narralur. Praelibati vero
Henricus Louhea el Wilhelmus Louhea, ejus fraler, sub eorum praelactis prae-
laclis praeslitis juramenlis allestati suul et deposuerunt el alteslantur el de-
ponunt sibi de praeinserli arliculi conlenlis tanlum constare alque verum
esse, quod cum alias dominus de Foret, in praeinserlo articulo menlionatus,
perstrenuum mililem dominum Robertum de Marcka ac suos captus , ipsius-
quoque domini Roberli captivus essel, ipsique testes in domo Pétri de Oca ,
infra civilatem Leodiensem , in qua reverendus pater dominus abbas Sancli
Trudonis eo tune captivus detinebatur, caplivorum custodes seu conservatores
existèrent , idem dominus de Foret venit quadam die ad diclam domum , lo-
quens hilari vultu ac dicens ad dictum dominum abbatem Saucli Trudonis,
878 ANALFXTA LEODIENSU.
,. quod mafiDo caudio esset affeclu» el tolus jucuudu» effeclus , quia illo die
„ subcerlis pron.is,ionib«s relaxalus essclel a c.vilale Leodien». rccedere de-
„ berel. Promiserat enim , in manibus dicli do.uini Uobcrli , s.b. hdem prop-
, terea dand,., de sollicilando el solvendo infra quindecim d.es aul ad omne
,. lardius infra 1res septin.anas luuc fuluras suam ransionem aul de «; redc.be-
„ rando ad omnem dicli domini Robcrli requisilionem. .. Quod d.clus abbas
audiens el eumdem a civilale Leodiensi recessurun. inlell.gens ipsun. hun,.-
I.ler roratum habull, ul sui memoriam prae se ferrel alque pro l.beral.one el
relaxalione lum sua quam ipsius abbalis apud a.nicos insislerel el lol.s cona-
libus laborarel. Quod diclu» don.inus de Forel praefalo abbal. se faclurun.
addixil Cl pollicilus fuil. Ac procura.o sibi dominas de Forel equo une per
praenominalu... Pelrum de Becca, sub pro.nissionibus praelacUs , a c.v.Ule
Leodiensi recessil. El aliud .le conlenlis in praeinserlo arl.culo nesc.unl lesles
ipsi omnes el sin„uli deponcre, quamv.s lamen super praem.ss.s omnibus e
sLn.lis illoruniqûe circumsUnliis el dependenU.s un.vers.s d.l.genler tuennl
nlerroRali el examinai. , affirman.es se praemissa omnia el s.ngu.a dcposu.sse
pro ...era veri.ale in lueem rediceuda , on..,ibus odio, amore , Umore favore,
dono, p.ece, pre.io, ranco.e, dolo alque fra..de seclus.s pen.lus el rejecli».
De el super qu'bus praemissis omnibus el s.nculis dic.us Aeg.d.us, nomme
que supra, siïia nobis noUriis publiais ioftascripUs unun. vel plura publ.cu.n
seu publica Geri alque confici pel.il inslru.uenlun. cl mslrumenta Ac a fue-
runl haec Leodii . sub anno , indiclione , mense, die, hora el ponUhcalu qu.-
bus supra, praesenlibus ibidem honorabilibus el discreUs v.ns Johanne le
Bélier elUurenlio de Lemborche, clericis Leodiensis d.occes.s, lesUbu.
fide difinis ad praen.issa vocalis special.tcr et . ogalis.
H lo Sillianus Garrv, clcricus Leodiensis. publ.cus sacr.s apos.o .cael .m-
periali auc.or.lalibus ne'cnon insigniseccleMac venerabil.sque eu. .ae Leod.ens.s
Larius juralus, qu.a exposi.ioni, narralioni , asscrl.on. , prae.nse... ar..cul.
exhibilioni nccnon praefalorum leslium produclioni, rccepl.on. el exam.na-
lioni aliisque praemissis omnibus el singulis, dum sicul praem.lt.lur he.enl
et aperentur,una cun, meo connolario infrascripto ac lesUbus supranom.na-
,i, .nterfui, eaque s.c fieri scivi , vidi cl audivi, idcirco hoc praesens pu-
blieum inslrumenlum manu mea propria scriplun. , unacum praefalo et .n-
trascripto meo connolario , exinde confeci el in hanc publ.ca.n tormam rcdegi ,
signoque ...ajori el nomine meis soliliset consuelis subscr.ps. el s.gnav. , .n
ANALECTA LEODIENSI A.
879
fide.n , robur et leslimonium omnium el singuloruin praemissorura , rogalus
pariter et requisit.is.
yircMves de la province de liège , registre de t'ancienne
catlièftrfite de S'-LambcH ,n»ll5,/b/. ôSverto.
CXXXVI.
Jl'LII II BULLA EXECUTORIA SENSENTIAE PAULI II , DE DISPOSITIONE OMNIUM OFFICIORUM PRO
EPISCOPO LEODIENSI JOANNt DE HORNE , DATA DIE 1' NOVEMBRIS 1504.
Julius episcopus, servus servorum Dei. Dileclis filiis Coloniensis , S. Pétri
Lovaniensis ac S. Gudulae Bruxellensis . Leodiensis el Cameracensis dioecesis,
ecclesianim decanis, salulem el aposlolicam benediclionem. Humilibus sup-
plicum volis libenler annuimus, eaque favoribus prosequimur opporlunis.
ExhibiLa siquidem nobis nuper pro parle venerabilis fratris noslri Joannis
episcopi pelilioquae conlinebal, quod cum olim ex dura gravissimarum dis-
cordiarum el dissidioruin commolione inler bonae raemoriae Ludovicum ,
episcopum Leodiensem dura in humanis ageret , et adhuc eleclus esset Leo-
diensis ex una, et dilectos filios magislros civium , scabinos, burghimagistros ,
rectores, juratosetcommunitatera civilalis Leodiensis, et universitales oppido-
rum de Tongris el de Sancto Trudone patriae Leodiensis , necnon Loscastri ,
Hasselt, Beringhen , Eyck, Sloeckhem , Bree , Heerck el Bilsen coraitatus
Lossensis , et aliorum locorum ipsorum adjacentes aliosque omnes el singulos
in hoc consorles ex altéra parlibus , super quibusdam juribus, jurisdiclio-
nibus et aliis lune expressis. orla maleria quaeslionis, el successive scandala
subsecula , civilasque Leodiensis ac alia oppida et loca hujusmodi propterea
primo ordinaria , et deinde apostolica auclorilatibus ecclesiaslico inlerdicto
supposila , et tandem ab illo quod aliquamdiu observalum fuerat, ad eamdem
sedem appellatum fuisset , el felicis recordalionis Pius papa II , praedecessor
noster bonae memoriae, Pelrum, Tirasonensem eleclum, el Sancli Sixli pres-
bylerum cardinalem, lune causarura apostolici palalii audilorem , ad parles
illas pro hujusmodi litibus, quaeslionibus ac scandalis sedandis et componen-
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ANALECTA LEODIENSIA.
ANALECTA LEODIENSIA.
881
(lis sub cerlo modo et forma nuntium suum destinaverat; ipseque Pelnis ,
cardinalis, tune auditor et nuntius, poslqiiam super quibusdam attentalis
senlenliam promulgaverat , legitimo sui>er his habito processu ac terminis
omnibus qui conservari consueverunt servalis, cum parles ad concordiam
reducere aliquamdiu tentassel, sed humano generis inimico lurbante . suum
in ea parle proposilum perficere non valens, dicto Pio praedecessore univer-
sae Garnis viara ingresso , piae memoriae Paulo papa secundo, eliam praede-
cessori nostro processum , causam, jura et raliones ambarum parlium juxta
suam commissionem fideliter relulisset , idem Paulus praedecessor nosler
post nonnullorum terrainorum de mandalo ejus eliam peremptorie assigna-
tionem , ad ulteriora in hujusmodi causa rite procedens, de consensu fralrum
suorum cardinalium per suam quam in scriptis lulit delinilivam senlentiam ,
inler alia verum et plénum dominium , etc. ». Et condemnavil, prout in lil-
lerisejusdem Pauii praedecessoris indeconfectisdicitur plenius contineri. Cum
antea sicul eadem petilio subjungebat diclus Joannes . episcopus, dubitet ne
magislri civium, scabini, burgimagislri , redores, jurali, communilales etalii
litis consortes praefalae, velint reverenter parère, et de contenlis in ea débite
satisfacere, prout lenentur , pro parte islius Joannis episcopi nobis, (|ui diclo
Paulo praedecessore, sicut Domino placuit, ab bac luce substraclo, fuimus di-
\ina favente clementia ad apicem sui apostolatusassumpli, fuit humiliter suppli-
calum , ut ei super boc de oportuno remedio providere dignaremur. Nos ita-
que ad quos spécial sententias praedecessorum noslrorum débile execulioni
demandari et illas firmiler observari facere , hujusmodi supplicalionibus in-
clinali , discretioni veslrae per aposlolica scripla mandanms, qualenus vos vel
duo aut unus vestrum , poslquam de lilteris et senlenlia hujusmodi vobis legi-
lime constilerit, per vos vel alium seu alios senlentiam ac lilleras hujusmodi ,
ubi et quando expedire videretis , aulhoritale noslra solemniler publicantes
et debilae execulioni demandantes, facialis ipsum Joannem, et pro tempore
existenlem episcopum Leodiensem, jurisdiclionibus, imperii», inslitutionibus
et aliis praemissis dictae ecciesiae adjudicalis , ut praefertur juxla praefatarum
litterarum et sententiae dicli Pauli praedecessoris lenorem , pacifiée frui et
paudere. ac omnia et singula in dicla senlenlia conlenla firmiler observari ,
non permittenles eumdera Johannem, et pro tempore existenlem episcopum
' Ut supra in praecedenli senlenlia, de verbo ad verbum usqne ad finem vide , p. 548 el 639.
Leodiensem ac ejus officialem super illis per magistros civium , scabinos , bur-
gimagislros, redores, juratos, communilales, et eorum lilis consortes prae-
dictos . aut aliquot ex eis qiiomodolibel impediri vel moleslari : et insuper
legilimis super his nos habendis servalis processibus eos loties quolies expe-
diret , aggravare curelis , contradictores per censuram ecclesiasticam appella-
tione poslposita compescendo, invocato ad hoc , si opus fuerit, auxilio brachii
secularis , non obslantibus recolendae memoriae Bonifacii papae octavi simi-
liter praedecessoris noslri, qua inler alia cavetur ne quis extra suam civitatem,
vel dioecesim in cerlis casibus exceptis, et illis ultra unam dielam a fine
suae dioecesis ad judicium evocelur : seu ne judices a sede praedida deputati
extra civilalem, aut alii vel aliis vices suas commiltere praesumant, dum-
modo ultra duas dictas aliquis authorilate praesentium non trahatur cum aliis
constitulionibus et ordinalionibus apostolicis conlrariis quibuscumque ; aut
si magistris civium, scabinis, burgimagislris,rectoribus, juratis,communitatiet
aliis lilis consorlibus praefatis, vel quibusvis aliis communiler vel divisim ab
eadem sit sede indultum, quod inlerdici, suspendi vel excommunicari, aut
extra certa loca ad judicium evocari non possunt per lilleras aposlolicas , non
facientes plenam et expressam ac de verbo ad verbum de indulto hujusmodi
mentionem. Datum Romae apud sanctum Pelrum, anno incarnationis domi-
nicae millesimo quingentesimo quarto, kalendis novembris, pontificatus
nostri anuo primo.
MS. de ffachtendonck, de la biblioth. royale de Bruxelles.
EXPLICIT.
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TABLE DES MATIÈRES.
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Pages.
Introduction. Notices sur la vio et les écrits de Jean de Los , Henri de Merica et Theodo-
rious Failli, etc y
I.
Johannis de Los, abbatis S. Laurentii prope Leodium. chronicon rerum gestarnm ab
anno MCCCCLV ad annum MDXIV l
Prolopus auctoris 3
Ludoviciis Borboniiis fit episcopus Leodiensis 5
Oppida patriae Leodiensis maniburnum optant 6
Ludovicus episcopus Leodium intrat ib.
Ludovici Galliae Delpliini fuga ib.
Daventriae obsessio ib.
Episcopus petit subsidium 7
Mors patris Ludovici Borbonii ib,
Piiorinariuni erigitur ib,
Kikenpois emitur ib.
Kpiscopus ex Trajecto Leodium venit ib.
Mors Johannis de Hensberch episcopi, Legationes Leodium roissae 8
Mûri exaedificatio super gradus rétro chorum saneti Lamberti. Spectacula .... ib.
Leodii cessatur a divinis ib,
Procuratorum insolentia ib.
Procuratores et eccicsiastici a vili plebecula percutiuntur 9
Derisio curiae spiritualis fO
Querelae apud episcopum deponunlur contra ipsius ofliciales ib.
Raso de Heers \\
Episcopi officiâtes mulctantur ib.
Ad Annulum palatii episcopus vocat Lossenses 12
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884
TABLE DES MATIÈRES.
TABLE DES MATIÈRES.
885
Episcopi in Mechliniam profectio
Rex Franciae, Leodienses minaus, placatiir
Leodicnsiiiin legalio in (•alliam *
jntei-dictum
Diaeta in Trajecto '
Episcopus o\i{ïit contum millia florenoruni aureorum
Trajectum tiansfeiri juhet curiani et capituluni
Legatus régis Franciae Leodiuni venit
Apostolici legali intercessii relaxatnr interdictuni *"
Episcopus I.eodinni reveisus inox Trajectum commigral » *
Discordia inter Rasonem de Heers et Johannem de Hamalia ^"
Datinenses
Praedicatoribus et Minoritis poenitentia iniposita oh inlerdiclum ab ipsis non servatuni. \9
Dux Burgnndiae meditatur expeditioneni contra Turcos '"•
Abbas S. Jacobi corani legalo citatur ^
ai
Sententia contra Leodios lala
Castrum de Reyde expugnatuni *"'
Seditio Dionanti. Everardus de Marcha J*
Advocati usnrpatio * ' *
Marcus Badensis, inamburnns civitatis '"*
Episcopus venit Huyuni et subdiaconus consecralur 23
Maniburni in civitatem ingressus **
Gapituhini mainburnuni acceptare differt *^
Interdictum resumendum *"*
Clerus civitate clam exit ™
Sedes absenlium invaduntur |"-
Marchio de Baden urbeni ingreditur • "*'
Leodiorum in belle temeritas
Her\iae incendium * •
Falcomontis obsidio. Fugam capit mamburnus **
Meffiae cum prioratu combustio *"•
Pugna cum Limburgensibus ^
Leodii succumbunt in Montenaken j*»-
Montenaken incenditur '"•
Actio de pace inter episcopum et cives constituenda 30
Castri de Heers incendium p*
Colubrissarii
Puerorum insolentia *'*'
Belli praesagium **•
Decollatio Aegidii de Mess, advocati de Graus et Johannis Carpentier 36
Puges.
Pax proclamala ^
Cohibrissariorum improbitas. Adversarii pacis . • 37
P(«tis :k
Legatio Leodii ad summun pontilicum et ad Philippum Burgundiae ducem .... ib.
Ducenta millia florenorum a Leodiis duci Burgundiae solvenda 39
Dionantum expugnatum 40
Fecialis a duce Carolo ad Leodienses missus 4i
Adversi exercitus de pace locuturi conveniunt 42
Centum et nonaginta millia florenorum a Leodiensibus duci Burgundiae solvenda . . 43
Novorum motuum initia 44
Decollatio Piron Steen ib.
Decollatio Johannis Carpentarii 45
Leodiensium obsides in Brabantia detenti ib,
Adventus episcopi de Trecis ad Leodium 46
Taxatio civium pro obsidibus liberandis 47
Scelerum pactiones et societates a Razone conflantur ib,
(^roli ducis Burgundiae ad Leodienses legatio ib.
Cives nonnuli morte mactati 48
Auctor hujus historiac Leodium adductus 49
Quid Raso matri ipsius pro marito supplicanti responderit ib.
De Colubrissariis Hasseleti supplicium sumitur 50
Leodium refugium malis et facinorosiis hominibus ib,
Obsidum in Brabantia detentorum querelae 51
Huyum a Leodiensibus expugnatum ib.
Trudonopolis obsessa 52
Pugna ante Brustem ih.
Succumbunt Leodienses ih.
De pace ineunda Leodiensium consilium ib.
Condonationem admissorum contra Carolum petunt Leodienses 53
Conditiones pacis Leodiensibus propositae ib.
Garoli adventus ad S, Laurentium 54
Leodium intrat Carolus ib,
Exules et profugi ad urhem revocantur ib.
Pecuniae Carolo duci solvcndae ib.
Novem civium decollatio 55
Reditus episcopi in urhem ib.
Ecclesiae fidejussores pro pecunia duci solvenda ib.
Apostolicus legatus Leodium venit 5(j
Interdicti relaxatio 57
Exequiae Philippi ducis Burgundiae ib.
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886
TABLE DES MATIÈRES.
TABLE DES MATIÈRES.
887
Carolus Margaretam, sororem régis Angliae, in uxorcm accipit
Colubrissarii
Fugitivi Leodiiim reduces novas turbas excitant .
Carolus Leodium obsidet "
Tentorii diicis incendium
Leodium capitur
(iarolus nulli parcit
Sacra profanantur
Incendia
Trajectenses civitatatis Leodiae spoliatores
Trajectenses ponteni Archarura demoliuntur ; . .
Brabanti corpus Sancti Lamberti non potuerunt transferre
Ecclesia Sancti Lamberti reconciliatur • •
Fredericus de Witthem • •
Dux aureum leonem exigit pro domorum restauratione
Carolus Gandavum sibi subjicit
Uxor ducis Gelriae soror Ludovici Borbonii moritur
Legatus apostolicus expensa recipit
Ecclesia monasterii Vallis S. Lamberti combusla. Curia Leod. Trudonopolim translata.
Donarium ab Humbercurtio in ecclesia S. Lamberti factum . .
Castrum Frederici de Witthem obssessuni
Pax Leodii proclamata
Bona ecclesiarum arrestantur in Brabantia • •
Ludovicus Borbonius Leodium redit
Episcopus Trajectum petit
Carolus civitati minatur, nisi promissa solvantur
Commissarii a Carolo Leodium missi ad destruendos muros civitatis
Juxta Sancti Martinum mûri manent illaesi
Talhia civibus imposita
Latrunculis exulibus resistitur
Donaria a Carolo ecclesiae Sancti Lamberti facta
De Payege ex Leodio in Hannoniam vocatus
Ducenti rhenenses ab ecclesiis exiguntur
Moritur Paulus IL It. Abbas S. Jacobi , et episcopi suttraganeus
Imperator Fredericus III in Turcos bellum moturus, décimas petit
Comètes
Novum ab Humbercurtio ecclesiae S. Lamberti donarium oblatum
Carolus dux Gelriam invadit
Congressus Caroli ducis et imperatoris
Pestilentia
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Mors abbatis S. Laurentii 70.
Carolus Nuciani frustra obsidet ib.
Willielmus de Arenberch 71
Ricardum vicarium episcopi occidit ib.
Amoldus Diest abbas S. Jacobi ib.
Nicolaus Dene abbas S. Huberti 72
Induciae inter regeni Franciae et ducem Carolum ib.
Carolus Nanceium obsidet ib.
Comes S. Pauli capite plectitur ib.
Carolus succunibit ib.
Guido de Ilumbercourt et Wilhelmus Hugonetus capite plectuntur 73
Caroli décréta Leodii rescinduntur 74
Humbercurtii bona coniiscata ib.
Mûri civitatis reparantur . . ib.
Olliciatorum restitutio ib.
Raso ab exilio redit ib.
Wilhelmus de Marcha factus scultetus major 75
Poena traditorum episcopi ib.
Clerici degradatio et decollatio > ib.
Tilmannus Waldorey subvillicus ib.
Ghiis de Kan Lossensis patriae scnescallus ib.
Primi magistri civiuni post urbis excidium ib.
Reflorescit civitas ib.
Maximiliano imperatori nubit Maria Caroli fdia 76
Rex Franciae Avennas suae subjicit potestati ib.
Adolphus Gelriae princeps custodia liberatus exercitui praeficitur ib.
Auctor hujus chronici monastcriuni Sancti Laurentii ingreditur ib.
Walterus Chabotteal plecitur capite 77
It. Petrus Rocha et Ludovicus de Seal ib.
Huberti suffraganei legatio ib.
Episcopus in Gelriam proficiscitur ib.
Wilhelmi de Marcha defectio ib.
Peronis revectio "8
Maximilianus Gelriam intrat ib.
Maximiliani reditus in Brabantiam ib.
Ipsius Victoria apud Morinensem civitatem ib.
Wilhelmus de Marcha episcopi hostis 79
Maximilianus Namurci suscipitur ib.
Wilhelmus de Marka in exilium relegatur ib.
Pax inler regem Franciae et ducem Maximilianum 80
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888
TABLE DES MATIÈRES.
TABLE DES MATIÈRES.
889
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80
Hullariorum motus
Episcopus Clugiensis. legatus apostolicus coUigil décimas in subsidiuiii loiilra Tiirtos. ib.
Johannes Laot, astrolopus, annum misemmnm praeditit °*
Pugna inter episcopum Leodiensis et Wilheliiiuni Maïkaniim ***•
t^regia indoles Johannis de Horn ^
Mors Ludovici Borbonii
Wilhelmi Markani in eivitaten> irtgressus ***'
Ex quibus conflatus exercitus ipsius |"*
Maximilianus Trudonense oppidum inlereipil "**
Mariae ducissae mors •
Oppidum Lossense capitur *"*
Hasselense oppidum expugnatur '"*
Tentatur Lcodium iteruni sed frustra ***
Tungrenses cum hostibus eomponunl |"*
Everardus de Marka |"*
Wilhelmus de Marka villam de Landen invadit "*•
Sepultura episcopi Lud. Borbonii "**
Johannes de llom, episeopus electus ^
Everardus de Marka Trajectenses persequitur. Belli calamitates ib.
Obsident Brabanlini castrum de Ilollongh "... 86
Markano elades illata a Brabantinis ••'•
Magistri civium de pace loquentes capite plectuntur 88
Ecclesiae de Alken combustio. Herck comburitur ib.
Ecclesiae de Aspe combustio 'b.
Incendium monasterii S. Laurentii "*.
Monasterium ab ineendio per dominos de Marka liberatur 89
Maximilianus Tungrim intrat • ">.
Blisiae expugnatio , et sedes ante Huyum M).
Pax proclamatur *b.
Oppidum Peer capitur 'b.
Discordia inter Trajectenses; urbis expugnatio 90
Philippus comes Flandriae ">.
Margareta Carolo régi desponsatur ">.
Pestilentia ingens maxime in monasterio S. Jacobi ib.
Jacobus de Croy,anti-episcopusnititurepiscopatum transferre 91
Foedus inter Wilhelmum et Johannem de Horn ib.
Wilhelmi Markani captivitas 9Î
Capite plectitur ">.
Gisbertus in quatuor partes dividitur ib.
Amici Wilhelmi Markani vindictam sumuDt de hostibus ib.
Pages.
Castrum Stockhem capitur 92
Pacis foedera non coëunt ib,
Hasselt capitur 93
Oppidum S. Trudonis capitur ib.
Ghiis de Kan tvrannus ib
Curinghen capitur i ih.
Decollatio Pétri Rocha ib.
Ghiis de Kan exercitum ex Francia contlat ib.
Castri apud S. Waiburgem demolitio 94
Mors Ghiis de Kan ib,
Robertus de Marcha fugit ib,
Sepultura horribilis Ghiis de Kan et Pétri Rocha ib.
Abbas S. Trudonis carcere liberatur 95
Ordinatio missae specialis, quae fit prima feria sexta posl Pascha ....*.... ib.
Leodii obsessio prope Carthusienscs ib.
Carthusiani coenobii incendium et spoliatio ib.
Obsidio ante Franchimont 96
Solvitur obsidio ib,
Everardus Leodium obsidet : 97
Gilkinet et Parvus Pctrus civitatis traditores ib.
Capitur civitas et spoliatur ib.
Occiduntur comes de Horn, Raso de Waroux, Nicolaus Kortenbach, et Tilmanus de
Waldorey ib.
Reparatio castri de Coclmont ib.
Frederici adventus in Flandriam 98
Albertus dux Saxoniae Maximiliani vicarius. Philippus Clivensis ib.
Jacobus Croyus anti-episcopus ib.
Leodienses scse Francis submittunt 99
Octoginta cives rclegantur ib.
Sorores sanctae (^arae ib.
Carthusiae reparatio ib.
Captivi solvuntur ib.
Nova processio in tnmslatione S. Lamberti ib.
Apud S. Lambertum reliquiae populo ostensae 100
Robertus de Marcka Trajectum tentât ib.
Philippus Clivensis Trudonense oppidum oppugnat ib.
Arnoldus de Beerloo; ipsius mors ib.
Thenae capiuntur 101
Episcopus a suis expulsus recipitur ib.
Coelmont diruitur ib.
112
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890
TABLE DES MATIÈRES.
Pax inter cpiscopum et Arenbergenses
Episcupus civitatem impugnat
CastrumdeMilhemctdeSeyneetEyckcapiuntur ' '
Philipjuis (hix Burgiindiae in comitalu Naimircensi inaufjiiratiir »*•
Arenbergenses frustra Dionantum impiignant
Pugna inter episcopum et Arenbergenses in Zonboven *^
Seditio Leodii '^
Engelbertus Nassauvius mamburnus
Vacat populus spectaculis
Jacobiis de Croy in civitateni intromittitur ] '
Robertiis cum exercitu civitateni intrat ' *
Robertus mainburnus
Campiniae vastatio | *
Hasselt impugnatur*
r ib-
Famés
106
Belluni intestinum
ini inopia
Dux Saxonum pluries Leodium tentât '"'
Periculuni mortis Johannis de Horn episeopi * * * \'
Jacobi Vellerou mors
Rivagiensinm famés et traditio \ '
Episcopi traditores decollati * *
Belluni cum Tungrensibus
Induciae
Traditio î^
Sedes ante Dionantum et Cennacum • |
Dux Gelriae
Pax inter episcopum et Arenbergenses * * ' * î/
Episcopus diù expulsus in suam redit civitatem ||*-
Galopiae.MalmundariietoppidideLandenincendium J»>-
Everardus major praefectus
Gerardus Vyron minor praefectus * "
Hactenus possessa et detenta a Carolo rege Franciae , Pbilippo archiduci restiluuntnr. . 410
Sittart capitur
Episcopus Mecbliniam proficiscitur jj"
Huyum recuperatur. Processio in translatione sancti Lamberti >b.
Weert recipitur îj'
Maximilianus Blancam uxorem accipit '"•
Trajectum venit Maximilianus rex Romanonim •**•
Reliquiae Parisiis impignoratae ad sanctum Lambertum reducuntur iH
!4(
TABLE DES MATIÈRES.
891
Pages.
Tungiis capitur ^4
Episcopus Maximiliani in itinere cornes il).
Initium Observantium fratrum apud Leodium ib.
Montfort diruitur ib_
Myrwarl et Bouillon capiunlur H2
Huy dissensio ib.
Episcopi in Olmen cum Pbilippo profectio ib.
Très soles. Tempcstas il,.
Mors Everardi de Arenberch ib.
Aedilicatio domus Fratrum ib.
Philippi ducis et filiac régis Castiliae nuptiae 113
Latrocinium horribile ib-
Dux Saxoniae infestus civitati existit ib.
Interdictum civitatis ib.
Caroli régis mors. , 114
Miraculis claret sanctus Evermarus ib.
Sancta Anna miraculis in Duren pollet ib.
Maximilianus in (leirenses movet ib.
Initium cruciferorum in Dionanto ib.
Violettae constructio ib.
Miserabilis juvenis cujusdam decollatio ib.
Jaspar abbatis Stabulensis mors ib.
Robertus Elsdensis 115
Nuptiae Jobannis de Marcha ib.
Jubileum ib.
Ecclesia beatae Mariae Huyensis comburitur 116
Servatius abbas Sancti Jacobi ib.
Mors ducis Saxoniae ib.
Apparitio crucium sanguinolentarum ib.
Viri poenitentes ex Italia Leodium veniunt ib.
Philippus dux apud Parisios suscipitur 117
Weert capitur ib.
Episcopus in Galliam proticiscitur ib.
Episcopi Bysuntini mors ib.
Episcopus Cameracensis moritur. iohannes de Hersey ib.
In Galliam episcopi profectio 118
Seditio Leodii ib.
Simon de Juliaco ib.
Alexandri papae mors, oui succedit Pius 111, qui etiam paulo post moritur, oui subro-
gatur Julius II ib.
I
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89-2
TABLE DES MATIÈRES.
TABLE DES MATIÈRES.
P.gei.
Johannes Dary abl)a8 S. Aegidii nioritur ***
Johannes Virpius *"*
Gabellaruni impositio "^
Henriciis de (iraus et l'elrus de Pieardia defuncli J***
Mors Barlholoiiiaei abbatis S. Laiirentii ; huic siiccessil Henricus Oroy »b.
Terrae motus |"*
Franchiniont castruni rediniitur *"•
Residentia Erardi de Maicha '"*
Jobanneâ de Montibus snfl'racaneus ^**
Arnheni capitur '"•
Equi cum stabiilo palalii conibiiriintur |"*
Episcopus ad Trajectuin proticiscitiir *■*•
Mors Johannis de Horn episcopi ***
Erardus de Marcba episcopus Leodiensis J"'
Secunda profectio IMiilippi régis in llispaniam >»>•
Teinpestatesaevissimaoborta, rexPbilippusin Angliamejici^ur »»•
Mors Philippi régis ***
Erardus episcopus in Galliani proficiscitur ^"'
Hospitiuni episcopi apud S. Laurentiuin, ubi sacris ordinibus initiatur ..... ib.
Consecratio episcopi |"*
Sedulitas episcopi circa divinum ofliciuni '■*•
Virtutes episcopi '^
Castri Huyensis reparatio |"*
Castra Franchimont, Stocbein et Dionantense reparantur jb.
Contirmatio Jobannis de CurvoMosa, abbatis S. Jacobi »*>•
Johannes de Los pictor ^f
Erardus episcopatum Carnotenseni obtinet • *»>•
Kobertus Esdensis Geldro subvenit |"-
Halen comburitur, et Thenae capiuntur *"•
Erectio turris apud S. Martinum ^p
Redit episcopus Leodiun» |"*
Mors Henrici Orey |"-
Johannes de Los huius chronici auctor fit abbas S. Laurentii '*>•
Cardinalis Sanctae Crucis lao
Foedus inter Juliuni pontificem, Maximilianuni et Ludo^icum regem Galliae. ... ib.
Pax !»»•
Consecratio ecclesiae fratrum S. Hieronymi |b.
Johannis de Los abbatis S. Laurentii benedictio >b.
Episcopus in Galliani proficiscitur. ....<.... |b.
Julius pontifex movet in Venelos *"•
Episcopus in Italiain proficiscitur
Oppugnatur Venio
Solutio obsidionis
Margareta regens Rrabantiae
Pugna Buscoduccnsiuin et Gelrensium ....
Apud Coloniain seditio
Seditio Aquisgrani
Seditio Leodii
Episcopus pacis et concordiae aniator singularis .
Henricus de Ynous
Episcopus dum coniponcre cives tumultuantes studet
Ruina chori apud S. Jacobum
Johannes abbas S. Jacobi choruni cxaedificat
Helvetii regem Galliae produnt inimicis . .
Bellum inter reges Angliae et Galliae . . .
Morinense excidium
Tornacum capitur
Julii pontificis mors
Léo summus pontifex
Johannes abbas Vallis S. Lamberti . . .
Iter Erardi praesulis in Galliam ....
crus
sibi
frangit
895
Pages.
127
ib.
428
ib.
ib.
ib.
ib.
ib.
129
ib.
130
ib.
ib.
ib.
131
ib.
ib.
ib.
ib.
ib.
ib.
IL
Uenrici de Mericu, Coeuobii Bethleomitici propè Lovanium Prioris. compendiosa His-
toria de Cludibus Leodiensium 133
Incipit prologus ^^^
CàPi'T 1. Cur dominus Johannes de Heynsbergh episcopatum resignaverit. . . 137
IL l)e causis desolationis terrae Leodiensis 138
III. Cur commotus fuerit dominus Leodiensis in populum suum .... 139
IV. De eo quod i-egem petieril pars utraque 140
V. Quod nullis mediantibus laboribus componi pax potuerit 141
— VI. De interdiclo in Leodicnses posilo ib.
VIL De excomnmnicatione Leodiensium et appellatione eorum .... 143
VIII. IHî praevaricalione Leodiensium et tutore eorum 144
IX. Quod Leodienses diffidarunt Philippum ducem et Carolum filium ejus . 145
X. Quod Leodienses coeperunt primo forefacerae et damna inferre Phi-
lippo duci ^47
XI. De nimia insolentia el transgressione Dinantensium 148
"•*.
>»
894
(LiPLT
xri.
XIII.
xiv.
XV.
XVI.
XVII.
XVIII.
XIX.
XX.
XXI.
XXII.
XXIII.
XXIV.
XXV.
— XXVI.
— XXVII,
— XXVIII.
— XXIX.
— XXX.
— XXXI.
— XXXIl
— XXXIII
TABLE DES MATIÈRES.
P»§e».
De duce Clevensi et drossato Braliuntiae '■*®
De viftoria ([iiaiii liahuil drossatus de liostibus ioO
De redilu Candi a Fi-ancia, et traetatii |>aeis inter ipsum et Leodienses. iri2
De primo transita Caroli, eomitis de Charlois, contra Leodienses . . 155
Quod Leodienses a pactis mox resiliei-unt *^
De ne«iuitia vironim Belial et IMiore de Zt^elliem ^^
Deconsecratione d(»mini Ludovici de Borbonia in episcopum Leodienseni. 157
De destructione fortissimi oppidi Dynanti loJ
De secundo transitu Caroli contra Leodium *60
De obitu Pbilippi ducis, etCarolo successore ejus ac captione oppidi de
Hoyo per Leodienses ^"*
Quod Carolus dux jaiu tertio contra Leodienses arraare se coepil . . 105
De nialis apud Sanctuni Tiudoneni per hostes commissis 104
De pugna inter populum ducis et Leodienses *66
De tertio transitu ducis ad Leodium, deque illis quae illic tune gesla
fuerant 107
De secunda profectione ducis contra regem Franciae, et pace utriusque,
ac Legato apostolico * '"
Quod viri Belial cepere Leodium, ad nutum illic omnia disponenles . 171
Quod episcopus cum suis, a viris Belial captus, Leodium perductùs sit . 174
De conflictu inter doniinuni de Ravesleyn et Leodienses, eoruraque fuga. 174
Oualiter in machinatione doli erga ducem Leodienses deprehensi sunt . 176
De inaudita crudelitate hostium * ' '
De immanibus sacrilegiis hostium *^
. Lamentatio super excidio civitalis propter peccata inhabitautium . . 18Î
m.
Th&Hiorici Pauli, alias Franconis, canonki Gorcomiensis. histori
dietisium, anno MCCCCLV-LXVII
De exercitu Karoli . .
Pugna cruenta . • •
De interfectis in praelio.
Secundum bellum . .
Adventus principum . .
Karolus venit in Estampes
De régis militibus . .
Obsidio ante Parisios. .
Pacis conditiones. . .
a de Cladibus Leo-
185
487
188
ib.
189
ib.
190
ib.
ib.
ib.
TABLE DES MATIÈRES.
895
Pages.
Isnbelln Karoli uxor niorilur ^91
Nomina principum *"•
Leodienses rebellant ^^
I^)dienses cadunt in ore gladii et debellantur in Montenaken 195
(joncrematur Montenaken *".
Pax inilur *"•
Dionantum expugnatur 194
Obitus Philippi ducis Burgundiae 1^5
I>eodienses rebellant •".
Karolus terram Leodiensem intrat ^96
Praelium cruentum *b.
Expugnatio quorumdam oppidorum ^97
Oppidum S. Trudonis expugnatur. Incolae ad pacem recepti ib.
Tungri se dedunt ^^^
(.)bsidio civitatis Leodiensis ^^^
F^eodienses veniam petunt •»*•
Pacis conditiones 'b.
Decullellis 20()
De tollendo Perone *b.
De contuberniis ***•
De capitaneo Leodiensi *■*•
Homagium duci pi-aestandum >b.
Muleta pecuniaria *b.
Obsides >*>•
Invidia contra clerum ■ 201
Ludo vicus Borbonius a Leodio recedit Trajectum 202
Marcus Badensis *b.
Legatus romanus *b.
Excommunicantur Leodienses 205
Auxilium brachii secularis a Pontifice invocatur ib.
Dux Philippus Leodienses ad saniora consilia reducere nititur ib.
Damna a Leodiensibus Brabantiae, Limburgo, etc., illata 204
Karolus expugnat Leodienses 'b.
Pactum conclusum 205
Nova Leodiensium rebellio 'b.
Dionantum eversuni 206
Leodienses iterum rebellant *b.
Pugna apud S. Trudonem 207
Leodium se résignât 208
Karolus cum exercitu Galliam ingreditur 209
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896
TABLE DES MATIÈRES.
P«ge».
Pa\ inita cum repe Galliae ^^^
iNova L«'(KlitMisiunu irbellio *»•
Episcopus soribil duci Karoli 2i^
Fil captivus >"•
Karoli cuin (ialliae rege dissensiones el coiisilia ^1-
Ludoviciis explorât Karoli exercituni ^1 *
Karolum visitât ••*•
Pax confirinata inter utruiiiqiie priiieipeiii 215
Suminu pecuniae Karolo concessa ">•
Karoliis et Ludovicus rex ad sacraiii loiniiiunioiuMii siinul acceduiil ib.
Karolo iiimtiatur episcopuin Leodiensen» occisiiiii ib.
Karolo luintiatur Leodienses ad rebellioneiii ab ipso rege Galliae cuiicitari .... 210
Discessus ad obsidendum Leodiuin 217
Rex et dux adveniunt 218
Epistola contuineliosa Duci niissa 219
Leodienses iteriim veniain petunl ib.
Clam veniunt ad ducis tentorium 220
Rex et dux a sommo excitati ib.
Ducis jurainentum 22i
Expugnatur Leodium ib.
Ecclesiarum spoliatio 223
Episcopus Leodiensis duci et régi obvius * ib.
Dux S. Lainberti ecclesiara in lutelani suscepil ib.
Régis et ducis hospitium 224
Civitas tota spoliatur ib.
Rex in Galliani redit ib.
Pars civitatis concrematur ib.
Franchimont 225
Decollatio burgiraagistri Leodiensis ib.
Accusatio in legatum sedis aposlolicae 226
Dux Aquisgranensi civitati infensus ib.
Aquisgranenses veniam petunt ib.
Dux pergit in Franchimont. • 227
Expugnatur Franchimont 228
Dux redit in Hoyum 229
Querela contra episcopum Coloniensem ib.
Data annorum ">.
Auctor a quo rerum gestarum narrationem acceperil 231
Leodiensium miseria "*.
TABLE DES MATIÈRES.
897
rv.
Page».
Analecta Leodicmia, seu collectio documentorum quorumdam, adres Ludovici Borhonii
et Jounuis Hornavi tcmporihus gestas spectantium 233
I. Analyse et extraits d'un poème latin sur la prise et le sac de la ville de Liège,
intitulé : Angeli de Curribus Sabinis, poëtae laureati, de Excidio civitatis
Leodiensis libri sex; par le baron de Villenfagne 235
II. Bartholomaei Leodiensis carnien de Guerra Leodina et de direptione urbis
Dionanlensis, ad Philippum ducem et filium suum Carolum 261
III. La correxion des Liégeois 291
IV. La bataille de Liège en 1408 304
V. Les sentences de Liège 320
VI. Scnsicult la complainte de la cité de Liège 325
Vil. Senseult la complainte de Dignant 335
Vlll. Tournay respont a Dignant " 345
IX. La rébellion des Liégeois • 347
X. Metra lamentatoria de discordiis et guerris habitis in patria et civitale Leo-
diensibus, unde subsecuta est translatio curiae civitatis Leodiensis . . 352
XI. Epitaphium venerabilis quondam domini et magistri Wilhelmi de Rucklin-
gen, canonici et scholastici ecclesiae Sancti Dionysii officialisque Leodiensis. 353
Xll. Conditiones inclytae civitatis Leodiensis 354
XIII. Metra interrogatoria ad quondam nobillissimum principem dominum Ludovi-
cum de Bourbon , episcopum Leodiensem, et desuper responsoria . . . 355
XIV. Epistola dedicatoria, quae poemati de vastatione Leodiensi in Codice Camera-
censi praefigitur 35g
XV. De cladibus I^eodiensîum , excerpta ex Chronico Adriani de But, ejusque
Chronici notis marginalibus 353
XVI. De expulsione leodiensi , excerpta ex commentariis Jacobi Piccolominei ,
cardinalis papiensis 37J
XVH. Mandatum contra Walteru m d'Atyn, qui procuraverat standi ministeria con-
tra ecclesiam Leodiensem , admodum notabilc 382
XVllI. Condamnation de Walhier Datin et de ses complices (2 avril 1433) . . . 389
XIX. Coppie délie lettre dez allyances entre les mestiers délie citet ( 15 avril 1433 ). 391
XX. Confirmation de l'empereur Sigismond, donnée le 14 juillet 1437, au sujet
de la .sentence rendue contre Wauthier Datin et ses complices .... 398
XXI. Lettre du même empereur au sujet de la sentence précitée (14 juillet 1437). 399
XXII. Mise en garde de loi de la lettre contenant l'alliance des trente-deux métiers,
au sujet de la condamnation de Wauthier Datin (17 mai 1447). . . . 400
XXlll. Copia conserxatoriae a ^icolao V papa, qaarto idus octobris 1451, concessae
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898
TABLE DES MATIÈRES.
Page» .
ahbati S. Laurentii Leodiensis et decanis ecclesiarum SS. Apostolorum Co-
lonirnsis et S. Juhannis Trajectensis wi
XXIV. Ejusdein Meolai V huila leforinationis ecclesiarum secundariarum , 14 kalen-
das novembris WA, data ad ahbateni inonasterii S. Laurentii Leodiensis
et decanos ecclesiarum SS. Apostolorum Coloniensis et S. Johannis Tra-
jectensis ^'^
XXV. Exhibitio commissionis domicelli Ludovici de Marka, super praepositura de
BuUone (8 martii 1455) -**<>
XXVL Protestalio dominorum decani et capituli Leodiensium , die 31 maii ii56
facta -4*2
XX VU. Receptio et admissio domini Ludovici de Bourhonio , electi Leodiensis, facta
die 20 junii 1456 ^^3
XXVIII. Introitus reverendi patris domini Ludovici de Borbonio electi confirmati Leo-
diensis, die 15 julii 145G ^*7
XXIX. Copia litterarum :20 oclobris 1456 concessarum clero dioecesis Leodiensis
in jucundo adventu domini nostri Leodiensis 420
XXX. Supplique adresst^e à l'év^ue de Litige, Louis de Bourbon, en 1456, par
Watbier Dalbin et Gérard de Goreux , tant pour eux que pour leurs com-
plices ^23
XXXL Testament de Watbier Datin, 10 août 1456 426
XXXII. Bulla Pii II de alternativa beneficiorum in dioecesi Leodiensi, data tertio de-
cimo kalendas februarii 1458 435
XXXIII. Record rendu aile re<|ueste de Monsieur de Liège, Louys de Borbon, 9 jan-
vier 1458 ^^
XXXIV. Adouverture ou recort fait sour requeste de la cité (0 juin 1458) .... 460
XXXV. Lettres de neutralité et protection émanées de Charles, septième roi de France,
en faveur de la cité et pays de Liège et comté de Looi, 17 avril 1460,
après Pà(|ues ^o*
XXXVI. Copia cessus seu interdicti domini Ludovici de Borbonio, electi Leodiensis,
de die 29 octobris 1461 ^^
XXXVll. Instnictiones pro deputatis, iluris ad dominum nostrum in causa intei-dicti,
15 exaratae mense decembri 1461 492
XXXVIII. Litterae relaxationis et suspensionis supradicti cessus seu interdicti, datae
die 19 decembris 1461 , per oflicialem coloniensem 498
XXXIX. De procuratoribus et oflicialibus episcopi Leodiensis, mense aprili 1461,
proclamatis et condemnatis, et de translata anno 1462 curia spirituali ad
civitatem Trajectensera 501
XL. Bulla Pii II, data 1 maii 1462, qua interdictum a Ludovico Borbonio contra
Leodienses latum confirmatur 505
XLI. Brève Pii 11 ad Leodienses datum 12 januarii 1463, de mittendo legato apos-
TABLE DES MATIÈRES.
899
XLII
XLIII
XLIV,
XLV
XLVI.
XLVII
XLVIII.
XLIX.
L.
Ll.
LU.
LUI.
LIV.
LV.
LVI.
P«ge«
tolico ad dirimendas controversias 512
Lettre de Philippe-le-Bon , du 15 février 1465, par laquelle il ordonne main-
levée de la saisie des biens du clergé de Liège, enclavés dans ses états. . 513
Brève Pauli II, de die 6 martii 1465, ad Ludovicum Borbonium, quo inter-
dictum per menses quatuor suspendit, ut interaea pax et concordia com-
ponerentur . 515
Depositiones testium, mense junio 1465 factae, quoad metum a Rasone de
Heers ejusque sequacibus mcussum viris ecclesiasticis occasione interdicti . 517
Litterae Ludovici Borbonii, de die 12 augusti 1465, translationis capitulo-
nim ecclesiae cathedralis et ecclesiarum secundariarum Leodiensium ad
oppidum Lovaniense 533
Acte fait à Tirlemonl, le 19 décembre 1465, par les députés du pays de Liège
et de Looz, au sujet des conditions de paix imposées par Philippe-le-Bon
et le comte de Charolais 539
Bulla Paulina, sive sententia domini nostri Pauli papae secundi, lata die
23 decembris 1465, inter reverendum in Christo patrem dominum Ludo-
vicum electum Leodiensem ex una, et magistros civium, scabinos, burgi-
magistros, rectores, juratos et communitates civitatis Leodiensis , nec non
Loscastri, Hasselt, Beringhen , Eyck , Stoeckhem , Brede, Herck et Bilsen,
comitatus Lossensis, et loca alia ipsis adjacentia, aliosque omnes et sin-
gulos in bac lite consortes, ex altéra partibus 542
Literae concordiae inter dominum Ludovicum de Bourbon, electum Leo-
diensem et clerum (8 januarii 1466) 550
Literae absolutionis a Ludovico Borbonio, die 10 januarii 1466, clero con-
cessae 556
Traité d'alliance, du 23 mars 1 466, entre la cité de Liège et les villes de Dî-
nant, de Tongres, de Fosse, de Thuin et quelques autres 558
Pronuntiatum Ludovici Borbonii quoad translationem capituli ecclesiae ca-
thedralis Leodiensis et ecclesiarum secundariarum , de die 8 julii 1466 . 568
Alterum Ludovici Borbonii pronuntiatum, faclum die 23 decembris 1466,
de eodem negotio 570
Raymundi de Marliano epistola, die 51 januarii 1407 scripta clero ecclesiarum
secundariarum civitatis Leodiensis, quoad translationem capitulorum. . 573
Publicatio literarum, ah officiali Leodiensi facta die 22 januarii 1468, quibus
Carolus, dux Burgundiae, clero Leodiensi ecclesiarum translatarum libe-
ram bonorum possessionem reddit 574
Copie de la lettre du transport et inféodation fait à W le duc de Bourgogne,
par M*'' l'évesque de Liège et ceulx de chappitre de S'-Lambert , de Fille de
la cité de Liège, et aultres chozes contenues èsdite lettre ( 1«' juillet 1469 ) . 576
Copie de la lettre (de Louis de Bourbon, du l*"*^ juillet 1469), touchant la
'I
W '*
H
000 TABLE DES MATIÈRES.
rente sur les maisons qui seront édiffiées es cité de Liège, pais de Hasbain
et de Franchimont
LVII. Copie de la lettre (du 1'' juillet 14G9) du transport du tonlieu des marchan-
dises passans par-dessoubs le pont des arches, le terme de \x\ ans.
LVIII. Copie de la lettre (du 22 août 14GU) de quittance que monseigneur le duc
fait de iiii cent mil florins, moyennant les transports dessusdits . . .
LIX. Copie des lettres (du 22 août 1 iOU) par les(|uelles monseigneur le duc consent
la deraourance de ceulx qui \ouldront demourer en Tisle de la cité . .
i.X. Copie des lettres (du 22 août 1 409) touchant la contribution des rentes deues
à monseigneur le duc de Bourgogne
LXI. Copie de la lettre de Louis de llourbon du 10 septembre ii69, par Ia(|uelle
il promet faire ratilfier par notre saint jière les choses dessus dittes . .
LXU. Mandement de monseigneur le duc de Bourgogne (2! octobre liG9), |)our
constraindre c<'ulx de Peelt et Lumen et Cravenbroech , à contribuer aux
rentes et gabelles , mises et qui se metront sus es pays de Liège et de Looz .
LXIII. Instruction, en date du ii décembre 1471, de ce que Zegere Suwels, audi-
teur des comptes à Brouxelles, aura à dire et relater de par ceulx de des-
dits comptes à Messieurs des Finances, sur le démené du fait de l'oflice de
Nicolas Mathieu , ad cause de la recette de tous les deniers ordinaires et
extraordinaires, deuz à monseigneur le duc es païs de Liège et de Loz,
sievant qu'il est venu à leur cognoissance
LXIV. Commission donnée, le A juin 1472, à Nicolas Mathieu, receveur des rentes
appartenant au duc de Bourgogne dans le pays de Liège et de Looz . .
LXV. Decretum Ludovici Borbonii, de die 4 julii 1472, contra priorem et con-
ventum carmelitarum civitatis Leodiensis, nolentes ad regentiae oflicium
admittere Hubertum Leonardi
LXVL Sixti IV constituto, data tertio nonas decembris 1472, quo privilégia exemp-
tionis ecclesiarum collegiatarum dioecesis Leodiensis conlirmantur . .
LXVIL Sixti IV literae extensionis seu declarationis conservatoriae, quani Nicolaus V
decrevit, ad abbatem monasterii S. Laurentii et decanos ecclesiarum SS.
apostolorum Coloniensis et S. Johannis Trajectensis, daUe septimo kalen-
das novembris 1473
LXVIII. Literae Ludovici Borbonii, de die 1 februarii 1476, quibus cleri Leodiensis
privilégia confirmât
LXIX. Lettres du 19 mars 1476, par lesquelles Marie de Bourgogne renonce aux
droits qui avaient été attribués au duc son père dans le pays de Liège. .
LXX. Supplication adressée par les manants et habitants de la ville de Liège, aux
commis et députés du prince aux états généraux du pays, le 15 avril 1477.
LXXI. Touchant le restaublissement des maislres de la cité de Liège, faicte l'an rail
CCCC LXXVU, le 19 avril
TABLE DES MATIÈRES.
901
Pages.
583
588
590
593
594
597
599
607
610
612
614
617
623
625
635
Pages.
LXXII. Donatio pensionis per Ludovicum Borbonium facta, die 30 aprilis 1477, in
favorem Mathiae de Canes 637
LXXIIl. Mise en garde de lois de la bulle de Paul II, du 23 décembre 1465, faite le
24 mai 1477 639
LXXIV. Transport d'une maison fait par le chancelier de Brabant aux frères Hau-
weal, en date du 29 décembre 1468 648
LXXV. Lettre de Louis de Bourbon, adressée le 30 décembre 1470, aux receveurs
des gabelles, en faveur des drapiers de Tongres 652
LXXVI. Compte des gabelles reçues en 1470 dans le pays de Liège et de Looz, par
le receveur du duc de Bourgogne 653
LXX VII. Acte du 3 octobre 1477, par lequel Louis de Bourbon cède et transporte la
terre de Franchimont à Guillaume d'Arenberg 656
LXXVIII. Lettre de l'archiduc Maximilien, en date du 7 octobre 1477, à M*" Jean de
Schoenhove, garde des chartes de Brabant, pour la mise en séquestre des
33,0(X) florins que ceux de Liège lui devaient annuellement 658
LXXIX. Sixti IV huila confirmans privilégia cathedrali Leodiensi per Eugenium IV,
7 id. aprilis 1432, et per Pium II, 13 kalendas februarii 1458, concessa,
novaque eidem adjiciens, data 9 januarii 1479 659
LXXX. Les novclles ordonnances et modérations du 30 janvier 1479, touchant de-
minnemens, adjours de quinsainc et contrepans 666
LXXXl. Literae executoriales de die 15 aprilis 1480, quibus Arnoldus de Berckt,
abbas S. Jacobi , a sede apostolica deputatus , ecclcsiae et cleri Leodiensis
jura et privilégia in integrum restituit juxta tenorem bullae Sixti IV . . . 670
LXXXII. Literae quibus Ludovicus Borbonius, die 20 aprilis 1480, cleri Leodiensis
privilégia confirmât cl extendit 677
I.XWIII Déclaration de Louis de Bourbon, du 28 avril 1480, en vertu de laquelle les
drapiers de Verviers conservent le droit de vendre leurs draps aux halles
à Liège 682
LXXXIV. Cry proclamé au péron à Liège, le quattriènie septembre l'an 1480, pour que
nulle assistance ne soit donnée à Guillaume d'Arenberg ou à ses complices . 684
LXXXV. Cry proclamé au péron à Liège, le v* jour de septembre l'an 1480, contre
Guillaume d'Arenberg, condamné au bannissement et à la confiscation de
ses biens 683
LXXXVI. Lettre du 14 octobre 1480, par laquelle Evrard de la Marck déclare qu'il tient
en fief de l'èvêque de Liège le château d'Agimont 686
LXXXVII. Instrumentumpublicum,mense aprili et maio 1481 exaratum, quoad pecunias
Leodii collectas ad opus indulgentiarum ordinis Hierosolymitani . . . 688
LXXX VIII. Réponse d'Kvrard de la Marck, en date du 11 juin 1481, aux états et mem-
bres du pays de Liège, pour être dispensé d'admettre une garnison dans
le château d'Agimont 690
I
S
902 TABLE DES MATIÈRES.
Pagtt.
LXXXIX. [nstrunientum appcllationis de die 5 deccmbris 1481, pro clero Leodiensi a
nuntiu aposlolico cuin potcstate legati de latere 691
XC. Alterum instrumentum appelatiunis de die 11 deceinbris 1481, pro clero
Leodiensi a nionitione nuntii sive oratoris apostolici cum potestate legati
de latere 695
X(il. Robertus de Marka constitutus eastellanus Bulloiiiensis , die 51 aiigusti 148:2. 695
XdU. VVilhelmus de Marka electus mamburnus Leodiensis, die 51 aiigusli 1482 . ib.
XClll. Deputatio Pétri Roinpiaer in viliicum Leodiensem per inaniburnum , sede
episcopali vacante, die '2 septembris 148:2 696
XCIV. Procuratoriuiu niagistri Henrici de Loevenborch ad eligendum fiitunini do*
roinum seu episcopum (8 septembris 1482) 697
XCV. Protestatio dominoruin decani et capituli Leodiensis, antequam procedere-
tur ad electioneni futuri domini, facta die 15 septembris 148i. ... ib.
XdVL Excommunicatio in Wilhelmum de Marcka ejusque complices ab archiepi»-
copo Coloniensi, ob necem Ludovici Borbonii episcopi Leodiensis, lata die
25 septembris 1482 699
XdVII. Lettre de Philippe de Clèves et de Jean de Chalon, adressée le 18 octobre
1482 à ceux de la ville de Hasselt, relativement à la destruction de leurs
fortifications, selon les termes du traité de pai\ conclu entre le duc Phi-
lippe et les Liégeois 702
XCVIH. Lettres données à Bruxelles, le 24 octobre 1482, par lesquelles larchiduc
Maximilien ordonne mainlevée de la saisie des biens du cierge de Liège, etc. 703
XCIX. Copie de certaine obligation faicte le 1 1 avril 1485, par le pays de Liège, de
50 mille livres , en faveur de messeigneurs Jehan de Chalon et Philippe de
Clèves 706
C. .Vppoinctement fait (vers le commencement du mois d avril 1485) devant la
ville de Huy 707
Cl. Mandatum syndicatus statuum patriarum Leodiensis, Bulloniensis , etc., de
die 18aprilis 1485 709
CIL Instrumentum procurationis commissariorum in aquas missorum, etc., datum
die 25 aprilis 1485 711
cm. Collatio praebendae Johannis de Femey Koberto filio Ëverardi de Marcha,
facta die 5 junii 1485 714
(ilV. Acta die 6 et 15 julii 1485, quoad summam ducentorum florenorum rhenen-
sium, quam Guillielmus de Marcka ab abbate Stabulensi ac Malrounda-
riensi mutuo accepit 715
CY. Instrumentum proniissionis et obligationis pro clenodiis ecclesiae cathedralii
Leodiensis factarum, de die 10 julii 1485 717
CVl. Collationes canonicatus et praebendae ecclesiae Leodiensis, factae die 15 oc-
tobris 1485 Evrardo filio Roberti de Marcka, et Philippo filio Ludovici de
TABLE DES MATIÈRES.
905
Marcka lai"
CVII. Sixti IV conslitutio contra Arenbergios circa annum 1484, ut videlur, lata. 725
CVIII. Instructio anno 1484 (ut videtur) ab arcbiduce Maximiliano probata, ad ob-
tinendum a Sede Apostolica supressionem cathedralis ecclesiae Leodiensis
et ereclionem novorum episcopaluum Lovanii et Namurci seu Trajecti ad
Mosam ---
CIX. Everardus de Marcka, ul mamburnus comitatus Lossensis, die 2 febniarii
1484 ancelino de Hamalia confert canonicatum in eccicsia Lossensi . . 745
CX. Paix et accord conclus à Tongres, entre Jean de Hornes, élu de Liège, et
Guillaume de la Marck, le 22 mai 1484 ' . 745
CXI. Lettres de l'archiduc Maximilien et de Philippe son fils, du 15 septembre
1484, pour contraindre les états de Liège à payer à Philippe de Clèves la
somme de trente mille livres -tk-
CXII. Procuratorium de die 15 octobris 1484, ad regalia domini Leodiensis obti-
nenda apiid Francol'ordium, videlicet domini Johannis de Home . . . 759
CXm. Coniparitio reverendissimi in Chrislo patris et domini nostri domini Johan-
nis de Hoerne, electi confirmât! Leodiensis per illius procuratores (die
22 octobris 1484) -^^
CXIV. Intronisalio illustrissimi reverendissimique patris domini domini Johannis de
Hoerne, electi confirmati Leodiensis, die 7 novembris 1484 767
CXV. Quibus mediis doniinus Wilhclmus a Marcka, dominus d'Aigremonl, circum-
ventus, caplus et morti traditus fuit (18 junii 1485) . 770
CXVl. Ëverardi de Marcka protestatio et appellalio facta die 9 julii 1485, occasione
mortis fratris sui Wilhelmi -j-j^
CXVU. Appellatio per dominos a Marcka eorumque adhaerentes facta anno 1485, ad
summum pontificem Innocentium VIII, et ad metropolitanum Colouien-
sem, contra Leodiensem episcopum 77^
CXVIII. Ex causis, quae inferius notantur, constat satis luculenter oberrare Leo-
dienses plurimos, qui excaecati non pertimescunt proprium eorum calum-
niari et accusare dominum, ex quo diebus istis novissimis permisit cum
lege et justitia dominum Wilhelmum de Marcka eam recipere mercedem,
quam peccata ipsius meruerunt saepissime 799
CXIX. Summarium pacis factae die 17 septembris 1485 in Trajecto 805
CXX. Copie de la gagière de Huy vers Mons-^ l'archiduc d'Austrice pour xii mille li-
vres. (9 octobre 1485) ^q^^
CXXI. Copie des lettres de preste de xii mille livres touchant Huy (9 octobre 1486) . 810
CXXII. Abolition de tous crimes et excès perpétrés par cy-devant par les Liégeoix et
leurs adhérans (avril 1486) gj^
CXXIII. Extraits de diverses ordonnances et proclamations faites à Liège depuis le
mois de mai i486 jusqu'au mois d'août 1488 gjs
m
il
'A
904
TABLE DES MATIÈRES.
\^\v\^\^\^^^^^^^^^v^^vv\\^v^^^v^^^^^^xx^v^^^^^^^v^\^\^\^\^\^^^\\\^^^^x\\^^w\\\^^^/v^^^\^^vx^,
\^
Pif M.
CXXIV. Assignation faite le 12 mars 1487, aux églises de Liège, par ceux de la rite,
touchant les pensionnaires de Brabant 829
CXXV. Lettre des treffs, par et entre les seigneurs de la Marck et la cité de Liège,
d'une parte, et mondit de Liège et la ville de Treict, d'autre (29 mai li88). 830
CXXVI. Translat d'allemand en françois, contenant la paix faicte avec l'empereur, les
seigneurs de la Marck et la cité de Liège (29 mai 1488) 83!
CXXVU. Davidis deBurgundia, episcopi Trajectensis, processus seu nioniturium vi-
gore litterarum apostolicarum, de data 4" id. julii 1488, pro Johanne de
Horne, episcopo Leodiensi, adversus Arembergios 83-4
CXXVUl. Diaeta Leodii facta in capitulo S. Lamberli, die 1 1 martii 1489, ad instantiam
Jacobi Croy 841
CXXIX. Traité de paix entre Jean de Horne et la maison d'Arenberg, signé le 10 avril
1490 845
CXXX. Paix faite à Donchery et confirmée à Maestricht, le 5 mai 1492 ... . 852
CXXXI. Abolition donnée aux Liégeois par le roy des Romains et raons'^ l'archiduc
son filzfjuin 1492) 861
CXXXII. Lettres du 22 octobre 1492, par lesquelles Jan de Horne institue Evrard de
la Marcke, maieur de Liège 863
(IXXXIII. Ordonnances mieses en warde de loy, le 5 janvier 1493 . 865
<:XXXIV. Coppie de l'appoinlement de Tongres, desrobée par Loys de Vauldré en l'an
1494 873
(IXXXV. Instrumentum super examinatione certonim testium summarie ad perhiben-
dum suae veritatis testimonia super contentis cujusdam articuli producto-
rum (14 augusti 1498) 875
CXXXVI. Julii II huila executoria sententiae Pauli II, de dispositione omnium officio-
nim pro episcopo Leodiensi Joanne de Horne, data die !• novembris 1504. 879
FIN DE LA TABLE DES MATIERES.
TABLE ANALYTIQUE.
absolution (bulle d') rapportée de Rome par les frères
Prêcheurs et les Mineurs qui n'avaient point observé
l'interdit, 14G3, p. 19. — Cérémonie de l'absolu-
tion, ibid.
^//forams (bour^jeois). limites de la juridiction de Liépe
par rapport à eux , article de l'un des records de
1458, p. 449. — Gomment peuvent-ils ester en jus-
tice, p. 454. —Autre article relatif à eux, p. 458.
.4igle (Evrard de 1') assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 842.
.■iigremont, défense de donner aide et assistance à
ceux qui y étaient Kfugiés, 1486 , p. 813.
.^ire-Dieux (André de 1'), complice des Datbyn . sa
condamnation, p. 589.
iiUHiUle, brûlé par le gouverneur du Luxembourg,
1492, p. 109.
fiwaille (le mayeur d') , tué à Hollogne , 1483 , p. 87.
— Sa ressemblance avec Guillaume de la Marck .
ibid.— Sa tête est portée de ville en ville comme étant
celle du chef liégeois , ibid.
.4iX'la-ChapeUe, les habitants de cette ville deman-
dent grâce au duc Charles qui les menaçait de sa ven-
geance . p. 22«. — Journée qui y est tenue pour
régler la paix entre les la Marck et les de Horne .
1492 ,p. 853.— Sédition contre le magistrat. 151".
p. 128. — Les bourgmestres y sont faits prisonniers
par le peuple, ibid. — Exécution des rebelles, ibid.
.Albert (Arnould), procureur fiscal de Jean de Ilorne.
pp. 785, 786. — Appel des la Marck contre lui.
p. 787.
.Ilbnt (le comte d') fait partie de la ligue du bien pu-
blic, p. 191.
.4lbret (Jean d') , comte de Nevers et de Rélhel , est
prié de mettre son sceau sur le traité de Donchery ,
1492. p. 858.
Ilcmaris (Pierre de) , p. 499.
-Hexandre, pape . sa mort. 1503 , p.ll8.
Alfleren (Guillaume de) (v. Malstrom) assiste à l'en-
trée de Louis de Bourbon à Liège , p. 418.
.-tlken (l'église de) est incendiée, 1483, p. 88.
Jlken (Henri de), chanoine de S'-Martin , est présent à
l'admission de Louis de Bourbon comme élu de Liège,
p. 414.
.lUemagne (les princes d') , réunis à Aix, tâchent de
faire la paix entre Jean de Horne , Jacques de Croy et
les la Marck, 1490, p. 103.
.alliance (traité d') entre la cité de Liège et les villes
de Dinant, de Tongres, de Fosse, 1406, p. 558.
Ambassade venue à Liège de la part de Louis XI , 1465.
p. 20. — Autre du même , 1467 , p. 51 . — Elle dé-
sire prendre possession de certains domaines hors de
Liège , ibid. — Autre du même pour négocier la paix
entre le roi des Romains et le duc de Gueidre , 1499 .
p. 114.
Amnistie complète après la paix de Tongres, 1484 .
p. 781.
Amoron (Piron) , complice des Dathyn, sa condamna-
tion, p. 389.
Angelo (V) de Rens , capitaine au service de Jean de la
Marck, se laisse corrompre par les de Horne , p. 783.
Angélus de Curribus. Analyse et extraits de son poème
sur le sac de Liège , p, 255. — Manuscrit de cet ou-
vrage, p. 236.— Autre manuscrit reposant à la biblio-
thèque du Vatican , p. 260.
114
I
I
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1
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■t i
906
TABLE ANALYTIQUE.
Jnglais, auxiliaires des Brabançons au siège «le Venloo,
1511. p. 127.
Angleterre (le roi d') se réfugie à La Hajfe , en Hol-
lande. 1470. p. GG.
Angleterre (le roi Henri d') déclare la guerre à la
France, 1513. p. loi. — Il envahit la Picardie ,ibid.
— Il détruit Térouanne , ibid. — 11 s'empare de
Tournay, ibid.
.-énne (S'*^). Miracles opérés par ses reliques à Duren ,
1498, p. 114.
ytnnay (Jean d'), 1408 , p. 309.
Ans. Le duc de Saxe y vient , 1491 . p. 107.
Anthoine (couvt-nt de S'-) à Maestricht. Maximilien y
loge en 1485, p. 805. — On jf conclut la paix dite
de Maestricht, ibid.
Arendael (Jean Van) , capitaine du château de Reyde ,
1464, p. 21.
Argenteau (Jacques d') et de Ucrmale , membre de l'é-
tat noble de Liège, consent à la paix de Doncberjr ,
1492, p. 859.
Argenteau (Jean d') , idem , ibid.
Argenthieri, chanoine présent à une protestation du cha-
pitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège, p. G98.
Arguwes ( le S' «P ) est envo} é par le duc Charles contre
les Liégeois , 14G8. p. 217. — Fait partie de la seconde
armée du duc au siège de Liège, p. 222. — H prend
le légat Onuphre avec son trésor, et l'ofTi-e au duc
Charles, pp. 251 , 300. — H était mari de la steur de
Louis de Bourbon , p. 3G0.
Arkenteel (les deux frères d') , tués à Tongres par les
Liégeois, 1408, p. 211.
Armagnac (le comte d') entre dans la ligue du bien
public, p. 192.
Armes. Le droit de courir aux armes et de porter ban-
nières sur le marché n'appartient pas aux bourgeois,
sans congé des maitresde la cité ; article d'un des re-
cords de 1458, p. 448.
Armes et bâtons. Ordonnance contre ceux qui en por-
teraient, 1480, p. 813.
^/mouW (Jean), capitaine liégeois des compagnons de
la verle-tente , p. 358. — Veut rentrer dans Liège
avec les exilés, 1407, ibid.
Amoulds (Jean) , chancelier de Liège, député pour
l'appointement relatif à Tongres , 1494, p. 873.
Arras (l'évéque d') conduit le corps de Philippe-le-Bon
à Dijon, 1407, p. 195.
Aspe (l'église d') est incendiée , 1 483 , p. 88.
Asterwl ^Antoine) , chanoine, proteste, avant l'élection
de Jean de la Marck , contre l'interdit de la ville de
Liège, p. 698. — Sa mort, 1483, p. 724.
AstroliHjie , signes de guerre . p. 269.
Atre (Eustache de T), chanoine de S'-Pierre, envoyé vers
Louis de Bourbon pour l'interdit de 1401 , p. 497,—
Signe un accord avec Louis de Bourbon . p. 552.
Atrt ( Libert de 1'), officier condamné en 1461 ,
p. .502.
Aubergistes , ordonnance contre ceux qui ne renseigne-
raient pas le nom de leurs hôtes. 1480, p. 814.
Aubin (Jean de saint) , 1408 , p. 31 1 .
Autriche (Maximilieu d'), épouse Marie de Bourgogne,
1477 , p. 70, — H ordonne la mise en séquestre des
lettres de trente-trois mille livres que lui devaient an-
nuellement ceux de Lit-ge , p. 658.— H entre en Guel-
dre , 1478 , p. 78. — H est bien accueilli par les villes
de Gueldre , ibidem. — H est rappelé par les discordes
des Gantois, 1479 . p. 78. — 11 gagne contre les Fran-
çais la bataille de Guinegate près de Térouanne ,
ibid. — H envahit les provinces françaises , ibid. — Il
entre à Namur avec Marie , 1480 , p. 79. — Il fait la
paix aiec la France, 1481 , p. 80. - Il ordonne main-
levée de la saisie des biens du clergé de Liège , 1482,
p. 7U3. — Texte de sa lettre, ibid. — Il fait prendre
S'-Trond , après la mort de Louis de Bourbon , ibid.
p. 83. — Il fait exercer des ravages dans le pays de
Liège , ibid. — H se dirige vers Liège , pag. 84.
— 11 entre à Tongres , 1483 , p. 89. — 11 assiège et
prend Maestricht, pag. 90. — Sou appointement
avec les Liégeois devant Uuy, pag. 707. — Il fait
décapiter cinq tlamauds coupables d'avoir conduit
Marguerite , sa lille , à Arras , pag. 90. - Sa let-
tre à ses officiers pour contraindre les états de Liège
à payer 3U,0U0 livres à l'bilippe de Clèves, 1484,
p. 757. — Ses instructions pour obtenir de la cour de
Rome la suppression de l'èvéchè de Liège et la créa-
tion de deux nouveaux évêcbès àLouvain elà Namur,
pag. 737. — Il conseille la mort de Guillaume de la
Marck, 1485, p. 92. — Il désire la paix avec les
Liégeois, ibid. , - Ses conseillers viennentà Liège,
ibid. — Il est présent au traité conclu à Maestricht ,
1485 , p. 805. — Il consent à négocier la paix entre
les la Marck et les de liorne, p. hOô. — Il accepte les
propositions des Liégeois après la mort de Guillaume,
p. 804. — Il reçoit de Jean de Home la ville de Huy
en engagère pour 12,000 livres, p. 808. —Il ac-
corde aux Liégeois le pardon de tous les crimes et
excès commis avant le traité de Maestricht, i486,
p. 811. — Il tait la paix avec les la Mark et ceux de
Liège, 1488, p. 832. — Il est créé roi des Romains ,
1494, p. 110. — Il épouse Blanche, fille du duc de
Milan , ibid. — Il vient à Maestricht avec sa femme
TABLE ANALYTIQUE.
907
et sa fille Marguerite , ibid. — Il prend la croix à An-
vers contre les Turcs, 1495, p. 111. — Il fait une
croisade contre Tongres au lieu de la faire contre
les infidèles, ibid. — Tort qu'il fait à Jean de
Borne, ibid.— Il appelle ce dernier à Maestricht , ib.
— Il fait une expè<lition contre le duché de Gueldre .
1498, p. 114. — Il vaenBrabant,1499.ibid. — Il
te rend à Matines accomp.-igné de quatre électeurs de
l'empire , 1503. p. 118. — Il va en Gueldre et prend
la ville d'Arnhem, 1.505. p. 120.
Autriche (Philip|)e d') . fils «le Maximilien et de Marie de
Bourgogne, sa naissance, 1478 . p. 78.— Il est inau-
guré en qualité de comte de Flandre , 1 485 , p. OO.-
llfaitson entréeà Namur, 1490, p. 102. — Il vient
à Maestricht, 1494, p. 110. — Il fait un appointe-
ment avec Jean de Horne, relativement à la prise de
Tongres par les soldats de Maximilien, p. 873.
— Il épouse une fille du roi de Castille, 1490. p. 113.
— Il obtient de Rome des indulgences jubilaires pour
les Pays-Bas , 1501 , p. 1 10.— Il va à Paris et passe en
Espagne, p. 117. _ l| revient d'Espagne, 1.502,
ibid. — Il fait un second voyage eu Espagne. 1506 ,
p. 121 . — Il s'embarque avec son épouse malgré la
mauvaise saison . ibid. — Il est jeté sur les côtes d'An-
gleterre, oii il est retenu captif par le roi de ce pays ,
ibid. — Il est échangé contre le personnage appelé la
Rose Blanche, alors détenu au château «le Namur,
ibid. — Sa mort , p. 122.
Autriche ( Marguerite d') est prise par les Flamands et
conduite à Arras. 1483, p. 90.— Elle est fiancée au
dauphin Charles de France, ibid. — Elle est rendue à
son père Maximilien parle roi de France. 1 493. p. 1 10.
— Veuve du duc de Savoie, 1511. p. 128. —Tutrice
du duc Charles et régente des Pays-Bas, ibid.
Autry (le S^ d') , 1 408 . p. 306.
Avesnes est prise par Louis XI , 1477. p. 76.
Avignon (cardinal d') , les députés du clergé ont mis-
sion de lui offrir un présent, 1406, p. 37.
Avocats (Parliers ou). Serment qu'ils doivent prêter de-
vant les échevins de Liège, p. 474.— Salaire qui leur
revient, p. 475.
Avroit (Tolletd') , assistée la diète provoquée par Jac-
ques de Croy, 1489 , p. 842.
Awans (Gille d') , complice des Dathyn , sa condamna-
tion, p. 389. notel.
Awans (Thierri d' ). chanoine de S'-Mateme, sa dépo-
sition au sujet des violences contre le clergé, 1401 ,
p. 520.
Au>ilicamps{iean d'), complice des Dathyn, sa condam-
nation . p. 389.
Ayedrenich (Godcfroid de) , appelle au pape et à l'ar-
chevêque de Cologne, delà conduitede Jean de Horne,
1485, p. 770.
Aymycour. Voyez ffumbercourt.
Back (Hugues ou Hubert) , collecteur en Hesbaye, pro-
cureur, condamné en 1401 , pp. 11 et 502. — Son
nom pris ironiquement par le peuple , p. 10.
Bade (Charles, marquis de), frère de Marc, mambour
et évêque de Liège, s'oblige par lettres à l'assister de
sa puissance, 1405 . p. 24. — (N. B. SulTridus Pétri
dit par erreur qu'il était le père de Marc ). — Il est
témoin d'un acte d'intimidation de RaesdeHeers con-
tre le clergé, p. 517.
Bade (Marc de), chanoine de Strasbourg, frère de
Charles, marquis de Bade, de l'archevêque de Trêves
et de l'évéque de Metz. — Démarches des Liégeois
auprès de lui pour qu'il accepte l'épiscopat. pp. 144
et 155. — Il se contente du titre de mambour, pp. 22,
144 et 202.— Son entrée à Liège, pp. 24, 209 et 291.
— Le clergé ne le reçoit pas dans l'église, p. 24. —
Il est reçu à Thuin , à Cou vin et revient à Liège . ibid.
— Il prête serment, ibid. — Il est intronisé à Ton-
gres, à Looz, etc., et revient à Liège, 1405, p. 25.
— Il se rend au chapitre pour avoir sa réponse sur la
déchéance de Louis de Bourbon , ibid. — Il demande
un subside aux églises , p. 27.— Il marche avec les mé-
tiers contre les partisans de Bourbon , ibid.— Il prend
la fuite , p. 28. — On répand le bruit que le pape a
confirmé son élection , p. 31 . — Il prend enfin le titre
d'évêque , 1400, p. 39. — Il envoie des émissaires à
Liège, ibid. — Il est témoin d'un acte d'intimidation
de Racsde Heers contre le clergé, p. 517.— Il aban-
donne furtivement les Liégeois , par le conseil de ses
frères , l'archevêque de Trêves et l'évéque de Metz ,
pp. 147 et 202.
Baese ou Baest (Arnould de) , doyen de S'-Paul , en-
voyé vers Louis de Bourbon pour l'interdit de 1401 ,
p. 497. — Il ratifie l'accord du clergé avec Louis de
Bourbon, 1460, p. 555.
Baest (Leonius de) , chanoine , présent à une protesta-
tion du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de
Liège, p. 098.
Bailhier (Collard le) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 842.
BaiUeul[3eaD de), 1408, p. 311.
Bairé, échevin de Liège . p. 391 .
Baker (Baudouin), chanoine, présent à une protesta-
tion du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de
Liège, p. 098.
Baker (Gabriel), présent à la même protestation , ibid.
908
TABLE ANALYTIQUE.
■■M
TABLE ANALYTIQUE.
909
Baldewin le CanonDe , complice des Dathyn.— Sa con-
damnation , p. 389.
Baldric, évêqiie de Liejjc. — Sa tombe est brisée par
la chute du chœur de S'-Jacques , 1513, p. 130.
Bandt (Marie), mère de Wouterken , fds naturel de Jean
Datin. — Legs de Watier Datin en sa faveur . p. 431.
Bannefiea (Gervais) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy , 1489, p. 841.
^annii. Ordonnance relative à leur rentrée, 1486, p. 821.
Banselier (Michel le) assiste à la diète provoijuëe par
Jacques de Croy, 1489, p. 842.
Barbier (Michel le) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 148U, p. 842.
Barradot , secrétaire du duc de Bourgogne . p. 009.
BartheUmi, abbé de Beaurepart, consent au traité de
Donchcry. 1492, p. 8G0. — Sa mort , 1498, p. 114.
Barthelemi , abbé de S'-Laurent, 1473, p. 70. — Sa
mort, i:')04.p. 119.
Barthelemi de Rcsimont, bourgmestre de Liège, 1508,
p. 125.
Barthelemi , riche usurier de Liège, 1499, p. 115.
Bastard (Jean le) , assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Cro) , 1489 , p. 842.
Bastogne (Godefroid de) , chanoine, présent à une pro-
testation du chapitre de S'-Lambert contre Tinterdit
de Liège, p. G98.
Bastogne (Henri doyen de), chanoine de S'-Paul , pré-
sent aux négociations de Maesiricht, 1485, p. 805.
Bastogne (Jean ou Thiéry de), écuyer, seigneur de Ve-
rincs , échevin de Liège; signe le record donné à la
requête de Louis de Bourbon en 1458, p. 400. —
En signe un autre donné à la requête de la cité,
p. 482.
Bastogne (Thicrri de), échevin de Liège , témoin d'un
acte du cbapilre de S'-Lambert, 1455, pp. 410et412.
Battenltourg , \oy. BronckUorst.
Bau (Maitre-Jeao), chanoine de S'-Lambert est tué à
Herstal, 1408, p. 173.
Bau (Walter). chevalier, défend Léau avec le comte de
Nassau. — Mal qu'il fait aux Liégeois , p. 150.
.fiaudre (Jean de), 1408. p. 310.
Baume (baron de la), 1 408 , p. 306.
Bavière (Guillaumede), comte de Hainaut. 1408, p.SOS.
Bavière (Jean tie), élu de Liège, 1 408, pp. 305 et 31 4.—
Mention de la révolte des Liégeois contre lui, p. 739.
Beal (Henroleal), complice des Dathyn.— Sa condam-
nation , p. 389.
Beaniffe, près d'Étampes, p. 190.
^earetcaes (Gille de), ou de TAbbaye, appelle au pape
et à Tarcbevêque de Cologne de la conduite de Jean de
Horne , 1485 , p. 770. — Sentence de Jean de Home
contre lui, p. 786.
Beartcaert (Jean de), lieutenant de Jean de la Boverie .
maitre de Liège. — Assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy , 1 489 , p. 84 1 . — Il est membre du
tribunal particulier pour les infractions à la paix de
Donchery, 1492, p. 850.
Beasen (Jean), envoyé à Liège par les seigneurs de
Bade, 1400, p. 39.— H reçoit l'ambassade du roi de
France, 1407, p. 51.
Beastiis (Jean), chef des Rivageois, 1401 , p. 107.— Il
est décapité , ibid.
Beaujeu (le seigneur de), à Pèronne, p. 514. — Fait
partie de la seconde armée du duc au siège de Liège ,
p. 222.
Beaurepart (abbaye de). Acte daté de ce monastère,
p. 094.
Becca ( Pierre de) est témoin de la promesse de rançon ,
du seigneur de Foret à Roliert de la Marck . p. 877.
Bêche (fortifications de), à Liège. Défense de lesdètruire ,
p. 823.
Becquefin (de), le François , 1408, p. 312.
Beerlo ( le sire de) brûle les frontières du Brabant , 1465«
p. 29.
Beerlo (Arnould de), gouverneur de S'-Trond, 1489,
p. 100. — Ses projets d'invasion dans la Uesbaye,
p. 101 . — Il est tué à Opheers , ibid.
.fie//raMmonr (Pierre de), 1408, p. 310.
— (Henri de), ibid.
Béghines (Antoine des), complice des Datbyn. —Sa
condamnation, p. .380.
Belfroid (Guillaume de) , témoin d^un acte du chapitre
de S'-Lambert , 14.55, p. 410. — Témoin d'un autre
acte en 1450, p. 412.
Bell (André de) appelle au pape et à Tarchevêque de
Cologne de la conduite de Jean de Horne, 1485,
p. 776.
Benoit (les prélats de Tordre de S'-), refusentde paraître
à Liège dans un chapitre général, 1479, p. 78.
Benotton , exécuteur des menaces du duc Charles aux
Liégeois, 1470, p. 05. — Ses agents appréhendent
au corps le trésorier de S'-Lambert, 1471 , p. 67. —
Il s'empare des grains de S'-Deniset de S'-Paul , ibid.
Bérart (Alexandre), secrétaire de Louis de Bourbon ,
échevin de Liège, signe le record donné en 1458 , i
la requête de Louis de Bourbon , p. 400. — Eo signe
un autre donné à la requête de la cité , p. 482. — Son
discours adressé au légat Unuphre , p. 244.
Bercelot (Robert), cluîtrier de S'-Lambert , témoin d'ua
acte du diapilre, 1455, p. 410.
Berckt (Arnould de), abbé de S'-Jacques , député apos-
tolique chargé d'exécuter la bulle de Sixte IV, relative
à la restitution des privilèges de l'église de Liège ,
1480 . p. 070. — Ses lettres à ce sujet , ibid.
Bergerines, notaire apostolique , p. 099.
Berg-op-Zoom (Jean seigneur de), assiste à l'entrée de
Louis de Bourbon, p. 418.
Berg-op-Zoom (Antoine, frère de Jean, seigneur de),
assiste à l'entrée de Louis de Bourbon . p . 4 1 8.
Berghes (Antoine de), abbé de S'-Trond , présent aux
négociations de Maestricht. 1485 , p. 800.
Berghes (Aalo\ae de), abbé de S'-Trond, présent aux
négociations de Maestricht ,1485, p. 800. — H prie
le seigneur de Foret d'intéresser ses amis à sa déli-
vrance, p. 877.— Il est délivré sous caution, 1480,
p. 95. —Il célèbre la messe à S'-Lambert pour la chute
de Chys de Kane , ibid. — Il est présent à Maestricht
et scelle le traité de Donchery , 1492, p. 800.
Berghes (Henri de), évoque de Cambrai ; dédicace faite
à ce prélat d'un poëme sur le sac de Liège, p. 556. —
Il est présent aux négociations de Maestricht, 1485,
p. 805 et 806.
Berghes ( le seigneur de ) est envoyé au secours de Louis
de Bourbon, p. 172. — Il échappe au massacre de
Tongres. 1408, p. 211. •
Berghes (Jean de), seigneur de Maingoval . est présent
aux négociations de Maestricht, 1485, p. 800.
Beriches(\e seigneur de), commissaire de l'archiduc Phi-
lippe pour l'appoinlemcnt relatif à Tongres , 1 494 .
p. 873.
Beringhen , pris cl brûlé par les Bourguignons, p. 197.
Bernalmont (Jean de), condamné à mort, p. 425. —
Ses biens non confisqués, ibid.
Bernardin (le cardinal), légat du pape à Tournay pour
le traité de paix entre les princes , 1508 , p. 1 20.
Berri (Charles duc de), frère de Louis XI. — Obtient de
lui le duché de Normandie, p. 208. — Entre dans la
ligue du bien public contre le roi, pp. 190. 191 et 209.
— Vient à Étampes au devant du comte de Charolois ,
p. 190. — Se réconcilie avec le roi. p. 209. — Échange
le duché de Normandie contre le comté de Cham-
pagne, ibid.— Accompagne Louis XI à Liège, 1408,
p. 217.
Bersel (Philippe de), membre de l'état noble de Liège ,
consent à la paix de Donchery .1492. p. 8.59.
^erfrafkfi (Robert), profès de l'ordre de S'-Jean de Jé-
rusalem, chargé de lever les dîmes et collectes à
Liège . p. 088.
Besançon (évêque de), prévôt de Péglisc de Liège. — Sa
mort, 1502, p. 117.
Best (Jean de), membre de l'état noble de Liège , con-
sent à la paix de Donchery, 1492, p. 860.
Beufort (le seigneur de), 1408 , p. 31 1 .
Beyart, Keyart, on Beyart , procureur, condamné en
1401, p. 11.
Brengnet (Huberl). chanoine de Liège, envoyé vers
Louis de Bourbon pour l'interdit de 1401 , p. 497.
Bierlier (Arnould le), maîlre de Liège. — Assiste à la
diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 841.
— Il fait partie du tribunal particulier pour les infrac-
tions à la paix de Donchery, 1492 . p. 850.
Bierlier (Jean le), clerc, témoin d'un acte, 1498,
p. 878.
^»er«e*(Warnierdc), fils de Giele, complice des Dathyn.
— Sa condamnation . p. 389.
Bierset , voy. Burses.
Billelon (Jean), chanoine, présent aux négociations de
Maestricht, 1485. p. 805.
Bilsen. On n'y permet pas la proclamation de la paix de
Huy . 1 4G0 , p. 37. — Est prise par les Brabançons et
les Maestriclois, 1483 , p. 89.
Bioche(iean), 1408, p. 309.
Blanches-Dames (couvent des), à Louvain, p. 430.
Blanckenborch (le comte de) vient à Liège pour faire
partie du conseil de Louis de Bourbon , p. 7.
Blanckenhem ( la comtesse de ) vient se plaindre à
Charles de Bourgogne du meurtre de son époux par
les gens de l'archevêque de Cologne, p. 229.
Blangy (N. de), secrétaire du conseil de la cité de Liège.
1487. p. 830.
Blavier (Pirair le), complice des Dathyn.— Sa condam
nation , p. 389.
Blisia (Guillaume de), chanoine , présent à une protes-
tation du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de
Liège , p. 098.
Blocquerie (Christian de la), maître de S'-Trond , député
pour les négociations avec le duc de Bourgogne,
p. 530.
Bioes (Adrien de), membre de l'état noble de Liège .
consent à la paix de Donchery. 1492. p. 859.
.ff/e/icin (Godefroid de), membre du tribunal particulier
pour les infractions à la paix de Donchery, 1492 ,
p. 856.
Codeur (Pierre de), témoin d'un acte du chapitre, 1484.
p. 700 et 709. — Présent au procès-verbal du chapi-
tre pour la levée de l'interdit , 1 480 , p. 81 G.
Boechout ( fief de ) envahi par le peuple . 1401 , p, 505.
Boechoete (Jossc de), notaire apostolique, p. 528.
Boeslintere (Jossede), notaire apostolique, pp. 530
et 541.
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910
TABLE ANALYTIQUE.
TABLE ANALYTIQUE.
91i
Bois (Lambert du) . membre de l'état noble de Liège ,
consent à la paix de Donchery, 1492 , p. 859.
Bois-le-Duc. La moitié de cette ville est détruite par le
feu, 14G3, p. 19. — Combat entre ses habitants et
lesGueldrois,ir>12,p. 128.
Bolengier { Martin le) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy , 1489 , p. 841 .
Bolgry (Michel), témoin d'un acte du chapitre, 1483,
p.714.
Boisez ( Jacques de) assiste à l'engagement du trésor de
S'-Lambert à Guillaume de La Marck, 1483, p. 717.
Boisée (Wery de), complice des Dathyn.— Sa condamna-
tion . p. 389.
Bonnaye {\ty de), 1408, p. 311.
Bons-Enfants (les) changent de couvent avec les Celli-
tes,à Liège, 1489, p. 100.
Borchloen ou Looz, prise parles Bourguignons, p. 197.
^orr/cux (Jean), assiste à la diète provoquée par Jacques
de Croy, 1489, p. 842.
Borghet (Jean), fils de Piron, complice des Dathyn. —
Sa condamnation . p. 389.
Borghet (Piron), complice des Dathyn.— Sa condamna-
lion, p. 389.
Borghet {Kenatt), complice des Dathyn.— Sa condamna-
tion, p. 389.
Borleit (Jean) de Bierleur assiste à la diète provoquée
par Jacques de Croy, 1489 . p. 842.
Borman (Henri) , chanoine , ratifie l'accord du clergé
avec Louis de Bourbon . 1466, p. 555. — Il est pré-
sent à une protestation du chapitre de S'-Lambert
contre l'interdit de Liège, p. 698.
Bornions (Renier), doyen de S'-Pierre, présent à une
protestation du chapitre de S'-Lambert contre l'inter-
dit , p. 698. — Il est présent à la comparution du pro-
cureur de Jean de Home devant le chapitre, 1484,
p. 765. — Violences des de Horne contre lui . p. 785 .
^ora(Willame), membre du tribunal particulier pour les
infractions à la paix de Donchery , 1492, p. 836.
Bos (Guillaume du), membre de l'état noble de Liège,
consent à la paix de Donchery. 1492 , p. 859.
Bosset (li) d'Ans assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy, 1489 , p. 843.
Bossutf fief du sire de la Hamaide , p. 319.
Bossuyt (terre de), lez Ichaing , léguée à Jean Dathyn
par Wathier son père, p. 428.
Bouhais (Conrart de), avoué de Leers, témoin d'un acte,
p. 707. — Député des états de Liège à Aix pour négo-
cier avec les envoyés de Maximilien, 1483, pp. 710
et 712. — Assiste à la diète provoquée par Jacques
de Croy, 1489, p. 841. — Certifie la protestation
prise contre ce dernier , p. 844.— Membre de l'état
noble de Liège , consente la paix de Donchery. 1492,
p. 860. Voy. Leers.
Bouillon (château de), réparé et gardé par Robert de
la Marck , p. 750. — Il est pris par le duc de Luxem-
bourg. 1495, p. 11».
Bouillon (terre de) rendue à Guillaume de la Marck
par le traité de Tongres . pp. 747 et 792.
Boulogne ( le comté de ) cédé au duc de Bourgogne .
p. 191.
Boulonais,f. 300.
Botirbon (Charles de) , père de Fèvêque de Liège . p. 6.
— Sa mort. p. 7.— Ses obsèques à S'-Lambert, ibid.
Bourbon ( le duc de ) fait partie de la ligue du bien
public, p. 191. — H accompagne Louis XI contre
les Liégeois, 1468, p. 217. — Il fait partie delà se-
conde armée du duc au siège de Liège , p. 222. — Il
entre d'assaut dans la ville , ibid.
Bourbon (Isabelle de), femme du comte de Charolois. —
Sa mort, p. 191.
Bourbon (Louis de), note sur sa naissance , p. 6. — Pré-
vôt de S'-Donat, p. 137. — Il est désigné pour succé-
der à Jean de Ileynsberg comme évêque de Liège ,
1455, pp. 5 et 137. Il est postulat, juin 1456,
p. G. — Procès-verbal de sa réception et admission
comme élu de Liège . p. 413. — II est représenté par
Jean de Lysura , prévôt de Notre-Dame de Mayence ,
p. 414.— Son intronisation, p. 6.— Son entrée dan»
la ville de Liège , ibid. - Procès-verbal de cette en-
trée, le 13 juillet 1456, p. 417. — Détails de cette
cérémonie , ibid. — Prestation de serment , ibid. - Il
est reçu comme seigneur à Liège , p. 169. — Il se
rend à Huy. ibid. — Accueil qu'on lui fait da«s toutes
les villes, ibid. — Il se rend à Malines, p. 7. — Diètes
qu'il tient à Maestrirht et à S'-Trond avec ses sujet» ,
p. 7. — Il quitte Maestricht et revient à Liège , ibid.
— Il accorde au clergé de Liège »e» lettres de joyeui
avènement , 26 octobre 1456 , p. 420. — Mention qui
est faite de ces lettres, p. 677. — Il demande aux
échevins de Liège qu'ils rendent record sur ses droits
et prérogatives , p. 440. — Il est présent à la remise
de cet acte, p. 460.— Ses différends avec la Cité , à
cause des libertés et franchises du pays , 1459 , p. 7.
— Il se laisse circonvenir parles ennemis du clergé,
p. 201 . — Il accorde au conseil de la commune la ju-
ridiction sur les ecclésiastiques . p. 202. — Il s'aper-
çoit de son erreur et s'efforce en vain d'arrêter le mal,
ibid. — Causes de son irritation contre les Liégeois.
p 139. _ Il s'adresse à Louis XI pour avoir sa métlia-
tion, 1461,p. 140.— llseretireàUuy. puis à Maes-
tricht , ibid. et p. 202. — Il est appelé à Liège par son
chapitre et on lui adresse des plaintes contre ses offi-
ciers de justice, 1401, p. 10. — H proleste qu'il
a ignoré les excès de ses procureurs, 1461 , p. 11.
— Il consent à ce qu'on les cite devant les échevins
pour répondre de leur conduite, ibid. — Il s'efforce
de corriger, par le moyen des maîtres et des échevins ,
les excès du clergé, mais il n'y parvient pas, 1461,
p. 19. — Il cite à l'anneau du palais un grand nom-
bre d'habitants du pays de Looz, 1401 , p. 12. — 11
part pour Malines , afin d'accompagner Louis XI qui
allait prendre possession de la couronne de France ,
ibid. — H revient à Liège, p. 13. — Il lance l'inter-
dit contre ses sujets à l'instigation des procureurs,
ibid. et 484. — Députés envoyés vers lui , à Malines ,
pour qu'il veuille lever l'interdit, 1401 , p. 15. — II
exige des Liégeois, à la diète de Maestricht, une
amende de 100,000 florins d'or et le rappel de tous les
bannis, 1462, p. 14. — Il ordonne de transférer à
Maestricht la cour et le chapitre de Liège, 1462,
p. 15, — Il écrit au chapitre et aux églises secondaires
pour qu'ils se conforment à cet ordre, ibid. — Il ne
veut pas consentir à la levée de l'interdit, 1463. p. 16.
— Il revient de Maestricht ■ Liège, 1463, p. 17. —
Il s'élève de nouveaux conflits entre lui et la Cité,
ibid. — Il se rend à Huy , à Maestricht , à Curinghen,
ibid. — Le chapitre lui envoie une députation à Maes-
tricht pour savoir s'il a une nouvelle dispense du saint
siège relativement à son ordination , 1463 , p. 18. —
Sa réponse , ibid. — Il refuse de rentrer à Liège avant
que le jugement soit porté sur ses différends avec la
Cité, 1464. p. 19. — H se rend de Maestricht à
Bruxelles, 1465, p. 23. — Le doyen de Liège va le
supplier de revenir dans la Cité, ibid. — Les Hutois
le sollicitent également, ibid. — Il se rend à Huy,
ibid. — H y reçoit le sous-diaconat, ibid. — Il écrit
aux Liégeois des lettres suppliantes lors de l'élection
de Marc de Bade, 1465, p. 24. — 11 est mandé à
Bruxelles, 1465 , p. 50. — Il refuse de voir le clergé
liégeois, ibid. — Ses lettres pour la translation des
églises et chapitre de Liège dans la ville de Louvain ,
1465, p. 522. — Autre pièce du même, relative à
cette translation , 1466, p. 568. — Autre pièce sur
le même sujet, p. 570. — Établi à Huy, il indique
une diète pour conclure la paix , 1466 , p. 36. — De-
vant recevoir la prêtrise à Huy, il appelle tous ceux
qui lui ont prêté serment, 1466, p. 38. — Il est sacré
évêque. p. 157.— Il se rend à Bruxelles, 1466. p. 44.
— Il retourne à Huy et il y convoque son chapitre,
ibid. — Les églises secondaires s'y rendent, ibid. —
Il est engagé par ses sujets à revenir à Liège , ibid.—
Lettre d'accord de ce prince avec le clergé de Liège ,
1400, p. 530. — Lettre d'absolution accordée au
même, p. 556. — Sommes que Charles de Bourgogne
condamne les Liégeois à lui payer, p. 153. — H en-
gage le clergé de Liège à venir le rejoindre, 1467 ,
p. 46. — Son séjour à Huy, pp. 55 et 162. — Sa fuite
après la prise de la ville par les Liégeois, ibid. et
p. 207. — Il revient à Liège, p. 55. — Il pardonne
aux Liégeois , ibid. — Il reçoit des reproches du duc
au sujet de la levée du tribut, 1407, p. 53. — Il
chante sa première messe, en présence du légat , à
S'-Lambert , p. 57. — Il porte le saint sacrement à la
procession , 1408, p. 57.— H obtient l'adhésion d'un
grand nombre d'ecclésiastiques aux propositions de
Humbercourt, 1408, p. 50. — Il va jusqu'au pont
d'Amercœurau devant du légat, ibid. — Il refuse au
légal la grâce des couleuvrioiers, 1408, p. 58. — Il
informe le duc Charles de l'eut des esprits à Liège et
lui demande secours, 1408, pp. 172 et 210. — Il fait
une trêve avec ses sujets , ibid. — 11 quitte Liège et se
retire à Maestricht, pp. 172 et 240. — H se livre aux
plaisirs dans celte ville, ibid. — 11 va à Tongres avec
le légat et les capitaines bourguignons, pp. 39, 210
et 248.— Les Liégeois rebelles ayant pris Tongres , il
essaie de se sauver et se cache dans l'église de Notre-
Dame , p. 21 1 . — Il est découvert et les rebelles vien-
nent implorer leur grâce , ibid. — 11 demande à se
rendre à quelque chevalier, de peur de tomber entre
les mains de la populace, pp. 39, 175 et 212. — Il
est ramené à Liège par les mécontents , pp. 59, 174 .
212 et 249. — Le bruit de sa mort , puis celui de sa
captivité, arrive au duc Charles , pp. 213 et 210. —
Sou discours au peuple convoqué au palais , p. 230. —
A l'arrivée du duc Charles il se réfugie à S'-Lambert,
p. 251 . — Comincs prétend qu'il s'évada de Liège ,
ibid. — Les rebelles consentent à le délivrer à condi-
tion qu'il veuille aller implorer le duc Charles et le roi
de France pour eux , pp. 175 et 219.— Il accepte, afin
de sortir de leurs mains , p. 219. — Il essaie en vain
d'apaiser le duc Charles, pp. 59 et 219. — Il va au-
devant du roi et du duc après la prise de Liège, p. 223.
— Il s'interpose entre Frédéric de Witlhcm et les
églises de Liège, pour les soustraire aux exactions ou
à l'incendie, 1468, p. 03.— 7 II assiste à la soumission
des Gantois par le duc Charies , 1469, p. 63. — Il
donne au duc Charles l'inféodation de l'île de la Cité de
Liège, p. 570. — Lui accorde une rente sur toute
maison qui sera bâtie à Liège, dans la Hesbayeet le
marquisat de Francbimont, p. 583. — Lui donne
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912
TABLE ANALYTIQUE.
pour 30 ans les profits du tonlieu sous le pont des ar-
ches, p. 588. — 11 promet de faire ratifier, par le pape
toutes les concessions faites au duc Charles, p. 594.
— Il revient de Huy à Liège, 1470, p. 04. — Les
églises le prient de résider à Liège , ibid.— Il se rend
k Maestricht, p. 05. — Sa lettre aux receveurs des
gabelles en faveur des drapiers de Tongres, 1470,
p. 052. — Payement à lui fait sur la recette des ga-
belles du pays de Liège , 1470 , p. 055 , not. 1 . — Il
fait dire des messes pour le succès des armes du duc
de Bourgogne contre les Français, 1471, p. 00. — 11
dîne à S'-Jacques avec le nouvel abbé Conrard Dumou-
lin, 1472 , p. 08.— Il se retire à Huy, 1472, p. 09.
— Les brigands qui ravageaient le pays de Namur
prennent la fuite à son approche, ibid, — Son décret
contre le prieur et le couvent des carmélites de Liège
qui refusaient Hubert Leonardi pour recteur, p. 010.
— Confirme les privilèges du clergé de Liège, 1470 ,
p. 017. — 11 s'oppose au retour des bannis, 1477,
p. 75. — Il fait la paix avec Guillaume de la Marck,
ibid.— Il permet le retour des bannis, ibid.— Il en fait
décapiter quelques-uns . ibid.— Assiste au mariage de
la duchesse Marie, p. 70.- Ses lettres du transport de
la terre de Franchimont à Guillaume d'Arenberg. 1 477,
p. 050. — Il envoie une ambassade à Louis XI pour
qu'il respecte la neutralité du pays de Liège , 1478 ,
p, 77.— Il va en Gueidre avec Guillaume d'Arenberg,
1478 , p. 77. — Il revient à Curinghen malade , ibid.
— Il rentre à Liège , ibid.— Il se déclare partisan de
la neutralité devant les états du pays , ibid. — Il con-
firme el augmente les privilèges de l'église de Liège ,
1480 , p. 077. — Sa déclaration pour les drapiers de
Verviers , p. 082. — Il déclare Guillaume de la Marck
son ennemi , 1480 , p. 79. — Il demande aux états du
pays des gardes du corps . ibid. — Il exige des Hutois
qu'ils signent les lettres d'alliance contre les la Marck,
1480, p. 79. — 11 fait proclamer la défense d'assister
Guillaume d'Arenberg et ses complices, 1480, p. 084.
— Fait proclamer le bannissement de Guillaume
d'Arenberg et la confiscation de ses biens , p. 085.—
Il accourt à Liège pour réprimer une sédition des bouil-
leurs, 1481, p. 80. — Il fait décapiter deux artisans
le jeudi-saint, ibid. — licite à l'anneau du palais
quelques habitants de Hasselt , ibid. — Il demande en
Brabant des secours contre Guillaume de la Marck,
1482, p. 81. — Il court défendre Huy, ibid. — Il
Tient à Liège organiser la défense, p. 82. — Il
marche au devant de ses ennemis, ibid. — Il est tué
misérablement, ibid. — Vers latins sur la mort de ce
prince , p. 355. - Mention qui en est faite en divers
actes , pp. 725 et 741 . — Son corps est exposé publi-
quement à S'-Lambert ,1482, p. 84. — Puis enterré,
ibid. — Manteau donné par Jean de Horne pour être
placé sur sa tomlie, suivant la coutume, 1484 . p. 709.
— Différends relatifs à sa mort , réglés par le traité de
Donchery, 1492, p. 852.
Bourgeois (Jean) du Mont , remplace Libert comme suf-
fragant de Liège . 1505, p. 120, à la note.
Bourgoijne (Agnès de), épouse de Charles de Bourbon et
mère de l'évêque de Liège . Louis, p. 0.
Bourgogne (Antoine, bâtard de), s'embarque au port de
l'Écluse pour la Terre-Sainte, 1404, p. 20. — Il
revient de la Terre - Sainte , pag. 303. — Il excite
le duc contre les Liégeois, ibid. —Sa conduite au
combat devant S'-Trood, p. 308. — Prisonnier en
Lorraine , p. 371 . — Il est capitaine de l'un des corps
d'armée du comte de Charolois, 1405, p. 187. — Il
est envoyé par le duc contre les Liégeois, 1408,
p. 217. — Il fait partie de la troisième armée du duc
au siège de Liège , p. 222.
Bourgogne (Charles de), comte de Charolois, fait partie
delà ligue du bien public, 1405, p. 187. — Il se rend
aux frontières d'Artois et de Picardie , avec une armée,
ibid. — Il commande un des quatre corps d'armée,
ibid. — Il entre en France, ibid. — Éloge de sa bra-
voure à Montlhéry, p. 188.— Avantage qu'il y obtient,
ibid. — Il sert de parrain à l'enfant d'une femme de
Montlhéry. p. 189.— Il se dirige vers Thates. après la
bataille de Montlhéry, ibid. — Il va ensuite à Étampes,
p. 190. — Il y trouve la vaisselle d'argent du roi ,
ibid.— Il rencontre, à Étampes, les princes ses alliés,
ibid. — Il met le siège devant Paris . ibid. — Sa dou-
leur à la mort d'Isabelle de Bourbon, sa femme, p. 191.
— Il fait la paix avec le roi , ibid. — Il obtient du roi
l'expulsion des Croyetde leurs adhérents, ibid.— Il est
occupé à la guerre contre la France lors des premières
hostilitésdes Liégeois contre le Brabant, ibid.. p. 204.
— Après la paix de Conflans , il marche vers le pays de
Liège ets'arrêleà Tirlemont, ibid. .pp. 152 et 193. —
Il met le pays à feu et à sang . p. 204.— A son retour
de France , et lorsque les Liégeois avaient déjà signé
la paix de S'-Trond , il s'avance avec son armée contre
les Tongroisqui refusaient d'y souscrire, 1400, p. 31 .
— Il s'arrête près de Heis à Vecthmale , ibid. — Il re-
çoit , dans sa tente , les envoyés de Liège et leur mon-
tre les forces de son armée , ibid. — Il leur promet la
grâce du duc son père , et leur en donne même des
lettres expresses , p. 32. — Le comte de S'-Pol inter-
cède auprès de lui en faveur des Liégeois, 1405. p. 152.
— Dures conditions qu'il leur fait , p. 153. — Les Lié-
TABLE ANALYTIQUE.
915
geois ne les acceptant pas , il s'avance jusqu'à Wrilen,
ibid. — Les Liégeois se décident enfin à souscrire à
tout par les conseils de Baré Surlet . 1400 , pp. 153,
154 et 194. — Charles les reçoit avec bonté,
p. 154. — Il fait la paix avec les Liégeois, pp. 154
et 205. — Il est reconnu , ainsi que son père , le duc
Philippe, comme mambour perpétuel de Liège, pp. 153
et 205. — Il retourne à Bruxelles . pp. 154 et 205. —
II va aux frontières d'Artois pendant presque tout l'été
de 1400 .après la paix de Liège, p. 205.— 11 apprend
les insultes des Dinanlais contre lui . et il jure de s'en
Tenger. pp. 148 , 205 et 200. — Nouvelle révolte des
Liégeois pendant qu'il est en France, p. 149. — I|
marche contre Dinant et la détruit de fond en comble,
pp. 41 , 159 , 194 et 200. — Il se dirige contre les
Liégeois, p. 100. — Il envoie à Liège un héraut
d'armes, p. 41. — Il demande aux habitants de gar-
der le traité de S'-Trond et de reconnaître leur évéque,
ibid. — Il exige des otages, p. 100. — Il leur écrit de
relâcher Jean Carpenticr. maître de Dinant . p. 101.
— Ses préparatifs contre eux . p. 100.— Les Liégeois
•'avancent contre Charles, du côtéde Butten etd'Othey,
pour le combattre . p. 42.— Ils se décident à négocier
à Oley et à demander merci , pp. 42 et 200. — Con-
ditions de cette paix . par laquelle Charles devait être
avoué et défenseur du pays de Liège, p. 42, — H
retourne à Bruxelles, p. 200. — II prend l'adminis-
tration des états de son père . p. 194. — Il assiste à
ses derniers moments à Bruges . p, 195. — II envoie
des ambassadeurs à Liège . 1407, p. 47.— II apprend
le nouveau soulèvement des Liégeois et la prise de
Huy, pp. 51 , 102 el 207, — Nouveaux préparatifs
contre Liège, p. 103. — Il n'écoute les prières de
personne, et menace même Louis XI , ibid, — Il en-
vahit tout le pays de Liège, pp. 190 et 200, — Il met
le siège devant S'-Trood, pp. 52 et 242. — Les Lié-
geois et les Tongrois conduits par Raes de Heers veu-
lent s'opposer à sa marche , il les met en fuite à Brus-
them. pp, 52, 100. 207 et 242.— Il prend Beringhen,
Borchloen , et continue le siège de S'-Trond , où il
envoie deux hérauts d'armes pour qu'elle lui ouvre ses
portes . pp. 42 , 197 et 207. — Dévastation de cette
▼ille, pp. 104 et 242, — Il accorde merci aux habi-
tants . pp. 197 et 198.— Excès commis par ses soldats
dans le couvent des religieuses augustinesde S'-Trond,
pp. 104 et 105,-11 fait célébrer, dans les églises de
Louvain , la victoire des troupes à Brustliem , p. 100,
— Il s'avance vers Tongres. dont les habitants lui
envoient demander merci , p. 198.— Puis il va mettre
le siège devant Liège avec son armée victorieu** ,
pp. 53, 199 et 208. — Les Liégeois demandent de
nouveau la paix à Bolsay, et il la leur accorde , ibid.
— Dures conditions, ibid. et 242.— Il vient à S'-Lau
rent , p. 54.— Il entre dans Liège par S"^- Marguerite,
pp. 54, 108, 242 et .358.— Rappel des exilés , p. 54.
— Sommes payées au duc . ibid.— Il reproche à Louis
de Bourbon sa sévérité envers les églises, pour la levée
du tribut, p. 55. — L'armée quitte le pays de Liège,
ibid. — Leduc prend des otages, ibid. — Il se rend
à Huy, ibid. — Il laisse Humbercourlà Liège comme
gouverneur en son nom . p. 208.— Le légat Onuphre
va lui demander d'adoucir lesconditionsqu'il a faites
aux Liégeois, p. 240. — Il n'obtient rien, ibid. —
Il rappelle Humbercourt au grand contentement des
Liégeois, ibid. — Son mariage avec Marguerite
d'Yorck, 1408. p. 58. 208, 209, 240 et 374. — Il
part aussitôt après, avec une armée , pour combattre
Louis XI . pp. 170 el 209. — Il fait alliance avec les
ducs de Bretagne et de Berry, p. 170. — Il apprend le
retour des proscrits dans la ville de Liège , p, 359. —
Il envoie des troupes au secours de Louis de Bourbon .
pp. 210 et 359. — Il est campé à Péronne , pp. 212
et 505. — Il reçoit la visite de Louis XI , qui voulait
voir son camp incognito, p. 214. — Il le reçoit avec
les plus grands honneurs et lui donne à souper dans
son camp. p. 215. — Il signe la paix, pp, 209, 215
et 360, — Il communie avec le roi , p, 215, — On lui
porte la nouvelle que les Liégeois se sont soulevés de
nouveau , pp. 209 et 305. — Louis de Bourbon lui
demande secours , p. 210.— Menaces de Charles con-
tre les Liégeois, ibid. — L'évêque ayant été pris à
Tongres, le bruit de sa mort se répand et augmente
la colère de Charles , p, 215. — On assure à ce prince
que les Liégeois se sont soulevés à l'instigation du roi
de France, p. 210. — On lui montre , pour preuve ,
une lettre munie du sceau royal , ibid, — Il se rend
auprès du roi , ibid. — Reproches qu'il lui adresse ,
ibid. — Il écrit à Louis de Bourbon pour qu'il ne traite
pas avec ses sujets , p. 248, — Il médite la ruine de
Liège , p. 174. — Son opinion sur les causes des trou-
bles de ce pays , p, 250. — Il marche contre les Lié-
geois avec Louis XI, pp. 59, 217, 251, 365. — Il
entre à Tongres , p. 251 . — Il loge à Vallys avec
Louis XI , p. 218. — Il est supplié par ce dernier en
faveur des Liégeois, p. 219. — Il refuse, ibid, — Il
montre au roi une lettre d'outrages que les Liégeois
lui adressent, ibid. — Il campe devant la ville de
Liège avec Louis XI, pp. 60, 170 el 254. — II se
dispose à l'attaquer du côté de S"-Walburge, p. 59.
— Dangers qu'il court , dans la nuit où les Liégeois
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TABLE ANALYTIQUE.
TABLE ANALYTIQUE.
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attaquent son camp , pp . 60 et 255. — H est irrité de
TaudacR des Liégeois qui sunt venus Tattaquer jusque
dans sa tente, p. 2il. — Il jure, par S'-George, de
prendre la ville d'assaut et de la détruire, ibid. et 177.
— Il divise ses troupes en trois armées , ibid. — Il
attaque Liège et la prend , pp. 177, 2.54, ■Htù et 38t.
— Il entre dans Liège avec Louis Xi , p. 257. —
Atrocités qu'y commet son armée , ibid. — Nombreux
détails , ibid. — Il est impitoyable envers les vaincus ,
p. Cl . — Il entre à pied dans l'église de S'-Lambert,
p. 225. — Il la prend sous sa protection, ibid. — Fait
planter son étendard dans la nef de l'église, p. 224.
— Met l'épée à la main pour chasser les brigands qui
la dévastaient, ibid.— Loge au palais épiscopal, ibid.
— Il visite Liège avec le roi et le comte de S'-PdI ,
p. 224. — Il ordonne aux religieuses, aux femmes
honnêtes . aux vieillards et aux enfants de chercher un
asile hors de Liège , ibid. — Il fait brûler le quartier
d'Oulre-Meuse , p. 225, — Nomme le seigneur de
Witthem gouverneur du pays, ibid. — Il se rend à
Maestricht avec son armée, ibid. — Il veut faire trans-
porter, à Maestricht le corps de S'-Lambert. 1408,
p. 62. — Un miracle l'en empêche, ibid. — Il y re-
nonce , ibid. — Il fait décapiter Amel de Veiroux ,
bourgmestre de Liège, p. 225.— Veut punir Aix des
secours qu'elle a donnés aux Liégeois , p. 220. —
Reçoit à Maestricht des députés de cette ville, 227.
— Conditions qu'il leur fait, ibid. — Il fait grâce
aux habitants d'Aix , ibid. — Il marche vers le pays
de Franchimont , ibid. — Donne ordre à Wiltbem de
mettre tout à feu et à sang dans le pays de Liège ,
ibid. — Il s'empare de la terre de Franchimont. ex-
cès qu'on y commet, p. 228. — Il poursuit les Lié-
geois jusque dans les bois, pp. 229 et 382. — Il se
rend à Uuy, p. 229. — Écoute les plaintes de la com-
tesse de Blanckenhem contre l'archevêque de Co-
logne, ibid. — S'adresse à ce dernier pour obtenir
justice, ibid. — Il met le légal Onuphre en capti-
vité à Yilvorde, p. 231 . — Il rend la libre possession
de leurs biens aux églises transférées naguère à Lou-
vain , p. 574. — Reçoit l'inféodation de l'ile de la Cité
de Liège , p. 570. — Il reçoit une rente sur les mai-
sons qui seront bâties à l'avenir, p. 03 et 583. — Il a
le profit du tonlieu sous le Pont-des-Arcbes, p. 588.
— Il donne à Louis de Bourbon quittance de 400,000
florins, moyennant le transport du tonlieu susdit,
p. 590. — Permet aux personnes des églises de venir
habiter dans l'ile de la Cité, p. 502. — Ses lettres tou-
chant la contribution des rentes à lui dues, p. 593. —
Mandement i>our contraindre ceux de Peelt , de Lum-
men et de Greveobrock. à payer les rentes et gabelles,
1409, p. 597. -Il soumet les Gantois révoltés, p. 63.
— Somme les Liégeois de tenir leurs promesses, 1470,
p. 65. — Il envoie des commissaires pour détruire les
murs de la Cité , p. 05. — Il en envoie d'autres pour
lever la taille, ibid. -^ Il va de S'-Omer à Uesdin ,
p. 00. — Il envoie une statue de S'-George à l'église
de S'-Lambert, 1471, p. 06. — Il accuse Louis XI
d'avoir empoisonné son frère, le duc de Guyenne,
1472, p. 69.— Il envahit la Gueidre ; il prend Venloo,
Nimègue et Ruremonde , 1473 . p. 70. — Il va à Aix
pour avoir une entrevue avec l'empereur, ibid. — Il le
rencontre à Trêves , ibid. — Il demande à l'empereur
de pouvoir se faire couronner roi de l'ourgogne, p. 70.
— Il traite avec l'archevêque de Cologne, ibid. — Il
va faire le siège de Nuyts, 1474. p. 71.— Il signe une
trêve avec le roi Louis XI , 1 475 , p. 72. — Il a une
entrevue avec le roi d'Angleterre, ibid. — 11 attaque
Nancy, ibid. — Sa lutte contre les Suisses, ibid. — 11
met des tailles vexatoires sur le pays de Liège , ibid.
— Il ordonne qu'on démolisse les fortifications de
Liège , de Tongres el de Uasselt, 1476, p. 72. — Sa
mort, 1477, pp. 73, 371.
Bouryogne (David de), évêque d'Utrecht. Proctstui
lancé par lui contre les la Marck en faveur de Jean
de Horne, en vertu des lettres apostoliques du pape
Innocent, surtout en ce qui concernait le payement de
la pension de Jacques de Croy , 1488 , p. 834.
Bourgogtu (Isabelle de), femme de Pbilippe-le-Bon ,
son corps porté à Dijon, p. 195.
.^ouri/oyne (Jean duc de), 1408, pp. 314 et 510. — Sa
sentence contre les Liégeois est abolie, 1417, p. 562.
Bourgogne (le maréchal de), en 1408, p. 306. — Est
envoyé parle duc contre les Liégeois, 1408, p. 217.
— Fait partie de la troisième armée du duc au siège
de Liège, p. 222. — Conduit l'armée jusqu'aux por-
tes de Liège , p. 353.
Bourgogne (Marie de) renonce aux droits attribués i
son père dans le pays de Liège, 1470, p. 623.— Elle
restitue aux Liégeois les privilèges que leur avait en-
levés son père, 1477, p. 74. — Elle épouse Maximi-
lien . p. 70. — Sa mort , 1482 , p. 83.
Bourgogne (Philippe, duc de), ses instances pourobtenir
la résignation de Jean de Uey nsbergh , p. 5. — II de-
mande l'évêché de Liège pour Louis de Bourbon ,
p. 371. — Il assiège Deventer en 1450, p. 0. — Il
traite avec les habitants de cette vdle , p. 7. — II en-
voie des ambassadeurs à Liège pour apaiser les dilTé-
rends élevés entre l'évêque et la cité en 1450 , p. 8. —
II envoie des députés à la diète de Maestricht , 1462,
p. 14. — Ils se retirent avant le terme , à cause de la
maladie du duc, ibid. —Il fait construire un châ-
teau â Gorcum, 1403 , p. 19. (le MS. porte par erreur
dux Carolua). — Il écrit aux Liégeois pour qu'ils cè-
dent aux vœux de leur prince, et il les menace de
venir à son secours, pag. 17.— Se montre dis-
posé à traiter avec le roi de France au siijet de la Pi-
cardie, ibid. . p. 19.— Il obtient du pape des bulles
pour lever des di-nes destinées â la guerre contre les
Turcs, 1464, p. 19. — Son projet de croisade,
p. 362. — Les troubles de Liège y mettent obstacle,
p. 363. — Il sert de médiateur entre les rois de
France et d'Angleterre , ibid. , p. 21 . — Il envoie l'é-
vêque de Tournay vers les Liégeois, pp. 14 et 141.
— Il reçoit de ces derniers une lettre de défi , p. 145.
— Il tâche de les rappeler à leurs devoirs, p. 203.
La vieillesse l'empêche de marcher contre eux, p. 204.
— Il ordonne des capitaines d'armes , â la nouvelle
de l'invasion des Liégeois dans ses états, p. 192-204.
— Il charge le duc de Clèvcs de marcher contre les
Liégeois, p. 149. — Particularités sur son expédi-
tion contre les Liégeois , p. 238. — Il fait bâtir une
chapelle à Otersioe en l'honneur de la Vierge . après le
massacre des paysans de Wellen , 1400 , p. 32. — Le
peuple y va en pèlerinage , ibid. — Il accueille avec
clémence unedèpuution liégeoise, ibid., p. 58.— Let-
tre par laquelle il ordonne mainlevée de la saisie des
biens du clergé de Liège enclavés dans ses états .
pag. 513. — Son séjour à Bouvignes (un chroni-
queur dit au château de Namur) pendant le sac de
Dinant. pp. 40, 159, 194, 239, 309, 370. — Sa
mort, 1407, pp. 48, 162, 195,200,240,570.—
Son corps porté à Dijon , p. 195. — Ses entrailles à
S'-Donat de Bruges , ibid. — Ses obsèques sont célé-
brées â Liège. 1468, p. 57. — Les Liégeois feignent
de jeter son âme dans les fournaises de l'enfer,
p. 195.
Bourguignons, leurs désordres dans le Brabant, le
Uainaut et le Namurois, p. 152.— Ils se plaignent de
n'être pas payés, ibid. —Ils entrent d'assaut dans
Liège , 1468 , p. 222. — Ils massacrent les citoyens ,
p. 223. — Ils pillent les églises et les monastères,
ibid.— Ils veulent enlever la châsse de saint Lambert ,
ibid. — Ils commettent tous les plus grands excès ,
pp. 224,257, 258, 259.
Bourlar (Antoine) , assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy . 1489 , p. 842.
Bourlet (André) , conseiller de la cité de Liège , présent
aux négociations de Maestricht , 1485, p. 805.
Boumonville (Enguerraad de), 1408 , p. 315.
Bour$ (Vuitace de) , 1408 , p. 314.
Boussut (Jean de) , membre de l'état noble de Liège ,
consent à la paix de Donchery , 1492, p. 859.
Boussut ( Lancelol de) , membre de l'état noble de
Liège, consent à la paix de Donchery, 1 492, p. 859.
Boutevilte (Jean de), 1408, p. 307. — Ses voyages,
ibid.
Boverie (Jean de la) , chevalier présent à Factede pro-
testation touchant le rétablissement des maîtres de la
cité, 1 477. p. 037.— Présent aux négociationsde Maes-
tricht, 1485, p. 805. — Maître de Liège, 1489,
p. 841 . — Membre de l'état noble de Liège , consent
à la paix de Donchery, 1492, p. 859.
Bouvignes , les habitants prennent les pierres de Di-
nant pour fortifier leur ville , p. 370. — Diète tenue
dans cette ville, 1474 , p. 70.
Brabançons (les) envahissent le pays de Liège et de
Looz, 1405, p. 28. —Ils assiègent Ciney , 1467 .
p. 51. — Ils passent la Gerre et s'accagent la Hes-
baye , 1482 , p. 84. — Ils viennent devant Liège et
sont repoussés, 1482, ibid. — Ils sont chassés de
Landen par Guillaume de la Marck, ibid. — Ils at-
taquent le château de Hollogne , 1483, p. 86. — Ils
ravagent la Hesbaye jusqu'à la Meuse , p. 88.— Ils se
disposent à faire le siège de Liège , ibid.
Brabant (pensionnaires de) , obligation des églises de
Liège envers eux , 1487, p. 829.
Brabant. recensement général fait dans ce duché,
1464, p. 20.
Braine occupée par les Français , 1471 , p. 66.
Braits (Pierre) , écoutète de Maestricht, témoin d'un
acte, 1484, p. 761.
Brandebourg (Frédéric, marquis de), établit une trêve
entre Jean De Horne et les La Marck , 1488, p. 830.
— Négocie la paix, p. 831.
Brandebourg (Gerlacht de) , présent à Donchery pour
la paix de Liège, 1492, p. 853.
Brandy (port à) , p. 308.
Brasseries, etc. Art. relatif à ce commerce ainsi qu'à
la vente des grains, dans le record de 1458 , p. 444.
Breck (Henri), complice des Dathyn.— Sa condamna-
tion , p. 389.
Bressin (Gérard de) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy , 1489, p. 842.
Bretagne (le duc de) fait partie de la ligue du bien pu-
blic , p. 191 . — Il vient à Etampes au devant de
Charles de Bourgogne, p. 190.
Broechusen (Jean de) , pp. 555 , 557.
Brocquet (Gilles) , assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy , 1489 , p. 842.
il
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TABLE ANALYTIQUE.
TABLE ANALYTIQUE.
917
liron (Jean le) , de Jemmeppe . assiste à la diète provo-
quée par Jacques de Croy , 1489 , p. 842.
lironckhorst (Ilurman de) et de Baltenbourg , consent
à la paix faite à Doncbery , 149â , p. 859.
Bromjnet (Hubert) , chanoine, témoin d'un acte d'inti-
midation de Raesde Ileers contre le clergé, p. 517.
— Vice-doyen, ratifie l'accord du clergé avec Louis
de Bourbon , 14G0, p. 555.
Brose (Antoine-André), chantre de S'-Denys, ratifie
l'accord du clergé avec Louis de Bourbon , p. 555.
Brouheze (Tbicrri de), notaire , témoin d'un acte, 1483 ,
p. 723.
Bruexken (Arnould de), notaire public, témoin de la
levée des collectes pour l'ordre de S'-Jean de Jérusa-
lem , p. 688.
Bruijuilet (Jean de), complice des Datbyn , sa condam-
nation, p. Ô89.
Brunswick (le duc de), vient à Nimègue, 1478 , p. 78.
— Il est blessé au bras, 1479, ibid. — Il retourne
dans son pays , ibid. — Envoyé par Maximilien pour
auxiliaire des Brabançons contre les Gueidrois , 1513,
p. 128.
Brusthem (bataille de), perdue par les Liégeois, 1467,
p. 1C6. — Mention qui en est faite, p. 648.
Bruxelles, diète tenue dans cette ville pour terminer
les différends, 14G2.pp. 15, 141. — Elle n'a au-
cun résultat , ibid. — Trente mille personnes y meu-
rent de la peste, 1483, p. 90. — Elle se montre
partisan de Maximilien contre Philippe de Clèves,
1488, p. 98.
^ruyn (Godefroid) . officier condamné en 1461 , p. 509.
Bruynne {,\e seig'de), commissaire à Donchery pour la
paix de Liège , 1492, p. 853.
Buckinck (Jean) , vice-doyen , ratifie l'accord du clergé
avec Louis de Bourbon , 1466 , p. 555.
Sucy (Béraultde) , 1408, 309.
Bueil (le comte du), entre dans la ligue du bien public,
p. 192.
Bueren (Voy. Burieu ou Bures).
Burdine (le jeune) , complice des Dathyn , sa condam-
nation , p. 389.
Buren (le S' de) . l'un des otages donnés par les Liégeois
au comte de Charolais , p. 160.
Bures ( Gosuin de ) et son frère Vincent , leur retraite
au milieu des bois , p. 241 .
£ure< (Vincent de), capitaine liégeois des compagnons
de la verte-tente , p. 358. — Rentre dans Liège avec
les exilés , ibid. , et 210. — Il marche sur Tongres,
à la tête des Liégeois, p. 211. — 11 reçoit Louis de
Bourbon prisonnier, p. 212, et jure qu'il ne lui
sera fait aucun mal , idem. — Écoute les menace* de
Uagenbach et refuse d'y obéir, 1468. p. 218. —
Essaie de surprendre la tente du duc ctdu roi Louis XI,
p. 380.— Il quitte la ville après l'assaut des Bourgui-
gnons , p. 222.
Burieu ou Bueren (Jean) de Huy, député des états de
Liège à Aix , pour négocier avec les envoyés de Maxi-
milien, 1483, pp. 710,712.
Burnea ( Jean ) , assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy , 1 489 , p. 842.
Burry (Heyimann), assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy , 1489, p. 841.
Burses ou Bierset (Jean de) , taxé pour le rachat des
otages, 1467 ,p. 47.
Busco (Jean de), chanoine, proteste, avant l'élection de
Jean de la Marck, contre l'interdit de la ville de Liège,
p. 698.
Busco (Pierre de) , chanoine, confère une prébende i
Robert de La Marck , p. 714.
Busleden ( François de ) , docteur , commissaire de
Maximilien pour traiter la paix entre les la Marek et
Jean de Home, 1490 , p. 846.
But (Adrien de), extraits de ta chronique inédite,
p. 362.
Bye (Heurt), chanoine . présent à l'admission de Louis
de Bourbon comme élu de Liège, p. 414.
Calabre (duc de) , fils de Renier roi de Sicile , p. 191 .
Caliot (Jacques), S' de Chanteraine, présent aux né-
gociations de Maestricbt, 1485, p. 806.
Calixte (pape) , son élection , 1456 , p. 6. — Accorde
à Pbilippe-le-Bon , l'évéché de Liège . pour son neveu
Louis de Bourbon , p. 372. — Sa mort , p. 8.
Cambges (François des) , chevalier , assiste à l'entrée de
Louis de Bourbon , à Liège , p. 418.
Cam6rai (èvèque de), fils du S' de Bcrghes. — Sa mort,
1502. p. 117.
Cambrai (Jean de) , secrétaire de Jean de Horne . signe
les ordonnances de 1492. p. 872.
Campo-Basso , capitaine des Lombards, sa défection,
1476, p. 73.
Canes (Mathieu de), frère de Richard de Troncillon ,
p. 637. — Pension que lui accorde Louis de Bourbon,
ibid.
Canne (Ghis de) , S' de Spauwe , sénéchal du pays de
Looz, 1477, p. 75. — 11 accompagne Frédéric de
Withem en Gueidre , 1478, p. 78. — Il est fait pri-
sonnier à Hullogne par les Branbançons , 1483,
p. 87. — Il ordonne à l'abbé de S'-Laurent de faire
évacuer tous les vivres renfermés dans son couvent ,
p. 88. — L'abbé s'y refusant , Gbys de Canne dé-
cide qu'on y mettra le feu , ibid. — Il assiste à l'enga-
gement du trésor de S' -Lambert, p. 717.-- Ses
différends avec l'évêque Jean de Horne sont assoupis
par le traité de Tongres, 753. — Il appelle au pape
et à l'archevêque de Cologne de la conduite de Jean
de Horne, 1485, p. 776. — Il est grand mayeur et
mambour de Liège, page 92. — Indemnités de-
mandées pour lui par les Liégeois à la paix , pp.
804 , 805 et 806. — Il demande des lettres de sû-
reté, p. 807. — Ses exactions et ses ravages dans le
comté de Horne, 1486, p. 93. — Il prend Curin-
ghen et y brûle la résidence épiscopale , ibid. — Il
fait décapiter Pierre Rocquaer , ibid. — Il nourrit
d'audacieux projets , ibid. — H augmente le nombre
de ses soldats , ibid. — Il bâtit à S'-Walburge une
citadelle contre la ville, ibid. — Les enfants la dé-
truisent , ibid. , p. 94. — Le peuple se soulève contre
lui, ibid. — Sa mort, ibid. et 826. — Sa sépul-
ture avec Pierre Rocquaer , p. 94.
Cardona (Jean de) , frère de l'ordre de S'-Jean de Jéru-
salem , chargé de lever les dîmes et collectes, p. 688.
Carlewych , voy. Fontaine (Daniel de la).
Carmaret, chevalier, 1408, p. 311.
Carondelet (Jean de) , S' de Cliampvaus et de Solre-sur-
Sambre , commissaire aux négociations de S'-Trond ,
comme conseiller du duc de Bourgogne , 14G5 ,
p. 532, chancelier de Maximilien. 1486. p. 812.
Carpentier (Jean), bourgmestre de Dinant, se sauve
dans le comté de Namur, p. 161. — Il est arrêté
par les Liégeois , ibid. — Il est amené à Liège et
abreuvé d'outrages , 1467 , p. 45. — Il est décapité
à la demande des métiers, pp. 36 , 45 , 161. — On
coupe son corps en quatre parties . p. 45. — Ceux qui
l'avaient livré reçoivent chacun cent couronnes, ibid.
Catherine (tour de S") à Liège, 1491 , p. 106.
Cauny(Aubertde), 1408, p. 310.
Cavaliers de France qui viennent à Liège , leur combat
avec les habitants de Tongres , 1491 , p. 108. — On
leur paye leur solde et ils se retirent , ibid.
Celles (Louis de), membre de l'état noble de Liège,
consent à la paix de Donchery , 1492 . p. 859.
Ceintes (frères) , changent de couvent avec les Bons en-
fants , 1489, p. 100.
Chabot (Euslache) , S' d'Ommesée . souverain mayeur
de Liège, p. 391. — Témoin d'un acte du chapitre
en 1456 , p. 412. — Il assiste à l'entrée de Louis de
Bourbon à Liège, p. 418.— Il met en garde de loi
l'acte du record donné à la requête de Louis de Bour-
bon en 1458 . p. 459. — Met en garde de loi un au-
tre record , donné à la requête de la cité , p. 481 .
Chabotteal (Walhier) est livré à Louis de Bourbon
par l'archiduc Maximilien. — Il est décapité à Liège,
1478, p. 77.
Chachie (Henri délie) de Geneffe , souverain mayeur de
Liège , p. 400.
r^t/ie (hôpital à la) , 1485, p. 93.
Chaîne (Simon de la) , 1408 , p. 310.
Chdlon (Jean 1 de), prince d'Orange, 1408, pp. 305 ,
306,309.
Chdlon (Jean 11 de) , sa lettre à ceux de Hasselt pour la
démolition de leurs murailles , 1482, p. 702. — Les
états de Liège s'obligent à lui payer une certaine
somme, 1483, p. 706.
C/<d/on (Charles de), comte de Joigny, présent aux né-
gociations de Maestricbt, 1485 , p. 806.
Champagne (comté de), échangé contre la Normandie
en faveur de Charles , duc de Bcrri , p. 209. — Re-
venus annuels de ce grand fief, ibid.
Chandelistrée , rue de Liège où était l'habitation de Wa-
thier Dathyn, p. 428.
Chanoine (meurtre d'un) à Diest par un de ses confrères.
14G0, p. 8.
Chanoines (les) , présents à Liège , procèdent à l'élec-
tion d'un nouvel évêque , 1482, p. 84. — Ils choi-
sissent Jean, fils de Guillaume de la Marck, ibid. ,
p. 85. — Ceux qui étaient réfugiés à Louvain procè-
dent à l'élection de leur côté. — Ils choisissent Jean
de Horne et Jacques de Croy , p. 85. — Les diffé-
rends des chanoines de Liège avec Jean de Home
sont réglés par un article du traité de 1490, p. 850.
Chansons el Pasquilles des Ltéçeois contre Pbilippe-le
Bon , p. 195. — Des Bourguignons contre les Fran-
çais revenus de G^eldre , 1507 , p. 125.
Chapitre (le) de S'-Lambert envoie une dépulation à
Louis de Bourbon, à Maestricbt, pour savoir s'il a une
nouvelle dispense du pape, relativement à son ordi-
nation, 1403, p. 18. — Il insiste pour en voir la
bulle, ibid. — H refuse de recevoir Marc de Bade,
élu mambour par le peuple, 14G5 , p. 23. — Sa ré-
ponse aux propositions dudit Marc de Bade, ibid-
p. 25. —Les échevins lui demandent s'ils peuvent ren-
dre la justice pendant la vacance du siège épiscopal.
— Protestation qu'il fait à ce sujet , p. 412.
Charpentier (Hermann le), assiste à la diète provoquée
par Jacques de Croy, 1489 , p. 842.
Charpentier {Jean le), est élii membre du tribunal par-
ticulier pour les infractions à la paix de Doncbery ,
1492, p. 856. — Il consent à la paix de Donchery,
comme membre de l'état noble de Liège, ibid.,
p. 859.
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TABLE ANALYTIQUE.
TABLE ANALYTIQUE.
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ChartrtuH de Dijon . On y porte le corps de Phifippc-
le-Bon , p. 195.
Chartreuse de Liège , pillée par les Bourguignons ,
p. 2:23. — Elle est occupée parles la Marck, 1487,
p. 05. — Elle est en partie brûlée par accident , ibid. ,
p. 90. — Elle est évacuée par les la Marck . ibid. —
La cité de Liège ordonne que les murailles en soient
détruites, ibid. — Texte de Tordonnance, p. 825.
Chartreux (l'église des) est réparée , 1488 , pp. 97, 99.
Chasteller (iicqutitie), tué à Montlhéry , p. 189.
Chastenay (Gautier de) , 1408 , p. 309.
Chcutenay (Jacques de) , 1408, p. 309.
Château-FUlain (le S' de), 1408, p. 313.
Chêne (Jean du) ou de Quercu , chanoine , signe un ac-
cord avec Louis de Bourbon , p. 551 . — Il est présent
à Pacte de protestation touchant le rétablissement des
maîtres de la cité , p. (i37. — Il est chargé de faire
l'élection de Jean de la Marck, 1482, 097. — Il
confère une prébende à Robert de la Marck , 1483,
p. 714. — Témoin d'un acte, ibid., p. 716. — Il
confère un canonicat à Éverard de la Marck. ibid. ,
p. 724. — Et à Philippe de la Marck , ibid. — Dé-
puté à la diète de Valenciennes , p. 779. — Amené
captif au château de Huy, p. 780 et note 1. — Sa
rançon, ibid.
Christinettê (Jean), assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy. 1489, p. 842.
Chronogrammes du sac de Liège , p. 929.
Choisel (Amé de), 1468 , p. 310.
Choisy (Jean de), 1408, p. 309.
Cilly (Claude de), maître-d'hôtel de Jean de Home, dé-
puté à Donchery, 1492 , p. 853. — Député pour i'ap-
pointement relatif à Tongres, 1494, p. 873.
<7/air8 (les soeurs de S"'), 1488, p. 99.
Clamteur (Jean , fils de Lambert le), assiste à la diète
provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 849.
Clauteur (Morea le) , assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, ibid.
Clerc (un) est décapité devant S'-Lambert, pour avoir
reçu des lettres de trahison , 1477, p. 75.
Clere (le) de Montegnée, complice des Dathyn.— Sa con-
damnation , p. 389.
Clerc (Jean le), conseiller de Liège , député de la Cité à
Doncbery, 1492, p. 853.
Clercx (Tbielman de), cloitrier de S'-Lambert, témoin
d'un acte du chapitre , 1456, p. 412.
Clergé (le) de Liège appelle de la sentence prononcée à
Trêves, 1464, p. 2L — Grande perplexité dans la-
quelle il est , à cause des menaces du peuple , au sujet
de l'interdit, 1465, p. 95. — Il offre d'envoyer à
Rome, p. 26. — La plupart des ecclésiastiques quit-
tent Liège , ibid. — Le peuple envahit les maisons des
absents, ibid. — Ordre proclamé au perron , de res-
tituer les objets pillés , ibid. — Le clergé consent aux
conditions de la paix faite à Huy, 1406, p. 37. — 11
envoie sept députés à Rome pour obtenir l'absolution,
ibid. — Il envoie aussi à Bruxelles, vers Philippe-
le-Bon , p. 38. — Il abandonne Liège et va rejoindre
Louis de Bourbon . 1467, p. 40. — Il résiste à la Uille
exigée par le duc Charles , 1470, p. 65. — Il se pour-
voit en appel contre le légat Sylvestre . évêque de
Clusium, 1481 , p. 691. —Texte de l'acte, ibid. —
Autre acte d'appel, p. 693.
Clermont (Adam de), acquéreur de la terre de Sedan ,
p. 750.
Clèves (Adolphe de), capitaine de Tun des corps d'armée
du comte de Charolois, 1405, p. 187. — Il poursuit
des Liégeois cachés dans les bruyères, 1407, p. 197.
— Il fait partie de la troisième armée du duc Charles
au siège de Liège , p. 222.
Clèves (duc de), chargé par Philippe-Ie-Bon de marcher
contre les Liégeois , p. 149. — Il vient à Tirlemont ,
ibid.— Il incendie les villages , ibid. — Il va à Bruxel-
les auprès de Philippe-le-BoB , ibid, — Il attaque les
Gueldrois,1478,p.78.
Clèves (Jean de), capitaine de Pbilippe-Ie-Bon , p. 109.
— Il bat Loesbosch, ibid.
Clèves ou de Ravesteyn (Philippe de), sa lettre à ceux de
Hasselt , pour la destruction de leurs murailles, 1482,
p. 702. — Les états de Liège s'obligent i lui payer
une somme d'argent , 1483 , p. 706. — Lettre de
Maximilien , pour contraindre les états de Liège i
payer 30,000 livres à ce seigneur, 1484, p. 757. —
11 s'oppose au duc Albert de Saxe , 1 488 , p. 98. — Il
se ligue avec certaines villes du Brabant contre Maxi-
milien , ibid. — Il assiège S'-Trond , où était l'évêque
Jean de Uorne , 1489, p. 100.
Cleyne (Arnould) assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy, p. 849.
Cleynnewerts (Jean), maître de Looz , député pour les
négociations de S'-Trond , 1405, p. 530.
Clockin (<Mlle del). assiste k la diète provoquée par iê^
ques de Croy, 1489 , p. 842.
Clocquier (Tbiry de) , dit de ff'aleve , membre du tribu-
nal particulier pour les infractions à la paix de
Doncbery, 1492, p. 856.
Cloestenen (Jean) , officier condamné en 1461 , p. 509.
Cloestenere (Jean), témoin d'un acte . p. 093.
Cloestene (Jean), procureur fiscal de l'archidiacre de Hes-
baye, présent à la lecture d'une protestation de l'éco-
lltre de Liège contre Jacques de Croy , 1 489, p. 844,
note 1.
Clopper (M' Nicolas) , chanoine de Tournay , présent à
l'admission de Louis de Bourbon comme élu de Liège,
p. 413. — Fait certaines réserves sur les points pro-
posés par le chapitre , p. 417.
Clugny (Ferri de) , évêque de Tournay , cardinal de
S'-Clément, (1483 . p. 91. —Il travaillée la division
du pays de Liège endeux évêchés, ibid. —Il meurt à
Rome . ibid.
Clugny (Guillaume de) . protonotaire apostolique. — Il
vient à Liège fairedes propositions de la part du comte
Charles , 1460, p. 42. — Il menace les Liégeois de la
part du duc Charles, 1470, p. 65. — Ses vexations
envers les Liégeois , 1471 , p. 06.
CluppelSclagers(i\y). Nom donnéaux hommes soulevés
contre les procureurs. Jlibi sociétéde Riblauds, 1401,
pp. 9 , et 501 . — Leur costume , p. 9.
Coelen(Jos$e de) . S' de Duras , membre de l'état noble,
présent à l'acte de protestation touchant le rétablis-
sement des maîtres de la cité , p. 037.
Coelensoen (Pierre), chanoine de S'-Denys. — Violences
exercées contre lui par les de Horne, p. 785.
Coelmont (le château de) , est rétabli par les la Marck ,
1488, p. 97.— Jean de Horne s'en empare, 1489,
p. 101.
Corn (Henri) , maître de Liège, p. 391.
Coir (Jean de) , S' de Rameyoule , échevin de Liège ,
signe le record de 1458 , donné à la requête de Louis
de Bourbon . p. 400. — En signe un autre donné à la
requête de la cité , p. 482.
Colchon d'Jng leur (Jean), p. 428.
CoUn (Guillaume de) . membre de l'état noble de Liège,
consent à la paix de Doncbery, 1492, p. 859.
Collis (Jean de) , officier condamné en 1 401 , p. 503.
Cologne (les bourgmestres de cette ville), viennent en
députation à Liège auprès de Jean de Horne . 1499,
p. 115. — Présents qu'ils lui offrent, ibid. — Sédition
contre le magistrat de cette ville, 1513, p. 128. —
Exécution de coupables , ibid.
Cologne (l'archevêque de) , ses députés à la diète de
Maesiricbt, 1402 , p. 13. — Il vient visiter les Lié-
geois au siège de Reyde , 1464 , p. 21 .
Cologne (Uermann. archevêque de), négocie la paix entre
les la Marck et Jean de Horne , 1490, p. 840, 852. —
Arbitre touchant la surprise de Tongres, 1494. p. 874.
Cologne (RoberW archevêque de) , accusé du meurtre du
comte de Blanckenhem , p. 229.
Cologne (Gilles de), assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy, 1489, p. 842.
Cologne (Jean de) , chanoine , présent à une protesta-
tion du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de
Liège, p. 698.
Cologne (Wautelet de) , sergent chargé de faire les pro-
clamations au perron de Liège, 1480, pp. 813 et sui-
vantes.
Comète (10 juin 1456), p. 6.— lien paraît une peu
avant la prise de Liège, 1408 , p. 370.
Compte, 1472, p. 08.
Commech (Alexandre de), chevalier d'Ecosse, 1408 ,
p. 308.
Commissaires de la cité de Liège. — Limites de leur
pouvoir relativement au mayeur de Liège , p. 457.
Commissaires des états du pays de Liège envoyés à
Aix pour négocier avec les ambassadeurs de Maxi-
milien, page 711. — Relation de leur voyage,
ibid.
Complainte de Dînant, en vers français , p. 335. — De
la cité de Liège , en vers français , p. 325.
Conches (le S^ de) , 1408 , p. 509.
Condet (hàlard de), frère du S' de Hametes, décapité à
Bruges .p. 371 .
Condrox (le) est ravagé par les Liégeois, 1405 . p. 28.
Conflans (château de) , appartenant à Pbilippe-Ie-Bon ,
p. 190.
Cbn/'rerie» licenciées , p. 200.
Contributions. Discussions entre les prélats et les cha-
pitres pour leur payement, 1473 , p. 09.
Coperdraet (Mathias). prêtre, présent à la lecture d'une
protestation de l'écolâtre de Liège contre Jacques de
Croy, 1489, p. 844, note 1.
Coppe-d'Or (la) , maison appartenant à Wathier Da-
thyn , p. 428.
Copy (Philippe), député de S'-Trond pour les négo-
ciations avec le duc de Bourgogne, p. 530.
Corbesier (Costan le) , assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy , 1489 , p. 842.
Corbesier (Servais le) , assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489 , p. 842.
Corbion (Bauduin de) , témoin d'un acte , p. 684.
Corne (Jean de la), échevin de Liège, témoin d'un
acte du chapitre en 1450, p. 412.
Cornillon (mont) . théâtre de l'entrevue du légat avec
les Liégeois, p. 245.
Coronmeuse (Jean de), abbé de S'-Jacques, son élec-
tion, 1506, p. 123. — Est confirmé par l'évêque
Érard , 1507, ibid. — Fait la consécration de l'église
des frères de Jérusalem , ibid.
Corswarem (Arnould de). S' de Nyel , maître d'hôtel de
Louis de Bourbon , assiste à son entrée à Liège ,
9-20
TABLE ANALYTIQUE.
p. 418. — Membre de Pétat noble , présent à l'acte
de protestation touchant le rétablissement des maîtres
de la cité , p. 637.
Corswarem (Jacques de) , chanoine de Liège , caution
de Robert de la Marck , lors de la collation de sa pré-
bende , 1483, p. 714. Placard affiché à sa porte,
1487, p. 822.— Député de la cité à Donchery, 14U2 ,
p. 853.
Corswarem (Jean de) , S' de Landillies, membre de l'état
noble de Liège , consent à la paix de Donchery, 1492,
p. 8.">9.
Corswarem (Raes de) , membre de l'état noble de Liège,
consent à la paix de Donchéry, 1492, p. 859.
Corswarem (Walter de) , maître de la cité , accompagne
Jean de Home lors de son intronisation , 1484 ,
p. 767. — Assiste à la diète provoquée par Jacques
de Croy, 1489, p. 841. —Certifie la protestation
faite contre ce dernier , p. 844. — Membre du tribu-
nal particulier qui devait juger les infractions à la
paix de Donchery , 1492 , p. 856.
Corswarem (Watier ou Wanck de), archidiacre d'Ar-
denne , fait prêter serment à Jean de Lysura , repré-
sentant de Louis de Bourbon lors de son élection ,
p. 415. —Présent à son installation, p. 419. —
Grand scelleur , présent à Pacte de record donné à la
requête de la cité en 1458 , p. 482.
Corswaremme (Walter de) , chanoine , proteste contre
l'interdit de la ville de Liège, avant l'élection de Jean
de la Marck, p. 698. — Député des états à Aix,
pour négocier avec les envoyés de Maximilien ,
1483 , p. 710. — Confère une prébende à Robert de
la Marck, ibid., p. 714. — Il assiste Jean de Home
à son intronisation , 1484, p. 768.
Cortenbach (Jean de) , sénéchal de Bilsen , p. 583.
Cortenbach (Jean de) , membre de l'état noble de Liège,
consent à la paix de Donchery , 1493 , p. 859.
Cortenbach ( ), détenu au château de Longne
par Jeannot , le bâtard. — Article du traité de paix
relatif à lui, 1490, p. 849.
Cortenbach (Nicolas) , maître d'hôtel de Jean de Home ,
est fait prisonnier par les La Marck , 1488 , p. 97.
Cortenbach (M' Pierre de), chanoine , présent à la com-
parution du procureur de Jean de Home , devant le
chapitre , 1484 , p. 763.
Cortenbach (Pierre de) , prévôt de Notre-Dame de Ton-
gres , chanoine et scelleur de Liège , procureur de
Jean de Horne , remet à David de Bourgogne des
lettres apostoliques contre les la Marck , 1488,
p. 834.
Corthiesem (église de), brûlée, 1490, p. 105.
Costain de Frères,' complice des Dathyn. Sa condam-
nation , p. 389.
Costeal (Jean), complice des Dathyn.— Sa condamnation,
p. 389.
Cottebrune, seigneur de Château-Villain, 1408, p. 313.
Couleuvriniers , voy. Ferte-Tente.
Coully , voy. Crully.
Cour (Jean de), maycur de Halem , établi par Philippe-
le-Bon, p. 151. — H brûle les environs de Uerck ,
ibid.
Courcelles (Jean de), 1408 , p. 313.
Courcoul (Jean), complice des Dathyn.— Sa condamna-
tion . p. 389.
Courtejamble (Jacques de), 1408. p. 309.
Courtevain (Baudouin), abbé de Floen, consent au traité
de Donchery, 1492, p. 860.
Couteaux. Défense faite par le duc Charles, aux Liégeois,
de porter de grands couteaux pointus , p. 200.
Couvents et églises (liste des), des pays de Liège et de
Looz imposés en 1470, p. 054.
Couvin. Portes et murailles de cette ville détraites ,
1408, p. 323, note.
Couvin (Woutier de), membre de l'état noble de Liège ,
consent à la paix de Donchery, 1492, p. 859.
Cot;ereur (Jean le), de Dioant, est accosé d'avoir excité
ses compatriotes contre Liège, p. 563.
Cran (Antoine de), 1408, p. 310.
Crehain (Gérard de), fils de George, p. 429. — Exécu-
teur testamentaire de Wathier Dathyn , p. 433.
Cressignées (Jacques de), maître de la cité de Liège,
présent aux négociations de Maestricht, 1485, pp. 805,
806 et 808.
Crexhant (Eustache de) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 842.
Croisiers établis à Dînant, 1498, p. 1 14.
Croisiers, de Liège, vexés parBenotton, 1471 ,p.67.
Croix (église de S"), obtient un délai pour payera Be-
notton, ibid.
Croix sanglantes apparaissent sur les vêtements, etc. ,
1501, p. 116. — ÉcrMde Libert, suiïragant de Liège,
à ce sujet, ibid., no .
Cr^imme, secrétaire de Maximilien , 1484, p. 743.
Crouy (le seigneur de), 1408, p. 315.
Croy (le sire de), sa médiation entre le roi Louis XI et
le comte de Charolais, p. 191. — Son expulsion du
royaume, à la demande de ce dernier, ibid. — H est
accusé d'avoir brouillé Charles avec son père , ibid.
Croy (Jacques de), élu de Liège, 1482 , p. 85. — S'ef-
force d'obtenir que le siège èpiscopal soit transféré en
Brabant , 1483 , p. 91 . — Il cède ses droits à Jean de
TABLE ANALYTIQUE.
921
Rome , moyennant une pension , p. 85. — Sous pré-
texte de non-payement de sa pension, il vient à Liège.
1488, p. 98. - Il publie l'excommunication de Jean
de Horne, ibid. — Il s'installe en qualilé d'évêque de
Liège, ibid. — Le mauvais état des revenus du do-
maine est cause que celte pension, de 1,500 florins
d'or, n'est pas payée par Jean de Horne , p. 835. —
Règlement du pa|>e Innocent . à cet égard, p. 836.—
Jacques de Croy provoque une diète à Liège, 1489,
p. 841. — On proteste contre lui , ibid. — Autre pro-
testation . p. 844 . note 1 . — Il ne veut pat entendre
parler de paix, 1490. p. 103. - Il quille Liège,
p. 104.— Il revient à Liège, ibid. - Il introduit dans
la ville Robert de la Marck. p. 105. — Il est accusé
de la disette, 1491 , p. 106. — Il quille Liège avec
les Français , p. 108. - Il est poursuivi par le peuple,
ibid. — Il vient à Liège pour recueillir la succession
de Jean de Horne. 1505, p. 121. — H quille Liège
après l'élection d'Érard de la Marck , ibid.
Croy (Michel de), seigneur de Sempy. présent aux négo-
ciations de Maestricht , 1 485 . p. 806.
Crully ou Coully (Olivier de), 1408, p. 313.
Culen (Guillaume Van dcr), clerc, présent à la lecture
d'une protestation de l'écolâtre de Liège contre Jac-
ques de Croy, 1489 , p. 844 , note 1 .
Cusa (le cardinal Nicolas de). Sa mort . 1464 , p. 21 .
Cusance (Jean de) 1408, p. 310.
Cyney (Godefroid de) appelle au pape et à l'archevêque
de Cologne , de la conduite de Jean de Horne , 1485 .
P-776.— Sentence de Jean deHorneconlrelui. p. 786.
6yfM?y (Jean de), témoin d'un acte . 1483. p. 71 6.
Daele (Art , dit van den), mentionné au testament de
Wathier Dathyn. p. 429.
Daelhem (terre de) incendiée par les Liégeois, p. 274.
Daelhem est pris par les Liégeois, 1465 . p. 147.
Dalfin ( Guillaume) présent â un acte de Jean de Home,
1486, p. 811.
Dantart (Jean), érhevin de Liège, signe le record donné
à la requête de Louis de Bourbon. 1 458, p. 400. — En
signe i . utre donné à la requête de la Cilè . p. 482.
Damiette (tour de) . au château de Huy ; on y enferme
les envoyés Liégeois prit à Valenciennes , 1483,
p. 780 , note 1 .
Dammartin (le comte de) entre dans la ligue du bien
public, 1465, p. 193.
Danemarck (le frère du roi de), 1408 . p. 307.
Dannea ( Etienne ) assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy. 1489, p. 842.
Dannea ( Jean ) assiste à la diète provoquée par Jacques
de Croy, ibid.
Dary (Jean), abbé de S'-Gilles, consent au Iraité de
Donchery, 1492, p. 860. — Son avarice, 1503,
p. 118. — Sa mort. ibid.
Dathyn (Agnès, fille de Wathier). épouse de Jean de
Soye. — Legs que lui fait son père, p. 427.
Dathyn (Guillaume), père de Wathier Dathyn.— Sa
condamnation . 1433. p. 389. — Messe fondée pour
le repos de son âme. p. 428.
Dathyn (Jean), fils de Wathier. — Legs que lui fait son
père, p. 427.— Exécuteur testamentaire de Wathier.
p. 433.
Dathyn (Wathier), mandement de l'official de Liège con-
tre lui, p. 382. — Sa condamnation, 1433, p. 389. -
Détails des crimes dont lui et ses complices étaient ac-
cusés . ibid. et seqq. — Autres détails, p. 392. —
L'empereur confirme sa condamnation, p. 398. — Il
adresse une supplique à Louis de Bourbon, pour lui
et ses complices, p. 423. — Demande de déférer à la
justice du duc de Bourgogne, ibid. — Son leslamenl,
p 426.— Description de son écusson, p. 434, note 1 .
— Son épitaphe, ibid.
Z>af Ayn. Enquête faite à Liège, touchant ceux qui avaient
reru les biens confisqués aux Dathyn , 1463, p. 18.
Débiteurs de Commerce sont jugés par les maîtres et
le conseil de Liège. — Article d'un des record relatif
à eux, 1458, p. 451.
Déguisements. Défense d'aller la nuit avec un déguise-
ment. 1486. p. 821.
Delpierre (Gille), doyen de S"-Croix. — Violences exer-
cées contre lui par les de Horne, 1484, p. 785.
Dene (Nicolas) est sacré abbé de S'-Hubert, 1 475, p. 72.
/>e»is (Église de S') à Liège, les grains y sont saisis par
Benollon, 1471, p. 67.
Denixhe ( Renier, dit Rennekin) assiste à la diète pro-
voquée par Jacques de Croy, 1489, p. 841.
Députés de France , de Brabant et de Gueidre, viennent
à Liège pour la paix , 1509, p. 127. — On ne conclut
rien à cause de l'absence d'Érard de la Marck, ibid.
— Nouvelle députation pour le même sujet, 1511 ,
p. 127.
Z>escAamps (Guillaume), mambour delà cité de Liège,
lors de la demande d'un record que firent les maîtres .
1458, p. 460.
Deventer assiégée par Philippc-le-Bon, 1456, p. 6.
Deyn (Jacques) , garde-du-corps du duc Charles , bailli
d'Ardres au comté de Guisne , certifie la chronique de
Théodoric Pauli , p. 231.
Dialogue en vers , sur la rébellion des Liégeois , p. 347.
Z>i>pen6«ec* (Église de) brûlée, 1490, p. 105.
/>ïernin (Alexandre), 1408, p. 308.
116
922
TABLE ANALYTIQUE.
/>ie«/(Arnould de), abbé de S'-Jacques en remplacement
de Conrard Dumoulin, 1474, p. 71. —Sa mort.
1483, p. UO.
Diest (couvent de), incendié , 1499, p. 115.
Dièle faite à Llé^e à la demande de Jacques de Groy ,
1489, p. 841 . — Autre diète assemblée à Diest, 1498,
p. 113.
Dtmes et collectes recueillies dans les églises de Liège ,
pour Tordre de S'-Jaan de Jérusalem, 1481 , p. 088.
Z>inanl se rend après la bataille d'Othée, 1408, p. 317.
— Portes et murailles de cette ville détruites , p. 323.
— Elle demande la paix, 1466, p. 30. — Son inso-
lence envers le comte de Cbarolais , 1460 , p. 194. —
Elle est ruinée par Charles de Bourgogne , pp. 159,
194, 388, 293 et 294. — Églises et cou vents livrés aux
f1ammes,ibid.— Allusionà la ruinede cette ville, p. 330.
— Les maîtres de Dinant se sauvent à Liège , où ils
viennent conter la prise et la ruine de leur ville, p. 41 .
Dinantaii (les) se soulèvent contre un certain chevalier,
nommé Jean de Valle, 1404, p. 23. — Leur haine
contre Bouvignes, p. 239. — Ils abandonnent le
parti des Liégeois, ibid. — Paix avec le comte de Cha-
rolais, ibid. — Ils recommencent la guerre avec les
Namurois, ibid. — ils se réconcilient avec Louis de
Bourbon , 1466 , p. 36. — Ils sont exclus de la grâce
de Louis de Bourgogne . p. 38. — Leurs insultes au
duc Philippe et à Charles , son rds , pp. 38, 148, 205
et 363. — Leurs bravades contre les Bourguignons,
p. 306. — Ils exposent un mannequin , représentant
le comte de Cbarolais , p. 1 48. — Ils brûlent le couvent
de Moulin, au comté de Namur, ibid. — Leur ville est
prise par Charles de Bourgogne, pp. 206, 239 , 364 ,
.368 , 369 et 370. —Vers sur le sac de Dinant , ibid.
Z>mfevi7/e (Guillaume de), seigneur de Schones, p. 532.
Dioclès. Personnage du poème d'Angelus de Curribus ,
sur les événements de Liège , p. 246.
Ditette dans le Uainaut et la Picardie , 1482 , p. 81.
Di$gongue (Jean de), 1408 , p. 313.
Dix-hommes (les). Leur institution , p. 793. — Alliance
que Guillaume de La Marck fait avec eux , ibid.
Dixmude (Bâtard de), 1408, p. 313.
Dobbelsteyn (Guillaume de), membre de la noblesse du
pays de Liège, ratifie le traité de Tongres, 1484,
p. 755. — Présent à la comparution du procureur de
Jean de Horne devant le chapitre, 1484, p. 763. —
Assiste à Pintronisation de Jean de Horne , p. 767.
Donchery. Assemblée tenue dans cette ville , pour né-
gocier la paix entre les la Marck et Jean de Horne ,
1492, p. 852 , note 1 . — Traité de paix y conclu et
confirmé à Maestricht, p. 859. — Les infractions qui
y seront faites , doivent être jagées par un tribanai
spécial . p. 854 et suiv.
Donck (Claes de), membre de Pétat noble de Liège, con-
sent i la paix de Donchery , 1492, p. 859.
Dongys {Ph\\ip\te), tué à Montlhéry, p. 189.
Doreit (Jean), assiste â la diète provoquée par Jacques
deCroy, 1489, p. 841.
Z>ours (le seigneur de), 1408, p.<3l4.
Duersteden, près Wyck.— Monitoire de David de Bour-
gogne daté de ce château , 1488 . pp. 8ô9 et 840.
Dunoys (le comte de), entre dans la ligue du bien public,
1465, p. 191.
Duras , voyez Cœlen.
Durbui (château de), occupé par les Liégeois, p. 742.
Duren (ville de), dans le pays de Julliers , 1498 , p. 1 14.
Duys (Pierre), prêtre. — Violences exercées contre lui,
à Maestricht, par les de Horne , 1485 , pp. 776, 785
et 786.
Dynt (Gérard), membre du tribunal particulier qui de-
vait juger les infractions à la paix de Donchery, 1492,
p. 856.
Dyo (le seigneur de). 1408 , p. 31 1 .
Echevins de Liège , quel salaire ils peuvent exiger pour
leurs conseils. Art. d'un record de 1458, p. 467.
Echt (Jean Engelbert de), notaire public, témoin de
la levée des collectes pour l'ordre de S'-Jean de Jé-
rusalem, 1481 , p. 688. — Témoin d'un autre acte,
p. 693. —Témoin d'un autre acte, 1485, p. 716.
Eckers (Gérard), chanoine, présent à une protestation
du chapitre de S'-Lambert, contre l'interdit de Liège ,
p. 698.
£co/ierj (couvent des) à Liège, sa réforme, 1 496, p. 113.
Eglises (les) de Liège se refusent au prélèvement de la
dîme contre les Turcs, 1464, p. 90. — Elles offrent
au duc de Bourgogne leur aide dans le cas où il ferait
lui-même la croisade, ibid. , idem. —Elles font une
réponse favorable aux gens de finance du comte
Charles. 1466, p. 49. — Elles se refusent ensuite à
payer, ibid., p. 43.— Menaces qu'on leur fait, ibid.
— Leur réponse, Ibid. — Elles envoient des députés
au chapitre asst:mblé â Huy par l'èvêque, ibid.,
p. 44. — Elles envoient des députés à Rome, 1467,
p. 47. — Elles donnent leurs joyaux et leurs trésors
en garantie des sommes dues à Charles de Bourgo-
gne , ibid. , p. 54. — Elles sont relevées par lui de
leurs obligations à cet égard, ibid. , p. 55. Elles
refusent d'accepter les propositions du seigneur de
Humhercourt, 1468, p. 55, — ArresUlions des pen-
sionnaires des églises en Brabant, 1469, p. 64. —
Saisie de leurs biens, ibid.
TABLE ANALYTIQUE.
925
Eggermont. Trois malfaiteurs y sont pris , puis déca-
pités derrière S'-Paulen ile , 1409, p. 64.
Egmont (le comte d'), s'empare d'Arnbem. 1478,
p. 78.
Egmont {Guilhume d') , membre de l'état noble du pays
de Liège, consent à la paix faite à Donchery, 1492 ,
p. 858.
Eldris ou Eldren (le comte de) , tué par les Liégeois
àTongres,1468,p.211.
Eldris ou Eldren (Arnoulii de), chantre de l'église de
Liège . installe Louis de Bourbon comme élu . p. 419.
Eldris ou Eldren (Godenol de) , chanoine et écolâtre .
chancelier de Liège , violences des De Home contre
lui, p. 785. — Fait une protestation contre Jacques
de Croy. 1 489 , p. 844 . note 1 . — Membre du tribu-
nal particulierqui devait juger les infractions à la paix
de Donchery . 1492 . p. 856.— Membre de l'état noble
de Liège, consent à la paix de Donchery. ibid., p. 859.
Elen (Martin Vander) , doyen «le S'-Denys , témoin d'un
acte, 1480, p. 084.
Elsrake (Eirnoult de), maître d'Hasche , député pour
les négociations de Tirlemont , 1405. p. 530.
Emptines (Englebert d'), membre de l'état noble de
Liège, envoyée Maestricht. scelle le traité, 1492,
p. 860.
Emptines (Guillaume d'). S' de Uermale , maître de la
cité. 1477. p. 75.— Assiste à l'engagement du trésor
de S'-Lambert. 1483, p. 717. — Membre de la no-
blesse du pays de Liège , ratifie le traité de Tongres ,
1484, p. 755.
Enfants (combat des) ou des garçons entre eux , 1466 ,
p. 35 , 39.— Us forcentks passants à crier vive Bade ,
ibid. , p. 34. — lisse forment en société par quartiers ,
ibid., p. 35.— Ilss'avancent jusqu'à Viset, ibid.— Leur
capitaine Zy Gardir est décapité, ibid., p. 41.
Enghien(le S' d'), 1408 , p. 306.
Enghien (Jean d') , S' de Castergate. présent à l'admis-
sion de Louis de Bourbon comme élu de Liège, 1450,
p. 413. — Fait certaines réserves sur les points pro-
posés par le chapitre, p. 417.
Enghien (maître d') . en Hainaut. Ses vers sur le sac de
Liège, p. '307.
fnn^fn... (Jean de) , proposé par Maximitien pour l'ab-
baye de S'-Trond , 1484 . p. 743.
Entailheur (Jean 1'). assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy. 1489 , p. 842.
Esne (Jean d') , chanoine, proteste avant l'élection de
Jean de la Marck, contre l'interdit de la ville de Liège.
1482, p. 698.
Espinasse (Oudart de I') , 1408 , p. 310.
Etampes (ville d'). Charles de Bourgogne y rencontre les
princes ses alliés , 1465, p. 190.
Etrangers. Les la Marck s'engagent à faire quitter le
pays à toutes les troupes étrangères qu'ils y ont ame-
nées, 1490, p. 850.
Eugène /T. Sa bulle de concession de privilèges à l'é-
glise de Liège, 1432 , p. 659.
£"i"er6orfe (couvent d') incendié, 1499 , 115.
Evermare (église de S'-) à Rutten , célèbre par des mi-
racles . 1498, p. 114.
Exécutions à mort devant les degrés de S'-Lambert ,
1467, p. 49. — De neuf citoyens, p. 55.
Eyck (Jean de) , officier condamné en 1461 , p. 502.
Eyck (Jean de), doyen, présent à une protestation du cha-
pitre de S'-Lambert. contre l'interdit, 1482, p. 698.
Eyneten (Herman Van ), sénéchal de Stockhem , mem-
bre de l'état noble de Liège , consent à la paix de Don -
chery, 1492, p. 800.
Eyneten (Jean de) , membre de l'état noble de Liège ,
consent à la paix de Donchery, 1492. p. 800.
£'}/ns6roec)fc(GheyscIbcrlde), écoutètedeLooz, sa confes-
sion à Maestricht avantde mourir, 1484, voy. Ryckel,
pp. 92, 774 et 802.
Faber (Jean), prélocuteur, expose aux echevins en 1456,
la protestation du chapitre sur l'ouverture de la loi.
p. 413. — Mambourde Louis de Bourbon, lors de la
demande du record aux echevins, 1458, p. 440. —
Est présent à l'acte de record donné à la requête de
la cité , p. 461 , 482.
Fabri (Godefroid), officier condamné en 1461 , p. 503.
Fubri (Jean) , chanoine , présent à une protestation du
chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège ,
1482, p. 698.
Fabrt (Louis), officier condamné en 1461 , p. 502.
Falais (château de) occupé par les Liégeois, p. 742.
Falloise (Jean del) , èchevin de Liège , témoin d'un acte
du chapitre, 1456 , p. 412. — Signe le record donné
à la requête de Louis de Bourbon en 1 458 , p. 460. —
En signe un autre donné à la requête de la cité,
p. 482.— Assiste à l'engagement du trésor de S'-Lam-
bert, 1483, p. 717. **
Falsar (le petit) quitte Huy et porte le ravage daift le
Kamurois et la Campine, 1483, p. 89. — 11 prend la
ville de Peer eten massacre les habitants, ibid.
Farain ( le capitaine de) est décapité pour trahison ,
1501 . p. 116.
Faukenberg ( Jean de ) . chapelain , témoin d'un acte
du chapitre. 1482, p. 695, 696. —Témoin de la
protestation faite, avant l'élection de Jean de la Marck.
contre l'interdit de la ville de Liège , p. 697.
9U
TABLE ANALYTIQUE.
TABLE ANALYTIQUE.
9-25
Fay (Mathia de), regislrateur cl appariteur de la cour
de Liège , présent à radmission de Louis de Bourbon
comme élu de Liège . 1450, p. 414.
l'emmet armées suivent les Liégeois en Brabant, p. 147.
— Tuées lors de l'attaque de Liège par les Bourgui-
gnons , p. 177.
Fendeur (Jean le) assiste à la diète provoquée par
Jac(|uesde Croy . I48U . p. 841 .
/erme(Gnillaumede), chanoine, témoindeTintimidation
exercée par le peuple contre le clergé , 1 405 , p. 521 ,
Ferrare (le comte de), capitaine de Philippe-le-Bon ,
1405, p. 191'.
Ferrici (Pierre), légat apostolique envoyé à Liège.
par Pie II , pour examiner les causes de Tinterdit ,
1405, p. 10, 513, note 1 , et p. 510. -llarriveà
Aix-la-Chapelle et appelle à lui Louis de Bourbon ,
les bourgmestres de Liège et les maîtres des villes du
pays de Looz , ibid. —Conseille aux Liégeois de se
soumettre au jugement de la Rote, 1403, p. 10. —
Il parvient à leur faire donner caution, p. 17. — Il
lève rinterdit et rétablit la juridiction de Louis de
Bourbon dans Liège, p. 17. — il lance contre les Lié-
geois la sentence d'interdit, p. 143. —Il est approuvé
par le pape Paul, ibid.
Fetinne-lez- Liège , près la Boverie; rente léguée par
Watbier Dathyn , à Tèglise de ce village , p. 428.
MfxAe (Martin de) , témoin d'un acte du chapitre. 1483.
p. 714.721. — Témoin d'un acte du chapitre. 1484,
p. 760, 709. — Présent au procès-verbal du chapitre
pour la levée de l'inteniit , 1480, p. 816.
Fexhe (paix de), Jean de Hornejure de l'observer, p. 78 1 .
Fexhet (Jean) assiste à la diète provoqué par Jacques
Croy, 1489, p. 841.
Fiefs censaux et alleuds. La cité peut-elle en ôter ou en
donner la possession? Article du record de 1 458, p. 444.
Fiennet, Usez Brienne (Pierre II , comte de), fds du
comte de S'-Pol, p. 213. — Au service du duc Charles,
ibid.
/'i/fafre (Guillaume), évêque de Tonrnay, fait les plus
grands efforts à la diète de Alaestricht pour réconci-
lier Louis de Bourbon avec ses sujets , 1462. pp. 14
et 141.
Flagellants on pénitents qui viennent à Liège, 1501.
p. llOet 117 à la note.
Flandre (Robert de), 1408, p. 313. — (Victor de) son
frère, ibid.
Flemale (Ide de), soeur de Wathier Dathyn . p. 439.
/Teron (Arnould de), chanoine de S'-Materne, commis-
saire de Jean de Hurne à Francfort, pour obtenir l'inves-
titure impériale en faveur duditévéque, 1484 , p. 759.
Fleron (Gniardin). écbevin de Liège, 1435. p. 301.
Flore ffe occupée par les Français , 1471 , p. 06.
/"/ore/jwj occupée par les Français. 1471 . p. 00.
Fhrmont (le comte de), 1408 . p. 300.
Floyne (Hellin de) assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy. 1489. p. 842.
Floyon. Fief du sire de la Hamaide , p. 312.
Floyon (Jean de), chanoine, présent k une protestation
du chapitre de $'-Lambert contre l'interdit de Liège,
1482. p. 098. .
Floyon (Jean de), bailli de Hesbaye . membre de l'état
noble de Liège, scelle le traité de Donchery, 1492,
p. 800.
Fonçay (le seigneur de), 1408, p. 510.
Fontaine (Baudouin de), membre de l'état noble de
Liège , consent à la paix de Donchery. 1492, p. 859.
fon/aine (le chevalier de) se montre rebelle au chapitre
de S'-Lambert. 1457. p. 7.
Fontaine dit Carletcych (Daniel «le la), notaire aposto-
lique . 1405 , pp. 550 et r»41 .
Fontaine (Guillaume de), membre de l'eut noble de
Liège , consent à la paix de Donchery. 1492, p. 859.
Fontemailhe ou Fonteyneal (David rie), témoin d'un
acte du chapitre, 1484 , pp. 700 et 709.— Présent au
procès- verbal du chapitre , pour la levée de l'interdit ,
1480, p. 810.
Fontenay (Pierre âc). 1408. p. 310.
Foresthiers (Jean le), de Froymont, complice des Da-
thyn. - Sa condamnation . p. 589.
Forêt (le seigneur de), prisonnier de Robert de la Marck
à S'-Trond , p. 876. — Promesse de rançon qu'il lui
fait pour obtenir sa liberté, ibid. — Compagnon de
captivité de l'abbé de S'-Trond , p. 877.
Forgerons (les), de Liège refusent de travailler, 1405 ,
P- 22. — Conduits par Raes de lieers, marcbentcoo-
treles Maestrichtois, 1405, p. 50.
Fosses. Portesct murailles de cette ville détruites, 1408,
p. 525. note.— Occupée parles Français, 1471 , p. 06.
/oMeux (Jean de). 1408. p. 511.
Fournaises établies publiquement par les rebelles dans
les villesdupaysde Liège, et où ils feignaient de jeter
l'âme de Philippe-lc-Bon , p. 195.
Foys (Jean de), maître de Dînant , est accusé d*excîta-
tions contre Liège. 1400. p. 502.
Frackot, de Monteguèe , assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 842.
Fraisen (Cobrot), complice des Dathyn. Sa condam-
nation, p. 589
Fraisen (Lo»y), complice des Dathyo. — Sa condam-
nation, p. 389.
Français (les) envahissent le Hainaut . ils vont jusqu'à
Floreffc. 1471 , p. 06. — Ils portent la guerre en
Flandre. 1477, p. 76. — |U s'emparent deS'-Omer,
ibid.
France. Espoir des Liégeois dans les secours de ce pays.
1467. p. 500.
France (les armes «le) peintes sur des tableaux de bois,
sont mises au dessus «le chaque porte de la ville «le
Liège. 1488, p. 90.
France (Jean de). 1408. p. 310.
France (petite), quartier de Liège ainsi nommé. 1490.
p. 105.
/"ronce ( Charles VII , roi de) donne des lettres de neu-
tralité et de protection en faveur «le la cité et pays de
Liège et comté de Looz, 1 400. p. 482. - Sa mort. p. 1 2.
frfince ( Charles VIII . roi de) , reçoit très-mal les am-
bassa«leurs liégeois qui venaient lui offrir la soumis-
sion «le leur ville . 1488. p. 99. — Il envoie des dé-
putés à Maestricht \\our conclure la paix entre les
«lifférents partis. 1490. p. 102. — Il rend à Maximi-
licn sa fdie Marguerite. 1493. p. 110. — Il rend à
Philip|)e-le-Bcaii les pays qu'il retenait injustement .
tels que le Hainaut. la Picardie et la Bourgogne . ibid.
— Il meurt subitement. 1498. p. 114.
France (Louis, dauphin de), plus tard Louis XI. — Il
quitte la cour de son père et se réfugie chez Phi-
lippe-le-Bon. — Son arrivée à Malines. p. 0, — Après
la mort de son père, il retourne en France, p. 12.
— Ses menaces de vengeance contre les Liégeois, qui
avaient voulu le livrer à son père. ibid. — Il accueille.
avec un grande bienveillance une députalion liégeoise
venue pour l'apaiser, ibid. — Il envoie pour ambassa-
«leur un des présidents du parlement . d'abord au duc
de Bourgogne, puisa Louis de Bouri>on, puis aux Lié-
geois, 1402 . p. 15. - Accueil el présents que font à
cet envoyé les maîtres de la cité, p. 10. — Le
roi de France envoie Tristan l'Ermite à Liège ,
1464 , p. 21 . — Sa politique contre le duc «le Bourgo-
gne, p. 140. - Ses promesses aux Liégeois, ibid. —
Il leur envoie des secours . p. 308. — Il en vient aux
mains avec les Bourguignons à Monlihéry, 1405.
p. 187. — Il bat en retraite . p. 188. — Il retourne à
Paris, p. 189. — Il envoie ses soldats contre les prin-
ces ligués, p. 190. — Il fait la paix avec les princes .
ibid. — Concessions faites à Charles de Bourgogne,
p. 191. — Il propose aux Liégeois le comte de Nevers
pour mambour. p. 25. — Les Liégeois croient quM
leur viendra en aide dans leur révolte, p. 51 . —
Louis XI envoie deux ambassadeurs aux Liégeois .
p. 248.— Il les abandonne et fait un traité secret avec
le duc Charles, p. 241. — Nouvelle révolte des Lié-
geois qu'on dit soutenus par Louis XI . 1468. p. 210.
— Ses regrets d'avoir donné la Normandie au duc de
Berri . p. 208. — Veut la lui reprendre, p. 209. — Il
va à la rencontre de l'armée de Charles, sans en venir
aux mains, p. 209 et 213. — Il fait la paix avec ce
prince, ibid et 214. — Il visite incognito l'armée de
Charles , ibid. — Il se rend . avec toute sa cour . à la
tente du «tue de Bourgogne . p. 214. — il est accueilli
avec les plus grands honneurs, p. 215. — Il signe la
paix. ibid. — Il communie avec le duc, ibid. — Il
offre d'aller châtier les Liégeois rebelles, ibid. — Il
quitte le camp du duc , p. 210. — Il reçoit les repro-
ches du duc . ibid. — Manière dont il y répond , p. 217.
— il part avec les Bourguignons pour faire le siège de
Liège . ibid. — Il passe la nuit à Vallys avec le duc
Charles, p. 218.— Reçoit une lettre des Liégeois, ibid.
Demande grâce pour eux au duc , pp. 103 et 219. —
Menaces de Charles contre lui . p. 163. — Louis XI
change d'avis en voyant la lettre injurieuse envoyée au
duc par les Liégeois, ibid. — Il envoie dans Liège
des ambassadeurs chargés de demander pourquoi ils
ne cessent de l'accuser d'insliguer continuellement le
peuple, p. 221. — Il lâche, mais en vain, de leur
faire obtenir la paix , ibid. — Il fait partie de la pre-
mière armée du duc , pp. 00. 176 et 221 . — Il entre
dans Liège avec le duc Charles, pp. 222 et 257. — Il
se loge au palais . pp. 224 el 257. — Son apologue à
Charles qui lui demandait conseil, p. 200. — Honneur
qu'il rend au duc, p. 224. — Il visite la ville de Liège
avant le pillage, ibid. — Il assisle au sac de Liège .
p. 370. — Il retourne en France, p. 224. — H se rend
en pèlerinageà Nutre-Dame d'Aix, p. 125. — Il envoie
une ambassade à Gaud , 1477, p. 73. — Il s'empare
d'Avesncs en Hainaut, 1477, p. 70. — Il s'empare de
la Bourgogne, 1479, p. 78. — Il fait la paix avec
Maximilien , 1481 , p. 80. — Il favorise Guillaume de
la Marck contre Louis de Bourbon , ibid. — Il fournit
des troupes à Guillaume de la Marck , 1482, p. 81 . —
Il rappelle les soldats de son ordonnance , 1 482, p. 84 .
— Sa mort , 1483 , p. 90.
Franchimont ( la cbâlcllenie de), le haut pays el l'église
de Liège doivent payer un tiers du tribut au duc de
Bourgogne, 1400. p. 45. — Les Liégeois vaincus,
y cherchent un asile ,. p. 223. — Transport qu'en fait
Louis de Bourbon à Guillaume de la Marck , 1477 .
p. 050. — Elle est retenue par ce dernier avant la récep-
tion de Jean de Horne , p. 855.
/"ranc/jtmonï (terre de), rachat de celle terre par le traité
de Tongres, 1484, p. 747.— Défense de faire quelque
926
TABLE AISALYTIQUE.
tentative contre ceux de ce pays . 1 486, p. 830 ; 1 487.
p. 8i4. - Jean de Home la rachète , 1504 . p. G5G .
note 1 .
franchimont (château de) au pouvoir de Jean de la
Narck, 1477, p. 793. Tombe au pouvoir des de
Horne par trahison . p. 784. — Robert de la Narck y
envoie trente-deux otages Liégeois . 1490, p. 105. —
Est racheté par Jean de Horne , 1504. p. ] 19.
Fraiichimontoii (héroïsme des six cents), 14G8, p. 355.
— Détails de ce Tait , p. 350.
Frank (Gille), citoyen de Malines . pension qui lui était
due J498.p. 113.
Fratricide décapité à Liège, 1499, p. 114.
Frédéric, empereur. Son projet de croisade contre les
Turcs, 1471. p. 67. — Il demande la dîme dans cette
intention , ibid. — Il rencontre le duc Charles à Trê-
ves . 1473, p. 70. — Il vient eo Flandre pour venger
son fils Maximilien . 1488. p. 98. — Il assiège Gand ,
brûle plusieurs villages et se retire , ibid. — Il prend
Albert de Saxe pour son lieutenant eo Flandre, ibid. —
Sa mort, 1494, p. 110.
Frenoymont ou Fumemont (le sire de) brûle MeOe .
14tKÎ, p. 38 et 420.
Fr$xhe , capitaine de Halripen . décapité pour trahison ,
1.501, p. 116.
Fribourg (le comte de), 1408, p. 306.
Frontgeal (Weric) assiste à la diète provot|uée par Jac-
ques de Croy. 1489, p. 841.
Froymont, voy. Forestiers.
Fumemont ou Frenoymont (le seigneur de), chevalier,
pp. 38 et 439.
Gabelles (impôt des) établi par les étals du pays de Liège,
1504, p. 119.
Gaesbeke (le sire de), capitaine de Philippe-le-bon ,
1465, p. 192.
Galoehier (Robert le), valet chargé de faire le* proclama-
tions au perron de Liège . 1488, p. 836.
Galhar, capitaine français, tué à Hollogne. 1483, p. 87.
Cand (Jean de) , notaire public , 1483, p 699.
Gardir (ly), chef et capitaine des enfant* ou garçons, est
décapité. 1466, p. 41.
^n'n (Colair), complice des Dathyn. — Sa condamna-
tion , p. 389.
Garry (Louis), témoin de la promesse de rançon du sei-
gneur de Forêt à Robert de la Marck, p. 877.
Garry (Sillian), notaire apostolique, certifie un acte,
1498, p. 878.
Gascons dans les troupes de Guillaume de la Marck à
Hollogne, 148ô, p. 87.
G^etbetU , village près de Montenaken , p. 193.
GeUe , le jour de la Pentecôte, 1503. p. 1 17.
C«n%(le seigneur de), 1408. p. 310.
Gens d'église du pays de Liège et de Looz. — Recette
de la crenéedf 1470. p. 654.
Gens de guerre doivent être licenciés d'après le traité
de Tongres , p. 7.50.
Gentis (Jacotin). chanoine , présent à une protestation
du chapitre de S'-Lambert, contre l'interdit de Liège,
p. (i98.
Gentis (Jonatas). id.. ibid.
Georges (statuette en or de S') dans le trésor de S'-Lam-
bert, engagé à Guillaume de la Marck. 1483, p. 718.
Georges (Etienne de S'), 1408, p. 309.
Georges {\e seigneur de S'), 1408, p. 30«.
Georgy (Gilie) assiste à la diète provoquée par Jacques
deCroy, 1489, p. 843.
Gérard , citoyen de Liège , taxé puur le rachat des ota-
ges, 1467, p. 47.
Gérard succède à Arnould de Diest comme abbé de
S'-Jacques , 1483, p. 90. — Présent aux négociations
deMaestricht. 1485, p. 805.— Sa mort, 1500, p. 116.
Gerre (la) rivière. — Liégeois qui s'y noient après le
combat de Hasscit ,1465, p. 150.
Gerst (Jean), député à Tirlemont pour les négociations
avec le duc de Bourgogne , 1465 . p. 530.
Gheister (Nicolas), doyen de S'-Pierre, envoyé vers
Louis de Bourbon pour l'interdit de 1401. p. 497.
Ghestel (Henri Wyrici Fabri de), notaire apostolique,
1408, p. 651.
Gheynick (Pierre Fabri de), témoin d'un acte. 1481 ,
p. 695.
Ghistelle(ieaa de). 1408, p. 306.
Ghistelle (Louis de). 1408. p. 313.
Gielet ( Jean ) assiste à la diète provoquée par Jacques de
Croy, 1489, p. 813.
Gila (Willauroe). citoyen de Liège, cité dans le testa-
ment de Wathier Dathyn , p. 438.
Gilkinet. de Liège, en appelle au pape et à l'archevêque
de Cologne de la conduite de Jean de Horne . 1485,
p. 776. — Sentence de Jean de Horne contre lui ,
p. 786. — Sa trahison lors de la rentrée des la Marck
dans la cité, 1488, pp. 97 et 737, — Excommunié
par le pape , p. 738 et seqq.
Gille (monastère de S"). Le duc Albert de Saxe y vient
pour assiéger Liège . 1491, p. 107.
Gimel (Antoine de), commissaire du roi de France pour
négocier la paix entre les la Marck et Jean de Home ,
1490, p. 840.
Gilotton ( Collard ) auiste i la diète provoquée par Jac-
ques de Croy, 1489, p. 843.
TABLE ANALYTIQUE.
927
Glain. Le duc Albert de Saxe y vient avec son armée .
1491, p. 107.
Gobair (Gille), complice des Dathyn. — Sa condamna-
tion . p. 389.
Codair (Homblel), complieedes Dathyn. — Sa condam-
nation . ibid.
Godevoels (Jean), officier, condamné en 1461 , p. .502.
Goesitin, abbé de Beaurepart. — Son élection, 1498,
p. 114.
Gœswynstoren (Jean), chanoine . présent à une protes-
tation du chapitre de S'-Lambert , contre l'interdit de
Liège, 1483, p. 698.
Goffei Laurent del) assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy, 1489, p. 843.
Goffe (Renekin del), témoin d'un acte du chapitre de
S'-Lambert, 1455. p. 410.
Goffin , citoyen de Liège , Uxè pour le rachat des otages,
1467, p. 47.
Gortte6au/f (de), secrétaire de Maximilien, 1486. p. 812.
Goreux (Gérard de), complice des Dathyn. — Sa con-
damnation . p. 389. — Adresse une supplique à Louis
de Bourbon pourlui et ses complices, 1 456, p. 423.-
Demande qu'on les défère à la justice du duc de Bour-
gogne, ibid.
Gome (château de) est pris par Jean de Horne. 1500 .
p. 116.
Gorren (Jacques), procureur, condamné en 1 461 . pp. 1 ]
et 503. — Son nom pris ironiquement par le peuple,
p. 10.
Goux (Pierre de), chancelier de Brabant , fait le trans-
port d'une maison aux frères Mathieu et Jean Hau-
weal,1468, pp. 648 et 651.
Gozon , capitaine liégeois . essaie de surprendre la
tente du duc Charles et du roi Louis XI , p. 580.
Graez ( Nicolasde), prêtre, témoind'un acte. 1 483. p. 723.
Grain-d'Orge (Gille) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 841 .
Grains. Ordonnance contre leur exportation, 1486,
p. 81 8. — Pour l'entrée de ceux de Hesbaye , 1 486 .
p. 831.
Grand- Johan ou le capitaine borgne . au service de Jean
delà Marck.se laisse corrompre parles de Horae,p. 783.
Granty (Pierre de), 1 408, p. 309.
Gratien, capitaine français , 1489. p. 101 . — Il prend
Arnould de Beerle , capitaine de S'-Trond , ibid. — Il
revient à Liège avec un grand nombre de captifs et un
grand butin, ibid.
Graus (Henri de), prieur des Chartreux. — Sa mort.
1504, p. 119.
CratK (l'avocat de) est exécuté , 1466, p. 36.
Gregorii , investi de Sart , chanoine , présent à une pro-
testation du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit
de Liège, 1482, p. 698.
Grevenborch (ceux de), forcés à payer les rentes et ga-
belles . p. 597.
Grevenboven (les héritiers de), cités dans le testament de
Wathier Dathyn , p. 429.
Grevenbroek. Les la Marck veulent s'en emparer, p. 792.
Grevenbrouck (Henri de), membre de l'état noble de
Liège, consent à la paix de Donchery , 1492, p. 859.
Grevenbrouck (Jean de), niembi-e de l'état noble de
Liège , consent à la paix de Donchery, 1492 , p. 859.
Grevenbrouck (Raes de), membre de l'état noble de
Liège, consent à la paix de Donchery, 1492, p. 859.
Croef( André), chanoine, présenta une protestation du
chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège ,
1482 p. 608.
Grœt (Jean), clianoine, présent à une protestation du
chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège,
1482, p. 698.
Groetboy (Jean), clerc, notaire public de Liège, présent
à la protestation faite contre Jacques de Croy, 1489.
p. 844.— Député de la cité à Donchery, 1492, p. 853.
Gronsselt (Jean de), docteur ès-lois, présent à l'admis-
sion de Louis de Bourbon comme élu de Liège, p. 41 3.
Gros (Jean le), secréuire du comte de Charolais . com-
missaire aux négociations de Tirlemont, 1465, p. 532.
Gruthuyse (le sire de), régent de Hollande, capitaine de
Philippe-le-Bon , p. 192.
Guaix (Gérard de), 1408, p. 512.
Guaix (Girai-din de), son fils, ibid.
Guaix (Henri de), son frère, ibid.
Gueidre (la) envahie et conquise par le duc Charles,
1473, p. 70.
Gu«Wre (Adolphe de). Ses noces célébrées à Bruges, avec
la sœur de Louis de Bourbon, 1463, p. 19. —Il est
mis en liberté par la duchesse Marie , 1477, p. 76.—
H est mis à la tête de l'armée, ibid. — Il est tué de^
Tant Tournay, ibid.
Gueidre (Charles duc de), loge à l'hôpital, à la Chatne ,
à Liège, 1492, p. 108. — Il est accompagné des sires
de Croy et de Robert de la Marck, ibid. —Il quitte Maes-
tricht où il traiuit de la paix avec les princes, et se
réfugie à la cour de France, 1494, p. 111. — H se
rend à la cour du roi de France , 1499, p. 115.— Aidé
de Robert de la Marck, S- de Sedan, il envahit le Bra-
bant, brûle Halen et prend Tirlemont, 1507, p. 124.
—Il rentre dans son pays chargé de butin, ibid .—Il dé-
pose les armes après le traitéde Tournay, 1508,p. 126.
Gueidre (Catherine, duchesse de), sœur de Louis de
928
TABLE ANALYTIQUE.
Bourbon . remme d'Adolphe duc de Gueidre. -- Sa
mon, I46U. |).r>3.
Gueidre ( un chevalier de ) tué par les la Marck devant
l'église de S'-Hubert , 148«. p. 1)7.
Guemmont{\eS' IJélisde), 1408, p. Ô07.
Guiche (le S' de la), 1408. p. 313.
Guillomt (Charles de), 1408, p. 30J.
Cumarf (Dauphin), 1408, p. 314.
Guyyocen (Raes de), témoin d'un acte , p. 707 et 71 1 .—
Membre de la noblesse du pa^s de Liège, ratifie le
traité de Tongres ,1484. p. 735.
Guy nés (le comté de) cédé au duc de Bourgogne, p. lUI .
Gymel (Ancheau de), maréchal-des-logis du roi de France,
commissaire envoyé à Donchery pour la paix de
Liège. 1492, p. 853.
Uadelimjen (Gérard), abbé de S'-Jacques . présent à
Maeitricht , scelle le traité de Doucher^ , 14'J2, p. 8(i0.
Uagyenbach , maître de l'hôtel du duc Charles, envo.vé
par son maître vers Louis XI, à Péronne, p. 213 —
Fait partie de l'expédition contre les Liégeois, p. 217.
Il se rend à Liège et il ordonne aux exilés, revenus
dans la ville, de la quitter sur-le-champ, 1408, p. 217.
— Mauvais succès de ses menaces, p. 218. Il re-
tourne vers les siens, p. 218.
Haghen (Jean), de Maestricht. témoin d'un acte, p. 004.
HaiiMut (Guillaume, comte de). Sa sentence rendue con-
tre les Liégeois est abolie, 1417, p. 502.
Hainaut(\e sénéchal du), 1408, p. 300.
Hainaut (le bailli du) entre aapajs de Liège, 1405 .
p. 303.
/raije//c»io»<(Vuitacede), 1408, p. 313.
Balen (la ville de) est brûlée par les soldats du duc de
Gueidre et de Robert de la Marck 1507, p. 124.
Ifaller (Jean), prêtre. Violences exercées contre lui à
Maestricht , par les de Home, 1485, pp. 776, 785 et
780.
iTa/Zoea (Pierre de), témoin d'un acte, 1483, p. 723.
Ualripen (capitaine de) décapité, 1501, p. 1 10.
Ualstronou Alferen (Jean de), seigneurde Hamal, mem-
bre de l'état noble de Liège , envoyé à Maestricht ;
scelle le traité de Doucher^, 141)2, pp. 830 et 860.
Hamaide (le sire de la), 1408, p. 312. — Autres fiefs du
même, ibid.
Hamal (Ancelin de), fils naturel d'Arnould, est nommé
chanoine de Looi par Everard de la Marck, 1484,
p. 743.
Hamal ou de Eldri$ (Anselme de), seigneur de Trassi-
gnies , témoin d'un acte du chapitre de S'-Lambert ,
1455, p. 410. — Assiste à l'entrée de Louis de Bour-
bon , 1456, p. 418.
TABLE ANALYTIQUE.
929
Hamal (Arnould de), seigneur de Warfuséc, chanoine et
chantre de l'église de Liège. — Menaces de Raes de
Heers contre lui , p. 518. — Assiste à l'acte de pro-
lestatiuu touchant le rétablissement des maîtres de la
cité de Liège , 1477, p. 637. — Il a pour iils Aocelin
de Hamal, p. 744.
Hamal (Guillaume de) . membre dePètat noble de Liège,
consent à la paix de Doucher}, 1402. p. 859.
Hamal (Jean de), partisan de Louis de Bourbon. — Sa
haine contre Raes de Heers, p. 149. — Sa querelle
avec lui , p. 18. — Parallèle entre eux , ibid. — Il dé-
fend Léau avec le comte de Nassau. — Mal qu'il fait
aux Liégeois , p. 140.
Hamal (le S' de) assiste à l'entrée de Louis de Bourbon à
Liège , p. 418.— Il porte son pennonceau devant lui ,
ibid. — Il est envoyé au secours de Louis de Bour-
bon, p. 172.
Hame$ ( le seigneur de) tué à MontIhèry, p. 189.
Hameis, vo>. Condet.
Hamort (Jean de). Sa déposition au sujet des violences
contre le clergé , 1465, p. 510.
Hannut (Godefioid de), do^en de S'-Pierre , p. 574.
/^a/M (Gabriel), notaire apostolique, p. 528.
Happart (Antoine), chanoine, présent à une protesta-
tion du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de
Liège, 1482, p. 698.
Harche (Guillaume de), complice des Dathyn . — Sa con-
damnatiou, p. ZS'J.
Harche (Jean de), complice des Dath^n. — Sa condam-
nation , p. 389.
Harcourt (Jean de), commissaire à Doncher)' pour la
paix de Liège. 1492. p. 853.
Harcourt (Philippe de), 1408, p. 310.
Haren .Guillaume van) cité dans le testament de Wa-
tier Dathvn , p. 429.
Hasselt, boulevard des Liégeois contre les Brabançons,
p. 149. — Ils en sortent pour aller combattre le dros-
sartde Brabant et sont battus, 1405, p. 150. — Les ha-
bitants de cette ville refusent d'aller à la diète de Huv .
1 466, p. 36. — Le magistrat est mandé à Liège, 1 467,
p. 50. — Raes de Heers veut le faire punir. Fastrè
Baré assoupit l'affaire, ibid. — Les couleuvriniers de
cette ville sont punis du dernier supplice, 1467, p. 50.
— Raes de Heers vient pour les secourir. — Il ne peut
entrer dans la ville, ibid. — Sédition à Hasselt, ibid.
— On y proscrit les couleuvriniers , ibid.— Quelques
citoyens de Hasselt sont cités à l'anneau du palais, par
Louis de Bourbon, 1481, p. 80. — Les Liégeois fac-
tieux prennent cette ville et en sortent chargés de bu-
tin , 1482, p. 83. — Lettre de Philippe de Cicve» et
de Jean de Châlon , pour la destruction de ses murs .
1482, p. 702. — Elle est assiégée par Robert de la
Marck, 1490. p. 105.
Hauchie (Gérard de) obtient à raison de son ofDce de
cloîtrier de l'église de Liège . le manteau dont Jean de
Home était couvert lors de son entrée, 1484. p. 767.—
Témoin d'un acte du chapitre, 1484 . pp. 766 et 769.
— Présent au procès-verbal du chapitre . pour la levée
de l'interdit. 1486, p. 816.
Hautepenne (le seigneur de) fait le seigneur de Hum-
bercourt prisonnière Toiigres, 1408, p. 249, note.
Hauioeal (Mathieu), député de Liège pour les négocia-
tions de Tirlemont, 1405, pp. 530 et 300.— Jugement
rendu contre lui . p. 539.
ifauicéa/ (Mathieu et Jean), frères ; le chancelier de Bra-
bant , Pierre de Goux , leur fait le transport d'une mai-
son à Liège, 1408, p. 048.
Hay (messire Guillaume), 1408, p. 307.
Haydrois. Nom de certains factieux au pays de Liège du
temps de Jean de Bavière. 1408, pp. 312, 313, 314 et
318. Ce mot signifie sans doute ennemi du droit, de
lajustice.
Hee (Jean del ) en appelle au pape et à l'archevêque
de Cologne de la conduite de Jean de Horne, 1485 ,
p. 770. — Sentence de Jean de Home contre lui, p. 786.
Heers (le château de) est brûlé par les Bourguignons,
1466, p. 32.
Heers ou de Lintre ( Raes de ). Se prononce contre les
procureurs. 1461 , p. 1 1 . — Se montre partisan des
Liégeois révoltés contre Louis de Bourbon . p. 142.—
Sa querelle avec Jean de Hamal , chef du parti con-
traire, pp. 18 et 142. —Parallèle entre ces deux
hommes, p. 142.— Ses biens sont saisis à cause des vio-
lences ordonnées par lui dans une ville de la Campine ,
1464 , p. 514 , note 1. — Il rend la justice comme
mayeur de Liège, 1465, p. 22. — Il persuade aux
Liégeois que la prise du château de Reyde leur a
donné beaucoup de réputation en Allemagne, ibid.—
Il travaille activement à l'élection de Marc de Bade
comme mainbourg, pp. 23 et 144. —Il procède à
l'intronisation de ce prince, p. 24, — Il lui fait prêter
serment, ibid. — Il est excommunié par le pape
Paul II , p. 145. — Ses violences contre le clergé à
propos de l'interdit , pp. 202 . 203 et 317. — Dépo-
sitions des témoins à ce sujet , p. 317. — Il propose
d'aller secourir la garnison de Muntenaken , attaquée
par les Limbourgeois, p. 29. — Il y éprouve un échec,
ibid. — Il s'en venge en brûlant les frontières du Bra-
bant, ibid. — Il marche contre les Maestrichtoit ,
p. 30. — Après le traité de S'-Trond , les Bourgui-
gnons ayant envahi le pays de Liège, pour soumettre
ceux qui refusaient la paix . brûlent le château de
Raes de Heers, p. 32. — Celui-ci excite les Liégeois
contre ceux qui avaient traité à S'-Trond, 1406.
p. 36. — Il met tous les obstacles possibles à cette
paix , p. 38. — Il influence l'élection des nouveaux
maîtres , afin qu'ils soient choisis parmi les ennemis
de l'évêque , 1460 . p. 39. — Manière dont il lève la
taxe due au duc de Bourgogne, p. 154. — Il fait dé-
capiter un artisan qui avait demandé le rappel de
Louis de Bourbon . p. 155. — Il fait mourir un autre
citoyen qui avait écrit une lettre à un émigré, ibid.
— A la nouvelle du sac de Dînant, il se cache pour
échapper à la fureur des Liégeois . p. 40. — Le chro-
niqueur lui prédit une mort semblable à celle de Guil-
laume de Violette, tué par les Liégeois furieux, p. 100.
— Il révèle à ses amis les relations secrètes qu'il disait
avoir avec le roi de France. 1467, p. 45.— Il au-
gmente le nombre de ses partisans et leur donne une
livrée, p. 47.— Inscription qu'ils portaient sur leurs
manches, ibid, -Armes qu'ils avaient, ibid.— II refuse
la grâce d'un condamné à mort, à une jeune fille qui
deman<lait ce dernier pour mari. p. 48. — Ses paroles
en entendant les propositions de l'ambassadeur du duc
Charles, ibid.— Manière dont il reçoit la mère de Jean
de Looi. p. 49. -Réception qu'il fait aux femmes qui
venaient demander la grâce de leurs maris émigrés,
ibid.— Il va au secours des couleuvriniers de Hasselt .
p. .'îO. — Le magistrat ne le laisse pas entrer dans cette
ville, ibid. — Il mande à Liège le magistrat de Hasselt,
ibid.— Il veut le faire punir, ibid. —Fastrè Baré Surlet
assoupit l'affaire, ibid. — Il excite les Liégeois à la
guerre, p. 206. — Il commande l'armée à la bataille
de Brusthem près de S'-Trond , p. 208. — Il ordonne
qu'on tue les fuyards, p. 196. — Il prend lui-même
la fuite , pp. 167, 208 . 303 et 369. — Il se sauve en
France, p. 208. — Incertitudes sur son sort , p. 169.
— Sa femme revient de France et rentre dans sa
maison à Liège , 1468 , p. 59. — Il prend Tongres ,
p. 365. — Fait l'évêque et le légat prisonniers , ibid.
— Son épouse félicite ironiquement Louis de Bourbon
sur son retour à Liège, p. 249. — Il revient de l'exil,
et meurt peu de temps après, 1477, p. 74.
Heilleman {Jean), député de Liège, pour les négo-
ciations de Tirlemont , 1465 , p. 530.
Heinshergh ou Jean de Looz (Jean de), évêquede Liège,
résigne son évêché. p. 5. — Il revient à Liège avec
un sauf-conduit et y séjourne toute une année,
p. 7. — Histoire et causes de sa résignation , pp. 137
et 239. — Mention d'un registre relatif à tous les
117
930
TABLE ANALYTIQUE.
TABLE ANALYTIQUE.
951
événemenU qui se passèrent tore de ta résignation ,
p. 413, noie 1. — Sa mort dans la ville de Diest,
p. 8. - Son rds Roland tué à Bruslhem , p. 308.
Ileinsberijh (Roland de) , tils de Jean de Ueinsbergb,
autrefois évêque de Liège. — Sa mort au combat de
Bruslhem, p. 308.
/lellin, prêtre des environs de Looz , que le peuple sou-
levé attaque, et dont il détruit rhabitation, 1461 , p. 0.
/lelUn, Imurgeois blessé dans une émeute par les riva-
geoisde Seraing, 1486, p. 814.
^e//y (le S' de ) , 1408, p. 315.
ffembyer ( Mcichior ) , conseiller de Liège , député de la
cité à Doncbery, 1402, p. 853.
/^emrtcourt (Henri de), maître d'hôtel de Louis de Bour-
bon, requiert la mise en garde de lois de la bulle de
Paul II, 1477, p. 639.
Hemricourt (Jacques de), chroniqueur. Ses reproches
aux Liégeois, p. 336.
Henri (Jacques) , membre du tribunal particulier pour
les infractions à la paii de Donchcr^ , 1403, p. 856.
//erbaulures (le S' de) , 1408, p. 311.
Herben ( Mathieu ) , auteur d^un poëme latin sur le sac
de Liège , p. 3o6. — ManuKril de ce poème , ibid.
Héraut d'armet {un) est envoj^é à Liège par le comte
de Cbarolais, 14G6, p. 41. — On reçoit set lettres,
mais on ne l'admet pas au palais , ibid.
Herbertfaut, chevalier, 1408, p. 312.
Herbeys ou Herboys (Symon de), présent au procès-
verbal du chapitre pour la levée de l'interdit, 1486,
p. 816. — Membre de l'état noble de Liège, il consent
à la paix de Donchery, 1402, p. 850.
Herck. Combat des Liégeois et des Brabançons dans
cette Tille, 1465, p. 193. - Elle est détruite par le
comte de Charolais , qui force les habitanU à transpor-
ter les matériaux de leurs murailles à Halem , p. 151 .
— Elle est incendiée , 1483. p. 88.
Héritages. Articles des ordonnances de Jean de Horne
qui y sont relatifs, 1492, pp. 866 et suiv.
Herkenrode (couvent d' ), violences qu'y commettent les
la Mark malgré le traité de Tongrcs . p. 801 .
Herlet ( le viel ) assiste i la diète provoquée par Jacques
deCroy,1/-.9,p. 842.
Herme(M* Goelschalck de) , S' d'Als«lorp, sénéchal gé-
néral du pays de Julliers. commissaire envoyé par le
duc de Julliers pour négocier la paix entre les la Marck
et Jean de Horne, 1490 , p. 846.
Hersey (Jean de) , abbé du Val-S'-Larobert , consent au
traité de Doncbery, 1492. p. 860. — Il résigne ses fonc-
tions, 1502, pp. 1 17-118.- Sa mort malheureuse, ibid.
Herstalf fief du seigneur de Nassau , p. 172.
Hervé est brûlé par les Liégeois , 1 4ft3 , p. 27.
Hetbainne (Jean de), le jeune, complice des Datbyo.
Sa condamnation . p. 3H9.
Hesbaye (la). Proverbe des Liégeois au sujet de ce pays,
p. 242, note 1 , — Elle est traversée par les troupes
du duc Charles ,1467. p. 53. - Les agenU du duc y
perçoivent le tribut , p. 54. — Recette des gabelles
en 1470, p. 053.
Heue ( Uermann «le ) , archevêque de Cologne , excom-
munie Guillaume de la Marck et ses complices , pour
la mort do Louis de Bourbon , 1482, p. 099.— Texte
delà sentence, ibid.
HesMelt ( Arnt) , mailre de Tongres, député pour le» oé-
gociatioDsde Tirlemont, p. 530.
j^eure ( Collard le) , ex-doyen du métier des bouilleurf
à Liège. — Ap|»elle au pape et à l'archevêque de Co-
logne de la conduite de Jean de Horne , 1485, p. 776.
— Sentence de Jean de Horne contre lui , p. 780.
Heurt ( Giile d' ) assiste à la diète provoquée par Jacques
deCroy, 1489.p. 842.
Heure (Tilroan d'), échevin de Liège ; on proclame au
perron la défense de l'assitttcr, 1480, p. 684. — Il est
rétabli en son écbevioage par le traité de Toogret ,
1484, p. 751.
HeytUrt (ieaa van), député de Looz pour les négocia-
tions de Tirlemont, 1465 , p. 530.
/TieronymirM ( église des), à Liège, 1509, p. 126.
Hocchaporl ( porte des hochets ou boulets de houille ) ,
nom d'une porte de la ville de Liège, 1491, p. 107.
— Elle est attaquée par les partisans de Jean de Horne,
ibid.
/Todei^e ( .lacques , dit Jacquemin de), le jeune, assiste
à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1489.
p 842.
Hodieq (Jean de), ècuyer panetier du duc de Bourgo-
gne, 1470, p. 655.
Hoegne { Jean), chanoine . présent i une protesution du
chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège .
1482, p. 698.
i7oesden(Jeande), officier, condamné en 1461, p. 502.
Hollengnoul (Pierre de), chanoine, proleste, avant Té-
lection de Jean de la Marck , contre l'interdit de la
ville de Liège. 1 482, p. 698.— Confère une prébende à
RobertdelaMarck,l483, p. 7 14.— Chanoine et chan-
tre de Liège, il répond au procureur de Jean de Horne.
lors de sa comparution , 1484 , p. 764. — Il procède à
l'installation de ce procureur, p. 766. — Il obtient, à
raison de sa dignité, le cheval sur lequel Jean de
Horne avait fait son entrée , p. 767. — H installe ce
prince comme èvêque de Liège , p. 769. — Prévôt de
Fosses , membre du tribunal particulier qui devait ju-
ger les infractions à la paix de Donchery, 1492,
p. 856.
Hollengnoul ( Basse de ) , chanoine . présent à un acte
du chapitre, 1483, p. 724. — Prêtre, témoin d'un
acte du chapitre, 1484. pp. 766 et 769. — Présent
au procès-verbal du chapitre pour la levée de l'in-
terdit. 1486. p. 816. —Chapelain, présent à la
protestation faite contre Jacques de Croy, 1489,
p. 844.
HollogrUy attaquée par les Brabançons. 1483, p. 86.
- Bataille d'Hollogne entre les Brabançons et les Lié-
geois, ibid. — Bombardes et serpentines perdues par
les Liégeois à Hollogne, 1483. p. 88.
Hollogne ( Baudouin de) . ècuyer, témoin d'un acte du
chapitre de Liège . 1 455. p. 41 1 .
Hollogne (iein de), seigneur de Hollogne-aux-Pierres ,
assiste à la diète provoquée par Jacques deCroy. 1489,
p. 841. — Certifie la protestation faite contre ce der-
nier, p. 844. — Maitre de Li^e. député de la cité
à Donchery, 1492. p. 853. — Membre du tribunal
particulier pour les infractions à la paix de Doncbery,
1492. p. 856.
Hollon ( Coen ). échevin de Liège met la condamnation
de Watbier Dathyn en garde de lois, 1433, p. 391.
Hombloc ( André ). prêtre. Sa déposition au sujet des vio-
lences contre le clergé , 1465. p. 521.
HompeMCh (messire Henri de), seigneur de Wickeroede,
maréchal . envoyé par le duc de Julliers pour négocier
la paix entre les la Marck et Jean de Horne. 1490,
p. 846.
Hongne (Jean de), chapelain , témoin de l'acte d'accord
entre le clergé et Louis de Bourbon . 1466. p. 555.
Hôpital (le chancelier de I'). Portrait qu'il trace des
Liégeois, p. 236.
Horion (Guillaume de). S' d'Oley, membre de l'état
noble ; présent à l'acte de protestation touchant le
rétablissement des maîtres de la cité, 1477, p. 0'37. —
Ratifie le traité de Tongres, 1484. p. 755. — Envoyé à
Donchery, 1402 . p. 859. — Scelle le traité , p. 860.
— Est envoyé à Maestricht pour ratifier la paix , ibid.
Home ( Frédéric de), S' de Montigny, frère de l'évêque
Jean de Home, assiste à l'intronisation de ce dernier,
1484, p. 767. — Il scelle le traité de Tongres, 1484,
p. 756. — Indemnités qu'il obtient par le traité de
Tongres , p. 747, et à la note 1 de la p. 748. — Il est
capitaine général pour son frère Jean de Home, p. 779.
— Sa conduite cruelle envers le pays. ibid. — Il vient
à S'-Trond retrouver ses frères et Guillaume de la
Marck, p. 771. — Détails de sa trahison envers
ce dernier, pp. 92, 771, 772, 773 et 782. — Il fait
périr plusieurs capitaines du parti des la Marck .
p. 783. — Ses exactions et incendies, p. 787. — Il
vient au secours de Jean de Horne son frère, 1487,
p. 96.
Horne (Jacques I, comtede)etd'Altena, père de Tévêque
Jean de Home, assiste à l'entrée de Louis de Bourbon,
p. 418. — Il travaille à la paix entre le duc de Bour-
gogne et les Liégeois . 1 465. pp. 532 et 533. — Il est
religieux d'un couvent des frères mineurs de Liège.
1486, p. 818, note 1. Il chante l'évangile à la première
messe de son fils Jean, èvêque de Liège , ibid.
Horne ( Jacques II , de), frère de l'évêque Jean . scelle
le traité de Tongres, 1484, p. 756.— Il assiste à l'in-
tronisation de son frère Jean , 1484. p. 767. — Il se
rend à S'-Trond avec ce dernier, p. 771 . — Il couche
dans le même lit que Guillaume de la Marck , et parti-
cipe à la trahison de ses frères . lors de l'arrestation de
cet ennemi de leur famille, ibid et 92. — Sa conduite
cruelle envers le pays de Liège, p. 779.— Il vient au
secours de Jean de Horne , son frère , 1487. p. 96. —
Il est fait prisonnier par les la Marck , 1488. pp. 97.
et 727. — Il est détenu au château de Longne par
Jeannot le bâtard. Article du traité de paix relatif à
lui , 1490, p. 849. — Il signe la paix de Donchery ,
1492. p. 857. — Il assiège Weert , engagé au comte
de Meurs, 1494, p. 110. — Son fils est élu prévôt de
l'église de Liège après la mort de l'évêque de Besançon ,
1502. p. 117.
Horne (Jean de), chanoine de S'-Lambert , porte l'éten-
dard contre Guillaume de la Marck, 1482, p. 81. —
Il est élu èvêque par les chanoines assemblés à Lou-
vain , en même temps que Jacques de Croy, qui con-
sent i se retirer moyennant une pension, 1 482, p. 85.
— Il est fait prisonnier par les Maestrichtois , qui se
choisissent un autre évêque du pays de Clèves, 1483,
p. 90. — Il est confirmé évêque de Liège, p. 91 . ^
Guillaume de la Marck le repousse, ibid. — Violences
des la Marck contre lui, 1484 , p. 726. — Il fait la paix
de Tongres avec Guillaume de la Marck, pp. 91 et
745. — Serment qu'il doit faire en entrant à Liège, ré-
glé, par le traité de Tongres , p. 750. — Il envoie des
commissairesà Francfort pourobtenir l'investiture im-
périale, 1484, p. 759. — Il comparait par procureurs
devant le chapitre de Liège, 1484, p. 762. —Texte de
l'acte de comparution . ibid. — Il est intronisé, 1484 .
pp. 91 . 767. — Acte et procès-verbal de la cérémo-
nie, ibid. — Il prête serment , p. 768. — Autre ser-
ment qu'il prête, en flamand , ibid. — Donne suivant
la coutume un manteau pour être placé sur la tombe
932
TABLE ANALYTIQUE.
de Louis de Bourbon . p. 759. aot. 1 . — Étroite anii-
tié dont il s'unit avec Guillaume de la Marck . p. Ul .
— Manière dont il le trahit à S'-Trond à Taide de ses
frères, pp. 771-773. — Il est chassé et excommunié,
p. 777. — Dommages qu'il fait à l'église de Liège,
pp. 778-771). — Sentence d'excommunication qu'il
lance contre certains partisans des la MarcL, 1485.
p. 78<i. — Apologie de sa conduite au sujet de la mort
de Guillaume de la Marck, id., p. 790. — Il recourt à
Maximilicn pour avoir la paix, id., p.80ô. — H com-
parait à Maestricht devant Maximilien et les députes
des états pour conclure la paix, id., p. 805. — H
donne la ville de Hu)r en engagère à Maximilien . id.,
p. 808. — Donne quittance de 12,000 livres pour ce
motif, 1486. p. 810. — Il revientà Liège, id., p. 95.
— Ses ordonnances, pp. 813-825. — Il lève l'interdit
mis sur la cité de Liège , p. 810. — Il célèbre sa pre-
mière messe à Liège, p. 818.— Il veut assiéger Fran-
cbimont, 1487 , p. 9G. ~ Il lève le siège à l'arrivée
des la Marck, ibid. — Ilabaudonnc Liégeaux la Marck
qui s'en emparent par trahison , p. 97. — Jacques de
Cro^ réclame son siège épiscopal, vu la non-exécution
des conventions qu'il avait faites avec lui , p. 98. — 11
consent une trêve avec les la Marck, 1488, p. 830. —
David d'Ltrerbt fait un monitoire en sa faveur contre
les la Marck, p. 854. — De concert avec .\lbert de
Saxe, il s'empare de Tirlemunt, 1489. p. 101. — Il
est reçu dans plusieurs villes du pa^s de Liège, ibid.
— Il s'empare du château de Cœlmont, ibid. — Il est
exclu de la paix faite entre les la Marck, le roi des
Romains et Albert de Saxe. p. 102.— Il essaie de s'em-
parer de Liège par surprise, ibid. — Pillages et in-
cendies, ibid. — Il est repoussé , ibid. — H prend les
châteaux de Milhem, de Sejrneetde Maesejfck, ibid.--
Il envoie ses soldats ravager FlenialeetCbokier, p. 103.
— Il bat les la Marck à Zonhoven , ibid. — Il se rend
à Malines et y expose ses droits dans une assemblée
des princes, 1490, p. 105. — H essaie de pénétrer
dans Liège, 1401 , p. 107. — Il court risque d'être
tué, ibid. — Sa fuite , ibid. — Il revient aux environs
de Liège et brûle le faubourg de S'^-Marguerite ,
p. 108. — Traité de paix avec les la Marck , 1490?
pp. 845-851.— Il s'engage par la paix de Doucher^ à
obtenir de Maximilien un acte d'abolition et de pardon
pour les la Marck, 1492 , p. 850. — Il signe la paix
de Doncberjr , id., p. 857. — Il fait sa rentrée solen-
nelle à Liège par la porte S'-Léonard , id., p. 109. —
Il obtient de Maximilien et de son fils un acte d'abo-
lition et de pardon pour les Liégeois , p. 8G1. — Il
institue Everard de la Marck, majeur de Liège , id. ,
p. 863.— Il ôte cette charge à Raes de Waroux . ibid.
— Ses ordonnances pour le pa}$ de Liège de Tannée
1492 sont mises en garde «le loi , p. 865. - Il se rend
à Malines pour plaider la cause de ses sujets, 1403.
p. 110. — Accueil honorable qu'il reçoit, ibid. — Il
recouvre la ville de Huv engagée à l'archiduc . 1 494 ,
p. 110. — H s'apprête à faire le siège de Tongres,
p. 1 1 1 . — Il fait un appuintement avec Philippe, ar-
chiduc d'Autriche , relativement à la surprise de Ton-
gres par les soldats de Maximilien , 1494 , p. 873. —
Il vient à Maestricht à la demande de Maximilien ,
1495, p. 11 1 . — Il accompagne ce prince à Aix et à
Cologne, ibid. — Accueil qu'il y reçoit, ibid. —
Il accompagne Philippe-le-Beau en Allemagne, en
qualité de gouverneur. 1490, p. 112. — Il met la
monnaie du pays de Liège an taux de la monnaie de
Brabant , 1497 , p. 1 13. — Il revient de son voyage
d'Allemagne, 1498 , p. 114. — Il est reçu à Liège en
grande solennité, ibid. — Il force les Maestrichtois i
l'obéissance, ibid. — Il s'empare du château de Gorn
dans le comté de Horne, 15U0, p. 110. - Il se rend à
Cologne pour une affaire à décider entre l'évêque d'U-
trecht et le duc de Juliers, ibid. — Il obtient une aide
des états du pays pour ses frais et dépens dans les né-
gociations avec le roi de France et les ducs de Brabant
et de Gueidre, 1501, p. 117. — Il va en France,
1502, ibid. — Les états lui payent ses frais de voyage,
ibid. — Son voyage à Maestricht pour y recevoir l'ar-
chiduc Pbilippe-le-Beauqui revenait d'Espagne, 1503,
p. 118. — Il propose aux étals du pays un nouvel
impôt sur les marchandises , id.. p. 119. — H est ap-
pelé à la cour de France, id.. p. 118. — Accueil qu'il
reçoit du roi, ibid. — Il rachète le château de Fran-
cbimont, 1504, p. 119. — Sa maladie, 1505, ibid.
— Mandement contre lui, ibid. — Neutralité qu'il
promet de tenir entre les rois de France et de Castille,
id.,p. 120.— Il vient à S'-Martin de Liège, ibid. —
Il quitte Liège à cause de la manière dont les états
avaient reçu ses propositions, id., ibid. -- 11 se fait
transporter à Maestricht, p. 121. — Sa mort, ibid.
Voir aussi à la note.
Hôte vl') de l'Étoile à Liège , taxé pour le rachat de* ota-
ges, 1467, p. 47.
^oucourt ( Jean de), 1408, p. 310.
Hoyon (Jean), bailli de Hesbaye, assiste â la diète
provoquée par Jacques de troy , 1489, p. 841./
Hubert {S'). Translation du corps de ce uint, dè^et-
tricbt â Liège , p. 246.
HvUtert (ville de S' ). L'église est détruite par la foudre ,
1475, p. 72.
TABLE ANALYTIQUE.
953
Hubert. sulTragant de Liège , 1478. p. 77. — Envoyé
en ambassade à Louis XI . ibid. Voyez Leonardi.
Huberti (Gille), chanoine, présent à une protestation
du chap. de saint Lambert , contre l'interdit de Liège,
1482, p. 098.
HvLberli ( Jean ) , prêtre. Sa déposition au sujet des vio-
lences exercées contre le clergé à cause de l'interdit ,
1405, p. 521.
ffugonet (Guillaume), juge de Beaujolais, commis-
saire du duc de Bourgogne aux négociations de
Tiricmont, 1405, p. 5ô± — Devenu chancelier de
Brabant ; il est accusé de trahison par les Gantois ,
1477, p. 73. -- Il est arrêté et décapité , ibid.
ffujoel (Ja.) . secrétaire de Maximilien ,1482, p. 706.
Humbercourt ( Gui de Brimeu , seigneur de), il est in-
vesti au nom du duc de la dignité d'avoué de Liège,
par un des articles de la paix d'Olcy , 1460, p. 42. —
Après son entrée à Liège, en 1407, Charles-le-Té-
méraire le nomme gouverneur du pays, pp. 109,
200 , 208. — Propositions qu'il fait au clergé pour
le tribut, p. 55. — Son gouvernement, p. 246. — Le
duc le rappelle, ibid. — Il suit le duc en France et
son lieutenant est tué par les Liégeois , p. 171 . — Il
est envoyé de II uy à Tongres . au secours de Louis de
Bourbon , pp. 59 et 172. — Il est fait prisonnier par
les Liégeois , et remet son épèc entre les mains de
Jean de Ville . selon les uns , et du S' de Haute-
penne, suivant Olivier de la Marche, pp. 59, 174,
248, 249, 360.— On veut le garrotter , p. 174.— Il est
emmené â Liège , p. 59. — Il promet de travailler
à la paix, p. 249. — Il est relâché , p. 174. — Ses
exactions lors du sac de Liège, 1408, p. 181. — Il
reçoit le quartier de l'ile en emphylcose , p. 02. —
Il construit une porte sur le pont d'Avroy, ibid. — Il
en fait construire une autre du côté de Liège, et l'île
prend le nom de Brabant, ibid. — Il vient de Namur
à Liège, et assisté de son épouse, il offre trente marcs
d'argent à S'-Lambert , en réparation des offenses
qu'il lui a faites , 1469, p. 64. — Il se retire à Maes-
tricht, ibid. — Il est chargé par le duc de faire payer
les renies et gabelles à ceux de Peelt , Lummcn et
Grevenborch, 1409, p. 597. — Il donne caution pour
Nicolas Mathieu , comme receveur au pa^s de Liège,
p. 599. — Payements qui lui sont faits sur la recette
des gabelles du pays de Liège, 1470, p. 655. —Il se
rend de nouveau de Ma<;stricht à Liège par la Meuse ,
1472, p. 08. — Il fait encore des présents à S'-Lam-
bert, ibid. — Il envoie au duc Charles toutes les
armes qu'il a pu trouver dans le pays de Liège à
défaut d'argent , 1470, p. 72. — Il est accusé de tra-
hison par les Gantois , 1477, p. 73. — II est décapité,
ibid. et 371 . — Ses biens sont confisqués par Louis
de Bourbon, p. 74.
Humières ( André de ) . 1 408, p. 51 1 .
Bumières (Jean de), doyen et prévôt de Fosses, cha-
noine, présent à l'acte de protestation touchant le
rétablissement des maîtres de la cité de Liège . 1 477.
p. 037. — Confère à Robert de la Marck la châtel-
lenie de Bouillon , 1482. p. 095. — Proteste avant
l'élection de Jean de la Marck , contre l'interdit de la
ville de Liège , p. 698. — Sa mort, 1483, p. 724.
i/»i!èr<4(J\Jathieude). 1408, p. 311.
l/uvar (Watier ) , maître de Liège , 1492, p. 109. —
Présent à la mise en garde de loi des ordonnances de
Jean de Horne , 1493, p. 806.
Huy , se rend après la bataille d'Othée , 1408, p. 317,
— Cette ville reste fidèle à Louis de Bourbon , 1405.
pp. 142 et 148.— Elle s'oppose à l'élection d'un main-
bourg eloffre un asile à Louis de Bourbon . p. 23. —
Elle consent à la paix et désire rester neutre , p. 30.
— Elle est assiégée et prise par les Liégeois qui la
dévastent, 1407, pp. 51, 162, 207. - Mort tragique
du secrétaire de cette commune , p. 1 02. — Guillaume
de la Marck , qui avait la garde du château , se retire
à Hasselt, p. 53. — Charles-le-Téméraire vient à
Huy , p. 55. — Une conspiration ourdie par les par-
tisans des la Marck est déjouée, 1480, p. 79, — Exé-
cutions à mort, ibid. - Louis de Bourbon fait payer
à la ville 5600 llorins , ibid. — Il exige qu'elle signe
l'alliance contre les la Marck , ibid. — Elle demande
un délai , ibid. — Les Uulois , partisans des la Marck,
assistent à la bataille d'Hollogne , p. 80. — Un bourg-
mestre de Huy est décapité , pour avoir conseillé la
paix à Guillaume de la Marck , 1483. p. 88. — Cette
ville est vigoureusement attaquée par les Bourgui-
gnons et les Namurois, 1483, p. 89. — Appoin-
tement fait devant ses murs, entre Maximilien et
les la Marck, 1483, p. 707. — Elle est engagée à
Maximilien par Jean de Horne, 1485, p. 808. — Une
journée y est tenue pour régler la paix entre les la
Marck et Jean de Horne, 1492, p. 853. — Elle re-
tourne à Jean de Horne, 1494, p. 110. —Graves
dissensions entre le clergé et les bourgeois, 1495,
P- 112. — On lance un interdit contre cette ville,
ibid. — Le trésor des reliques de Notre-Dame de Huy
est détruit par le feu, loUO, p. 110.
^uy (Gille de) déporté de son échevioage par le traité
de Tongres, p. 751.
/^uy (Guillebertde), 1408, p. 308.
iitiy(Henrnie), commisàlagardede Huy, 1483, p. 708.
954
TABLE ANALYTIQUE.
TABLE ANALYTIQUE.
935
Huy (Nicolas, dit Coflinne de), témoin d'un acte.
1468, p. 651.
/ngny ( le S' d' ). 1 408, p . 309.
Innocent FUI , pape; se» lettre;» apostoliques contre
les la Marck en faveur de Jean de Borne, adressées à
David, évéque d'Utrecht . 1488. p. 834.
Instruments de guerre. Ordonnance d'amener à Tarmée
de Jean de Horne tous ceux qui étaient nécessaires ,
1487, p. 824.
Interdite Liège, à plusieurs reprises, pour l'arrestation
d'un ecclésiastique par l'autorité séculière, 14G0,
p. 8. — Autre lancé contre les Liégeois en 1461 . par
Louis de Bourbon, à l'instigation des procureurs, p. 13
et 141. — Texte de cette bulle, p. 484. — Instruc-
tion pour les députés liégeois envoyés vers Louis de
Bourbon à ce sujet , p. 492. — On en appelle au mé-
tropolitain de Cologne, p. 13. — L'official de Colo-
gne lève l'interdit , p. 498. — Texte de ses lettres ,
ibid. — Pie II confirme l'interdit, p. 503. — Texte
de sa bulle, ibid. — On observe l'interdit à Liège,
non sans grande agitation du peuple , p. 13. — Nou-
vel interdit obtenu du saint siège contre les Liégeois,
1462, p. 14. — Le clergé irrésolu, appelle de cette
sentence au pape mieux informé, p. 14. — Consulte
faite à ce sujet par des docteurs de Cologne , ibid. —
L'interdit est observé par la majorité du clergé lié-
geois. excepté par certains ordres mendiants , 1462,
p. 15. — L'interdit est levé à l'intercession du légal
apostolique, 1465, p. 16. — Les ordres mendiants
obtiennent du pape une bulle d'absolution, 1463.
p. 19. — L'interdit est repris dans toutes les églises,
1465 , p. 25. — Le pape accorde une suspension de
quatre mois, p. 515. — Texte latin de la sentence
d'excommunication lancée par le pape Paul II , 1465,
p. 542. — Traduction française de cette bulle, p. 639.
— Lettres de pardon et d'absolution pour le clergé ,
pp. 550 et 557. — L'interdit est enfin levé par le légat
apostolique, 1468, pp. 57 et 245. ~- Protestation du
chapitre contre l'interdit, 1482, p. 697. — Procès-
verbal du chapitre de Liège pour la levée de l'interdit
après la paix de Maestricht, 1486. p. 816. — Interdit
lancé contre Liège . 1498. p. 115. — Levée de l'inter-
dit, ibid.
/setn6aur ( Jean ). témoin d'un acte , 1 485, p. 723.
Jfwob (Jean), dit le Clerc , conseiller de la cité de Liège ,
présent aux négociations de Maestricht, 1485, p. 805.
JaequevilU (Hélion de), chevalier du Câlinais. 1408,
p. 313.
Jacques (l'abbé de S') est cité devant le légat à Aix . 1 464 ,
p. 20. — Sa lenteur à fournir des copies de lettres de-
mandées par Louis de Bourbon . ibid. — Il demande
un sursis , ibid. — Il célèbre la messe pour l'entrée du
marquis de Bade. 1465 , p. 27. Il est eovojré vers
Philippe-le-Bon , 1466, p. 38.
Jacques ( les religieux de S' ). empêchent leur abbé de le
rendre à Rome avec une députation qu'y envoyaient
les églises , 1467, p. 47.
Jacques (archives de S'). Les Liégeois y pénètrent de
force, 1488, p. 99.
/acçue»( église de S'). Le chœur s'écroule, 1513. p. 150.
— L'abbé Jean en élève un autre, ibid.
Jamesins (Gille), greflBer de la cour de Liège. 1468 .
p. 574.
Jamesins (Gille), chanoine, présent à une protesta-
tion du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de
Liège, 1482, p. 698.
Jasse (Jacques de), présent aux négociations de .Maes-
tricht, 1485, p. 806.
Jaucourt ( le sire de ), capitaine de Philippe-le-Bon ,
1465, p. 192.
Jean , évéque d'Arras , présent à l'admission de Louis de
Bourbon, comme élu de Liège, 1 456, p. 4 1 3. — Fait cer-
taines réserves sur les points proposés par le chapitre ,
p. 417.— Assiste à l'entrée de l'élu dans Liège, ibid. —
Demande copie du procès-verbal d'installation, p. 420.
Jean , abbé deS'-Jarques, fait élever un autre chœurdans
son église, 1513, p. 130.
Jean , abbé du Val -S'-Lambert. — Son élection , 1514 ,
p. 131.
Jean-en-tle (tour de S'), frappée de ta foudre . 1491 .
p. 106.
Jeannotf le bâtard de Scadous . gendre de Guillaume
de la Marck, excommunié par Sixte IV arec les la
Marck , 1484, p. 725. - Il appelle au pape et à l'ar-
chevêque de Cologne de la conduite de Jean de Horne,
1485, p. 776. — Il est fait prisonnier à Zonhoven et
conduit à Maestricht , puis échangé contre d'autres
captifs , 1490, p. 105. — Il commande l'armée de Ro-
bert de la Marck , envoyée dans la Campine, p. 105.—
Pillages qu'il y commet, p. 105. — Article du traité
de 1490, relatif aux prisonniers qu'il retient au châ-
teau de Longne et dont le profit lui est réservé, p. 849.
— Il pille l'église de Looz, 1491, p. 108.
Jehaing (seigneurie de), léguée à Jean Dath^n par sou
père Wathier, p. 428. ^
Jemeppe. Les la Marck sont retranchés dans cette ville
lors de la trahison qui leur ouvre les portes de Liège .
1488, p. 97.
Jeneffe ( seigneurie de), léguée à Gérard de Crehain. par
Wathier Datliyn, p. 450.
Jérusalem ( fortifications de), à Liège. — Défense de les
détruire. 1487, p. 823.
/eumonr (Jean de). 1408, p. 314.
Jeune fille [une) implore en vain, aux pieds de Raes de
Heers . la grâce d'un jeune homme condamné à mou-
rir, 1467, p. 48.
Joigny(k comte de), 1408, p. 319.
yufci7cdeI500, p. 115.
Juifs (place des ), à Herck , p. 195.
Jules II, pape. — Son élection , 1503, p. 118. — Sa
bulle exécutoire de la sentence de Paul II , pour la
disposition des offices dans l'évêché de Liège, 1504 ,
p. 879. — Il déclare la guerre à Venise, 1510, p. 127.
— Sa mort , 1513, p. 151.
Julien (Guillaume de) établit une Irève entre les la
Marck et Jean de Horne , 1488, p. 850. — Il négo-
cie la paix , p. 851 . — Il négocie de nouveau la paix
entre les la Marck et Jean de Horne, 1490, p. 840
et 852. — Il est arbitre touchant la surprise de Ton-
gres , 1494, p. 874. — Il détruit le château de Mont-
fort, qui servait de repaire à des brigands. 1495,
p. 111.
Juliers (Simon de), chanoine de S'-Lambert, député
pour l'appoinlement relatif à Tongre», 1494 , p. 873.
— Chanoine et prévôt de S'-Denys , il célèbre la messe
lors de la procession à S'-Léonard , 1505 , p. 118.
Juncis , peut-être de Jonckeu (le «ommandeur de) , est
fait prisonnier â Uollogoc par les Brabançons , 1483,
p. 87
Juncis( maison des siresde ), à Maestricht, 1494, p. 1 10.
^ uncts {iean). procureur condamné. 1461, p. 11 et 502.
— Son nom pris ironiquement par le peuple , p. 10.
yttJ»y(leS'de),1408,p. 312.
k'achel (Jean), batteur â Liège.— Sa mort, le jour
de la rentrée de Jean de Horne , et ordonnance d'É-
verard de la Marck contre ses meurtriers, 1486,
p. 827.
Kamp (traité conclu â), 1456, p. 7.
A'oi» (Gbysde), voy. Canne.
Keelen (Uirùa vander), chanoine, député de Liège,
pour l'appoinlement relatif i Tongres , 1494, p. 873.
Kerkem ( Adam de ) , membre de l'état noble de Liège .
consent à la paix de Donchery , 1492, p. 859.
Kestel (Jean de), membre de l'étal noble de Liège,
consent à la paix de Donchery, 1492, p. 859.
Keyaert, Beyart on Reyari (Walter de), procureur
condamné. — Le peuple détruit sa maison et on ne
lui rend la liberté que moyennant finances, 1461,
pp. 9 et 502.
Keyken ( forteresse de) , acquise aux la Marck , p. 792.
Kikenpois ( la forteresse de ) est achetée par l'abbé de
S'-Laurent, 1457, p. 7. — Les la Marck veulent
l'acheter pour la fortifier, p. 792.
Kineph ou Kemexhe (Pierre de), taxé pour le rachat
des otages , 1467, p. 47.
Kinghenborch (Jean de), membre de l'état noble de
Liège, consent à la paix de Donchery , 1492 , p. 860.
Kock ( Henri de ) appelle au pape et à l'archevêque de
Cologne lie la conduite <le Jean de Horne, 1485,
p. 770. —Sentence de Jean de Horne contre lui, p. 786.
Kyp ( Arnould) , clerc secréuire de la ville de Louvain.
Legs de Wathier Dathyn en sa faveur, p. 451.— Exé-
cuteur testamentaire de ce dernier, p. 455.
Lacosticorée (Jean de), licencié, témoin d'un acte.
1405, p. 528.
Laduyns ( Charles) , chanoine , présent à une protesta-
lion du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de
Liège, 1482, p. 698.
Laet (Jean), de Borchloen, astrologue, 1482. p. 81.
Laer ( Gérard van den ) , clerc , violences exercées con-
tre lui â Maestricht par les de Horne, 1485, p. 776 el
785. — Sa mort, ibid , p. 786.
Lalaing , fief du sire de la Hamaide , p. 512.
Lalaing (Philippe de), tué à Monlihéry, p. 189.
Lambert (Aroould) assiste à l'engagement da trésor
de S'-Lambert à Guillaume de la Marck, 1 485, p. 71 7.
Lambert (Jean), rois à mort dans une émeute par des
rivagtois de Seraing , 1486, p. 814.
Lambert (église de S')jon commence la muraille au-
dessus de l'escalier, derrière le chœur, et on l'orne de
belles sculptures, 1460, p. 8. — Le vice-doyen de
cette église est envoyé vers Philippe-le-bon . 1466.
p. 58. — La cloche de cette église annonce les exé-
cutions à mort, 1407, p. 48. — Le trésor de cette
église est engagé par le chapitre pour quatre mille
ducats d'or, destinés à obtenir la confirmation de
Jean de la Marck , 1485, p. 717. — Description de
ce trésor, p. 718. — Les chanoines de S'-Lamberl
prennent la résolution de traiter de la paix après la
bataille d'Hollogne, 1485, p. 87. — Ils envoient des
députés à Guillaume de la Marck au |talais épiscopal .
pour lui faire des ouvertures à ce sujet, ibid. — Ils
se retirent en apprenant le traitement infligé aux
maîtres de la cité qui avaient fait la même tentative .
p. 88. —Le chapitre de celte église ratifie le traité
de Tongres, 1484, p. 755. — Nouvelle procession
célébrée pour la fête de la translation de S'-Lambert.
1489, p. 99. — On porte la tête du saint procession-
uellement, ibid. — Les reliques sont montrées au
peuple, p. 100. - Autre procession solennelle de la
936
TABLE ANALYTIQUE.
tête de ce saint. 1494, p. 110. — Les reliques de
réf^lisede S'-Lambert sont en(;agée8 à Paris et sont
reslituées, 1494. p. 111. — Tenlative de vola S'-Lam-
bert. — De quelle manière elle se découvre, 1407,
p. 113.
Latnberti ( Arnould ) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy . 1489, p. 841 .
Lambillon (Jean ) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy . 1489. p. 841.
Lamboye, dit Farad ( Art ) , membre de Tétat noble de
Liège, consent à la paix de Donchery , 149â. p. 800.
Lana (Thierry de), chanoine, présenta l'admission de
Louis de Bourbon comme élu de Liéj^e , 1 45C, p. 4 1 4 .
Lanchaul ( Pierre) , maître d'hôtel de Maximilien, pré-
sent à un acte , 1485, p. 809.
Landen brûlé en grande partie par des brigands ,
149t>, p. 109.
Lannoy (Baudouin de), $■' de Molenbaix , présent à
un acte, 1485. p. 809.
Lannoy (Hugues de) , chanoine , proteste . avant l'élec-
tion de Jean delà Marck, contre l'interdit de la ville
de Liège, I48i>, p. 698.
Lannoy (Jean de), abbé de S'-Bertin , présent aux
négociations de Maeslricht, 1485. p. 800.
Lannoy (le sire de), son expulsion du royaume, ob-
tenue du roi par le comte de Charolais, en même
temps que celle des Croy , 1405 , p. 191 .
Larrons. On proclame au marché que tous les citoyens
doivent se préparer à marcher contre eux au premier
son de la cloche , 1470, p. 60.
Laurent ( le monastère de S'- ) est menacé d^incendie
par les Liégeois, 1483, p. 88. — il est sauvé par les
seigneurs de la Marck, p. 89. — Il est entouré de murs
par ordre de Guillaume , ibid.
Laval, dit Rotuseau (Henri de) , mayeur d'Avroit. —
Indemnités que les Liégeois demandent pour lui à la
paix. 1485, pp. 804, 805 et 80C.
Xaveur ( Guillaume de), condamné à mort pour meur-
tre, p. 434.— Ses biens ne sont pasconfisqués, p. 4â3.
Lebbecte ou Levoecte (Philippe), présent aux négo-
ciations de Maeslricht, 1485. p. 800.
Lech (Hugues de), exécuté. 1407. p. 49.
Zeers ( Conrad de Boubais. avoué de), ambassadeur des
Liégeois près de Louis XI , 1461 , p. 12. — Il est créé
chevalier par le roi de France, ibid. Voy. Boubais.
Lefèvre signe un acte de Jean de Ilorne , 1 480, p. 811.
Zem (le châtelain de), 1408, p. .310.
Lens (Gille de), bourgmestre de Liège, décapité,
1468, p. 326, à la note.
Léon X, pape, son élection, 1513, p. 131.
Leonardi ( Hubert). Les carmes refusent de le recevoir
pour recteur, 1472, p. 010. \o}tz Hubert, suffra-
(jant de Liège.
Leonardi (Jean), prétre-chapelain. — Sa déposition
au sujet des violences et intimi<la(ions de Kaes de
Heers contre le clergé. 1405, p. 518.— Il assiste à la
diète provoquée par Jacques de Croy . 1489. p. Mi.
Lerque (Ueari de le). 1408, p. 311.
Lesque (Guillaume de), 1408, p. 313.
Leu, boucher, nommé bourgmestre de Liège, 1491.
p. 108. — Il trahit et livre les secrets de la commune,
ibid.
Leuryer (Jean de), maître de la cité de Liège, de-
mande que la condamnation des Dathyn soit mise en
garde des èclievins, 1433, p. 391.
Z#vei«/our ( messire Jacques ) , 1408, p. 307.
Libéria ( Jean , évéque de ) , sufTragant de Liège. — Sa
mort. 1471, p. 07.
Liberius (le vieux), chanoine, confère une prébende
à Robert de la Marck . 1483. p. 714.
Libert, suffragant de Liège, 1471 . p. 07.- Ses propo-
sitions pour la croisade de l'empereur Frédéric . ibid.
— Est arrêté à S'-Trond et conduit en prison à Grave,
par ordre du duc Charles, 1474, p. 71, — Présent
aux négociations de Maestricbt. 1485, p. 805. —
Son livre sur les croix sanglantes. 1.501 . p. 110.
note. — Sa mort, 1505, p. 119.
Liban ( Libert ) assiste à la diète provoquée par Jacques
de Croy, 1489, p. 842.
XscAtM^/ (Thierri). notaire public, témoin d'un acte.
1481, p. 093.
Liège (Bartbèlemi de), ton poème sur la guerre de
Liège et le sac de Dinant, p. 201. — Dédicace au
duc Philippe et à son (ils Charles, ibid.
Luge (la bataille de), de 1408. — Poème d'un cerUin
Ruelle, p. 304.
Liège (cité de). Histoire de son origine, p. 237. —
Poème sur les différends des Liégeois a\ec Jean de
Bavière et sur leur défaite à Olbey, 1408 , p. 304.
— Leurs pertes lors de cette révolte, p. 739. — Les
habitants de celte ville demandent un mainbourg, mais
les envovés de Louis de Bourbon , leur nouvel évé-
que, s'y opposent. 1450, p. 6. — Différends soulevés
entre eux et les habitanU de Maestricht et d'Aix-la-
Chapelle, 1457, p. 7. — Autres différends qu'ils ont
avec leur prince au sujet de leurs droits et privilèges .
1459, p. 7. — Records rendus à ce sujet , pp. 440 et
•uiv. — Troubles à cause des procureurs, p. 9. -
Traité qu'ils avaient fait avec Charles VII, pour lui
reconduire prisonnier . le dauphin réfugié en Bra-
TABLE ANALYTIQUE.
937
bant, 1461, p. 12. — Philippe-le-Bon , demande
grâce pour eux au dauphin devenu roi. p. 12. — Ils
en\oient une dèputation à ce dernier pour l'apaiser,
ibid. — Leur entêtement pour leurs privilèges excite
Louis de Bourbon contre eux . p. 139.— Ils envoient,
ainsi que leur prince , demander à Louis XI sa mé-
diation, p. 140. — Ils arrêtent les partisans de l'é-
vèque. ibid. — Ils sont excommuniés par lui, pp. 13,
141 et 484. — Ils envoient des docteurs de Cologne
à la diète de Maestrichl pour les défendre, p. 142.
— Conditions qui leur sont faites, p. 14. — Ils en-
voient des ambassadeurs au duc de Bourgogne, pour
obtenir quelque adoucissement. 1402. p. 15. — Hon-
neur qu'ils font à un envoyé du i-oi de France , ibid.
- Ils nomment des capitaines de quartier, ibid. — Ils
envoient à Aix demander au légat qu'il lève l'interdit,
140"», p. 10. —Succès de cette démarche , ibid. —
Ils demandent un mambour. p. 17. — Nouvelles
querelles avec Louis de Bourbon , pp. 17 et ôG2. -
Ils sont cités par le légat du pape à comparaître
à Trêves avec Louis de Bourbon et les maîtres de la
cité. 1404 , p. 21. — La sentence est rendue contre
eux, ibid. — Ils en appellent , ibid. — lis envoient à
Rome , ibid. et p. 143.— Les députés envoyés à Rome
reviennent avec des lettres apostoliques pour Louis
de Bourbon . pour le chapitre et \w\xr les états du
pays, 1405. p. 23. — Les Liégeois impatientés de
voir que la justice n'était plus rendue devant les éche-
vins , établissent une nouvelle loi , par les conseils de
Raes de Heers, 1405, p. 22.— Ils demandent de nou-
veau un mambour, ibid. - Assemblée du peuple à ce
sujet, ibid. -ÉveranI de la Marck. le comte de Nevers
et Marc de Bade sont candidats, pp. 23 et 202. — Les
Liégeois proclament la déchéance de Louis de Bour-
bon, p. 144.— Ils reçoivent de lui des lettres supplian-
tes, p. 24. — Mépris qu'ils font de l'interdit lancé par
lui , p. 202. — Ils élisent Marc de Bade et lui prêtent
serment . pp. 22, 202 et 144. — Ils envoient des let-
tres de défi à Philippe-le-Bon et à son fds , p. 145. -
Ils vexent le clergé pour l'empêcher de se soumettre à
Tinterdit, p. 517. — Ils égorgent partout les amis
de Louis de Bourbon et ceux du duc de Bourgogne,
p. 202. — Ils ferment l'oreille aux avis du légat,
ibid. — Ils envahissent les états voisins, ibid. et p.
304.— Confiance qu'ils ont dans Louis XI, p. 146.—
Ils prennent les armes contre les troupes de Bour-
gogne , 1465 , p. 27. — Ils brûlent Hervé et tous les
villages jusqu'à Maestricht, ibid. — Ils assiègent
Fauquemont , p. 28. - Ils brûlent Meffe, ibid. — Ils
ravagent le Condroz, ibid. — Leur confusion en
apprenant le départ de Marc de Bade. p. 148.— Ils
retournent à Liège, ibid. — Ils assiègent Limbourg,
pp. 29 et 202. -Et y perdent du monde , ibid. — Ils
envahissent le Brabant . pp. 147, 192 et 363. — For-
tifient Montenaken. p. 192. — Marchent contre les
Brabançons à Geestbetz , p. 193. — Sont battus à
Montenaken . pp. 29. 151, 193 et 303. — Se replient
sur Liège, p. 193. — Sont repoussés d'Herck, ibid.
et p. 151 . — In parti demande la paix , p. 30. — Un
autre s'y oppose, pp. 31 et 194. — On menace de
mort un envoyé du duc de Bourgogne , venu à Liège
pour la paix . p. 31. — Préliminaires signés à Tir-
lemont. p. 529. — Traité de S'-Trond , pp. 31, 152
194. — Un parti réactionnaire refuse de l'accepter,
ibid. et p. 153. — Le comte de Charolais vient avec
une armée pour le faire exécuter , p. 31 . _ Les par-
tisans de Louis de Bourbon se réfugient à Huy et à
Maeslricht. p. 204. — Les rebelles veulent résister
aux troupes de Charles de Bourgogne, ibid. — En-
gagement qu'ils ont à Wellen , p. 153. — Propo-
sitions de paix, pp. 154 et 204.— Traité, p. 205.—
Nouvelle révolte , ibid. et p. 154.— Les Liégeois rap-
pellent Marc de Bade, p. 155. — Ils vexent les par-
tisans de Louis de Bourbon, ibid. — Un grand
nombre de ceux-ci vont en Brabant . pp. 32 et 35.
Bulle d'excommunication du pape Paul II contre les
Liégeois, pp. 145, 203, 542 et 039. — Ses motifs
pour concourir à la soumission des Liégeois , p. 237.
— Lfs Liégeois se montrent plus audacieux que
jamais . 1 400, p. 32. — Ils vendent les biens des émi-
grés, ibid. et p. 35. — Ils font exécuter ceux qui
avaient conclu la paix de S'-Trond, ibid. et p. 30.—
On proclame la paix à Liège, ibid. — Ils envoient des
ambassadeurs à Bruxelles , p. 38. — Les partisans
de la guerre empêchent les bons résultats de cette
mission, ibid. — Ils font avec les autres villes du
pays, un acte d'alliance offensive et défensive, p. 558.
— Leur opiniâtreté pour Marc de Bade , p. 271. —
Ils se jettent dans toutes sortes d'erreurs, 1406,
p. 39. — Ils reçoivent des envoyés de Marc de Bade ,
et les meneurs font passer l'un d'entre eux pour l'é-
vêque confirmé . ibid. — Ils payent les frais du
séjour de cette dèputation à Liège, ibid. — Ils refu-
sent de payer les sommes stipulées à S'-Trond , 1406,
p. 40. — Ils prennent les armes, ibid. — Deux fac-
tions , l'une française , l'autre bourbonniste , divisent
les Liégeois, p. 239. —Ils envoient trop tard des
secours aux Dinantais , contre lesquels marchait le
comte Charles, p. 240.— Ils faut mourir Guillaume
de V iolette , maître de la cité , qu'ils accusent de la
118
958
TABLE ANALYTIQUE.
ruine de Dinant, pp. 41 et 159. — Ils s'avancent con-
tre le comte Charles, p. 160. --Propositions qu'ils
reçoivent de ce dernier, p. 41. — lis envoient vers
lui le comte de Meurs et Jean de Ruyi pour négocier ,
1400, p. 41 . Ils dépêchent vingt hommes de cha-
que métier pour la défense de S'-Trond menacée par
les Bourguignons, 1460, p. 42. —Ils rassemblent
leur armée sur la Gerre, ibid. —Ils reçoivent des
propositions du comte Charles et les acceptent , ibid.
— Les Liégeois quittent Tarmée, 1466, p. 42. —
Détails des articles du traité d'Oley , pp. 43 et 501.
— Otages envoyés à Bruxelles, ibid. — Liège, Ton-
gres et la Uesbaye , doivent payer un tiers du tribut
au duc de Bourgogne, 1466, p. 45. —Les habitants
craintifs quittent Liège avec ce qu'ils peuvent empor-
ter, 1466, p. 44. — Ils sont victimes des brigands qui
les dévalisent et les ramènent dans la cité, ibid. —
Les Liégeois décident qu'on enverra vers Louis de
Bourbon, pour l'engager à rentrer dans la cité,
1400, p. 44. — Ils changent tout à coup de disposi-
tions et ne veulent plus de la paix , ibid. — Us pren-
nent les armes , à la mort de Philippe-le-Bon, pp. 1 95,
306 et 240. — Leurs insultes à la mémoire de ce
prince, p. 195. — Ils envahissent les frontières du
Brabant, ibid. —Ils envoient à S'-Trond des gens
de métier , pour fortifier le parti de la guerre, p. 44.
— Ils s'y jettent plus que jamais en apprenant les
relations secrètes de Baes de Ueers avec le roi de
France, 1467, p. 45. —Us font décapiter les maîtres
de plusieurs cités , ibid. — Ils ne goûtent pas les pro-
positions de l'évêque de Troyes , qui les engage à la
paix de la part du roi de France , 1467, p. 46. — Us
•ont néanmoins flattés de l'amitié du roi , ibid. — Ils
prétendent que ledit évêque est allé à Rome demander
une bulle contre Louis de Bourbon, ibid. et p. 47.—
lis répandent le bruit que le pape ne veut pas consen-
tir à la translation du siège épiscopal demandée par
Louis de Bourbon, 1467, p. 47. —Ils publient une am-
nistie pour les émigrés , ibid.— Ut murmurent contre
les ambassadeurs du duc Charles de Bourgogne,
1467 , p. 48. — Le nombre des factieux ne fait que
s'accroître , p. 50. — Ils appréhendent au corps un
de» envoyés du duc , p. 51 . — lU veulent surprendre
Hoy pour s'emparer de Louis de Bourbon, pp. 51 , 162
et 207.— Us réussissent, mais l'évéqneleur échappe,
p. 207.— Dans leur fureur ils dévastent la ville, ibid.
— Ils volent au secours de S'-Trond assiégée par les
Bourguignons, pp. 19«, 207 et 242. — Le duc les
met en déroute à Bnutbem et marche sur Liège ,
pp. 52, 166, 1»6, 207 et 242. — En apprenant l'ar-
rivée du duc. ils marchent contre lui et sont repousses,
p. 53. — Ils vont implorer la clémence du duc, à
S"-Walburge , ibid. — Us le trouvent à Bolsay, ibid.
et p. 208. — La plupart des factieux abandonnent
Liège à l'approche du duc Charles, p. 242. — La paix
est accordée aux Liégeois aux plus dures conditions .
pp. 168 et 199. — Ils reçoivent le duc de Bourgogne
dans leurs murs , ibid. — Amende qu'ils devront lui
payer, p. 200. — Hommage qu'ils s'engagent à lui
prêter, ibid. —Otages qu'ils doivent lui donner,
ibid, — Le perron de Liège est transporté à Bruges
par le duc Charles , p. 504. - Les fugitifs sont rap-
pelés. 1467, p. 54. — Joie des habitants, lors de la
levée de l'interdit par le légat, p. 246. — Plusieurs
désertent leurs foyers , après le départ de Louis de
Bourbon pour Maestricht, ibid. — Les bannis re-
viennent à Liège des provinces flamandes et de la
France où ils s'étaient réfugiés , 1468 , pp. 58 , 210
et 240. — Leur nombre augmente et devient alar-
mant, p. 59. — Us excitent de nouveaux troubles,
ibid. et p. 171 . ~ Ils forcent les partisans de Bourbon
à se réfugier à Maestricht, ibid. — Leurs cruautés ,
p. 247. —Leurs prières au légat, pour qu'il obtienne
du prince en leur faveur la permission de rester dans
leurs foyers , ibid. — Leur discours à cette occasion .
ibid. — Les rebelles comptent sur les secours de
Louis XI contre le duc Charles. 1468, p. 210. —Ils
fortifient leurs villes et te préparent à résister, ibid.
— Us font une trèveavec Louis de Bourbon , ibid. — Ils
apprennent les fêtes que l'on donne à Louis de Bour-
bon à Tongres , ibid. — Les envoyés de Louis XI les
engagent à aller attaquer cette ville, p. 248. — Ils y
vont malgré la trêve , p. 210. — Ut surprennent la
ville et massacrent les partisans de l'évêque , pp. 50,
179, 173 et 211. — Ils demandent à voir Louis de
Bourbon et implorent de lui leur grâce, p. 211. —
Ils l'arrachent de l'église de Notre-Dame où il était
réfugié et le font prisonnier avec le légat et Guy de
Humbereourt, ibid. et pp. 50, 172, 178, 174, 211 et
248. —Us les reconduisent à Liège , pp. 212 et 240.
— Ils leur persuadent de demander la paix et le par-
don pour eux au duc de Bourgogne , p. 59. — Eni-
vrement que leur donne la prise de Tongres , p. 359
—Massacres qu'ils commettent, p. 249. — Terreur qui
s'empare d'eux à l'arrivée du duc Charles , p. 251 . —
Ils attaquent, à Lanthines ( Lantin ), les Bourguignon»
commandés parle S*^ de Ravesteyn, pp. 59. 175 et 251.
— Ils prennent la fuite, ibid. — Ils demandent la
paix , pp. 252 et 253. — Liège est investie par l'ar-
mée bourguignonne du cAlé de la porte de S'-Lèo-
TABLE ANALYTIQUE.
939
nard , p. 60. — Les habitants ont recours aux armes ,
p. 255. — Us attaquent les Bourguignons à leur ar-
rivée devant la ville, pp. 177, 218 et 254. -Ils jettent
le trouble dans leurs rangs, ibid. — Ils perdent dans
cette affaire leur capitaine Jean de Wilde, 1468,
p. 218. — Ils écrivent au roi pour qu'il intercède en
leur faveur, p. 218. — Us écrivent au duc une lettre
d'injures, p. 219. — Supplient Louis de Bourbon
d'implorer grâce pour eux , ibid. — Us sortent au
nombre de trois cents hommes , par la porte S"-Mar-
guerite , et tâchent de surprendre les tentes du duc
pendant la nuit , pp. 60, 177, 220, 255 et 256. -
Détails de cette entreprise, p. 220. — L'attaque
des Bourguignons contre la ville est repoussée,
p. 222. — Les Liégeois lâchent enfin pied et quit-
tent la ville avec leurs chefs , pp. 00. 222 et 256. —
Liège est prise et pillée par les Bourguignons . 1468 ,
pp. 60. 177. 566 et 581 .—Les églises sont profanées,
1468, pp. 61, 180 et 181.— Tableau du sac de Liège
par les Bourguignons, p. 178. — Comparaison avec
le sac de Rome , par Alaric. ibid. — Les églises oa-
guères profanées sont restituéesau culte, 1468, p. 62.
— Misérable détresse des fugitifs , p. 231 . — On feint
de leur promettre le pardon pour les faire rentrer à
Liège, p. 60. — Massacre de ceux qui reviennent ,
pp 60, 222, 225, 224, 225 et 251. — D'autres
sont chassés de toutes les villes où ils se présentent ,
p. 231 .—A Maestricht, on les jette à la Meuse, ibid. —
L'île de Liège est soumiseaux lois brabançonnes, 1408,
p. 62. — On proclame la paix à Liège, 1469, p. 64. —
Foire depuis l'église S'-Barthélemy jusqu'au marché,
ibid. — Recettes des gabelles dans la ville et sa ban-
lieue, 1470, p. 653. — Les fugitifs sont expulsés de
Metz et menacent de revenir à Liège, 1471, p. 66.
— On établit des veilleurs et des gardes de peur d'être
surpris par eux. 1471, p. 66. — Les Liégeois en-
voient demander au pape l'exemption de la dime levée
par l'empereur Frédéric, 1471, p. 68.— Vexationsque
leur fait souffrir le S' de Witthem, 1472, p. 69. —
— Ils brûlent les repaires des brigands et les forcent
à la fuite, 1472, p. 69. — Les factieux reprennent
l'offensive sous la conduite de Guillaume de la Marck ,
1474, p. 71. — Les habitants paisibles se sauvent à
son approche , ibid. — Après la mort du duc Charles .
la ducbesse Marie annnlie toutes les ordonnances faites
par lui, 1477, pp. 74 et 623. — On relève les murs,
p. 74. — Les officiers publics sont rétablis dans leurs
charges, ibid. — Prospérité, 1477, p. 76. — Sup-
plique adressée par tes Liégeois aux commiset députés
du prince aux états-généraux , pour le gouvernement
du pays . p. 625. — Les bannis rentrent dans Liège .
1477, pp. 74 et 75. — Ils trament contre Louis de
Bourbon , ibid. — Quelques-uns sont décapités, ibid.
— Les habitants se mettent en mesure contre les fac-
tieux , 1478, p. 77. — Ils célèbrent des fêtes pour le
rétablissement du perron , p. 78. — Hiver rigoureux
et dur, surtout pour les pauvres, 1481, p. 80. — Sé-
dition des artisans excitée par les bouilleurs , ibid. —
Louis de Bourbon la réprime , ibid. — Deux artisans
sont décapités , ibid.— Les partisans de Bourbon et de
la Mardi en viennent aux mains, 1 482, p. 81 .-Louis
de Bourbon est tué , p. 82. — Le clergé supplie l'ar-
chiduc d'Autriche de relever les églises de leurs obli-
gations, 1482, p. 703. — Texte de la supplique,
ibid., note 1 . — Guerre des la Marck , p. 83. — Les
Liégeois les reçoivent , ibid. — Deux partis , celui des
la Marcji et des de Home, p. 85. — Les Brabançons
viennent au secours de ces derniers , p. 86. — On met
à mort les maîtres des cités qui parlent de faire la paix,
p. 88. — A l'approche des Brabançons , les Liégeois
brûlent les faubourgs, ibid. — Paix de Tongres, 1484,
p. 91. — Mort de Guillaume de la Marck , p. 92. —
Les Liégeois font des propositions pour la paix, après
la mort de Guillaume de la Marck , 1485, p. 804. —
Indemnités qu'ils demandent pour certains officiers
publics , ibid. — Tyranniede Ghys de Canne , 1 486 ,
p. 93. — Fuite des la Marck, p. 94. — Gouvernement
de l'évêque Jean de Home de 1486 à 1488. pp. 94,
95, 96, 813 et 825. — Gouvernement des la Marck ,
1488, p. 97. — Assignation faite aux églises de Liège,
par la cité , sur le produit des gabelles , pour qu'elles
puissent remplir leurs obligations envers les pension-
naires du Brabaut, 1487, p. 829. — Les Liégeois
pénètrent de force dans les archives de S'-Jacques ,
1488, p. 99 — Ils se déclarent sujets du roi de France,
ibid. — Us se remettent sous l'obéissance de Jean
de Horne, par le traité de 1490 , p. 848. — Manière
dont ils doivent aller à sa rencontre, ibid. — Une
sédition, 1490, p. 105. — Le peuple assiste aux
spectacles et aux jeux ,1490, p. 104. — Foire , ibid.
— L'étendard de Jean de Horae y est foulé aux pieds ,
ibid. — Famine, 1491, p. 105. — Guerre civile,
p. 106,— Paix définitive entre les deux partis , 1492,
p. 109. — Bourgeois exilés de Liège et revenant de la
Hongrie, 1493, p. 110. — Le pays de Liège est foulé
par le duc Albert de Saxe , pour le payement des som-
naes stipulées, 1493, p. 110. — Jean de Horne se
rend à Malines pour plaider la cause de ses sujets ,
ibid. — Diète assemblée à Liège, 1497, p. 115. —
Jeunes Liégeois qui se croisent lors de l'apparition des
940
TABLE ANALYTIQUE.
croix sanglantes, 1501. p. IIC. — Sédition, 1503,
p. 118. — Les Liégeois sont écrasés d'impôts , 1504 ,
p. 1 19.— Sédition contre les receveurs de la cité. 1513,
pp. 128 et 129. -Érard de la Marck l'apaise, p. 130.
Liège (États du pays de) s'obligent à payer 30.000 li-
vres en faveur de Philippe de Clèves et de Jean de
Châlon . 1483, p. 706. — Procuration pour certains
députés chargés d'aller négocier à Âix avec les ambas-
sadeurs de Maximilien , p. 700. — Ils consentent au
traité conclu à Tongres, 1484, p. 755. — Maximi-
lien veut les forcer à payer la somme de 30.000 livres
à Philippe de Clèves , p. 757. — Indemnité qu'ils doi-
vent payer aux la Marck, d'après la paix de Doncbery,
1492, p. 854. — Ils se réunissent à Liège, 1497,
p. 113. — Autre assemblée, 1499. p. 115.— Décisions
qui sont prises, ibid. — Autre assemblée, 1503, p. 118.
— Autre, 1503, p. 119. — Autre, 1505 , p. 120.
Liège (Évêques de) , depuis S'-Materne , p. 265.
Liège ( Gille de ), chanoine , présent à une protestation
du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de Liège ,
1482, p. 698.
Liège (Jean de), abbé d'Aine, scelle le traité de Oon-
chery, 1492, p. 860.
Liège ( pays de ). Son état lors de Pavènement de Louis
de Bourbon , p. 138. — Son étendue, p. 738. — Dif-
férence des langages qu'on y parle . ibid. — Ses reve-
nus, ibid, — Caractère du peuple, ibid.etp. 236. — Ses
différends avec ses voisins, ibid. — Nombre de guerres
qu'il a soutenues , ibid. — Révoltes contre ses princes,
p. 739. — Les villes de ce pays viennent demander la
paix au duc Charles , après la prise de Tongres , 1467,
p. 199. — Villes qui prirent part à la rébellion , 1467,
p. 328.
Liégeois (les ). Leur caractère diaprés Hemricourt, Oli-
vier de la Marche , le chancelier de l'Hôpital , p. 236.
— Leurs pertes , lors de la révolte contre Jean de Ba-
vière , p. 739. — Lors des démêlés avec Louis de Bour-
bon, ibid. et p. 740.— Récits , en vers latins, de leurs
querelles avec Louis de Bourbon et de leurs guerres
contre la maison de Bourgogne, p. 264.
Liégeois ( la correction des ), poëme en français sur les
événements de 1 467, p. 29 1 .
Ligne (les habitants de) à la bataille d'Othée , p. 312.
Ligne ( Guillaume de ), S' de Barbançoo ; il est appelé
par erreur Lingny. Membre de l'état noble de Liège ,
consent à la paix de Donchery, 1492, p. 859.
Ligne (Jean de) présent aux négociations de Maestricbt,
1485 , p. 806.
Limbourg (prisonniers du) rendus par les la Marck, aux
termes du traité conclu avec Maximilien, 1 488, p. 832.
Limbourg (Laurent de), témoin d*un acte. 1498.
p. 878.
Lintere{ Dieudonné de). S' de Heers , présent au procès-
verbal du chapitre pour la levée de l'interdit. 1486.
p. 816.
Lintere ( Raes de). Voy. de Heers.
Lippe ( Burchard ou Bernard de ) , mentionné dans un
acte de 1461, p. 499.
Lisbette, mère de Wilckin, fils naturel de Wathier Da-
thyn. — Legs de ce dernier en sa faveur, p. 431 .
Loboss ou Loesbosch (Jean de), capitaine de Herck .
1465, p. 151. — Sa lâcheté, ibid. - Il laisse les Bra-
bançons brûler ses faubourgs, ibid. — Il est vaincu
par Jean de Clèves. p. 192. — Il est capitaine des fu-
gitifs revenus des parties flamandes , 1468 , p. 58.
Loevenborch ( Henri de), chanoine de Liège, constitue
des procureurs pour l'élection de Jean de la Marck .
1482, p. 697. — Proteste contre l'interdit de la ville
de Liège avant ladite élection , p. 698.
Loheac (le comte de) entre dans la ligue du bien pu-
blic, 1405. p. 192.
Lohiervilhe (M** Alexandre de), témoin d'un acte du
chapitre de S'-Lambert , 1455 , p. 410.
Lombards. La cité de Liège a-t-elle le droit de constituer
des établissements de lombards, etc. Art. du record de
1458, p. 443. — Extorsions auxquelles on les sou-
met, 1402, p. 505.
Lonchin ( Guillaume de) taxé pour le rachat des otages,
1467, p. 47.
ZoncAtn( Jacquemin de), échevin de la ville de Liège,
signe le record donné en 1458 à la requête de Louis
de Bourbon . p. 460. — En signe un autre donné à la
requête de la cité , p. 482.
Lonchin ( Jean de), membre du tribunal particulier qui
devait juger les infractions à la paix de Donchery .
1492, p. 856.
Longchamp ( Barthélémy de) abbé de S'-Laurent, pré-
sent à Maestricbt , scelle le traité de Donchery, 1492,
p. 860.
Longchamp ( le sire de ) brûle Meiïe , 1 405, p. 28.
Longne (château de). Défense de prêter assistance à
ceux qui y étaient réfugiés , 1486, p. 813. — Jeannot
le BAUrd en est le capitaine , 1490 , p. 103. — Il y
retient prisonnier le comte de Home et ses compa-
gnons, ibid. — Article du traité de paix relatif aux
prisonniers détenus dans ce château , 1 490. p. 849. —
Il est assiégé par les Limbourgeois et les Bourgui-
gnons, 1492, p. 109.
Zon9t( Nicolas ), bachelier en décrets . 1465, p. Î528.
Longueval{\eS' kMiiaie), 1408, p. 311.
TABLE ANALYTIQUE.
941
Loon de Kunph ( Arnould ) , abbé de S'-Laurent. — Sa
mort, 1473, p. 70.
Looz (comté de). Les habitants demandent la paix,
1463 , p. 30. - Looz , S'-Troud , Montenaken , doi-
vent payer un tiers du tribut au duc de Bourgogne .
1466, p. 43. — Les villes du comté viennent deman-
der la paix au duc Charles , 1467, p. 199. — Recette
des gabelles dans ce pays , 1470, p. 654.
Looz ( ville de ). Le procureur de cette ville voit le peuple
faire irruption dans sa maison , jeter sur le marché,
devant le i>erron , tous les papiers et registres qu'il
avait chei lui , et en faire un bûcher, 1401, p. 10.
Le magistrat fait vendre les biens de tous les citoyens
émigrés, 1467, p. 49. - Celte ville est prise par
les factieux, et les iiabitanls sont obligés de fuir, 1 482,
p. 83.— Les factieux se retirent chargés de butin, ibid.
— Le château de Looz est rétabli par les la Marck,
1 488, p.98.— Ruine de cette ville, effetdesguerrescivi-
le», p. 869.— Article des ordonnances de 1492, qui lui
est favorable , ibid.
Looz (Jean de ), abbé de S'-Laurent , près de Liège. —
Prologue de sa chronique , p. 1 . - Texte de sa chro-
nique, p. 5. — Sa naissance , le dernier janvier 1459,
p. 7. — A l'âge de sept ans il séjourne à Liège avec
•es parents , pendant huit mois, 1466, p. 34. — Son
arrivée à Liège avec sa famille, 1407, p. 49. —Mauvais
accueil que Raes de Heers et sa femme font à sa mère ,
ibid. — Il retourne à Looz, ibid. — A l'âge de 18
ans, il entre au monastère de S'-Laurent, 1477, p. 76.
— Il est guéri d'une maladie mortelle , 1500, p. 1 15.
— Il est mandé par i'èvêque Érard de la Marck pour
peindre la chapelle du château de Huy, 1507, p. 124.
— H se soumet après beaucoup de refus , ibid. — Il
est élu abbé de S'-Laurent, 1508. p. 123. — Sa con-
sécration par Érard de la Marck , 1509 , p. 126.
Lorraine (bâtard de), secours qu'il promet aux la
Marck, 1484, p. 800.
Lotten (Robert), commissaire du roi de France pour
traiter la paix entre les la Marck et Jean de Horne ,
1490, p. 846.
Louhea (Guillaume), citoyen de Liège, assiste à la
diète provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842.
— Il est témoin de la promesse de rançon du S" de
Forêt à Robert de la Marck , 1498 , p. 877.
Louhea (Henri ), frère du précédent, témoin de la pro-
messe de rançon du S' de Forêt à Robert de la Marck .
1498, p. 877.
Louvain. Louis de Bourbon transfère le siège épiscopal
dans cette ville , pp. 353 et 522. -Cette ville se ligue
avec les la Marck contre Bruxelles et Malines, qui
tenaient le parti de Maximilien . 1488, p. 98. — Diète
assemblée à Louvain , 1490. p. 105.
Louvillers (le S' de), 1408. p. 311.
Lovenfosse, capitaine des Liégeois à Tongres, 1468,
p. 248.
Loys ( Jean ) assiste à la diète provoquée par Jacques
de Croy, 1489, p. 842.
Lummen. Les habitants sont forcés à payer les rentes
et gabelles, 1469, p. 397. — Guillaume de la Marck
vend ce domaine , p. 71 .
Zupi (Jean). secréfdeLouisde Bourbon , 1472, p. 612.
Luxembourg ( Louis de), comte de S'-Pol , capitaine de
l'un des corps d'armée du comte de Charolais lors de son
expédition en France, 1405, p. 187. — Il travaille à
la paix entre le roi et le duc, 1468, p. 213. —Il pré-
vient Charles, duc de Bourgogne, que le roi veut
visiter incognito son armée, p. 214. — II accompa-
gne Louis XI à Liège, p. 217. — Il fait partie de la
première armée du duc au siège de cette ville . p. 222.
— Il est décapité à Paris , p, 370.
Luxembourg ( le gouverneur du ) brûle Monjardin .
Aiwaille et plusieurs villages de l'Ardenne . 1492,
p. 109.
Luxeuil ( évéque de) exilé à Louvain ; il sacre Louis de
Bourbon, p. 137.— Ses conseils au jeune prélat, ibid.
et p. 158.
Lybermé (Guillaume de), chanoine , proteste , avant l'é-
lection de Jean de la Marck , contre l'interdit de la
ville de Liège , 1482 , p. 698.
Lybermé ( Jacques de), idem., ibidem.
Lynsimeau (Wathieu de), cité dans le testament de
Wathier Dathyn, p. 429.
Lyon (l'archevêque de), à Péronne, p. 214. — Fait
partie de la seconde armée du duc Charles au siège
de Liège, p. 222.
Lyon ( bailli de) envoyé à Liège , p. 299.
Lysura ( Jean de), prévôt de Notre-Dame de Mayence ,
procureur de Louis de Bourbon lors de son admission
comme élu de Liège, 1456, p. 414. — Son installation
en cette qualité, ibid. et 415.— Pointset articles que le
chapitre lui fait jurer, p. 416. — Réserves qu'il fait à
cet égard, p. 417.
Machon (Martin le) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 842.
Maeslricht. Diètes tenues dans cette ville, 1457, p. 7.
1459, ibid. — Autre diète proposée dans cette ville,
pour y régler l'affaire de l'interdit. 1461, pp. 13 et 141.
— Elle n'est pas acceptée , ibid. - Des troubles s'en
suivent, ibid. — Autre diète tenue dans cette ville au
commencement de janvier 1462, pp. 13 et 142.— Elle
942
TABLE ANALYTIQUE.
n'a aucun résultat, p. 14. — Les troubles augmen-
tent , ibid.— Les habitants de cette ville vont au siège
de Liège arec le duc Charles, 1468, p. 222. — Ils
pillent la ville de Liège, p. 61 .—Ils démolissent le pont
des Arches, p. 62. — Les religieuses, les femmes, les
vieillards et les enfants cherchent un asile à Maestricht
en quittant la ville de Liège, 1468, p. 224.— Chapelle
fondée par Louis XI à S'-Servais, p. 225. — Des
Liégeois vont y demander asile . on les jette à la
Meuse . p. 231 .— Les églises de Liège veulent y trans-
porter des grains pour les soustraire aux agents du
duc Charles, 1471, p. 67. — On y décapite un pil-
lard qui avait été échevin , ibid. — La division se
met entre les habitants, 1483, p. 90.— L'évéque y est
fait prisonnier, ibid. —Un autre évêque du pays de
Clèves y est établi, ibid.— Maximilien assiège et prend
cette ville, ibid. — Les de Horne y font la paix avec
les la Marck, 1485, p. 803 —Actes y relatifs, pp. 805
et suivantes. — Journée tenue dans cette ville pour
régler la paix entre les la Marck et les de Horne, 1492,
p. 853. — Séjour de l'empereiir Maximilien et de sa
famille dans cette ville, 1494, p. 110. —On y traite
de la paix avec le duc de Gueldre , ibid.
Magriette ( Malin de saint), complice des Dalhyn. —
Sa condamnation , p. 389.
.Vaij/n« (le S' de), 1408. p. 310.
Maigny (le S'), commissaire de l'archiduc Philippe,
pour l'appointement relatif à Tongres , 1494, p. 873.
Mailhe (Gille le) assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy, 1489, p. 842.
Mailly ( les deux enfants de ), 1408. p. 310.
JUaine ( le comte du), 1408, p. 305.
Maine (le duc du) , oncle du roi de France , travaille à
faire la paix entre le roi et les princes , 1465, p. 191 .
Mairinier (Eustache le) assiste à la diète provoquée
par Jacques de Croy, 1489, p. 842.
MaiHnier ( Jacques le) assiste à la diète provoquée par
JacquesdeCroy, 1489, p.842.
MaUres de la cité de Liège ( les ) vont à Maestricht pour
inviter Louis de Bourbon à la fête de l'Epiphanie ,
1498, p. 7. — 11» assistent à l'acte de record donné
par les échevins de Liège à la demande de Louis de
Bourbon . p. 440.— Us se font donner un record sem-
blable sur leurs droiUet privilèges .1458, p. 460. —
Limites de leur juridiction ; acte d'un des records de
1458, pp. 448 et 451 .—Peuvent-ils forcer les officiers
du prince à exéctlter leurs sentences , p. 452. — Jus-
qu'où va leur puissance en matière ecclésiastique,
p. 453. — Leur juridiction s'étend-elle hors de la
banlieue, ibid. — Quelle autorité ont-ils sur les offi-
ciers des bas-signorages . p. 454 — Peuvent-ils em-
pêcher de faire enciuêtepar les hommes de fief, p. 455.
— Articles relatifs à leur juridiction . p. 465. — Us se
rendent à Paris pour soumettre leurs différends avec
Louis de Bourbon à l'arbitrage du roi de France,
1459, p. 8. — Ils viennent dèbaltrcdevanl les doyens
et les chanoines, raffaire de l'interdit. 1402, p. 15 —
Ils ne veulent point traiter avec Louis de Bourbon .
avant la levée de l'interdit , 1463. p. 16. — Ils inter-
jettent appel et insistent auprès des églises pour la
reprise du service divin, ibid. — Ils signifient au
chapitre que les biens Je l'é^èché sont séquestrés et
qu'ils ne reconnaissent plus Louis de Bourbon . 1 463.
p. 18. — Ils comparaissent devant le chapitre pour
l'élection d'nn mambour, 1465, p. 22. — Ils deman-
dent que le chapitre reçoive le mambour, p. 25. —
Ils vont à Bruxelles pour la paix , 1405. p. 30. — Ils
veulent empêcher le clergé d'accepter les conditions
de la paix de Uuy, 1406, p. 37.— Leur élection, 1460,
p. 39. — Raes de Heers l'influence, ibid. — Ils em-
pêchent une dépiitation de partir pour Rome, 1467,
p. 47. — Protestation faite par les noUbles au sujet
de leur rétablissement, 1477, p. 035.
JVulbehiH (iean), complice des Dathyn. — Saco&dam-
nalion, p.389.
JHalbrect (Jean), membre de l'état noble d« Liège, con-
sent à la paix de Donchery, 1492. p. 860.
Malfreaul (Ernaul), complice des Dalhyn. — Sa con-
damnation , p. 389.
Malherbe (Costantin , dit Costan ) assiste à la diète pro-
voquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842.
JValines. Parlement établi danscelte ville. 1468, p. 570.
— Elle prend le parti de Maximilien contn- Philippe
de Clèves, 1488, p. 98. — Un couvent de religieu-
ses y est incendié, 1499, p. 115.
Malmedy brûlée, 1492, p. 109.
JUanderscheit (Damoisel de), capitaine de Phiiippe-le-
Bon,p. 192.
Mangon(Tiry le), complice des Dathyn.— Sa condam-
nation . p. 389.
Mantels (Jean), derc , témoin d'un acte du chapitre,
1483, p. 724.
Manures (le S' de ), 1408, p. 31 1 .
Afanu» (Jean de), 1408. p. 310.
Marais ou de Palude ( Adam du ) . officier, condamné
1461. p. 503.
;Ifaraù (Henri du ), docteur en décrets, chargé de faire
l'élection de Jean de la Marck. 1482, p. 697.
Marbait (Gér»ré de), membre de l'état noble de Liège .
scelle le traité de Donchery, 1492, p. 860.
TABLE ANALYTIQUE.
945
barbait (Jean de). conseiller, chanoine, témoin d'un
acte, 1480, p. 684.
Marchands (bateaux, dits des), entre Liège et Huy et
entre Liège et Maestricht, 1466, p. 58.
Marchands, emmenés captifs par les GucIdrois , 1510,
Marchant {]e»n le) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 842.
-lfarcAe(Olivier de la ), témoin à l'acte passé à Tirlemont
sur les conditions de la paix, J405. p. 532. - Son
opinion sur les Liégeois, p. 236. - Présent aux né-
gociations de Maestricht, 1485, p. 806. - Chambel-
lan et grand économe de l'archiduc, ibid
Marck ou d^^renberg ( les seigneurs de la )' sauvent de
I incendie le monastère de S'-Laurent, 1483. p 89
- Ils passent outre Meuse , après la rentrée de Jean
de Home à Liège , et ravagent le pays , 1 486, p. 95.
- Ils reviennent à Liège jusqu'au pont d'Amercœur,
espérant rentrer dans la ville, ibid. - Ils rentrent .
dans Liège et changent la loi du pays , 1488, pp. 97
et 826. - Ils rétablissent les fortifications en diffé-
renu endroits, ibid. - Ils font la paix avec Jean de
Horne, 1490, pp. loi et 845. - Ils essaient de pren-
dre Dinant, 1490, p. 102. -Bataille de Zonhoven
ou Ils sont défaits par Jean de Horne , p. 1 03. - Paix
de Donchery. 1492. pp. 109 et 852
JVarck ( Englebert de la ) . S' d'Orchimont, fils de Louis
de la Marck, comte de Rochefort, consent à la paix de
Donchery, 1492. p. 858.
Marck (Énrd de la), fi|,de Robert I- ; le chapitre lui
confère une prébende. 1485, p. 724. - Protono-
taire, 1505, p. 119. Il vient à Liège, ibid. - Le cha-
pitre de S'-Lambert l'admet à résidence, ibid. - Il
succède à Jean de Horne comme évêque de Tongres et
de Liège, 1505,p. I21.-II fait un voyagea la cour
du roi de France , 1506 , p. 122. - Il revient à Liège
et y reçoit les ordres sacrés , ibid.- Il est sacré évêque
à Tongres. ibid. - Il célèbre sa première messe à
S'-Lambert, ibid.- Réformes qu'il iniroduit dans son
diocèse pour la célébration du service divin , 1506,
p. 122. — Son zèle à remplir ses fonctions, ibid —
Ses vertus, ibid., p. 123. - H fait réparer les châ-
teaux de Huy, de Franchiraont. de Slockhem et de
Dînant, ibid. - Réforme qu'il lente d'introduire au
monastère de S>-Huberten Ardennes, 1507. p. 124.
~ Il fait peindre la chapelle du château de Huy, par
Jean de Looz, moine de S'-Laurent et auteur de la
chronique, ibid. - Il reçoit du roi de France l'èvê-
cbé de Chartres, ibid. - Il séjourne en France, ibid.
- Il fait élever, hors la porte S'-Martin , une tour for-
midable pour la défense du faubourg S'-Laurent, ibid
p. 1 25. - II revient de son évêché de Chartres . 1508.
ibid. — 11 donne ses soins au gouvernement et à la
défense du pays . ibid. - H se dispose de nouveau à
visiter son évêché de Chartres, 1509, p. 126 -H
bénit Jean de Looz, élu de S'-Laurent, ibid. - .Son
départ pour la France, ibid. - I| se rend en Italie.
1^10, p. 127. - Il envoie une députation à Mar-
guerite d'Autriche , pour réclamer contre les empiéte-
ments de juridiction qu'on ne cessait de faire sur ses
domaines, 1511, p. 128.-11 apaise la sédition contre
les receveurs de la cité , 1515, p. 129. - Il se casse
la jambedan, le tumulte , ibid. -Il va en France,où
lijouit delà faveur royale, 1514, p 13*
Marck (Éverard 1", de la) , frère de'cuillaume I- et de
Robert I", se venge de ses adversaires. 1464 p 22
- il est proposé , par un grand nombre d'artisans "
pour la dignité de mambour, 1465, p. 23 _ I| dé*
fend Huy contre les Liégeois , mais il est forcé de se
retirer 1467, pp. 52 et 162. - H reconnaît tenir en
fief de I évêque , le château d'Agimont , 1480. p. G86
- Sa réponse aux états du pays , pour ne point ad-
mettre une garnison dans ce château, 1481 p 690
- Il vient à Liège avec des troupes, pour remplacer
les soldats de l'ordonnance que le roi Louis XI avait
rappelés , 1482, p. 84.- 11 attaque les Maeslrichtois
devant le château de Sychgem , 1482, p. 85 - I|
conseille d'entourer de murs le monastère de S'-Lau-
rent , 1483 , p. 89. - Il défend la ville de Huy avec
intrépidité , contre les Bourguignons et les Namorois
Ibid. - Il assiste à l'engagement du trésor de S'-Lam-
bert, dont la somme était destinée à obtenir la confir-
maliondeson neveu Jean , élu de Liège , 1483. p. 717.
—Il est excommunié, avecles autres membres de sa fa-
mille, parle|.apeSixteIV,1484, p. 725.-I1 confère
comme mambour du comté de Looz, un canonicat à
Ancelin de Hamal , 1484, p. 743. - II scelle le traité
de Tongres , 1484, p. 756. - H assiste à l'intronisa-
tion de Jean de Horne , 1484. p. 767. - Ses menaces
contre Jean de Horne , peu de temps avant la mort de
son frère Guillaume, 1485, p. 801. - Il est nommé
capitaine général en remplacement de Guillaume.
1485, p. 92. — II prend Hassell , i486, p 93 — Et
S'-Trond, ibid. - H fait une protestation au sujet de
la mort de Guillaume, son frère, 1 485, pp. 774 et 770
- Il entre à la Chartreuse, el vient pour assiéger Liège
487, p. 95. - Il assiège Liège pendant l'absence
de Jean de Horne, 1488, p. 97. - il s'empare du
pont d'Amercœur, ibid.- II est introduit dans la ville
du côté de S"-Marguerile, par trahison, ibid - II
9i4
TABLE ANALYTIQUE.
Mr
traverse la ville en tuant les bourgeois qui résistent .
ibid. ' Sa proclamation pour la nouvelle administra-
tion du pa^s lors de sa rentrée à Liège . 1488. p. 836.
— Autres ordonnances du même , ibid. et suiv. — Il
consent une trêve avec Jean de Horne , 1488 , p. 830.
Accepte la paix négociée par les commissaires de Maxi-
roilien. p. 831. — Il a une entrevue avec Albert de
Saxe, près de Tongres, pour la paix, 1489, p. 102.
— Il fait des «lifOcultés aux arrangements proposés,
iiUO, p. 104. Il quitte la ville, emportant aveclui
tous les objets d<> défense , ibid. - Il consent à la paix
avec Jean de Horne , 1400 , pp. 845 et 851 . — S'en-
gage à quitter Liège , dans les dix jours , avec ses sol-
dats, p. 850. — Il revient à Liège, 1491, p. 107. —
lIsignelapaixdeDoDcbery, 1492, p. 858.— Sa mort,
1490, p. 112.
JWarck ( Éverard II , de la), fils d'Éverard I" , s'engage ,
par le traité de 1490, à quitter Liège, dans les dix
jours, avec ses soldats, p. 850. — Signe la paix, p. 851.
— Il est institué souverain-mayeur de Liège, par Jean
de Horne, 1492, pp. 109 et 803. - 11 est présent à
la mise en garde de loi des ordonnances de Jean de
Horne, 1495, p. 806. — Il épouse la fille du comte de
Horne. 1494, p. 111.
Marck ( Éverard de la ) , seigneur d'Agimont et de Dur-
buy , fils de Louis de la Marck, comte de Rochefort,
consent à la paix de Donchery , 1492, p. 858.
Marck ou A'Arenberg (Guillaume V' de la), frère de
Robert I" et d'Éverard 1" , a la garde du château
de Huy pour les Liégeois, 1407, p. 53. — Il obtient
une trêve du duc de Bourgogne, ibid. — Son por-
trait, 1474, p. 71. — Il vend sa terre de Lummen.
ibid. — H fortifie Aigremont, ibid. - Il se fait des
partisans, ibid.— Il tue Richard de Troncillon près de
S'-Trond , ibid. — Il passe en France et devient
capitaine des fugitifs, ibid. — Les Franchimontois
grossissent sa bande, ibid. — 11 prend le château
d'Aigremont, ibid. — Il envoie des lettres de défi an
conseil de Louis de Bourbon et à celui du duc de Bour-
gogne, ibid. — Il se réconcilie avec Louis de Bour-
bon , 1477, p. 75. — Il est créé grand mayeur de
Liège , ibid. — Il obtient le retour des bannis , ibid.
— En sa qualité de membre de l'état noble et d'a-
voué de Hesbaye , il est présent à l'acte de protesta-
tion . touchant le rétablissement des maîtres de la cité,
p. 037. — Il va au devant de Maximilien , 1477, p. 70.
— Il met la bulle d'excommunication de Paul 11 ,
en garde des ècbevins de Liège, 1477, p. 639. — Il
obtient de Louis de Bourbon la cession de la terre de
Franchimont, 1477, p. 656. — 11 accompagne Louis
de Bourbon en Gueidre, 1478, p. 77. — Il se montre
dévoué à sa personne, ibid. — Il se rend à Bouillon ,
ibid. — lia une entrevue avec les Français, ibid. —
Il se fait accompagner d'hommes armés, lorsqu'il va
dans les rue» et même à S'-Lambert, ibid. — Il se
retire au château de Longue, ibid. — Il fait une ma-
ladie mortelle, 1481, p. 79. — Il se met à la tête des
factieux contre Louis de Bourbon, ibid. — Il suit ce
dernier à Tongres, puis à S'-Trond, ibid. — Il at-
taque en vain le château de Huy , 1480, p. 79. — Il
ravage les environs de Bouvignes , ibid. — Il se dirige
vers Durbuy, ibid. - Il est favorisé par Louis XI,
1481 , p. 80. — On proclame au perron qu'il est dé-
fendu de donner assistance à lui et à ses complices ,
1480, p. 084. — On proclame son bannissement et
la confiscation de ses biens , pp. 79 et 085. — Il écrit
à Louis de Bourbon , pour savoir la cause de son ban-
nissement, 1481 , p. 80.— Il demande à pouvoir
passer par le pays de Liège , ibid. — Les états s'y op-
posent à cause du maintien de la neutralité , ibid. —
Il obtient des troupes de Louis XI , 1482, p. 81 . —
Il marche vers Liège. — Combat où Louis de Bour-
bon est tué, ibid. — Il entre dans cette ville après la
mort de Louis de Bourbon , pp. 83 et 695. — Sa con-
duite, ibid. — Suisses , .4llemands , Français., Gascons
dans son armi'e , ibid. — Il est élu mambour de Liège,
p. 695. — Il nomme Pierre Rocquaer ou Rochat, mayeur
de Liège , 1482, p. C96. — Il fait élire son fils Jean ,
par le chapitre de Liège, â la place de Louis de Bour-
bon , pp. 85 et 097. — Il est excommunié par l'ar-
chevêque de Cologne , pour le meurtre de Louis de
Bourbon, 1482, p. 099. — Texte de la sentence,
ibid. — Il prend Landen , 1482 , p. 84. — Il chasse
les Brabançons , ibid. — Il envahit le comté de Horne,
p. 85. — Il vient de Huy , pour attaquer les Maes-
tricbtois devant Syihgem , ibid. — Il veut faire lever
aux Brabançons le siège du château de Hollongne,
1483, p. 86. — Il passe la nuit à Sart-le-Château ,
ibid. — Il dispose ses troupes pour le combat, ibid.
— Il est battu par les Brabançons, ibid. — Il reçoit
des députations qui l'engagent â la paix, 1483.
pp. 87 et 88. — Il fait tuer Ouintin , bourgmestre de
Liège, i la porte de sa chambre , ibid. — H fait dé-
capiter un bourgmestre de Huy sur le marché , ibid.
— Il s'oppose â toutes les propositions pour la paix ,
ibid. — 11 fait entourer de murs le monastère de
S'-Laurent , 1483, p. 89. — Il défend la ville de Huy
avec une rare intrépidité contre les Bourguignons ,
1483, p. 89. — Il signe une trêve avec Maximilien ,
ibid. — Il vient à Liège et il emmène Frédéric de
II
TABLE ANALYTIQUE.
945
Withem en captivité, ibid. — Il assiste au siège de
Maestricht en compagnie de Maximilien, 1483, p. 90.
— Il emprunte à l'abbé de Stavelo et de Malmèdy,
200,000 florins du Rhin, 1483, p. 715. — II se fait
remettre le trésor de S'-Lambert , 1483, p. 717. — A
la nouvelle de la confirmation de Jean de Horae,
comme évéque de Liège, il recommence la guerre,
1483, p. 91 . — Il fait la paix avec ce dernier, 1484,
ibid. et p. 745. — Il va au devant de lui lors de son
installation à Liège , ibid. — Il assiste à son introni-
sation, 1484, p. 767. —Amitié dont il s'unit avec
lui , 1485, p. 91 . — Sa confiance dans les de Horne,
p. 782. — Craintes qu'il inspirait à l'évêque, p. 790.
— Trahison dont il est victime à S'-Trond , pp. 92 et
789.— Sa mort, ibid. et suit, et p. 835.— Autres détails
relatifs à sa mort, 1485, pp. 725 et 770. — Motifs
qu'on a eus de le faire mourir, ibid. — Sa conduite
à S'-Trond, p. 792. — Deuils sur son gouverne-
ment, p. 793. — Son alliance a vecles dix hommes,
ibid. — Crimes que lui reprochaient les de Horne,
p. 796. — Sa haine contre Maximilien , p. 800. —
Ses violences à Herkenrode, p. 801. — Ses me-
naces contre Jean de Home, p. 802. — Meurtre de
Louis de Bourbon, commis par lui , p. 834, — Appel
au pape et à l'archevêque de Cologne, fait par ses
parenU et amis peu de temps après sa mort, 1485,
p. 776. — Les différends relatifs à sa mort devaient
être réglé» par arbitres, 1490, pp. 846 et 847 ; 1492,
p. 85J. — Le peuple croit que son esprit apparaît
à une recluse de S^Remacle, 1492, p. 108.
Mank ( Guillaume II de la ) , frère de Jean , l'élu de
Liège, consent à la paix avec Jean de Horne, 1490,
p. 851. — Il est absent du pays au moment de la
signature du traité , ibid.
ifarc* (Jean de la), fils de Guillaume I*' , est élude
Liège, 1482, p. 85.— Actes relatifs i son élection par
le chapitre , 1482, p. 697.— La somme provenant de
l'engagement du trésor de S'-Lambert doit servir à
obtenir sa confirmation, 1483, p. 720. — Excom-
munication lancée contre lui et les autres membres de
sa famille par Sixte IV, p. 725. — Hullile de sou
élection comme évêque, 1484, p. 742. — Indemnisé
par le traité de Tongres , de la perte de »on évêcbé ,
1484, p. 748 et note 1 . — Il est trahi , après la mort
de son père, par plusieurs de tes officiers, qui le livrent
au »eigneur de Montigny . avec le château de Fran-
chimnnl , p. 784. — Il appelle au pape et à l'arche-
vêque de Cologne de la conduite de Jean de Horne ,
1485, p. 776. — Signe la paix conclue avec Jean de
Home , 1 490 , pp. 846 et 851 . — S'engage à quitter
Liège avec ses soldats , p. 870. — Signe la paix de
Donchery, 1492, p. 858. — Se marie, 1499, p. 115.
— Il rend à Jean de Home, le château de Franchi-
mont, 1504, p. 119.
Marck (Louis de la), comte de Rochefort, oncle de
Guillaume h'.— Sa commission comme gouverneur de
Bouillon, donnée par Jean de Heynsbei^h , 1455,
p. 410. —Consent à la paix de Donchery, 1492,
p. 858.
Marck ( Nicolas de la ) , fils de Robert I", appelle au
pape et à l'archevêque de Cologne de la conduite de
Jean de Horne, 1485, p. 776.
Marck (Olivier de la) , chevalier, frère de Guillaume I«%
présent à la comparution du procureur de Jean de
Horne devant le chapitre, 1484, p. 763. — Assiste â
l'intronisation de ce dernier, p. 767.
Marck ( Philippe de la ) , fils de Louis , comte de Roche-
fort. — Le chapitre lui confèrenne prébende, 1483,
p. 724.
ifarc* ( Robert I"de la), frère de Guillaume I«',e«t
constitué châtelain de Bouillon, 1482, p. 695.—
Indemnité qui lui est allouée par le traité de Ton-
gres, pour les réparations faites à Bouillon, 1484.
p. 750. — Il appelle au pape et à l'archevêque de
Cologne de la conduite de Jean de Horne, 1485,
p. 776.
^arc* ( Robert II de la ) , seigneur de Sedan ou d'Esden.
fils de Robert l" , conseille d'entourer de murs le
monastère de S'-Laurent, 1483, p. 89. — II veut
acheter le château de Kikenpois pour le fortifier,
p. 792. — Il est excommunié avec les autres mem-
bres de sa famille, par le pape Sixte lY, 1484,
p. 725. — Indemnité à lui allouée par le traité de
Tongres , pour les dépenses faites â Stockhem , 1484,
p. 750. — 11 appelle au pape et à l'archevêque de
Cologne de la conduite de Jean de Home, 1485,
p. 776. —Il prend le château de Stockhem, 1485,
p. 92. — Il fait beaucoup de mal aux Maestrichtois ,
ibid. — Assiste â la prise de S'-Trond, par Everard
de la Marck, 1486, p. 93.— Il est appelé de S'-Trond
â Liège, par Ghys de Canne, 1486, p. 94. — Il
prend la fuite et retoume à S'-Trond, ibid. — Ac-
compagne Éverard son oncle, au si^e de Liège,
1487, p. 95. — Réserves faites à son sujet, pour le
ca» où il n'accepterait pas U Irère de 1488, p. 831 .
— Mêmes réserves pour le traité conclu avec Ma-
ximilien, p. 833. — Il revient â Liège, 1489,
p. 99. — Il met en liberté des citoyens détenus à la
Chartreuse, ibid. — Il essaie de surprendre Maes-
tricht, 1489, p. 100. - II entre à Liège avec une
H9
946
TABLE ANALYTIQUE.
nombreuse armée rassemblée en France, 1490,
p. 104. — H est créé mambour, p. 105. — Ses sol-
dats dévastent le pays de Liège et le comié de Looz ,
ibid. — Il envoie son armée dans la Campine, ibid.
— Il envoie trente-deux otages liégeois au château de
Franchimoot, ibid. — Sa femme obtient qu'il les rap-
pelle, ibid.— Il essaie de prendre Hasselt, 1490, ibid.
— Il fortifie Liège, ibid. — Il fait établir deux por-
tes sur le pont des Arches, ibid. — Il consent à
la paix avec Jean de Horne , ibid., et pp. 840 et 851 .
— H s'engage par ce traité , à quitter Liège dans les
dix jours avec ses soldats, p. 850. — Il quitte Liège
avec toute sa famille, 1401 , p. 107. — II essaie de
prendre Dinant et Ciney , 1493, p. 108. — Il est
député des la Marck à Donchery , p. 853. — Il
signe la paix de Donchery, p. 858. — II brûle le
village de Galoppe , en compagnie de Sébastien de
Montfort, 1493, p. 110. — Il va faire la guerre en
Gueidre, de la part du roi de France, 1499, p. 115.
— Il rançonne les Liégeois à son retour, ibid. — Il
va au secours du duc de Gueidre , contre les Braban-
çons avec des partisans français , 1507, p. 124. — Il
reconduit ses troupes en France, ibid. — Des bri-
gands leur enlèvent leur butin aux environs de S'-Hu-
bert, p. 135.
Mank (Robert de la ) , fils d'Éverard I", obtient du cha-
pitre la prébende du chanoine Jean de Femey , «lé-
cédé, 1483, p. 714. — n vient à Liège, avec un
envoyé du comte de Nassau , pour traiter de la paix ,
1491, p. 108. — II retourne en Brabant , ibid.
Marguerite (la porte de S"), est livrée par trahison
aux la Marck qui s'emparent de Liège, 1488,
p. 97.
MarUtcake (le prévôt de) est envoyé par les seigneurs
de la Marck , pour sauver de l'incendie le couvent de
S'-Laurent, 148-5, p. 88.
Marie { le comte de ) , fils aîné du comte de S'-Pol , au
service du duc Charles , p. 313.
Marlyano (M* Raymond de), docteur, envoyé par
Louis de Bourbon à la diète de Maestricbt, 14«2,
p. 142. — Son portrait, ibid. — Sa lettre au clergé
des églises secondaires , pour la translation des clia-
pitres à Louvain , 1467, p. 573.
Mameffe ( Louis de ) , membre de l'état noble de Liège ,
consent à la paix de Donchery , 1493, p. 860.
iVorltn (Henri ) , serviteur de Wathier Datbyn. — Legs
de ce dernier en sa faveur, p. 431 .
MarUn (S») , église et couvent à Liège. — Son doyen
devait faire partie de la députation envoyée à Rome,
1467 , p. 47. — Elle obtient un délai pour payer i
Benotton , 1471 , p. 67. — Incendie «les écuries du
couvent, 1505, p. 130.
Martin (S') «le Louvain. Legs faits à celle église par
Wathier Dalhyn , p. 437.
Martinez (Guillaume), chargé par le duc de la des-
truction des murs de Liège, 1470, p. 05. — Une
peut entrer au château de Huy , ibid. — Il va à Thuin
et âCouvin , ibid.
Maschereel ( Jean ) présent à la comparution du procu-
reur de Jean de Horne devant le chapitre, 1484,
p. 763. — Il assiste à l'intronisation de Jean «le
Horne, p. 707.
Maseyk (ville de). On n'y permet pas la proclamation
de la paix de Huy , 1466, p. 37.— Elle est rendue par
les la Marck , aux termes du traité conclu avec Maxi-
milien, 1488, p. 833.
Maeaalar ( Jean ) , chef des rivageois , 1491 , p. 107. —
Il est décapité, ibid.
Masecuereit ( Henri ), valet de Wathier Dalhyn. - Legs
de ce dernier en sa faveur , p. 431 .
Mauy (Jean), tué â Montlhéry, p. 189.
.l/af/iwu (Nicolas), receveur des gabelles.— Son compte
pour l'an 1470 , p. 653. — Receveur de tous les de-
niers ortiioaires et extraordinaires, dus au duc de
Bourgogne dans le pays de Liège et de Loo< , 1471 ,
p. 5U9. — Instruction de la chambre des comptes sur
son office, ibid. — Sa commission en 147:2, p. 607.
Matkonet , de Hervé , complice des Datbyn. — Sa con-
damnation , p. 389.
Maumont iàruet de) , 1408 , p. 313.
Maximilieny voyez Autriche . A la requête de Jean ëc
Horne , il consent à donner aux Liégeois ses lettres
de pardon et d'abolition , 1493, p. 861 . — II avoue le
fait de la prise «le Tongres par Louis de Vaudrè,
1494 , p. 874. — Il en donne pour motif le refus fait
par les Liégeois de payer la portion et les subsides
à lui acconlés par ceux du saint empire, ibid.
Jfayeftce ( l'archevêque de) est choisi pour arbitre tou-
chant la surprise de Tongres , 1494 , p. 874.
Mayenee (la ville de) est livrée par ses habitants,
1463, p. 15.
Mealx Poulet (Pierre de), capitaine au service de Jean
de la Marck . se laisse corrompre par le seigneur de
Montigny, p. 783.
Meekoven (Émond de) . maître de Chantrainnes. exé-
cuteur teslameulaire de Wathier Dathyn , p. 433.
Médicie ( Laurent de ) , cardinal , est élevé au pontificat
sotts le nom de Léon X, 1513, p. 131.
Meffe (Colard de), complice des Datbyn. — Sa con-
damnation , p. 389.
I
TABLE ANALYTIQUE.
947
MeffeoM Meer$(itin de), maître de Liège, 1492, p. 109.
—Il est présent â la mise en garde de loi des ordonnan-
ces de Jean de Horne , 1493, p. 866. — Il est député
pour l'appointemeut relatif à Tongres , 1494, p. 874.
Melders (Arts), ex-bourgmestre de Hasselt, député
pour l'appoinlemenl relatif à Tongres, 1494, p. 874.
Mellin ( Hugues de ) présent aux négociations de
Maestricbt, 1485, p. 806.
Mera (Pierre de), notaire apostolique du diocèse de
Cambray. — Il lit l'acte de procuration , par lequel
Jean de Lysura , prévôt de Notre-Dame de Mayenee,
devait représenter Louis de Bourbon lors de son ad-
mission , p. 414.
Merica ou f'ander Heyden ( Henri de) , prieur du cou-
vent de Bethléem , près de Louvain. - Sa chronique
sur les défaites des Liégeois, d'après un manuscrit de
la bibliothèque royale de Bruxelles, p. 133. — Pro-
logue, p. 135.
-Ver/o(Ghisbcrtde), notaire apostolique, fils d'Etienne,
certifie le monitoire de David de Bourgogne, évéque
d'Ltrechl, contre les la Marck, 1488, p. 840.
Mérode (Guillaume de), membre de l'état noble de
Liège, consent à la paix de Donchery , 1493, p. 8.59.
.Vèrode (Jean de), membre de l'étal noble de Liège,
consent â la paix de Donchery, 1493, p. 859.
Mérodt (Richard de), député de Jean de Horne à Don-
chery, 1493, p. 853.
^erode (Ricalde de), seigneur de Hufalize et de Die-
penbeck, membre de l'état noble de Liège, envoyé
à Maestrichtv «celle le traité de Donchery, 1493
pp. 859 et 860.
Métieride la cité de Liège. Acte d'alliance entre eux, le
15 avril 1433, p. 391. — Noms des métiers quiyont
pris part, ibid. - Mise en garde de loi de cet acte ,
p. 400.— Les métiers peuvent-ils faire des statuts con-
traires aux franchises de la cité , p. 458.
Metz ( Gilles de ) , ancien maître de Liège , témoin d'an
acte du chapitre, 1455, p. 410. — Maître de la cité,
ambassadeur près de Louis XI, 1461, p. 13, — H re-
fuse l'honneur que veut lui faire le roi en le créant
chevalier, ibid. - Député de Liège pour les négo-
ciations de Tirlemont, pp. 550 et 560. - Jugement
rendu contre lui, p. 559. — Il est décapité, 1466
pp. 36 et 39. '
Meurt ( Vincent, comte de), oncle de Jean de Horne,
travaille à la paix , 1465, pp. 30, 533 et 533. — Il se
rend à Bruxelles avec le comte de Horne pour la trai-
ter, p. 30. — H reçoit des députés liégeois qui de-
mandent la paix, 1466, p. 304.— Il scelle le traité de
Tongres , 1484, p. 756. — H assiste à l'intronisation
de Jean de Home , son neveu , 1484, p. 767. — Il est
commissaire pour traiter de la paix entre les la Marck
et Jean de Horne , 1490, p. 846. — Il signe la paix
de Donchery , 1492, p. 857.
Meyen (Daniel Vander), officier, condamné en 1461
p. 503. '
Michel (couvent de S'), à Anvers, incendié, 1499, p. 1 15.
;Vtc/(y (Jean ), exécuté, 1467, p. 49.
Middelbourg {doyen de), chanoine de S'-Lambert. —
Sa mort, au combat deS'-Trond , p. 308.
Mierle ( Pierre de), chapelain , témoin de l'acte d'accord
entre le clergé et Louis de Bourbon , 1406, p. 555.
Milon , trésorier provincial , tué à Tongres par les Lié-
geois, 1468, p. 211.
Mimez (Jean de), 1408, p. 309.
Mineurs (frères) vexés par Benotton ,1471, p. 67.
Minoart. Prisedu château de celle ville , 1485, p. 113.
Modave (Hustin de), membre de l'étal noble de Liège,
consent à la paix de Donchery, 1492, p. 859.
Moereme {Robert de), prévôt de S'-Géréon de Cologne.
Voy. Morialmez.
Moisne (Collard le) assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy, 1489, p. 842.
Molembais {\e seigneur de), commissaire de l'archiduc
Philippe, pour l'appointemenl relatif à Tongres, 1494,
p. 873.
Moletmes (J. de), secrétaire du duc de Bourgogne,
Charles-le-Témèraire , pp. 592, 593 et 594.
jWo/iiw ( Baslin de), complice des Datbyn. — Sa con-
damnation, p. 389.
Molitoris (Guillaume), chanoine, est chargé, par le
clergé de Liège de faire appel contre le légal Sylves-
tre, 1481, p. 691. — H est présent à une protesta-
lion du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de
Liège, 1482, p. 698.
Moll (Jean) investi de Leerneur, chanoine, présent â
une protesUlion du chapitre de S'-Lambert contre
l'interdit de Liège , 1482 , p. 698,
Mombort { Jean ), notaire apostolique , certifie un acte ,
1489, p. 844.
Mommale ( Arnould de) assiste i la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 842.
Mommale { Robert de ), mentionné dans un acte de 1 484,
p. 764, note 1.
Mommale (Thiry de), membre du tribunal particulier qui
devailjuger les infractions à la paix de Donchery, 1492,
p. 856. — Membre de l'étal noble de Liège , envoyé
à Donchery, 1492, p. 859. — Scelle le traité, p. 860.
Monjardin (le château de) brûlé par le gouverneur de
Luxembourg , 1492 , p. 109.
1
948
TABLE ANALYTIQUE.
Monnaies. Ordonnance relative i leur cours dans le pays
de Liège , 1486, p. 818 ; 1487, p. 823; 1488, p. 8i7.
— Mises au taux de celles de Brabant, 1 497, p. 1 1 3. —
Leur cours en 1499, p. 115. — Comment on doit les
forger, p. 4G9.
i1fonreu/(JeaDde), 1408, p. 311.
Mont. Les privilèges des Liégeois sont portés en cette
ville,140M. p. 320.
Montentour (Philippe;). Vojex Philippe de Clèves,
p. 100.
JlfoM<(Huguesde), conseiller et argentier de Maximilien,
chargé de payer Tengagère de Huy, 1485 , p. 808.
Montdidier{'<i\\\t de) cédée au duc de Bourgogne, p. 1 91 .
Montegnée (pauvres de). Legs de Walbier Dathyn en
leur faveur , p. 430.
Montenaken (villede). Fortifiée par les Liégeois, p. 192.
— Elle est brûlée par les Bourguignons, 1465, pp. 39
et 193.
Montenaken (bataille de), perdue par les Liégeois,
1465, pp. 39, 193, 393 et 363.
Montenaken (mairie de), recette des gabelles en 1470,
p. 654.
Montfort (Jean de), témoin i Tacte de préliminaire» lait
àTirlemont, 1465, p. 533.
Montfort ( le château de ) pris par Rocquaer pour les
la Marck , p. 793. — Défense de prêter assistance à
ceux qui y étaient réfugiés, 1486, p. 813. — Il est
détruit par le duc de Juliers , 1495, p. 111. — Bri-
gands qui s*y étaient réfugiés, 1501, p. 117. — Ils
prennent la ville de Weert, ibid.
Montigny. Yoy. Home.
Montlhèry (bataille de), 1465, p. 187. — Allusioa à
cette victoire de Charles de Bourgogne, p. 363.
^opret. Tué à Montlhèry, p. 189.
Moret en Gitinais , p. 190.
Morialmex. Occupé par les Français, 1471 , p. 66.
Morialme» (Jacques de), seigneur de Landelies, bailli
de Thuin , échevin de Liège , signe le record donné à
la requête de Louis de Bourbon en 1458, p. 460. —
En signe un autre donné i la requête de la cité, p. 483.
— 11 est présent à Pacte de protestation touchant le
rétablissement des maîtres de la cité, 1477, p. 637.
Morialmex (Jaspar de), chanoine de S'-Haterne , témoin
à la levée des collectes pour Tordre de S'-Jean de Jéru-
salem, 1481, p. 688.— Témoin d'un acte du chapitre,
1483, pp. 695 et 696. — Témoin de la protesUlion
faite contre Tinterdit de la ville de Liège , avant l'élec-
tion de Jean de la Marck , p. 697. — Témoin d'un
autre acte du chapitre, 1483, p. 714.
Morialmex ( Robert de ), archidiacre de S'-Lambert , est
massacré sous les yeux de Louis de Bourbon, pp. 31 1 ,
349et350. Voy.iVoewne.
Morlet ( Henri ), un des quatre de la Violette , député des
états de Liège à Aix, pour négocier avec les envoyés
de Maximilien , 1483, pp. 710 et 713.
AfotijifM (Robert de ), chanoine de S'-Pierre. présent aux
négociations de Maestricht, 1485, p. 805.
Moulin (Conrard du) succède i Rutgher, abbé de
S'-Jacques, 1471, p. 67. - Sa mort, 1474, p. 71 .
Moulin { Renier du ). témoin à la levée des collectes pour
Tordre de S'-Jeao de Jérusalem, 1481 , p. 689.
Moulin (abbaye de), brûlée par les Dinantais, p. 148. —
Pertes des religieux , p. 149.
Multorum ( Jean ), prêtre ; sa déposition au sujet des
violences de Raes de Heers contre le clergé, p. 530.
Mundoron (Gérard ), complice des Datbyn. — Sa con-
damnation, p. 389.
Mundoron (Jaqueminet), complice des Dathyn. — Sa
condamnation , p. 389.
Myerle ( Pierre de), chanoine, présent i une protesta-
tion du chapitre de S'-Lambert contre Tinterdit de
Liège, 1483, p. 698.
Myerlo (Jean de), docteur m décret, chargé de faire
Tèlection de Jean de la Mark , 1483 , p. 697. — Pro-
teste contre Tinterdit de la ville de Liège avant ladite
élection , p. 698. — Présent aux négociations de
Maestricht, 1485, pp. 806 et 808.
Naerfonteyn (Jean de), cbtvalier, témoin d'un acte,
1483, p. 716.
JYage (Jean del) assiste à la diète provoquée par Jacques
deCroy, 1489, p. 843.
Namur (Gille de) , complice des Dathyn. — Sa condam-
nation, p. 589.
Namur (Jean , comte de ), 1408, pp. 305 et 306.
Namur ( Michel de ) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 843.
Namur (comté de). Les députés des églises de ce comté
sont chargés de faire le relevé de tous les biens du clergé
de Liège dans leur pays, 1473, p. 69.— Ceux de Liège ,
s'y refusent, ibid .— Leurs paysans sont dépouillés, et les
députés namurois sont cités à S'-Pierre de Liège, ibid.
— On les déclare exclus des églises secondaires, ibid.
IVardin (Etienne), évéque de Milan, légat du pape.
Fait des instances en faveur des Liégeois de la part du
roi de France , p. 163 et à la note. — Il loge à S'-Jac-
ques, p. 54.
Nassau- Dillenbourg (Engilbert, comte de), fil* de
Jean 11 , scelle le traité de Tongres , 1484, p. 756. —
Il signe un acte de Maximilien , 1485 , p. 809. — Il
est commissaire de Maximilien pour traiter la paix
TABLE ANALYTIQUE.
949
entre les la Marck et Jean de Horne , 1490 , pp. 846
et 853. — Il prend la cité de Liège en séquestre jus-
qu'à la ratification de la paix, p. 850.- Il est nommé
mambour de Liège, 1490, p. 103. - Il fait procla-
mer la paix conclue à Aix , ibid. - Il est commissaire
de l'archiduc Philippe pour Tappointemcnt relatif à
Tongres, 1494, p. 873.
^assau-Dillenbourg (Jean II, comte de ) , drossart de
Brabant , capiuinede Philippe-le-Bon , 1465, p. 192.
— Il entre au pays de Liège, p. 363. - Il est envoyé
à Léau pour défendre les frontières contre les Liégeois,
p. 149. - Il fortifie Léau , ibid. - Il bat les Liégeois
près de Hasselt , p. 150.
Nassau ( le damoisel de ), 1 408, p. 31 1 .
Nayeves (Jean de), commissaire à Donchery pour la
paix de Liège, 1493, p. 853.
^eige le jour de Pâques , 1499, p. iU.~ Idem , le jour
dcS«-Servais,1502,p. 117.
Neufchdtel {JesD de), fils de Conrad, comte de Fri-
bourgetde Neufchâtel, 1408, p. 313.
Neufchdtel {Thibaut de), seigneur de Blamont. maré-
chal de Bourgogne, garde les frontières des états du
duc, pendant l'invasion du comte de Charolais en
France, 1465, p. 187. - Il vient assiéger Tongres,
p. 198.— Il reçoit les propositions des habitants, ibid.
iVe«/w7fe (le seigneur de), 1408, p. 310.
iV«wer«( Philippe II de Bourgogne , comte de), frère de
Jean-sans-Peur, 1408, p. 318.
Nevers (Jean II de Bourgogne, comte de) est proposé
pour mambour aux Liégeois par Louis XI, 1465,
p. 23.- Le bruit court qu'il veut s'emparer du duché
de Brabant, dont il était le véritable héritier, 1465,
p. 24.— Ses envoyés prennent possession d'une terre
ou montagne près de Liège, appelée Lorraine, de
Bouillon et de Herstal , 1467, p. 51 .
Nicolas^, pape. Bulle conservatoire qu'il accorde à Tabbé
de S'-Laurent de Liège et aux doyens des églises des
sainu apôtres de Cologne et de Maestricht, 1 451 , p. 401 .
- Bulle de réformation des églises secondaires de Liège
donnée aux mêmes , p. 404. - Sa mort , 1456, p. 6.
Nicolas (Porte de S'). Les la Marck sont introduits dans
Liège par la trahison de ceux qui la gardaient , 1488 ,
p. 97.
Nom de Dieu (Jean), envoyé à Liège par les seigneurs
de Bade, 1466, p. 39.
Normandie {le gouverneur de), tué à Montlhèry, p. 190.
Normandie, cédée au duc de Berri par Louis XI, p. 308.
— Rendue au roi en échange de la Chamnaene ,
p. 309. • o .
IVoyelle (le seigneur de ), 1408, p. 315.
Nyssem (Gheymar de), doyen ; ratifie Taccord du clergé
avec Louis de Bourbon , 1 466, p. 555.
Nyvair (Jean), le jeune, complice des Datbyn. - Sa
condamnation , p. 389.
Observance { les frères de T ) , s'établissent dans un lieu
nommé Jérusalem , derrière le couvent des Écoliers,
1489, p. 100. - On pose la première pierre de leur
église, 1495, p. 111.
Oca(Pierre d'), de Jupille, témoin de la promesse de ran-
çon du seigneur de Forêt, à Robert de la Marck p 877
Octonville { Guillaume d' ) , 1 408, p. 31 2
Odeur {M- Herman d'), chancelier, archidiacre de
Famenne et prévôt de S'-Denys , chanoine , présent à
lacté de protestation touchant le rétablissement des
maîtres de la cité de Liège , 1477, p. 637.
Odeur { Godenoul d' ) , écolâtre et prévôt de S'-Pierre de
Liège, chanoine, présent à l'acte de protestation, tou-
chant le rétablissement des maîtres de la cité, p. 637
Odeur (Guillaume d'), membre de l'état noble de
Liège , envoyé à Maestricht , scelle le traité de Don-
chery, 1492, p. 860. - Membre du tribunal parti-
culier, qui devait juger les infractions à la paix de
Donchery, 1492, p. 856.
Odeur (Thielman d'), chapelain, présent à l'admission de
Louis de Bourbon, comme élu de Liège, 1456 p 414
Odeur { Wathier d') , membre de l'état noble de Liège
consent à la paix de Donchery , 1 492, p. 859 '
Offices du pays de Liège. Quelles personnes peuvent en
être chargées, p. 477. -Serment que les officiers
doivent prêter chaque année à leur réception, p. 455
- A quelles peines ils s'exposent s'ils reçoivent des
présents de quelqu'un , p. 456. - On règle les offices
du pays par le traité de Tongres, p. 749.
Officiai de Liège. Mandement lancé par lui contre
Wathier Dathyn , qui avait soulevé les métiers contre
Tégli8edeLiége,p..382.
Officiers du duc de Bourgogne, rendent la justice dans
lepay8deLiége,p. 367.
Oley (paixd'), 1466, p. 46. Voy. Paix.
Onuphre de sainte Croix, évêque de Tricaria , légat
envoyé par Paul II , pp. 56, 1 70, 243, 357 et 373. -
RésultaU obtenus par lui antérieurement, à Mayence,
p. 357. — Il vient de Maestricht à Liège, p. 56. —
Il loge aux Chartreux , p. 243. - DétaiU sur sa in-
duite dans les affaires de Liège, p. 357. - Il est reçu
au pont d'Amercœur par Louis de Bourbon, p. 56.
— Et complimenté par le carme Robert et Téchevin
Bérard, p. 243. — Discours qu'il adresse au peuple ,
ibid.,— Il bénit le peuple du haut du pont des Arches]
p. 245. - Il est conduit au milieu de la multitude
950
TABLE ANALYTIQUE.
jusqu'à S'-Lambert , p. 56. - Son entrée dani la ca-
thédrale , i». 245. - Il bénit l'église en signe de ré-
conciliation, p. 56. - Il chante le Te Deum , ibid.
- Il loge à S'-Jacques, p. 57. —H lève l'interdit,
pp. 57 , 170 et 245. - 11 se rend auprès de Charles ,
pour tâcher d'adoucir le sort des Liégeois, p. 246.—
^on succès de son entreprise, ibid. — Il assiste au
mariage du duc , ibid. - On lui conseille de quitter
Liège, où sa vie n'est pas en sûreté, p. 247. — Il
reçoit les bannis à leur rentrée à Liège , ibid. — Dis-
cours qu'il leur adresse, ibid. et p. 359. — Il se rend
auprès de Louis de Bourbon , afin de l'implorer en
leur faveur, pp. 58 et 248. — Il quitte Liège avec
Louis de Bourbon, et se retire à Tongres, 1468,
p. 210. Veut se sauver après la prise de Tongres,
p. 211. — Il se réfugie en secret avec l'évêque , dans
l'église de Notre-Dame, ibid. — Il se rend prisonnier
aux capiuines liégeois , p. 212. — Consolations qu'il
donne à Louis de Bourbon , ibid. — Il est conduit à
Liège avec l'évêque, ibid. et pp. 50, 174 et 249. — Il
«e réfugie dans l'église de S'-Lambert, pendant le siège
de la ville par les Bourguignons, p. 251. — H »e
rend auprès du duc avec Louis de Bourbon , afin de
l'implorer pour les Liégeois, pp. 59, 251 et 359.—
Manière dont il est reçu , p. 252. — 11 est accusé
d'avoir favorisé les rebelles , ibid. et pp. 226 et 360.—
Amel de Vciroux se défend en disant qu'il n'a agi
que d'après ses avis , p. 226. — H est accablé de ma-
lédictions par les Liégeois fugitifs, p. 231. — 11 est
fait prisonnier, pp. 231 et 360. - Son séjour à
Maestricht , pp. 253 et 360. — Ses domestiques sont
jetés à l'eau , p. 232. — Sa captivité à Vilvorde , ibid.
_ Il retourne en Italie , p. 361. - 11 se fait payer ses
dépenses avant son départ, p. 63.— Il charge Angélus
de Viterbe d'écrire le poème sur les événements de
Liège , p. 361 . — Sa mort , ibid. -Réfutation des ac-
cusations portées contre lui par Comines , p. 252.
Opheers (Jean d' ) , chanoine , sa déposition au siyet de»
violences contre le clergé, 1465, p. 621.— H est
présent à une protestation du chapitre de S'-Lambert
contre l'interdit de Liège , lors de l'élection de Jean
de la Mark, 1482, p. 698.
OrtWn^en (Guillaume d'), seigneur de Waremme, as-
siste à l'entrée de Louis de Bourbon i Liège, 1456,
p. 418. —Témoin d'un acte , 1469, p. 583. — Mem-
bre de l'état noble de Liège , consent à la paix de
Donchery, 1492, p. 859.
Ordonnances (nouvelles), faites en 1479, par les états
du pays de Liège , touchant deminnemens, adjpursde
quinaaineetcontrepans, p. 666.
Ordotinaneet d'Éverard de la Marck , comme prolec-
teur et défenseur du pays et de l'église de Liège ,
|K)ur la nouvelle administration établie, 1488, p. 826.
— Contre les meurtriers de Jean Kachet , p. 827. —
Sur le cours des monnaies, ibid.
Ordonnances de Jean de Horne , pour l'ouNi de
tous les excès commis avant la paix de Maestricht .
1486, p. 813. — Contre le port des armes ou des
bâtons i contre les bourgeois allant dans les rues
sans lumière après dix heures; pour la rentrée
des émigrés dans la ville, ibid. — Contre ceux qui
oseraient aller douner assisunce aux garnisons en-
nemies de Stockhem , d'Aigrcmont, de Longue , de
Montfort et de Franchimont, ibid. — Contre les au-
bergistes ne renseignant pas les noms de leurs hôtes ,
ibid., p. 814. — Sur le fait des rivageois de Seraing ,
qui avaient blessé et mis à mort quelques bourgeois,
1486, p. 814. — Contre ceux qui prendraient parti
pour les ennemis; il est permis à chacun de les as-
sommer, p. 815. — Contre les rebelles pillant le
pays, avec permission de les assommer, ibid. —
Pour la remise de tous les biens , appartenant aux
ennemis de l'évêque , 1486, p. 817. - Contre l'ex-
portation de» grains, p. 818. -Pour le cour» des mon-
naies , 1486, ibid., 1487, p. 822. - Contrç ceux qui
rôderaient la nuit avec un déguisement, 1486, p. 821.
— Contre ceux qui avaient mis des placards au pilier
de S'-Lambert et à la porte du palais , 1487, p. 822.
— Touchant ceux qui feraient quelque tentative con-
tre ceux de Franchimont, 1486, p. 820, 1487, p. 824.
— Pour la rentrée des bannis. 1486, p. 821 . — Pour
l'entrée de» grains de Hesbaye , ibid. - Pour la révi-
sion des poids et mesures, 1487, p. 823. — Pour
amener chariots, chevaux et autres instrumenU de
guerre, 1487 , p. 824. — Pour marcher sous l'éten-
dard de Jean de Horne, 1487 , p. 824. - Sur 1« guet
et le surguet dans U ville, 1487, pp. 824 et 825. -
Pour se rendre â l'armée de Jean de Horne , sous
peine de la hart, ibid., p. 825.- Autre» ordonnances
mise» en garde de loi par le» échevin», 1493, p. 865.
Orey (Henri d'), abbé de S'-Laurent. — Son élecUon,
1504, p. 119. — 11 aide Érard de la Marck dan» le» ré-
formes que celui-ci veut introduire â S'-Hubert, en Ar-
denne», 1507, p. 124. — Sa mort , 1508, p. 125. —
Amitié de l'évêque Érard de la Marck pour lui , ibid.
Orléans (le duc d') »uccède à Charles Vlll , sou» le nom
de Louis XII, 1498, p. 114.
Ormoy (Jean d'), 1408, p. 310.
Omyst (Guillaume d'), seigneur de Berlo. témoin d'un
acte. p. 684.
J
TABLE ANALYTIQUE.
951
Orvttux (Joris d'), présent â l'acte de protestation
touchant le réublissement des maîtres de la cité,
1477. p. 637.
Ostrevant (Raoul d'), 1408, p. 319.
Otages demandés par le comte de Charolais aux Liégeois,
1466, p. 42. — lis sont retenus en Brabant à cause
du non-payement du tribut, 1467, p. 45. — Ils se
plaignent à leurs concitoyens , ibid. —Leurs femmes
viennent faire des réclamations au conseil, ibid. —
On ne les écoute pas, ibid. et p. 49.— Réclamations
qu'il» adressent eux-mêmes , p. 51 .
Otages envoyés par Robert de la Marck, au château de
Franchimont , 1490, p. 105. — Ils sont rappelés par
les instances de sa femme, ibid.
Othée ( bataille d') ne dure qu'une heure, 1408, p. 316.
Ot/«ce(Gilled') assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy, 1489, p. 842.
Outre-Meuse (les gens d') viennent demander justice
de l'arrestation d'un artisan, 1406, p. 44.
Ouvriers (les) décident qu'ils ne travailleront plus
pour le clergé, s'il se soumet à l'interdit, 1463. p. 17.
Overlender ( Gérard ) appelle au pape et à l'archevê-
que de Cologne de la conduite de Jean de Home
1485, p. 776.
Oyseber (le seigneur d') , 1408, p. 310.
Page (Jacoyn de), tué à Monllbéry, p. 189.
/»aM?de Jean de Bavière avec les Liégeois, 1408, p. .320.
— Entre le roi de France et le» princes , 1465, p. 190.
— Entre le» Liégeois et le duc de Bourgogne après la
bauille de Montenaken en 14fô, pp. 30, 152 et 369.
— Acte fait à Tiriemont au sujet de cette paix , dite de
S«-Trond, p. 529. — Confirmation de cette paix
forcée par Charles de Bourgogne, pp. 155, 194, 205.
276 et 281. — D'Oley , conclue après la ruine de
Dinant, entre Charles et le» Liégeois, 1466, pp. 43,
160, 240 et 289. — Autre imposée aux Liégeois après
Brusthem lors de l'entrée de Charles dans Liège.
1467, pp. 53, 167, 199, 208, 242 et 291. — Entre
Louis XI et le duc Charles, 1468 , pp. 209 et 215.
— Entre le roi de France et le duc Maximilicn d'Au-
triche, 1481 , p. 80. — Proclamée entre Guillaume
de la Marck et Maximilien d'Autriche, 1485, p. 89.
— Entre Maximilien d'Autriche, les étau de Bra-
bant et Jean de Home d'une part , les villes et pays
de Liège et comté de Looz, de l'autre, p. 778. —
D«î Tongres , entre Jean de Horne et Guillaume de
la Marck, 1484, pp. 91 et 745. — Sommaire de la
paix faite i Maestricht, 1485, p. 803. — Entre le»
la Marck et la cité de Liège, d'une part, Jean de
Horne et la ville de Maestricht, de l'autre, 1488,
p. 830. — Conclue par l'empereur, les la Marck et
la cité de Liège, 1488, p. 831. — Entre le roi des
Romains et le roi de France , 1489, p. 101. — Entre
le roi des Romains , le duc de Saxe et les la Marck.
publiée à Liège, pp. 101 et 102. — Entre Jean de
Home et les la Marck, p. 101. — Traité entre Jean
de Horne et les la Marck, 1490, p. 845. — Négocia-
tions à Diest, à Maestricht et à Aix, 1491, p. 106.
— De Donchery entre Jean de Horne et le» la
Marck, 1492, pp. 109 et 832. - Elle est publiée d'a-
bord à Tongres, puis à Liège, p. 109. — Entre le
roi des Romains et le roi de France, 1493, p. 110.
Palant ( Antoine de), chargé de défendre la ville d'Eyck,
1483, p. 88.
/'atonf( Renier de ), gardien de l'église de Liège, assiste
Louis de Bourbon lors de son installation , p. 420.
Papegay (Jacques de) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489. p. 842.
Paradis ( Nicolas de), prêtre de l'église de S--Aldegonde
de Liège ; sa déposition au sujet des violences de Raes
de Heers contre le clergé , 1465, p. 519.
Pare» (Jean), maître ès-arts, témoin d'un acte, 1485,
p. 725.
Paris, assiégé par Charles de Bourgogne et les princes
ligués , 1465, p. 190.— Écroulement d'un pont, 1499
p. 115.
Parlement établi à Malines par le duc Charles, 1468 ,
p. 370.
Patenter ( Henri le) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 841 .
Paul II, pape. Son élection, 1464, p. 21 .— Il approuve
l'interdit lancé par le légat Pierre Ferrici contre les
Liégeois, 1404, p. 143. — Il accorde que l'interdit
soit suspendu, ibid. - Bref qu'il adresse à Louis de
Bourbon pour suspendre l'interdit pendant quatre
mois, 1465, p. 515. — Nouvelle bulle d'excommuni-
cation qu'il lance contre les Liégeois, 1465. pp. 145,
205 et 542. — Texte de la sentence , p. 542. — Il
réclame le bras séculier contre les Liégeois , et écrit
à Philippe-le-Bon, p. 205.— Ses motifs pour concourir
à soumettre les Liégeois révoltés, p. 237.— Causes de
l'interdit appelé la Pauline, ibid. — Paul II est dupe
des promesse» de Philippe-le-Bon, p. 239. —Il essaie de
ramener la paix, 1467, pp. 242 et 245. — Envoie à
Liège Onnphre , évêque de Tricaria, ibid. — II de-
mande que l'église de Liège lui envoie des député» ,
1469, p. 64. — Il meurt subitement à Rome, 1471.
p. 67.— Za Pauline est mise en garde des échevins .
1477, p. 639. Traduction française de cette bulle, ibid.
Paul en tle (S"), à Liège; miracles de Notre-Dame dans
952
TABLE ANALYTIQUE.
cette église , 1467, p. 48. - Le. graioi qu'on y attit
misen réserve y sont saiti» par BeooUon, 1471, p. 67.
Pauli (Jean) signe un acte de Jean de Horne, 1480 ,
pLege (le seigneur de) chargé de la part du duc, de la
destruction des mursde Liège, 1470, p. 65.-Envoyé
d'abonl à Liège par le duc Charles, il marche ensuite
au secours du Hainaut, 1471, p- 66. - Les Liégeois
•ont enchantés de son départ , ibid. - Se. veiations,
ibid.
Payle { Waller ), député de. états de Liège à Aix , pour
négocier avec le. envoyés de Maximilien, 1485,
pp.710et712.
Pwlier (Jean le) auiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy , 1 489, p . 842.
PeeW(ceux de) forcés à payer le. recette, et gabeOe.,
1460, p. 597.
Peer (la ville de) est prise par les partisans liégeo». «t
.eshabiunts sont massacrés, 1483, p. 89.
Pèlerins i Rome , 1500, p. 1 15.
Pellechon ( Jacquemin), mayeur de Hermee., membre
du tribunal particulier pour le. infractions à U pan
deDonchery, 1492,p.856.
Pengny (le seigneur de), 1408, p. 307. - Son frère
Henri, ibid. . , „
Péronne, ville de Picanlie , cédée au duc de Bourgogne,
191 — Détails de l'entrevue de Louis XI et de
Charlei , dans cette v.lle , 1 468, p. 213.- Paix signée
dans cette ville , à quelles conditions , p. 215.
Perron (le) est élevé sur le marché de Liège, 1457,
«7-11 est enlevé et porté à Bruges par Charles de
Bourgogne , 1467, pp. 169, 200 et 366. - U est ré-
tabli, 1478, p. 78.
Pertes. (Henri de Home, wigneurde), mambour de
Liège, 1408, p. 515.- Son fiU, p. 316.
P„t7^^ ravage le pay. de 1^'^^^^««' ^^^81 -
vemlU, 1475, p. 70. - A Liège, 1482 p. 81. -
Qui désole la villede Huy, 1483, p. M.-Danse mo-
nastère de S'-Jacque., ib.d.-«Et dan. celu. de S -Uu-
pXp^ fait entrer Éverard de U Marck dan.
Lié«e, par trahison, 1488, p. 97. . „^ . ^
Pi^e iPierre de), prieur de l'HôpiUl à U Chaîne i
Li^e. -Sa mort, 1504, p. 119. ,
Picc^omim(Jacq«e.),cardin.WvéquedePaT,e.,«^^^^
de M. commenuire. sur le. trouble, de Liège , p^ 571 .
Picourt ( Jean), conseiller de Louis de Bourbon , témoin
d'un acte, p. 684. ,
^,p«r erreur, P..v»., 1458, p.».-Texte de
M bulle touchant les bènèBces dans le diocèse de
Liège, 1458, pp. 435 et 661 . - Bulle par laquelle il
cooBrme l'inUrdit Uncé contre le. Liègeoi. par Loui.
de Bourbon, 1462, p. 503. - Mention qui en est
faite , pp. 143 et 202. - Bref qu'il adresse aux Lié-
geois .ur l'envoi d'un légat apostolique, 1463, p. 512.
- 11 envoie Pierre Ferrici à Liège , pp. 202 et 143.
— Insuccès de cette mission , ibid. — Le pape ac-
corde au duc de Bourgogne le droit de lever des dîme,
pour la guerre contre les Turc, 1464, p. 19. - Il se
réserve la dime de tous les bien, et revenu. ecclé.ias-
tiques pendant trois an. pour le même objet, ibid. -
Sa mort, 1464, p. 21.
PiellI, pape. Son introniwtionetamort, 1503, p.l 18.
Pierre (église de S«) de Liège, obtient un délai pour
payer i Benotton , 1471 . p. 67. - Humbercourt vient
y désavouer, de la part du duc, les vexations de ses
agenU, 1472, p. 69.
Pierre (S«) de Louvain. Wathier Datbyn ordonne, par
MU testament, qu'on l'enUrre dan. cette égliM,
p. 426. — Aumônes qu'il lui fait, ibid.
Piiiayee et incendie, dans plusieurs viUe. du pay., 1466,
p. 37. 1 I A
PUe (Umbert), témoin de. violences contre le clergé
au sujet de l'interdit, 1465, p. 519.
Pistorif (Jean ), témoin d'un acte , 1483, p. 715.
Placards séditieux. Ordonnance contre ceux qui en
avaient affiché au piUer de S'-Umbert et à U porte du
palais, 1487, p. «22.
Platea (Jean de) prend acte de la protesuuon lou-
chant le rétablissement des maître, de la cité par ordre
de Loui. de Bourbon, 1477, p. 657. - ÉcolAtre de
S'-Jean ; il e.t commisMÎre de Jean de Horne à Franc-
fort, pour obtenir l'investiture impériale pour ledit
èvêque, 1484, p. 759. -Chanoine et doyen de S'- Jean,
il awiste aux négociation, de MaesUicht, 1483 ,
pp. 803, 806 et 808.
P/«ie« et grêles qui dèlrui^ntle. vigne., 1504, p. 119,
_ et tempête, qui ravagent U Ue.baye, 1505 ,
p. 120.
Poesseur ( Dcny. Corbeal de ), citoyen de Liège , K re-
connaît cauUon de GuiUaume de la Marck pour l'em-
prunt fait à l'abbaye de Stavelo , 1483, p. 716. - Il
aui.te à l'engagement du tréwr de S'-Lambert , 1 483,
p_ 717. _ Maître de U cité de Liège, priwnnier au
château de Huy, relichè par la paixdeTongre., 1484,
pp 747 et 779. - Échevin de Liège, présent aux né-
gociations de Maestricht , 1485, pp. 805, 806 et 808.
Poids et mesurts. Ordonnance, pour le» reviwr, 1487,
p. 823.
TABLE ANALYTIQUE.
953
Pol (Louis de Luxembourg, comte de S'), plus tani
connétable de France ; entre dans la ligue du bien
public. H0.1. p. 192. - 11 arrête la vengeance de
Charles de Bourgogne contre les Lié^jeois. p. 152. —
H intercède en vain pour les Dinantais. 1466, p. 139.
— Colère du connétable contre le comte de Charolais
après le sac de Dioant . p. 370. — Il reçoit la ville de
Thuin en dé<lommagement , ibid. — Sommes qu'il
tire de ses habitants, ibid. —Ses instances pour en-
jfagtr les Liégeois à la paix . p. 160. — Il est envoyé
par Louis XI à Bruxelles, afin d obtenir la paix pour
les Liégeois. 1467. p. 163. — Il est décapité pour
trahison . 1473. pp. 72 et 370. Ses biens sont confis-
qués, ibid. — Se» fîi» sont retenus en captivité, ibid.
Po//ain ou Pollen (Jean le) do Waioux, maître de
Liège, 1435, p. 391. — Secrétaire des échevin» j
témoin d'un acte du chapitre en 1436. p. 413.
Pollainou Polleyn (Jean le). S' de Waroux. chevalier,
assisteà rengaijemcntdu trésor de S'-Lambeit, 1483,
p. 717.— Maître de la citéde Liège, il est prisonnierau
chiteau de Huy et relâché après le traité de Tongres ,
1484, pp. 747 et 779— il accompajjne Jean de Hoine
lors de son intronisation, 1 484, p. 767. -Il est présent
aux négociations de Maestricht, 1485. p. 803. - Il
assiste à la diète provoquée par Jacques de Croy, 1 489,
p. 841 . — Membre de l'état noble de Liège, il consent
à la paix de Donchery. 1492, p. 859.
Pollain (M' le), membre du tribunal particulier pour le-,
infractions à la paix deDonchery, 1492, p. 836.
Po#ic« Périlleux, chevalier. 1408, p. 311 .
Pont (Jean de), de Halley, mentionné au testament de
Wathier Dalhin . p. 429.
PonteliciGuy de), 1408. p. 309.
Ponthe (Jean de), prêtre-chanoine, témoin delà levéedes
collectes pour l'ordre de S'-Jean de Jérusalem, p. G89.
Pantoise (ville de) , prise par les prince» ligués , 1465
p. 190.
Poron (Cille), le jeune, assiste à la diète provoquée
par Jacques de Croy, 1489, p. 842.
Po/(Renier), 1408,p. 507.
Pottea (Guillaume le) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 842.
Po«/pr( Gilles le) assistée la diète provoquée par Jac-
ques de Croy, 1489, p. 841.
Poltier (Lambert le) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 841.
Pouillon (Thiri ), commis à la garde de Huy, 1483,
p. 708.-11 consent à la paix de Donchery en sa qualité
de membre de l'état noble de Liège. 1492, p. 860.
/*c»upet (le seigneur de), 1408, p. 309.
Pourteur ( Petit-Jean le), complice des Dathyn. — Sa
condamnation . p. 389.
Prêcheurs (les frères), de Liège , vexés par Benotton ,
1471, p. 07.
Pre//e» ( Jean . seigneur de), membre de l'étal noble de
Liège , consent à la paix de Donchery , 1492, p. 859.
Princ/jcn (Godefroid), procureur condamné en 1461
p. 503.
Printaghuen (Raes de), membre de l'état noble de
Liège, consent à la paix de Donchery, 1492, p. 839.
Prisonniers. Article du traité de Tongres qui les con-
cerne, p. 750.
Procureurs. Leurs exactions en divers endroits du dio-
cèse de Liège, 1400, pp. 8 et 138. -Surtout dan. le
pays de Looz , p. 8. - Soulèvement du peuple contre
eux, 1401, p. 9. — En ;nête ordonnée conlie eux. MCI,
p.l 1.— Les maîtres en sont chargésaveccerlainsautres
délégués, ibid. - A Tongres on empêche l'enquête,
ibid. — Les maîtres de différentes villes viennent à
Liège , demandant que l'enquête sortisse son effet ,
ibid. — Leur condamnation, 1401. pp. 11 et 301.—
Ils regagnent la faveur qu'ils avaient perdue en appa-
rence auprès derévêque, 1461, p. 15.
ProiV/'/ioMmc ( Jean le), échevin de Liège, témoin d'un
acte, 1480, p. 684.
Proisdhome {h), complice des Dathyn. -Sa condamna-
lion , p. 389.
Prusse. Va neveu du grand-maître de Prusse est fait
chevalier à Othée, 1408, p. 307.
Pulhem ( Henri de), chanoine de Liège, présent à l'acte
du chipiire pour l'élection de Jean de la Marck, 1482
p. 697.
Pyccos dit riieghe (Henri), témoin d'un acte, 1465
p. 528. '
Pynnock (Louis), mayeur de Louvain, présent à un
acte de Jean de Horne , 1486, p. 811.
Quesnoy ( le). Les habiUnls de celte villeà labalailled'O-
Ihée, 1408, p. 312.
Quintin, maître de la cité de Liège, est envoyé à Guil-
laume d'Arenberg, pour l'engager à la paix, 1483,
p. 88. — Il est tué à la porte de sa chambre, ibid.
Raguier (Louis), èvêque de Troyes, est envoyé par le
roi de France, pour faire la paix des Liégeois avec
leur èvêque, 1467, p. 46. — D'autres disent pour les
excitera la révolte, ibid. , note 1.
Ramelo ( Crislian de), membre de l'état noble de Liège , '
consent à la paix de Donchery , 1492, p, 859.
/îoon ( le seigneur de ) , 1408, p. 313.
^oou/( le vicomte), 1408, p. 312.
Ravesteyn (Adolphe, sire de) , frère de Jean I", duc de
120
iSiÈSi
âÉMCÉ^^lMfeMiiÉl
dÉ.
f.ÉM.-^ci.^L^ ' * rtirb-Ti- ii-r
954
TABLE ANALYTIQUE.
TABLE ANALYTIQUE.
955
Clève», et père de Philippe de Ravestejrn.— Il assiste à
IabatailledeBrusthem,p. 160.— Il commande Pavant-
garde des troupes bourguignonnes, p. 167. — Il ar-
rive devant Tongres, ibid. — Il vient à Looz avec le
tire de Perwei , 14(J6, p. 31. — 11 attaque des pay-
sans armes à Wellen , p. 32. —11 vient camper devant
Liège , p. 175. — Ses troupes sont attaquées par les
Liégeois , ibid. — On lui amène Louis de Bourbon et
le légat , ibid. — IVB. Tout ce qui précède doit être
ajouté à l'article Adolphe de Clèves. Les deux arti-
cles duc de Clèvei et Jean de Clèves doivent aussi
n'en former qu'un seul.
lïaymond (le cardinal), légat du saint siège, 1502,
p, 117. ^ Il vient à Liège pour la publication des
indulgences , ibid.
Record sur les droitset prérogatives de Louis de Bonrbon
comme évêque de Liège , rendu à sa requête par le tri-
bunal de» échevins, 1458, p. 440. —Autre donnépar les
èchevins de Liège, à la requête de la cité, ibid., p. 400.
Aenard (Jean Guillaume) , citoyen taxé pour le rachat
des otages, 1467, p. 47.
Reneri (ieaa ) assiste à la diète provoquée par Jacques
deCroy,1489, p.842.
BetM ( gouverneur de ) , commissaire du roi de France
k Doochery , pour la paix de Liège , 1492, p. 853.
Revogne (prévôté de), recette des gabelles, 1470,
p. 654.
iîey( le seigneur de), 1408, p. 310.
Reyde (le château de) est assiégé par les Liégeois,
1464, p. 21. —11 «e rend et on le détruit, ibid.
Reyneri (Henri), prêtre; sa déposition au sujet des
violences contre le clergé, 1465, p. 551 .
Ricoul ( Jean ) , licencié en droit canonique , présent à
l'admission de Louis de Bourbon, comme élu de Liège,
1456, p. 413.
Riga ( Jean) , quitte les fonctions de maître de la cité de
Liège , 1466, p. 39.
Rimattcourt (le seigneur de) , 1408, p. 319.
Mivageois, partisans de Jean de Horne, 1491 , p. 107.
_ Leur misère, ibid. — Us veulent ouvrir la porte
d'Avroiti Jean de Horne, ibid.
Rivaige (Gielet) , blessé dans une émeute par les riva-
geois de Seraing , 1486, p. 814.
Riviin (Dieudonné de), membre de l'état noble de
Liège, envoyé à Maestricht, scelle le traité de Don-
chery,14«2, p. 860.
Robert (M'), Toy. Morialmez, de l'hôtel de Louis de
Bourbon , Wessè à Tongres , par les rebelles , pp. 173
et 174. — 11 est massacré en route aux yeux de son
maître , pp. 174 et 360.
Robert (le carme), complimente le légat Onuphre ,
1468. p. 2i3.
Robert {\e Roux) , chevalier hainuyer, 1408. p. 312.
Robeur (Piron le), mentionné dans le testament de
Wathier Dathyn , p. 428. — Sa femme Uelewy , ibid.
Robin (le vicomte), écuyer du sire Hélion de Jacqueville,
1408. p. 313.
/îoca( Bernard de la), commissaire du roi de France
pour traiter de la paix entre les la Marck et Jean de
Horne. 1490, p. 846.
Rocheforl (Christophe, seigneur de), lieutenant du
gouverneur de Champagne, commissaire k Doncbery
pour la paix de Liège, 1492, p. 853.
Aocourr ( Jean de). Son frère est jeté à la Meuse, 1467.
p. 48.
Rocquaer ou Rochat (Pierre) , de Hérine , revient de
France avec les bannis, 1408, p. 58. — Il propose
de faire un roi à Liège , 1478, p. 77. — Il est nommé
mayeurde Liège par Guillaume delà Marck, 1482,
p. 606. — Il déclare de quelle manière a été con-
tracté l'emprunt fait à l'abbé de Stavelo , par Guil-
laume de la Marck , et garanti par Jean Thompson ,
1483 , p. 715. — Il assiste à l'engagement du trésor
de S'-Lambert, p. 717. — Le bannissement pro-
noncé contre lui est annulé par le traité de Ton-
gres, p. 753. — 11 s'empare de Montfort pour le» la
Marck, p. 792. — Son dévouement aux la Marck,
p. 793. — Il appelle au pape et à l'archevêque de
Cologne, de la conduite de Jean de Home, 1485,
p 776. _ Bailli du Condroz , indemnités que les Lié-
geois demandent pour lui à la paix , ibid. , pp. 804 ,
805 et 800. — Il demande des lettres de sûreté,
p g07. — Il est décapité par ordre de Gh>s de Canne,
1486, p. 93 — Sa sépulture , p. 94.
Roeff» ( Crispin ) , chanoine , présent à la prole»Ution
faite contre Jacques de Croy , 1489, p. 844.
iîoe*e/e ( Woutghere de), témoin d'un acte, p. 555.
Roesqyn porte l'étendard du duc Charles , lors de la
prise de Liège , 1408, p. 223.
Roge (Henri del) assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy, 1489, p.842.
iïoAaua (>icolas), chanoine, témoin d'un acte , 1484,
p. 761.
Roque (Jean le) as»i»te i l'engagement du trééor de
S'-Lambert, 1483, p. 717.
Rondea ( Jean ) assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy , 1489, p. 842.
Ro$e blanche (\i), personnage détenu au château de
Namur, et compétiteur du roi d'Angleterre au trône.
(Il est sans doute question d'Edmond de la Pôle,
comte de Suffoick. ) 1 506, p. 1 21 . — Il est décapité ,
1513, p. 131.
Rosutboyt (le seigneur de ) , 1408, p. 31 1 .
Rosy (Jean de) assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy, 1489, p. 842.
Rotar (Henri), procureur condamné. 1461. p. 502.
Rotselaer { Catherine de) , femme de Wathier Dathyn ,
p. 426.
/ïorw/aer (Jeanne de), fille de Wathier Dathyn, p. 426.
Rouchy (Guillaume) , exécuté à Liège, 1467, p. 49.
Rouen se rend par composition au duc de Bourbon ,
1465, p. 190. — L'archevêque de cette ville, négo-
ciateur actif du traité de Tournay , 1508, p. 126.
/?ouer(Jean de), sénéchal du comté de Looz , membre
de l'eut noble de Liège , envoyé à Donchery , 1492,
p. 859. — Scelle le traité, p. 860.
Rougemont ( le seigneur de ) , 1 408, p. 306.
Roulenghen (Renier de), dit du saint Esprit, membre
du tribunal particulier, pour les infractions à la paix
de Donchery, 1.^92. p. 856.
Rouêair ( Baldewin ) , complice des Dathyn. — Sa con-
damnation , p. 389.
Rousty ou /îoi«ci( Antoine, seigneur de), fils du comte
de S'-Pol , au service du duc Charles . p. 213.
/?(mcrort ( Renard de), membre de l'élat noble de
Liège, consent à la paix deDonchery , 1492, p. 859.
Roye, ville cédée au duc de Bourgogne, 1465, p. 191.
/foye( Jean de) , 1408, p. 312.
Ru ( le sire de ) , 1 408, p. 309.
Rueklingen (Guillaume de), chanoine et écolâtre de
S'-Deni», officiai de Liège. — Son èpitaphe, p. 353.
Ruelle, nom de l'auteur du poëme sur la bataille d'O-
tbée, p. 319.
Ruelle {iean de ) , chanoine , p. 689.
Rupes (Gautier de ) , seigneur de Soye , 1408, p. 309.
Rutgher, abbé de S'-Jacques à Liège. — Meurt à Maes-
tricht, 1471, p. 07.
Att/ten ou Ru$$on (village de). Les reliques deS'-Ever-
mare y opèrent des miracles , 1498, p. 114.
Ruyt (Jean le), de la Boveiie. témoin d'un acte du
chapitre de S'-Lambert . 1455. pp. 410 et 412. — Est
à la droite de Louis de Bourbon , lors de son entrée à
Liège . p. 418. — Description de son costume , ibid.
— Maître de Liège, est envoyé vers Philippe-le-Bon ,
1466, p. 38. — Il quitte les fonctions de maître de
la cité, 1466 , p. 39. — Il est accusé de trahison . à
cause de la paix de S'-Trond , ibid. — Il prend la
fuite, p. 40. — Il est envoyé vers le comte de Cha-
rolais, 1466, p. 41. — Ex-maître de Liège, il est
député à Donchery pour la paix. 1402. p. 853.
Ryekel (Gisbert de) , écoutètc de Looz, est conduit à
Maestricht, en même temps que Guillaume de la
Marck, et il est décapité, 1484, pp. 92 et 774. — Sa
confession avant de mourir, p. 802. V. Eynsbrouck.
Rymay ( le sire de ), probablement Cymay ou Chimay.
— Son expulsion du royaume de France à la demande
du comte de Charolais, 1465, p. 191.
Saftir (ly), un des meurtriers de Guillaume de Violette ,
est décapité, 1466. p. 41.
SailUt (GiWe) , complice des Dathyn.— Sa condamna-
tion, p. 389.
Sainte-Croix (le cardinal de) vient à Liège, 1508.
p. 126. Il se rend à Aix, ibid. — Puis à Rome , ibid.
— Il est accusé de projets contraires au saint siège ,
ibid. — Semences de schisme qui en résultent , ibid.
Saint-George (Barthélemi de) assiste à la diète provo-
quée par Jacques de Croy, 1489, p. 841.
Saives ( Drommar de) cité dans le testament de Wathier
Dathyn , p. 429.
Salegny ( Bourdin de), 1408, p. 311.
Salvenier (Jean del) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489. p. 842.
Sambre. Les monastères fortifiés sur cette rivière sont
démantelés, 1408, p. 323.
5am6rez (Pierre de), écuyer, pp. 648, 650.
Samton (château de). Diète qui s'y tient, 1489, p. 701 .
Sander (Jean), chanoine, témoin d'un acte, 1484,
pp. 701 et 762.
i'anrfoier* (Guillaume), 1408, p. 310.
Sarto (Conrard de), coutre et chanoine de S'-Lambert,
membre du tribunal particulier qui devait juger les
infractions à la paix de Donchery , 1492, p. 856.
Sauvaiye homme (Renier de) assiste à la diète provo-
quée par Jacques de Croy, 1489, p. 842.
Savoie (Philippe , frère du duc de) est envoyé par le duc
Charles contre les Liégeois, 1408, p. 217. — Est dans
la seconde armée au siège de Liège, pp . 222 et 380 .
Savigny (le comte de) entre dans la ligue du bien pu-
blic, 1405, p. 192.
Saxe (Albert de), co-adju!eur de Maximiliea et lieutenant
de l'empereur, 1488, p. 98. — Il prend Tirlemont,
1489, p. 101. — Il rétablit Jean de Horne dans ses
états, ibid. — D'abord à S'-Trond, puis à flasselt,
ensuite à Tongres et enfin à Huy, ibid. — Il travaille
à la paix avec Éverard de la Marck , 1489. p. 101 . —
Sommes qui lui sont payées, ibid. , p. 102. — Allié
de Jean de Horne, 1491, p. 100.— Il veut surprendre
Liège, ibid., p. 107. — Lieutenant-général , signe
les lettres de pardon accordées aux Liégeois par Maxi-
milien, 1492, p. 805. — Il tourmente les habitants
A^..^à-'^ '^ .^t.
956
TABLE ANALYTIQUE.
TABLE AiNALYTIQUE.
957
du pays de Liège pour le payement de« sommes sti-
pulées dans les traités, 1493, p. 110. — Arbitre tou-
chant la surprise de Tongrcs , 1494, p. 874. — Il fait
une trêve avec le pays de Gueidre, 1498, p. 115. —
Il tourmente le pays de Liège pour être payé , ibid.—
Sa mort, 1500, p. 110.
Scadoug (le bâtard de). Voy. Jeannot.
Scaileteur (Herman le) assiste à la diète provoquée
par Jaequesde Croy, 1489, p. 842.
Scavartz (Lambert), procureur condamné en 1461,
p. 509.
i'cavarf: (Barthélemi). procureur condamné en 1461,
p. 502.
5'ceeixirr«(Guillaume), notaire apostolique. 1483, p. 713.
5i'Aevar(s (Guillaume ), cloitrier de S'-Lambert , témoin
d'un actedu même chapitre, 1455, p. 410. — Témoin
d'un autre acte . 1450, p. 412. — Présent à Tailmis-
sionde Louisde Bourbon comme élu de Liège, p. 414.
— A l'installation du même. p. 418.
Scheybbeck (Henri), commissaire envoyé par l'arche-
vêque de Cologne pour négocier la paix entre les la
Marck et Jean de Hornc, 1490, p. 810.
Schilders (George), député d'Uascbe pour les négocia-
tions de Tii'lemont. p. 530.
Schiedam , ville de Hollande , détruite par le feu , 1463.
p. 19.
5cAotoar(( Martin), chanoine . présent à une protesta-
tion du chapitre de S'-Lambert contre l'interdit de
Liège. 1482, p. 698.
Sclessin {taux de), léguées par Wathier Dalbyn à Guil-
laume son fds, p. 430.
Scoenhove (il' Jean de), garde des chartes de Brabant ,
1477, p. 658.
Scoep ( M* Jean), secrétaire de Philippe-le-Bon , présent
à l'admission de Louis de Bourbon comme élu de
Liège, p. 413.
Seal ( Louis de), chef de factieux , 1478, p. 77.
Sébastien, capitaine de Moutfort, 1492, p. 109. — II
brûle Galoppe et sa banlieue, ibid. — II détruit de
nouveau ce village , 1493, p. 110-
Sedan ( ville de ). Rachat de cette place consenti en fa-
veur d'Ëverard de la Marck par le traité de Tongres .
1484, p. 750.
^0e/0fn( chartreuse de), près de Diestj le peuple l'occupe,
lâche toutes les eaux du vivier et détruit ainsi tous les
poissons, 1461, p. 9. Voy. Zeelhem.
5e//»er (Guillaume le), assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 842.
Selstain (le s' de) présent à un acte de Jean de Home ,
1486, p. 811.
Sempy (le seigneur de), 1408, p. 313.
Sentences portées contre les Liégeois après la bataille
d'Olhée, 1408, p. ô20.
Sens (Uuguenin de), 1408, p. 309.
Seraing (i:\\3li: au de). Il tombe au pouvoir de Guillaume
de la Marck. p. 792.— Il est restitué à Guillaume de la
Marck par le traité de Tongres. p. 747.— Ordonnance
contre ceux de ses habitants qui avaient blessé et mis
à mort des partisans de Jean de Horne. 1486, p. 814.
Seraing (Alexandre de), proteste, avant l'élection de
Jean de la Marck , contre l'interdit de la ville de Liège,
1482, p. 098.
Seraing ( Henri de), écuyer, député de Tongres pour les
négociations de Tirleroont, p. 530. — Témoin de plu-
sieurs actes, pp. 707 et 7 1 1 . — Membre de l'état noble
de Liège, consent à la paix de Donchery, 1 492, p. 8.59.
Seraing ( Hugues de), de Huy. chevalier, témoin à l'acte
de commission de Louis de la Marck pour la prévôté
de Bouillon, 1455, p. 411.
Seraing ( Jean de ) , ambassadeur liégeois près de
Louis XI, 1461, p. 12. — Il est créé chevalier parle
roi de France, ibid. — Maitrc de la cité, député de
Liège pour les négociations de Tirlemont , pp. 530
et 500. — Jugement rendu contre lui, p. 559. —
Membre de l'état noble de Liège, il consent à la paix
de Donchery. 1492, p. 859.
Seraing (Jean de), doyen, fait prêter serment à Jean de
Lysura. représentant de Louis de Bourbon lors de son
élection, 1456, p. 415. — Présent à son installation,
p. 419. — l\ est envoyé vers Louis de Bourbon pour
l'interdit de 1461, p. 497. — Il signe un accord avec
Louis de Bourbon, p. 551 . — Raes de Heers cherche
à l'intimider par ses paroles, 1465, p. 507.
Seraing (Gérard de), seigneur de Fraipont, panelier
héréditaire de Liège . échevin , témoin d'un acte du
chapitre . 1450, p. 412. — H signe le record de 1458
donné à la requête de Louis de Bourbon, p. 460. —
En signe un autre donné à la requête de la cité,
p. 482.— Il est député de Liège pour les négociations
de Tirlemont, 1400, pp. 530 et 560. - Jugement
rendu contre lui , p. 550.
Seraing (Gilbert de), prévôt de Huy et chanoine de
Liège , proteste , avant l'élection de Jean de la Marck,
contre l'intenlit de la ville de Liège , 1482. p. 698.—
Il met Robert de la Marck en possession de la pré-
bende de Jean de Ferney. 1483. p. 714. - Il assiste
Jean de Horne lors de son intronisation. 1484, p. 768.
Sereynen ou Tsereyn (Jean de) , tué à Toogres par le*
Liégeois, 1468, p. 311.
Serments que les seigneurs de l'église de Liège sont
tenus de faire prêter à l'évêque . p. 476. — Formule
du serment imposé par les métiers â ceux qui avaient
été bannis pour l.i sédition des Dathyn . p. 396. —
Autre formule pour ceux qui voulaient être bourgeois
de la cité, p. 397.
Serré (le seigneur de la) chevalier do Savoie, 1408,
p. 309.
Servais (église de S') de Maestriclit. Le prévôt de cette
église assiste à l'entrée de Louis de Bourbon à Liège
1456,p.418.
5'eri'aM(tour deS«). à Liège , 1491, p. 106.
Servais, abbé de S»-Jacques à Liège. — Son élection .
1500. p. 116. —Sa mort. 1506. p. 123.
Strval (Gilkinet), citoyen de Liège, mambour et pro-
cureur de Robert de la Marck, seigneur de Sedan,
pour ses différends avec le seigneur de Forêt 1498
p. 876.
Sev3riH{S^), à Liège. La tour de cette église est élevée.
1495, p. m.
^eym ( Évcrard de), comte de Witghenst(;in . seigneur
de Homborch. commissaire pour traiter de la paix
entre les la Marck et Jean de Horne, 1490. p. 840.
Seyne (Thiry de), membre du tribunal particulier pour
les infractions à la paix de Donchery, 1492, p. 850.
Sgornlz (Deuys). membre du tribunal particulier
pour les infractions à la paix de Donchery, 1492
p. 850.
.SijrtimolK/ (l'empereur) conliime les privilèges de Liège.
1415, p. 561. - Il confirme la semence rendue conlie
les Dathyn, p. 398. — Autre lellit; sur ce sujet, p. 399.
Sittart (ville de) prise par les la Marck alliés au comte de
Horne, 1493, p. 110.
Sixte IF, pape, succède à Paul II , 1471. p. 07. — Il
confirme les privilèges des églises collégiales du dio-
cèse de Liège, 1472. p. 612. — Sa lettre d'extension
de la bulle conservatoire que ^icolas V avait accordée
au couvent de S«-Laurent, etc.. 1473, p. 614. —Sa
bulle de confirmation des privilèges de l'église de
Liège, 1479. p. 659. - Sa bulle contre les la Marck
ou d'Arenberg, 1484, p. 725.
Skelart ( Jean ) , membre de l'état noble de Liège , cou-
sent à la paix de Donchery , 1492, p. 860.
Skelons (Engleberl de), membre de l'état noble de Liège,
consent à la paix de Donchery, 1492, p. 859.
Skelons ( Renier de ), membre de l'état noble de Liège ,
consent à la paix de Donchery, 1492, p. 859.
Slecht ( Ticlraan). procureur de Jean de Horne lors de sa
comparution devant le chapiti-e de Liège. 1484,
p. 762. — Prête serment, p 705.
Slosberch, capiuine du parti des la Marck , appelle au
pape et à l'archevêque de Cologne de la conduite de
Jean de Horne . 1485, p. 776.
Sogn€z{Jeaa de). 1408. p. 311.
Sohey(iei.n de), abbé de Si-Hubert, consent au traité
de Donchery, 1492, p. 800.
Soissons (l'évêque de] vient à Liège pour faire partie .In
conseil de Louisde Uoiubon . p. 7.
Soleil, son aspect sinistre, 1405, p. 28. - On en voit
trois. J 190, p. 112.
Soleil (Henri), maître de Liège, est envoyé vers Phi-
lippe-le-Uon , 1400. p. 58.
Salines (le comte de), cousin de Jean de Horne, chante
l'épître à la première messe de ce dernier, i486
p. 818.
Sommay (le comte de) vient à Liège avec Jacques de
Croy, 150."), p. 121.
Sombre/fe {Gih de), membre de l'élal noble de Liège,
consent à la paix de Donchery, 14'J2, p. 851).
^OHcA(Kicolas), procureur condamné, 1401. pp. H
et .502. - Son nom pris ironiquement parle peuple
à Tongres, p. 10.
Sorion (le seigneur de), de Uotelois . 1408, p. 312.—
Ses frères, ibid.
Sordel ( Henri ), citoyen de Liège , p. 648.
^'ore//* (M^ Jean), provincial des cairaes, est envoyé
deLièye vers Louis de Bourbon, 1400, p. 30.
^ouey (Jean de), baiili <ie Condroz , échevin de Liège .
signe le record donné à la requête de Louis de Bour-
bon 1458 , p. 400. - 1.,, signe un autre donné à la
requête de la cité , p. 482.
Soure(itaa) assiste à la diète provoquée par Jacques
de Croy, 1489, p. 842.
Soye ( Je.in de ), mari d'Agnès , fille de Wathier Dath vn
p. 427. "^
Spectacles représentés dans les rues de Liège , vers la fête
de S'-Laurent, 1400, p. 8. - Ils sont défendus par
les maîtres de la cité , ibid.
Speelberick {ieaa). chapelain, témoin d'un acte, 1465
p. 528.
Spirinc ( Jean), notaire apostolique , certifie des actes .
pp. 099, 715, 709 et 844.
A'pmnc (Thierri), notaire public, tèmoiu de plusieurs
actes du chapitre, 1485, pp. 714, 710 et 717. — Té-
moin de la levée des collectes pour l'ordre de Si-Jean
de Jérusalem, p. 088.
Staples (Rigault de), membie du tribunal particulii^r
pour les infractions à la paix de Donchery 1492
p. 856. '
Stavelo ( Jaspar, abbédc). Sa mort, 1499, p. 115.
Stavelo (monastère de). Emprunt fait à l'abbé de cette
/
958
TABLE ANALYTIQUE.
maison par Guillaume de la Marck , 1 483 , p. 715. —
Réforme que l'abbé y introduit, 1501, p. 117.
Steen (Piron), mailre île Dclconst; il est décapité pour
satisfaire les gens d'Outre-Meuse , 1 406. p. 44.
Stembeir (Jean de), chanoine et écolâlre de Liège , té-
moin à Pacte de commission de Louis de la Marck
pour la prévôté de Bouillon, 1455, p. 411. — Fait
prêter serment à Jean de Lysura représentant de Louis
de Bourbon lors de son élection, p. 415. — Officiai
de Liège, il est présent à Pacte de record donné à la
requête delà cité, 1458, p. 482.
aieinberch, ville détruite parle feu . 1463. p. 19.
Sterulh ( le damoiseau de) est fait prisonnier à Hollogae
par les Brabançons , 1483, p. 87.
Stitr (Lambert de) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 842.
j'focAE/tem ( château de) pris par Guillaume de la Marck,
p, 799, _ Il est pris par Robert de la Marck , 1485,
p. 99. — Défense de donner aide et assistance à ceux
de cet endroit , 1486, p. 813.
StoUe ( Robert del ) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 842.
Styers (Henri de), notaire public, témoin de la levée
des collectes pour Pordre de S'-Jean de Jérusalem,
p. 688.
Slradier (Michel), lieutenant du capitaine de Rupel-
monde, p. 653.
Straille, capitaine des Liégeois à Tongres, p. 248.
Strtelles ( Eustache de ) assiste à Pentrèe de Louis de
Bourbon à Liège , p. 4 1 8.
Strtvart (André), 1408, p. 308.
Suanenborch (Vincent de), lieutenant d'Engelbert de
Nassau pour la mambouroie de Liège, 1490, p. 103.
Sudrelant (iean de), 1408, p. 308.
Suisses dans Parmée liégeoise à Hollogne , 1483. p. 87.
— L^empereur demande aux Liégeois du secours con-
tre eux, 1499, p. 115. — Ils abandonnent le parti de
la France, 1513, p. 130. — Ils battent les Français
non loin de Milan , ibid.
Sulpice (Pécolâtre de S') est emmené prisonnier à
Curinghen par les exécuteurs de Pévêque, 1460, p. 8.
— Les églises secondaires réclament sa mise en liberté,
ibid.— Elle est refusée par Pévêque , ibid. — Le clergé
suspend le service divin , ibid.
5ur/ef ( Fastrè Baré), écuyer, maître de la cité de Liège,
demande la mise en garde de loi des èchevios, de la
condamnation de "Wathier Dathyn . 1453, p. 391 . —
Il demande la mise en garde de loi pour Pacte d'alliance
des métiers, au sujet de ladite condamnation. 1447,
p. 400. — Témoin d'un acte du chapitre de S»-Lam-
bert, 1455, pp. 410 et 4U. — Présent au record
rendu par les écbevins à la demande de Louis de Bour-
bon , 1458, p. 440. — Il demande un record sur les
droits et prérogatives de la cité, p. 460. — Ses dé-
marches auprès de Marc de Baden , 1465. p. 144. —
Il est témoin d'un acte d'intimidation de Raes de Heers
contre le clergé, p. 517. — Ses menaces contre les
chanoines, p. 521. — 11 excite le peuple contre les
auteurs du traité de S«-Trond , 1 466, p. 36. — Il con-
seille aux Liègeoisde faire des propositions de paix, dus-
sent-ils ne pas les observer, pp. 153 et 154. - Il dirige
le parti révolutionnaire de concert avec Raes de Heers,
p. 155. - Le chroniqueur lui prédit une mort sem-
blable à celle de Guillaume de Violette . p. 160. — Il
est obligé de se cacher après le sac de Dinant , 1466 .
p. 40. — Il assoupit le difTérend élevé entre le magis-
trat de Uasselt et Raes de Heers. 1467. p. 50. - Il
excite les Liégeois contre Louis de Bourbon i plusieurs
reprises , pp. 203 et 206. — Il est tué à Brusthem .
pp. 166 et 208. — Mort de son fils, chanoine de
S^-Lambert. dans le même combat, p. 208.
Surlei (Guillaume), seigneur de Chokier, témoin d'un
acte de Louis de Bourbon, 1480, p. 684. — H assiste
à la diète provoquée |>ar Jacques de Croy, 148U,
p. 841 .—Membre de l'état noble de Liège , il consent
à la paix de Donchery, 1492, p. 859.
Surlet ( Henri ). seigneur de Gudeghoven, membre de
l'état noble de Liège, consente la paix de Donchery,
1492, p. 859.
i'uTo/yen ( Gotlfried de), notaire , p. 500.
Stvoll ( traité conclu à ) et à Kamp , entre Philippe-le-
Bon et les habitants de Deventer, 1456, p. 7.
Sychgen ou Sichen ( le château de) attaqué par les
Haestrichtois, 1482, p. 85.
Sylvestre, évéque de Clusium, légat apostolique.
1481, p. 80. — Il vient à Liège demander la dime
contre les Turcs, ibid. — Il quitte le pays â cause des
troubles, p. 81 .
Tailles et impôts. De quelle manière les doit-on ? —
Art. d'un record rendu par les écbevins de Liège ,
1458, p. 471.
Taxe imposée aux citoyens paisibles . sous prétexte «le
racheter les otages détenus en Brabant, 1467, p. 47.
Tempéteel phénomènes, prodiges terribles qui s'y mon-
trent, 1491 , p. 106, 1496, p. 113, 1499, p. 115.
Terney ou plutôt Femey (Jean de), chanoine, proteste
avant Péleclion de Jean de la Marck, contre Pinterdit
de la ville de Liège, 1482, p. 698. Voy. Gilbert de
Seraing.
Terouane. Est ruinée par Henri VIII , 1513 , p. 131 .
TABLE ANALYTIQUE.
959
TexheUr ( Denys le ) assiste â la diète provoquée par
Jacques de Croy , 1489, p. 842.
Textor ( Libert) , bailli de la cour de Jupille, échevin
de Liège. — Signe le record de 1458, donné à la re-
quête de Louis de Bourbon , p. 460. — En signe un
autre donné à la requête de la cité, p. 482.
Thates (?), village près de Montlhéry, p. 189.
Théodoric Pauli ou Franco , chanoine de Gorcum. —
Son histoire des guerres contres les Liégeois, p. 185.
— Mention de sa personne , p. 2-31 .
Theux (Henri de), abbé de Neufmoustier . scelle le
traité de Donchery , 1492, p. 860.
Thignonville ( Guillaume ) , 1408. p. 31 1 .
Thiry (Jean) assiste à la diète provoquée par Jacques
deCroy,1489, p. 842.
r/io«/onycon ( Antoine de) , 1408, p. 310.
7'Aotir(Jean del), chevalier. Wathier Dathyn lègue
à sa rdle Agnès, une maison située à Louvain, der-
rière Vffomme Sauvage, p. 429.
Thourines { Libert de) assiste à la diète provoquée
par Jacques de Croy, 1489, p. 842.
Tliuin (bailliage de); rentes des gabelles, 1470
p. 654.
Thuin ( ville de), ses portes et murailles sont détruites,
1408 , p. 323. — Sa désobéissance à Louis de Bour-
bon, 1466, pp. 295 et 296. - Elle est abandonnée
au comte deS'-Pol. par Charles de Bourgogne, p. 370.
—Elle se rachète du pillage et de la destruction. — Un
maitre de cette ville est décapité â Liège, 1 467, p. 45.
Thuin (Ouintin de), chevalier, seigneur de Gehen ,
membre de l'état noble de Liège , présent à Pacte de
protestation . louchant le rétablissement des maîtres
de la cité, 1477, p. 637.— Témoin d'un acte 1480
p. 684. '
Thys ( Rigaud de) assiste à l'engagement du trésor de
S'-Lambert,1483, 717.
Tibre ( débordement du ) , 1 495 , p. 1 1 2.
Tiege (Jean de ) assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy, 1489, p. 842.
Tilleman (Jean), membre du tribunal particulier,
pour les infractions à la paix de Donchery 1492
p. 856. ' '
Tilleulz (Jean de) , complice des Dathyn. — Sa con-
damnation , p. 389.
Tilleur ( Lambert de) , complice des Dathyn. — Sa con-
damnation , p. 389.
Tindeur (Titus le) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy , 1489, p. 842.
Tirlemonl (ville de). On y fait des négociations au su-
jet du traité de S'-Trond , p. 529. - Elle est prise par
Albert de Saxe et Jean de Home, 1489, p. loi,
— Elle est prise par les troupes du duc de Gueldre et
de Robert de la Marck . 1507, p. 124.
Tœlinck (Eustache), chanoine de Liège, présent à
Pacte du chapitre pour l'élection de Jean de la
Marck, 1482, p. 697.
ToUet
I r\
/ 1
--Ure de Liège, présent au record
rendu par les écbevins, à la demande de Louis de
Bourbon , 1458 . p. 440. - || demande un record sur
les droits et prérogatives de la cité, p. 4C0. — H est
présent à Pacte de protestation , touchant le rétablis-
sement des maîtres de la cité , 1477, p. 657.
7'om<?i»»( Pierre), témoin des violences exercées contre
le clergé, à cause de Pinterdit, 1465. p. 521.
Tompson (.lean), châtelain de Franchimont, se rend
caution des deux cent mille florins empruntés à
l'abbaye de Stavelo , par Guillaume de la Marck
1483. p. 715. — Il promet de les rendre six mois
après la confirmation de Jean de la Marck , par la
cour de Rome , p. 716. - Il oblige à celte occasion
tous ses biens présents et à venir, ibid. — H assiste à
l'engagement du trésor de S'-Larabert. 1483, p. 717
Tongres ( la ville de) se rend après la bataille d'Olhée ,
p. 317. — Une porte et quarante pieds de murs y
sont abattus, 1408. p. 52.3. - Les malveillants de
cette ville établissent dans l'église de S'-Nicolas, le
simulacre d'une cour spirituelle et ils citent, con-
damnent et excommunient dérisoirement , 1461.
p. 1 0. — Ils se donnent les noms des procureurs chas^
ses , Back . Sonck , Juncis . Gorren , ibid. — La ville
refuse la paix , 1 465 , p. 50. - Charles de Bourgogne
s'en approche, 1466, p. 31.- L'hôte de Pauberpe
delà Clef y est exécuté, et les parties de son corps
sont exposées dans la ville de Looz . 1466, p. 56. —
On n'y permet pas la proclamation de la paix de Huj,
ibid., p. 37. — Les habitants de cette ville font dé-
capiter un de leurs concitoyens, 1467, p. 45. _
Elle consent à la paix avec le duc Charles et ouvre
ses portes au maréchal de Bourgogne, après la ba-
taillf de Brusthem , ibid., pp. 55, 167 et 198. - .Joio
des habitants , en voyant Louis de Bourbon venir
résider dans leur ville, p. 210. - Confiance qu'y
éprouvent les partisans de Louis de Bourbon, 1468,
p. 172. — Leurs orgies, ibid. — La ville est surprise
par les Liégeois , qui font Louis de Bourbon prison-
nier, pp. 173 et 377. -Les capitaines bourguignons
viennent dévaster cette ville, l'accusant d'avoir fa-
vorisé le dernier méfait commis par les Liégeois
contre Pévêque , 1468, p. 217. - Lettre de Louis de
Bourbon en faveur des drapiers de cette ville . 1470.
ij
060
TABLE ANALYTIQUE.
p. 652.— Mention «Fune ordonnance de Guy de Ilum-
btrcourt sur le incine sujet, ibid.. note 1 .—Ciite ville
compose avec les Brabançons, 118-2 , p. 84. - Paix de
Tonjîrcs conclue entre Jean de Uorne et Guillaume de
la Marck . 1484, pp. 91, 745 et 781 . - Texte de ce
traité, ibid. — Proclamée à Liège . le 20 mai . p. 757.
note 1 . Exécutions faites à Ton^^res , I4<Jl , p. 107,
Journée tenue dans cette ville pour réjjlcr la paix
entre les la Marck et les de Horne . I i'JJ. p. 85Ô. -
— Surprise de cette ville par les Braban.ons . 141)1 ,
p. 111. — L*évcque Jean de Horne vient en faire
le siège, ibid. — Appointemenl fait par l'archiduc
Philippe et Jean de Horne , au sujet de la surprise de
Tonjîres, ibid., p. 873. \oy. Faudre.
Tnnnar{Viroa), taxé pour le rachat des otages, 1407
p. 47.
Toumay , reproches que Dinant fait à cette ville , dans
une complainte en vers, pp. ,338. .113. 344.— Sa ré-
ponse, p. 34").— Traité de paix conclu dans cette ville,
entre le pape Jules II, le roi des Romains et Louis XII,
1508, p. 120. Elle est prise par Henri VUI . 1513,
p. 131.
Toux presque universelle. 1504, p. 119.
Trekelz (Henri), procureur condamné, I4()1. p. 502.
Tremblement de terre , 1504, p. 119. — Nouvelle se-
cousse , 1503, p. 120.
Trêves de 1488 , entre les la Marck et la cité de Liège
d'une part , et Jean de Horne et la ville de Waestricht
de l'autre, p. 850. — Publiées à Liège, I4U1 ,
p. 108. — Autres rompues par les Gueltirois, 1510,
p. 127. — Autres entre le duc de Gueidre et Tarcbiduc
Charles d'Autriche, duc de Bourgogne, 1513 , p. 131 .
Tribut, payable au duc de Bourgogne, 1460, p. 43.
— Répartition qu'on fait pour le payement entre les
différents quartiers du pays , ibid. — On perçoit ces
sommes et on les porte à Louvain , ibid. — Un grand
nombre ne payent pas, p. 44. — Autre tribut, 1407,
p. 54.
Jncario (évêque de). Voy. Onuphre.
TrimouUle ( George de la ), présent à la bataille d'O-
tbée, 1408, p. 313.
TrimouUle ( Pierre de la ), ibid.
Tris (les deux frères de), tués à Ton grès par les Lié-
geois . 1468, p. 211.
Tristan l'Ermite, envoyé à Liège par Louis XI, 1464,
p. 31 . — Les Liégeois lui font honneur, ibid.
Tristan ( Jean ) assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy, 1489, p. 842.
Trois- Dis ( Jean des ) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 841.
Troneillon ( Richard de ), signe un acte de L'ouis de
Bourbon, 1466, p. 557, et à la note 1. — Notice sur
sa personne, p. 038, note I .— U est tué par Guillaume
«le la Marck. 1474, p. 71. - Pension que Louis de
Bourbon fait à son frère Mathieu <le Canes, p. 037.
Trond ( S'), cette ville se rend après la bataille d'Othée,
1408, p. 317. — Diètes qu'y tiennent Louis de Bour-
bon et les Liégeois, 1457, p. 7. — Autres diètes .
1459, ibid. — Déportemenis du peuple dans cette
ville . à Tongres et dans le pays de Looz , 1 ÎOl, p. 9.
— Le drossart de Brabant s'i u approche . 1 405 ,
p. 149. — Bourgeois tués aux portes de la ville,
1405. p. 193. — Elle demande la paix , 1465, p. ôO.
— Traité de S'-Trond , 1405, p. 40. — Acte fait à
Tirkmont par les députés de Liège et de Looz , au
sujet des conditions de ce traité, p. 529. — Sommes
dues au duc de Bourgogne, d'après le traité de
S'-Trond, p. 39. — Les Liégeois les refusent, ibid.
— Destruction de la ville de S'-Trond par les Bourgui-
gnons , 1466, p. 369. - Siège , 1407, pp. 190 et
298. — Bataille de S'-Trond ou de Brusthem, |ki-
due par les Liégeois, ibid. — S'-Trond se rend et ob-
tient la paix , pp. 197 et 208. ^ A quelles conditions,
ibid.— Election d'un abbé au monastère de S'-Trond
1409 , p. 05. — Cette ville est assiégée par F'biiippe
de Clèves , 1489, p. 100. — Journée tenue dans cette
ville, pour régler la paix entre les la Marck et Jean
de Horne, 1492. p. 853. — Traités de paix qui y
sont conclus, ibid. , p. 108. - Les cinq tours de l'é'-
glise de Notre-Dame de cette ville s'écroulent, 1490
p. 112. Voy. ifersr/rM( Antoine de).
Troppez ( le seigneur de), 14»8, 309.
Tsereyn ou de Sereynen (Jean) , chevalier du parti
de l'èvtque, tué à Tongres par les rebelles, p. 173.
Tudegoven (Adam de) assiste i l'eutrée de Louis de
Bourbon à Liège , p. 418.
Tylo (Thirion de) appelle au pspe et à l'archevêque de
Cologne, de la conduite de Jean de Horne, 1485,
p. 770. — Sentence de Jean de Horne contre lui ,
p. 786.
Types ( Juan } , membre du tribunal particulier pour
les infractions à la paix de Donchery , 1492, p. «5<;
Typot ( Uerman ) , mayeur de Curinghen , conseiller de
Jean de Horne, député pour l'appoioiement relatif a
Tongres, 1494, p. 874.
Tzant (Jacques), témoin d'un acte, p. 713.
l/cAon (Guiotd'), 1408, p. 313.
n«x ( Jean ) , chanoine de Nolre-D^me de Maesiricht
présent à l'acte du chapitre de Liège pour l'élection
«le Jean de la Marck , 1482, p. 097.
TABLE ANALYTIQUE.
961
Ulenbrouck ( Hcrman ) , bourgmestre de S'-Trond . dé-
puté pour l'appointement relatif à Tongres, 1494 ,
p. 874.
Urbain (Renkin), complice des Dathyn. — Sa con-
damnation, p. 389.
Urbani ( Jean ) assiste à la diète provoquée par Jac-
ques de Croy. 1489. p. 841.
Urbani (Jean) de Villers . assiste à la diète provoquée
par Jacques de Croy , 1489. p. 841 .
f/tÇMergue (Roland de). 1408, p. 311.
raldoreal ( Thilman) , maître de Liège, fait mettre en
garde de loi l'alliance des métiers, au sujet de la
condamnation de Wathier Dathyn , 1447, p. 400. —
Ancien maître de Liège, témoin d'un acte du cha-
pitre. 1455, p. 410. — Ëchevin de Liège, signe le
record donné à la requête de Louis de Bourbon,
1458, p. 460. — En signe un autre donné à la requête
de la cité. p. 482. — Sous-mayeur de Liège, 1477 ,
p. 75. — U succètle à Guillaume de la Marck , dans
la charge de souverain mayeur de Liège , 1 480, p. 79.
— Témoin d'un acte . ibid., p. 684. — U est tué par
les la Marck, 1488, p. 97.
Falenciennes (diète de); captivité des envoyés liégeois.
1483, p. 779.
Falentini (Willem), procureur mentionné dans un
acte, 1461. p. 499.
Falkenborg ( ville de) attaquée par les Liégeois ,
1465, p. 147.— Excès qu'ils y commettent , p. 202.
Fallt (Jean de), chevalier de Dinant. Les Dinanlais
détruisent tes habitations . 1464. p. 22.
Fal S^-Lambert (couvent du). L'abbé intercède pour
les Liégeois fugitifs, 1468, p. 60. — L'église est dé-
truite par la foudre , 1469, p. 63. — Mort d'un abbé,
1514, p. 131.
Famant ( Jean Persant de ), échevin de Liège . signe
le record donné en 1458. à la requête de Louis de
Bourbon . p. 460. - En signe un autre donné à la re-
quête de la cité . p. 482.
Fassaux ( grands) , leur ligue contre Louis XI , 1465 ,
p. 209.
Fasse ( le seigneur de ), 1 408, p. 31 5.
Faudemont ( le bâtard de ) , commissaire du duc de
Lorraine à Donchery. pour la paix de Liège, 1492,
p. 853.
Faudré (Louis de), capitaine du régiment des gardes
deMaximilien. — S'empare de Tongres. 1494, p. 873,
note 1.
Faul ( Jean de la ) , chevalier . maître d'hôtel de Louis
de Bourbon, requiert la mise en garde de loi de la
bulle de Paul II, 1477. p. 639.
Faulx ( Jean . seigneur de), témoin d'un acte du cha-
pitre de S'-Lambert , 1455, p. 410. — Châtelain
et lieutenant de Louis de la Marck, à Bouillon,
p. 412.
Faulx (Jean de). 1408, p. 312.
f'au/x ( Robert de). 1408, p. 311.
Fellerou ou Felroux { Amel de ), maître de Liège , est
à la gauche de Louis de Bourbon, lors de son entrée à
Liège , 1456, p. 418. — Description de son costume ,
ibid. — Échevin de Liège , il signe le record donné en
1458 à la requête de Louis de Bourbon , p. 460. —
En signe un autre donné à la requête de la cité ,
p. 482. — Il reçoit l'ambassade du roi de France.
14C"^ . p. 51. — Il est fait prisonnier et conduit à
Mat tricht. 1408, p. 252, note 2. — Il est décapité
par ordre de Charles, p. 225. — Il déclare avoir agi
par les conseils du légat . p. 226. — Son éloge , ibid.
— Son domestique est jeté à la Meuse , ibid.
Fellerou ou Felroux ( Guillaume de ), sous-mayeur de
Liège, met la condamnation des Dathyn en garde
des échevins, 1433, p. 391 .
Fellerou ou Felroux {Jacques de), chanoine de S'-De-
nis, est tué, 1491, p. 107.
Fenise, est attaquée par Jules II , 1510, p. 127.
Fenlo, est assiégée par les Brabançons, 1511, p. 127.
— Levée du siège , p. 128.
Ferte-Tente (compagnons de la). Des sociétés de cou-
leuvriniers s'établissent sous ce nom dans les villes
et dans les campagnes , 1466, p. 32. — Ils y exercent
des violences, ibid. , p. 35. — Leurs méchancetés ,
p. 37. — Us sont envoyés dans toutes les villes du
pays . pour propager le mouvement . pp. 144 et 145.
— Pillages qu'ils commettent, ibid. — Leurs rapi-
nes, leurs exactions, p. 156. —Ils envahissent le
couvent de Zeelher , ibid. — Ils s'arrêtent saisis de
respect devant le prieur endormi , p. 157. — Ils s'op-
posent à la paix de Huy , ibid. — Ils poursuivent un
scieur de bois . ibid. — Sédition et combat à Liège,
entre les coulcuvriniers et le métier des scieurs de
bois, 1466, p. 37. — Ils recommencent leurs vexa-
tions dans le comté de Looz , 1468, p. 58. — Ils sont
punis du dernier supplice, ibid. — A Liège ils ren-
trent par force et demandent à Louis de Bourbon
la grâce de pouvoir séjourner dans la ville . ibid..
p. 358. — Us ne l'obtiennent pas. p. 58. — Ils se
montrent disposés à résister au duc de Bourgogne
lors du siège de la ville . 1 408, pp. 58 et 218.
Ferge S^-Lambert (fief del), légué à Jean Dathyn par
son père Wathier. p. 428.
Fergier (Charles de), conseiller de Maximilien; com-
121
i
962
TABLE ANALYTIQUE.
missaire envoyé pour traiter la paix entre les la
Marcket Jean de Home. 1490. p. 846.
Fergux ( Nicolas ), notaire apostolique , certifie un acte,
1489, p. 844.
f^ergy ( Antoine de), 1408, p. 306.
Femeburch ( le seigneur de ) est tué dans Tattaque noc-
turne du camp par les Liégeois , 1408, p. 220. — Fu-
reur du duc Charles en apprenant sa mort , p. 221 .
Fernenhourg (Philippe, comte de), scelle le traité de
Tongres,1484, p. 756.
fero»( Gérard), bourgmestre de Liège , 1508, p. 136,
f'crvenAo/t ( Éverard de), chanoine, signe un accord
avec Louis de Bourbon , 1460, p. 51.
fervier* ( drapiers de), conservent le droit de vendre
aux halles de Liège, 1480, p. 682.
fie commune ( frères de la). 1496, p. 1 12. — Ils vien-
nent de Bois-le-Duc s'établir à Liège , iMd.
fienne( Jacques, sire de), 1408, p. 307.
Fiéville (le seigneur de la), 1408, p. 310.
Figneron ( un ), jeté à la Meuse . 1 4(57, p. 48.
Fihogne ( André de ), membre du tribunal particulier
pour les infractions à la paix de Donchery , 149-i,
p. 856. — 11 assiste à rengagement du trésor de
Si-Lambert, 1483, p. 717.
Fihogne (Henri de), vice-doyen, ratifie Taccord du
clergé avec Louis de Bourbon , 1466, p. 555.
fi«e(Jeande). Voy. tFilt.
Fille ( Marie de), dame de Fymes et de Vierues , mem-
bre de Pétat noble de Liège, consent à la paix de
Doncbery, 1492, p. 859.
Filltir , ècbevin de Liège , p. 391 .
Fillenfagne ( baron de ). Son analyse du poème d'An-
gelus de Curribus , sur le sac de Liège , p. 235.
Fillen de Bel , lieu de séjour du roi et du comte Charles
après la paix , 1465, p. 192.
Filliers ( Antoine de ), 1408, p. 311 .
fm(disettede), 1491,p. 100.
Fiolette ( la ), hôtel de ville de Liège, est construite sur
la place du marché , 1498, p. 114.
Fiolette (Guillaume de ), maître de Liège , excite le peu-
ple contre les auteurs du traité de S'-Trond , 1460,
p. 3fl. _ A la nouvelle du sac de Dinant il tâche de
se sauver et est mis à mort par les Liégeois, 1466,
pp. 41 et 159. — Son corps est exhumé et jeté à la
Meuse.1468, p. 58.
Firgins (Jean), abbé de S»-Gilles. - Son élection.
1503, p. 118.
firron (Gérard), maître de Huy, assiste à la diète pro-
voquée par Jacques de Croy, 1489, p. 841. - Il est
nommé mayeur de Liège, 1492, p. 109. - Député de
Jean de Borne àDonchery. 149f, p. 855.— Membre
de l'état noble de Liège. — Il consent à la paix de
Donchery, 1492, p 859. Voy. Feron.
riry(Amè de), chevalier de Savoie, 1408. p. 319.
Fiterbe ou de Curribus ( KoqcUs de) est chargé parle
légat Onuphre d'écrire un poëme sur les événements
de Liège, p. 361.
Fivegnis { hrnouU de) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy. 1489, p. 841.
Fivegnit ( couvent des religieuses à). Louis de Bourbon
s'y arrête avant son entrée à Liège , 1456 , p. 417.
Fivegnis (porte de). Les Bourguignons entrent dans
Liège par celte porte, 1468. p. 60.
Fivier ( fiossuin du ), capitaine liégeois des compagnons
delà Verte-Tente . 1468, p. 358. — Son frère et lui
veulent rentrer dans Liège avec les exilés, ibid.
Fivret (cherté des) , à Liège. — Prix du blé, 1491 ,
p. 105.
Flieghe. Voy. Pyccos.
Flodorp$ (Guillaume de), membre de l'état noble de
Liège , consent à la paix de Donchery. 1492, p. 859.
Foere (le seig' délie). Guillaume d'Arenbcrg lui vend sa
terre de Lummen, p. 71, note 1.
Fooct ( Arnould de ), notaire public , témoin d'un acte ,
1484, p. 761.
Fottem (Badon de) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489. p. 841 .
f>afu;( Gilles), doyen, témoin d'un acte, 1465, p. 528.
Fuyon (le seigneur de), 1408, p. 315.
fFalburge ( château de S" ) , construit par Ghys de
Canne, 1486 , p. 93. —Les garçons le démolissent .
p. 94.
JFalcourt occupé par les Français , 1471, p. 66.
fFaleve, voy. Clocquier.
IFalgart ( Léonard ) assiste â la diète provoquée par
Jacques de Croy. 1 489, p. 84 1 .
Wandres (Rosseer de) appelle au pape et â l'arche-
vêque de Cologne de la conduite de Jean de Horne ,
1485, p. 776. — Sentence de Jean de Horne contre
lui ,p.786.
JFangy (Nicolas ou Collinet de), secrétaire de la cité de
Liège , présent aux négociations de Maestricbt, 1 485,
p. 806.
fFaremme (Gérard de), témoin d'un acte. 1468,
p. 651 .
/iFaremme (Heruwin de), complice des Dathyn. Sa
condamnation , p. 389.
JFaremme ( Jean de ). fils de Gérard . témoin d'un acte ,
1468, p. 651.
/Farfengnies (Raes de), membre de l'état noble de
TABLE ANALYTIQUE.
963
Liège, envoyé â Donchery , 149S. p. 859. -Scelle le
traité . p. 860.
fFamier ( Pierchon ) . membre du tribunal particulier
pour les infractions à la paix de Donchery. 1492
p. 856.
JFaroux (Guillaume de ), le vieux , témoin de plusieurs
actes du chapiiredeS'-Lambert, 1455, pp. 410et412.
— Maître de la cité, 1 i77, p. 75.
/f aroiix (Raes de), ècbevin de Liège, met la con-
damnation des Dathyn en garde de loi, 1433. p. 391.
-Assiste à l'entrée de Louis de Bourbon à Liège ,
1456. p. 418. —Est présent au procès-verbal du
chapitre de S'-Lambert pour la levée de l'interdit,
1486, p. 816. — Il est fait prisonnier par les la
Marck, 1488, p. 97. - Il est détenu au château de
Longue par Jeannot le bâtard. 1490, p. 849. — Ar-
ticle du traité de paix relatif à lui, ibid. - Est destitué
de ses fonctions de mayeur de Liège , par Jean de
Horne, 1492, p. 863.
fFancick (le comte de) entre en Angleterre, 1470
p. 06.
JFatsenbach (Pierre de), procureur condamné en 1401 ,
p. 503.
fFatsenaer (Jean de), capitaine de Philippe-le-Bon
1465, p. 192.
ff^'avrin (le seigneur de), 1408, p. 307.
fFays, chanoine de S'-Lambert,- Sa mort à S'-Trond
p. 208.
f^'eert{le château de), engagé au comte de Meurs, est
assiégé par le comte de Horne , 1494, p. 1 10.
ff^'eert ( la ville de ) est prise par des brigands retranchés
au château de Montfort, 1501, p. 1 17.
ff'egge ( Renechon de le), député de Tongres pour les
négociations de Tirlemont, p, 550.
fFellen. Rencontre des Liégeois avec les soldatsde Char-
les de Bourgogne, dans cet endroit, 1466, p. 153. _
Ils sont repoussés, ibid. - L'église de Wellen est
brûlée, 1490, p. 105.
fFesemaet (Damoiseau de), p, 427.
fFeyze ( moulin à), lieu où Louis de Bourbon fut tué
1482, p, 82, note 1,
/fïcAcri(Jean),icceveur desrentes derévêqucd'Utrecht
1488, p, 840.
fFilckin, fils naturel de Wathier Dathyn. -- Legs de
ce dernier en sa faveur, p, 431 .
^ï«je/mrtM( couvent des). Sa réforme, 1496, p. 113,
mit, de Wilde ou de Fille (Jeao de), chevalier, in-
vesti du fief de Boechout, 1462, p. 505. - 11 excite
le peuple de Liège contre l'évéque . 1465. p, 203,—
Idem, 1466, p. 206. — Il rentre à Liège avec les
bannis, 1468, pp. 58 et 210. - H marcJie sur Ton-
gres à la tête des Liégeois , pp. 21 1 et 248. - Il reçoit
Louis de Bourbon prisonnier, p. 212. — Et jure qu'il
ne lui sera fait aucun mal , ibid, - H remet Louis de
Bourbon et le légat entre les mains du seigneur de
Ravesleyn et rentre à Liège, p. 175. - 11 méprise les
menaces de Hagenbach , 1468, p, 218. — Il veut re-
pousser les Bourguignons qui préparent le siège de
Liège, ibid. et p. >Î8. — Il est tué dans le combat,
pp. 60, 177, 218 et 254. - Est enterré secrètement,
p, 218, — Passe pour prisonnier, ibid.
fFiliers ( Claes), membre de l'état noble de Liège , con-
sent à la paix de Donchery, 1492. p, 800.
fFinant le Carpenliers , complice des Dathyn, — Sa
condamnation, p. 589,
fFisseleit (Lambert de), filsdeWynant, complice des
Dathyn. — Sa condamnation , p, 389.
fFitte (Jean de), chanoine d'Utrecht, présent à un acte
1488, p. 840, '
JFitthem (Frédéric, seigneur de], est nommé gouver-
neurdupaysdeLiégeparleducCharles.1468, p,225.
— Il reçoit l'ordre de mettre ce pays à feu et à sang ,
p. 227.-Sa conduite, p. 228, à la note. -Il dirige l'in-
cendie dans Liège, 1468, p, 61, - On obtient sa
pitié moyennant finance , ibid. — Il demande aux
églises de se racheter de l'incendie, 1468, p. 62. —
Son château est assiégé par le duc de Juliers, 1469,
p. 64. — Il moleste les églises de Liège pour l'argent
qu'elles lui ont promis, 1472, p. 69. -Il obtient quel-
ques avantages en Gueldre, 1478. p. 78. -11 est emme-
né en captivité par Guillaume de la Marck, 1485, p, 89.
fFouterkin, fils naturel de Jean Dathyn. — Wathier
fait un legs en sa faveur, p. 431 .
Canotes, Sainctes ou Zanctet(Q. de), notaire apos-
tolique, p. 612.
Xanctes ( Tierri de), chanoine . proteste avant l'élection
de Jean de la Marck, contre l'interdit de la ville de
Liège , 1482, p. 698. — Présent aui? négociations de
Maestricht, 1485, p, 805. — Membre du tribunal
particulier qui devait juger les infractions à la paix de
Donchery, 1492, p. 856.
Xhahier (Hubert le) assiste à la diète provoquée par
Jacques de Croy, 1489, p. 842,
Xhohier (Henri, dit Henrosset le) assiste à la diète
provoquée par Jacques de Croy, 1489, p. 842.
Yinael. Les Liégeois s'y défendent contre les Maestrich-
tois, 1465, p, 50.
Inoia (Henri de), receveur de la cité de Liège,— Il est
arrêté par ordre de l'évêque pour apaiser une sédition
1513, p. 129.
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964
TABLE ANALYTIQUE.
Yorck (Marguerite d*). Son mariage avec Charles, duc
de Bourgogne . 1408, pp. 58 et iOU. - Elle vient à
Maestrichl,1494, p. 110.
ïplaer (Antoine de), nouire juré; certifie un acte,
1484, p. 761.
Vve (Gérard d'), seigneur de Neufville, membre de
l'état noble de Liège . envoyé à Donchery. 1492 .
p. 859. — Consent à la paix de Donchery, ibid.
Scelle le traité . p. 860.
Yve (Louis d'), membre de Tétat noble de Liège . con-
sent à la paix de Donchery. 1492. p. 859.
Zeelhem (eouTent de), est envahi par les compagnons
de la Verte-Tente. 1405, p. 150. V. Seelem.
Zw/ic/n (Henri), député de S'-Trond pour les négocia-
tions avec le duc de Bourgogne , 1405, p. 530.
Zélande (Daniel de), procureur condamné en 1461 ,
p. 502.
Zon/joven (bataille de), entre les la Marck et Jean de
Home, 1490. p. 105.
Zuitstrom (château de). Acte de l'arcbcvéque de Co-
logne daté de cet endroit , 1482. p. 701 .
FIS DE LA TABLE ANALYTIQUE.
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